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  • il y a 10 minutes
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:00Bonsoir à tous, combien de samedis sacrifiés ? Halloween c'est samedi mais pour les commerçants le cauchemar a déjà
00:00:08commencé
00:00:08parce qu'une fois encore ils ne savaient pas s'ils pourront ouvrir, travailler, accueillir leurs clients ou s'ils
00:00:14devront baisser le rideau par peur de voir leur boutique saccagée.
00:00:18Et pendant ce temps on se dispute sur le parcours des manifestations Bastille, Nation, République, Opéra mais enfin qui pense
00:00:26à ces commerçants.
00:00:27Nous sommes à quelques semaines de Noël, la période la plus importante de l'année pour beaucoup d'entre eux.
00:00:32Combien de samedis vont-ils encore devoir sacrifier ? Combien de chiffres d'affaires perdus ? Combien de nuits d
00:00:37'angoisse ?
00:00:37Alors oui manifester est un droit mais travailler, vivre en sécurité l'est tout autant et aujourd'hui pour ces
00:00:43commerçants chaque samedi ressemble à la roulette russe.
00:00:47Bienvenue dans Soir Info, votre grand rendez-vous d'informations de fin de soirée pour décrypter, débattre et prendre de
00:00:52la hauteur sur l'actualité.
00:00:54Bonsoir Margot Siffer.
00:00:58Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:01:00L'auteur de l'attentat raciste des Yvelines mis en examen est placé en détention provisoire.
00:01:05Il a reconnu avoir ciblé des personnes musulmanes africaines ou nord-africaines.
00:01:09L'assaillant avait été interpellé trois jours avant son périple meurtrier pour avoir frappé un automobiliste.
00:01:17Nouvelle journée à haut risque ce samedi.
00:01:19Plusieurs appels à manifester et la volonté pour certains de commettre des dégradations.
00:01:2370 000 forces de l'ordre seront déployées.
00:01:26Le dispositif pour protéger les commerces reconduits et amplifier une doctrine ferme et efficace, avertit Laurent Nunez.
00:01:34Et en attendant ce chiffre, 1193 policiers et gendarmes blessés depuis mi-septembre dans le cadre des manifestations sociales et
00:01:41du mouvement lycéen.
00:01:42C'est ce qu'a annoncé ce jeudi le ministre de l'Intérieur.
00:01:46A l'international, quatre morts dans le crash d'un hélicoptère militaire italien en Bosnie.
00:01:51Ils étaient membres de la force européenne du pays où 11 autres personnes ont été blessées.
00:01:55Une enquête a été ouverte.
00:01:57Et puis cette triste nouvelle, l'acteur britannique Patrick Stewart nous a quittés à l'âge de 86 ans.
00:02:02Il se battait contre la maladie d'Alzheimer et la démence à corps de Lewy.
00:02:06Il était notamment célèbre pour ses rôles dans les sagas X-Men et Star Trek.
00:02:12Merci beaucoup Margot et on vous retrouvera à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:17On est avec Karim Abrik, avec Jean-Christophe Gallien, Vincent Roy est également autour de la table,
00:02:21Maître Alain Bensoussan et Baptiste Gilly, délégué national du syndicat étudiant L'Uni.
00:02:26Bonsoir à tous les cinq.
00:02:28Dans un instant, on va bien sûr parler du dispositif XXL mis en place pour ce week-end
00:02:33et pour samedi en particulier, un samedi de plus pour les commerçants, pour les habitants aussi de certains quartiers
00:02:40qui vont encore à nouveau devoir se barricader et vivre dans la peur des émeutes, des violences ou des pillages.
00:02:47Mais jusqu'à quand vont-ils vivre comme ça ?
00:02:49Et surtout, comment est-ce qu'on peut encore, Jean-Christophe Gallien, tolérer une chose pareille ?
00:02:54C'est ça, parce qu'on soit côté revendications, manifestations, cortèges classiques,
00:03:00qu'on a tendance aujourd'hui à qualifier de tout à fait normal, ou en tout cas,
00:03:04même si c'est un droit évidemment, on a tous des revendications.
00:03:06Il n'y a pas un Français dans la vie quotidienne qui n'a pas de revendications professionnelles,
00:03:12personnelles par rapport à une situation de vie chère, évidemment,
00:03:14le carburant est cher pour tout le monde, on paye trop de fiscalité.
00:03:17Vous voyez, tout le monde est mécontent.
00:03:19Donc ça veut dire que ça, c'est le premier point.
00:03:20Donc si on additionnait tous ces colères, on pourrait avoir une rue qui est en permanence,
00:03:24agitée par les manifestations, alors qu'on a une élection présidentielle qui arrive,
00:03:27qui est le juge de paix, qui arrive dans quelques mois.
00:03:29Et donc, il y a un temps démocratique sur lequel on pourrait,
00:03:32il y a des candidats à la présidentielle, travailler à la pression sur les candidats,
00:03:36et c'est de faire émerger des solutions.
00:03:37Et en même temps, on a maintenant quelque chose de nouveau,
00:03:39on retrouve une singularité...
00:03:40Vous n'avez pas commencé à nous faire dur en même temps, vous aussi ?
00:03:42Non, non, la singularité des Gilets jaunes devenus maintenant casseurs,
00:03:45pilleurs, mélangés avec des acteurs d'ultra-gauche, ainsi de suite.
00:03:48Donc un événement qui est programmé, qu'on redoute à chaque fois.
00:03:52Il vient, il ne vient pas, il va venir comme une course longue.
00:03:54Et ça, c'est quoi ?
00:03:55Ça frappe directement notre économie.
00:03:57Parce que vous parlez des commerçants, bien sûr, ils sont attaqués.
00:03:59Ils sont attaqués parce que déjà, ils sont attaqués par le digital en général.
00:04:02Ils ont des difficultés, notamment en fin d'année, c'est le moment où ils vont faire le truc.
00:04:05Et puis maintenant, il y a l'économie en général,
00:04:06parce que tous les flux de cette économie sont neutralisés.
00:04:09Donc c'est une vraie question beaucoup plus large.
00:04:10Et on sera avec l'un d'entre eux d'ailleurs tout à l'heure,
00:04:12Johan, qui était venu d'ailleurs sur notre plateau,
00:04:15dont la boutique, dont le 11e arrondissement avait été saccagé le 17 octobre dernier.
00:04:19Il sera avec nous pour nous parler du week-end qui arrive,
00:04:22de ses peurs, de ses craintes.
00:04:23Il nous expliquera s'il va ouvrir ou pas.
00:04:25On sera avec lui tout à l'heure.
00:04:26Avant de parler du dispositif et du parcours de ces manifestations,
00:04:29un mot d'abord sur les attaques contre CNews qui continuent.
00:04:32Aujourd'hui, des représentants des lycéens étaient reçus au ministère de l'Intérieur,
00:04:36par Laurent Nunez,
00:04:37dans le but de lui demander une révision de la doctrine de maintien de l'ordre.
00:04:41Alors ça aussi, c'est intéressant.
00:04:42Et je pourrais vous interroger là-dessus, Baptiste Gilly.
00:04:44Autrement dit, le problème, ce n'est plus les revendications.
00:04:47Maintenant, finalement, le problème,
00:04:49c'est que la police est trop sévère avec les émeutiers et les casseurs.
00:04:51C'est ce qu'on comprend dans les demandes qui sont formulées par ces syndicats de lycéens
00:04:56au ministère de l'Intérieur.
00:04:57Sauf qu'à la sortie de cet échange, de ce rendez-vous avec Laurent Nunez,
00:05:03micro tendu des journalistes.
00:05:04Vous savez, micro tendu, c'est lorsqu'il y a les journalistes de chaque chaîne de télévision,
00:05:07de radio qui tendent leur micro.
00:05:10Voici ce qui se passe.
00:05:10Écoutez, regardez.
00:05:20C'est vous qui êtes responsable du fait que l'extrême droite est en train de monter dans ce pays.
00:05:27Et nous, nous refusons constamment de parler à l'extrême droite et à leur relais.
00:05:31Donc s'il vous plaît, veuillez partir.
00:05:34On ne parlera pas tant qu'il y aura CNews.
00:05:35Ce n'est pas nos manières de discuter.
00:05:38Oui, j'entends, mais on est très clair.
00:05:40On ne discute pas avec des médias qui sont responsables de la montée de l'extrême droite,
00:05:44qui propagent des fake news racistes à longueur de journée.
00:05:48Je rappelle que quand même la dernière fois sur la dernière manifestation,
00:05:51il y a des images de la manifestation d'Albanie
00:05:53qui ont été données en disant que c'était une manifestation en France.
00:05:57Donc on va demander à ce que CNews partent.
00:05:59Et la conférence de presse commencera à ce moment-là.
00:06:01Sinon, on peut se dégaler.
00:06:01On ne parlera pas tant qu'il y a CNews.
00:06:05Lorsque vous partez.
00:06:07Baptiste Gilly, ces jeunes suivent un modèle.
00:06:10Clairement, c'est celui de certains militants d'extrême gauche.
00:06:14Tout à fait.
00:06:14Et surtout, la jeune femme qui parle au milieu,
00:06:16qui est la porte-parole de l'Union étudiante,
00:06:18s'appelle Sabrine Kerbache.
00:06:19Elle reçoit très régulièrement dans son université à Aix,
00:06:22Raphaël Arnaud, triple fiché S, députée de la France Insoumise,
00:06:25qui prône la violence comme méthode politique.
00:06:27Et au-delà de ça, cette même jeune femme,
00:06:30il y a un peu plus d'un an maintenant,
00:06:31elle a mené une attaque en partie armée
00:06:33contre un de nos apéros de rentrée à Marseille.
00:06:36Et donc, pendant cette attaque-là,
00:06:37un de ses militants a sorti un couteau.
00:06:38Donc, c'est pour montrer la violence qu'elle revendique
00:06:41et que son organisation met en avant depuis des années
00:06:43contre tous ceux qui refusent...
00:06:45Un de ses militants a sorti un couteau
00:06:47lors d'un événement que l'Uni a organisé ?
00:06:49Exactement.
00:06:49On était tous ensemble à l'Uni
00:06:51dans un apéro de rentrée classique
00:06:53pour rencontrer les nouveaux, discuter, se connaître.
00:06:56Et donc, elle, visage tout à fait démasqué,
00:06:58est arrivée avec une dizaine de militants.
00:06:59Et un des militants, qui lui était masqué,
00:07:01a sorti un couteau pour nous intimider.
00:07:02Alors, heureusement, il ne l'a pas utilisé.
00:07:04Mais, effectivement, les autres militants,
00:07:06par contre, ont frappé.
00:07:08Et on a un militant qui a fini aux urgences le soir même.
00:07:10Il y a une plainte qui a été déposée
00:07:11parce que ce sont des accusations très graves.
00:07:12Il y a une plainte qui a été déposée,
00:07:14qui n'a jamais donné suite.
00:07:15Et au-delà de ça, nous, on avait donné
00:07:17le déroulé de ce qui s'était passé
00:07:18à M. Philippe Baptiste,
00:07:20le ministre de l'Enseignement supérieur,
00:07:21quand on l'avait rencontré quelques mois plus tard,
00:07:23avec plus d'une cinquantaine d'autres actes
00:07:25faits par l'extrême-gauche,
00:07:27violents contre nos militants.
00:07:28Il avait fait mine de s'en préoccuper.
00:07:30Finalement, il n'y a jamais eu aucune sanction
00:07:31ni rien contre eux.
00:07:32Donc, finalement, qu'aujourd'hui,
00:07:33ils refusent de parler à CNews.
00:07:35Il n'y a rien de nouveau.
00:07:36Nous, sur les campus,
00:07:37ils essayent de nous, comme ils disent,
00:07:38dégager des campus depuis des années.
00:07:40Ils revendiquent la violence.
00:07:42Donc, rien d'étonnant là-dedans.
00:07:44Je précise aussi que vous, l'Uni,
00:07:47n'avez pas été convié au ministère de l'Intérieur,
00:07:49ni par le ministre de l'Éducation nationale
00:07:53la semaine dernière,
00:07:54lorsqu'il a reçu les syndicats de lycéens et d'étudiants.
00:07:56Et c'est ça qui est terrible.
00:07:57C'est-à-dire que toutes les organisations étudiantes
00:08:00représentatives sont reçues.
00:08:01Là, on voit une des porte-parole de l'UNEF,
00:08:03qui pourtant est moins représentative que nous,
00:08:05puisque nous avons plus d'élus.
00:08:06Et pourtant, eux sont reçus.
00:08:07Pourquoi ?
00:08:07Et le ministre de l'Éducation nationale
00:08:09l'a dit il y a quelques jours.
00:08:11Ils ne reçoivent que les organisations
00:08:12qui font partie de ce mouvement de violence
00:08:15et de revendications musclées.
00:08:18Et donc, le message qui est renvoyé,
00:08:20c'est que le gouvernement n'écoute que ceux qui cassent,
00:08:22que ceux qui bloquent,
00:08:23que ceux qui dégradent.
00:08:23Et ceux qui ont parfois des revendications différentes,
00:08:26parfois qui s'alignent aussi sur certaines de leurs revendications,
00:08:29sans bloquer, sans casser,
00:08:31c'est-à-dire l'UNEF, très clairement,
00:08:33n'est pas reçu ni au ministère et n'est pas écouté.
00:08:35Carima, ce que nous dit Baptiste Gilly est quand même dingue.
00:08:38C'est-à-dire qu'au final,
00:08:39on accorde de l'attention aux syndicats
00:08:44qui représentent les lycéens qui manifestent,
00:08:46certes pour des revendications légitimes,
00:08:49mais aussi pour ceux qui légitiment d'une certaine façon
00:08:52les revendications musclées
00:08:54et parfois les violences aussi.
00:08:56Alors que là, on a affaire à un syndicat
00:08:58et il y a également beaucoup d'étudiants et de lycéens
00:09:01qui se revendiquent comme pacifistes
00:09:04et qui veulent manifester de façon pacifiste,
00:09:06sans blocage et sans violence.
00:09:07Et eux, on ne les reçoit pas.
00:09:09On voit finalement, vous savez,
00:09:11cette imprégnation de cette idéologie d'extrême-gauche.
00:09:14C'est-à-dire que je pense que pendant des années,
00:09:16on disait, bon oui, chez les jeunes,
00:09:18il y a une idéologie plus progressiste
00:09:22qui règne, disons, très souvent dans la jeunesse.
00:09:25Mais là, ce n'est même pas simplement
00:09:26la question du progressisme.
00:09:28On est dans une idéologie d'extrême-gauche
00:09:29qui se veut, qui se prend pour de la tolérance,
00:09:32mais au fond, qui cautionne l'intolérance.
00:09:35Et on voit cette imprégnation.
00:09:37Quand on regarde juste les sondages d'opinion
00:09:40sur l'adhésion, si vous voulez, à LFI,
00:09:43on voit qu'il y a une majorité, en fait,
00:09:45chez les jeunes.
00:09:46C'est très, très populaire aussi du côté de chez LFI.
00:09:49Et on voit cette imprégnation aussi
00:09:51quand on écoute ses porte-parole.
00:09:53Mais je pense que quand on regarde le gouvernement
00:09:55qui reçoit une partie de ses étudiants,
00:09:57ils embarquent dans cette logique de polarisation.
00:10:01Je dirais même, on met encore une fois
00:10:03de l'eau au moulin sur le fait de diviser cette société,
00:10:06de dire qu'il y a finalement des personnes
00:10:08à qui vous pouvez parler,
00:10:09d'autres vous ne pouvez pas parler.
00:10:10Donc, il y a aussi cette forme de diabolisation
00:10:13de l'adversaire.
00:10:14On n'est pas dans cette étape...
00:10:15Pardon, mais c'est quoi l'avenir de ces jeunes
00:10:17qui refusent de débattre ?
00:10:18Mais de notre société, en fait.
00:10:20Oui, de notre société, des jeunes
00:10:20qui refusent de débattre avec des personnes
00:10:22qui ne partagent pas les mêmes idées,
00:10:23qu'ils ne font que suivre ce qu'ils entendent, finalement.
00:10:26On comprend évidemment que ces personnes
00:10:27n'ont jamais regardé notre chaîne
00:10:29pour tenir de tels propos.
00:10:31Parce que ce sont des propos
00:10:32qui sont totalement faux.
00:10:34Écoutez, alors évidemment,
00:10:36tout ça va très loin,
00:10:37et c'est important de le dire
00:10:37parce que c'est extrêmement grave,
00:10:39parce que ça devient inquiétant
00:10:40pour notre rédaction,
00:10:41ça devient inquiétant pour toutes les personnes
00:10:43qui travaillent au sein de cette chaîne à CNews
00:10:45que ceux qui interviennent sur les plateaux,
00:10:47vous, ceux qui travaillent également
00:10:49au sein de la rédaction,
00:10:50qui ont aujourd'hui directement
00:10:51une cible dans le dos.
00:10:52Écoutez ce que disait Mémona Interman,
00:10:54je ne vous la présente plus,
00:10:55Mémona, évidemment,
00:10:56qui vient régulièrement,
00:10:57qui est grand reporter,
00:10:58ancienne membre du CSA,
00:11:00et qui racontait ce qui lui était arrivé
00:11:01dernièrement parce qu'elle intervient
00:11:03justement sur les plateaux de CNews.
00:11:05Pour avoir osé m'exprimer sur CNews,
00:11:08le lycée qui porte mon nom
00:11:09à l'île de la Réunion
00:11:09ne portera plus mon nom.
00:11:11Pourquoi ?
00:11:11Parce que la présidente de la région Réunion,
00:11:13qui est une amie de Mélenchon,
00:11:16a décidé que j'étais raciste.
00:11:17Moi, une enfant créole,
00:11:19qui a été sauvée par l'école,
00:11:20c'est pour ça que votre témoignage
00:11:21m'a tellement remué, bouleversé, monsieur.
00:11:23Eh bien, je suis dans une France,
00:11:25aujourd'hui,
00:11:25que je croyais être le pays de la liberté,
00:11:28et qui, aujourd'hui,
00:11:29par ses médias,
00:11:31ses médias,
00:11:32cette France-là est en train de sombrer.
00:11:34Moi, je compte sur l'ARCOM.
00:11:35J'ai été membre de l'ARCOM entre 2013 et 2019.
00:11:39J'ai beaucoup œuvré,
00:11:40notamment pour la diversité de la France
00:11:42qui pousserait sur un tronc commun
00:11:44et avec des branches différentes.
00:11:46L'ARCOM doit absolument intervenir
00:11:48et faire cesser ses accusations monstrueuses
00:11:52contre cette chaîne avec laquelle
00:11:54il y a un contrat conclu avec l'État.
00:11:59Maître Alain Bensoussan,
00:12:01l'ARCOM, évidemment,
00:12:02le gouvernement,
00:12:02les autres médias,
00:12:03à un moment,
00:12:04doivent réagir.
00:12:04Comment est-ce qu'on peut,
00:12:06publiquement,
00:12:07s'en prendre à un média
00:12:08comme le nôtre ?
00:12:09On peut critiquer ces news,
00:12:12on peut ne pas être d'accord
00:12:13avec des propos
00:12:17qui puissent être tenus
00:12:18sur nos plateaux.
00:12:20Mais est-ce qu'on peut,
00:12:21à un moment donné,
00:12:22appeler à la disparition
00:12:23d'une chaîne de télévision
00:12:24de cette façon-là
00:12:25et s'en prendre
00:12:27directement à des journalistes
00:12:28qui ont une carte de presse
00:12:29comme tous les autres ?
00:12:30Oui, vous avez raison
00:12:32et je pense que c'est aussi
00:12:33à ces news de réagir.
00:12:35Je pense qu'il ne faut pas laisser
00:12:37cette difficulté
00:12:38continuer à croître
00:12:39et à croître
00:12:40et de poser vous-même
00:12:42la question.
00:12:43J'ai même tendance
00:12:44à dire nous-mêmes.
00:12:46Moi-même, parfois,
00:12:47il m'arrive d'avoir des questions
00:12:49et je leur dis
00:12:49mais tu sais,
00:12:50ils sont tous très gentils.
00:12:52Moi, on ne m'a jamais
00:12:53rien demandé.
00:12:54Alors, qu'est-ce que tu fais
00:12:55sur ces news ?
00:12:55Moi, ma sollicité,
00:12:56c'est le droit du numérique
00:12:57et je suis, même moi,
00:12:59je suis obligé
00:12:59de me justifier
00:13:00pourquoi je viens
00:13:02simplement m'exprimer
00:13:03pour parler de riposte,
00:13:04de droit du numérique,
00:13:05des drones
00:13:06et je pense que ces news
00:13:08doit réagir.
00:13:09Je pense que toute
00:13:09la société civile
00:13:10doit réagir
00:13:11et pour cela,
00:13:12il faut saisir la justice.
00:13:13Comment est-ce qu'on peut
00:13:14tolérer ?
00:13:14Rien n'accepter.
00:13:16Écoutez,
00:13:17on a quand même vécu
00:13:18pendant 40 ans
00:13:19avec une presse
00:13:20que l'on connaît.
00:13:22Elle allait du monde
00:13:23au Figaro.
00:13:25Bon, tout ça se tenait
00:13:27à peu près.
00:13:28Puis voilà que ces news
00:13:29prend de plus en plus
00:13:30de place.
00:13:31Il y a ces news,
00:13:32il y a Europe 1.
00:13:32Je ne suis pas tout à fait d'accord.
00:13:33Il y a toujours eu
00:13:36diverses tendances
00:13:37dans la presse ?
00:13:37Non, la presse
00:13:38est majoritairement...
00:13:39Non, depuis 40 ans,
00:13:41la presse est majoritairement
00:13:42en France.
00:13:43Elle est majoritairement
00:13:44progressiste.
00:13:45Bon, il y a très peu
00:13:46de...
00:13:47Il n'y a rien de commun,
00:13:48il n'y a rien eu
00:13:49de semblable
00:13:51à ce que représentent
00:13:52ces news aujourd'hui.
00:13:53Et il faut...
00:13:54Moi, je pense que
00:13:54ce problème,
00:13:55je pense qu'il touche
00:13:56davantage l'audiovisuel
00:13:59que la presse écrite.
00:14:00Non, mais il faut...
00:14:01Oui, mais il faut regarder
00:14:02également le succès
00:14:03de ces news.
00:14:04Bon, pour une fois,
00:14:05il y a une parole
00:14:06qui est portée
00:14:07sur la place publique
00:14:08qui ne ressemble pas
00:14:10aux paroles
00:14:11qui ont été portées
00:14:12depuis 40 ans
00:14:13sur la place publique.
00:14:14Alors, évidemment,
00:14:15ça dérange.
00:14:16On est en train
00:14:17de payer le prix
00:14:18de notre succès,
00:14:19c'est tout.
00:14:20C'est aussi simple
00:14:21que cela.
00:14:21On va parler
00:14:22dans un instant
00:14:23évidemment des violences,
00:14:24des manifestations
00:14:25attendues ce week-end,
00:14:26des violences
00:14:26dont évidemment
00:14:28les autorités craignent
00:14:29et du dispositif XIXL
00:14:31qui va être mis en place
00:14:32par le ministère
00:14:33de l'Intérieur.
00:14:34Un mot peut-être
00:14:34pour terminer
00:14:35sur ce sujet,
00:14:36Jean-Christophe ?
00:14:36Il faut quand même rappeler
00:14:37que dans la presse écrite,
00:14:38il y a toujours eu
00:14:39des presses d'opinion.
00:14:40Oui.
00:14:40Et ça ne choquait personne.
00:14:41On arrivait d'ailleurs
00:14:42au café avec chacun
00:14:43l'humanité pour l'un,
00:14:44le Figaro pour l'autre,
00:14:46le combat.
00:14:46On remonte plus loin,
00:14:47d'autres variations,
00:14:48libération,
00:14:48ainsi de suite.
00:14:49Pour autant,
00:14:50pour autant,
00:14:50les gens pouvaient discuter,
00:14:52se bagarrer au comptoir.
00:14:54Aujourd'hui,
00:14:54on est dans un autre temps
00:14:55où effectivement,
00:14:56moi,
00:14:56ce qui me frappe,
00:14:57c'est le verbatim
00:14:59de cette représentante lycéenne.
00:15:01C'est-à-dire
00:15:02qu'on est face
00:15:02à quelque chose
00:15:03qu'il a dans l'ordre
00:15:03du totalitaire.
00:15:04C'est-à-dire qu'on voit bien
00:15:05que la fabrication même
00:15:06de son,
00:15:07on va dire en anglais,
00:15:08de son wording,
00:15:09c'est-à-dire de son phrasé,
00:15:10des mots qu'il utilise,
00:15:11on est dans quelque chose
00:15:13qui a été très largement préparé,
00:15:14très imprégné
00:15:15et qui impacte.
00:15:16Qui impacte pour deux raisons.
00:15:17Parce que,
00:15:18un,
00:15:18il y a beaucoup de caisses
00:15:19de résonance,
00:15:20beaucoup de caisses
00:15:20de résonance et d'écho.
00:15:22On parle de digital tout à l'heure.
00:15:23Il y a un écho permanent,
00:15:24des chambres d'écho permanentes.
00:15:25Et deux,
00:15:26vous avez le travail de violence
00:15:28qui est fait,
00:15:29qui a été bien raconté
00:15:30et de pression physique,
00:15:32pour ne pas dire autre chose,
00:15:33qui est fait aussi
00:15:33et qui est un gain de terrain
00:15:34très important de ce côté-là.
00:15:36Pardonne-moi,
00:15:37mais il faut en revenir là
00:15:38directement à Pasolini.
00:15:39Le fascisme reviendra,
00:15:41il s'appellera antifascisme.
00:15:42Nous y sommes.
00:15:43Oui, oui, oui.
00:15:44Donc c'est un mouvement normal,
00:15:46quasiment.
00:15:46Maître Ben Soussan ?
00:15:47Moi, je pense aussi
00:15:48qu'il y a une responsabilité
00:15:49des journalistes.
00:15:51De toute la presse
00:15:52qui était présente,
00:15:53sa position est une position
00:15:55extrémiste,
00:15:56vraiment plus que fasciste.
00:15:58elle est antidémocratique.
00:16:00Toute la presse
00:16:01qui était présente
00:16:01aurait dû se retirer.
00:16:03Mais c'est ce que vous dites,
00:16:04ce que vous dites est juste
00:16:05et c'est d'ailleurs
00:16:05ce qu'a dénoncé hier
00:16:06Maude Bréjean,
00:16:07la porte-parole du gouvernement
00:16:08quand elle a pris
00:16:08la défense de CNews
00:16:10et on peut l'applaudir,
00:16:11la remercier pour ça.
00:16:12À quelques heures
00:16:13du week-end d'Halloween,
00:16:14les autorités redoutent
00:16:15des violences en marge
00:16:16de rassemblements
00:16:17donc annoncés
00:16:17sur les réseaux sociaux.
00:16:18Laurent Nunez
00:16:19annonce un dispositif XXL.
00:16:22Les précisions
00:16:23place Beauvau
00:16:24de Félix Pérolas.
00:16:27Il y a un risque
00:16:28très élevé de troubles
00:16:29à l'ordre public.
00:16:30Ce sont les mots
00:16:31de Laurent Nunez
00:16:32lors de cette conférence
00:16:33de presse
00:16:33sur le dispositif
00:16:35de sécurité
00:16:36concernant la manifestation
00:16:37du 31 octobre.
00:16:39Le ministre
00:16:39qui nous a confié
00:16:41que beaucoup d'appels
00:16:42à se rassembler
00:16:43jusqu'à tard dans la soirée
00:16:45aux alentours
00:16:45de 20 heures
00:16:46émanaient
00:16:47des réseaux sociaux
00:16:48à l'appel
00:16:49de l'extrême-gauche radicale
00:16:51et des groupes
00:16:52d'ultra-gauche
00:16:53avec des slogans
00:16:54extrêmement violents
00:16:55notamment
00:16:56des appels
00:16:57à l'insurrection.
00:16:58Le dispositif
00:16:59sécuritaire
00:17:00lui sera
00:17:01le même
00:17:01que lors
00:17:02des manifestations
00:17:03du 24 octobre
00:17:05avec 70 000 policiers
00:17:06déployés
00:17:07partout
00:17:08dans l'hexagone
00:17:10épaulés
00:17:10par la BRI
00:17:11le RAID
00:17:12et le GIGN.
00:17:14Les 26 véhicules
00:17:15sans tort
00:17:16seront également
00:17:17aux côtés
00:17:17des forces de l'ordre
00:17:18avec les lanceurs d'eau.
00:17:21Pardon Alain Bensoussan
00:17:2370 000 policiers
00:17:24et gendarmes
00:17:24mobilisés
00:17:25des blindés
00:17:25des hélicoptères
00:17:26dorénavant
00:17:27ça va être ça
00:17:27tous les week-ends ?
00:17:28Oui sauf qu'il y a
00:17:29une nouvelle loi
00:17:30quand même
00:17:30depuis le temps
00:17:31qu'on l'appelait
00:17:32cette nouvelle loi
00:17:32après riposte
00:17:33il y en a une autre
00:17:34casseur-payeur
00:17:35à travers trois notions
00:17:36très importantes
00:17:37première notion
00:17:38libérer les drones
00:17:39pouvoir les utiliser
00:17:40Pardon
00:17:41vous voyez bien
00:17:42que pour le moment
00:17:42toutes ces lois
00:17:43elles ne servent à rien
00:17:43dans les faits
00:17:45elles ne servent à rien
00:17:45vous avez raison
00:17:46elles n'existaient pas
00:17:47elles n'existaient pas
00:17:48parce qu'on bloquait
00:17:49la possibilité d'utiliser
00:17:50les drones
00:17:51de les suivre
00:17:51Mais même casseur-payeur
00:17:53on l'a amélioré
00:17:56sur un deuxième point
00:17:57toute personne
00:17:58qui reste effectivement
00:17:59dans une manifestation
00:18:00qui est appelée
00:18:02à être arrêtée
00:18:04ou terminée
00:18:05ou se séparer
00:18:06toutes les personnes
00:18:07qui resteront
00:18:08seront tous
00:18:09solidairement
00:18:10par une sorte
00:18:10de complicité
00:18:12de présence
00:18:13sur toutes les sommes
00:18:14cassées
00:18:15dans la limite
00:18:16J'entends
00:18:16mais Baptiste Gilly
00:18:17vous vous rendez compte
00:18:18on parle encore une fois
00:18:19d'une manifestation
00:18:21lycéenne
00:18:21à l'origine
00:18:22qui se reproduit
00:18:25Il y en a des lycéens
00:18:26ceux qui sont allés voir
00:18:28aujourd'hui
00:18:29le ministre de l'Intérieur
00:18:30ils sont là
00:18:31et ils appellent
00:18:31ils appellent
00:18:33ils ne sont pas là
00:18:35en train de casser
00:18:36mais en tous les cas
00:18:39ils ne condamnent pas
00:18:40tous réellement
00:18:41les violences
00:18:41disons-le clairement
00:18:42et aujourd'hui
00:18:43ils utilisent aussi
00:18:44d'une certaine façon
00:18:45ces violences
00:18:45pour faire pression
00:18:46sur le gouvernement
00:18:47disons-le
00:18:47et pour dire
00:18:48qu'on va continuer
00:18:49alors si eux
00:18:50ne cassent pas
00:18:50ils savent que
00:18:51s'ils continuent
00:18:52ils donnent l'opportunité
00:18:53aussi aux casseurs
00:18:53d'être là
00:18:58Là par exemple
00:18:58on entend Laurent Nouniez
00:18:59nous parler d'un dispositif
00:19:01moi j'ai dit XXL
00:19:01mais effectivement
00:19:02les mots qu'il emploie
00:19:03il emploie
00:19:04dispositif de sécurité
00:19:05exceptionnel
00:19:05mais sauf que là
00:19:06ça n'a plus rien d'exceptionnel
00:19:08si c'est tous les week-ends
00:19:08Baptiste Gilly
00:19:09Tout à fait
00:19:10et puis on voit
00:19:10qu'au-delà de ça
00:19:11au-delà des week-ends
00:19:12dès la rentrée
00:19:13ça va se continuer
00:19:15au niveau des lycées
00:19:16dans les universités
00:19:17nous on le voit
00:19:18avec l'Uni
00:19:19depuis des années
00:19:20sur les universités
00:19:21à partir du moment
00:19:21où il y a un blocage
00:19:22où on laisse
00:19:22l'extrême gauche
00:19:23s'imprégner
00:19:24sur le campus
00:19:25tous les mois
00:19:26ça revient
00:19:27et les présidents
00:19:28d'universités
00:19:28cèdent tout
00:19:29et tous les mois
00:19:29ça revient quand même
00:19:30puisque leur stratégie
00:19:31c'est de tout bordéliser
00:19:32et de gagner
00:19:33à la fois des étudiants
00:19:34des voix
00:19:35et de l'influence
00:19:35sur les universités
00:19:36comme ça
00:19:37donc là c'est en train
00:19:38de déborder
00:19:38dans le reste de la société
00:19:39on voit que dans les lycées
00:19:40c'est la même chose
00:19:40on a toujours
00:19:41une ultra minorité
00:19:42parce qu'il faut le dire
00:19:43l'écrasante majorité
00:19:44des étudiants et des lycéens
00:19:45veulent simplement
00:19:46retourner travailler
00:19:47ne bloquent pas
00:19:47ne cassent pas
00:19:48ne dégradent pas
00:19:48mais donc on a des minorités
00:19:50ultra agissantes
00:19:51qui comme ça
00:19:55faire pression
00:19:56sur le gouvernement
00:19:57et le gouvernement
00:19:58cède bêtement
00:19:59à toutes les revendications
00:20:00et en fait
00:20:01se met à genoux
00:20:02face à ces groupuscules violents
00:20:04Alors concernant
00:20:05les appels à manifester
00:20:06parce que là aussi
00:20:06effectivement
00:20:07je suis d'accord
00:20:08il y a des lycéens
00:20:08qui manifestent
00:20:09pour leurs revendications
00:20:11il y a les casseurs
00:20:12mais il y a aussi
00:20:13des appels
00:20:13qui sont relativement ambigu
00:20:14ces appels
00:20:15qui fleurissent
00:20:17sur les réseaux sociaux
00:20:17dont parlait tout à l'heure
00:20:19Laurent Nunez
00:20:19qui appellent finalement
00:20:21aux ténèbres en fait
00:20:23ils disent
00:20:23on n'a pas ce qu'on veut
00:20:24alors on va tout casser
00:20:25et écoutez ce que disait
00:20:27Laurent Nunez
00:20:28tout à l'heure
00:20:29donc les appels
00:20:30qu'on retrouve
00:20:30sur les réseaux sociaux
00:20:33des appels
00:20:33à faire la révolution
00:20:34à tout casser
00:20:35on écoute le ministre
00:20:36de l'Intérieur
00:20:37Le 31 octobre
00:20:38donc est la journée
00:20:39d'Halloween
00:20:40et nous avons
00:20:42nous enregistrons
00:20:43sur les réseaux sociaux
00:20:44de nombreux appels
00:20:46à rassemblements
00:20:47aux alentours de 20h
00:20:49en tout cas
00:20:49dans la soirée
00:20:50on va dire
00:20:51nous avons de nombreux appels
00:20:52à rassemblements
00:20:53qui émanent
00:20:54donc de la mouvance
00:20:55d'ultra-gauche
00:20:56de l'extrême-gauche radicalisée
00:20:57de certains sites
00:20:59de gilets jaunes radicalisés
00:21:00qui invitent donc
00:21:02les gens à se rendre
00:21:03dans des rassemblements
00:21:04sur des rassemblements
00:21:05de voies publiques
00:21:06à partir de 20h
00:21:07dans de nombreuses villes
00:21:08de France
00:21:09avec des messages
00:21:11qui sont
00:21:12des messages
00:21:13qui sont particulièrement
00:21:17on va dire
00:21:17violents
00:21:18avec des messages
00:21:19qui appellent
00:21:19à faire la révolution
00:21:21Alors on peut
00:21:23se satisfaire d'un truc
00:21:24maître Bensoussan
00:21:25c'est-à-dire
00:21:25vous savez que
00:21:27le numérique
00:21:27c'est votre spécialité
00:21:28on peut peut-être
00:21:28se satisfaire
00:21:29que le gouvernement
00:21:30en tous les cas
00:21:31les services de renseignement
00:21:32ont retrouvé
00:21:33leur connexion internet
00:21:34parce que
00:21:35le 17 octobre dernier
00:21:36il y avait exactement
00:21:37le même type d'appels
00:21:38sur les réseaux
00:21:39mais on nous avait dit
00:21:40que les services de renseignement
00:21:41n'avaient rien vu
00:21:43étaient passés à côté
00:21:44Ils étaient passés à côté
00:21:45parce qu'ils ne surveillaient pas
00:21:46là on n'a pas
00:21:47il n'y a pas besoin de surveiller
00:21:48c'est-à-dire que nous
00:21:49on tombe dessus sans surveiller
00:21:50donc à un moment donné
00:21:51tout le monde tombe
00:21:52sur ces appels
00:21:53Mais aujourd'hui
00:21:54là la réglementation existe
00:21:55souvent je dis
00:21:56la réglementation
00:21:57ne permet pas d'agir
00:21:58cette fois-ci
00:21:58la réglementation
00:21:59elle permet
00:22:00on a la possibilité
00:22:01d'avoir les adresses IP
00:22:02de suivre effectivement
00:22:03l'ensemble des communications
00:22:05Je suis d'accord avec vous
00:22:06mais alors qu'est-ce qu'on fait ?
00:22:07Eh bien ce qu'il devait faire
00:22:08c'est arrêter les gens
00:22:09cette fois-ci c'est possible
00:22:10En amont
00:22:11En amont
00:22:11Mais vous voyez bien
00:22:12qu'ils ne le font pas
00:22:14Je ne suis qu'un pauvre
00:22:15petit spécialiste
00:22:16Donc vous voyez bien
00:22:17que ça ne change rien
00:22:19La loi vient s'entiler
00:22:21sur des lois
00:22:21qui existent déjà
00:22:22sur le plan du terrain
00:22:23Quand vous discutez
00:22:24avec les forces de police
00:22:25qui sont entre manifestation
00:22:27et la multiplication
00:22:27des sites de conflictualité
00:22:29c'est-à-dire que dans la ville
00:22:30la stratégie de la dernière fois
00:22:31ça a été 150 dans Paris
00:22:32150 dans Paris
00:22:34et ça c'est l'extrême gauche
00:22:35très tôt dans l'après-midi
00:22:36et d'autres ultra-gauches
00:22:38c'est les black blocs
00:22:38et puis après vous avez
00:22:39les pilleurs qui arrivent
00:22:40les pilleurs et les casseurs
00:22:41ils étaient débordés
00:22:42même s'ils sont 70 000
00:22:44on rajoute 20 000
00:22:44par rapport à la dernière fois
00:22:45s'ils ne font pas
00:22:46le travail en amont
00:22:47s'ils n'interviennent pas
00:22:48sur le site
00:22:49mais vous vous rendez compte
00:22:49les capacités qu'il faut
00:22:50à intervenir sur les sites
00:22:53personnels, domiciliaires
00:22:54des gens qui sont
00:22:54éventuellement en situation
00:22:55de devoir être bloqués
00:22:56avant qu'ils puissent intervenir
00:22:57Donc en fait
00:22:58en substance
00:22:59on a le droit de le faire
00:22:59mais on ne le fera pas
00:23:00Mais parce qu'on n'aura pas
00:23:01les moyens humains
00:23:02de le faire en réalité
00:23:03parce que même pour attraper
00:23:04les gens sur le terrain
00:23:05vous allez rafler les gens
00:23:05vous allez prendre 250 personnes
00:23:07comme ça
00:23:07et vous allez les embarquer
00:23:08en responsabilité collective
00:23:09c'est physiquement
00:23:10très difficile
00:23:11donc on est face
00:23:12à quelque chose
00:23:13qui vous montrait
00:23:14des images qui sont derrière
00:23:15oui on a
00:23:15le 31 décembre
00:23:17c'est Halloween
00:23:17il faut espérer
00:23:18que ce ne soit pas
00:23:18American Nightmare
00:23:19la purge
00:23:19parce que
00:23:2031 décembre
00:23:22j'espère qu'on n'aura pas
00:23:22ce genre de choses
00:23:23mais j'espère que mon lapsus
00:23:24n'est pas révélateur
00:23:25d'une crainte
00:23:26ou de quelque chose
00:23:27qui pourrait se passer
00:23:27là la réalité c'est ça
00:23:28alors je suis d'accord
00:23:29il y a des choses
00:23:30qui se sont ouvertes
00:23:31oui il y a des technologies
00:23:32qui peuvent être utilisées
00:23:33la réalité c'est que
00:23:34physiquement et de manière
00:23:34humaine et non pas digitale
00:23:36dans la vraie rue physique
00:23:36on est toujours en difficulté
00:23:37alors on est avec
00:23:38Claude Moniquet justement
00:23:39qui est spécialiste
00:23:40terrorisme et renseignement
00:23:42et qui lui
00:23:42a une connexion internet
00:23:43qui fonctionne bien
00:23:44contrairement visiblement
00:23:45au service de renseignement
00:23:47de l'état
00:23:47Claude bonsoir
00:23:49vous nous dites
00:23:50selon vos informations
00:23:51que la journée de samedi
00:23:52sera manifestement
00:23:53un test
00:23:54avec un très fort risque
00:23:56de trouble
00:23:57oui bien sûr
00:23:58il y a plusieurs facteurs
00:23:59qui sont
00:24:00qui sont rassemblés
00:24:01qui seront rassemblés
00:24:02samedi
00:24:03Michael
00:24:03d'abord bien entendu
00:24:05la continuation du mouvement
00:24:06qui ne s'est pas du tout
00:24:08essoufflée
00:24:09on avait
00:24:11on avait
00:24:12encore 400
00:24:13plus de 400 000 personnes
00:24:15rassemblées
00:24:16samedi dernier
00:24:18550 000
00:24:20une semaine auparavant
00:24:21on verra combien
00:24:22ils seront cette fois-ci
00:24:23mais ce qui complique
00:24:24considérablement les choses
00:24:26c'est qu'effectivement
00:24:27en plus de cette
00:24:28de ces manifestations
00:24:30sociales
00:24:31et lycéennes
00:24:31étudiantes
00:24:32etc
00:24:32qui sont déjà
00:24:34en elles-mêmes
00:24:35un foyer de risque
00:24:36on l'a vu ces dernières semaines
00:24:37on va avoir Halloween
00:24:39et Halloween
00:24:40depuis
00:24:401900
00:24:41pardon
00:24:42depuis
00:24:432016
00:24:44à peu près
00:24:44on a vu une montée
00:24:45en
00:24:46une gradation
00:24:47de la violence
00:24:48à l'occasion
00:24:49des célébrations
00:24:50d'Halloween
00:24:50avec par exemple
00:24:51en 2025
00:24:52en 2022
00:24:53pardon
00:24:54138 véhicules
00:24:55qui avaient été
00:24:56incendiés
00:24:57donc il y a
00:24:58un vrai risque
00:24:59de rencontre
00:25:01d'une part
00:25:01de ces manifestations
00:25:04politiques
00:25:05et de jeunes
00:25:07qui fêteraient
00:25:08de manière un peu
00:25:08excessive
00:25:09voire tout à fait
00:25:10violente
00:25:10Halloween
00:25:11et on a un deuxième risque
00:25:13qui serait le fait
00:25:13que certains émeutiers
00:25:14certains casseurs politiques
00:25:16se camouflent
00:25:17derrière
00:25:18ces festivités
00:25:19d'Halloween
00:25:19puisqu'il y a
00:25:21les masques
00:25:21il y a les maquillages
00:25:23il y a toute une série
00:25:24de choses qui rendent
00:25:24beaucoup plus difficile
00:25:25l'identification des personnes
00:25:27et puis il y aura
00:25:27une multiplication
00:25:28des lieux de rassemblement
00:25:30Alors malgré tout ça
00:25:32derrière effectivement
00:25:32les masques
00:25:33il n'y a pas que
00:25:34les casseurs politiques
00:25:35d'ultra-gauche
00:25:37qui inquiètent
00:25:38il y a évidemment
00:25:38les gilets jaunes
00:25:39également les black blocs
00:25:40qui pourraient répandre
00:25:42également de la violence
00:25:43ce samedi
00:25:43Claudin
00:25:44Oui
00:25:45les black blocs
00:25:46les gilets jaunes
00:25:47ça on les a vus
00:25:47ces dernières semaines
00:25:48mais également
00:25:49puisqu'il y aura
00:25:51vraiment cette conjonction
00:25:52de deux moments
00:25:54le moment
00:25:54des manifestations
00:25:56pendant la journée
00:25:57et puis à partir
00:25:57de la soirée
00:25:58entre 20h
00:25:59et le milieu de la nuit
00:26:00à peu près
00:26:01dit Laurent Nunes
00:26:03le risque très élevé
00:26:05de rassemblement
00:26:06d'Halloween
00:26:06qui dégénérerait
00:26:07et à partir de ce moment-là
00:26:08on peut craindre
00:26:09de voir à cette occasion
00:26:11ressortir
00:26:11et revenir
00:26:12des quartiers
00:26:13les casseurs pieurs
00:26:14qu'on avait vu
00:26:15qu'on avait vu
00:26:16le 17
00:26:17qu'on avait vu à l'oeuvre
00:26:18le 17 octobre
00:26:19ça c'est évidemment
00:26:20le risque principal
00:26:22ce sera réellement
00:26:23une journée
00:26:24à haut risque
00:26:24et 70 000
00:26:25policiers et gendarmes
00:26:27c'est beaucoup
00:26:27c'est effectivement
00:26:29exceptionnel
00:26:30comme vous l'avez dit
00:26:31ça se répète désormais
00:26:32tous les week-ends
00:26:32mais on peut penser
00:26:34que ce ne sera pas suffisant
00:26:35pour faire face
00:26:37à la multiplication
00:26:37des possibilités
00:26:39des foyers de tension
00:26:40samedi
00:26:40et dans la nuit
00:26:41de samedi à dimanche
00:26:42Merci beaucoup
00:26:43Claude Moniquet
00:26:44merci d'avoir été avec nous
00:26:45ce soir
00:26:45spécialiste terrorisme
00:26:46et renseignement
00:26:47pendant ce temps
00:26:47on discute toujours
00:26:49au plus haut sommet de l'Etat
00:26:50de quoi ?
00:26:51Eh bien du parcours
00:26:52de cette manifestation
00:26:54un parcours propice
00:26:55à ce que tout se déroule
00:26:56correctement
00:26:57c'est ce que cherchent
00:26:57les autorités
00:26:58sauf que les syndicats
00:27:00eux veulent absolument
00:27:00manifester en centre-ville
00:27:01alors on fait le point
00:27:02avec Nicolas Roger
00:27:05Entre l'Etat
00:27:06et les représentants
00:27:07des différents mouvements
00:27:08le bras de fer
00:27:09se situe aussi
00:27:10sur les modalités
00:27:11de la manifestation
00:27:12le gouvernement
00:27:13exclut tout cortège
00:27:15en centre-ville
00:27:15c'est pourquoi
00:27:16à Paris
00:27:17la préfecture
00:27:18propose ce trajet
00:27:19ici en bleu
00:27:20reliant la porte
00:27:21de Bagnolet
00:27:21dans le 20e arrondissement
00:27:23à la porte de Charenton
00:27:25située dans le 12e arrondissement
00:27:26un parcours
00:27:28en lisière de la capitale
00:27:29loin des grandes artères
00:27:31du centre de Paris
00:27:32mais la CGT
00:27:33souhaite parcourir
00:27:35un itinéraire classique
00:27:36ici sur lignée en vert
00:27:37le cortège
00:27:39partirait de la place
00:27:40de la Bastille
00:27:40et arriverait place
00:27:42de la nation
00:27:42la coordination
00:27:44des gilets jaunes
00:27:44a déposé un autre parcours
00:27:46cette fois-ci en jaune
00:27:48et déjà détaillé
00:27:49par le mouvement
00:27:50eux aussi
00:27:51souhaitent partir
00:27:52de la place de la Bastille
00:27:53passer ensuite
00:27:54par la place
00:27:55de la République
00:27:55les grands boulevards
00:27:57la place de l'Opéra
00:27:58la place de la Madeleine
00:27:59et enfin
00:28:00la place de la Concorde
00:28:01pour revendiquer
00:28:02finalement
00:28:03face à l'Assemblée nationale
00:28:04un parcours
00:28:05qui ne devrait pas
00:28:06être validé
00:28:07par la préfecture
00:28:08en raison de la forte
00:28:09concentration de commerce
00:28:10et de grandes enseignes
00:28:11exposées à d'éventuels
00:28:13pillages et dégradations
00:28:14mais la décision
00:28:16n'est pas encore publiée
00:28:17par la préfecture
00:28:18et les différents parcours
00:28:20ne sont pas
00:28:20officiellement refusés
00:28:21les syndicats
00:28:23réclament au plus vite
00:28:24un arrêté d'interdiction
00:28:25partielle de manifester
00:28:27afin d'avoir le temps
00:28:28de le contester
00:28:29en justice
00:28:29la tension monte
00:28:31et le ministre de l'Intérieur
00:28:33a annoncé un dispositif
00:28:34similaire à celui
00:28:35du week-end dernier
00:28:36qui comptait
00:28:3770 000 policiers
00:28:38et gendarmes
00:28:39déployés dans toute la France
00:28:41alors ça aussi
00:28:42c'est étonnant
00:28:43parce qu'après
00:28:43les violences
00:28:44des dernières semaines
00:28:45est-ce que vouloir
00:28:46absolument manifester
00:28:48dans le centre de Paris
00:28:48quand on est un syndicat
00:28:50sur un syndicat
00:28:52de lycéens
00:28:52ou autre
00:28:53quand on est gilet jaune
00:28:54est-ce que c'est défendre
00:28:56une forme de liberté
00:28:57ou est-ce que
00:28:58c'est pas aussi chercher
00:28:59une forme de rapport
00:29:00de force
00:29:01avec les autorités
00:29:02oui et c'est surtout
00:29:04dans le contexte
00:29:05absolument irresponsable
00:29:07on a vu
00:29:08donc ce qui s'est passé
00:29:09on sait qu'on a assisté
00:29:11à des débordements
00:29:12qu'on n'avait jamais vus
00:29:14je veux dire
00:29:15la planète entière
00:29:15a regardé Paris
00:29:16a regardé ce qui se passe
00:29:17en France
00:29:18et il y a eu
00:29:19énormément d'inquiétudes
00:29:21on a vu même
00:29:21des placardages
00:29:23moi je parlais
00:29:23avec des commerçants
00:29:24avec des restaurateurs
00:29:25qui ont décidé
00:29:27de fermer
00:29:28vraiment par précaution
00:29:29en se disant
00:29:30peut-être que ça va
00:29:30dégénérer le 24 aussi
00:29:33donc attendez
00:29:33on présente
00:29:34on essaie de se dire
00:29:35que oui ça va bien se passer
00:29:36de passer sur les grands boulevards
00:29:38d'aller proche
00:29:38où il y a tous les commerces
00:29:40mais même tout à l'heure
00:29:41on était en train de dire
00:29:42qu'il y avait des gens
00:29:43il y avait des lycéens
00:29:44qui voulaient manifester
00:29:46simplement manifester
00:29:47qu'il y avait des revendications
00:29:48qui n'étaient absolument
00:29:49pas des casseurs
00:29:50ok
00:29:50mais alors à ce moment-là
00:29:51on leur dit
00:29:52vous manifestez ici
00:29:53parce qu'à tel endroit
00:29:54il y a un trop grand risque
00:29:57de casse et de pillage
00:29:58vous manifestez à cet endroit-là
00:29:59et ça ne leur va pas
00:30:01Baptiste Gilly
00:30:01tout à fait
00:30:02et puis là on voit bien
00:30:03quand même
00:30:03dans ce mouvement-là
00:30:05les revendications
00:30:06elles ne servent que de prétexte
00:30:07à justement
00:30:07certains groupes d'ultra-gauche
00:30:09certains casseurs
00:30:09pour agréger tout ça
00:30:11et en fait
00:30:11ils n'ont que faire
00:30:12que le parcours soit là-haut-là
00:30:14ils veulent leur parcours
00:30:15à eux
00:30:16et puis rien d'autre
00:30:17parce que justement
00:30:18ils veulent profiter
00:30:18de cette occasion
00:30:19pour pouvoir
00:30:19soulever une partie
00:30:20avoir des images chocs
00:30:22et c'est ces minorités-là
00:30:23qui demandent
00:30:24avoir ce genre de tracé
00:30:26alors à travers tout ça
00:30:27il y a aussi et surtout
00:30:29l'inquiétude évidemment
00:30:30des commerçants
00:30:31qui vivent en ce moment
00:30:32un cauchemar
00:30:33la peur pour leur commerce
00:30:35le fait de ne pas savoir
00:30:36s'il faut ouvrir
00:30:37ou fermer
00:30:38le manque à gagner
00:30:38parce que vous imaginez
00:30:39évidemment que si ça dure
00:30:40jusqu'à Noël
00:30:41ça risque d'être
00:30:41particulièrement compliqué
00:30:42regardez quelques images
00:30:43des précédentes manifestations
00:31:37de où c'est interdit
00:31:39d'avoir des pétards
00:31:51Bonsoir Johan
00:31:52Bonsoir
00:31:53Vous êtes commerçant
00:31:54dans le 11ème arrondissement
00:31:55votre boutique a été saccagée
00:31:56le 17 octobre dernier
00:31:58vous étiez venu
00:31:58sur notre plateau
00:31:59nous en parler
00:32:00merci d'être avec nous
00:32:02ce soir
00:32:02qu'est-ce que vous vous dites
00:32:03en regardant ces images ?
00:32:05C'est forcément
00:32:07c'est forcément terrible à voir
00:32:08moi je ne suis pas là
00:32:10dans les images
00:32:10que vous avez montrées
00:32:11mais il m'est arrivé
00:32:12exactement la même chose
00:32:14voilà
00:32:15maintenant
00:32:17ma vitrine
00:32:18est entièrement barricadée
00:32:19avec du bois
00:32:20avec une protection
00:32:22c'est quelque chose
00:32:23d'absolument
00:32:24anormal
00:32:25et malgré tout
00:32:26vous parliez du
00:32:27vous parliez du
00:32:28du trajet
00:32:29moi ça fait
00:32:3023 ans
00:32:31que je suis place
00:32:32de la Bastille
00:32:33j'ai absolument vu
00:32:34toutes les manifestations
00:32:35que ce soit des retraites
00:32:36de la loi travail
00:32:37j'en passe
00:32:38de la Palestine
00:32:39et encore
00:32:40jusqu'à présent
00:32:41ça s'est passé
00:32:43plus ou moins
00:32:44normalement
00:32:45même quand il y avait
00:32:45énormément de monde
00:32:46et j'ai quand même
00:32:48l'impression que
00:32:49ce qu'on a vu
00:32:50le 17 octobre
00:32:51c'est quelque chose
00:32:51qui s'est collé
00:32:53au mouvement
00:32:54qui n'a pas grand chose
00:32:55à voir
00:32:56qui s'est vraiment
00:32:57collé au mouvement
00:32:58puisque ça a duré
00:32:58toute la nuit
00:32:59on va continuer
00:33:00à en parler avec vous
00:33:00dans un instant
00:33:01on écoutera aussi
00:33:01Laurent Nouniez
00:33:02tenter de rassurer
00:33:04les commerçants
00:33:04vous nous direz si ça marche
00:33:05restez avec nous
00:33:06pour la suite
00:33:07de Soir Info
00:33:07sur CNews
00:33:11à l'approche
00:33:12d'un nouveau samedi
00:33:13de mobilisation
00:33:14l'inquiétude
00:33:15grandit
00:33:15chez les commerçants
00:33:17après les dégradations
00:33:18et les pillages
00:33:19du 17 octobre dernier
00:33:20beaucoup redout
00:33:21de nouvelles violences
00:33:22entre la peur
00:33:23de voir leur boutique
00:33:25saccagée
00:33:25l'incertitude
00:33:26sur l'ouverture
00:33:26des magasins
00:33:27et les pertes
00:33:27de chiffres d'affaires
00:33:28la situation devient
00:33:29particulièrement difficile
00:33:30et une question
00:33:31se pose désormais
00:33:32si les tensions
00:33:33se prolongent
00:33:34jusqu'à Noël
00:33:35comment les commerces
00:33:36vont-ils pouvoir
00:33:37survivre
00:33:38vont-ils pouvoir
00:33:38tenir ?
00:33:39Johan
00:33:39samedi vous avez prévu
00:33:41d'ouvrir votre commerce
00:33:42ou est-ce que vous allez
00:33:43baisser le rideau ?
00:33:43j'imagine que c'est une question
00:33:44qui se pose
00:33:45ça se pose effectivement
00:33:46maintenant
00:33:47je vous l'ai dit
00:33:48ça fait 22 ans
00:33:49que j'ai un commerce
00:33:51place de la Bastille
00:33:52donc j'ai à peu près vu
00:33:53toutes les manifestations
00:33:54possibles et imaginables
00:33:55maintenant
00:33:56ce qu'on a vécu
00:33:57le 17 octobre
00:33:58c'était vraiment unique
00:34:00c'était vraiment
00:34:01des pillages en règle
00:34:03et par contre
00:34:04la semaine d'après
00:34:05c'est-à-dire samedi dernier
00:34:06les moyens mis en oeuvre
00:34:08par la police
00:34:09et d'ailleurs
00:34:10un système
00:34:11un tout nouveau système
00:34:12qui existe
00:34:13je crois depuis
00:34:13le mois de septembre
00:34:15à peu près
00:34:15qui s'appelle
00:34:16C'est plus sûr
00:34:17que tous les commerçants
00:34:19et riverains
00:34:19des endroits
00:34:20de manifestants
00:34:21reçoivent des SMS
00:34:22de la préfecture
00:34:23avec des infos réelles
00:34:25et c'est vraiment
00:34:26un système
00:34:27qui est très bien fait
00:34:27pour le coup
00:34:28une fois n'est pas coutume
00:34:29c'est vraiment pas mal
00:34:31mais c'est-à-dire que là
00:34:32le 24 octobre
00:34:33la semaine dernière
00:34:35le système
00:34:36était tellement puissant
00:34:38qu'en fait
00:34:39il a complètement
00:34:39paralysé le commerce
00:34:40en fait
00:34:41Est-ce que vous pouvez
00:34:41nous rappeler Yohan
00:34:42en quelques mots
00:34:43en 15 secondes
00:34:44en gros
00:34:44ce qui s'est passé
00:34:45pour vous le 17 octobre
00:34:47parce que vous
00:34:47vous êtes finalement
00:34:47retrouvé en plus
00:34:48nez à nez
00:34:49avec les personnes
00:34:50qui ont saccagé
00:34:51votre boutique
00:34:51En fait
00:34:52tout simplement
00:34:53la manifestation
00:34:54le 17 octobre
00:34:55n'avait pas lieu
00:34:55à Bastille
00:34:56on était censé
00:34:57y échapper
00:34:58ça s'est passé
00:34:58entre République
00:35:00et
00:35:01Et il risque
00:35:02de se passer
00:35:02la même chose
00:35:03puisqu'on interdit
00:35:03les centres-villes
00:35:04mais c'est pas sûr
00:35:05que ces interdictions
00:35:05soient respectées
00:35:06Des petits groupes
00:35:08un peu éparses
00:35:08ont commencé
00:35:09à se balader
00:35:10un peu dans Paris
00:35:11et on sont arrivés
00:35:12à Bastille
00:35:13et moi
00:35:14c'est la voisine
00:35:15du premier étage
00:35:15qui m'a appelé
00:35:16en panique
00:35:17et qui m'a dit
00:35:18il y a un groupe
00:35:18qui est en train de
00:35:19un, casser le magasin
00:35:20et deux, vouloir
00:35:20y mettre le feu
00:35:22donc est-ce que
00:35:23c'est une bêtise de ma part
00:35:24j'y suis allé
00:35:25je me suis retrouvé
00:35:25nez à nez avec eux
00:35:27ça a été un peu
00:35:27ça a été un peu violent
00:35:29bon ben voilà
00:35:29ils ont saccagé
00:35:30pillé
00:35:32mais j'étais pas le seul
00:35:33ils ont à peu près
00:35:33saccagé
00:35:34pillé tout le boulevard
00:35:35Vincent Roy
00:35:35on parlait tout à l'heure
00:35:36des trajets
00:35:37qui sont effectivement
00:35:39proposés par les autorités
00:35:40cette bataille
00:35:41effectivement avec les syndicats
00:35:42mais en réalité
00:35:44est-ce que ça change
00:35:45quelque chose ?
00:35:46Vous voyez bien
00:35:46ce qui s'est passé
00:35:47pour Johan
00:35:48et pour sa boutique
00:35:49c'est-à-dire que
00:35:49c'est pas parce que
00:35:49le gouvernement dit
00:35:50ben non
00:35:50vous n'aurez pas le droit
00:35:51de manifester en centre-ville
00:35:53que ceux qui ont envie
00:35:54de casser en pleine nuit
00:35:55et de piller des commerces
00:35:56vont obéir
00:35:58aux directives
00:35:59de Laurent Nunez
00:36:00c'est tout le problème
00:36:01c'est-à-dire que
00:36:02on est là
00:36:03face à un gouvernement
00:36:04qui
00:36:05il faut bien le remarquer
00:36:06est très faible
00:36:07il est un peu
00:36:08il est un peu dépassé
00:36:09par les événements
00:36:10il est un peu dépassé
00:36:11par
00:36:13les pillards
00:36:14d'une part
00:36:15et
00:36:16cette extra-gauche
00:36:18qu'on appelle
00:36:18les black blocs
00:36:19mais
00:36:19il y a une conjonction
00:36:21évidemment
00:36:21entre les deux
00:36:22toi tu parles
00:36:23d'organisation
00:36:24tu parles
00:36:25de coordination
00:36:26et je crois
00:36:28que tu as raison
00:36:29et là
00:36:29le gouvernement
00:36:30est dépassé
00:36:30parce qu'ils sont pris
00:36:31à revers
00:36:32sur des groupes
00:36:33épars
00:36:34qui occupent
00:36:35une partie
00:36:36de la police
00:36:37d'un côté
00:36:38pour que les autres
00:36:39d'une certaine manière
00:36:40puissent commettre
00:36:41leurs exactions
00:36:42ce qui fait
00:36:42qu'ils désorganisent
00:36:45le système
00:36:47policier
00:36:48qui est mis en place
00:36:49ils sont extrêmement mobiles
00:36:50et le gouvernement
00:36:52se retrouve
00:36:53pris en défaut
00:36:54d'autant que
00:36:54au maximum
00:36:56la doctrine
00:36:57du maintien de l'ordre
00:36:58consiste
00:36:59à ne pas aller au contact
00:37:01donc on ne maintient pas l'ordre
00:37:02on maintient le désordre
00:37:03de manière à ce que
00:37:04ça ne grossisse
00:37:06ça n'aille pas grossissant
00:37:07c'est tout ce qu'on fait
00:37:08on ne veut pas
00:37:09assumer
00:37:10le fait
00:37:10d'aller au contact
00:37:12c'est-à-dire
00:37:12assumer
00:37:13les conséquences
00:37:14du contact
00:37:14on a absolument peur
00:37:16qu'un des émeutiers
00:37:21fasse les frais
00:37:23d'une violence
00:37:23policière
00:37:24légitime
00:37:25et enflamme
00:37:26encore davantage
00:37:30la situation
00:37:30donc on est
00:37:31face à un gouvernement
00:37:32faible
00:37:33les émeutiers
00:37:34les pillards
00:37:36et les black blocs
00:37:36le savent
00:37:37pertinemment
00:37:38alors écoutons
00:37:38ce que disait
00:37:39cet après-midi
00:37:39Laurent Nunez
00:37:40pour rassurer
00:37:41justement
00:37:42les commerçants
00:37:44pour rassurer
00:37:45nos commerçants
00:37:46que le dispositif
00:37:48qui avait été mis en place
00:37:48pour protéger
00:37:49les centres-villes
00:37:50sera évidemment
00:37:50reconduit
00:37:51au même titre
00:37:52que celui
00:37:52qui avait été mis en place
00:37:53pour les centres commerciaux
00:37:55qui se trouvent
00:37:55à la périphérie
00:37:56des villes
00:37:57et pour lesquels
00:37:58en zone police
00:37:59on a mobilisé
00:38:00énormément de gendarmes
00:38:01qui sont venus
00:38:02sécuriser ces centres commerciaux
00:38:04évidemment
00:38:05eu égard
00:38:06aux nombreux appels
00:38:07à commettre des pillages
00:38:08que l'on enregistre
00:38:09sur les réseaux sociaux
00:38:10ce dispositif
00:38:11sera reconduit
00:38:12et amplifié
00:38:13voilà
00:38:14donc cette doctrine
00:38:14c'est une doctrine
00:38:15de grande réactivité
00:38:16une doctrine opérationnelle
00:38:18qui se veut efficace
00:38:20et extrêmement ferme
00:38:22bon alors
00:38:22est-ce que vous êtes rassuré
00:38:23Yoann ?
00:38:25rassuré
00:38:25pour la sécurité
00:38:26oui
00:38:26pour la consommation
00:38:28absolument pas
00:38:31la consommation
00:38:32il faut être
00:38:33dans une humeur
00:38:34il faut être
00:38:34dans une ambiance
00:38:37tout soutien
00:38:38qu'on peut avoir
00:38:38pour les forces de l'ordre
00:38:39pour les CRS
00:38:42et tout ça
00:38:43concrètement
00:38:44est-ce que vous avez
00:38:44une idée là déjà
00:38:45alors d'abord
00:38:45de ce que ça vous a coûté
00:38:47en termes de dégradation
00:38:48maintenant j'imagine
00:38:49que les assurances
00:38:50vont à un moment donné
00:38:50prendre en charge
00:38:51on n'en est qu'au début
00:38:52mais oui
00:38:53et concernant le manque
00:38:54à gagner
00:38:55de ces week-ends
00:38:56le manque à gagner
00:38:57le manque à gagner
00:38:58on le connaît
00:38:59voilà depuis
00:38:59depuis 20 ans
00:39:01quand il y a des manifestations
00:39:02on sait qu'au moment
00:39:03du passage
00:39:03de la manifestation
00:39:04bon bah
00:39:04il faut fermer
00:39:05mais à la limite
00:39:07c'est un peu
00:39:07du gagnant-gagnant
00:39:08parfois ça amène du monde
00:39:09parfois
00:39:10jusqu'à il y a 4-5 ans
00:39:12ça se passait plutôt
00:39:13dans une
00:39:14ambiance un peu merguez
00:39:17festive
00:39:17c'était plutôt sympa
00:39:18maintenant
00:39:19quand on nous dit
00:39:21de fermer
00:39:21il faut fermer
00:39:21et ça
00:39:22vu que vous fermez
00:39:23de vous-même
00:39:26aucune assurance
00:39:27ne va s'amuser
00:39:28à prendre ça en charge
00:39:28et quand on a demandé
00:39:30enfin quand les associations
00:39:31de commerçants
00:39:31Bastille, République, Nation
00:39:33ont demandé
00:39:34à la mairie de Paris
00:39:35de changer les parcours
00:39:36c'est toujours
00:39:38l'être morte
00:39:39et quand là
00:39:39on commence à dire
00:39:40ça va être sur les maréchaux
00:39:41ça ne tiendra jamais
00:39:43Baptiste Gilly
00:39:43qu'est-ce que vous vous dites
00:39:44en tant qu'étudiant
00:39:48on imagine évidemment
00:39:49les étudiants
00:39:49qui participent aussi
00:39:50à ces manifestations
00:39:51les lycéens
00:39:52ces jeunes
00:39:52est-ce qu'ils ont
00:39:53réellement conscience
00:39:54finalement
00:39:55de ce qu'ils font vivre
00:39:56à une partie de la population
00:39:58aujourd'hui ?
00:39:59Je ne sais pas
00:39:59s'ils ont conscience
00:40:01je ne pense pas
00:40:02quand on a des agissements
00:40:02comme ça
00:40:03mais surtout moi
00:40:03ce que je déplore
00:40:04c'est qu'il y a énormément
00:40:05d'étudiants de lycéens
00:40:06qui passent pour les idiots utiles
00:40:07de certains groupes radicaux
00:40:09et en fait
00:40:10leur revendication
00:40:11parfois légitime
00:40:12avoir un professeur
00:40:13devant chaque classe
00:40:14avoir du bâti de qualité
00:40:15passe totalement
00:40:16au second plan
00:40:16par rapport à
00:40:18toutes ces violences
00:40:19et tout ce qui se passe
00:40:19et en fait
00:40:20la France Insoumise
00:40:21des groupes d'ultra-gauche
00:40:23que nous on voit
00:40:23d'habitude aussi dégradés
00:40:25sur les campus
00:40:25arrivent à récupérer
00:40:27toute cette séquence
00:40:28et à être
00:40:28les vrais gagnants politiques
00:40:29mais en réalité
00:40:31moi je déplore justement
00:40:32c'est les lycéens
00:40:34et les étudiants
00:40:35qui sont complètement utilisés
00:40:36mais enfin il y a quand même
00:40:37une défaite
00:40:38il y a une défaite politique
00:40:40du gouvernement
00:40:40qui est patente
00:40:41parce que
00:40:42vous avez
00:40:43des lycéens
00:40:44qui revendiquent des choses
00:40:45de manière légitime
00:40:46par exemple
00:40:46sur Parcoursup
00:40:47mais ils ont eu quand même
00:40:49ils ont eu quand même
00:40:50un certain nombre
00:40:52on leur a donné des gages
00:40:53quand même
00:40:53sur Parcoursup
00:40:54sur
00:40:54bon
00:40:56malgré tout
00:40:56ils ont quand même
00:40:57gagné quelque chose
00:40:58dans le même temps
00:40:59il y a eu Parcoursup
00:40:59il y a eu les professeurs
00:41:01remplaçants
00:41:02oui mais dans le même temps
00:41:03ils ont eu tout ça
00:41:05parce que
00:41:05d'une certaine façon
00:41:06des casseurs sont venus
00:41:08et ont mis le bazar
00:41:09sans quoi
00:41:09ils n'auraient pas eu
00:41:103000 professeurs
00:41:11qui sont sortis du chapeau
00:41:12ils n'auraient pas eu
00:41:15un Parcoursup
00:41:16modifié
00:41:17ils n'auraient pas eu
00:41:17vous voyez ce que je veux dire
00:41:18mais tout ça
00:41:18c'est une faillite de l'Etat
00:41:20non
00:41:20c'est une faillite
00:41:22politique
00:41:22c'est à dire que l'Etat
00:41:23l'Etat n'a rien prévu
00:41:24l'Etat n'a rien fait
00:41:25et tant que vous n'êtes pas
00:41:26dans la rue
00:41:26et que vous ne cassez pas
00:41:27vous n'obtenez rien
00:41:28alors parmi les mesures d'aide
00:41:29j'aimerais qu'on regarde ce sujet
00:41:30parce que le gouvernement
00:41:31compte encourager
00:41:32les maires et les préfets
00:41:34à autoriser
00:41:34jusqu'à Noël
00:41:35des ouvertures
00:41:36dominicales
00:41:37exceptionnelles
00:41:38pour les commerces
00:41:38affectés
00:41:39les samedis
00:41:40par les manifestations
00:41:41est-ce que ça va servir
00:41:43à quelque chose
00:41:43vous allez nous dire
00:41:44ce que vous en pensez
00:41:46Johan
00:41:46voyons d'abord
00:41:47le sujet de Nicolas Roger
00:41:50une nouvelle crise
00:41:51et de nouvelles mesures
00:41:53pour aider les commerçants
00:41:54le gouvernement
00:41:55se dit favorable
00:41:56à une ouverture
00:41:57le dimanche
00:41:58en pratique
00:41:59il permettra au préfet
00:42:00d'étendre le nombre
00:42:01de dérogations
00:42:02que le maire
00:42:03pourra ensuite
00:42:04délivrer aux commerçants
00:42:05en effet
00:42:06ce restaurateur
00:42:07lillois évoque
00:42:08les annulations
00:42:09qu'il a subies
00:42:10samedi dernier
00:42:11on avait 25
00:42:1326 couverts
00:42:13au final
00:42:14on a fait 7
00:42:14parce que les gens
00:42:15avaient peur
00:42:16de se retrouver bloqués
00:42:17dans la manif
00:42:18et ce qui arrivait
00:42:18dans le sud du pays
00:42:20cette fois-ci
00:42:21cette commerçante
00:42:22prévoit effectivement
00:42:23d'ouvrir le dimanche
00:42:24il faut trouver
00:42:25une solution
00:42:26et on va vers décembre
00:42:28décembre c'est pratiquement
00:42:29le plus gros mois
00:42:30de l'année
00:42:31il faut qu'on le sauve
00:42:33on n'a pas le choix
00:42:34je veux dire
00:42:35nous on n'a pas le choix
00:42:37autre commerçante
00:42:38niçoise
00:42:39celle-ci est déjà
00:42:40ouverte le dimanche
00:42:41mais selon elle
00:42:42les conséquences
00:42:43de ces manifestations
00:42:44à répétition
00:42:45s'étendent
00:42:46au week-end
00:42:46tout entier
00:42:47avec les émeutes
00:42:49tout ça
00:42:50personne ne descend
00:42:51en ville
00:42:51ou très peu
00:42:52donc on n'a personne
00:42:52le week-end
00:42:53et le dimanche
00:42:54il n'y a pas plus
00:42:54de monde non plus
00:42:56le week-end
00:42:56c'est catastrophique
00:42:58ce mardi
00:42:59le gouvernement
00:43:00assurait à l'Assemblée Nationale
00:43:01qu'aucun commerçant
00:43:03ne sera laissé de côté
00:43:05alors est-ce que ça
00:43:06pourrait servir à quelque chose
00:43:07Johan je crois que vous
00:43:08déjà vous êtes ouvert
00:43:08le dimanche
00:43:09moi je suis dans
00:43:10une zone touristique
00:43:11donc j'ai toujours été
00:43:12ouvert le dimanche
00:43:13et puis vous entendez
00:43:14cette commerçante
00:43:14qui dit finalement
00:43:15que ça n'allait pas
00:43:16changer grand chose
00:43:16parce que les week-ends
00:43:17les week-ends
00:43:18de toute façon
00:43:19samedi et dimanche
00:43:20il n'y a plus personne
00:43:20à cause de ces manifestations
00:43:21l'ouverture du dimanche
00:43:22c'est une arlésienne
00:43:23je me souviens que
00:43:25je crois que c'était
00:43:25Nicolas Sarkozy
00:43:26qui avait voulu
00:43:27libéraliser totalement
00:43:28les ouvertures du dimanche
00:43:29mais c'est une arlésienne
00:43:30il y a des endroits
00:43:31où vous pouvez ouvrir
00:43:31tous les dimanches
00:43:32ça ne changera pas grand chose
00:43:33et puis il y a l'influence
00:43:35et puis il y a l'influence aussi
00:43:36du droit social
00:43:36parce que ça coûte
00:43:38beaucoup plus cher
00:43:38aux commerçants
00:43:39qui ouvrent le dimanche
00:43:40ça voudrait dire
00:43:40qu'il faudrait aussi
00:43:41prendre en charge
00:43:42ces éléments-là
00:43:43parce qu'il a moins
00:43:44de personnes
00:43:44moins de gens
00:43:45effectivement ont envie
00:43:46de commercer
00:43:47et en plus
00:43:48il a des charges sociales
00:43:49complémentaires
00:43:49sur ses collaborateurs
00:43:50qui travaillent le dimanche
00:43:51et c'est normal
00:43:52qu'on a une indemnisation
00:43:53voyons tout en rond
00:43:54on ne trouve pas de solution
00:43:55il y a un sentiment aussi
00:43:56pour les consommateurs
00:43:57est-ce que vous avez envie
00:43:58de vous balader en ville
00:44:00et dire
00:44:00est-ce que c'est ouvert ici
00:44:02il y a des barricades en bois
00:44:04il y a quand même
00:44:05ce sentiment aussi
00:44:05qu'est-ce qui fait
00:44:06que les gens vont consommer
00:44:07il y a ce sentiment
00:44:08de sécurité
00:44:08bien sûr
00:44:09de sécurité
00:44:10de confiance aussi
00:44:11pour les commerçants
00:44:12c'est ça
00:44:13quand on est commerçant
00:44:15la vitrine
00:44:16ce n'est pas accessoire
00:44:16donc si la vitrine
00:44:17elle est remplacée
00:44:18par du bois
00:44:19déjà on est pénalisé
00:44:21de quoi il s'agit
00:44:22en fait dans cette affaire
00:44:23bien sûr c'est le commerce
00:44:24bien sûr c'est
00:44:25une partie des enjeux
00:44:26de sécurité
00:44:27mais c'est notre vie
00:44:28de tous les jours
00:44:29et notre vie des week-ends
00:44:30qui est frappée
00:44:31dans un temps effectivement
00:44:32où beaucoup de gens
00:44:33vont dehors
00:44:33le 31 c'est la nuit
00:44:35d'Halloween bien sûr
00:44:35alors il y a des déguisements
00:44:37et là ça va être quoi
00:44:37la nuit de la cagoule
00:44:38partout
00:44:38c'est-à-dire qu'on est
00:44:39on est devenu
00:44:40on est devenu
00:44:40les gens en terrasse
00:44:41on leur demande
00:44:42de ne pas aller
00:44:43la préfecture de police
00:44:44ou les autorités politiques
00:44:46dans beaucoup de mairies
00:44:46disent
00:44:47évitez d'aller en terrasse
00:44:48de café
00:44:49évitez de vous promener
00:44:49dans les centres-villes
00:44:50on le dit
00:44:51c'est pas
00:44:51là pour le coup
00:44:52on n'invente rien
00:44:52donc ouvrir le dimanche
00:44:53alors que le samedi
00:44:54avait été un état d'assurrection
00:44:56comme la dernière fois
00:44:57le 17
00:44:57si jamais ça se reproduisait
00:44:58ça n'a aucun sens
00:44:59il faut se rappeler
00:45:00de ce qu'on a vécu
00:45:01donc on est hors sol
00:45:02par rapport à ça
00:45:03et tant que le problème
00:45:03n'est pas réglé durablement
00:45:05vous aurez cette ambiance
00:45:06cette atmosphère
00:45:07dont vous parlez
00:45:07parce qu'elle nous touche
00:45:08chacun d'entre nous
00:45:09dans notre vie quotidienne
00:45:10Merci beaucoup Johan
00:45:11merci d'être venu nous voir ce soir
00:45:13bon courage pour ce week-end
00:45:14merci à Baptiste Gilly
00:45:15également délégué national
00:45:16du syndicat étudiant de l'Uni
00:45:18et puis dans un instant
00:45:19on va parler des suites
00:45:19de l'enquête judiciaire
00:45:21autour de l'attentat de Trapp
00:45:22l'auteur de l'attaque
00:45:23Kevin T
00:45:24comparaissait ce soir
00:45:25devant un juge des libertés
00:45:27il est condamné
00:45:29à de la prison
00:45:31de la détention provisoire
00:45:33on va en parler dans un instant
00:45:34avec Célia Barod
00:45:35qui sur place
00:45:36nous donnera toutes les infos
00:45:37notre journaliste
00:45:38poli-justice
00:45:39toutes les dernières informations
00:45:40on parlera également
00:45:41du maire de Trapp
00:45:42Ali Robé
00:45:42qui est au coeur d'une polémique
00:45:44on sera avec Amori Buco
00:45:45qui lui est journaliste
00:45:46à Valeurs Actuelles
00:45:46et qui va tout nous expliquer
00:45:47restez avec nous
00:45:48pour la suite de Soir Info
00:45:49sur CNews
00:45:53La suite de Soir Info
00:45:54sur CNews
00:45:55et les suites
00:45:56dans un instant
00:45:57de l'enquête judiciaire
00:45:57autour de l'attentat de Trapp
00:45:59l'auteur de l'attaque
00:46:00Kevin T
00:46:01a été mis en examen
00:46:02et placé en détention provisoire
00:46:04il comparaissait ce soir
00:46:06devant un juge
00:46:06d'Elie de Berth
00:46:07on retrouvera dans un instant
00:46:08notre journaliste
00:46:08poli-justice
00:46:09sur place
00:46:10Célia Barod
00:46:11mais juste avant
00:46:11le journal
00:46:12à quasiment minuit
00:46:13avec Margot Siffer
00:46:14rebonsoir Margot
00:46:19Rebonsoir Mickaël
00:46:20bonsoir à tous
00:46:20l'auteur de l'attentat
00:46:21raciste des Yvelines
00:46:23mis en examen
00:46:24est placé en détention
00:46:24provisoire
00:46:25il a reconnu avoir
00:46:26ciblé des personnes
00:46:27musulmanes africaines
00:46:28ou nord-africaines
00:46:29considérant son action
00:46:30comme je le cite
00:46:31légitime
00:46:33dispositifs de sécurité
00:46:34exceptionnels
00:46:35pour ce nouveau week-end
00:46:36de mobilisation
00:46:3670 000 policiers
00:46:38et gendarmes
00:46:38seront déployés
00:46:39Laurent Nunez
00:46:40alerte sur une journée
00:46:41à risque très élevé
00:46:42de troubles
00:46:43à l'ordre public
00:46:43les rassemblements
00:46:44ne seront autorisés
00:46:45qu'en dehors
00:46:45des centres-villes
00:46:47et en attendant
00:46:48ce chiffre
00:46:491193 policiers
00:46:50et gendarmes
00:46:51blessés
00:46:51depuis mi-septembre
00:46:52dans le cadre
00:46:53des manifestations
00:46:53sociales et lycéennes
00:46:55c'est ce qu'a annoncé
00:46:56ce jeudi
00:46:56le ministre de l'Intérieur
00:46:58à l'international
00:46:59quatre morts
00:47:00dans le crash
00:47:00d'un hélicoptère
00:47:01militaire italien
00:47:02en Bosnie
00:47:03ils étaient membres
00:47:03de la force européenne
00:47:04du pays
00:47:0511 autres personnes
00:47:06ont été blessées
00:47:07une enquête
00:47:08a été ouverte
00:47:09et puis cette triste nouvelle
00:47:11l'acteur britannique
00:47:12Patrick Stewart
00:47:12nous a quitté
00:47:13à l'âge de 86 ans
00:47:14il se battait
00:47:15contre la maladie
00:47:16d'Alzheimer
00:47:17et la démence à corps
00:47:18de Lewy
00:47:19il a notamment été
00:47:19rendu célèbre
00:47:20pour ses rôles
00:47:21dans les sagas
00:47:22X-Men et Star Trek
00:47:24Merci beaucoup Margot
00:47:26et on vous retrouvera
00:47:26tout à l'heure
00:47:26minuit et demi
00:47:27pour l'édition de la nuit
00:47:28on va parler évidemment
00:47:29des suites
00:47:29de l'enquête judiciaire
00:47:31autour de la terrible
00:47:32attaque de Trappes
00:47:35mais juste avant
00:47:35il est minuit passé
00:47:37il est l'heure de passer
00:47:37en revue
00:47:38donc les unes
00:47:39de la presse du jour
00:47:40nous sommes
00:47:40le vendredi
00:47:4230
00:47:43c'est ça
00:47:44mais le 30 ça y est
00:47:44le 30 octobre
00:47:46ça y est
00:47:46déjà le 30 octobre
00:47:48et on va commencer
00:47:49avec les dernières nouvelles
00:47:50d'Alsace
00:47:51qui titrent
00:47:52sur évidemment
00:47:53on en parlait tout à l'heure
00:47:54sur ces mobilisations
00:47:55sur ces manifestations
00:47:56sous haute surveillance
00:47:57pour ce samedi
00:47:59encore un samedi
00:48:01à risque
00:48:01donc pour les commerçants
00:48:03pour les habitants
00:48:03de ces quartiers
00:48:04et cette situation
00:48:05carrément particulièrement
00:48:07difficile
00:48:07du fait aussi
00:48:08que ça se répète
00:48:09en fait
00:48:10c'est-à-dire qu'à un moment donné
00:48:11jusqu'à quand ?
00:48:13plus que la répétition
00:48:14moi je trouve que
00:48:15depuis le 17 octobre
00:48:17en fait
00:48:17c'est qu'on a franchi
00:48:18ce fameux cap
00:48:18de la sécurité
00:48:19où on se dit
00:48:20ok
00:48:20est-ce qu'ils peuvent même
00:48:21rentrer dans des immeubles
00:48:22parce qu'on l'a vu
00:48:23dans certains cas
00:48:24où finalement
00:48:25il n'y a pas de limite
00:48:26c'est pas simplement
00:48:28des petits débordements
00:48:29on n'est pas là du tout
00:48:30on est même
00:48:31jusqu'à l'atteinte
00:48:32à la vie d'autrui
00:48:33quand on a vu aussi
00:48:34des symboles
00:48:35extrêmement fortes
00:48:36comme la mairie de Limoges
00:48:37des symboles
00:48:38qui représentent
00:48:39non seulement
00:48:39ce patrimoine
00:48:40mais l'État
00:48:41c'était
00:48:42ces confrontations directes
00:48:44et on a parlé
00:48:45énormément
00:48:45de ces manifestations
00:48:46et ces revendications
00:48:48lycéennes
00:48:49mais il faut quand même
00:48:51aussi se dire
00:48:52que pendant ces manifestations
00:48:53il a été aussi
00:48:55l'objet
00:48:55des forces de l'ordre
00:48:57il y avait quand même
00:48:58ce questionnement
00:48:59sur le médecin de l'ordre
00:49:00et sur les violences policières
00:49:01c'est devenu aussi
00:49:02un procès
00:49:02contre les forces de l'ordre
00:49:04la une à présent
00:49:05du quotidien
00:49:07aujourd'hui en France
00:49:07accident de train
00:49:08l'Espagne en deuil
00:49:09évidemment avec ce terrible drame
00:49:11selon le dernier bilan
00:49:1269 personnes ont perdu la vie
00:49:14après la collision de Dorame
00:49:15à grande vitesse
00:49:16au sud de Toledo
00:49:17de nombreuses familles
00:49:18sont encore à la recherche
00:49:20de proches disparus
00:49:21et ça c'est évidemment
00:49:23abominable
00:49:23c'est à dire qu'il y a encore
00:49:24le doute terrible
00:49:25pour des familles
00:49:27et cet accident
00:49:28c'est le deuxième
00:49:29en neuf mois
00:49:30deuxième collision de train
00:49:32en Espagne
00:49:33en neuf mois
00:49:33il y a beaucoup de questions
00:49:34qui se posent évidemment
00:49:35autour de tout ça
00:49:36du côté notamment
00:49:37des transports ferroviaires
00:49:39en Espagne
00:49:40Oui je crois qu'on est face
00:49:41à quelque chose
00:49:42qui en Espagne
00:49:43prend une allure
00:49:43si vous voulez particulière
00:49:44non seulement parce que
00:49:45c'est un drame terrible
00:49:46qui vient après celui
00:49:47du mois de janvier
00:49:47mais qui est aussi
00:49:49au cœur d'un moment politique
00:49:51particulier en Espagne
00:49:52où il y a une élection
00:49:53qui a été provoquée
00:49:53par évidemment une convocation
00:49:56par le premier ministre
00:49:57en sortant
00:49:57dans un contexte extrêmement
00:49:59tendu
00:49:59avec des affaires de corruption
00:50:01qui tournent autour
00:50:02de ce dit premier ministre
00:50:03pas directement lui
00:50:03mais beaucoup de ses proches
00:50:04notamment un ancien
00:50:05ministre des transports
00:50:06dans un contexte
00:50:07où l'Espagne
00:50:07il faut le dire
00:50:08c'est un des miracles européens
00:50:10de ces 40 dernières années
00:50:10mais qui a besoin
00:50:11notamment sur le terrain
00:50:12des infrastructures
00:50:13que ça soit ferroviaire
00:50:14on le sait
00:50:14mais sur d'autres parties
00:50:17routiers
00:50:17de continuer à faire
00:50:18la remise à niveau
00:50:20qui a été pour autant
00:50:21une période de grande croissance
00:50:23en termes d'équipement
00:50:24donc c'est un pays
00:50:25qui va pour une bonne partie
00:50:26plutôt bien
00:50:27mais qui est dans une conflictualité
00:50:28politique très forte
00:50:29et avec effectivement
00:50:30des défis aujourd'hui
00:50:31de dépasser
00:50:32ce qui a été fait
00:50:33dans les 30 dernières années
00:50:34pour atteindre vraiment
00:50:35un autre niveau
00:50:35On va terminer avec le Figaro
00:50:37à droite
00:50:38Simplement le bilan
00:50:39Hélas le bilan
00:50:40par rapport à ce que vous disiez
00:50:42c'est 74 victimes
00:50:4374
00:50:44parce que
00:50:44alors effectivement
00:50:45donc ça c'est la une
00:50:47de
00:50:48on était sur
00:50:49aujourd'hui en France
00:50:50je crois effectivement
00:50:50qui indiquait 69 personnes
00:50:52dites 73
00:50:53Hélas c'est 74
00:50:54C'est alourdi
00:50:55C'est alourdi
00:50:55C'est alourdi
00:50:57On va poursuivre
00:50:58avec la une du Figaro
00:50:59à présent
00:51:00à droite et au centre
00:51:01l'idée de la primaire
00:51:02qui revient en force
00:51:03ça aussi Jean-Christophe
00:51:04ça va vous intéresser
00:51:05évidemment
00:51:05puisque certains
00:51:06y voient le seul moyen
00:51:07de surmonter les divisions
00:51:08et de rassembler
00:51:09derrière un candidat unique
00:51:10pour 2027
00:51:11sauf que cette option
00:51:12elle est loin
00:51:12encore très loin
00:51:13de faire consensus
00:51:14Oui parce qu'il y a
00:51:16des velléités
00:51:16notamment qui viennent
00:51:17pour certains
00:51:18de ceux qui sont
00:51:18en grande difficulté
00:51:20ceux qui sont encore en tête
00:51:21je pense à Édouard Philippe
00:51:22en particulier
00:51:22n'en veulent pas
00:51:24il y a là quelque chose
00:51:25qui est un aveu terrible
00:51:27c'est à dire que
00:51:28pour certains
00:51:28il y avait un plafond de verre
00:51:29qui est en train d'exploser
00:51:30je pense à l'international
00:51:31et puis il y a
00:51:32par contre un plancher
00:51:33terrible
00:51:34qui est celui
00:51:34de ceux qui sont en bas
00:51:35et qui effectivement
00:51:36aujourd'hui voient leur campagne
00:51:37en grande difficulté
00:51:38même parfois à beaucoup de moyens
00:51:39je pense à Gabriel Attal
00:51:40qui avait pourtant
00:51:41le trésor de guerre
00:51:42du parti macronien
00:51:43et qui aujourd'hui
00:51:44a du mal à impacter
00:51:46finalement
00:51:46dans cette campagne là
00:51:47donc il y a des envies
00:51:48on peut imaginer en tout cas
00:51:48on peut imaginer en tout cas
00:51:49que si l'idée revient en force
00:51:50c'est peut-être aussi
00:51:51par peut-être le phénomène
00:51:52Raphaël Glucksmann
00:51:53du côté du parti socialiste
00:51:55avec du côté de la gauche
00:51:57plutôt
00:51:58avec la primaire
00:52:00qui a plutôt bien fonctionné
00:52:01qui a fonctionné
00:52:02jusqu'au moment
00:52:03on va voir maintenant
00:52:04comment l'organisation réelle
00:52:05de cette équipe de campagne
00:52:06qui a posé de grandes difficultés
00:52:08Raphaël Glucksmann
00:52:09et son équipe
00:52:09parce qu'il fallait contenter
00:52:11comme dans les plus grandes époques
00:52:12du socialiste
00:52:12pratiquement tous les courants
00:52:13et on va voir comment tout ça
00:52:14va se mettre en musique
00:52:15c'est une autre affaire
00:52:16par contre dans votre une
00:52:17là je trouve qu'il y a
00:52:18un personnage intéressant
00:52:19si vous voulez
00:52:21qui dit qu'elle va partir
00:52:22notamment de la banque centrale
00:52:24vous voyez dans la primaire
00:52:25des droites
00:52:26vous avez quelqu'un
00:52:27qui dit qu'elle veut retrouver
00:52:28une parole libre
00:52:31un autre sujet
00:52:32allons voir
00:52:32allons voir dans les prochaines semaines
00:52:34allez on va parler à présent
00:52:35mais voilà pour la revue de presse
00:52:36donc de ce vendredi
00:52:38on va s'intéresser malheureusement
00:52:40aux suites évidemment
00:52:41de l'affaire judiciaire
00:52:42après cette attaque
00:52:43absolument terrible
00:52:44à Trappes
00:52:45dans les Yvelines
00:52:46l'auteur de cette attaque
00:52:48Kevin T
00:52:48a été mis en examen
00:52:50et placé en détention provisoire
00:52:52il comparaissait ce soir
00:52:53devant un juge des libertés
00:52:56les précisions
00:52:57de notre journaliste
00:52:58poli-justice
00:52:59Célia Barotte
00:53:01conformément aux réquisitions
00:53:03du parquet national
00:53:03anti-terroriste
00:53:05Kevin T
00:53:05a été placé
00:53:06en détention provisoire
00:53:07une décision
00:53:08annoncée à la presse
00:53:09par ses deux avocats
00:53:10à l'issue d'une audience
00:53:11devant le juge
00:53:12des libertés
00:53:13de la détention
00:53:14ici au tribunal judiciaire
00:53:15de Paris
00:53:16plus tôt
00:53:17une information judiciaire
00:53:18avait été ouverte
00:53:19à son encontre
00:53:20de plusieurs chefs
00:53:21notamment assassinat
00:53:22et tentative d'assassinat
00:53:24en relation avec
00:53:25une entreprise terroriste
00:53:26avec cette circonstance
00:53:27qu'ils ont été commis
00:53:29à raison
00:53:29de l'appartenance
00:53:30vraie ou supposée
00:53:32des victimes
00:53:32à une prétendue race
00:53:34une ethnie
00:53:34une nation
00:53:35ou une religion
00:53:36déterminée
00:53:37si les avocats
00:53:38de Kevin T
00:53:39n'ont pas souhaité
00:53:40répondre aux questions
00:53:40des journalistes
00:53:41ils ont tenu
00:53:42à souligner
00:53:43que cette procédure
00:53:44va être très longue
00:53:45car je cite
00:53:46la gravité des faits
00:53:47l'exige
00:53:48ils ont également demandé
00:53:49à ce que cette procédure
00:53:51se déroule
00:53:52le plus sereinement possible
00:53:54On est avec
00:53:57Amory Bucot
00:53:58qui nous a rejoint
00:53:58sur ce plateau
00:53:59journaliste
00:54:00Polyjustice
00:54:00à Valeurs Actuelles
00:54:01bonsoir Amory
00:54:03bienvenue à vous
00:54:04on va en parler
00:54:05évidemment
00:54:05il y a beaucoup de choses
00:54:06à dire autour de Trappes
00:54:07alors d'abord évidemment
00:54:08sur cette détention provisoire
00:54:11qui a été décidée ce soir
00:54:12par le juge des libertés
00:54:13mis en examen
00:54:14évidemment
00:54:17compte tenu
00:54:17de la gravité des faits
00:54:18il y a beaucoup de choses
00:54:19qui ont été dites aussi
00:54:20par Célia
00:54:22notamment sur
00:54:23le caractère
00:54:24raciste
00:54:25de cette attaque
00:54:26puisque tout au début
00:54:28l'assaillant avait dit
00:54:30qu'il n'y avait pas
00:54:31de mobile raciste
00:54:32et puis aujourd'hui
00:54:33ici au départ
00:54:34les premières déclarations
00:54:36c'était qu'effectivement
00:54:37il avait voulu
00:54:38cibler des personnes
00:54:39de couleur noire
00:54:40et arabe etc
00:54:41puis ensuite
00:54:42il était revenu
00:54:42effectivement sur ces déclarations
00:54:44il avait nié les faits
00:54:44et là on voit
00:54:45qu'il repasse
00:54:46il retrouve ses premiers aveux
00:54:48et il dit qu'effectivement
00:54:48il y avait bien
00:54:49un dessin racial
00:54:51dans sa tuerie
00:54:52dans son attentat
00:54:52donc c'est bien
00:54:54le terme
00:54:54d'attaque raciste
00:54:56qui va a priori
00:54:57être retenu
00:54:57bien sûr
00:54:58oui oui
00:54:58et de toute façon
00:55:00si vous voulez
00:55:01tout ça aussi
00:55:01est lié au mode opératoire
00:55:03c'est à dire que
00:55:03quand on prend une arme
00:55:05qui tire plusieurs coups
00:55:07comme ça
00:55:07qu'on fait un périple meurtrier
00:55:08qu'on va comme ça
00:55:10créer huit scènes de crimes
00:55:11et qu'on va même piéger
00:55:12son domicile
00:55:14il y a un dessin derrière
00:55:15et souvent derrière
00:55:16ces dessins terroristes
00:55:18c'est le mode opératoire
00:55:19il y a une idéologie
00:55:20qui a poussé à faire ça
00:55:21et là en l'occurrence
00:55:21c'est effectivement
00:55:22ce qui apparaît
00:55:23c'est le racisme
00:55:23alors il y a une autre
00:55:24information qui vient
00:55:25de nous arriver
00:55:26et qui est intéressante
00:55:27j'aimerais vous faire
00:55:28commenter à Maury
00:55:29on apprend ce soir
00:55:30que l'assaillant
00:55:31Kevin T
00:55:32avait été interpellé
00:55:33trois jours avant
00:55:34pour des violences
00:55:35sur un automobiliste
00:55:36oui
00:55:36alors ça
00:55:38je n'ai pas encore
00:55:39je trouve qu'on n'a pas
00:55:39beaucoup d'éléments
00:55:40là-dessus
00:55:41il avait été interpellé
00:55:42trois jours avant
00:55:42son périple
00:55:43donc dans le cadre
00:55:44d'un différent
00:55:45entre automobilistes
00:55:46dans une station-service
00:55:47de Levallois-Péret
00:55:48c'est ce qu'indique
00:55:49ce soir
00:55:49le parquet de Nanterre
00:55:50dans un communiqué
00:55:52pour des violences volontaires
00:55:53donc sur un automobiliste
00:55:54pris en charge
00:55:54par les secours
00:55:55après avoir été frappé
00:55:56au sol
00:55:56et aspergé
00:55:57de gaz lacrymogène
00:56:00ce qui est très compliqué
00:56:00c'est qu'il a été relâché
00:56:01non mais ce qui est très compliqué
00:56:02c'est que manifestement
00:56:04c'est une altercation
00:56:05qu'il y a eu quelques jours avant
00:56:06alors en plus je crois
00:56:06que c'était avec quelqu'un
00:56:08qui était d'origine africaine
00:56:10donc on peut se demander
00:56:11si cette altercation
00:56:13elle avait déjà un mobile raciste
00:56:14mais ce n'est pas du tout
00:56:15le même opératoire
00:56:16que ce qui s'est passé
00:56:17trois jours plus tard
00:56:17donc c'est difficile
00:56:19de voir dans ce qui s'est passé
00:56:20trois jours avant
00:56:21le dessin
00:56:23de l'attentat
00:56:23qui allait se produire
00:56:24trois jours après
00:56:26donc je sais
00:56:27c'est bien
00:56:27je pense que c'est important
00:56:28effectivement d'évoquer
00:56:29cette affaire
00:56:30pour avoir un éclairage
00:56:31sur la personnalité
00:56:31de cet homme
00:56:33et ses antécédents de violence
00:56:35mais je ne sais pas
00:56:36si on peut le relier
00:56:37à l'attentat
00:56:38qui a eu lieu
00:56:38trois jours après
00:56:39Maître Ben Soussan
00:56:40un mot peut-être
00:56:40sur cette affaire
00:56:41Oui
00:56:42j'avais dit à l'aveugle
00:56:43vous vous rappelez
00:56:44j'avais dit que c'était un malade
00:56:45j'avais dit que globalement
00:56:46il ne me semblait pas
00:56:47ça ne pouvait pas être
00:56:48un témoignage
00:56:49d'un acte idéologique
00:56:51en tant que tel
00:56:51c'était un acte isolé
00:56:54de quelqu'un
00:56:54qui a perdu toute mesure
00:56:56et qui organise la terreur
00:56:57Alors malade
00:56:58je ne sais pas
00:56:59si on peut dire malade
00:57:00Oui parce qu'il n'a pas
00:57:00été reconnu comme tel
00:57:01Alors il a eu
00:57:03une suspension
00:57:04vous savez
00:57:04de garde à vue
00:57:05le temps que les psychiatres
00:57:07interviennent
00:57:08et les psychiatres ont indiqué
00:57:09qu'il n'était pas étranger
00:57:10bien évidemment
00:57:11à une sanction pénale
00:57:12mais à ce niveau-là
00:57:13on voit bien
00:57:14que c'est un acte
00:57:15d'un homme solitaire
00:57:17organisé
00:57:17structuré
00:57:18avec préméditation
00:57:20et violence de terreur
00:57:22et violence de terreur
00:57:22dans l'acte qu'il commet
00:57:24et violence de terreur
00:57:25par rapport au fait
00:57:26qu'il a mis
00:57:26ses explosifs
00:57:29dans son domicile
00:57:30Et c'est d'ailleurs
00:57:31le pire édemy
00:57:32de l'antiterrorisme
00:57:33c'est ce qu'on appelle
00:57:34le loup solitaire
00:57:35c'est-à-dire la personne
00:57:35qui dans son coin
00:57:36va se radicaliser toute seule
00:57:37qui n'a manifestement
00:57:39pas de complicité
00:57:40puisque je rappelle
00:57:40que ses proches
00:57:41ont été placés
00:57:41en garde-bue
00:57:42et qu'ils ont été libérés
00:57:43et donc
00:57:44c'est vraiment quelqu'un
00:57:45qui est dans sa bulle
00:57:46qui va se radicaliser
00:57:47et qui va agir seul
00:57:48Alors le problème
00:57:49c'est que pour une certaine
00:57:50classe politique
00:57:51Kevin T n'est visiblement
00:57:53pas le seul coupable
00:57:54de cette attaque
00:57:55de cet attentat raciste
00:57:57puisque
00:57:58attentat clairement
00:57:59abominable
00:58:00pour certains
00:58:01le coupable
00:58:01c'est lui
00:58:04mais c'est aussi
00:58:04CNews
00:58:05c'est ce que certains
00:58:06c'est ce qu'il faut dénoncer
00:58:08mais ça c'est
00:58:08non mais c'est extrêmement grave
00:58:10encore une fois
00:58:10parce que
00:58:11les personnes qui disent ça
00:58:12mettent une cible
00:58:13dans le dos
00:58:14de toute une rédaction
00:58:15aujourd'hui
00:58:16et c'est absolument terrible
00:58:19le député du groupe
00:58:20écologiste et social
00:58:21des Yvelines
00:58:21Benjamin Lucas l'a dit
00:58:22le maire de Trappes
00:58:24s'en est également pris à nous
00:58:25je vous propose
00:58:26de le réentendre
00:58:27Il faut faire
00:58:29y compris le ménage
00:58:30dans le monde des médias
00:58:31et cesser de considérer
00:58:32que CNews
00:58:33est un média
00:58:35et que les journalistes
00:58:36de CNews
00:58:37sont des journalistes
00:58:38ils ne respectent pas
00:58:39les règles élémentaires
00:58:40de votre métier
00:58:42et donc
00:58:42à titre personnel
00:58:44je fais une allergie
00:58:45et donc si CNews
00:58:46avait été dans cette pièce
00:58:47je pense que
00:58:47je n'aurais pas été capable
00:58:48d'y rester
00:58:49Vincent c'est terrible
00:58:51de faire juste comme ça
00:58:52non mais il y a un moment donné
00:58:53ça continue
00:58:54c'est à dire que
00:58:55il va falloir
00:58:55il va falloir à la fois
00:58:57s'habituer à entendre
00:58:58ce discours
00:58:59puisqu'il va
00:59:00il va nous être servi
00:59:02de manière régulière
00:59:03et il va falloir
00:59:03aussi s'habituer
00:59:05à réagir
00:59:05c'est à dire
00:59:06à ne pas laisser passer
00:59:08il faut absolument agir
00:59:10c'est à dire
00:59:10qu'on ne peut pas
00:59:11laisser au nom
00:59:12alors pour le coup
00:59:13de la liberté d'expression
00:59:16là c'est de la diffamation
00:59:17à un moment donné
00:59:18maître
00:59:19dans une grande démocratie
00:59:20il faut être acquis
00:59:21à chaque fois
00:59:21c'est une ambiance
00:59:24de terreur
00:59:24c'est une ambiance
00:59:26de terreur
00:59:26qui est organisée
00:59:27c'est plus qu'une cible
00:59:28c'est l'impossibilité
00:59:30à un moment donné
00:59:30de s'exprimer
00:59:32et dans un pays
00:59:33comme le nôtre
00:59:33dans un pays état de droit
00:59:35ces gens-là
00:59:35devraient être condamnés
00:59:37et pour cela
00:59:39alors il faut déjà
00:59:41les attaquer
00:59:41et je pense que là
00:59:42il faut réagir
00:59:43d'abord effectivement
00:59:45idéologiquement
00:59:45mais aussi juridiquement
00:59:47le maire de Trappes
00:59:48qu'on vient de voir
00:59:49qui est au coeur
00:59:51d'une polémique
00:59:51figurez-vous
00:59:52pour des liens
00:59:53supposés avec
00:59:55Elias Dimzalène
00:59:56militant fiché S
00:59:57condamné
00:59:57souvenez-vous
00:59:58en 2024
00:59:59pour son appel
01:00:00à l'intifada
01:00:01à Paris
01:00:02on l'a vu
01:00:03on va peut-être
01:00:03pouvoir voir les images
01:00:04parce qu'on l'a vu
01:00:05aux côtés
01:00:06du maire
01:00:06Ali Rabbe
01:00:07lors de la conférence
01:00:10de presse
01:00:10qui a suivi
01:00:11évidemment
01:00:12cette attaque terrible
01:00:12il est là
01:00:13vous le voyez
01:00:14Elias Dimzalène
01:00:15on l'a vu à ses côtés
01:00:16alors interrogé sur ce sujet
01:00:18Ali Rabbe
01:00:18assure n'entretenir
01:00:19aucun lien avec lui
01:00:21et affirme
01:00:21qu'il s'était infiltré
01:00:22en se faisant passer
01:00:23pour un journaliste
01:00:24c'est ce qu'il dit
01:00:24alors Amoribuco
01:00:25vous avez vous
01:00:26des informations
01:00:27sur ce sujet
01:00:29car ce que dit
01:00:32le maire de Trappes
01:00:33est formellement
01:00:34contesté
01:00:34par Elias Dimzalène
01:00:36lui-même
01:00:36oui on a fait
01:00:37une démarche journalistique
01:00:38qui est très bête
01:00:39et méchante
01:00:39chez Valeurs Actuelles
01:00:40c'est que
01:00:40Ali Rabbe a dit
01:00:42je n'ai aucun lien
01:00:42avec Elias Dimzalène
01:00:44il s'est infiltré
01:00:45finalement c'est la faute
01:00:47du ministre de l'Intérieur
01:00:48et d'Aurore Berger
01:00:49qui ont tenu
01:00:50cette conférence de presse
01:00:51de n'avoir pas filtré
01:00:52les journalistes
01:00:52comme il convenait
01:00:53et d'avoir laissé
01:00:54Elias Dimzalène
01:00:55être présent
01:00:56sur ces images
01:00:56mais je n'ai aucun lien
01:00:57avec lui
01:00:58et donc on a tout simplement
01:00:59appelé Elias Dimzalène
01:01:00qui je le rappelle
01:01:01par ailleurs
01:01:01a des ennuis judiciaires
01:01:03en ce moment
01:01:03puisqu'il vient d'être
01:01:03condamné en appel
01:01:05aujourd'hui
01:01:06pour un infitada
01:01:07qu'il avait lancé
01:01:08un appel à l'infitada
01:01:09qu'il avait lancé
01:01:10en octobre 2024
01:01:12à Paris
01:01:12oui tout à fait
01:01:13à Paris exactement
01:01:13c'était aujourd'hui
01:01:14la décision
01:01:15et donc on a contacté
01:01:16Elias Dimzalène
01:01:17qui j'allais dire
01:01:18au moins a le mérite
01:01:19de ne pas être aussi sectaire
01:01:20qu'Ali Rabay
01:01:21qui répond aux questions
01:01:22des journalistes
01:01:22de manière assez transparente
01:01:24et qui nous a dit
01:01:25premièrement
01:01:26qu'il ne s'était pas fait passer
01:01:27pour journaliste
01:01:28mais que les entrées
01:01:29étaient libres
01:01:29dans la mairie de Trappes
01:01:32que quand il est rentré
01:01:33dans la mairie de Trappes
01:01:34il a été reconnu
01:01:35par les équipes municipales
01:01:37d'Ali Rabay
01:01:38qu'il les a salués
01:01:39et qu'il a des relations
01:01:42alors il ne dévoile pas
01:01:44exactement la nature
01:01:45de ses relations
01:01:45mais il dit qu'il a
01:01:46des bons rapports
01:01:47avec Ali Rabay
01:01:48donc ils se connaissent
01:01:49et enfin le dernier point
01:01:50c'est qu'il se dit
01:01:51très heureux
01:01:52qu'Ali Rabay ait utilisé
01:01:53l'expression d'islamophobie
01:01:55et qu'il l'a fait
01:01:56notamment parce que
01:01:57lui était là
01:01:57donc après on a
01:01:59évidemment interrogé
01:02:00Ali Rabay
01:02:00sur ce point
01:02:01oui c'est ça
01:02:01ce que j'allais dire
01:02:02c'est à dire
01:02:02vous avez interrogé
01:02:03Elias Dimzalène
01:02:04est-ce que vous avez
01:02:04sollicité le maire de Trappes
01:02:06pour confronter
01:02:06à ses déclarations
01:02:07le problème
01:02:07c'est que vous vous rendez bien compte
01:02:09le maire de Trappes
01:02:10profite de ce drame abject
01:02:11pour faire le procès
01:02:12de la presse de droite
01:02:13en gros pour interdire un camp
01:02:14et donc évidemment
01:02:15qu'il ne nous répond pas
01:02:16de même qu'il veut
01:02:17interdire ces news
01:02:18il met Valeurs Actuelles
01:02:19dans le même sac
01:02:20et donc nous n'avons
01:02:21aucune réponse
01:02:22du maire Ali Rabay
01:02:23mais évidemment
01:02:24pour Ali Rabay
01:02:25qui se présente
01:02:26qui utilise ce drame
01:02:27pour si vous voulez
01:02:29se porter en étendard
01:02:30de la République
01:02:31d'une espèce
01:02:32de concorde nationale
01:02:34contre l'extrême droite
01:02:35etc
01:02:36c'est la présence
01:02:37d'Elias Imzelen
01:02:39qui est donc
01:02:40un militant
01:02:41de l'islam politique
01:02:43je ne sais pas
01:02:43si c'est un islamiste
01:02:45au sens violent du terme
01:02:46mais en tous les cas
01:02:46il défend un islam
01:02:49de façon très politique
01:02:50et de façon assez transparente
01:02:52donc ça fait tâche
01:02:53pour Ali Rabay
01:02:54et je rappelle
01:02:54que ça fait d'autant plus tâche
01:02:56que le parcours
01:02:57d'Ali Rabay
01:02:57est lui-même marqué
01:02:58par des incidents
01:02:59je rappelle par exemple
01:03:00l'affaire de Didier Lemaire
01:03:02qui peu de temps
01:03:03après la décapitation
01:03:05de Samuel Paty
01:03:06en 2020
01:03:07le professeur de philosophie
01:03:09Didier Lemaire
01:03:10enseigne à Trappes
01:03:11se retrouve menacé
01:03:12dans son école
01:03:13pour ses prises de position
01:03:14contre l'islamisme
01:03:15est placé sous escorte policière
01:03:17et il se retrouve
01:03:18attaqué
01:03:18par le maire de Trappes
01:03:21qui l'accuse
01:03:23finalement
01:03:23de stigmatiser
01:03:24la ville de Trappes
01:03:25c'est toujours
01:03:25le même registre
01:03:26victimaire
01:03:27et donc
01:03:28le maire de Trappes
01:03:30Ali Rabay
01:03:30a déjà plusieurs fois
01:03:32été accusé d'appointance
01:03:33avec l'islamisme
01:03:34ou du moins
01:03:35de complaisance
01:03:36Alain Bensousson
01:03:37vous souhaitiez ajouter
01:03:37quelque chose
01:03:38oui
01:03:39là encore
01:03:39on voit bien
01:03:40qu'il faut agir
01:03:42contre toutes ces personnes
01:03:44et poser le débat
01:03:45dans le seul endroit
01:03:46où il peut se poser
01:03:47c'est le débat judiciaire
01:03:48et donc
01:03:49il y a un débat idéologique
01:03:50mais il y a aussi
01:03:52un débat judiciaire
01:03:53il ne faut pas le laisser
01:03:54que uniquement
01:03:55sur le débat idéologique
01:03:56moi je ne sais pas
01:03:56Amori
01:03:57ben non mais c'est très compliqué
01:03:58le problème du débat judiciaire
01:03:59c'est que la diffamation
01:04:00c'est un cadre très strict
01:04:02c'est très rare
01:04:03que des personnes
01:04:03soient condamnées
01:04:04pour la diffamation
01:04:05et ça rentre aussi
01:04:06en contradiction
01:04:07avec la liberté d'expression
01:04:08c'est ça qui est très compliqué
01:04:09en revanche
01:04:09Amori
01:04:11il reste très peu de temps
01:04:12j'avais une dernière question
01:04:13à vous poser
01:04:13c'est-à-dire qu'Elias Dimzalen
01:04:15ça aussi c'est intéressant
01:04:15il affirme aussi
01:04:16avoir eu des discussions
01:04:17avec plusieurs responsables politiques
01:04:19oui effectivement
01:04:19et pas que de gauche
01:04:21d'ailleurs
01:04:21non non
01:04:22il dit qu'il y a eu des discussions
01:04:23avec à peu près tout le monde
01:04:23sauf le RN en gros
01:04:24et il parle notamment
01:04:25d'Alain Juppé
01:04:26et de François Fillon
01:04:27mais est-ce que vous avez
01:04:27des informations
01:04:28sur la nature de ces discussions
01:04:29la nature de ces contacts
01:04:30pas du tout
01:04:31il parle d'Alain Juppé
01:04:31ce que je pense
01:04:32c'est qu'Elias Dimzalen
01:04:33c'est un personnage
01:04:34quand même assez obscur
01:04:35qui gravite dans la sphère politique
01:04:37plutôt à l'extrême gauche
01:04:38on le voit
01:04:39il a participé
01:04:40à des manifestations
01:04:41aux côtés d'élus LFI
01:04:43il était
01:04:44l'un des participants
01:04:46de la manifestation
01:04:47contre l'islamophobie
01:04:48en 2019
01:04:48quelles sont les personnalités politiques
01:04:50qu'il cite
01:04:50parce que j'avais en mémoire
01:04:51Alain Juppé
01:04:52moi j'avais François Fillon
01:04:53je crois
01:04:55et là j'ai plus les autres noms en tête
01:04:57beaucoup de gens évidemment
01:04:57de la France insoumise
01:04:58après je pense que c'est quelqu'un
01:04:59qui parle avec tout le monde
01:05:02je pense qu'il faut quand même
01:05:03prendre ses déclarations
01:05:04avec des pincettes
01:05:04parce que vous pouvez parler
01:05:06avec des gens
01:05:06ça ne veut pas dire
01:05:07que tout d'un coup
01:05:07vous allez avoir
01:05:08une incontence idéologique
01:05:09et ce qu'il vous dit aussi
01:05:10il faut certainement
01:05:10prendre avec des pincettes aussi
01:05:11je pense que
01:05:12ce qu'il dit
01:05:13vis-à-vis d'Ali Rabeck
01:05:14il a déjà discuté avec lui
01:05:18au regard des positions
01:05:19prises par Ali Rabeck
01:05:20dans le passé
01:05:21et au regard de ce que révèle
01:05:22de comment se révèle
01:05:24Ali Rabeck
01:05:25dans ce drame
01:05:26où il récupère
01:05:27de manière totalement adjecte
01:05:28et il s'en prend ses news
01:05:29et juste pour finir
01:05:30ça n'a aucun sens
01:05:30c'est-à-dire qu'au moment
01:05:31où il y a eu les attentats
01:05:32du Bataclan
01:05:32est-ce que vous avez entendu
01:05:34un élu de droite
01:05:35s'en prendre
01:05:35je ne sais pas moi
01:05:36la libération
01:05:36en disant
01:05:37il y a eu les attentats
01:05:38du Bataclan
01:05:39et bien on va interdire
01:05:41un média comme Libération
01:05:42parce qu'il parle de l'islamophobie
01:05:43parce qu'il victimise
01:05:44les musulmans
01:05:44ça n'a aucun sens
01:05:45ça n'a aucun sens
01:05:46Merci beaucoup
01:05:47merci à Moribucot
01:05:48d'avoir été avec nous
01:05:49journaliste police-justice
01:05:49à Valeurs Actuelles
01:05:50merci à Vincent Roy
01:05:51Karima Brick
01:05:52merci à Jean-Christophe Gallien
01:05:54et à Maître Alain Ben-Soussan
01:05:56c'est la fin de cette émission
01:05:57vous pourrez bien sûr retrouver
01:05:58comme d'habitude
01:05:59sur CNews.fr
01:06:00merci à Coralie Deleplace
01:06:01qui m'a aidé
01:06:01à préparer cette émission
01:06:03on se retrouve lundi
01:06:0423h nous pour Soir Info
01:06:06très belle nuit à vous
01:06:07Marc Gossifer
01:06:08dans un instant
01:06:08pour l'édition de la nuit
01:06:09passez un bon week-end
01:06:10Merci à vous

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