Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 minutes
Ce vendredi 30 octobre, Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis Investment Managers, et Vincent Lequertier, responsable de l'allocation d'actifs chez WeSave, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Avec nous pour terminer cette semaine cataclysmique,
00:07Vincent Lequartier de WeSafe, bonjour.
00:09Bonjour Antoine.
00:09Et Mabrouk chez Toine de Natixi.
00:11Bonjour Mabrouk.
00:13Bonjour Antoine.
00:13Donc instabilité partout, CAC 40 tranquille, j'allais dire.
00:17On termine la semaine peut-être sur une surperformance,
00:19quand on voit ce qui se passe du côté de Wall Street,
00:22quand on voit ce qui s'est passé du côté de la Bourse de Madrid
00:25qui a sous-performé toute la semaine,
00:27pour des raisons éminemment politiques et tragiques,
00:30avec une catastrophe ferroviaire qui a vraiment secoué le moral des investisseurs,
00:34on se dit que du côté de Paris, on a une relative sérénité,
00:38on a des secteurs à l'œuvre, des rotations sectorielles
00:42qui nous sont favorables en ce moment.
00:43Et au vu de nos chiffres de croissance, au hasard,
00:47ce n'est pas trop mal payé, non ?
00:49Le CAC 40 a beaucoup souffert en relatif
00:52par rapport aux autres indices européens ou étrangers.
00:55Donc une phase de rattrapage n'est pas forcément étonnante.
00:59Et de deux, les attentes sur les publications des entreprises françaises étaient basses,
01:05donc les surprises étaient plus faciles à réaliser,
01:08donc ça justifie un petit peu de hausse.
01:10D'un point de vue assez technique,
01:13beaucoup de hedge funds ont une échéance fiscale
01:17à fin octobre, à fin novembre, plutôt que fin décembre.
01:21Donc ce qu'il faut comprendre aussi,
01:23c'est qu'il y a régulièrement, en fin d'année, systématiquement,
01:26tous les ans, un nettoyage de leur portefeuille
01:29pour afficher un certain nombre de choses
01:31et pour ne pas se retrouver pris dans des défauts de liquidité
01:34de toute fin d'année.
01:35Donc il n'est pas impossible que ces gestions qui étaient par définition acheteuses
01:43de la techno-vendeuse de beaucoup d'autres secteurs
01:47soient en train de déboucler une partie de leur position
01:51et le CAC 40 pouvait faire partie de leur position vendeuse.
01:55Donc on peut se retrouver dans une phase un peu acheteuse sur le CAC 40.
01:58Pour l'illustrer, le S&P équipondéré est aujourd'hui à 15% de hausse.
02:06Il est désormais 2% devant le Nasdaq, 4% devant le S&P traditionnel.
02:14Autrement dit, contrairement à l'idée qu'on s'en fait,
02:16ce n'est pas la techno et l'IA qui est en train de mener la danse
02:20sur les marchés américains, c'est bel et bien le reste de la cote.
02:23Oui, très intéressant.
02:26Mabrouk, chez Toine, c'est vrai qu'en plus,
02:28on est au milieu d'incertitudes folles, un petit peu partout,
02:32géopolitique, taux, bon, on en reparlera,
02:35mais on a un chemin qui semble bien balisé,
02:38mais énergie, inflation, ça a l'air de déborder de partout
02:40et pourtant, on a tous les arguments pour rester quand même
02:44sur les actions en cette fin d'année.
02:46Surtout sur les questions américaines, et je rejoins le propos de Vincent,
02:48c'est que ce qui est très intéressant dans cette séquence du troisième trimestre,
02:52quand on regarde les BPA, et notamment les BPA projetés,
02:56la tech ne figure même pas sur le podium.
02:58C'est-à-dire qu'en gros, quand on regarde les trois principaux secteurs,
03:01c'est des secteurs qui sont inhérents finalement au cycle macro-américain,
03:04et ça a été confirmé quelque part par les chiffres de croissance qu'on a eus hier,
03:08qui aux États-Unis sont plutôt beaux et qui contrastent évidemment
03:10avec ceux qu'on a en France notamment.
03:11Et donc, s'éloigner finalement des actifs risqués,
03:14s'éloigner des marchés actions américains qui offrent croissance et visibilité
03:19constitue en tout cas, à nos yeux, une erreur.
03:21En tout cas, il faut rester exposé sur ces marchés-là.
03:24Et globalement, acheter aussi, vous l'avez souligné,
03:26on a un contexte, on va dire, un petit peu incertain,
03:29on va dire de la volatilité notamment qui touche,
03:31qui frappe notamment la partie obligataire et la partie d'aide d'entreprise,
03:34un peu moins la partie actions.
03:36Ça, c'est une dichotomie aussi assez nette que l'on observe maintenant
03:39depuis cette séquence de remontée de taux d'intérêt
03:41qui aurait dû pénaliser davantage les marchés actions.
03:43Ce n'est pas le cas.
03:44Tout simplement, encore une fois, on a ce biais de croissance
03:46qui reste encore finalement dans le tuyau.
03:50En gros, se mettre en face du facteur croissance,
03:53c'est quand même prendre beaucoup de risques.
03:54Après avoir quelques valeurs, quelques secteurs défensifs
03:56qui ont d'ailleurs très bien marché,
03:58là encore, c'est du bon sens, c'est de la diversification.
04:01Ça ne fait de mal à personne.
04:02On a vu par exemple le secteur de la pharmacie ou de la santé
04:04qui, là aussi, qui est un call défensif par nature,
04:08délivrer une performance et une progression tout à fait spectaculaire.
04:11Alors, défensif, oui.
04:13Maintenant, je remarque un truc quand même.
04:16Sanofi qui signe effectivement une très, très belle performance.
04:19Et puis tout ce qui est biotech, recherche pure,
04:22les nanobiotics, les Genfit.
04:24Moi, je reste quand même sidéré.
04:26Il y a un comparatif que j'adore,
04:28c'est SKINX dans la mémoire qui gagne 600% depuis le début de l'année.
04:31Plus 600%, c'est le score de Moderna aussi aux États-Unis
04:36qui est peut-être en train de changer la face du monde
04:39en termes de recherche sur le cancer.
04:41On a aussi des dynamiques à explorer dans le secteur de la santé
04:46et c'est peut-être une des articulations
04:49de ce mouvement de rotation sectorielle aussi.
04:51Que ça soit sur la partie équipement ou sur la partie médicaments,
04:54on sait très bien que l'IA va accélérer beaucoup de découvertes.
05:01Donc sur la partie médicale, pour moi, il est assez logique
05:05quand on se pose la question de savoir vers quel secteur
05:08on peut éventuellement essayer de se diversifier.
05:11Là, on a un secteur qui globalement n'est pas très cher
05:13et qui a en réalité non pas juste des perspectives défensives
05:18mais au contraire des perspectives de croissance à venir
05:21grâce à l'intelligence artificielle.
05:23Donc pour moi, c'est assez clairement une des thématiques
05:26qu'il est logique de re-regarder par les temps qui courent
05:30en diversification et pour jouer de la croissance.
05:33Donc je pense qu'il est assez logique
05:35de voir ses performances bien être favorables.
05:40Et surtout, si je me permette un point,
05:43c'est qu'on a vu le secteur effectivement de la pharmacie
05:46et de la santé bénéficient du monde
05:49de tous les gains, de tous les avancées liées à l'IA
05:52et on a vu un autre secteur justement
05:53qui avait été lourdement sanctionné fin d'année dernière,
05:57on parle de secteur des softwares notamment,
05:58qui est un peu revenu finalement en grâce tout simplement
06:00parce que le marché avait complètement omis un scénario
06:02qui était le scénario intermédiaire.
06:04Le scénario du marché, c'est très simple,
06:06l'IA va faire disparaître littéralement ce secteur.
06:09Or, dans la réalité, qu'est-ce qu'a fait ce secteur ?
06:10Il a épousé l'IA pour pouvoir finalement améliorer
06:14son efficacité opérationnelle.
06:16Et donc qu'est-ce qu'on a vu dans le courant de cet été ?
06:18On a vu ce secteur revenir, rebondir de manière massive.
06:21Et alors aujourd'hui, bien évidemment,
06:22la question se repose de nouveau,
06:23mais la tendance finalement à l'exagération du marché,
06:26on la connaît, elle est présente.
06:27Et puis finalement, Microsoft qui fait du moins 30,
06:29la pire journée, enfin la pire séquence
06:31depuis les années 70,
06:33c'est un peu quelque part exagéré.
06:36Et finalement, il y a de très fortes chances
06:37pour que ça revienne à un moment donné.
06:40Oui, ça, ça va être une problématique.
06:42Je dirais, il y a un autre secteur
06:44qui sera quand même bien, bien distingué cette semaine.
06:48Et c'est peut-être justement tout cet état d'esprit.
06:50Vous parlez des hedge funds aussi
06:52et de leur rôle technique dans l'évolution de certains titres.
06:55On a vu le secteur auto repartir à une vitesse dingue
06:59sur Renault, que ce soit Stellantis, Porsche aussi.
07:04Mais dans les chiffres, on voit que c'est un secteur
07:06qui est encore au fond du saut.
07:07Donc là, voilà, c'est une belle illustration.
07:09Pour moi, ça n'est pas une question de fondamentaux à l'heure actuelle.
07:13C'est beaucoup plus une question
07:14de regarder les flux d'un point de vue technique.
07:17Il faut se rappeler aussi que
07:19tant que les entreprises n'ont pas publié leurs résultats,
07:22elles ne peuvent pas procéder au rachat de leurs propres actions.
07:25Donc là aussi, ça peut jouer sur le fait
07:28qu'un certain nombre de gros dossiers technos
07:30n'avaient pas la main pour pouvoir de nouveau venir à l'achat.
07:34Il faut se rappeler aussi qu'à l'heure actuelle,
07:36les gros dossiers technos, ils ont autre chose à faire de leur cash
07:40que de venir racheter leurs propres actions.
07:43Donc là aussi, on est même à s'interroger
07:45sur le fait qu'ils fassent trop d'investissements
07:48par rapport à leur capacité à générer du cash.
07:51Donc une des raisons pour lesquelles des secteurs,
07:54on va dire, oubliés et qui étaient très maltraités,
07:58souvent pour de bonnes raisons,
08:00un de leurs avantages, c'est aussi quand même
08:02d'avoir souvent un petit matelas de cash.
08:05Et par les temps qui courent, un matelas de cash
08:07avec un rendement de 5%,
08:09il vaut mieux l'avoir en sa faveur
08:13qu'en sa défaveur quand il faut emprunter.
08:15Donc à l'heure actuelle, certains secteurs
08:17qui sont cash riche
08:18se retrouvent à pouvoir
08:21révéler quelques bonnes nouvelles
08:23pour les investisseurs.
08:25Et c'est vrai que si on regarde le fil conducteur
08:26dans un tout autre domaine,
08:28mais celui de la tech toute la semaine,
08:31la ligne directrice,
08:32ça a été la sanction de ceux justement
08:34qui ont pu assez de cash flow libre.
08:39Le truc, c'était, je disais,
08:40mon déguisement d'Halloween,
08:41ça va être cash flow négatif.
08:42Je ne sais pas comment je vais.
08:44Je vais essayer de trouver une solution.
08:45Vous avez une photo, on est preneur.
08:46Voilà, vous l'aurez lundi.
08:48Si j'ai réussi, sinon, tant pis.
08:51Mais voilà, cash is king,
08:53une fois pour toutes,
08:54et peut-être même plus que jamais là en ce moment.
08:56Oui, mais le marché commence à l'exagération.
08:58C'est-à-dire qu'en gros,
08:58on applaudissait des deux mains des deux pieds
09:00lorsqu'il y avait des investissements
09:02qui soutenaient les CAPEX.
09:03Et sans ces investissements,
09:04il n'est pas possible finalement d'avoir
09:06à un moment donné plus de croissance de revenus.
09:08Ces mêmes CAPEX qui soutiennent effectivement
09:12SKNX, Samsung, TSMC,
09:13donc toutes ces boîtes,
09:14toutes ces entreprises de semi-conducteurs
09:16qui ont vu leur performance grossir
09:18de manière significative,
09:19tout simplement parce qu'il y a eu des CAPEX
09:20à un moment donné.
09:21Donc on ne peut pas à la fois dire
09:22de ces entreprises,
09:23elles investissent trop,
09:24elles n'ont plus assez de cash
09:25et en même temps donc dire
09:27il est condamné quelque part
09:28à générer moins,
09:29enfin il est condamné,
09:30à leur faire le procès
09:31de générer moins de revenus.
09:32Non, les choses obéissent à une séquence,
09:34le marché a toute une tendance
09:35à l'exagération,
09:36à la surréaction.
09:37Et là, je pense qu'on est véritablement
09:39dans la même séquence
09:39qu'on avait observée l'an dernier
09:40en fin d'année,
09:41une tendance à la surréaction
09:43en se posant les mêmes questions
09:44à ce que la tech va finalement délivrer.
09:47On se rend compte finalement
09:48que la séquence,
09:49depuis le début de l'année,
09:50quand on regarde les chiffres
09:51qui ont été publiés,
09:52ça n'a pas déçu jusqu'à présent.
09:54Là, on a une petite déception finalement
09:56et encore déception,
09:57c'est quand on regarde
09:57certains volets,
09:58notamment la partie trésorerie
10:00qui pose un problème,
10:01trésorerie négative.
10:02Mais quand on regarde les chiffres
10:03de croissance,
10:04ça reste quand même très bon.
10:05Et donc là,
10:06à un moment donné,
10:06le marché cherche sa petite bête
10:07comme il l'a fait l'an dernier.
10:09Donc ça fait partie finalement
10:10d'une respiration
10:12et d'aucun,
10:12certains diraient effectivement
10:13qu'on est peut-être
10:14sur des points d'entrée
10:15sur certains noms
10:16comme notamment Microsoft
10:17ou autres finalement
10:18qui se sont fait,
10:19on va dire,
10:20très lourdement sanctionnés
10:21par les marchés.
10:21Ouais, faire un petit peu
10:22de value,
10:23ça ne fait pas de mal.
10:25Ça ne fait pas de mal.
10:26Tiens, en parlant de value,
10:28il y a peut-être un secteur
10:28qui va commencer
10:29à ressembler
10:30à un secteur value,
10:31c'est le secteur bancaire.
10:32C'est incroyable
10:33parce qu'on a eu
10:34des publications
10:36plutôt bonnes.
10:37Je ne sais pas,
10:37je regarde BNP Paribas,
10:38je regarde Crédit Agricole,
10:40Crédit Agricole
10:41qui perd 2,6%.
10:43BNP Paribas,
10:44moins 2,6%.
10:45Bon, c'est un marché
10:45un peu spécifique aujourd'hui,
10:47mais on a l'impression que,
10:48je ne sais pas,
10:48je regardais les publications
10:49de Deutsche Bank,
10:50je regardais les publications
10:51des banques italiennes.
10:52Là, tout de suite,
10:53c'était des hausses de cours.
10:54Là, le secteur bancaire français,
10:57il commence à être à la traîne.
10:58Est-ce que ça commence
10:59à se voir le risque pays
11:00sur le secteur bancaire ?
11:02Alors, je pense qu'il y a déjà
11:03un positionnement
11:04des investisseurs
11:05qui est très très fort
11:06sur le secteur
11:07depuis maintenant
11:082 ans, 3 ans, 4 ans.
11:10Donc, il y a peut-être
11:12une pénurie d'acheteurs marginales
11:14sur ce thème
11:15parce que les gestions
11:16sont déjà positionnées
11:17acheteuses
11:18depuis très longtemps.
11:20et se laissent, je pense,
11:22porter,
11:22parce qu'un contexte
11:23de taux élevé
11:24est plutôt globalement favori.
11:26Globalement,
11:27ça peut se discuter,
11:28mais on va dire globalement,
11:31c'est plutôt favorable
11:33pour le secteur.
11:34De façon spécifique,
11:35sur la France,
11:36si vous avez un doute
11:37sur les perspectives politiques,
11:39il est clair que
11:42CF,
11:43les publications
11:43qu'on a eues ce matin
11:45du PIB français,
11:47qu'est-ce qui manque ?
11:48C'est l'investissement.
11:49Donc, l'investissement,
11:51par définition,
11:52c'est les banques
11:52qui financent,
11:53qui sont derrière
11:54pour assurer le financement.
11:57Donc, il est clair
11:58que si vous avez des doutes
11:59sur l'instabilité politique
12:03sur les prochains trimestres,
12:06autant aller ailleurs.
12:07Autant aller ailleurs.
12:08Donc, il ne faut pas
12:09se prendre la tête.
12:09Et si on compare
12:13à la fois les parts de marché
12:14et la rentabilité,
12:16autant aller aux Etats-Unis
12:17plutôt qu'en Europe.
12:18S'il faut choisir
12:19au bémol près,
12:20on va dire,
12:21du risque de vise.
12:22Mais voilà.
12:24Oui, c'est assez historique en plus.
12:25Les banques américaines
12:26ont historiquement toujours
12:28surperformé des banques,
12:29les banques européennes
12:31slash françaises.
12:32Quand on regarde fondamentalement,
12:34et vous citiez par exemple
12:35le secteur automobile,
12:36où les fondamentaux
12:37n'ont absolument pas changé,
12:38mais on revoit finalement
12:39une espèce de regain
12:40d'intérêt des investisseurs
12:42pour des questions
12:43purement techniques.
12:44Et là, globalement,
12:44on a exactement l'effet inverse.
12:45Les fondamentaux n'ont pas changé,
12:47mais on vend de manière massive
12:48le secteur bancaire.
12:49C'est clairement une des conséquences,
12:51un des dommages collatéraux
12:53finalement de la tension politique
12:54qui règne.
12:55Et à chaque fois qu'on a
12:57finalement cette tension politique
12:58qui se manifeste,
13:00on a bien évidemment
13:02toujours le secteur bancaire
13:03qui en fait les frais.
13:04Et a fortiori,
13:05quand vous avez des conditions
13:06finalement de financement
13:07qui se tendent
13:08sans croissance
13:09de l'activité économique,
13:11sans investissement,
13:12mécaniquement,
13:13on se pose des questions
13:14encore plus légitimes
13:15sur les fondamentaux
13:17à venir de ce secteur.
13:18Donc c'est pour ça
13:18qu'on a finalement aujourd'hui
13:19une certaine défiance.
13:21Il nous reste un petit peu
13:23plus d'un quart d'heure
13:25de cotation à Paris.
13:26Bon, ça chemine vers une petite baisse,
13:28moins 0,19% pour le CAC 40,
13:307 955 points,
13:32moins 1,3% pour l'Eurostock 50
13:34et moins 0,96% pour le DAX à Francfort.
13:36Mais c'est vraiment bien payé
13:38comparé à une tendance à Wall Street
13:39qui est alors franchement négative,
13:41moins 2,6% pour le Nasdaq
13:43avec en vedette inversée
13:46Intel qui perd 30%
13:48de sa capitalisation
13:49en une séance.
13:51C'est sa plus forte baisse
13:51depuis 1974
13:53après des résultats décevants
13:55puis toujours des inquiétudes
13:56sur la rentabilité
13:57des investissements.
13:58Il y a,
14:00on a comme plus forte hausse à Paris,
14:02vraiment de la grosse défensive.
14:05Sanofi, plus 4,8%
14:06à 79,84€.
14:08Enfin, les trimestriels
14:09étaient quand même très bons.
14:10Pernod Ricard gagne 3,4%
14:12à 67,56€.
14:14À la baisse,
14:15tous les titres
14:16liés à la tech.
14:18STMicro, moins 5,4%,
14:1941,80€.
14:21Schneider, moins 4,16€,
14:22237,30€.
14:24Legrand, moins 3,3%
14:25à 130,10€.
14:27C'est la plus forte baisse
14:27du SBF 120.
14:29Et pour Hôtelsat,
14:30après ces chiffres trimestriels
14:31qui n'étaient pas du goût des marchés,
14:32moins 9,4%,
14:331,82€.
14:35Soitech,
14:36suit STMicro et Intel,
14:38bien sûr.
14:38Soitech qui perd 9,6%
14:40à 120,20€.
14:43Messieurs, tiens,
14:44je regardais la plus forte hausse
14:45du SBF 120.
14:46De manière très anecdotique,
14:47c'est Imeris
14:48qui gagne 12,8%
14:49à 25,10€.
14:51Hier, on a eu
14:51Mersenne,
14:52l'ex-Carbonne Lorraine
14:54qui a gagné,
14:55qui a fait une hausse
14:55à deux chiffres.
14:56Est-ce qu'on n'est pas
14:57en train de se constituer,
14:58de manière miniature,
15:00parce que si on regarde
15:01les Glencore,
15:02les grandes entreprises mondiales
15:03qui traitent les métaux
15:05et les terres rares,
15:07est-ce qu'on n'est pas
15:07en train de se créer
15:08un petit pôle intéressant
15:10qu'il va falloir regarder
15:11de près avec
15:12Antoine Defond,
15:12bien évidemment,
15:13et vous en parliez
15:14sur nos perspectives
15:15de croissance
15:16avec Antoine Defond,
15:17l'investissement,
15:17bien sûr.
15:18On sait de toute façon
15:19que la partie matière première
15:21est un gros sujet
15:22de souveraineté,
15:24que la Chine a une forme
15:25de monopole
15:26sur les terres rares
15:27et qu'il faut essayer
15:28de contrer
15:30cette situation de monopole
15:31en développant
15:32à la fois l'extraction
15:34et surtout le raffinage,
15:35c'est là le grand sujet.
15:36Et les technologies
15:37de raffinage,
15:38c'est là aussi.
15:39De toute façon,
15:40on est dans une situation
15:41où on a des zones
15:42qui sont en train
15:43de s'éclater,
15:44de se scinder.
15:46Ça veut dire,
15:47dans la pratique
15:47pour les entreprises,
15:48qu'il faut souvent
15:49créer deux entreprises,
15:51que pour certains pays,
15:52pour des raisons
15:53de souveraineté,
15:54il faut essayer
15:54de reconstituer
15:55un pôle industriel
15:57souverain, local.
15:59Donc tout ça,
15:59ça veut dire
16:00que vous avez besoin
16:00de matière première
16:01pour faire toutes ces choses-là.
16:03Si vous rajoutez à ça
16:04le fait que l'IA
16:05soit extrêmement consommatrice
16:07d'énergie
16:07et que derrière l'énergie,
16:09vous avez toute une série
16:09de métaux
16:10et de matières premières
16:11qui sont nécessaires,
16:12je pense que de toute façon,
16:13sur les prochaines années,
16:14on a une vague
16:16assez logique
16:16de prix bien orientés
16:18sur les matières premières.
16:19Alors,
16:20il y a deux choses,
16:21il y a les matières premières
16:22et il y a les entreprises
16:23qui s'occupent
16:24de l'extraction
16:25et du raffinage
16:27de ces matières premières.
16:28Les prix des matières premières,
16:29pour moi,
16:29c'est une évidence,
16:30ça va continuer de monter.
16:31Par contre,
16:31il faut garder en tête
16:32que pendant toute la phase
16:34d'investissement
16:35qui va être nécessaire
16:36pendant les prochaines années,
16:37et ce sont des phases
16:38très longues,
16:39est-ce qu'on sera
16:40tout à fait satisfaits
16:43de la rentabilité
16:44des entreprises
16:45s'occupant de l'extraction
16:46et du raffinage ?
16:48Ça,
16:48c'est un débat.
16:49Se positionner
16:50sur les prix
16:51des sous-jacents
16:53des matières premières
16:54sans état d'âme,
16:55se positionner
16:56sur les entreprises,
16:58là,
16:58je pense qu'il faut être sélectif.
16:59Oui,
17:00comme tout,
17:01de toute manière.
17:02Cela dit,
17:03il faut quand même aussi
17:03faire attention,
17:04parce que si on estime
17:05que c'est un secteur stratégique
17:07qui,
17:08au demeurant,
17:09fait partie,
17:10en fait,
17:10d'un cadre,
17:11effectivement,
17:11de souveraineté,
17:13est-ce que,
17:13globalement,
17:14ce secteur-là
17:14doit être soumis,
17:15enfin,
17:15ça pose la question,
17:16finalement,
17:17à l'exercice du marché ?
17:18Est-ce qu'on ne doit pas,
17:19effectivement,
17:20envisager d'autres formes,
17:21finalement,
17:21d'organisation du marché,
17:22type oligopole,
17:23type monopole,
17:24qu'encore une fois,
17:25la question est légitime,
17:26notamment,
17:26si on est dans un cadre
17:29de défense de la souveraineté ?
17:31Et ça,
17:31véritablement,
17:32encore une fois,
17:33le marché n'est pas,
17:33entre guillemets,
17:34la meilleure organisation,
17:35en tout cas,
17:35historiquement,
17:36c'est ce qu'on peut voir,
17:37sur, justement,
17:37la défense,
17:38finalement,
17:38d'un axe stratégique.
17:39Donc,
17:40à un moment donné,
17:40les coûts moyens de production
17:42sont tels,
17:42les coûts d'entrée sont tels
17:44que,
17:44et vous les mentionnez très bien,
17:46finalement,
17:46est-ce qu'on a le temps,
17:48finalement,
17:48de voir des retours
17:49sur investissement
17:50compte tenu de la masse
17:53de capitaux à injecter ?
17:54Pas nécessairement.
17:55Donc,
17:55finalement,
17:56l'organisation serait peut-être
17:57une des solutions.
17:58Je ne dis pas qu'il faut
18:00nationaliser,
18:01mais en tout cas,
18:01il faut réfléchir.
18:02C'est typiquement
18:02le genre de secteur
18:03où il faudrait,
18:04en théorie,
18:04que l'État ait une forme
18:06de mainmise.
18:07Le problème,
18:07il est qu'en France,
18:08la question budgétaire se pose.
18:10On n'a absolument pas
18:10les moyens,
18:11aujourd'hui,
18:12l'État n'a absolument pas
18:13les moyens
18:14de prendre la main
18:15sur ce secteur
18:16pour lui assurer
18:17une grande visibilité
18:18sur les prochaines décennies.
18:20Donc, malheureusement,
18:21en France,
18:22c'est exclu.
18:23Donc,
18:23d'une certaine manière,
18:24si le sujet de la souveraineté
18:26continue de se poser,
18:29la question peut-être
18:30celle d'autres acteurs européens
18:33qui pourraient être intéressés
18:34à venir manger un iméris
18:38ou un méris.
18:38Il faut vraiment la jouer
18:39collectif,
18:39il faut vraiment la jouer
18:40à l'échelle européenne.
18:41Et je suis d'accord,
18:42l'État n'a ni les moyens budgétaires
18:44ni même le début
18:45d'une feuille de route
18:46finalement stratégique,
18:47quelque part.
18:48Et donc,
18:48à ce moment-là,
18:49pour essayer de contrer
18:51effectivement le monopole chinois
18:53sur l'extraction des terres rares,
18:54sur leur traitement,
18:55etc.,
18:56peut-être envisager
18:56des solutions européennes.
18:58Donc,
18:58c'est peut-être qu'à ce seul niveau
19:00que l'on peut avoir
19:01une feuille de route crédible,
19:04en tout cas,
19:04que l'on peut présenter
19:05au marché.
19:06Tiens,
19:07un petit coup d'œil
19:07sur le pétrole
19:09qui s'est bien bien retendu
19:10là ces dernières heures,
19:11surtout après de nouvelles frappes
19:13ukrainiennes
19:13sur les raffineries russes.
19:15On est à 113 dollars
19:17sur le Brent de Mer du Nord,
19:19104,29 sur le brut,
19:21léger américain.
19:22Tiens,
19:22j'y pense en 10 ans,
19:23on ne parle plus
19:24des trois dormouses.
19:25Il y a quand même
19:25de pétroliers
19:27qui ont sauté sur des mines
19:28là ces deux derniers jours.
19:29On n'en parle plus
19:30et tout ça est totalement intégré.
19:32Non,
19:32c'est véritablement
19:33l'appareil de raffinage.
19:35Il ne faut pas oublier
19:36non plus que Trump
19:37a quand même menacé
19:39également d'un petit retour
19:40finalement sur l'Iran.
19:42Oui,
19:42tout à fait.
19:43Et ça reste un défi
19:44de directeur de la SAD aussi.
19:45Ça reste en toile de fond,
19:46un facteur bien sûr négatif
19:48sur les prix du baril.
19:49Alors on se demande
19:50effectivement pourquoi
19:50est-ce qu'il dit ça
19:51à la veille des élections
19:53de mi-mandat ?
19:53On sait pertinemment
19:54que ce n'est pas non plus
19:55un facteur qui a joué
19:55en sa faveur.
19:56Bon,
19:57là encore,
20:00les voies de Donald Trump
20:02sont impénétrables.
20:04Non mais ça c'est clair.
20:06Bon,
20:06les mi-term approchent.
20:07On pourrait se dire
20:08de toute manière
20:09qu'ils devraient
20:10logiquement tout faire
20:11pour calmer un petit peu
20:12les prix à la pompe.
20:14Maintenant,
20:15ça part en expédient,
20:17en circonlocution,
20:18on n'y comprend plus rien.
20:19Ce qu'on voit surtout
20:20c'est qu'on n'arrive plus
20:20à se dépêtrer
20:23des 100 dollars
20:24sur le baril américain
20:26et sur le brein de mer du nord.
20:27Ça va rester une hypothèque
20:28de cette fin d'année.
20:29Je pense que de toute façon,
20:31Polymarket et autres indicateurs
20:33d'état des lieux
20:35des votes possibles
20:37vous indiquent déjà
20:38que la Chambre des représentants
20:40logiquement bascule
20:41et que le Sénat
20:42a quand même
20:43d'assez fortes chances
20:44de basculer lui aussi.
20:45Donc,
20:46se retrouver avec
20:47une administration
20:49républicaine d'un côté
20:50et un congrès
20:51démocrate de l'autre,
20:54voilà,
20:54je pense que c'est
20:56historiquement en bourse
20:57c'est plutôt
20:58une bonne chose
20:59et traditionnellement
21:00les deuxièmes parties
21:01de mandat
21:02sont plutôt favorables.
21:04Donc,
21:04ce qui est certain
21:04c'est que
21:06Trump n'aura pas
21:07autant de liberté
21:08quel que soit
21:09le résultat final
21:10des élections
21:10n'aura pas autant
21:11de liberté
21:12que ce qu'il peut avoir
21:13aujourd'hui
21:13ne serait-ce que
21:14pour des raisons budgétaires.
21:16Voilà,
21:16il va falloir
21:17batailler
21:18pour pouvoir
21:19continuer cette guerre.
21:20Donc,
21:21je pense que c'est
21:21une forme de barre
21:22ou de donneur
21:23sachant que de toute façon
21:24les élections sont
21:25plus ou moins pliées.
21:26Oui,
21:26totalement.
21:27Tiens,
21:28juste un truc
21:28pour terminer,
21:29après on va passer
21:30à la data room
21:31parce que vous avez
21:32des datas super intéressantes
21:34encore aujourd'hui.
21:36On se disait ça
21:37avec Gilles Mouet
21:37qu'hier,
21:38on a appris
21:40l'officialisation
21:41du départ
21:41de Christine Lagarde
21:42de la BCE
21:44qui était quand même
21:45en coulisses
21:46largement anticipée.
21:48donc elle va quitter
21:49son poste
21:50le 7 février prochain.
21:52En 2009,
21:53elle arrive à la BCE,
21:54l'euro est à 1,11.
21:56Elle va en partir,
21:57il est à 1,11 aussi.
21:58Et Gilles Mouet disait
21:59c'est marrant,
22:00elle aura en gros,
22:02bon alors gérer
22:02l'affaire du Covid
22:04qui aura quand même
22:05été une sacrée histoire,
22:06mais elle aura géré
22:06l'intégralité
22:07d'un cycle monétaire
22:09entier de la BCE.
22:11Est-ce que c'est
22:12vraiment ce bilan
22:13qu'on va retenir
22:14de sa présidence ?
22:15Alors bon,
22:16il y a plusieurs choses
22:17à retenir,
22:18c'est-à-dire qu'en gros
22:18elle s'est inscrite
22:19dans la lignée,
22:21dans l'affiliation
22:23de Mario Draghi
22:24avec ce pragmatisme
22:26monétaire,
22:27enfin ce pragmatisme
22:27en intérieur
22:28de politique monétaire,
22:29le déploiement d'outils,
22:30la créativité
22:31par exemple
22:31de la BCE
22:32au moment où
22:32c'était nécessaire.
22:34Donc avec peut-être
22:35quelques petits couacs
22:35de communication,
22:36on se souvient
22:37au moment du Covid
22:37où elle avait dit
22:39je ne suis pas là
22:39pour sauver le marché
22:40de la dette d'entreprise.
22:41Pour régler vos problèmes
22:42de spread.
22:43C'est ça,
22:43bon bah effectivement
22:44ça a été rattrapé
22:45très rapidement
22:45par la patrouille européenne
22:47de la BCE.
22:49Non, enfin globalement
22:51finalement on a eu
22:52beaucoup de discussions,
22:54beaucoup d'hésitations
22:55finalement sur la nomination
22:56de Christine Lagarde
22:57en disant
22:57mais que fait-elle
22:58finalement dans ce bourbier
23:00alors qu'elle n'est pas
23:01effectivement du même niveau
23:03que Mario Draghi
23:03mais bon,
23:04elle a quand même
23:04là aussi on peut dire
23:06fait un plutôt bon travail
23:07dans un contexte
23:08qui était difficile
23:09avec un board,
23:10il ne faut pas non plus oublier
23:11contrairement à la fête
23:12qui était beaucoup plus morcelée
23:13donc qui était là aussi
23:15beaucoup plus tiraillée
23:16finalement
23:17et trouver un consensus
23:19finalement
23:19parmi les colombes
23:21et finalement
23:22les faucons
23:23ce n'était pas non plus
23:24une mince affaire.
23:25Donc elle a quand même
23:26finalement préservé
23:28la crédibilité
23:28de la Banque Centrale
23:29c'est ce qu'il faut retenir
23:29puisque le principal actif
23:31à mon sens
23:31d'une Banque Centrale
23:32reste de sa crédibilité
23:33et aujourd'hui
23:34personne ne conteste
23:35la crédibilité
23:36de la Banque Centrale
23:36Européenne.
23:37Vincent,
23:38qu'est-ce que vous retiendrez
23:38de cette semaine ?
23:40Il y a eu aussi la Fed
23:42c'était quand même intéressant
23:43cette intervention
23:45qui était extrêmement
23:46là aussi pragmatique
23:48cette infusion progressive
23:51de la doctrine Warch
23:52sur la politique monétaire
23:54américaine
23:54ou le départ
23:55de Christine Lagarde
23:55et son bilan ?
23:57Le départ de Christine Lagarde
23:59on va dire
24:00qu'il y a probablement
24:00des motivations politiques
24:02qui se cachent derrière
24:04assez clairement
24:07pour ce qui est
24:08de la Fed
24:08moi ce que je note
24:09parce qu'en fait
24:10c'est le plus important
24:12que la BCE
24:13ce que je note
24:14c'est qu'on continue
24:15de temporiser
24:17essayer d'aller
24:18le moins vite possible
24:19vers les hautes de dos
24:21en espérant
24:22qu'il y ait
24:23une accalmie
24:24sur les prix
24:25dans le courant
24:26de l'année prochaine
24:27il faut se rappeler
24:28ce que c'est que l'inflation
24:28l'inflation c'est une variation
24:30de prix d'une année
24:30sur l'autre
24:31donc si les prix
24:33se contentent simplement
24:33de se stabiliser
24:35sur le pétrole
24:36même s'il reste
24:37à 115
24:38sur les niveaux actuels
24:39s'il se stabilise
24:40et qu'il ne continue
24:42plus sa progression
24:43aussi forte
24:44que ce qu'il a eu
24:44cette année
24:45ça veut simplement dire
24:46qu'on aura
24:47moins d'inflation
24:48l'année prochaine
24:49et que la Fed
24:49sera moins stressée
24:51par ce facteur-là
24:52et qu'elle pourra
24:52de nouveau
24:53se concentrer
24:53beaucoup plus
24:54sur la question
24:55de la croissance
24:56non ce que je vois
24:57c'est que le discours
24:58de la Fed
25:00reste plutôt
25:01pro-croissance
25:02globalement quand même
25:03qu'on regarde
25:04beaucoup la question
25:05des gains de productivité
25:06et de l'IA
25:07et que pour le moment
25:10on va dire
25:11que l'inflation
25:11n'a pas l'air
25:12de trop les stresser
25:12même si on en parle
25:13on agit peu
25:15les marchés font le boulot
25:16et c'est très bien
25:17comme ça
25:17et quand les marchés
25:19auront dans l'idée
25:20qu'on peut faire un plateau
25:22voire même envisager
25:23l'étape suivante
25:24c'est-à-dire de nouveau
25:25des baisses de taux
25:27je pense que
25:29Warch sera très content
25:30de voir le marché
25:32de nouveau
25:32faire le boulot
25:33à sa place
25:33le vrai sujet
25:36c'est peut-être
25:37plutôt que le niveau
25:39des taux
25:39c'est peut-être
25:39plutôt les bilans
25:40des banques centrales
25:41parce qu'en fait
25:42on est aujourd'hui
25:43dans une pénurie
25:45d'acheteurs
25:45de dettes souveraines
25:47et il serait bon
25:48que les banques centrales
25:49nous redonnent
25:51nous redonnent
25:52un peu de visibilité
25:53sur ce sujet-là
25:54voire même
25:55être un peu plus généreuses
25:56je trouvais que
25:56tactiquement
25:57Christine Lagarde
25:58dont on attendait
25:58peut-être
25:59qu'elle annonce
25:59finalement
26:00la fin du
26:01quantitative
26:01taux
26:02ne s'est pas prononcée
26:03n'a pas dit un mot
26:04finalement là-dessus
26:04mais en fait
26:05en y réfléchissant
26:06un petit peu
26:06c'est tactiquement
26:07très bien joué
26:07parce que
26:08globalement
26:08si on annonçait
26:09maintenant
26:09qu'il fallait
26:10faire quelque chose
26:12en tout cas
26:12pour le soldat français
26:13puisque c'est clairement
26:14la France qui est
26:15on va dire
26:16un peu au centre
26:17de toutes les attentions
26:18ça aurait peut-être
26:18cristallisé encore plus
26:19finalement la tension
26:21et ça aurait
26:22quelque part
26:23un peu empêché
26:24l'outil
26:25en tout cas
26:26non conventionnel
26:27de jouer pleinement
26:28finalement son rôle
26:29et donc
26:29on se dit finalement
26:31si on attend
26:32si on temporise
26:33et c'est vrai que
26:33les banques centrales
26:34achètent du temps
26:35en ce moment
26:36que ce soit sur la partie
26:37taux ou la partie
26:38non conventionnelle
26:39c'est quelque part
26:40tactiquement très bien joué
26:40puisqu'on n'est peut-être
26:42pas à l'abri
26:42finalement de nouvelles secousses
26:43sur le marché obligataire
26:44avec justement
26:45le calendrier politique
26:47chargé aux Etats-Unis
26:48très chargé en Europe
26:49par ailleurs
26:49il vaut mieux avoir
26:50une BCE
26:50qui n'ait pas
26:51une présidence française
26:53dans ce genre de circonstances
26:54en plus
26:54pour éviter
26:56d'être attaqué
26:56sur le thème de l'aléa
26:57c'est pas mal ça
26:58dans ce genre de circonstances

Recommandations