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  • il y a 2 mois
Ce mercredi 2 septembre, Jean-François Robin, directeur de la recherche chez Natixis, et Louis De Fels, directeur des gestions chez Gay-Lussac Gestion, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:05BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, avec Guillaume Sommerer.
00:10Et bienvenue à tous, on est ravis de vous retrouver un peu en retard et en s'en excuse pour
00:13les problèmes techniques.
00:14Vous l'avez évidemment repéré depuis 16h. On est de retour, 17h12, on met les pendules à l'heure et
00:18c'est BFM Bourse au rythme des marchés
00:20pour vous faire vivre quand même cette dernière demi-heure de cotation sur les indices ici en Europe.
00:24Alors que Wall Street est bien orienté, le S&P 500 gagne 0,6%. Il est là, vous l'attendiez,
00:30oui.
00:30En fil rouge, Antoine Larigauderie, re-bonjour Antoine.
00:33Re-bonjour Guillaume.
00:33Vous êtes avec nous aussi ce matin dans Tout pour Investir, à retrouver en replay.
00:37Cette séance qu'on va vivre avec nos deux experts aussi, ils viennent de nous rejoindre.
00:40Jean-François Robin pour Natixis, bonsoir Jean-François.
00:43Bonsoir à tous.
00:43On est content de vous retrouver Jean-François.
00:45Et bien plaisir.
00:46Presque bronzé, je dis presque parce que vous venez de Bretagne, on ne peut pas toutes avoir un bon affaire.
00:50Louis de Fès.
00:50C'est jamais beau là-bas, il ne faut pas y aller, il faut y aller.
00:52Oui, dans la société, vous avez eu chaud même là-bas.
00:54Louis de Fès est avec nous aussi.
00:55Bonsoir Louis, bienvenue.
00:56Directeur de gestion de Guay-Lussac, gestion.
00:59Messieurs, on peut d'abord démarrer peut-être par l'ambiance de marché.
01:02J'ai envie de dire presque sereine face aux remontées de taux obligataires quand même.
01:06Le 10 ans français aujourd'hui sera nouveau, un énième plus haut de 2008, ce 10 ans français à l
01:11'instant à 4,26.
01:13Mais Antoine, les indices tiennent peu ou prou.
01:16On n'est pas sur une chute des indices actions malgré les tensions obligataires.
01:19Oui, on arrive à digérer tout ça et c'est plus haut.
01:21Alors il faut dire qu'il y a un des points de crispation du marché depuis quelques semaines
01:25qui à nouveau fait l'objet d'une action d'une banque centrale, à savoir la faiblesse du yen.
01:32La banque centrale japonaise visiblement est intervenue cet après-midi pour réduire la pression.
01:37On est à 158 yens pour un dollar.
01:40On avait atteint les 160, donc niveau traditionnel où la banque du Japon intervient,
01:45et des fois même les autorités américaines.
01:47Donc bon, là, ça réduit un petit peu la pression.
01:49C'est donc en grande partie pour ça qu'Wall Street est en hausse.
01:52C'est vrai qu'on a eu des indicateurs plutôt pas mauvais du côté de l'économie américaine.
01:56Et puis du côté des marchés européens, on était plutôt orienté à la baisse toute la journée.
02:00On réduit les pertes.
02:02Là, le CAC 40 baisse de 0,26%.
02:05On a même la tech qui est en hausse.
02:07L'Euronext Tech Leaders prend 0,06%.
02:09Avec un pétrole qui parallèlement continue de monter.
02:12Oui, on est sur un retour des attaques, des tirs physiques entre Américains et Iraniens.
02:16Le Brent actuellement sur des plus hauts de 5 semaines.
02:19Oui, 95,23 dollars.
02:20On se dirige à nouveau vers les 100 dollars pour le baril de pétrole.
02:23Les taux obligataires montent un peu partout.
02:25Le disant américain est à 4,80 à l'instant.
02:274,80, ça y est, on y est.
02:29Et pourtant, Wall Street est en hausse.
02:31Pourtant, le CAC 40 ne perd que 0,2%.
02:33Pourquoi le marché actions résiste-t-il à ce point ?
02:36Jean-François.
02:36Oui, c'est intéressant.
02:38C'est un peu lié à ce que disait Antoine juste avant.
02:40Et d'ailleurs, il peut y avoir de la liaison entre les deux.
02:41Parce que quand vous avez les Japonais qui interviennent sur le marché de l'échange
02:44ou aidés par les Américains, qu'est-ce que ça veut dire ?
02:46C'est-à-dire qu'ils vendent des obligations américaines.
02:48Donc, ça peut faire monter les taux.
02:50Ce n'est pas complètement...
02:51Mais ce n'est évidemment pas le principal facteur.
02:53Le principal facteur, vous l'avez dit, c'est ce conflit qui est très loin de se terminer,
02:58qui fait monter les anticipations d'inflation plus que les matières premières montent.
03:02Et donc, on s'attend à ce que les banques centrales y réagissent, etc.
03:04Donc, on met des niveaux de taux plus élevés.
03:07Ce qui est très intéressant, c'est que normalement, c'est plutôt dans l'effet inverse que ça se joue.
03:11C'est-à-dire que c'est quand les actions baissent qu'en général, on achète des obligations,
03:15ce qui fait baisser les taux d'intérêt.
03:17Donc, c'est la fameuse théorie du portefeuille 60-40.
03:20Vous êtes censé acheter un portefeuille équilibré pour aller assez vite.
03:2560% d'actions, 40% d'obligations.
03:27C'est le monde d'avant, Jean-François.
03:28C'est le monde d'avant.
03:29Mais n'empêche qu'est-ce qui est très intéressant ?
03:31On disait, il faut acheter des actions pour rêver, des obligations pour bien dormir.
03:35Là, aujourd'hui, c'est exactement l'inverse.
03:37Vous êtes plutôt en train de vous faire des cheveux blancs.
03:40Et je sais de quoi je parle.
03:41Parce que vous avez effectivement des taux d'intérêt qui n'arrêtent pas de monter aujourd'hui.
03:45Normalement, ça doit impacter les économies.
03:47Puisque les taux d'intérêt, ça doit faire réduire l'investissement.
03:49Ça doit baisser les valorisations des actions.
03:51Surtout de la tech, traditionnellement, qui est très lèvredgée.
03:54Pas du tout.
03:55Pourquoi ?
03:56Parce que la tech, en tout cas, c'est le narratif qui marche en ce moment.
03:59La tech serait immunisée contre des hausses des taux.
04:01Puisqu'ils sont cash-riches.
04:03Ils ont beaucoup de trésorerie, etc.
04:05Là où moi, j'ai un gros doute sur ce mouvement quand même.
04:08C'est que de plus en plus, la tech est de moins en moins cash-riches.
04:10On parle de free cash-flow négatif de plus en plus.
04:13L'année prochaine, la plupart des 5 gros de la tech
04:15vont avoir besoin de cramer du cash parce qu'ils investissent tellement
04:18qu'ils sont en train de cramer un petit peu leur trésor de guerre.
04:20Et donc, ils devraient être plus sensibles au taux d'intérêt.
04:22Et donc, les actions devraient être plus sensibles au niveau de taux d'intérêt.
04:25Donc, pour l'instant, ce n'est pas du tout le cas.
04:27Mais attention, c'est peut-être une thématique qui va arriver.
04:29Sauf que le reste de la cote aussi se porte bien.
04:31On a découvert cet été qu'il y avait un monde au-delà de la tech quand même.
04:34On a vu les performances du S&P européennes aussi progresser malgré la tech.
04:38Indépendamment de la tech.
04:38Il y a eu un élargissement des performances.
04:40Donc, on ne dépend plus seulement de la tech.
04:43Complètement d'accord.
04:44On a cherché des alternatives.
04:45Simplement, c'est que là, des niveaux de taux qui montent,
04:46il faut bien voir que ça veut dire que c'est des conditions financières
04:49qui se resserrent.
04:50Et ça, en général, ça ralentit les économies.
04:52Les taux d'intérêt peuvent monter et les actions peuvent monter.
04:55Dans un épisode de surchauffe,
04:56où au contraire, ça va tellement bien qu'on a un peu de la surchauffe.
04:59Là, ce n'est pas du tout le cas.
05:00On a plutôt des économies qui ralentissent un poil.
05:03Et donc, évidemment, c'est les conditions financières qui se resserrent
05:05avec des banques centrales qui vont peut-être monter les taux.
05:07On l'a vu, là, ça commence un peu à l'autre bout du monde à être le cas.
05:12Ben voilà, ça va quand même peser sur les autres valeurs que la tech.
05:15D'accord.
05:15Alors, les taux obligataires sont en train de se tendre un petit peu partout.
05:18Pourtant, le marché d'action résiste à peu près.
05:19Est-ce qu'on peut aussi y voir une explication à travers la croissance ?
05:22Alors, ici en France, on est dans un monde un peu terne.
05:25C'est vrai, en termes de croissance.
05:25Mais enfin, dans le monde, il y a une vraie croissance.
05:27Est-ce qu'on peut se rassurer du fait qu'il y a une croissance
05:29en face de ces tensions obligataires ?
05:31Oui.
05:32En Europe, ça fait trois ans qu'on n'a pas de bénéfices par action.
05:35On attend quasiment 17% de croissance des bénéfices par action pour le stock 600.
05:39À part la conso, tout a été révisé en hausse.
05:41Les industriels, tout ce qui est infrastructure, tout ce qui est cyclique,
05:45tout ça, ça a nettement rebondi.
05:46Les financières, tout ça, en ce moment, ça marche plutôt très bien.
05:50Donc, il n'y a pas de raison.
05:50Voilà, le marché, ça fait trois ans qu'il y avait un re-rating sur le P du price-earning
05:54marché.
05:55Et là, pour une fois, c'est les earnings qui prennent le relais.
05:57On a 14,5 fois les bénéfices en Europe.
06:01Et c'est vrai que l'Europe, ça va nettement mieux.
06:03Donc, voilà, c'est pour une fois, la croissance des bénéfices par action est plus forte que la hausse d
06:09'étau.
06:09On l'avait vu aussi avec la guerre en Iran.
06:11Pour l'instant, la montée du pétrole, tous ces problématiques de flux.
06:14Pour l'instant, le marché regarde un peu avec les lunettes roses,
06:16regarde la croissance des bénéfices par action et y aller au rendez-vous.
06:19Est-ce que néanmoins, le fait qu'on reste en dynamique haussière sur le pétrole,
06:22on est donc à 95 dollars sur le Brent, est-ce que ça vous inquiète ?
06:26Dans le sens où on ne voit pas de boue à ce conflit entre Américains et Iraniens,
06:30on ne voit pas de réouverture durable du détroit d'Hormuz à ce stable.
06:33Et donc, des tensions obligataires peut-être amenées à se poursuivre,
06:37avec en plus des déficits souverains qui continuent de se creuser.
06:40Est-ce qu'il y a un niveau de taux obligataire à partir duquel, vous direz,
06:42ça ne marchera plus pour le marché d'action, ça finira par plomber ce marché d'action ?
06:45Je pense qu'on n'est pas loin, là, des taux à 4,80 et c'est quasiment 5,30
06:48sur le 30 ans US.
06:50Là, on arrive à un point, on a vu il y a dix jours Scott Besson qui a micro-intervenu,
06:54qui a juste doublé l'intervention juste pour refaire baisser un peu les taux.
06:58Donc, on voit qu'on n'est pas loin des points hauts
07:00et ce qui pourrait être pénible pour le marché d'action.
07:04Mais c'est vrai que, comme vous dites, pour l'instant,
07:05c'est plus des thématiques de flux que de l'inflation.
07:07Parce qu'on a vu les derniers chiffres d'inflation, même que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis.
07:10Voilà, même Scott Besson te l'a dit.
07:12Il a dit que les derniers chiffres étaient peut-être un peu mieux,
07:14mais pas encore assez importants pour, on était encore trop éloigné de 2%.
07:18Donc voilà, il y a dans le 11 septembre, bientôt, il y aura l'échelle du CPI qui sera très
07:22importante.
07:22Mais pour l'instant, c'est plus des thématiques de flux que vraiment la grande,
07:27tout le problème inflationniste qu'on avait eu de 2002 à 2024.
07:30Jean-François, c'est quoi la principale explication aux tensions obligataires
07:33qui marquent cette rentrée boursière ?
07:34Est-ce que c'est l'aggravation des déficits des Etats, la principale explication ?
07:37Est-ce que c'est l'inflation ?
07:39Ou est-ce que c'est la perspective de hausse de taux de la Fed ?
07:42Je crois qu'il y a un peu des trois, mais moi je choisirais plutôt,
07:46vu que c'est généralisé, c'est quand même plutôt les finances publiques pour moi
07:49qui sont la principale explication, parce que sinon,
07:52si c'était les hausses des taux des banques centrales,
07:54ça devrait plutôt faire baisser en fait les taux d'intérêt,
07:57parce que ça veut dire que les banques centrales réagissent,
07:58donc il n'y a pas besoin de s'inquiéter dans les taux longs,
08:00puisqu'ils vont être contenus ces pressions inflationnistes.
08:03Donc c'est bien les finances publiques.
08:04Et quelques petits chiffres pour nos auditeurs qui sont quand même assez parlants.
08:06L'homme malade de la dette en ce moment, c'est pas la France, c'est les Etats-Unis.
08:11La dette aux Etats-Unis pendant nos vacances, elle a passé les 40 000 milliards de dollars.
08:16Ça veut dire quoi, 40 000 milliards de dollars ?
08:18Ça veut dire que la dette sur PIB, en français, on va tout simplement vers les 117%, 118%.
08:23Eux, ça veut dire qu'ils sont à 120%, donc ils ont déjà dépassé.
08:27Mais juste pour donner d'autres niveaux, ça veut dire que la dette américaine,
08:30elle a doublé depuis 2018, elle a quadruplé depuis 2008.
08:33Ils ont une croissance nominale de 6%, Jean-François.
08:36Beaucoup mieux que nous.
08:37Alors, justement, un petit sujet quand même, c'est qu'aujourd'hui, quand vous avez des taux,
08:40ça a été cité, quand vous avez des taux qui sont, là on commence à avoir des taux
08:43qu'on n'a pas vu la séquence, avoir des taux à 30 ans aussi haut, aussi longtemps,
08:47c'est 80, voilà, je crois que c'est 2006 qu'on n'a pas vu ça.
08:50Eh bien, vous avez une croissance, ok, mais la croissance américaine au deuxième trimestre
08:53en annualisé, elle est à 1,5.
08:55Donc bon, il faut effectivement se mettre tout ça un petit peu, c'est de la croissance,
09:00il faut la corriger de l'inflation, je vous entends bien,
09:02mais on est quand même aujourd'hui sur une dynamique de la tête.
09:04Depuis le 1er juillet, songez que la dette américaine, elle a monté de plus de 700 milliards.
09:09Donc les intérêts de la dette américaine, aujourd'hui, c'est 1200 milliards.
09:13Donc c'est plus que le budget du Pentagone, voilà, qui est à 900 milliards.
09:16Donc c'est 18%, c'est presque 20% maintenant, la part des revenus que les États-Unis
09:23consacrent à leur payer les intérêts de la dette.
09:26Donc ce problème qu'on a en France, on était à 2%, on va passer à 4%, etc., etc.,
09:30il est généralisé.
09:31Et c'est un petit peu ça qui est flippant, c'est qu'on est quand même un petit peu
09:34dans un moment particulier où il n'y a pas vraiment de valeur refuge,
09:36parce que la valeur refuge par excellence, c'est normalement les obligations du trésor américain,
09:43elles sont au même titre que les autres, et encore pire, vu que la dette monte beaucoup.
09:46Donc qu'est-ce qu'on voit ? On voit l'or qui monte, l'argent qui monte,
09:48le bitcoin qui revient, on voit peut-être des choses un peu traditionnelles.
09:52Mais pendant des années, on a réussi à trouver des échappatoires,
09:55il y a eu une action des banques centrales qui à chaque fois parvenait à refroidir
09:57le marché obligataire, on a même vu des taux négatifs.
10:00Là, on n'a plus de clé face à cette hausse des taux obligataires ?
10:02Là, on n'est plus du tout en taux réels négatifs, on est même à 3%.
10:05Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, en Américain, il peut acheter,
10:07donc ajuster de l'inflation, des taux à 3% sans rien faire.
10:11Donc c'est vrai qu'il y a une vraie alternative par rapport aux actions.
10:13Et c'est vrai que pour revenir à ce que vous voulez dire,
10:15c'est vrai que 40 000 milliards, on était à 25 000 en 2022,
10:17vous voyez comme c'est monté vite.
10:19Et c'est vrai que les déficits américains,
10:21donc depuis la première élection de Trump,
10:22tout le déficit américain, toute la croissance américaine
10:25a été financée par déficit.
10:27Mais c'est vrai qu'avant, c'était les seuls,
10:28parce que toutes les sociétés du S&P,
10:30elles étaient tellement cash-riches, on l'a vu,
10:32et maintenant avec la nouvelle,
10:33tous les investissements à faire sur l'IA,
10:35pour la première fois, toutes ces grandes entreprises américaines
10:37font appel au marché obligataire pour pouvoir se refinancer.
10:40Alors qu'avant, elles étaient avec beaucoup de cash,
10:41rachetaient leurs actions,
10:42et donc la dette américaine pouvait monter tranquillement,
10:45parce qu'elles trouvaient toujours refinancement.
10:46C'est vrai qu'aujourd'hui, toutes les sociétés américaines
10:48ont émis quasiment 1 700 milliards d'obligations,
10:51en hausse de 27% sur un an.
10:52Donc voilà, maintenant, vous avez, vous le disiez tout à l'heure,
10:55toutes les sociétés, les hyperscalers,
10:56vont devoir être en free cash flow négatif,
10:58donc vont devoir faire appel au marché.
11:00On a vu SpaceX, on a vu même Alphabet,
11:03qui l'a fait il y a quelque temps à 85 milliards,
11:05ce qui était juste énorme.
11:07Donc clairement, cet assèchement de liquidités,
11:08il y a une vraie concurrence entre les obligations maintenant privées,
11:11qui peuvent être même plus safe que certaines obligations d'État.
11:14C'est pour ça, donc c'est des thématiques de flux.
11:16On a parlé également du Japon, des japonais maintenant,
11:18qui sont avec des taux de plus en plus élevés,
11:21au plus haut depuis peut-être 20 ans ou 30 ans,
11:24depuis 1996.
11:24Donc forcément, le Japon, qui est un acheteur naturel
11:27et des dettes américaines, il revient,
11:28ça fait mécaniquement monter les taux américains.
11:30Oui, et donc il y a la concurrence du privé,
11:32effectivement, face aux États.
11:33Broadcom publiera ce soir ses résultats aux États-Unis,
11:35après la clôture Broadcom, justement,
11:37qui pourrait venir sur le marché de la dette
11:38à hauteur de 100 milliards de dollars.
11:40On a vu passer ce chiffre en fin d'été, là.
11:42Il y a deux semaines, 100 milliards de dollars potentiellement
11:44de la part de Broadcom.
11:44Mais c'est vraiment très lié avec tout ce qu'on raconte,
11:46parce qu'en fait, voilà, on a sur les cinq plus gros,
11:48les cinq gros de la tech, là,
11:49ils vont avoir sans doute émis cette année
11:51plus que la France, qui est le premier émetteur
11:52de la zone euro, etc.
11:54On est à 250 milliards pour l'instant d'émission
11:56de la dette de ces gens-là,
11:57qui n'émettaient pas de dette,
11:59ils se finançaient sur leurs résultats, etc.
12:02Donc on a un vrai sujet de cannibalisation.
12:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:05si vous voulez investir autre chose que dans les actions,
12:07dans de l'obligataire,
12:09des fois, c'est peut-être même plus sûr
12:11d'aller chercher du alphabet que du trésor américain,
12:13puisque le trésor américain,
12:14les finances publiques sont hors de contrôle.
12:16Donc vous avez vraiment une espèce de compétition,
12:18de concurrence qui est en train de se passer
12:20avec des émissions de dette qui explosent,
12:22ça a été dit sur l'investment grade,
12:23presque 1 700 milliards prévus cette année.
12:26Évidemment, ça devient un sujet,
12:28il n'y a pas vraiment de valeur refuge
12:29et une énorme sollicitation du marché obligataire,
12:31alors que l'épargne mondiale, par définition,
12:33elle est finie.
12:35C'est un monde fini.
12:36C'est dans ce contexte qu'on est en train de décrire
12:39que demain, la France passe un test sur le marché obligataire,
12:41l'agence France Trésor, demain,
12:42va émettre des obligations à moyen long terme,
12:4510 à 20 ans.
12:46On doit émettre entre 11 milliards et demi
12:47et 13 milliards et demi d'euros.
12:48Alors, on devine qu'il y aura de la demande,
12:51la France attire toujours.
12:51La question, c'est à quel taux on va emprunter ?
12:53Vous attendez quoi ?
12:54L'agence France Trésor, comme d'hab,
12:55va réussir son coup ?
12:56Ou à un moment, face à la mer et montant,
12:57vous ne pouvez pas réussir à la contenir ?
12:59Non, mais le paradoxe,
13:00c'est qu'il y a des acheteurs presque contraints,
13:03parce qu'en fait, vous avez nos assurances vies, etc.
13:06Encore une fois, je sais bien que le 60-40 est moins à la mode
13:08dans la série du portefeuille.
13:10Peut-être que si on taxait davantage l'assurance vie,
13:11il y aurait moins d'acheteurs contraints de dette française.
13:13Oui, mais de toute façon,
13:14il y a beaucoup d'investisseurs de long terme
13:15qui sont très intéressés par avoir des rendements fixes,
13:18moins dépendants de la valeur d'une entreprise.
13:21Donc, de toute façon, ça prendra preneur.
13:23Et au contraire, à ces niveaux de taux-là,
13:25la France devient très intéressante pour ce genre d'investisseurs.
13:28Donc, non, non, l'éducation demain.
13:29La dernière qu'on avait eue en juillet,
13:31on avait déjà les mêmes questions, un peu moins pires,
13:33parce que le niveau était un peu mal élevé.
13:34Mais justement, typiquement, sur le 10 ans, sur le 2036,
13:383,5 fois la demande de ce qu'a été finalement émis.
13:41Je tiens les paris qu'on sera au-delà de 2 au moins.
13:44Oui, oui, il n'y a pas de problème de refinancement pour la France.
13:46La question, c'est le taux auquel demain on va se refinancer.
13:48Le coût de la dette, je vous donne un petit chiffre.
13:50On est à 55 milliards l'année dernière.
13:53On va être à 78 milliards cette année.
13:54On sera à 100 milliards fin 2028.
13:57Donc, on est sur un truc où le budget de l'éducation
13:59et de la défense réunis,
14:01c'est rien d'à côté de ce qu'on est en train de payer
14:03puisqu'on s'endette tous les jours.
14:05Fin 2028, on sera sur un service de la dette
14:07de 100 milliards d'euros.
14:09En 2029, 100 milliards sont dans la cour des comptes.
14:11On va tangenter les 100 milliards.
14:13Et donc, cette année, on va être à 78 milliards.
14:15Déjà, on vient de 55 milliards.
14:16Donc, évidemment, vous avez de plus en plus de dettes
14:18et c'est de plus en plus cher pour se refinancer.
14:21Et donc, vous êtes sur le phénomène que je préviens.
14:23L'État pourra choisir de réduire ses dépenses.
14:26Il va devoir le faire à un moment ou à un autre.
14:27Ça ne permettra pas forcément d'investir beaucoup plus par ailleurs
14:29puisque les réductions de dépenses seront de plus en plus consacrées
14:32au simple remboursement des dettes.
14:33Ça devrait être le débat présidentiel.
14:35C'est qu'il faut trouver 125 milliards d'ici 2030.
14:37Tout le monde devrait être d'accord là-dessus.
14:38C'est 25 milliards par an à trouver juste pour stabiliser la dette.
14:41Il faut brûler tout ça.
14:42Il faut brûler tout ça.
14:43C'est Jean-Luc Mélenchon qui...
14:45Lui, il dit que les Américains brûlent leurs dettes
14:47puisque le Trésor américain rachète lui-même les obligations.
14:49On vient de sortir un joli papier là-dessus
14:52pour expliquer que ça aura un coût supérieur au bénéfice
14:55puisque évidemment, si vous faites ça,
14:56votre coût d'emprunt va monter.
14:57Donc à la fin, on retrouve encore plus de coûts supplémentaires.
15:01Ça fait peur que la France fait peur
15:03mais heureusement, il y a le reste de l'Europe qui ne va pas trop mal.
15:06C'est vrai qu'heureusement qu'il y a encore l'Allemagne
15:08qui lui a plutôt une dette...
15:11Ils ont franchi les 3% de déficit aussi.
15:13Quand même.
15:14Mais c'est vrai qu'après, si on refait un peu le parallèle,
15:15c'est vrai qu'aujourd'hui, la France, on le voit,
15:16nous qui sommes chez Guéliusac Gestion sur les small limit caps,
15:19c'est un désert sur les valeurs small caps françaises.
15:21Il y a des décotes, un peu comme ce qui se passe au UK.
15:24En revanche, le reste de l'Europe, ce n'est pas que la France.
15:26Il y a beaucoup de pays européens, notamment les pays du Sud
15:29et même les pays nordiques aussi,
15:31qui sont en train de bénéficier de tous ces fameux CAPEX,
15:34des hyperscalers, c'est quand ça a ruisselé.
15:36Il y a beaucoup de sociétés, notamment en Norvège,
15:38qui sont en train de construire des data centers, etc.
15:40Donc il y a pas mal de choses qui sont arrivées.
15:42C'est pour ça que je reste quand même relativement positif
15:44sur le marché actions européen
15:46parce qu'au moment où on en parle,
15:48où tous les CAPEX sont énormes aux Etats-Unis,
15:50c'est vrai que quand on regarde le free cash flow yield du S&P,
15:52on n'est plus qu'à deux fois.
15:53En Europe, on est à plus de cinq fois.
15:55Donc clairement, l'Europe est beaucoup plus bon marché
15:57parce que clairement, les CAPEX des Américains
15:59arrivent aux Etats-Unis.
16:01Donc c'est vraiment positif.
16:02Donc c'est vrai que voilà la croissance des bénéfices par action.
16:04Et il y a une petite stade qui est assez importante,
16:06c'est qu'on en parlait tout à l'heure,
16:07c'est que le S&P a explosé à la hausse
16:09parce qu'il faisait du rachat d'actions depuis des années et des années.
16:12Et aujourd'hui, c'est un peu l'inverse.
16:13Les rachats d'actions, comme l'Europe,
16:15ils ont plus de cash,
16:15les rachats d'actions vont être en Europe.
16:17Et ce qui est assez intéressant,
16:18c'est qu'à mi-août,
16:19il y avait 60% des sociétés européennes
16:22qui n'avaient pas encore commencé le rachat d'actions.
16:24Donc tout ça, ça va permettre d'un flux naturel
16:30et c'est intéressant ce chiffre,
16:3260% des entreprises européennes
16:33qui ont prévu des rachats d'actions cette année,
16:3560% d'entre elles ne les ont toujours pas mises en œuvre.
16:37Donc c'est à venir,
16:38et c'est un soutien à venir pour les marchés.
16:39Juste pour vous donner une ordre d'idée,
16:41les rachats d'actions,
16:42c'est à peu près 2,5 entre 2,5 et 3%
16:45des volumes quotidiens normalement quand ils sont élevés.
16:47Donc on peut s'attendre à plus que ça sur le quatrième trimestre
16:50parce que voilà, ça va être un vrai soutien
16:52pour le marché européen.
16:54Donc c'est pour ça qu'on reste assez positif
16:56sur la classe actrice européenne.
16:57Alors tiens, vous suivez très près les smallimites,
16:59ça tombe bien, et puis nos auditeurs sont friands
17:00d'idées d'investissement.
17:01Vous avez une ou deux idées de valeurs européennes
17:05à privilégier pour la suite ?
17:06Alors nous, on aime beaucoup la thématique en Norvège,
17:08notamment parce qu'il y a des plans d'infrastructure
17:10de relance.
17:11Donc il y a beaucoup de sociétés
17:12qui bénéficient ces plans d'infrastructure
17:14dans les autoroutes ou dans les hôpitaux,
17:17dans tous les bâtiments publics.
17:18Donc notamment une valeur qui s'appelle Sentia,
17:20qui construit des hôpitaux et des bâtiments publics
17:22pour le gouvernement.
17:23Et récemment, on nous a demandé aussi
17:25de construire des data centers.
17:26Ils ont encore gagné un ce matin.
17:28Donc le carnet de commandes s'est fortement apprécié.
17:30Et surtout, ce qui est bien,
17:31c'est que vous savez,
17:31quand vous construisez pour le gouvernement,
17:33souvent, c'est des marges autour de 5-6%.
17:35Les data centers, comme ça va être beaucoup plus rapide
17:36et que tout le monde est très précis,
17:38ils arrivent à faire des marges
17:38qui sont plutôt aux 7-8.
17:39Donc un, ça vous fait un supplément de croissance
17:41et surtout, c'est relatif sur les marges.
17:43Donc voilà, nous, la Norvège,
17:45en plus, c'est un pays qui bénéficie
17:47de la hausse du pétrole.
17:47On en parlait tout à l'heure.
17:48Donc dans tous les cas, la Norvège,
17:49c'est des pays assez corollants
17:51et qu'on aime beaucoup.
17:53Comment on peut rappeler le nom de cette valeur
17:54et les plaies même,
17:55parce que nos auditeurs veulent qu'on les pèle ?
17:56Alors, Sentia, S-E-N-T-I-A.
17:59Je pensais vous piéger avec l'orthographe,
18:01mais je vous fais confiance.
18:03Une autre, une deuxième valeur ?
18:05Toujours sur l'Europe ou en France ?
18:07Celle dans laquelle vous croyez le plus ?
18:09Alors, il y a une valeur qu'on aime beaucoup,
18:11également, qu'on aime beaucoup, nous.
18:13Donc, on va en dire deux, il y a GTT.
18:15Française.
18:15Voilà, valeur française.
18:16Donc, c'est plus une mid-cap
18:18et qui bénéficie à la fois de la hausse du pétrole,
18:20mais surtout de tout ce qui se passe.
18:21Toute la problématique de gaz, d'approvisionnement.
18:23Vous avez le prix du gaz encore en Europe.
18:24Les problématiques avec la Russie.
18:26Tout ce qui est au point de GNL.
18:27Donc, c'est une société qui est quasiment unique en son genre,
18:30qui a une technologie,
18:30donc avec quasiment 100% de parts de marché,
18:33qui offre une très forte visibilité
18:34pendant au moins les 5-6 prochaines années.
18:36Le marché adressable vient d'être relevé.
18:38Donc, voilà, c'est une société qui, aujourd'hui,
18:41passe complètement à travers les crises politiques,
18:43les problèmes de taux d'intérêt.
18:45Et enfin, si on a encore le temps,
18:46peut-être une dernière qu'on aime beaucoup aujourd'hui.
18:48C'est vrai qu'avec le pouvoir d'achat qui est un peu en berne
18:50et tous les gens qui aiment de plus en plus être beaux à la salle.
18:53Donc, c'est une société qui fait de la protéine.
18:55On en parle des poulets.
18:56Donc, LDC, on en a déjà parlé plusieurs fois ici.
18:58Voilà, le dire français, c'est la belle rouge, le coq gaulois, etc.
19:02C'est une société familiale extrêmement bien gérée
19:04qui bénéficie d'un down trading
19:06parce que les gens mangent moins en moins de viande rouge
19:08et de plus en plus de poulet.
19:10Voilà, c'est des thématiques structurelles.
19:12C'est bon pour la salle, le poulet ?
19:13Non, mais les protéines, il y en a plus dans la viande rouge
19:14que dans le poulet, non ?
19:15Je ne sais pas.
19:16Pour manger des oeufs.
19:17Non, c'est plus sain, le poulet, que la viande rouge.
19:19Oui, c'est plus sain.
19:20Non, mais en termes de protéines, c'est pareil.
19:22C'est moins gras aussi.
19:24Oui, c'est moins gras.
19:25Beaucoup moins gras, oui.
19:25D'accord, oui.
19:27Jean-François, parmi les mutations que le marché chaque jour constate,
19:31observe parfois en courage, des mutations auxquelles il donne un prix,
19:34il y en a une autre, la mutation du marché électrique.
19:37Alors, on a des chiffres de voitures neuves qui ont été publiés en France
19:39qui progressent, les ventes de voitures neuves cet été,
19:42les chiffres qui ont été publiés hier,
19:44avec notamment la progression de la part des véhicules électriques.
19:48Alors, Renault, Stellantis, depuis quelques séances ont bien progressé.
19:51Là, depuis hier, on a une petite prise de consolidation,
19:53mais quand même, Renault, Stellantis ont dernièrement plutôt surperformé le marché
19:57sur ce marché électrique, ce marché de l'automobile qui est en train de se transformer.
20:00Vous avez, vous aussi, un chiffre à nous apporter aujourd'hui ?
20:03Oui, moi, je trouve ça très intéressant.
20:05Je suis dans tout ce contexte-là où on se demande comment ça se fait
20:07que les économies résistent aussi bien à la crise iranienne, quelque part.
20:11Pourquoi ? Parce que peut-être que les économies sont de moins en moins
20:13dépendantes des prix du pétrole.
20:15C'est typiquement le cas de la Chine qui est en train de s'électrifier.
20:17Ça y est, ils font plus d'électricité à base maintenant de renouvelables que de charbon.
20:20En France, qu'est-ce qu'on voit ?
20:21C'est que 38%, 38% des voitures neuves vendues au mois d'août,
20:25c'est du full électrique, pas de l'hybride, du full électrique.
20:28Dans un marché qui est plutôt un peu, toujours un petit peu souffroteux,
20:31on est sur les chiffres de vente de voitures neuves inférieurs à 2019.
20:34En fait, ce qu'on voit, c'est qu'aujourd'hui, l'année dernière,
20:36c'était une voiture sur quatre en France.
20:38Là, aujourd'hui, on est en train de passer sur un truc qui s'accélère
20:41et on est sur ce tipping point.
20:42Donc, attention, on est en train d'avoir un passage à l'électrique
20:46qui fait qu'on est moins dépendant peut-être des prix du pétrole,
20:49moins dépendant des prix de l'essence et du diesel,
20:51puisque les diesels s'écroulent complètement dans les ventes.
20:54Donc, c'est assez intéressant quand même ce qui se passe là.
20:56Et là, on voit bien l'AR5 qui se vend très bien,
20:59on voit un certain nombre de voitures, la 2008, etc.
21:01On a des ventes qui se tiennent bien,
21:03ceux qui ont fait le choix du full électrique.
21:05Dernière question, avant dans un instant de vivre la clôture ensemble en direct,
21:08le CAC 40 a 3-4 minutes de la clôture et t'en baisse à 0,2%.
21:11Dernière question, il va à nouveau faire, on est en septembre,
21:14mais c'est comme ça, il va à nouveau faire 40 degrés dans le sud.
21:16Ces prochains jours, 41 degrés peut-être même dans le sud-ouest.
21:19C'est un truc quand même assez hallucinant.
21:21Dans vos allocations, est-ce que vous pensez qu'il faut de plus en plus
21:24choisir ces valeurs aussi en fonction de l'impact des calicules à répétition
21:30et sur des mois de plus en plus nombreux ?
21:31Ça a commencé au mois de mai, juin, juillet, août, et puis on est début septembre.
21:34Est-ce que vraiment ça commence à se traduire véritablement dans les allocations, Jean-François ?
21:39Alors oui, nous on a beaucoup de demandes de clients
21:40qui justement demandent quelles sont les valeurs qui résistent le mieux
21:43à ces problématiques-là, parce que là, de ces problématiques-là,
21:45il y en a plein, mais on peut en citer une où on a tous été un peu confrontés à
21:48ça.
21:49Moi, j'ai passé mes vacances dans le Morbihan où on est sur des restrictions d'eau
21:52qu'on n'a jamais vues dans l'histoire.
21:54Donc il y a cette problématique typiquement de l'eau.
21:56Et donc dans les valeurs qui sont aujourd'hui résilientes à ça,
21:59il y a celles qui en profitent.
22:00Aujourd'hui, il y a des valeurs qui portent justement...
22:05On a 20% de pertes sur les réseaux d'eau français.
22:08Les entreprises qui s'en occupent, c'est bon.
22:09En revanche, évidemment, si vous êtes dans la chimie allemande sur BSF
22:12qui dépend du Rhin pour acheminer son usine,
22:15et le Rhin est si bax là qu'on ne peut pas...
22:19Donc les prix du frais augmentent,
22:20on ne peut pas faire un certain nombre de supply chain comme normalement,
22:24vous avez impacté ça.
22:25Donc évidemment, il y a d'un côté les valeurs qui sont liées à l'eau
22:27et de l'autre côté ceux qui sont liés à la chimie
22:29ou qui sont un peu victimes de ça.
22:31C'est pareil, vous avez vu, le nucléaire,
22:32on est obligé d'arrêter un petit peu des centrales.
22:34Il n'y a pas assez d'eau pour les refroidir.
22:36En plus, il y a des méduses,
22:37donc on est obligé d'arrêter deux centrales à cause des méduses
22:39parce qu'il fait chaud dans l'eau.
22:40Oui, mais on peut se dire que ça va se...
22:41C'est pas grave, l'automne arrive, ça va bien finir par se résoudre.
22:43Non mais voilà, c'est-à-dire que ça a un impact ponctuel dans les portefeuilles
22:46ou ça peut avoir un impact structurel ?
22:47Non, c'est un peu structurel.
22:48On a vu, il y a deux sociétés qui marchent très très bien,
22:50notamment Magnum, vous savez, qui appartiennent à Unilever.
22:52Je pense que tout le monde, les éditeurs,
22:53ont mangé des glaces Magnum cet été
22:55et les ventes ont très bien marché, le titre a fortement progressé.
22:58Et nous, on a un titre qu'on aime bien plus dans les Smolémic Cap
23:00qui s'appelle Krikri Milk, qui fait des yaourts grecs,
23:03pas la grecque, et aussi des glaces dedans.
23:06Et ça a été un carton, la société marche super bien,
23:08ils sont en train d'envahir les Etats-Unis et tout le reste de l'Europe
23:10avec leur glace et leur yaourt.
23:11Donc tout ça, c'est un peu lié au réchauffement climatique.
23:14Krikri Milk, vous pouvez l'épler ?
23:17K-R-I, petit tiret, K-R-I...
23:19Avec un K.
23:20Voilà, avec un K.
23:21On se dit qu'il y a le Rose-et-Provence.
23:24Oui, avec modération.
23:25Merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés ce soir.
23:28Dans un instant, la clôture des marchés.
23:29Donc merci à Louis De Fels pour Gué du Sac Gestion
23:31et Jean-François Robin pour la Tixi.
23:32Cette clôture, vous l'attendez ?
23:33Eh bien, vous allez pouvoir la vivre en direct avec Antoine
23:36dans une poignée de secondes.
23:37A tout de suite sur BFM Business.
23:38On est là, c'est BFM Bourse jusqu'à 18h.

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