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  • il y a 3 minutes
Ce jeudi 29 octobre, Laurent Martin, trésorier à Cibtp France, et François Dossou, directeur de la Gestion Actions chez Sienna IM-Listed Assets, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Laurent Martin de CIBTP, bonjour.
00:07Bonsoir Antoine.
00:08Qu'on peut retrouver sur Twitter avec ses commentaires souvent baroques sur l'actualité financière.
00:16En tout cas toujours intéressant, Lolo Marte, retrouvé sur Twitter.
00:21François Dossou, CNIM, bonjour.
00:23Bonjour Antoine.
00:24Peut-être juste avant de parler de l'actualité hardcore, si je puis dire, des marchés,
00:29on a Christine Lagarde qui confirme son départ anticipé avant la fin de son mandat le 7 février prochain.
00:36Et là, on a passé un petit son tout à l'heure, un petit passage de son discours où elle
00:40dit
00:41je veux conserver ma liberté de ton, je veux me consacrer à d'autres choses que la politique monétaire.
00:47Et peut-être que dans des pays où on raconte, je grossis un peu le trait,
00:53peut-être que dans des pays où on raconte n'importe quoi en termes économiques,
00:56qu'on aura besoin de ma voix et de quelque chose.
00:59Oh, dites, elle n'est pas en train de revenir un petit peu au pays,
01:03remarquez que ce n'est pas très loin, Francfort-Paris,
01:04mais histoire de s'occuper d'un pays qui part complètement en sucette,
01:09du point de vue de la campagne électorale,
01:11du point de vue de ce qui se dit effectivement sur l'économie,
01:15sur les options politiques à prendre,
01:16et sur ce qui peut constituer un risque souverain pour la France.
01:22Effectivement, elle a eu beaucoup de questions évidemment sur sa démission,
01:26c'était des rumeurs qui circulaient depuis un petit moment.
01:30On parlait plus ou moins que Mme Lagarde pourrait prendre la tête du World Economic Forum
01:36qui organise notamment le forum de Davos.
01:39Et effectivement, sa réponse m'a surpris également en disant qu'elle voulait se rapprocher d'un pays
01:45parce que, dans un cadre de campagne électorale.
01:49Alors qu'est-ce que ça peut vouloir dire ?
01:51Donc elle retrouve sa liberté de ton et d'action finalement.
01:56Est-ce qu'elle sera candidate ?
01:59Alors ça peut-être pas, mais...
02:00Peut-être pas.
02:01Est-ce qu'elle va soutenir un candidat ?
02:03Ou est-ce qu'elle va se poser comme un peu experte ?
02:07Voix un peu experte avant justement de prendre ce virage vers Davos ?
02:14J'avoue que j'en sais pas plus que vous.
02:17Dans le domaine de la spéculation là,
02:18mais c'est vrai que cette phrase avait quelque chose d'étonnant
02:20dans un discours, alors qui était très politique monétaire,
02:24qui était très...
02:25On le disait avec Gilles Mouet tout à l'heure, Daxa.
02:28C'est quand même...
02:29Enfin, sur son poste, le poste qu'elle a occupé,
02:32elle aura...
02:33Elle a pris l'euro à 1,11.
02:35Elle le laisse à 1,11.
02:37Elle a accompli un cycle de politique monétaire en fait.
02:41Oui, et moi c'est ce qui est important
02:43d'un point de vue de l'investisseur,
02:45parce qu'en fait en réalité ce qu'on est en train de dire
02:46c'est qu'elle veut retrouver une liberté.
02:49Elle est de nationalité française pour...
02:53Donc quelque part elle représente un pays
02:55qui aujourd'hui est plutôt pointé du doigt
02:58pour ses déficits structurels.
03:02Et donc quelque part, je pense que c'est plutôt une bonne nouvelle,
03:04parce que c'est une institution qui a besoin de stabilité,
03:07c'est une institution qui a besoin en fait de visibilité.
03:10Mais en fait, en réfléchissant, je me dis que finalement,
03:13il n'y a pas beaucoup de nationalité qui pourrait la remplacer,
03:17parce que quelque part, quand vous regardez
03:19les troubles sociaux, politiques liés à la vie chère, à l'inflation,
03:23on les retrouve un peu partout.
03:24Non, mais sérieusement, je pense qu'on ne va pas aller chercher
03:27un représentant de la Banque centrale en dehors de la zone euro.
03:30Mais aujourd'hui, compte tenu de la situation de la France
03:33et compte tenu du fait aussi qu'elle était amenée en octobre
03:36à quitter son poste, je pense qu'en termes de timing,
03:40voilà, elle avance un peu son départ.
03:42Mais il n'y a vraiment rien de...
03:44Voilà, il n'y a rien d'excitant à cette décision.
03:47Je pense que c'est plutôt une décision, plutôt sage.
03:51Effectivement, et c'est vrai que si on regarde bien,
03:54ça pouvait être la semaine de tous les dangers,
03:56avec le nombre de résultats qu'on avait,
03:58avec deux décisions de politique monétaire,
04:00et bien finalement, on a des marchés qui se portent bien.
04:02Alors c'est vrai que c'est très contrasté,
04:05vu que du côté de Wall Street, on a un bon petit coup de mou, là.
04:08Mais du côté du CAC 40, on est quasiment de retour vers les 8 000 points.
04:11Les indices européens plutôt bien orientés.
04:15Curieuse résilience des marchés, finalement,
04:17alors qu'on a des scousses de plus en plus fortes
04:19du côté de la politique intérieure, du côté de la géopolitique,
04:23et du côté des marchés de taux,
04:25qui, même s'ils s'apaisent un petit peu, restent quand même très très élevés.
04:28Oui, ça reste élevé.
04:30On a quand même une petite accalmie.
04:32On est sortis probablement de cette zone de panique
04:35qu'on a eue tout au long du mois de septembre.
04:39Sur la spécificité de la France,
04:41je crois qu'on a un peu tout dit.
04:43C'est-à-dire que notre déficit structurel est trop élevé,
04:47notre dette est élevée,
04:49mais si on n'avait pas un déficit aussi élevé,
04:51ce serait gérable.
04:54Les turbulences politiques, on sait qu'elles vont durer.
04:57Donc il y a beaucoup de mauvaises nouvelles
04:59sur le plan macro, on va dire, et politique en France,
05:04qui sont déjà dans le marché, probablement.
05:08que l'économie tient plutôt bien.
05:11Alors la France est un peu en retard par rapport aux autres pays de la zone euro,
05:14mais ça tient plutôt bien, il n'y a pas d'effondrement.
05:17Bon là, on a vu hier ou avant-hier le moral des ménages
05:20qui a beaucoup baissé,
05:21mais c'était en plein milieu des manifestations,
05:23en particulier de la manifestation du 17 octobre.
05:26Donc ce n'est pas très étonnant.
05:28Donc que le marché ne panique plus pour l'instant,
05:31ça ne m'étonne pas plus que ça.
05:34Est-ce qu'il a vraiment une grosse capacité de rebond ?
05:37Alors pas oublier toujours que le CAC 40,
05:39ce sont des entreprises avant tout internationales,
05:42qui font la majorité de leurs chiffres à l'international,
05:46et la majorité en zone euro, un peu.
05:50Il y a eu aussi des inquiétudes,
05:51il y a quand même des inquiétudes sur le marché intérieur chinois,
05:54où certains acteurs du CAC 40 sont bien présents,
05:58et on ne sait jamais trop ce qui se passe en Chine.
06:01Mais on a l'impression que la consommation est carrément à l'arrêt,
06:05et que les chiffres officiels de croissance et d'activité en Chine
06:10sont peut-être un petit peu légèrement surestimés.
06:14François, il y a aussi un facteur qui est...
06:17On rentrera dans le détail des secteurs éventuellement,
06:21mais il y a quand même dans cette vague de trimestrie,
06:24et du côté du CAC 40 singulièrement,
06:26l'impression qu'il y a des performances très disparates,
06:29mais qu'au milieu de tout ça,
06:31il y a une majorité, il y a un fil directeur
06:34qui est quand même plutôt positif.
06:36Est-ce que c'est ça aussi qui explique cette résilience de l'indice ?
06:39Oui, absolument.
06:40C'est bien pour ça, en fait, que...
06:43Comme on le disait tout à l'heure,
06:44vous avez des entreprises françaises qui d'abord exportent...
06:50Leur chiffre d'affaires en France représente moins de 20%.
06:52Donc c'est des entreprises internationales,
06:55et si elles ont cette taille, c'est que quelque part,
06:57elles ont la capacité d'aller chercher du business et des activités
07:00en dehors des frontières françaises.
07:02Elles sont très peu exposées à la conjoncture française
07:05et au sous-bosso français,
07:07en dehors des entreprises du retail,
07:11de la distribution qui, elles, sont basées localement,
07:14des entreprises comme Vinci,
07:16mais aussi des banques qui, elles, justement,
07:18portent ce risque français
07:19et ce risque de ralentissement de l'économie.
07:22Sortir de ces entreprises,
07:23effectivement, quand vous voyez,
07:25les publications sont plutôt bonnes,
07:26et on est en train de dire quoi ?
07:27On est en train de dire que, quelque part,
07:29compte tenu des révisions bénéficiaires
07:32qui sont plutôt à la hausse
07:33et d'un marché qui ne cesse de sous-performer,
07:35vous dégagez un potentiel de rebond
07:37des actions françaises.
07:39Et ce potentiel de rebond
07:40est d'autant plus important
07:42que la sous-performance,
07:43elle est quand même majeure.
07:45Bon, après, un marché...
07:47En fait, on n'achète jamais un marché
07:49ou une action parce qu'elle a beaucoup baissé.
07:51En fait, on l'achète parce qu'on voit un potentiel,
07:53parce qu'on voit éventuellement...
07:56Le catalyseur pour le rebond,
07:58c'est une stabilisation politique
07:59et à un moment donné,
08:00toutes ces nouvelles qui sont intégrées
08:02dans les cours, en fait,
08:04vous aurez une sorte d'effet élastique.
08:06Et c'est exactement ce qu'on voit aujourd'hui
08:07sur le secteur automobile.
08:10C'est-à-dire que shorter des valeurs,
08:11c'est toujours un exercice délicat.
08:13Un moment ou un autre,
08:14comme on dit dans notre jargon,
08:16quelqu'un qui short,
08:17c'est toujours un acheteur potentiel.
08:19Donc, il suffit d'une petite bonne nouvelle,
08:23d'une stabilisation.
08:24Et malheureusement,
08:25on ne voit pas ça encore à l'horizon.
08:27Mais ça finira bien par ce produit
08:29parce qu'on parle quand même des entreprises
08:30qui sont solides au point de vue financier
08:33et qui n'ont une dépendance à la France
08:35que toute relative.
08:37C'est ce que j'allais dire, Laurent.
08:38C'est peut-être que l'automobile
08:40est un cas symptomatique
08:41dans le sens où on a l'impression
08:42que franchement, les fondamentaux économiques
08:44n'intéressaient plus trop
08:45ceux qui animaient les titres du secteur auto.
08:49Et à force de jouer 0-0-0 systématiquement,
08:53quand il y a 1,
08:54il y a de quoi faire progresser la valeur.
08:55Et c'est peut-être ce qui arrive à Renault,
08:57à Stellantis hier,
08:58ou à Porsche,
08:59depuis le début de la semaine.
09:00Je ne suis pas spécialiste des actions,
09:04etc.
09:04mais ça me rappelle énormément
09:08le secteur bancaire en 2017-2018.
09:12C'est-à-dire que le secteur bancaire en Europe,
09:15personne n'en voulait.
09:16Personne n'en voulait
09:17parce qu'ils avaient mis une dizaine d'années
09:19à se remettre vraiment de la crise,
09:20les deux crises, 2008 et 2011,
09:23de renforcer leur structure de capital,
09:25de se débarrasser des canards boiteux
09:29qu'il y avait ici ou là.
09:31Et tout le monde disait
09:32les taux sont à zéro,
09:33les banques ne font plus de marge,
09:34il ne va rien se passer.
09:36Ce qui fait que quand on regardait
09:37par rapport à la valeur comptable
09:40des entreprises,
09:41ce n'était pas cher.
09:42Ce n'était pas cher.
09:43Mais personne n'en voulait.
09:44Psychologiquement, personne n'en voulait.
09:45Donc comme personne n'en voulait,
09:46ça ne montait pas.
09:47Donc comme ça ne montait pas,
09:48il n'y avait pas de rendement.
09:49Et donc les gens ne s'y intéressaient pas.
09:52BNP,
09:53alors ça a changé un petit peu
09:55pendant le Covid.
09:57Quand on s'est rendu compte,
09:59ça a commencé à changer.
10:00Quand on s'est rendu compte
10:01que les banques n'étaient plus un problème,
10:04il n'y a aucune banque
10:05qui a eu de problème pendant le Covid,
10:06mais que ça faisait partie des solutions.
10:08C'est ça.
10:08Oui, parce que c'est elles
10:09qui auraient été à l'avant-garde
10:10de la restart économie.
10:11C'est ça.
10:12Et après,
10:12quand les taux commençaient à monter,
10:15la courbe des taux
10:15a commencé à se repentifier,
10:17c'est exactement ce que vous disiez
10:19tout à l'heure,
10:19on est passé de zéro à un.
10:21Tout le monde attendait,
10:22alors que tout était déjà dans les cours,
10:25la catastrophe.
10:26On dit,
10:26non, ça ne vaut plus rien.
10:27Et dès que ça a valu un peu plus
10:29que plus rien,
10:30il y a eu un effet,
10:32je vous rappelle que BNP,
10:33ça a coté 30 euros à peu près.
10:35Oui, oui.
10:36On est monté à 110.
10:37La Soxgene,
10:38ça a coté 15.
10:38On est monté à 75.
10:40Sur les banques italiennes,
10:41on a eu des banques italiennes
10:42qui ont fait x10.
10:43Oui, complètement.
10:44Ça a été la reprise la plus violente,
10:46effectivement.
10:47Tant qu'on parle du secteur bancaire,
10:48on a l'impression,
10:49je pensais à BNP Paribas
10:50qui a publié ses résultats
10:51en cours de semaine,
10:52qui était plutôt bon,
10:53mais qui n'a pas fait des merveilles.
10:54Et surtout,
10:55on voit que depuis les plus hauts
10:56du mois d'août,
10:58le secteur bancaire,
10:59malgré un contexte
10:59qui est tout à fait différent
11:00et qui est tout à fait porteur,
11:02pour le coup,
11:03a un petit peu de mal
11:04à réavancer.
11:06Comment ça se fait ?
11:06C'est redevenu un secteur boring.
11:09Ah, c'est ça.
11:10C'est des valeurs ennuyeuses.
11:11C'est des valeurs ennuyeuses.
11:13On a eu ce rebond 2018,
11:162025, 2026.
11:18Et aujourd'hui,
11:18ça ne veut pas dire
11:19que c'est des mauvaises valeurs.
11:20Parce qu'il y a aussi
11:21des dividendes
11:22qui sont très importants.
11:23Et aujourd'hui,
11:25probablement qu'on a
11:27un peu le meilleur
11:28des deux mondes
11:29pour les banques.
11:30Bon, alors,
11:30elles sont certainement
11:31un peu stressées aussi
11:32par la hausse des taux
11:33des taux souverains,
11:35bien sûr.
11:35Mais un peu le meilleur
11:37des mondes pour les banques.
11:38On a une courbe des taux
11:39qui est relativement pentue.
11:42une activité
11:43qui fonctionne plutôt bien,
11:45ce qui leur permet
11:46de générer du crédit.
11:47Et on a du mal maintenant
11:49à avoir de nouveau
11:50une accélération des profits.
11:52Donc, on a une visibilité.
11:53Il y aura une hausse des profits
11:55plus les dividendes.
11:56Donc, ça va redevenir
11:57un peu moins spéculatif,
12:00un peu plus boring,
12:01un peu plus valeur.
12:01pas dessous.
12:02C'est un cycle
12:03un peu plus ennuyeux.
12:04Oui, absolument.
12:05Si on revient juste
12:05sur les banques centrales,
12:06sur les banques françaises,
12:09il faut rappeler quand même
12:10qu'aujourd'hui,
12:11par rapport à l'effet élastique,
12:12à la sous-performance,
12:14vous avez une décote
12:15de 30% sur les banques françaises
12:17qui n'est pas justifiée
12:18autrement que par...
12:19De manière générale,
12:20sur les banques,
12:21et vous verrez quand même
12:22qu'il y a quand même
12:22un fait qui est assez marrant,
12:24c'est que la BNP
12:25a publié ses résultats.
12:27Elle n'a pas baissé.
12:28Elle a même monté.
12:30Quand vous regardez
12:30toutes les autres banques,
12:31que ce soit Ine Crédit,
12:32que ce soit Banque Santander,
12:34que ce soit BBVA,
12:35elles ont toutes baissé.
12:37Donc ça veut dire quand même
12:38que dans la campagne
12:39de publication en cours,
12:41les banques françaises
12:41ont quand même surperformé.
12:43Sans doute parce qu'en fait
12:44le potentiel de sous-performance
12:45commence aussi à atteindre
12:49une sorte de plancher.
12:50Non, de manière générale,
12:51la banque quand même,
12:52il faut se rappeler
12:53que plus les taux montent,
12:56si vous voulez,
12:57la pente de la courbe,
12:58c'est en fait le business
12:59d'une banque.
13:00Et à un moment donné,
13:01les taux très élevés,
13:02ça finit à avoir
13:02des effets contre-productifs.
13:04Ça ralentit quand même
13:05le crédit,
13:06la demande de crédit.
13:08Et quelque part,
13:09vous avez aussi
13:10dans un environnement
13:10où les conditions
13:11de financement se tendent,
13:12vous avez aussi
13:13un risque
13:16de recrudescence
13:17en fait
13:17des défaillances
13:18d'entreprises.
13:19Alors qu'aujourd'hui,
13:21le coût du risque,
13:22il est à un niveau
13:24historiquement bas.
13:25Non, il faut represser
13:26ce risque.
13:26Et de manière générale
13:27dans le marché,
13:28c'est ce qui se passe
13:28aujourd'hui,
13:29on est dans un processus
13:30de normalisation du risque
13:32où jusqu'à présent,
13:33et on reviendra
13:34peut-être tout à l'heure
13:35sur l'IA,
13:36on ne voit jusqu'à présent
13:37que les opportunités.
13:38Il est important de voir
13:39aussi les risques
13:40qui vont en face
13:40de ces opportunités.
13:42Bien sûr.
13:42Et puis,
13:43que ce soit l'IA,
13:44en tout cas,
13:45on aura pas mal
13:45de trucs à dire
13:46parce qu'on a aussi
13:47les résultats
13:48de Google et de Microsoft
13:49qui alimentent tout ça.
13:51Mais les résultats
13:52de l'IA,
13:52ils alimentent,
13:53ils ruissellent aussi
13:54sur certains secteurs,
13:55que ce soit ne serait-ce
13:58que Genéder Électrique
13:59et Legrand.
13:59Sur le CAC 40,
14:00on voit Mersenne,
14:01par exemple,
14:01l'ex-Carbonne Lorraine.
14:03Vous vous souvenez,
14:04Laurent Martin,
14:05Carbonne Lorraine ?
14:05Bah oui,
14:06ça devient une valeur
14:06terre rare,
14:07une valeur IA.
14:08Et voilà,
14:09ils gagnent 10,9%
14:10à 43,58 euros.
14:11C'est assez fabuleux.
14:14Bon,
14:15on va quand même
14:15faire un petit point
14:16sur la bourse là
14:17parce qu'on est
14:17à 15 minutes de la clôture.
14:19Les choses s'accélèrent,
14:20on est quasiment
14:21au plus haut de la séance.
14:22On a du mal
14:22à repasser les 7 990 points
14:26qui nous mèneraient
14:26directement aux 8 7 988.
14:29On est en hausse
14:30d'1,28%
14:31sur le CAC 40.
14:32Leur Next Tech Leaders
14:33en forme,
14:33plus 1,1%.
14:35Plus 0,75%
14:36pour l'Eurostox,
14:3750 plus 1,5%
14:37pour le DAX
14:38à Francfort,
14:39l'Ibex à Madrid
14:40qui est,
14:41bah oui,
14:42contexte compliqué.
14:43Là,
14:44c'est deux derniers jours
14:44et on a une nette
14:45sous-performance
14:46de la bourse de Madrid.
14:47Moins 0,23%
14:48là en ce moment
14:50pour l'indice
14:51de la bourse
14:52de Madrid.
14:53Mais bon,
14:53Antoine Defond
14:54est en train de se préparer
14:55sans doute
14:55une crise politique
14:56pour Pedro Sanchez,
14:57le Premier ministre.
14:59Donc,
14:59du coup,
15:00un petit coup d'œil
15:00sur les taux d'intérêt.
15:01On est à 4,91%
15:02sur l'OAT français,
15:0310 ans.
15:03On est à 3,37%
15:04sur le Bund allemand,
15:065% sur le 10 ans américain.
15:09On ne bouge plus,
15:09de ce niveau.
15:10Plus forte hausse
15:11du CAC 40,
15:12Renault,
15:12plus 7,4%
15:14à 28,30€.
15:15Pernod Ricard,
15:15plus forte baisse
15:16à moins 1,6%,
15:1765,22€.
15:18Plus forte baisse
15:19du SBF 120 aussi,
15:20Pernod Ricard.
15:21Et puis,
15:21on le disait,
15:21Mersenne,
15:22plus 11%,
15:2343,60€
15:24après ces bons résultats.
15:25Les valeurs IA
15:26qui sont bien orientées
15:27sur l'ensemble
15:28de la cote
15:29sur le SBF 120,
15:30Soitec aussi,
15:31qui gagne 8,2%
15:32à 133,25€.
15:35Peut-être un tout petit mot
15:36du pétrole aussi.
15:37On est toujours largement
15:37au-delà des 100$,
15:38109,95$
15:39sur le Bren de Mer du Nord
15:40et 100,93$
15:43pour le brut léger américain.
15:45On parlait
15:45de l'intelligence artificielle.
15:47Alors,
15:47on a Microsoft
15:48qui rit
15:48et Google
15:49qui pleurent.
15:50En ce moment,
15:50à Wall Street,
15:51on a Google
15:52qui est sur une baisse
15:53de 12%.
15:55Là,
15:55on se rend 500 milliards
15:56de dollars
15:57de capitalisation boursière.
15:59Ils ont fumé.
16:00On a Microsoft
16:01qui avait bien commencé
16:02la séance,
16:02qui était bien
16:03en après-bourse
16:03hier soir.
16:04Bon,
16:04là,
16:04le titre perd 2%.
16:06En gros,
16:07du côté de Google,
16:08parce que pour financer
16:09les CAPEX,
16:10G,
16:11Andlia,
16:11on a besoin
16:12de trésorerie,
16:13on a besoin
16:13d'empruntés
16:14pour certains.
16:16Et puis,
16:16on a besoin
16:16que le cœur de métier
16:17fonctionne bien
16:18et fournisse du cash.
16:20Là,
16:20Google,
16:20la pub sur Internet
16:21sur le trimestre passé,
16:22ça n'a pas bien marché
16:23et on est dans la même configuration
16:26que les constructeurs automobiles
16:28qui ont besoin
16:29de vendre des Clio
16:30pour développer
16:31des R5 électriques.
16:32Et là,
16:33Google,
16:33ils ont besoin
16:34de vendre de la pub
16:35cliquée
16:35pour pouvoir ensuite
16:36investir dans l'intelligence artificielle.
16:38Est-ce que c'est de ça
16:38qu'a peur Wall Street,
16:39là,
16:40aujourd'hui ?
16:40Oui,
16:41probablement.
16:43Après,
16:43il y a une chose
16:45sur laquelle je suis d'accord
16:46avec Donald Trump,
16:48c'est que les résultats
16:49trimestriels,
16:49il faut leur faire la peau.
16:52C'est vrai,
16:53d'accord.
16:53je pense que vous avez des boîtes...
16:56C'est du Lomart,
16:57ça,
16:57en plus.
16:58oui,
16:59pardon.
17:00Non,
17:00mais ce serait bien.
17:02Vous avez des boîtes,
17:03si on parle des hyperscalers,
17:05je ne veux pas commenter
17:05les résultats passés
17:07de Google,
17:08qui vont investir
17:09dans les 3-4 prochaines années
17:11environ 4 000 milliards de dollars
17:14pour un rendement
17:17et un retour sur investissement
17:19sur les 10-15 prochaines années
17:21qui est aujourd'hui
17:22un peu inconnu.
17:24C'est le moins
17:25qu'on puisse dire.
17:26Inconnu.
17:28en quoi les résultats
17:30du trimestre passé
17:32a de l'intérêt.
17:34Ça a peu d'intérêt.
17:35C'est le signal
17:36que ça donne éventuellement,
17:37peut-être de manière
17:38très très ponctuelle,
17:39mais c'est peut-être
17:40le signal que ça donne.
17:41C'est n'oubliez pas
17:42qu'on a besoin
17:42que ça marche
17:43dans le cœur de métier
17:44pour que le reste marche aussi.
17:46Entièrement d'accord.
17:47Mais on voit
17:47les conséquences,
17:49c'est-à-dire
17:49c'est des boîtes
17:50qui peuvent bouger
17:51de 10-15-20%
17:52d'une journée à l'autre
17:54parce que le trimestre précédent
17:55a été un peu décevant.
17:56on pourrait savoir
17:57exactement pourquoi
17:58ça a été décevant.
17:59Aujourd'hui,
18:00on ne sait pas
18:01est-ce que c'est un trend
18:02ou est-ce que c'est juste
18:03un point un peu aberrant
18:05dans la croissance
18:06des bénéfices,
18:07dans la croissance
18:08du cash flow.
18:11Moi, je prouve
18:12que les résultats trimestriels
18:13n'ont pas vraiment d'intérêt.
18:18La bourse anticipe toujours.
18:20Finalement,
18:21perdre,
18:21vous avez dit,
18:22500 milliards de dollars,
18:23c'est-à-dire
18:23deux fois et demi
18:24LVMH,
18:26entre la poire et le fromage.
18:27Entre la poire et le fromage,
18:31je trouve que
18:31ce n'est pas très raisonnable.
18:34Mais comme disait François
18:36tout à l'heure,
18:36effectivement,
18:38on est dans une,
18:40je pense,
18:41dans une révolution,
18:42comme on était
18:42dans une révolution internet
18:44il y a 25 ans.
18:46Il y aura des gagnants,
18:47il y aura des grands gagnants,
18:48il y aura des perdants
18:48et des très grands perdants.
18:50et aujourd'hui,
18:52c'est difficile de faire le tri.
18:53Aujourd'hui,
18:53le marché a plutôt tendance
18:55à dire que tout le monde
18:56va être gagnant.
18:57C'est peu probable.
19:00Ce n'est jamais arrivé
19:01dans l'histoire économique.
19:03Il me semble me souvenir
19:04qu'au début du 19e,
19:06du 20e siècle,
19:07fin du 19e,
19:08début du 20e,
19:08il y avait 120 constructeurs
19:11automobiles en France.
19:13Vous savez que l'automobile,
19:14oui,
19:15c'était le futur.
19:17Sur les 120,
19:1830 ans plus tard,
19:19je crois qu'il en restait
19:1912 ou 15 déjà.
19:22Et là,
19:22on en a déjà plus que deux.
19:24Déjà,
19:24on en a plus que deux.
19:26Donc,
19:27effectivement,
19:28aujourd'hui,
19:29le marché price plutôt
19:30le meilleur pour tout le monde.
19:32Demain,
19:32peut-être qu'il price sera
19:33le pire pour tout le monde.
19:35Il n'empêche que
19:36ça a des conséquences
19:37sur tout l'écosystème
19:39de actions et taux.
19:40C'est-à-dire qu'il draine
19:42du capital,
19:43il draine de la dette.
19:45S'il commence à devoir
19:47se financer à des taux
19:47un peu trop élevés,
19:48parce que les taux
19:49souverains ont monté
19:50et les spreads ont monté,
19:52ils vont augmenter
19:53leur capital.
19:55Aujourd'hui,
19:56c'est plutôt,
19:56il y a les taux.
19:57J'ai vu que Microsoft
19:58lançait encore
19:59un emprunt obligataire.
20:00Je n'ai pas vu le 25 milliards.
20:02Donc,
20:03il y a aussi une éviction
20:04par rapport aux autres émetteurs.
20:07parce que,
20:07mine de rien,
20:08c'est quand même
20:08des entreprises
20:10qui sont cacheriches
20:11et sur lesquelles
20:11le taux de défaut
20:12est relativement faible.
20:14Donc,
20:15ça a aussi,
20:15ça a quand même
20:16des conséquences
20:18sur l'ensemble
20:19de l'écosystème
20:20taux et actions.
20:22Oui, bien sûr.
20:22Risques de défaut.
20:23Tiens,
20:23on va retenir cette idée
20:24parce que c'est votre data du jour
20:26et elle est super intéressante.
20:27François Dossou,
20:28il y a peut-être aussi
20:30du côté de l'épargnant
20:32comme du côté
20:33du business des entreprises,
20:35la notion que
20:36cash is king,
20:37encore une fois,
20:38encore et toujours.
20:39Absolument.
20:40En fait,
20:40je pense,
20:41je partage l'avis
20:42qu'on ne peut pas,
20:43à travers un trimestre,
20:44on ne peut pas tirer
20:45une tendance.
20:47Et que,
20:48quelque part,
20:48cette nervosité du marché,
20:50elle est aussi liée
20:50au fait que vous avez
20:51des entreprises
20:52qui jusqu'à présent
20:53regorgent de cash.
20:54Et si on ne regarde pas
20:55trimestre après trimestre,
20:56on ne voit pas
20:56qu'au fur et à mesure,
20:57elles n'ont plus de cash
20:58et qu'aujourd'hui,
20:59elles contribuent aussi
21:01à cette pression
21:02qu'on a sur les conditions
21:02de financement
21:03parce qu'elles sont quand même
21:05très demandeuses
21:05en termes de financement.
21:07Et quelque part,
21:07ça les fragilise aussi
21:09quelle que soit leur taille
21:10et quelle que soit
21:11la validation
21:12parce qu'il faut qu'on le dise
21:13de manière très
21:15sans ambiguïté.
21:15En fait,
21:16la valeur économique
21:18de cette révolution
21:19n'est pas du tout
21:19remise en cause.
21:21Ce qui est remis en cause,
21:22c'est potentiellement
21:23des entreprises,
21:24des investisseurs,
21:25des épargnants
21:26qui vont financer
21:27cette révolution technologique.
21:29Et comme on l'a appris
21:31dans le passé,
21:33ceux qui financent
21:34les révolutions technologiques
21:35ne sont pas forcément
21:36ceux qui vont en tirer
21:36la rentabilité.
21:38Et donc,
21:38le marché est très nerveux
21:40parce qu'il a du mal
21:41à discerner en fait
21:42quels seront
21:42les gagnants
21:43de demain.
21:44Donc,
21:45quelque part,
21:46je pense que c'est aussi
21:47une opportunité
21:48pour pouvoir se positionner
21:50et pouvoir faire le tri
21:51parce que jusqu'à présent,
21:53les marchés étaient
21:54particulièrement tirés
21:55par ce qu'on appelle
21:56les baskets,
21:56les paniers
21:59qui jouaient
22:01en fait
22:01de manière systématique
22:02des entreprises,
22:03quelle que soit
22:04leur exposition
22:05à l'IA.
22:06Et on s'est rendu compte
22:07que dans ce panier,
22:08parfois,
22:09des fournisseurs
22:10de data centers
22:10comme WIF
22:11pouvaient avoir
22:12des conditions
22:13de financement
22:14qui sont au-delà
22:15de 10%,
22:16qui se finançaient
22:17à plus de 10%
22:18avec des rentabilités
22:19à 2%.
22:20Ce modèle économique
22:21n'est pas viable.
22:22On aurait beau
22:23créer en fait
22:24une capacité
22:25à avoir des participations
22:26croisées,
22:27c'est un modèle
22:28aujourd'hui
22:28qui pose des questions
22:29au moment où
22:30les taux sont plutôt
22:33appelés à être
22:34durablement
22:35haussiers.
22:37C'est vrai qu'on a remis
22:39le couvercle
22:39un petit peu
22:40sur la marmite
22:40de CoreWeave,
22:41etc.
22:42de Neocloud
22:42et de tous ces secteurs
22:44qui deviennent
22:45à la fois indispensables
22:47à l'émergence de l'IA
22:48mais qui en même temps
22:48sont les plus exposés.
22:50C'est-à-dire
22:50qu'ils se prennent
22:50tous mes puissances
22:52disent dans la tête.
22:53Mais tout ça,
22:54ça a effectivement
22:55un impact aussi
22:57sur les taux d'intérêt,
22:58sur les capacités
22:59de financement
22:59de manière générale.
23:01Oui,
23:01et c'est vraiment
23:03le paradoxe de l'IA
23:04aujourd'hui
23:05au moment où
23:05on n'a jamais
23:06autant eu besoin
23:07de capitaux.
23:08Vous avez une épargne mondiale
23:09qui a baissé,
23:10l'épargne Covid
23:11a disparu,
23:12vous avez l'inflation
23:13qui est venue rogner
23:14aussi le pouvoir
23:15d'achat des consommateurs
23:17qui n'arrivent pas
23:17à épargner
23:18et vous avez
23:19des États
23:20qui continuent
23:21à émettre,
23:22qui ont des montants
23:26colossaux
23:27à financer
23:28et donc ça fait
23:29beaucoup,
23:30beaucoup,
23:30beaucoup
23:30de sollicitations
23:33de l'épargne.
23:34Laurent,
23:35il y a peut-être
23:35quelque chose
23:36qui,
23:36si ça coince
23:37un petit peu
23:38sur les marchés
23:38de temps en temps,
23:39si ça pique
23:39et si on entend
23:41certaines voix
23:41glapir un peu,
23:43c'est peut-être aussi
23:44qu'on est en train
23:45de changer
23:46un biais comportemental
23:47qui nous ramène
23:48à une quinzaine d'années
23:48où on pensait encore
23:49que l'argent est gratuit
23:51et que,
23:51non seulement il a un coût,
23:53il a un coût
23:53qui devient plus élevé
23:54parce qu'il y a plus
23:56de risques à gérer.
23:57Oui,
23:58il y a plus de risques
23:59à gérer.
24:02On a cette demande
24:04de capitaux.
24:05J'ajouterai comme élément,
24:06c'est qu'on a encore
24:06deux banques centrales
24:07dans le monde,
24:08la BCE
24:09et la Banque du Japon
24:11qui réduisent
24:11leur bilan.
24:13Le Japon
24:14qui augmente ses taux
24:15et les taux japonais,
24:16c'est un de mes dada
24:18depuis longtemps,
24:19mais comme j'ai eu
24:21raison trop tard,
24:22donc quand on a raison
24:23trop tard,
24:26cimetière de Wall Street
24:27et plein de traders
24:28ils sont morts
24:28avant d'avoir eu raison.
24:31Donc tout ça,
24:32effectivement,
24:32met une pression
24:34sur les taux
24:35et j'ai oublié
24:35votre question.
24:37Non mais ce biais
24:38comportemental
24:39qu'on avait encore
24:39il y a quelques années,
24:41à savoir que
24:41ouais mais c'est pas grave
24:42on va faire un crédit,
24:43oui le crédit
24:44il n'est pas gratos.
24:45Le crédit n'est pas gratuit.
24:47Effectivement,
24:47le crédit n'est pas gratuit.
24:49On a tendance
24:50à dire
24:52et c'est sur très long terme
24:54ça se vérifie parfaitement
24:55outre les
24:57les
24:58comment
24:58les girations
24:59à court terme
25:00du marché
25:00les exagérations
25:01du marché
25:01le 10 ans américain
25:03c'est
25:03la croissance
25:05plus l'inflation
25:06aujourd'hui
25:08ils sont
25:09grosso modo
25:09depuis le début de l'année
25:10à peu près
25:11à 2,5%
25:11d'inflation
25:13ils sont
25:14à 2,5%
25:15de croissance
25:16pardon
25:17à environ
25:183%
25:19d'inflation
25:192,5 et 3
25:20ça fait 5,5
25:21le 10 ans
25:23américain
25:23est à 5
25:24il n'est pas spécialement cher
25:26il n'est pas spécialement bon marché
25:27on peut faire le même calcul
25:29avec le 10 ans allemand
25:30on a
25:31une inflation en Allemagne
25:33qui est à 2,5 aussi
25:342,6
25:35quelque chose comme ça
25:36une croissance
25:37qui doit être quelque part
25:37à 1,1,5
25:38ça nous ferait un 10 ans
25:40à 4
25:40il est à 3,40 aujourd'hui
25:43il n'est pas cher
25:46alors
25:47on y revient à la France
25:49la France
25:49c'est une croissance de 0
25:50ah bah oui
25:51pardon
25:52non mais là
25:53les maths vont être dégoûtantes
25:55c'est une croissance de 0
25:57une inflation à 2,5
25:58et puis un taux à 10 ans
26:00alors croissance à 0
26:01mais un potentiel de croissance
26:02qui est peut-être plutôt à 1
26:03un potentiel d'inflation
26:05qui n'est pas à 2
26:07parce que depuis le début de l'euro
26:08en moyenne
26:09on est largement en dessous de 2
26:10et les taux à 10 ans
26:12à 5%
26:13oui là c'est un problème
26:15donc tout dépend des
26:18profil de risque
26:19toujours
26:19tout à fait
26:20Moody's nous dit
26:20qu'il n'y a pas de soucis
26:21donc on est plutôt contents
26:23c'est une croissance de 0
26:23c'est une croissance de 0

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