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  • il y a 9 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00C'est la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, qui va nous rejoindre.
00:04Valérie Pécresse qui a alerté depuis le début du mouvement sur la facture extrêmement salée à payer.
00:11Et justement, c'est l'une des questions qu'on va poser.
00:12Qui va payer cette facture ? On parle de millions et de millions d'euros de dégâts.
00:17Je salue la présence d'Arthur Berda avec Althora Gula.
00:19Bonsoir Madame Pécresse.
00:21Bonsoir.
00:21Merci de votre présence.
00:23On va insister évidemment ce soir sur les prochaines mobilisations avec toujours le risque de casse.
00:27Même si Emmanuel Macron n'a dit plus jamais le 17 octobre.
00:29On vous interrogera si vous êtes aussi confiante.
00:33On parlera aussi de la facture, très salée, je l'ai dit, pour les commerçants.
00:35Mais je voudrais tout d'abord vous faire réagir sur le contexte actuel.
00:39Est-ce que vous estimez, comme le Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:42que les mots prononcés par certains responsables politiques participent aujourd'hui à un climat de violence
00:47et même Valérie Pécresse a armé idéologiquement un assaillant ?
00:52Et là, on parle de l'attentat de Trappes.
00:55Je crois qu'effectivement, les idéologies politiques et donc le discours politique
01:01peuvent encourager à la violence.
01:04On l'a vu malheureusement en entendant un certain nombre d'élus dire que la violence était légitime,
01:10effectivement.
01:10Mais de la même façon, je pense que le discours de l'extrême droite peut aussi armer la main d
01:16'un tueur,
01:16bien évidemment.
01:17Il y a des idéologies qui sont des idéologies du chaos, de la division
01:20et des idéologies qui enflamment la société.
01:26C'est ça la vérité.
01:27Le maire de Trappes, je ne sais pas si vous avez écouté ce matin BFM TV,
01:31le maire de Trappes, il vous cite parmi ceux qui, les incendiaires,
01:35qui selon lui ont enflammé le débat et donc, si on prend votre logique,
01:39armé idéologiquement la scène.
01:41C'est une grosse imposture et c'est un très grave mensonge.
01:47Vous savez, ce serait l'honneur d'Aurore Berger ou de François Béroux
01:50qui a parlé de submersion migratoire ou de Valérie Pécresse
01:54qui a dit que le grand remplacement était une réalité,
01:58que tous ceux-là disent le regretter tout simplement
02:00et s'engagent à ne plus utiliser ce genre de théorie.
02:02Vous savez, espérer récolter des miettes électorales
02:04en courant derrière le discours et les théories de l'extrême droite,
02:07en courant derrière les constats erronés de l'extrême droite.
02:09Ça ne marche pas. Ils seront tous à la fin dévorés par ceux qu'ils auront nourris.
02:14Il vous met dans le même lot que ceux qui ont... C'est grave.
02:18Oui, c'est grave parce que c'est un mensonge absolu et éhonté,
02:21mais je n'ai absolument pas dit ça.
02:23Il prend une phrase qui est sortie d'un discours que j'ai prononcé en 2022
02:26où je disais que je ne me résignais ni au grand déclassement avec Emmanuel Macron,
02:31ni au grand remplacement avec Éric Zemmour
02:33et qu'entre Macron et Zemmour, il y avait une voix pour un vrai discours républicain.
02:37Il veut quand même vous mettre de l'autre côté du cordon sanitaire.
02:39Il déforme complètement ce que j'ai dit, mais ça ne m'étonne pas
02:42parce qu'aujourd'hui, il y a à la gauche de la gauche des gens pour qui on est fasciste
02:48dès qu'on est socialiste, dès qu'on est centriste.
02:51De toutes les façons, le fascisme commence à la droite de Mélenchon.
02:56Il y a énormément de monde, mais vous n'avez pas vu,
02:59ils ont fait huer l'autre jour le maire de Paris sur la place de la République.
03:04Aujourd'hui, leur vrai sujet, c'est que ce sont des ingénieurs du chaos.
03:07Moi, je n'ai pas de leçon de République à recevoir de cette gauche
03:11qui, elle-même, est une ingénieure du chaos, provoque le chaos et incite au chaos.
03:18J'étais d'ailleurs très choquée ce matin parce qu'il s'est présenté lui-même
03:21comme un maire racisé. Qu'est-ce qu'il y a de plus raciste que de se présenter comme un
03:25racisé ?
03:25Vous pensez que l'antiracisme aujourd'hui est un racisme ?
03:27Moi, je crois à l'universalisme républicain.
03:30Et l'universalisme républicain, c'est de considérer chacun d'entre nous ici
03:34comme des citoyens à part entière, avec la même dignité,
03:38le même droit d'exister, le même droit de penser, le même droit de réussir,
03:43quel que soit notre genre, notre religion et nos origines.
03:46C'est ça l'universalisme républicain.
03:47Et ce n'est certainement pas de se faire assigner à résidence.
03:50Évidemment, vous le seriez aussi, si on vous avait dit que vous étiez un suppôt de l'extrême droite.
03:55Ça fait 25 ans que c'est de la politique.
03:58Je me suis engagée avec Jacques Chirac, justement,
04:00parce que l'extrême droite venait de faire perdre la droite.
04:03Alors, le combat que je mène contre l'extrême droite
04:05est aujourd'hui contre l'extrême gauche, contre tout.
04:08Valérie Pécresse, imaginez, le maire de Trappes dit qu'il faut un cordon sanitaire.
04:12Il inclut dans ce cordon des personnalités.
04:15Il parle de l'ancien Premier ministre François Bayreau et de vous-même.
04:18Jusqu'où peut aller un tel cordon ?
04:19Est-ce que vous êtes inquiète à 6 mois, à 5 mois et demi de la présidentielle,
04:22d'une forme de, je ne sais pas, de chien-lit ?
04:25Ce que je crois aujourd'hui, c'est que pour ramener le calme,
04:29il faut de l'unité.
04:30Il faut de l'unité nationale.
04:32Et il ne faut certainement pas opposer les uns aux autres.
04:34Ce que je vois, moi, et je le vois dans mon conseil régional,
04:37puisque j'ai les deux,
04:38je vois deux parties extrêmes qui se font la courte échelle.
04:41Qui se font la courte échelle, littéralement,
04:43pour arriver au pouvoir,
04:45en espérant chacun battre l'autre.
04:47C'est ça ce qu'ils essayent de faire.
04:48Ils essayent de nous étouffer en...
04:50Ils ont réussi d'après les sondages.
04:52Le président de votre famille politique, Bruno Retailleau,
04:54a ouvert le débat, c'était sur BFM TV,
04:56de l'interdiction de la France insoumise.
04:58Le président du Sénat, Gérard Larcher,
05:00une voix plutôt modérée et d'ordinaire,
05:02lui a emboîté le pas.
05:03À gauche, on a un réflexe inverse.
05:05Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis, dans votre région,
05:08lui demande l'interdiction du Rassemblement national dans les médias.
05:12Ali Rabé, le maire de Trappes, a exclu tout à l'heure
05:14certains de nos confrères de la conférence de presse
05:16qu'il a tenue à l'Assemblée nationale.
05:18Est-ce que pour vous, c'est comme ça
05:19que doit s'organiser et se tenir le débat public
05:22à cinq mois et demi,
05:23Sonia le rappelait, d'une élection présidentielle ?
05:24Je vais vous parler d'une anecdote personnelle
05:27que j'ai vécue il y a une semaine.
05:28Il y a une semaine,
05:30le président de la région Île-de-France
05:32qui m'a précédé, Jean-Paul Huchon,
05:33qui était socialiste,
05:36je suis allée le voir à l'hôpital,
05:39avant son décès.
05:41Et on a discuté de la situation.
05:43Et c'était très intéressant
05:44parce qu'on s'est dit
05:46mais qu'est-ce que c'est que cette démocratie
05:47dans laquelle, à gauche et à droite,
05:50on ne peut plus se parler,
05:51on ne peut plus se respecter,
05:53on ne peut plus s'estimer
05:54et on ne peut plus débattre.
05:56C'est un peu ce qu'a dit
05:56le ministre de l'Éducation nationale tout à l'heure.
05:59Je veux dire,
06:00oui à la manifestation,
06:01oui aux revendications.
06:02Si les lycéens avaient bloqué les lycées
06:05sans les détruire,
06:06mais ils auraient eu tout autant...
06:09Ce sont les lycéens qui ont détruit les...
06:10Non, ils auraient eu tout autant
06:14accès au ministère, au pouvoir.
06:15Les blocages sont interdits.
06:17Vous le savez comment ?
06:18Oui, mais ce que je veux dire,
06:19un blocage pacifique,
06:22c'est interdit,
06:23ça peut justifier.
06:24Aujourd'hui, ce qui s'est passé,
06:25c'est 170 lycées en Ile-de-France cassés.
06:28Voilà, c'est ça la vérité.
06:29Et ça, c'est des violences inacceptables,
06:31intolérables.
06:31Il en a parlé
06:32et qui va payer les dégâts.
06:33Mais est-ce qu'il a trop tardé à répondre ?
06:34Est-ce que l'exécutif a trop tardé
06:36à apporter une issue politique ?
06:37Même si aujourd'hui,
06:38elle paraît toujours faible
06:39aux yeux de ces organisations syndicaires.
06:39Écoutez, moi, je crois qu'Edouard Giffray
06:41est un homme de bonne volonté.
06:42Je crois qu'il est dans un contexte
06:43qui est un contexte effroyable.
06:45La caisse est cramée
06:46et il n'y a pas de majorité pour voter.
06:48Donc, à partir de ce moment-là,
06:49il y a une forme d'impuissance de l'État.
06:52Sur la méthode, Madame la Présidente,
06:52sur la méthode,
06:53le président de la République,
06:54en déplacement lui-même à Marseille
06:56il y a deux jours,
06:57a semblé le dire en disant
06:58qu'il y a eu du retard à l'allumage.
07:00Ce n'est pas possible.
07:01Ça faisait dix jours
07:02qu'il y avait des blocages
07:02dans tous les sens.
07:03Alors, sans parler de débloquer des fonds
07:05sur la méthode,
07:06sur le dialogue.
07:07Est-ce qu'il aurait fallu avant ?
07:09D'abord, permettez-moi de dire
07:09qu'au tout démarrage,
07:11parce que moi,
07:12j'ai été la première
07:13à avoir le mouvement démarré
07:15parce qu'il a démarré
07:16à Créteil, en Ile-de-France.
07:18Et à l'époque,
07:20avec, comme par hasard,
07:21dès le premier jour,
07:22M. Boyard, député LFI,
07:23qui était là
07:24avec les bloqueurs,
07:27donc ça veut dire
07:27qu'il avait été prévenu.
07:29Il avait été prévenu
07:29dès le premier jour,
07:30il était là.
07:30C'est quand même
07:31une circonstance,
07:32quand même une coïncidence
07:33un peu troublante
07:34s'il n'a pas organisé les choses.
07:35Vous dites que c'est LFI
07:36qui a allumé la mèche ?
07:37Bien évidemment.
07:38Comment est-ce qu'il peut être là ?
07:39Aucun autre député n'était là,
07:41aucun autre élu n'était là,
07:42il était là.
07:43Donc évidemment,
07:43ça veut dire qu'au départ,
07:45il y avait une organisation.
07:46C'est d'ailleurs
07:46ce que j'ai dénoncé
07:47dès le début.
07:49Mais revenons,
07:50à ce début de mouvement.
07:51Pourquoi la réponse
07:52de l'État
07:53a été tardive ?
07:54C'est parce qu'au départ,
07:56pardon,
07:56mais les revendications
07:57étaient très gazeuses.
07:58Mais elles le sont toujours.
07:58Elles étaient très portantes,
07:59ils essaient de dire...
08:00Un peu moins maintenant,
08:01un peu moins maintenant,
08:02parce que moi,
08:02j'ai reçu,
08:03comme je le fais
08:05très régulièrement,
08:06je l'avais fait
08:06au printemps dernier,
08:07j'ai reçu avec
08:07les trois recteurs
08:08d'Ile-de-France
08:09le CAVL,
08:10c'est-à-dire
08:10les délégués
08:11des délégués de classe.
08:13Et c'est vrai que,
08:14par exemple,
08:14la crispation
08:15sur Parcoursup
08:16ou sur le remplacement
08:17des profs
08:18sont des messages
08:19qu'on peut entendre.
08:20Et l'angoisse
08:21qui monte sur Parcoursup
08:22est importante.
08:23Des millions d'euros
08:24de dégâts
08:25dans votre région,
08:26combien de lycées
08:27et d'établissements
08:28saccagés,
08:29combien de blessés,
08:30évidemment,
08:30sur le plan national
08:31pour nos forces de l'ordre
08:32et chez les lycéens
08:33pourraient arriver
08:34aujourd'hui
08:34à une solution
08:35qui, en plus,
08:36n'est pas considérée
08:37comme étant à la hauteur ?
08:38D'abord,
08:39il y a quand même
08:39quelques réponses
08:40très concrètes
08:41aux besoins des lycéens.
08:43On a parlé des profs,
08:44on parle de Parcoursup.
08:45La hausse des bourses
08:46pour la précarité étudiante,
08:49un certain nombre
08:49de places supplémentaires
08:51en BTS et en IUT
08:51qui sont très nécessaires
08:53pour la bonne orientation
08:54parce que l'objectif,
08:55ce n'est pas seulement
08:56de réformer Parcoursup.
08:57Le vrai objectif,
08:58c'est d'orienter les jeunes
08:59vers les métiers d'avenir,
09:01les métiers qui leur donneront
09:02un emploi.
09:03Et d'ailleurs,
09:04la région va y contribuer.
09:06La région va y contribuer.
09:07Non, mais c'est très important
09:08parce qu'il n'est pas question...
09:10Je voudrais revenir
09:10sur Parcoursup.
09:12Je voudrais dire quelque chose
09:12qui ne va pas plaire,
09:13mais je veux le dire quand même.
09:16les prérequis
09:17pour entrer à l'université,
09:18c'est-à-dire avoir
09:22les compétences qu'il faut
09:23pour réussir
09:24dans une filière.
09:27Oui, la sélection.
09:28Les prérequis,
09:29ça s'appelle les prérequis.
09:30Eh bien, c'est indispensable
09:30pour réussir
09:31et pour éviter la sélection
09:32par l'échec
09:33parce que dans la vie,
09:34et c'est ça qui ne va pas plaire,
09:35il y a une sélection.
09:37Il y a toujours une sélection.
09:38À un moment,
09:38il y a toujours une sélection.
09:39Et le taux d'échec
09:40en licence des étudiants
09:42n'a pas baissé.
09:44Il n'a baissé
09:44que grâce justement
09:46à ces prérequis
09:47qui ont permis...
09:49Donc on est en train
09:50de gommer
09:50la sélection de sélection.
09:52Si vous voulez faire
09:52de l'éducation physique,
09:53on vous demande
09:53un prérequis de sport.
09:54C'est quand même la base.
09:55Je ne vois pas
09:56pourquoi on ne fait pas
09:56la même chose.
09:57On n'a pas le droit
09:58de faire la même chose
09:58pour les maths
09:58ou pour la philo.
09:59C'est pareil.
10:00Et les prérequis,
10:01c'est éviter l'échec.
10:03Donc oui,
10:03il faut réformer Parcoursup,
10:05le rendre plus transparent
10:05et plus clair,
10:06que les critères soient connus.
10:08Mais pas enlever l'aspect
10:08de sélection.
10:09Mais pas enlever l'accès
10:11d'orientation sélective.
10:12Parce que si on l'enlève,
10:14on aura de l'échec à la fin.
10:16C'est un leurre de dire
10:17qu'on peut tous réussir.
10:19Ou alors,
10:19il faut enlever les examens,
10:21les notes,
10:22les diplômes.
10:23Et puis à la fin,
10:23on supprime le chômage.
10:24Et à la fin,
10:25on donne le baccalauréat
10:26dans une pochette surprise.
10:27Alors ça,
10:27c'est mon autre point.
10:28Moi,
10:28je veux le dire aujourd'hui.
10:29Il faut sauver l'année scolaire.
10:31Il faut sauver l'année scolaire.
10:32Moi,
10:32j'alerte.
10:33Concrètement,
10:34le gouvernement a fait quand même
10:35un pas aujourd'hui.
10:37Il a apporté
10:38un certain nombre de réponses.
10:39Mais moi,
10:40je le dis aux bloqueurs.
10:41Il faut sauver l'année scolaire.
10:42Parce que quels sont les lycées
10:43qui sont bloqués ?
10:44Pas tous les lycées,
10:45Madame Mabrou.
10:45Pas tous les lycées.
10:47Ceux dans lesquels
10:48les jeunes sont les plus fragiles
10:49socialement,
10:50ont le plus besoin d'étudier.
10:52Samedi,
10:52ça repart.
10:53Les bloqueurs seront responsables
10:56d'un lycée à deux vitesses
10:57avec effectivement
10:58des enfants privilégiés
10:59qui, eux,
11:00s'en sortiront toujours
11:01parce qu'eux,
11:02ils auront les moyens
11:03de rattraper les cours
11:04qu'ils ont ratés.
11:05Et puis,
11:06des familles.
11:06Moi,
11:06j'ai reçu aussi
11:07les parents d'élèves.
11:08Mais ils sont épouvantablement inquiets.
11:10Vous vous imaginez,
11:11vous avez votre fils
11:11en terminale aujourd'hui
11:12où vous avez,
11:13pire encore,
11:14votre fils qui rentre en seconde,
11:15qui n'a jamais connu le lycée.
11:16Mais la responsabilité,
11:16c'est l'issue politique.
11:18Mais j'entends ce que vous dites.
11:19Quand le président
11:19n'en dit plus jamais
11:20le 17 octobre ?
11:21Alors ça,
11:22c'est un autre sujet.
11:23C'est le sujet
11:24du maintien de l'ordre.
11:25Et là aussi,
11:26je veux être très clair
11:27et ça ne me fera pas
11:29que des amis.
11:29Le maintien de l'ordre
11:30est une absolue nécessité
11:33dans un État de droit.
11:34Le maintien de l'ordre,
11:35ça fait partie de la République.
11:36Là où il n'y a pas
11:37de sécurité et pas d'ordre,
11:38il n'y a pas de liberté.
11:39Vous imaginez
11:40qu'on puisse tenir
11:40de samedi en samedi
11:41avec un tel dispositif
11:42aussi conséquent,
11:43massif, renforcé ?
11:45Nous n'avons pas le choix.
11:46Il faudra prendre
11:46des dispositions.
11:47J'ai été cet après-midi
11:48avec les commerçants
11:49de République,
11:51Bastille, Nation.
11:52Mais enfin,
11:53c'est épouvantable
11:54ce qui leur est arrivé.
11:54C'est juste inimaginable.
11:56Enfin, on est en France.
11:57Les images ont fait
11:58le tour du monde.
11:58Vous imaginez
11:59ce que ça veut dire ?
12:00Quand vous dites
12:01qu'il faut prendre des mesures,
12:02qu'est-ce que vous envisagez
12:03pour la région ?
12:03Moi, je crois qu'il faut
12:04que les tracés
12:05ne soient plus les mêmes.
12:07On ne peut plus
12:08faire passer les manifestations
12:09dans des tracés.
12:10Apparemment, c'est acté.
12:11Oui, mais il faut le confirmer.
12:13Il ne faut pas que les casseurs
12:14vont aller déposer une demande
12:15à la préfecture
12:16pour dévier des centralis.
12:17Non, c'est la première chose.
12:18La première chose,
12:19c'est qu'il ne faut pas
12:19que les tracés passent
12:20devant les mêmes commerces
12:21parce que là,
12:21on est au bout du rouleau
12:23et puis moi,
12:23j'ai vu des gens
12:24qui se sont fait tabasser.
12:25J'ai vu des femmes
12:26qui ont été menacées.
12:28J'entendais certains
12:28se réclamer du féminisme.
12:30Le vrai féminisme,
12:31c'est de défendre
12:31les femmes qui se font agresser.
12:33Donc, la vérité,
12:34c'est qu'il faut mettre
12:35les tracés dans des endroits
12:37où il n'y a pas de commerce.
12:38Première chose.
12:38Mais la deuxième chose,
12:39c'est que je pense
12:40que République, Bastille, Nation,
12:41le 10e, le 11e arrondissement,
12:43le 3e arrondissement de Paris
12:44doivent devenir
12:45un vrai sanctuaire.
12:47On doit avoir
12:47une protection
12:48très rapprochée.
12:49Là, vous appelez carrément
12:50une forme de confinement sécuritaire.
12:52Non, pas confinement sécuritaire.
12:53Non, non,
12:53mais tout simplement
12:54des patrouilles.
12:55Des patrouilles,
12:55jour, nuit,
12:57avec un vrai continuum
12:58de sécurité
12:59qui va des sentinelles
13:00jusqu'à la police judiciaire,
13:01les forces mobiles
13:02et par ailleurs.
13:03Je me permettrais
13:04de critiquer
13:04parce que je pense
13:06que maintenant,
13:06ce n'est plus possible.
13:07La police municipale
13:08à Paris,
13:09elle doit être armée.
13:10Voilà.
13:10Dans toute l'île de France,
13:12toute la banlieue,
13:12les polices municipales
13:13sont armées
13:14parce que les délinquants
13:15sont horriblement violents.
13:16Et j'ai entendu,
13:17il y a quelques mois,
13:19avant l'élection
13:20d'Emmanuel Grégoire,
13:21les élus de Paris dire
13:23« Oh là là,
13:23il y a des armes blanches
13:24partout dans Paris,
13:25il y a des armes blanches
13:26dans les lycées,
13:26il y a des armes blanches
13:27dans les rues »
13:27et on a une police municipale
13:29non armée.
13:29Comment voulez-vous
13:30qu'une police municipale
13:31non armée lutte
13:33contre des casseurs
13:34qui arrivent
13:35avec des barres de fer ?
13:36Vous voulez dire
13:36« armes létales » ?
13:38Évidemment.
13:39C'est une arme.
13:40Des armes.
13:40Il y a des armes non létales.
13:41Oui.
13:42Des armes non létales
13:43et létales,
13:44les deux,
13:45avec la formation
13:45qui va avec,
13:46avec la déontologie
13:47qui va avec.
13:48Mais pourquoi ?
13:48Parce que c'est un continuum
13:50la sécurité.
13:50On ne peut pas avoir
13:525 000 policiers municipaux
13:53à Paris
13:54et que pendant les manifestations,
13:55on leur demande
13:56de rester dans leur commissariat.
13:57Moi, j'ai des élus de Paris
13:59qui éteignaient les feux
14:01devant les mairies d'arrondissement
14:03avec des policiers municipaux
14:04à qui on avait dit
14:05de ne pas sortir du commissariat
14:06et qui ne pouvaient pas
14:07venir les aider.
14:08Donc, ce n'est pas possible
14:09d'admettre ça.
14:10On a besoin que tout le monde
14:11soit sur le terrain.
14:12J'ajoute en plus
14:12que la police municipale,
14:14c'est celle qui rassure
14:15les honnêtes gens,
14:16c'est celle qui connaît
14:17son quartier.
14:18C'est un élément
14:19indispensable de la sécurité.
14:20Pourquoi ce n'est pas fait
14:21alors compte tenu du contexte ?
14:22C'est idéologique pour vous ?
14:23Pour moi,
14:24ça n'est qu'idéologie
14:25et je pense qu'aujourd'hui,
14:27on n'a pas le droit
14:28de se priver de 5000 personnels
14:30qui pourraient être
14:31dûment formés
14:32et participer
14:32à ce continuum de sécurité.
14:34Moi-même, de mon côté,
14:35quand j'ai créé
14:36les brigades régionales de sécurité
14:37dans les lycées d'Île-de-France,
14:39la gauche m'a expliqué
14:40que c'était des vigiles
14:41de supermarchés
14:42et l'extrême droite m'a dit
14:44« Ce n'est pas votre compétence,
14:45on ne les votera pas ».
14:46Donc, moi, je suis prise en étau
14:48entre l'extrême droite
14:49et la gauche.
14:49Pourquoi ?
14:50Pourquoi ?
14:51Parce qu'ils vivent des problèmes
14:52et ils ne veulent pas
14:53qu'on apporte des solutions.
14:54Dans ce mouvement lycéen,
14:55elles sont intervenues,
14:56ces brigades ?
14:56Bien sûr.
14:57Et elles ont évité...
14:58En quelle proportion
14:59par rapport aux années ?
14:59Elles sont intervenues
15:00partout où elles pouvaient.
15:01Elles ont évité beaucoup de dégâts.
15:03Il y aurait eu encore
15:04beaucoup plus de dégâts
15:04si elles n'avaient pas été là.
15:05Mais je n'ai que 100 effectifs.
15:08Donc, vous imaginez,
15:08quand on attaque 200 lycées,
15:10je n'ai que 100 effectifs,
15:11c'est des brigades de 5
15:12et on les déploie normalement
15:13pour les rixes,
15:14pour les intrusions,
15:16pour les violences aux professeurs,
15:18pour sécuriser
15:18un établissement en travaux.
15:19On ne les déploie pas
15:21pour faire face
15:22à des émeutiers.
15:23Donc, ce que j'ai bien compris,
15:24un continuum sécuritaire,
15:27le même dispositif conséquent.
15:29Vous demandez...
15:30L'armement,
15:31mais là, c'est de la prérogative
15:32évidemment du maire
15:33de la police municipale,
15:34au niveau des commerçants,
15:36Valérie Pécresse,
15:37puisque là,
15:38la facture,
15:38elle est extrêmement salée.
15:39Oui.
15:40Alors, évidemment,
15:40la région qui est en charge
15:42du développement économique
15:43va venir en aide aux commerçants.
15:45Nous avons annoncé
15:46cet après-midi
15:47une aide
15:48de jusqu'à 7 000 euros.
15:495 000 euros
15:50d'aides d'urgence
15:51pour réparer,
15:532 000 euros
15:53pour les aider
15:54à sécuriser leur commerce
15:55avec des caméras,
15:57avec des grilles,
15:57avec des boutons d'alarme,
15:59avec des systèmes
15:59un peu innovants.
16:01Donc, on mettra 7 000 euros.
16:02La chambre de commerce
16:03et d'industrie
16:04ajoutera 1 500 euros.
16:06Et la ville de Paris,
16:07j'ai eu Emmanuel Grégoire,
16:08m'a dit qu'ils ajouteraient
16:10encore une aide
16:11qu'ils annonceront
16:11officiellement demain.
16:12Donc, on aura vraiment
16:14une très belle aide
16:15de plus de 10 000 euros
16:16qui sera donnée
16:17aux commerçants parisiens.
16:19Mais ça ne suffira pas.
16:20Vous en avez plus
16:21d'acteurs privés ?
16:22Eux, ce qu'ils demandent,
16:22pardon, mais les commerçants,
16:24ce qu'ils demandent,
16:24c'est d'abord de la sécurité.
16:26Parce qu'ils n'osent plus
16:27rouvrir leur commerce.
16:28Ils ont peur.
16:29Et il y a Noël qui arrive.
16:30Vous imaginez la perte
16:31de chiffre d'affaires.
16:31Je ne comprends pas, Mme Fécresse.
16:33Je ne comprends pas, Mme Fécresse.
16:33Si les touristes ne reviennent
16:34que s'il y a de la sécurité à Paris.
16:35Vous dites un continuum sécuritaire,
16:36mais la plupart vont rester
16:37de samedi en samedi fermés,
16:39en fait.
16:40Ça dépend.
16:41Ça dépend.
16:41Sauf si les manifestations
16:43ne passent pas par chez eux
16:44et s'ils voient de la sécurité
16:46du bleu dans la rue.
16:47Donc, vous attendez une garantie
16:47avec les tracés ?
16:49Vous attendez une garantie,
16:50pas avec des tracés qui ne passent pas ?
16:51Avec des tracés
16:51et avec des patrouilles
16:52jour, nuit.
16:53Parce que ce qu'ils m'ont montré,
16:55c'est qu'hier soir encore,
16:56il y avait des bandes
16:57de loupards, casseurs
16:59qui se promenaient
17:00tout autour de la République.
17:02Hier soir,
17:03en dehors de toute manifestation.
17:04Donc, en réalité,
17:05les pilleurs ont pris
17:06leur quartier dans Paris
17:08et ils continuent de rôder.
17:10Mais alors, pardonnez-moi,
17:11quand le gouvernement se félicite
17:12que tout soit bien placé,
17:14relativement,
17:15mais bien passé le 24 octobre ?
17:17Ils n'ont pas réussi
17:18à extirper la peur.
17:21Ils disent que l'ordre est maintenu,
17:23mais est-ce qu'il est rétabli ?
17:24Aujourd'hui,
17:25il y a encore une peur terrible
17:26et un traumatisme terrible
17:28chez ces commerçants
17:29qui ont vraiment,
17:29pour certains,
17:30risqué leur vie
17:30parce qu'ils ont appelé
17:32les forces de l'ordre
17:32qui ne sont pas venues.
17:33Comment vous avez pris,
17:34justement,
17:34les déclarations de la préfecture de police
17:36qui ont fait bondir,
17:37d'ailleurs,
17:37une bonne partie de la classe politique,
17:39la préfecture de police
17:40qui est allée jusqu'à conseiller
17:43à certains commerçants
17:44de faire appel
17:45à de la sécurité privée ?
17:46Est-ce que ce n'est pas
17:48un séisme
17:48dans le maintien de l'ordre
17:50de notre pays
17:50qu'une instance
17:51qui est chargée
17:52de gérer la sécurité
17:54dise aux commerçants
17:55prenez des vigilants ?
17:57De toutes les façons...
17:58Et puis le contrat social,
17:59il est déchiré.
18:00C'est pas hyper anxiogène aussi,
18:01au passage.
18:01Oui, mais je crois
18:02au continuum de sécurité.
18:03Le continuum de sécurité,
18:04il va des vigiles privés
18:06jusqu'aux forces de sécurité.
18:10Mais c'est une démission de l'État.
18:11C'était maladroit
18:12de le dire de cette manière-là
18:15parce que ce qu'ont entendu
18:16les commerçants,
18:17c'est qu'on va devoir
18:18se défendre nous-mêmes.
18:19Et aujourd'hui,
18:20je leur ai dit,
18:21l'autodéfense,
18:22c'est la pire des solutions
18:24parce que ce sera
18:24une escalade de la violence.
18:27Ils me l'ont dit
18:29cet après-midi même,
18:30ils m'ont dit
18:30laissez-nous avoir des armes.
18:32Je leur ai dit, écoutez...
18:33Les commerçants
18:33qui vous ont dit ça ?
18:34Bien sûr,
18:34bien sûr,
18:35mais il faut que vous vous rendiez compte
18:36de leur détresse.
18:37Ils étaient avec leurs enfants,
18:39avec leurs femmes.
18:40Vous les avez eues sur votre antenne.
18:42Donc oui,
18:43ils m'ont dit ça
18:43et je leur ai répondu
18:44ce serait la pire des solutions.
18:46Ça ne ferait que faire une escalade.
18:47Ils viendront eux aussi
18:48avec des armes, les pilleurs.
18:50Donc vous allez vous retrouver,
18:51vous allez mettre votre vie en danger
18:53encore plus
18:53qu'elle ne l'a été le 17 octobre.
18:55Donc il faut que la force publique
18:57soit là.
18:58C'est terrible d'en arriver là.
18:59Il faut que la force publique soit là.
19:01Mais elle sera là.
19:02Elle sera là.
19:03Moi, je pense que la France
19:05a tout à fait les moyens
19:06d'organiser cela.
19:07Mais ça veut dire
19:07donner vraiment la priorité
19:09au retour de l'ordre.
19:10Restons sur casseurs-payeurs.
19:12C'est le projet de loi
19:13qui est arrivé au Sénat
19:14cet après-midi.
19:15On sert vraiment la vie,
19:17semble-t-il,
19:18contre les casseurs
19:19et les payeurs
19:19qui ont causé
19:20de nombreux saccages.
19:21Est-ce que la loi,
19:22pour vous Valérie Pécresse,
19:23va parvenir à son objectif ?
19:25C'est-à-dire,
19:25c'est ce que souhaite le Sénat,
19:26qu'un attroupement,
19:27je précise les choses,
19:28un attroupement
19:29en marge du manif
19:30avec des infractions commises
19:31et toute personne
19:33qui s'y maintient
19:34engage sa responsabilité.
19:36C'est-à-dire que l'État
19:37pourra se retourner
19:38pour recouvrer ses créances.
19:40Je crois qu'à un moment donné,
19:41il faut mettre en jeu
19:42la responsabilité.
19:43Il n'y a pas de liberté
19:44sans responsabilité individuelle.
19:46Donc là,
19:47aujourd'hui,
19:47on est arrivé
19:48à un niveau,
19:50j'allais dire,
19:51de violence
19:51qui est quand même
19:53totalement inédit.
19:54Et ceux qui ne veulent pas le voir
19:56n'ont pas été
19:58dans un lycée
19:59aux côtés des proviseurs,
20:00aux côtés des agents,
20:01aux côtés des élèves.
20:02Certains étaient
20:03totalement traumatisés.
20:04Et moi,
20:05je voudrais dire
20:05à nos forces de l'ordre,
20:06parce que j'ai vu
20:07qu'elles étaient
20:08terriblement mises en cause
20:09dans leur gestion
20:11des mouvements lycéens,
20:12que vraiment,
20:13elles ont vraiment fait preuve
20:16d'une vraie résilience.
20:18Il faut revenir
20:19sur le principe
20:19de l'individualisation des peines,
20:21notamment pour ce qui concerne
20:22les casseurs payeurs,
20:23casseurs pilleurs d'ailleurs
20:24et casseurs payeurs.
20:25Moi,
20:25je crois que l'association
20:26de malfaiteurs,
20:27c'est quelque chose
20:28qu'on doit élargir
20:29parce qu'il y a
20:29de la complicité.
20:30Et moi,
20:31je porte l'idée
20:32que tous les élus,
20:34parce que quand on est élu
20:35de la République,
20:35on a plus de responsabilités
20:37que les autres,
20:37que tous les élus
20:38qui appellent à la violence
20:40soient considérés
20:41comme co-responsables
20:42et puissent avoir
20:44une amende eux aussi.
20:45Parce que casseurs payeurs,
20:46c'est ça.
20:47Il y en a bien sûr.
20:48On a vu Balibagayoko
20:50dire que...
20:50Balibagayoko
20:51sous le coup de...
20:53La violence légitime,
20:55non,
20:55la violence n'est pas légitime.
20:57La non-violence...
20:58D'accord,
20:58donc vous êtes toujours
20:59dans l'idée
20:59de lui apporter la facture
21:00pour qu'il paye.
21:01Alors,
21:02nous sommes en train
21:03de faire la recollection
21:05de combien ça nous a coûté.
21:07On est en train de faire
21:08le bilan...
21:08Dans votre réunion,
21:08c'est combien de lycéens
21:09qui sont dans des établissements
21:10neufs ou qui étaient neufs ?
21:12Aujourd'hui,
21:13j'ai fait,
21:14quand je suis arrivée
21:14en 2015,
21:16un plan d'urgence
21:16pour les lycées.
21:17Pourquoi ?
21:18Parce que j'avais
21:18une dette éducative
21:19que m'a laissée la gauche.
21:20Alors,
21:21là,
21:22ils ne veulent pas l'entendre.
21:23200 lycées totalement vétus.
21:2530 000 lycéens
21:26dans des algicaux
21:27parce qu'il n'y avait pas
21:27assez de place
21:28qui avait été créée.
21:28Et là,
21:30aujourd'hui,
21:30au moment où je vous parle,
21:31on dépense un milliard
21:32d'euros par an
21:33juste dans le bâti.
21:35Un milliard neuf
21:35pour l'ensemble
21:36des lycéens
21:37tous les ans.
21:38Donc,
21:38c'est deux fois plus
21:39que ce qu'on dépensait
21:40sous la gauche.
21:41Et deux tiers
21:42pour répondre à votre gauche.
21:43c'est peanuts pour vous.
21:44Un milliard pour le bâti ?
21:46Alors,
21:46malheureusement,
21:48malheureusement,
21:48oui.
21:49Malheureusement,
21:50oui.
21:50Les 4 milliards
21:51de prêts
21:53du gouvernement,
21:54quand vous dépensez
21:55un milliard
21:55à vous toute seule
21:56et que le gouvernement dit
21:57je vais faire 4 milliards
21:58pour l'ensemble
21:59des départements
22:00et des régions
22:00collège-lycée,
22:02c'est pas beaucoup.
22:02Surtout que le gouvernement,
22:04en même temps,
22:05en 27,
22:06me coupe les remboursements
22:07de TVA sur les investissements.
22:08Donc moi,
22:08je perds déjà 50 millions d'euros
22:10sur mon milliard.
22:10Ceux qui nous écoutent
22:11pour casseurs-payeurs,
22:12vraiment,
22:12je voudrais terminer là-dessus.
22:13Quand l'individu n'est pas solvable,
22:15ça finit souvent en travaux
22:16d'intérêt général
22:16ou saisie des allocations sociales.
22:19Est-ce que vous êtes,
22:20comme le dit certains sénateurs,
22:21pour l'élargissement
22:22de la saisine de ces allocations ?
22:23Je précise que d'habitude,
22:24ce sont les allocations
22:26familiales, logements.
22:27Est-ce que vous êtes...
22:28Au Sénat,
22:28on parle là du RSA,
22:30de l'étendre au RSA.
22:32Moi,
22:32je pense que
22:33toutes ces situations
22:34doivent être appréciées
22:36individuellement.
22:37Individuellement.
22:37Mais en revanche,
22:38quand on s'aperçoit
22:39que le casseur,
22:41il a un 4-4,
22:42il vit certes du RSA,
22:43mais qu'il a un 4-4
22:44et que, bizarrement,
22:46il semble avoir
22:46un train de vie
22:47qui est très nettement
22:48supérieur à ses revenus,
22:50alors je pense
22:50qu'il faut lui supprimer
22:52le RSA
22:53et le reverser aux victimes.
22:55Parce qu'il ne vit pas
22:56de son RSA.
22:56Il vit de trafic.
22:57Et on a la preuve
22:58qu'il vit de trafic.
22:59Donc il faut regarder
23:00chaque situation individuellement.
23:02Et en fonction
23:02de la situation de chacun,
23:04pouvoir éventuellement
23:05aller confisquer.
23:06parce que c'est insupportable
23:07pour les voisins
23:08qui savent très bien
23:09que les vrais revenus
23:10sont ailleurs,
23:11de ne pas pouvoir
23:11être remboursés
23:12pour la casse
23:13ou pour tout ce qui a été commis.
23:15Et j'ajoute,
23:16comme je l'ai dit chez vous
23:17il y a quelques temps,
23:19que les lycéens
23:20qui auront été exclus
23:21en conseil de discipline
23:22parce qu'ils ont participé
23:24à de la casse
23:24ou à des violences,
23:26ils seront exclus
23:26des aides
23:27de la région Île-de-France.
23:28Les aides facultatives
23:30au transport,
23:31les aides à la culture,
23:33les aides aux livres,
23:33les aides au sport.
23:35Oui, mais casseurs-payeurs.
23:37À un moment donné,
23:38il y a 10 millions d'additions
23:40et ce n'est pas
23:41aux contribuables
23:41de l'ÉPÉ.
23:42Valérie Pécresse,
23:42je vous remercie.
23:43Merci d'avoir été
23:44notre invitée.
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