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  • il y a 25 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00L'autre sujet qui plane en ce moment au-dessus de la campagne présidentielle, c'est la menace russe avec
00:04cette mise en garde hier d'Emmanuel Macron.
00:08La menace en particulier, la menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France s'est intensifiée.
00:16En Ukraine, vous le savez, la guerre est chaque mois très meurtrière, avec des pertes de part et d'autre
00:23qui sont considérables et avec aucun équivalent contemporain.
00:27de l'agressivité russe et de ses menaces en Europe changent.
00:31Alexis Corbière, est-ce qu'on est en train de se réveiller face à la menace Poutine ou est-ce
00:35qu'on en fait trop ?
00:36Alors, vous me permettez plusieurs commentaires. D'abord, commentaire, c'est pas totalement secondaire quand on regarde cette photo.
00:44Étonnante.
00:45Il y a Yaël Brunepuivet, on voit pas Marine Trondelier et je ne sais pas, je vais être honnête, quelle
00:49est la dame à côté de M. Luxman.
00:51Il y avait aussi les responsables du renseignement, des militaires.
00:55Je veux dire, je mets ça au passage, mais moi, quand j'ai la photo…
00:57Il fallait bien que… Je ne sais pas comment elle a été prise, effectivement.
00:59Non, il y a sept candidats, dont Marine Trondelier, qu'on ne voit pas sur la photo.
01:02On a perso, Jordan Bardella, Olivier Faure, Manuel Bompard…
01:05Donc, on est dans des choses symboliques où c'est le retour, il y a une forte masculinité, etc. Bon,
01:10bref.
01:11Deuxièmement, la menace est réelle. Je ne suis pas en train de sous-estimer les choses.
01:16Et indiscutablement, c'est le retour des puissances, des puissances agressives, la stratégie de M. Poutine,
01:20mais y compris des grandes puissances qui ne respectent plus l'euro international.
01:24Donc, l'avenir est inquiétant. Ça, c'est indiscutable.
01:28Et je ne suis pas, moi, qui suis pour la paix, pour que la France se désarme.
01:31Et indiscutablement, ceux qui sont des spécialistes, je ne suis pas un spécialiste,
01:34mais je suis prêt à considérer que ce que disent les renseignements, etc., sont des éléments réels.
01:39Maintenant, je…
01:39Il faut comprendre dans vos propos que vous trouvez qu'Emmanuel Macron en fait trop.
01:42Alors, c'est là-dessus que je voulais conclure.
01:43C'est que je ne suis pas dupe aussi d'une stratégie, je veux dire, c'est l'effet treillis.
01:47D'accord ? Treillis, c'est la couleur et l'uniforme.
01:49C'est que je pense que dans un pays qu'Emmanuel Macron a socialement malmené pendant 9 ans,
01:55qui est un échec économique parce que la situation de déficit,
01:57en raison des choix politiques d'Emmanuel Macron, a doublé,
02:01que les inégalités dont je parlais tout à l'heure sont, à un point, d'une vulgarité quasiment,
02:06c'est-à-dire que les plus riches ont vu leur fortune doubler depuis 2017.
02:09Je vous l'ai déjà dit, 53 personnes dans ce pays possèdent désormais autant que 32 millions de Français.
02:13Ça semble fou quand je dis ce chiffre.
02:15Il y a peut-être des gens à la télé qui disent « mais il est dingue ce type ».
02:16C'est pourtant la réalité.
02:18Mais quel rapport avec ça ?
02:18Ce que je suis en train de dire, c'est que ce que nous dit Emmanuel Macron,
02:21qui consiste à dire en gros ce qu'on appelle l'effet treillis,
02:24il faut faire des efforts, il faut l'Union nationale,
02:27il faut se rassembler parce qu'il y a une menace sur le pays.
02:30Il ne peut être crédible et ne peut avoir une assise populaire forte
02:33si c'est adossé à une politique injuste socialement.
02:37Et ça s'est toujours passé comme ça, M. Fauvel,
02:39y compris pendant la Première Guerre mondiale,
02:41quand il y a eu des moments d'Union nationale,
02:43ça allait de pair avec des politiques qui mettaient notamment en place l'impôt sur le revenu.
02:46Ce que je veux dire, c'est que l'effet treillis a aussi un effet pour dire
02:50« ce n'est pas le moment de manifester, la gauche, ce n'est pas le moment de vous faire
02:53entendre,
02:53votez mon budget, je vois bien ce qui est en train d'avoir lieu ».
02:56Qu'un président informe celui ou celle qui va s'asseoir dans son fauteuil dans 7-8 mois,
03:03même si les deux favoris n'étaient pas hier à l'Elysée,
03:07Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui se sont fait représenter,
03:10ça ne vous semble pas quelque chose de sain démocratiquement,
03:12une forme de passation de témoins ?
03:14Je suis en train de vous dire que Macron fait de la communication s'appuyant sur des éléments réels,
03:19mais en rajoute, se met en scène, fait la réunion là, dans cette salle sécurisée.
03:23C'est pour ça que j'ai insisté sur l'image qui est renvoyée, ce que j'appelle l'effet
03:27treillis,
03:27c'est-à-dire qu'il va arriver, il va nous dire que l'heure est grave,
03:30et la petite musique subliminale qui va être derrière, c'est « mais de quel droit osez-vous poser des
03:35exigences dans le budget,
03:37accepter parce que ce n'est plus le moment de discuter ? »
03:40Et ça, ça peut être un élément qui va accélérer la crise.
03:42Donc si vous voulez que le pays se rassemble, il faut être un moment de justice.
03:46Si l'heure est grave, les ultra-riches doivent participer à l'effort national.
03:50Ce n'est pas possible sinon, sinon les gens ne vont pas l'accepter.
03:53Je vous le dis, Marc Fauvel, avec gravité, ce pays peut exploser socialement, c'est un volcan.
03:59Alors si en plus, socialement, au moment de volcan, se fait dans un moment de tension internationale,
04:03nous ne pouvons déboucher qu'une crise sociale débouche sur une crise nationale.
04:07Et dans ce pays, vous savez, quand les gens sont en colère,
04:09nous avons démontré par le passé qu'ils peuvent être très radicaux.
04:12On débattra tout ça dans quelques minutes, dans le grand débat du samedi soir.
04:15Je voudrais qu'on dise un mot, même quelques-uns, du pape,
04:17qui arrive en France en fin de semaine prochaine.
04:20Il paraît que vous avez été enfant de cœur.
04:22Oui.
04:23Longtemps ?
04:24Communion, confirmation.
04:25Mais vous voyez, c'est une affaire privée, la religion.
04:27Je vous réponds parce que je vous aime bien.
04:28Ça a été écrit dans un portrait.
04:30Voilà.
04:31Premièrement, je pense que quand on est un responsable politique,
04:33c'est l'idée que je me fais de la laïcité,
04:34on n'a pas à donner ses convictions spirituelles, y compris la famille, etc.
04:38Non pas, je veux dire, et on a le droit, à titre personnel, de pratiquer et de participer.
04:43Il y a une frontière entre vie politique et vie spirituelle.
04:45J'avais même proposé des amendements à l'Assemblée nationale.
04:47Quand on est un élu, on ne va pas dans les lieux de culte à l'occasion des cérémonies.
04:50D'accord ?
04:51On ne fait pas, je vais être un peu vulgaire, de drague électorale en direction des croyants.
04:54Je n'aime pas ça.
04:55La laïcité, pour moi, est cette claire distinction.
04:56Il va de soi qu'on a le droit de croire, etc.
04:58Alors, de quoi je...
04:59C'est intéressant parce que je vais publier une tribune, là, dans un quotidien qui paraît lundi.
05:03Moi, j'ai un problème sur la venue...
05:04Je crois que c'est le même quotidien Libération, pour ne pas le citer,
05:06qui avait rappelé que vous étiez enfant de cœur.
05:07Vous voyez, je me suis fait prendre par la patrouille.
05:10De quoi...
05:10Qu'est-ce que j'ai à dire ?
05:11Petit 1, sans démagogie, bienvenue au pape, évidemment.
05:15La France est un pays plus qu'accueillant pour le pape.
05:17Et il y a beaucoup de nos concitoyens qui sont des catholiques.
05:19J'étends tout de même à rappeler que 51% de nos concitoyens ne croient pas en Dieu.
05:23D'accord ?
05:23Que les catholiques, aujourd'hui, c'est 29% de nos concitoyens.
05:26Et parmi eux, c'est 8% qui pratiquent.
05:28C'est important, mais...
05:30Mais vous lui dites bienvenue, quand même.
05:31Voilà, évidemment bienvenue.
05:32Et il va de soi qu'en raison, y compris des éléments de sécurité,
05:35les forces de l'ordre doivent être mobilisées pour que tout se passe bien.
05:38Ceci dit...
05:38Je sens qu'il y a un mec qui arrive.
05:39Non, mais trois petits points, parce que c'est un moment de rappeler des principes.
05:41Comme député, j'ai été choqué, je l'ai déjà dit,
05:44que pour la première fois, le protocole de l'Assemblée nationale
05:46s'est adressé aux parlementaires pour leur indiquer les démarches
05:48s'ils voulaient participer à la messe.
05:49Ça ne se fait pas.
05:50Ça ne se fait pas.
05:51Et le protocole n'a pas à être mobilisé pour dire
05:53oui ou non, est-ce que vous voulez participer à la messe ?
05:55C'est une affaire privée.
05:55J'observe d'ailleurs que c'est que 15% des députés finalement qui sont allés,
05:5885% n'étaient pas intéressés.
06:00Mais c'est un principe qui est corné.
06:02Deuxièmement, je n'accepte pas que le conseil municipal de Metz
06:05ait fait voter une subvention de 250 000 euros d'argent public
06:08pour financer des écrans géants pour que les gens puissent assister à la messe.
06:11Ça n'est pas...
06:12C'est contraire à la laïcité.
06:13On va me dire que c'est l'Alsace-Moselle.
06:15Il y a dans ce pays quelque chose.
06:16Voilà, concordat depuis 121 ans, c'est un concordat napoléonien.
06:19Pourquoi ne l'abroche-t-on pas ?
06:20La laïcité, c'est pour tous, partout, pour tout le territoire.
06:23Et le dernier point ?
06:23Troisièmement, M. Macron fait une faute
06:27en accordant la place de la Concorde pour que la messe du pape ait lieu.
06:31Ce n'est pas la première fois qu'il y a des papes qui viennent
06:32et ce n'est pas la première fois qu'ils drainent des foules.
06:34Et c'est très bien.
06:34C'est-à-dire que vous l'auriez mis, nous, dans un gymnase...
06:36L'Hippodrome de Longchamp.
06:37Mais vous plaisantez.
06:38L'Hippodrome de Longchamp.
06:39Le Bourget.
06:40Jean-Paul II a rassemblé...
06:40Vous imaginez les titres si le pape allait à l'Hippodrome de Longchamp.
06:43On lui aurait dit, on lui fait l'affront de mettre...
06:44Non, non, non, non, non.
06:45Là où courent les chevaux.
06:46Mais vous plaisantez.
06:48C'est là pourquoi j'ai cité ces lieux.
06:50C'est que c'est là où les papes précédents sont venus.
06:52Et la France n'était pas moins, comment dire, hostile à la religion catholique.
06:55Jean-Paul II a rassemblé un million de personnes au Bourget à la place des Invalides.
06:59La place de la Concorde est une place symbolique
07:01où se réunit le pouvoir politique depuis des années.
07:03C'est une place importante dans notre histoire nationale.
07:05C'est là où le 14 juillet, le président de la République réunit le gouvernement.
07:08Je ne comprends pas, si c'est dans une volonté, là encore,
07:11de la part d'Emmanuel Macron de faire une forme de récupération,
07:13pourquoi nous attribuons ce lieu.
07:15Jusqu'à présent, les précédents présidents avaient toujours dit non.
07:19Pourquoi là ?
07:20Parce que je pense là encore qu'on va avoir,
07:22et d'ailleurs je l'ai lu dans la presse,
07:23un Emmanuel Macron qui veut profiter du moment.
07:25Donc je dis bienvenue au pape, mais aussi bienvenue à la laïcité.
07:28Et il n'y a pas de raison que nous attribuions un lieu symbolique
07:32là où d'autres endroits peuvent tout à fait permettre
07:34que 600 000, 800 000 personnes.
07:36Et je souhaite vraiment que ça se passe bien.
07:37Vous restez avec nous, Alexis Corbière,
07:39dans un instant, le grand débat du samedi soir.
07:41Cette question faut-il nationaliser totale
07:43pour régler la crise des carburants ?
07:45Propositions faites sur ce plateau hier soir par Sandrine Rousseau.
07:48On va en débattre.
07:48A tout de suite.
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