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  • il y a 7 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00La suite de votre émission, ça va vous intéresser toujours au sujet des mobilisations parce qu'il y a la
00:05vie chère, il y a l'inflation, il y a les carburants.
00:09Le gouvernement avait promis une baisse, vous vous souvenez, de 12 à 18 centimes le litre de gazole en novembre.
00:14Nous y sommes et quelle est la réalité dans les stations-service ? On va vous en parler et plus
00:18largement la consommation, les prix, les habitudes qui changent.
00:21Notre invité s'y connaît, Michel-Edouard Leclerc. On saura tous sur ce qui nous attend.
00:25Écoutez les quelques réactions à notre micro sur la colère de ceux qui galèrent, tout simplement.
00:32Pour 15 euros, on ne va mettre que 5 litres.
00:35Entre collègues, si on peut s'associer, prendre une voiture et s'entraider entre nous.
00:41Ça a baissé un tout petit peu, mais pas grand-chose. J'économise au maximum. J'attends presque la fin
00:48du réservoir pour en faire le plein.
00:50D'après moi, c'est trop cher un peu partout, à part chez Total. Mais quand tu arrives chez Total,
00:55il n'y a jamais de carburant.
00:57Ça fait qu'on privilégie le transport en commun.
01:02Nous sommes avec Michel-Edouard Leclerc. Merci de votre présence.
01:05Tant de sujets à aborder vraiment très concrètement avec vous, M. Leclerc.
01:09Et Gaëtan Mélin. Merci, cher Gaëtan, chef du service économie et sociale de BFM TV.
01:15Michel-Edouard Leclerc, nous allons évidemment parler de pouvoir d'achat. C'est ce qui intéresse en priorité nos téléspectateurs.
01:20Mais je voudrais avoir votre avis, votre regard, à la fois de citoyens et d'acteurs économiques majeurs dans notre
01:27pays,
01:27sur ces mobilisations qui vont se poursuivre de samedi en samedi.
01:32Il y a la crise lycéenne, la crise du pouvoir d'achat, mais aussi, malheureusement, des situations de casse et
01:37de violence.
01:38Pour vous, ce sont des revendications légitimes qui sont en train d'émaner et de s'enraciner dans le pays
01:43?
01:43Alors, d'abord, bonsoir Gaëtan, bonsoir Sonia.
01:48Oui, l'état de la société, c'est anxiogène.
01:52Et puis, ce n'est pas une génération contre une autre.
01:54C'est une anxiété qui se véhicule en famille.
02:00Oui, la société française, elle cherche à la fois des solutions, mais aussi un défouloir.
02:05Et dans ce défouloir, il y a des casseurs et il y a des vrais manifestants.
02:10Et les casseurs, souvent, occultent le vrai questionnement de ces manifestants.
02:17Donc, oui, je me sens complètement solidaire des commerçants, des entrepreneurs, des sociétés de services
02:29qui ont à subir les exactions des casseurs, d'où qu'ils viennent,
02:33quelles que soient leurs motivations, aux voleurs, aux politiques.
02:36Mais par contre, je comprends, en même temps, ce besoin de s'exprimer.
02:44Franchement, ça fait trois ans qu'on nous parle des retraites.
02:47Si on avait passé autant de temps pour parler de la jeunesse, on n'en serait pas là, quoi.
02:50Mais comment on arrive à harmoniser tout ça ?
02:53La liberté de manifester, évidemment, mais la liberté de travailler,
02:56la liberté de pouvoir en commerce, de vivre de son commerce.
02:59Je vois que de nombreux commerçants demandent à ouvrir le dimanche,
03:02en demandant des autorisations exceptionnelles.
03:04Et d'autres, Michel-Édouard Leclerc, demandent une suspension des rassemblements,
03:08au moins jusqu'aux fêtes de Noël.
03:10Il dit, s'il vous plaît, laissez-nous au moins, pendant cette période, travailler.
03:13Je pense qu'on peut manifester, et il appartient aux organisateurs des manifestations
03:19d'encadrer tout ça. C'est à eux de le faire.
03:22Mais non, on ne peut pas empêcher une manifestation.
03:26On est une république, on est une démocratie.
03:29La vie parlementaire et le dialogue entre le Parlement exécutif est bloqué.
03:34Moi, je vois ça de ma province.
03:36Et donc, à défaut d'avoir d'interlocuteurs dans le système politique,
03:42dans la représentation politique, ça s'exprime à côté,
03:46avec les pieds, en marchant.
03:47D'autres avaient utilisé cette expression, c'est une marque déposée,
03:50aujourd'hui contestée.
03:52Et en fait, non, je pense qu'il faut que ces manifestations aient lieu,
03:57comme la dernière fois, dans des lieux où les casseurs ne peuvent pas se cacher
04:03derrière les manifestants.
04:05Et après, il faut écouter aussi les messages qui sont délivrés,
04:10qui nous interpellent.
04:11Moi, je suis un homme d'action.
04:17Il y a des moments où j'ai envie d'être solidaire, par exemple, auprès de la jeunesse.
04:23Je suis aussi président d'une école de commerce.
04:28Vous êtes quelque part aussi du côté des...
04:30Enfin, il n'y a pas un côté ou l'autre, mais des commerçants également.
04:33Oui, c'est ça.
04:34Mais vous voyez, une société, c'est fragmenté, c'est archipélisé,
04:39comme disent les sociologues, comme dit Fourquet, tout ça.
04:41Mais justement, le rôle du politique, aujourd'hui, ce serait de refédérer ça.
04:45Et ce n'est pas le cas.
04:45Mais aujourd'hui, justement, on voit bien que ce soit les commerces de proximité
04:49ou la grande distribution de toute version dans son ensemble est en difficulté.
04:54Est-ce que, face à ce qu'on est en train de vivre depuis maintenant plusieurs semaines,
04:58il n'y a pas un moyen de soutenir aussi ces commerçants,
05:01en leur permettant notamment de pouvoir ouvrir, sur la base du volontariat bien sûr,
05:06le dimanche pour justement essayer de récupérer ce commerce ?
05:10Oui, on est bien d'accord.
05:11Il faut faire ce qu'il faut, du point de vue sécuritaire.
05:13Moi, je n'y connais rien en matière de police, d'organisation de manifestations.
05:18Et quand on veut, on peut quand même.
05:20Il ne faut quand même pas déconner.
05:21On n'est pas...
05:23Ce n'est pas la révolte de Budapest.
05:25Ce n'est pas...
05:27Comment ça s'appelait le truc que Trump avait poussé,
05:30la manifestation du Capitole.
05:33Mais non, le sujet, c'est de traiter à la base les...
05:37Ah oui, donc vous estimez que c'est par la seule issue politique
05:40qu'on pourra, évidemment, tarir un mouvement
05:42qui porte aussi, Michel-Édouard Lecaire, sur la vie chère,
05:46sur le pouvoir d'achat, mais sur le parcours sur...
05:49Ce sont des vrais sujets.
05:50Pardon, Sonia, je vous ai coupé.
05:51Mais c'est des vrais sujets.
05:52Le sujet du pouvoir d'achat,
05:54même si le taux de moyen d'inflation sur 5 ans
05:59énoncé par l'INSEE, et il n'est pas faux,
06:02c'est le chiffre macroéconomique,
06:04pour les gens qui dépensent beaucoup dans l'alimentaire,
06:07c'est plus 25% dans l'alimentaire.
06:09Les biens de consommation, j'en sais quelque chose,
06:11je me bats contre.
06:13Mais donc, il faut traiter ce sujet.
06:16Il faut traiter ce sujet à la fois au niveau des revenus,
06:19des salaires, et au niveau des prix.
06:22Et donc, ça ne se traite pas au lance-pierre,
06:28dans tous les sens du terme.
06:29Une vraie réponse politique,
06:31avant d'arriver à l'inflation, au carburant,
06:34je reste encore un instant sur la politique,
06:36même si c'est lié,
06:37parce qu'il semblerait, Michel Édouard Lecaire,
06:38qu'il y a un duo quand même, pas improbable,
06:41mais imprévu, qui pourrait se constituer
06:43avec, entre vous et l'ancien président,
06:45François Hollande.
06:47On va regarder les images.
06:48Il est venu à Landerneau.
06:50Et c'est pas... C'est vraiment...
06:52Landerneau, c'est là où...
06:53C'est le place to be.
06:55C'est le premier centre Leclerc.
06:58C'est le premier centre Leclerc.
06:59C'est la capitale du pouvoir d'achat,
07:01de la distribution moderne.
07:02Et c'est aujourd'hui une capitale culturelle
07:04qui attire la vie politique.
07:06Et tant mieux si, à travers ce prétexte,
07:08on a des formeurs présidents qui viennent...
07:11Mais vous voyez où je vous en veux.
07:12À Landerneau.
07:13C'est-à-dire que ça prenait des airs de campagne.
07:15Est-ce que vous-même, vous avez déjà perçu,
07:17senti déjà le candidat à fleurer ?
07:20Je parle de François Hollande, pas de vous.
07:23Au cas où il y aura une confusion.
07:25Oui, on sent que ça le taraude.
07:29Il sort un livre qui s'appelle Unir.
07:31C'est un vrai programme.
07:34Après, il y a beaucoup de candidats.
07:36Mais là, sans dire, est-ce qu'il a votre préférence ?
07:41Est-ce que vous trouvez qu'il peut, dans ce moment-là,
07:43où il faut unir ?
07:44Depuis tout à l'heure, vous nous dites qu'il faut rassembler,
07:46que ce n'est pas les commerçants face aux jeunes,
07:48que ce n'est pas les retraités face aux plus jeunes,
07:49qu'il a cette capacité-là ?
07:51Vous voulez peut-être qu'on l'écoute d'abord ?
07:53Oui, OK.
07:55Quand est-ce que vous annoncez votre candidature, alors ?
07:57Pas tout de suite.
08:00Je ne suis pas candidat aujourd'hui.
08:01Et puis, s'il y a un candidat qui est en mesure,
08:03je parle des candidats socialistes, je ne parle pas des autres,
08:06qui peut être en capacité de gagner,
08:07pourquoi gérer le gêné ou le contrarié ?
08:10Un ticket Hollande-Leclerc ?
08:13Oui, alors d'abord, je vous confirme, il est frais comme un gardon,
08:15c'est Yves Fréti, c'est clair.
08:18Il est très heureux qu'on le sollicite.
08:22Moi, j'étais content, après avoir reçu aussi Gabriel Attal à Landerneau,
08:27et d'autres qui viendront.
08:29J'étais content qu'il…
08:30Donc là, vous êtes en train de dire qu'on recevait tout le monde.
08:32En fait, vous voyez, mon engagement politique,
08:34il n'est pas partisan au sens politicien,
08:37mais je pense que si on veut répondre aux gens qui sont derrière vous,
08:41représentés dans ces illustrations, sur ces écrans,
08:44nous devons, nous, entrepreneurs,
08:46ne pas être que des fédérations gestionnaires de nos corporations,
08:51de nos intérêts immédiats, on doit faire société.
08:53Et donc, moi, j'ai envie, je veux, je sens ça comme un devoir,
08:58c'est ma formation chrétienne démocrate ou chrétienne coupable.
09:01C'est à l'âge avec Delors, un peu, là.
09:05Je crois que nous devons être disponibles
09:07pour nourrir le dialogue du politique
09:09au moment où le politique n'a pas forcément la perception
09:11de ce qui se passe sur le terrain en termes de pouvoir d'achat.
09:13Donc, il fait partie d'un grand mécano, en réalité.
09:15Oui, ça, c'est l'expression de Jean-Louis Borloo.
09:17Jean-Louis Borloo, qui sera notre invité tout à l'heure.
09:18Oui, j'adore Jean-Louis.
09:21Mais il a raison.
09:23Aujourd'hui, il faut refaire la mécanique
09:25des différents acteurs de la société.
09:28Il faut les faire se reparler.
09:29Et puis surtout, il faut sortir de cette espèce de truc anxiogène.
09:34La France n'est pas en faillite.
09:35Il faut arrêter ces conneries.
09:37C'est important que des hommes et femmes politiques
09:39aillent justement à la rencontre des territoires,
09:42des gens qui n'habitent pas Paris, au final.
09:46Mais oui.
09:47Hollande et De Tulle.
09:48Tout le monde fait référence à Chirac.
09:51D'ailleurs, on nous embellit notre Chirac.
09:56On a oublié qu'il vient aussi de la fonction publique
09:57et comment il était nommé ministre.
09:59Et aussi, il était du Serra, il était de l'élite.
10:02Non, en fait, oui, je pense que c'est important de refaire société,
10:06d'être avec les gens et pas simplement…
10:08Vous sentez qu'ils sont déconnectés ?
10:09Je ne parle pas évidemment de certains en particulier,
10:11mais vous sentez qu'il n'y a pas un enracinement,
10:13un ancrage dans la vie quotidienne, tout simplement,
10:15dont nous allons parler avec les prix, tout ce qui nous concerne ?
10:18Regardez autour de nous, y compris…
10:21Moi, je suis auditeur de BFM.
10:23Si vous avez la gentillesse de m'inviter, je vous regarde beaucoup.
10:26C'est quand même instabilité géopolitique.
10:30C'est quand même des injonctions écologiques, le climat.
10:34C'est des injonctions sociales.
10:36C'est quand même les salaires qui n'arrivent pas à sortir de la trappe à bas salaire.
10:41Ce sont des sujets qui touchaient les parents
10:44et qui, aujourd'hui, touchent une nouvelle génération.
10:46Et donc, pour moi, il n'y a pas de raison de rester.
10:52Et c'est là que les hommes politiques ont du mal.
10:55Ils sont partis dans l'idée que la France était en faillite.
10:58Alors, la grande confusion, c'est ça.
10:59C'est qu'on est en élection présidentielle alors qu'on est en débat budgétaire.
11:03Et donc, on est en train de discuter et d'élire un expert comptable
11:06pour sortir la France.
11:08Et on empêche une nouvelle génération
11:11ou une génération qui se photocritique
11:13de repartir avec un projet pour la France.
11:15On est à 30 d'un côté.
11:16Il faut qu'elle abatte le mur de la dette, non, pour repartir ?
11:19Mais non.
11:20Enfin, dans une boîte comme la mienne,
11:22ce n'est pas le comptable qui fait le plan de développement.
11:24On a de très bons financiers et de très bons comptables.
11:26Mais il faut que le président dans une entreprise,
11:31que ce soit Dominique Schelcher chez System U,
11:34Thierry Cotillard que vous avez reçu ici,
11:36ils tiennent compte de ce que dit le comptable.
11:38mais on va chercher du chiffre d'affaires,
11:40on va chercher de l'audimat,
11:41il faut chercher de la croissance,
11:42il faut chercher de la croissance,
11:44parce que c'est la croissance qui va diminuer le poids de la dette,
11:46c'est la croissance qui va secréter...
11:48Pourquoi ils ne viennent pas ce discours,
11:49Michel-Édouard Leclerc ?
11:50Parce qu'ils ne viennent pas à Landerneau,
11:51il faut passer par Landerneau.
11:52Merci.

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