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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00:00Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver aujourd'hui dans Punchline jusqu'à 18h30,
00:00:04des scènes d'horreur en Espagne après la collision entre deux trains en Andalousie.
00:00:08Bilan provisoire, 68 morts, des dizaines de blessés, un véritable traumatisme national.
00:00:13Nous serons sur place dans un instant.
00:00:15La violence en France, jusqu'à quand et jusqu'où ?
00:00:17Alors que de nouvelles manifestations sont annoncées pour samedi et pour le 5 novembre,
00:00:21les commerçants redoutent de perdre leurs chiffres d'affaires de toute la fin de l'année.
00:00:25Le maire de Limoges sera notre invité, lui, qui a vu son bâtiment s'effondrer au milieu des flammes lors
00:00:31de ce terrible samedi 17 octobre.
00:00:33Il nous dira s'il a reçu un vrai soutien de la part de l'État et notamment du président
00:00:37français.
00:00:38Enfin, alors qu'un hommage national est annoncé pour les victimes de l'attentat terroriste de Trappes,
00:00:42l'hystérisation du débat instauré par l'extrême gauche interdit-elle désormais tous les débats aujourd'hui dans notre pays
00:00:49?
00:00:50On va se poser la question avec mes invités dans un instant.
00:00:52Mais pour l'heure, il est 17h, l'heure du rappel d'Édith de l'actualité avec Félicité Kinoki.
00:00:56Bonsoir, Félicité.
00:01:01Au moins 68 morts et plusieurs dizaines de blessés, dont certaines dans un état très grave.
00:01:07C'est le dernier lourd bilan provisoire de cette terrible collision qui a eu lieu en Espagne ce matin
00:01:13entre deux trains à grande vitesse, précisément à 8h54 à 150 km de Madrid.
00:01:19Ce bilan pourrait malheureusement continuer d'évoluer dans les prochaines heures.
00:01:23Au total, 544 personnes étaient à bord.
00:01:26Les équipes de secours sont toujours mobilisées sur place et les victimes sont accueillies à l'hôpital de Tolède.
00:01:31Toute l'Espagne est en deuil.
00:01:33Ce sont les mots forts du Premier ministre espagnol, Prédor Sanchez, qui a pris la parole sur les lieux du
00:01:37drame à Urda.
00:01:38Il s'est empressé de rejoindre les lieux après la terrible collision ferroviaire.
00:01:42Un peu plus tôt, le Premier ministre espagnol avait déjà réagi sur X dès les premiers temps du drame,
00:01:47en partageant sa consternation et son soutien aux victimes et aux proches.
00:01:51Une enquête a été ouverte pour comprendre justement les circonstances exactes de ce drame.
00:01:56Mais déjà, de son côté, le ministre espagnol des Transports met en cause la reprise inexplicable de la circulation ferroviaire
00:02:03juste après une panne technique du système de sécurité et du réseau
00:02:07qui a entraîné la collision entre les deux trains à grande vitesse.
00:02:10Direction Israël à présent, où les élections législatives se poursuivent toujours sous tension
00:02:15après le dépouillement de 66,3% des bulletins à 16 heures françaises.
00:02:20Le bloc de Benyamin Netanyahou et ses alliés est en tête,
00:02:23avec 54 sièges sur les 120 que compte l'Aksehnet,
00:02:27contre 48 pour le bloc de l'opposition et 18 pour les partis arabes qui s'imposent en faiseur de
00:02:32roi,
00:02:32selon les données de la commission électorale.
00:02:35Et puis on termine au Yémen, où les Houthis ont affirmé que des frappes saoudiennes ont fait au moins 14
00:02:40morts
00:02:40et 15 blessés, dont des enfants et des femmes dans le nord-ouest du pays.
00:02:44Les bombardements ont visé notamment une station-service et un marché.
00:02:48Un peu plus tôt, le mouvement pro-iranien a lui-même ciblé l'aéroport d'Aden,
00:02:51deuxième ville d'Arabie Saoudite.
00:02:53Les hostilités s'intensifient ces dernières semaines entre les deux camps.
00:02:57Merci beaucoup, félicité Kindoké, on vous retrouve tout à l'heure à 18h pour de nouvelles infos.
00:03:03Je salue André Valigny qui est avec nous, bonsoir André, Olivier Gallichet à vos côtés,
00:03:07ancien sapeur-pompier, merci d'être là, spécialiste de la gestion de crise, on va évoquer avec vous l'Espagne.
00:03:11Laurent Aberton, journaliste et essayiste, merci mon cher Laurent d'être avec nous.
00:03:15Éric Revelle qui lui, journaliste.
00:03:17On commence par un focus sur ce qui s'est passé en Espagne,
00:03:20on sera sur place dans un instant avec Nico Salvado, notre correspondant,
00:03:22mais d'abord Augustin Donadieu, bonsoir, on va revenir avec vous sur le déroulé de cette matinée dramatique en Espagne.
00:03:29Concrètement, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:03:30Laurent Sillet, 7h54 précise ce matin, le train Iriot 60-76 quitte la gare de Madrid,
00:03:38direction Séville plus au sud.
00:03:40Six minutes plus tard, vous avez le train de la compagnie publique Renfe,
00:03:44qui quitte également la gare de Madrid, donc qui se situe juste derrière le train Iriot,
00:03:48et quelques dizaines de minutes plus tard, le système anti-collision tombe en panne.
00:03:54Alors c'est automatique, les trains se retrouvent à l'arrêt sur un tronçon de 63 kilomètres.
00:03:59Six trains exactement sont à l'arrêt et c'est à 8h36,
00:04:03et bien selon le ministre espagnol des Transports, qu'une intervention humaine a lieu,
00:04:07alors que, je vous le rappelle, 25 kilomètres séparent ces deux trains.
00:04:11Un opérateur aurait autorisé par erreur au train Renfe de poursuivre sa route,
00:04:16alors même que le train Iriot, lui, était toujours à l'arrêt.
00:04:19Et c'est donc à 8h54 que le choc a eu lieu.
00:04:22Le train Renfe rentre en collision par l'arrière du train Iriot.
00:04:26Trois voitures sont éjectées, d'autres sont broyées.
00:04:29Le système anti-collision va probablement être au cœur de l'enquête.
00:04:32Comment est-ce que cela fonctionne ?
00:04:33Alors, son nom, le voici, il est déjà plus communément appelé le LZB.
00:04:38Vous allez le voir, c'est un nom allemand, un petit peu compliqué à prononcer,
00:04:42je vous laisse le faire.
00:04:43En français, on peut le traduire par transmission de voie à la machine TVM
00:04:46ou encore système de contrôle continu de vitesse des trains.
00:04:50Comment fonctionne-t-il ?
00:04:51Déjà, vous allez le voir, entre les deux rails,
00:04:54vous avez un câble long de plusieurs centaines de kilomètres.
00:04:57Un deuxième est d'ailleurs fixé sous le deuxième rail.
00:05:01Et vous avez ces balises que vous allez voir sur la prochaine photo,
00:05:05les balises qui sont à intervalles réguliers, le long des rails,
00:05:08qui vont communiquer directement avec une antenne fixée sous la locomotive.
00:05:12Ce récepteur, lui, il va recevoir des informations en permanence
00:05:17qui vont être transmises à l'ordinateur de bord du train.
00:05:20Ces informations, ça va être par exemple les courbes à venir sur la ligne,
00:05:23les limitations de vitesse ou encore la distance avec le train précédent.
00:05:28Et si le conducteur ne respecte pas les consignes,
00:05:31eh bien automatiquement, le train s'arrête.
00:05:33Il a été spécifiquement conçu pour les trains qui roulent à plus de 200 km par heure
00:05:38avec des distances de sécurité, vous l'imaginez, extrêmement grandes.
00:05:42Ici, entre Madrid et Séville, les trains roulent entre 250 et 300 km par heure.
00:05:46Il faut pour ces derniers jusqu'à 5 km pour s'arrêter.
00:05:50Merci beaucoup, Augustin.
00:05:51Don adieu.
00:05:52Tout de suite, on part sur place.
00:05:53Nico Salvador est notre correspondant en Espagne.
00:05:55Nico, en fait, c'est un véritable traumatisme national
00:05:59parce que c'est la deuxième catastrophe européenne en moins d'un an en Espagne.
00:06:02C'est bien cela ?
00:06:03Oui, bonjour, chère Laurence.
00:06:05En effet, c'est le deuxième drame qui a lieu en moins d'un an.
00:06:09Ce matin, les Espagnols se réveillent à 9h du matin.
00:06:11On est en pleine vacances de la Toussaint.
00:06:13Donc, les gens allument leur télé, regardent les journaux
00:06:15et voient des cigons qui volent en l'air.
00:06:17Donc, on peut imaginer un petit peu l'émotion qu'il y a à travers tout le pays.
00:06:21Surtout que le nombre de personnes décédées n'arrête pas d'augmenter.
00:06:24On était partis sur 30 ce matin.
00:06:25On est à plus de 60.
00:06:26Il y a encore une cinquantaine de personnes qui sont grièvement blessées
00:06:30qui, malheureusement, pourraient augmenter le nombre des personnes décédées.
00:06:34Et il y a également une controverse politique avec beaucoup de gens
00:06:38qui demandent qu'est-ce que le ministre des Transports, Oscar Pointe, fait à ce poste.
00:06:42Parce qu'effectivement, depuis qu'il est arrivé dans son ministère il y a deux ans,
00:06:45les catastrophes s'enchaînent.
00:06:47Les trains ont du mal à rouler également dans les régions espagnoles.
00:06:50Et beaucoup font remarquer qu'Oscar Pointe n'a aucune compétence en la matière.
00:06:54Il a pris le ministère des Transports d'une manière un petit peu rocambolesque
00:06:57quand son prédécesseur est parti en prison.
00:07:00José Luis Sabalos a été condamné à 30 ans de prison pour une affaire de corruption.
00:07:03Et lui, il a été mis à sa place uniquement parce qu'il arrivait à faire des bons mots.
00:07:07Parce que c'est quelqu'un qui déclenchait des clashes dans l'opinion.
00:07:09Pedro Sanchez a décidé de le mettre à ce poste.
00:07:12Mais on voit aujourd'hui que peut-être ce n'est pas la personne la plus adéquate
00:07:15pour diriger les Transports en Espagne.
00:07:17Merci beaucoup, Nicole Salvado.
00:07:19Traumatisme national, disais-je, Olivier Galichet.
00:07:22Et un bilan absolument catastrophique.
00:07:2468 morts, des dizaines de blessés.
00:07:26C'est véritablement un drame.
00:07:29Oui, c'est un bilan extrêmement lourd.
00:07:32Sachant que pour l'instant, on a 68 morts, des blessés graves.
00:07:35Alors, on n'a pas le nombre de blessés dits légers parce qu'il y avait 500 passagers.
00:07:39Et qu'on imagine qu'il y a au moins 200 ou 300 personnes qui ont été blessées.
00:07:42Ne serait-ce que comme dans un accident de la route, des foulures, des blessures avec le verre, etc.
00:07:47Et puis, on a un accident qui est très particulier puisque c'est l'équivalent d'un TGV qui serait
00:07:53rentré dans un train à l'arrêt.
00:07:54Donc, on n'a pas les vitesses.
00:07:55On ne sait pas exactement ce qui s'est passé.
00:07:57Mais on voyait des images où on a des équipes de militaires spécialisés dans l'urgence, donc l'UME,
00:08:04qui font un travail comme ce qu'on appelle du sauvetage d'ébléments.
00:08:07C'est-à-dire dans les tremblements de terre, les immeubles s'effondrent.
00:08:09Et tout est tellement compressé qu'on a de quoi lever les matériaux, découper, etc.
00:08:13Et en fait, ces militaires sont en train d'essayer de retrouver les personnes qui, potentiellement, seraient encore à l
00:08:18'intérieur.
00:08:18Donc, une opération très spécifique et très difficile avec toute une organisation autour qui doit se mettre en place dans
00:08:24la région entière,
00:08:25puisque là, c'est la campagne, avec les services médicaux, avec les communes, puisqu'il va falloir informer les populations,
00:08:32déterminer quels sont les décédés, savoir qui sont les familles, etc.
00:08:35Donc, un gros travail qui se met en place et une opération très particulière.
00:08:39Et je crois qu'un grand élan de solidarité des Espagnols.
00:08:42Je crois que les dons de sang affluent et tant mieux.
00:08:45Ça veut dire qu'évidemment, ils répondent présents dans un cas de catastrophe comme celui-ci.
00:08:49Oui, avec des citoyens qui se sont présentés spontanément sur l'accident pour essayer d'aider la garde civile et
00:08:57les sapeurs-pompiers sur place.
00:08:58Maintenant, c'est extrêmement difficile, dans ce genre de situation, d'arriver à tout coordonner.
00:09:01Avec un chantier, en plus, avec... Enfin, pardon, une opération avec un talus assez haut, des trains dans tous les
00:09:08sens.
00:09:08Bon, très, très difficile.
00:09:10Et néanmoins, ils sont très mobilisés.
00:09:13Ils ont renvoyé les renforts militaires.
00:09:15Et bon, on va voir ce que ça va donner par la suite.
00:09:17André Valigny, un mot sur cette catastrophe ?
00:09:19Éric, Laurent ?
00:09:21Une catastrophe comme celle-ci, totalement épouvantable, peut arriver partout, y compris en France.
00:09:26Mais je tiens quand même à dire qu'en France, on a la chance d'avoir la SNCF qui fait
00:09:30de la sécurité un impératif absolu.
00:09:33Absolu !
00:09:33On reproche parfois à la SNCF des retards, des trains qui n'arrivent pas à l'heure, qui partent ou
00:09:38qui ne partent pas du tout,
00:09:39à cause d'un incident sur la voie, d'un incident dans les systèmes de sécurité.
00:09:43Mais on a la chance, je le répète, qu'à la SNCF, la sécurité soit vraiment un impératif total et
00:09:48absolu.
00:09:49Vous avez raison, il faut le dire.
00:09:50Éric Revelle ?
00:09:51C'est une tragédie nationale, mais je pense que ça va au-delà.
00:09:55C'est une tragédie européenne.
00:09:57On a tous plus ou moins, on connaît l'Espagne, on a des liens avec l'Espagne.
00:10:01Ce qu'il faut quand même noter, c'est que vous avez un débat qui est en train de se
00:10:05mettre en place en Espagne,
00:10:06puisque le train qui est percuté par l'arrière est un train d'une compagnie privée.
00:10:10Le train qui percute est le train d'une compagnie publique, la RFE.
00:10:14D'ailleurs, il y a dix mois, l'accident dont on parlait, qui a fait déjà des centaines de morts,
00:10:20avaient lieu sur la même ligne, Madrid-Céville.
00:10:23Donc ça pose quand même, j'imagine, une question énorme.
00:10:27Puis il faut rappeler quand même, Laurence, que, et là peut-être, au-delà de toutes les garanties de sécurité
00:10:32que donne la SNCF,
00:10:33c'est qu'un drame aussi épouvantable que celui-ci, dans un pays qui a le réseau TGV le plus
00:10:38important d'Europe,
00:10:394000 kilomètres pour l'Espagne, ça nous permet, j'imagine, de revoir aussi nos procédures,
00:10:46et puis sans doute d'aider peut-être aussi, je ne sais pas si l'Espagne a demandé une coopération
00:10:51européenne,
00:10:52parce que c'est un drame qui touche au-delà des frontières de l'Espagne.
00:10:56Olivier Gallichet ?
00:10:57Normalement, je pense que l'Espagne a suffisamment de moyens, c'est plus une histoire de coordination au niveau local.
00:11:02Bien entendu, le mécanisme européen de protection civile est toujours disponible pour ce genre d'opération,
00:11:06voire la coopération transfrontalière, c'est-à-dire qu'on a des liens bilatéraux avec l'Espagne,
00:11:11et évidemment, les gouvernements se sont mis en lien,
00:11:14et la France serait tout à fait prête à répondre à quelques demandes,
00:11:17que ce soit éventuellement de moyens spécialisés,
00:11:19peut-être qu'il y a des moyens spécialisés qui ont été demandés,
00:11:21parce qu'on est sûr, en fait, comme dans un accident de voiture, on parle de désincarcération,
00:11:26là c'est la même chose, mais avec un train et des amas qui sont extrêmement importants,
00:11:31donc peut-être des moyens spécialisés.
00:11:32Et des scènes qui s'apparentent à des scènes de guerre,
00:11:34enfin je veux dire, quand les sauveteurs ont dû arriver là, dans cet endroit-là, c'était l'apocalypse.
00:11:39Voilà, pour l'Espagne, on vous tient en courant aussi à de nouvelles avancées,
00:11:43trois jours de deuil national décrétés par le gouvernement de Pedro Sanchez.
00:11:47Que va-t-il se passer dans les prochains jours dans notre pays, en France ?
00:11:50Chacun retient son souffle avant la nouvelle manifestation de samedi et celle du 5 novembre,
00:11:55annoncée avec les syndicats.
00:11:56A quoi peut-on s'attendre ? Réponse avec Corentin Alonso, et on en débat ensuite.
00:12:01La coordination des Gilets jaunes appelle à poursuivre la mobilisation dès vendredi.
00:12:07Des casserole-lades sont prévues entre 18h et 21h partout en France,
00:12:11et devant l'Assemblée nationale.
00:12:13Mais les autorités redoutent surtout de nouvelles tensions pour la journée de samedi.
00:12:19On sait que samedi prochain est encore un samedi à risque.
00:12:22On continuera d'avoir des tracés de mobilisation déclarée,
00:12:26donc les tracés qui sont demandés par les syndicats représentatifs,
00:12:30qui se feront en dehors des centres-villes,
00:12:33pour que les manifestations se fassent dans le calme et s'en mettent nos commerces à risque.
00:12:37Contrairement aux propos du président,
00:12:38les Gilets jaunes ont déposé un parcours en préfecture
00:12:41pour manifester de la place de la Bastille jusqu'à la Concorde.
00:12:45Sur les réseaux sociaux, d'autres appels inquiètent les autorités pour la soirée d'Halloween.
00:12:50Les forces de l'ordre, d'ailleurs, le disent, pour eux, Halloween, c'est souvent l'horreur.
00:12:54Cette fois-ci, des appels à manifester devant des commissariats,
00:12:57des préfectures et des mairies, et dans de nombreuses villes de France.
00:13:01Et l'on sait que les manifestants, les pseudo-manifestants,
00:13:04essayent de s'en prendre dans ces cas-là au symbole de la République,
00:13:08mairie, préfecture et commissariat.
00:13:11Ce mercredi, un conseil de défense s'est tenu à l'Elysée
00:13:14pour préparer les manifestations à venir
00:13:17et prévenir tous défauts d'anticipation, comme le 17 octobre.
00:13:22Laurent Berton, vous êtes l'auteur de la France Demolition Man, aux éditions Magnus.
00:13:26Je vous ai vu hocher la tête quand on a entendu le sujet.
00:13:29Mais effectivement, c'est un samedi à très haut risque,
00:13:32ce samedi 31 octobre, jour d'Halloween en plus.
00:13:35Oui, parce qu'effectivement, comme l'a dit le journaliste précédemment cité,
00:13:39le 31 octobre, c'est vraiment devenu un petit réveillon.
00:13:43C'est une tradition d'éruption de violence complètement gratuite.
00:13:48Il s'agit vraiment de véhicules incendiés, de commerces attaqués.
00:13:52Et la mobilisation policière qui va encadrer le mouvement social
00:13:59n'est pas de nature à dissuader cette habitude, cette sorte de tradition.
00:14:05Au contraire, parce que la délinquance d'opportunité va se sentir,
00:14:11va sentir que la police est très mobilisée sur des événements sociaux
00:14:16qui vont la fixer.
00:14:17Donc, le risque est très grand d'assister à la conjonction des deux facteurs
00:14:21comme c'était le cas le 17 octobre.
00:14:24Ce qui n'a pas eu lieu le 24 et ce qui pourrait de nouveau avoir lieu le 31.
00:14:28En tout cas, le renseignement est très inquiet à ce sujet.
00:14:30Oui, ça peut être beaucoup plus épargne, diffus dans toutes les petites villes
00:14:34parce qu'Halloween, effectivement, ça se fête n'importe où,
00:14:38pas forcément dans une grande manif dans les centres-villes.
00:14:40Oui, c'est ce qu'on a assisté, par exemple, l'an passé.
00:14:44Dans des villes petites et moyennes, il y a eu beaucoup d'incidents de ce genre
00:14:48qui sont très isolés par des groupes mobiles très difficiles à appréhender.
00:14:52Donc, si vous ajoutez ça aux grandes manifestations et aux incidents
00:14:56quasiment inévitables à la fin de ces manifestations, lors de la dispersion,
00:14:59vous pouvez avoir de nouvelles scènes assez dramatiques.
00:15:03Alors, je ne sais pas si on peut revoir la carte du tracé de la manifestation,
00:15:06André Maligny, parce qu'elle partirait d'un point de Paris pour arriver jusqu'à Concorde.
00:15:11Il m'avait semblé comprendre que, justement, on voulait éviter
00:15:15que les manifestations passent désormais par les centres-villes
00:15:17pour épargner les commerçants, parce qu'on sait ce qui s'est passé le 7 octobre.
00:15:21Il faut éviter absolument qu'ils arrivent dans les centres-villes, ces manifestants,
00:15:26pacifiques ou pas ?
00:15:27Oui, je crois que c'était la consigne qu'avait donnée le gouvernement.
00:15:30Et donc, là, vous dites que la manifestation va arriver...
00:15:32On va remettre à l'antenne la carte, là, comme ça, vous verrez.
00:15:35Mais elle semblerait arriver jusqu'à Concorde.
00:15:38La préfecture n'a sans doute pas donné son autorisation à ce trajet-là.
00:15:41Ah oui, c'est un projet, c'est une demande.
00:15:43Oui, parce que, place de la Concorde, il n'y a pas de commerce véritablement sur la place,
00:15:48mais il y a la rue de Rivoli qui n'est pas loin,
00:15:49les Champs-Elysées qui débouchent sur la place.
00:15:52Donc, on va voir ce que la préfecture de police va autoriser.
00:15:55Je pense qu'ils vont à nouveau autoriser une manifestation,
00:15:58un peu à l'extérieur, sous le boulevard des Maréchaux,
00:16:00comme la semaine dernière, il me semble.
00:16:02La question que je me pose, et je ne suis pas le seul à me la poser,
00:16:05c'est le secrétaire général du syndicat des commissaires de police
00:16:09qui vient souvent sur autres plateaux,
00:16:12qui disait ce matin, je crois, dans le Figaro ou hier,
00:16:15que les forces de l'ordre ne peuvent pas être mobilisées comme ça
00:16:18chaque semaine, pendant des semaines et des semaines.
00:16:21Parce qu'il y a des jours de repos, il y a des compensations à prendre,
00:16:24il y a une usure physique et sans doute mentale aussi.
00:16:27Donc, je ne sais pas combien de temps le gouvernement va pouvoir mobiliser
00:16:29autant de forces de l'ordre que la semaine dernière.
00:16:31Éric Revelle, on s'est félicité que le 24 octobre,
00:16:33en disant qu'il ne s'est pas passé grand-chose,
00:16:35je crois qu'il y a eu 250 policiers et gendarmes blessés,
00:16:38donc quand même, il faut raison garder.
00:16:39Plus de mille interpellations, quand même.
00:16:41Pour un samedi ordinaire, c'est quand même...
00:16:42Merci, mais on s'en passerait bien.
00:16:45Mais là, effectivement, André a raison, samedi,
00:16:46parce qu'ils annoncent, il y a des appels à manifester jusqu'à fin décembre,
00:16:50samedi après samedi.
00:16:52Donc là, ça veut dire que c'est la ligne droite jusqu'à Noël.
00:16:54Mais moi, ce qui me frappe et qui me rend plein d'inquiétudes,
00:16:57c'est à la fois la violence des mouvements auxquels on assiste
00:17:00et la faiblesse du pouvoir exécutif.
00:17:02La violence dans les rues, depuis le 17 octobre,
00:17:05on avait connu d'autres moments où tout est bon pour casser,
00:17:09et la faiblesse du couple exécutif où ce pilier,
00:17:13que ce soit Emmanuel Macron ou Sébastien Lecornu,
00:17:15ils sont inaudibles, ils sont totalement démonétisés.
00:17:19Alors moi, ce que je souhaiterais,
00:17:20puisque le ministre de l'Intérieur en avait parlé,
00:17:21pour saluer ce que le président de la République
00:17:24avait appelé une sorte de succès le 24 octobre
00:17:26par rapport à ce qui s'était passé le 17,
00:17:30ils ont mis en place une doctrine de maintien de l'ordre
00:17:34qui s'appelle le contrôle en profondeur des flux de manifestants.
00:17:37Ça veut dire quoi ?
00:17:38Ça veut dire qu'avant de laisser rentrer des manifestants pacifiques
00:17:42ou des casseurs dans les centres-villes,
00:17:44vous les filtrez sur les aires d'autoroutes,
00:17:46vous les filtrez dans les gares.
00:17:47D'ailleurs, à cette occasion, on s'est aperçu qu'ils avaient un arsenal sur eux
00:17:50de guérillas urbaines.
00:17:52Et ça, visiblement, ça a apporté ses fruits.
00:17:55Alors oui, Halloween, attention, parce que c'est aussi...
00:18:00Je vais provoquer un sourire chez vous, Laurence,
00:18:02mais Halloween, c'est aussi cette fête qui permet d'être masquée légalement.
00:18:07Vous voyez, vous mettez un masque...
00:18:08Et c'est pas faux, j'avais pas pensé à ça.
00:18:09Mais oui, vous mettez un masque, vous terrifiez les gens.
00:18:11Normalement, c'est des gosses qui réclament des bonbons.
00:18:13Mais vous avez aussi ça.
00:18:15C'est-à-dire que vous avez des gens qui vont mettre des masques d'Halloween
00:18:17et qui seront en toute légalité
00:18:19et qui pourront s'en prendre à des vitrines ou autres.
00:18:22Donc moi, je suis à 5.
00:18:23Est-ce que M. Galichet, vous avez quelque chose à me dire là-dessus
00:18:26sur ces commerçants qui sont en tétanie,
00:18:29en se disant que ça va recommencer ?
00:18:30On a vu les images de ce qui s'est passé le 17 octobre.
00:18:34C'est la fin de la saison qui est ruinée pour eux.
00:18:36Malheureusement, en fait, au niveau de la sécurité civile,
00:18:38on est habitué au 31 décembre, au 13 juillet,
00:18:40à faire un point sur le nombre d'incendies sur la voie publique.
00:18:45Et malheureusement, la conjonction de la manifestation d'Halloween,
00:18:49un samedi, etc., fait que oui, il y a de quoi être inquiet.
00:18:52Et cette affiche, en plus, appelle à aller au...
00:18:55Je n'avais pas vu le bas, mais...
00:18:56Oui, remettez-moi l'affiche, oui.
00:18:57Préfecture, mairie, etc.
00:18:59C'est très inquiétant.
00:19:00Oui, oui, c'est très surprenant.
00:19:02C'est les symboles de l'État qu'on veut attaquer Laurent Berton.
00:19:05Oui, mais ils ne s'en cachent pas du tout.
00:19:07Commissariat, préfecture.
00:19:08C'est revendiqué dans les mobilisations.
00:19:10Ce sont des gens qui sont équipés pour ça,
00:19:12qui se forment pour ça.
00:19:13Là, ils pensent vivre leur grand moment.
00:19:17Donc oui, une pensée forte pour ces commerçants
00:19:20qui vont manquer tous leurs jours les plus fructueux,
00:19:24peut-être jusqu'à la fin de l'année,
00:19:25puisque même s'ils ne sont pas attaqués,
00:19:27ils seront barricadés derrière leur devanture.
00:19:30Certains se sont emmurés, même, dans leur commerce.
00:19:32C'est une situation...
00:19:33Avec des parpaings.
00:19:34Il y en a qui se sont emmurés avec des parpaings.
00:19:35Parce que ça ne suffisait pas de mettre les morceaux de bois,
00:19:39ne suffisait pas à dissuader les casseurs.
00:19:42On voit quand même que, oui, il y a eu moins d'incidents
00:19:45le 24 octobre, mais c'est ce qu'on appelle une victoire à la pyrus.
00:19:48Quand vous mobilisez quasiment tous les services d'ordre du pays
00:19:52pour garantir ce semblant de paix civile,
00:19:56c'est que quand même, la société va très mal.
00:19:58Est-ce qu'il faut l'état d'urgence ?
00:20:00On va écouter Bruno Retailleau, qui était notre invité ce matin.
00:20:02Il estime que, lui, il faut en passer par là pour rétablir l'ordre.
00:20:06Écoutons-le.
00:20:07Je voudrais que l'État, je le demande depuis le départ,
00:20:10déclare l'état d'urgence.
00:20:11Parce que l'état d'urgence, ça vous permet, par exemple,
00:20:14d'arrêter des communications, des réseaux sociaux.
00:20:17On a vu les applications communautaires type Waze,
00:20:19type Google Maps, qui se renseignaient,
00:20:21qui positionnaient les forces de l'ordre,
00:20:23qui positionnaient les bons magasins à piller.
00:20:25Donc ça, ça serait un instrument.
00:20:26Et ça renforcerait, ça bétonnerait, pardon, entre guillemets,
00:20:30les dossiers, la judiciarisation.
00:20:32Parce que la réponse pénale, franchement.
00:20:33La réponse pénale, franchement, André Valigny.
00:20:35Est-ce qu'il faut l'état d'urgence, comme le souhaite Bruno Retailleau ?
00:20:39J'espère qu'on n'en arrivera pas là.
00:20:42Parce que l'état d'urgence, c'est quand même très attentatoire
00:20:44aux libertés individuelles et aux libertés publiques.
00:20:46Mais là, on s'auto-prive de nos libertés, mon cher André.
00:20:49On ne va pas dans les centres-villes le samedi.
00:20:51On ne va pas dans les magasins.
00:20:52On vient dans un confinement sécuritaire.
00:20:53On vient dans un confinement sécuritaire.
00:20:55Allez-y, pardon, je vous ai interrompu.
00:20:56On reste chez soi.
00:20:57On ne bouge pas.
00:20:57Allez-y, André.
00:20:58Ce que je voudrais dire aussi, c'est que les manifestations samedi dernier
00:21:01se sont bien passées.
00:21:01Les manifestations syndicales sur le boulevard des Maréchaux
00:21:05se sont bien passées.
00:21:06Il y avait un service d'ordre important.
00:21:08Le problème, ce sont les casseurs et a fortiori les pilleurs
00:21:12qui remettent en cause le droit de manifester.
00:21:14Parce que la manifestation est un droit constitutionnel.
00:21:16Et je le répète, les manifestations politiques ou syndicales
00:21:20se passent en général très bien.
00:21:21Le problème, c'est qu'il faut arriver à neutraliser en amont.
00:21:24Et je crois que c'est possible parce qu'il semblerait
00:21:25qu'on les connaisse, ces black blocs-là.
00:21:28Il faut les neutraliser en amont.
00:21:29Il faut filtrer les gens qui arrivent dans la manifestation
00:21:32et voir s'ils ont sur eux des armes par destination,
00:21:35des cagoules, des choses comme ça.
00:21:36Ça, on peut le faire, me semble-t-il.
00:21:38Éternelle question des interpellations préventives, Laurent Berthold.
00:21:41Après, c'est surtout même la réponse pénale
00:21:44qui, effectivement, est défaillante.
00:21:46Si, à un moment donné, il faut que la loi soit appliquée simplement
00:21:50et on se rend compte, malgré les consignes d'extrême fermeté,
00:21:54que la sous-application du code pénal est devenue archi-systématique.
00:21:59J'ai vu des gens, en réunion, masqués, caboulés,
00:22:04attaquer de manière coordonnée les forces de l'ordre
00:22:06avec des pavés, des faits qui pourraient s'apparenter
00:22:10à des tentatives de meurtre en bande organisée.
00:22:14Les réquisitions des parquets sont extrêmement inférieures
00:22:17à ce que prévoit le code pénal.
00:22:18Et il n'y a même pas de motivation.
00:22:20On ne vous dit pas...
00:22:21Pourtant, Jérard Maman avait promis la plus grande fermeté.
00:22:25C'est encore plus dramatique, si j'ose dire,
00:22:29parce qu'on s'attendait là à ce qu'il y ait une vraie réponse
00:22:32et on voit à quel point l'absence de réponse judiciaire
00:22:36est quasiment la norme, parce qu'on a eu du sursis
00:22:38pour des jets de pavés à la tête de CRS ou de policiers.
00:22:42À partir de là, le message, il est évident,
00:22:45vous pouvez jouer, vous avez très peu de chances
00:22:47de décoper de quelque chose de sérieux.
00:22:49En tout cas, les magistrats sont ultra mobilisés.
00:22:52Ils ont bossé pendant vraiment tout le week-end,
00:22:54ce même week-end du 17 octobre,
00:22:56parce qu'il y avait tellement eu de comparations immédiates
00:22:58qu'ils ont fait leur maximum.
00:22:59Après, on sort toujours au même problème
00:23:01du nombre de places en prison, Eric.
00:23:04Et que les fassent à des mineurs, c'est compliqué.
00:23:06Vous avez posé la question, André Valigny, Laurence.
00:23:08Sur la question de l'état d'urgence,
00:23:09je pense que c'est le week-end prochain
00:23:12qui nous dira si on bascule ou pas dans l'état d'urgence.
00:23:15Et attention, il y a le 5 aussi.
00:23:17Le 5 novembre, attention.
00:23:18Justement, en réalité, si le 31 octobre, samedi prochain,
00:23:21ça se passe mal ou très mal,
00:23:25je pense qu'il y aura la mise en place de l'état d'urgence.
00:23:27Et ça piégera totalement Emmanuel Macron une fois de plus,
00:23:29qui sera pris complètement à contre-pied,
00:23:31puisqu'il nous a expliqué en fin de semaine,
00:23:35alors que 70 000 forces de l'ordre avaient été mobilisées,
00:23:37et que l'état avait repris le dessus.
00:23:39Très bien, M. le Président, on le souhaite tous,
00:23:41que l'état ait repris le dessus.
00:23:41On le souhaite que ça se passe bien, samedi.
00:23:42Mais si ça se passe mal,
00:23:43est-ce que vous aurez d'autres choix,
00:23:45en prévision du 5 novembre,
00:23:47que de décréter l'état d'urgence ?
00:23:49Bon, il sera prêt à contre-pied une fois de plus.
00:23:50Vous savez quoi ?
00:23:51On va faire une pause.
00:23:52Sauf quand il dit n'importe quoi.
00:23:53Attendez, il va faire une interview avec Hugo Descript.
00:23:57Après les influenceurs reçus à Matignon par M. Lecornu,
00:24:00nous avons le Président interviewé
00:24:02un jeune homme de grande qualité, Hugo Descript.
00:24:04– Oui, mais sur les réseaux sociaux.
00:24:06– Alors qui pointe les réseaux sociaux,
00:24:07le Président de la République,
00:24:08pour dire que c'est eux qui enflamment la rue ?
00:24:09– Mais c'est le « en même temps » Éric Reveille.
00:24:12En même temps.
00:24:13Merci beaucoup à M. Gallichet d'être venu.
00:24:15On fait une pause, on se retrouve dans un instant.
00:24:17On continuera à parler peut-être de la loi Casseur-Payeur.
00:24:21Très intéressant.
00:24:22Est-ce qu'elle a été votée par Téna ?
00:24:23Va-t-elle arriver à passer le cap de l'Assemblée ?
00:24:28Et on continuera à évoquer ces événements à venir.
00:24:31A tout de suite.
00:24:31– 17h30, de retour dans Punchline sur CNews.
00:24:37On évoque cette loi Casseur-Payeur
00:24:38qui a été adoptée hier par le Sénat.
00:24:40Le principe, André, il est assez simple,
00:24:42c'est d'établir une responsabilité collective
00:24:44par rapport à une responsabilité individuelle.
00:24:46Je vous vois déjà lever les yeux au ciel.
00:24:47La loi a été votée au Sénat, durcie même.
00:24:50Elle prévoit de prélever,
00:24:52si les casseurs ne sont pas solvables
00:24:54sur les prestations sociales,
00:24:56même la prime d'activité, RSA évidemment,
00:24:59et autre chose.
00:25:00Vous levez les yeux au ciel,
00:25:01ce n'est pas constitutionnel pour vous, c'est ça ?
00:25:03– Je crains que ce ne soit pas constitutionnel, oui.
00:25:05On va attendre ce que dira le Conseil constitutionnel,
00:25:07qui sera sans doute saisi sur cette loi.
00:25:09Parce que vous l'avez dit, Laurence,
00:25:11il s'agit de passer d'une responsabilité individuelle,
00:25:14on est responsable de ce qu'on fait,
00:25:16à une responsabilité collective,
00:25:17où on serait responsable de ce que d'autres auraient fait.
00:25:20Donc c'est très difficile, le réglage est très subtil.
00:25:24J'ai vu qu'au Sénat, ils avaient envisagé
00:25:25d'utiliser des drones pour arriver à savoir
00:25:28qui fait quoi dans un groupement violent.
00:25:31Mais dans un groupement qui commet des violences,
00:25:33tout le monde n'est pas violent.
00:25:34Il y a des gens qui se trouvent là par hasard,
00:25:36entre guillemets, qui sont passifs.
00:25:38Donc c'est très délicat.
00:25:39Moi je pense que…
00:25:40– Mais elle existait bien cette loi avant,
00:25:42elle a été abrogée par la gauche ?
00:25:44– Oui, voilà.
00:25:44– François Mitterrand.
00:25:45– Oui, voilà, en 81, elle a été abrogée.
00:25:47– Oui, parce que la gauche est quand même assez soucieuse,
00:25:49vous l'avez remarqué, des libertés individuelles,
00:25:52du principe de responsabilité individuelle,
00:25:54de la présomption d'innocence,
00:25:55des grands principes généraux du droit pénal.
00:25:57– Parce que la droite ne l'est pas, André ?
00:25:59– Pas assez.
00:26:00– Monsieur Vanini, vous êtes un homme de bon sens.
00:26:02Vous êtes un homme de bon sens.
00:26:03Vous êtes dans une manif.
00:26:04Déjà, vous n'allez pas vous joindre
00:26:05devant des vitrines avec des casseurs, j'en suis sûr.
00:26:08Vous préférez manifester, revendiquer
00:26:10et mettre en avant vos revendications légitimes, n'est-ce pas ?
00:26:13Vous ne quitterez pas le cortège de la manifestation.
00:26:16Les gens qui se trouvent devant une vitrine,
00:26:18moi, j'entendais des policiers.
00:26:20Alors, il y a les vrais casseurs, ceux qui cassent,
00:26:21puis il y a ceux qui sont devant, vous savez,
00:26:23qui attendent que les casseurs aient cassé
00:26:24pour pouvoir rentrer, servir et qui disent
00:26:26« c'est pas moi qui ai cassé ».
00:26:27– Et c'est pas les mêmes.
00:26:28Et parfois, ce ne sont pas les mêmes.
00:26:29– Et parfois, ce ne sont pas les mêmes.
00:26:30Eh bien si, monsieur Vanini,
00:26:31ces gens-là doivent tomber sur le coup de la loi.
00:26:33Vous savez pourquoi ?
00:26:33Parce que sinon, ce qui va se passer,
00:26:35c'est que sur vos contrats d'assurance,
00:26:37vous allez avoir une surprime.
00:26:37Là, c'est en discussion également.
00:26:39Pour que le fonds d'indemnisation des émeutes
00:26:42soit alimenté par vous et moi, les contribuables.
00:26:44Moi, monsieur Vanini, je fais partie de la France
00:26:47qui casque, mais pas qui casse.
00:26:50Voilà. Je ne veux pas casquer, j'en ai marre.
00:26:52– Mais vous allez avoir à te cassez.
00:26:53On va juste écouter le préfet des Hauts-de-Seine,
00:26:56Alexandre Brugère, qui lui souhaite même
00:26:57aller jusqu'à l'expulsion des logements sociaux,
00:26:59des casseurs, dès lors qu'ils sont confondus par la justice.
00:27:02Écoutez-le.
00:27:03– On a interpellé un individu en possession de matériel
00:27:07qui avait été volé dans un magasin à l'occasion du 17 octobre.
00:27:11Ce pilleur, j'ai pris la décision d'engager
00:27:14une procédure d'expulsion contre lui,
00:27:16puisqu'il était occupant d'un logement social
00:27:19et que nos compatriotes, bien sûr,
00:27:21ne peuvent pas comprendre qu'un euro de la solidarité nationale,
00:27:25notamment sous la forme du logement social,
00:27:27puisse bénéficier à un individu qui pille,
00:27:30qui vole, qui dégrade.
00:27:32Comment nos compatriotes qui attendent un logement social
00:27:34peuvent-ils accepter qu'il y ait dans le parc social
00:27:37des gens qui ne respectent pas les règles de la République ?
00:27:40Le message que j'envoie ici, dans le département des Hauts-de-Seine,
00:27:43sous l'autorité du président de la République
00:27:45et du ministre de l'Intérieur,
00:27:46c'est un message d'extrême fermeté.
00:27:48Je veux assurer nos concitoyens
00:27:50qu'il n'y a pas de place pour l'impunité.
00:27:52Voilà, pas de place pour l'impunité,
00:27:53Laura Burton, c'est avec ce genre de mesures
00:27:54qu'on peut faire peur aux casseurs ?
00:27:57Oui, mais normalement, la loi existe déjà.
00:27:59Et encore une fois, là, on a l'impression
00:28:01qu'on va empiler tout un tas de dispositifs
00:28:05pour s'excuser de ne pas appliquer la loi au départ.
00:28:07Si la loi est appliquée, je ne pense pas
00:28:08qu'on aura autant de casseurs, même opportunités ou non.
00:28:11Donc, c'est toujours la même question.
00:28:13Et cette nouvelle loi,
00:28:15est-ce qu'on va l'appliquer plus que les précédentes ?
00:28:16Voilà, la question mérite vraiment d'être posée.
00:28:20Bien sûr.
00:28:20Alors, on salue l'arrivée du maire de Limoges.
00:28:24Bonsoir, M. Guérin.
00:28:25Mettez-vous à côté de M. Valigny, juste là.
00:28:27Comme ça, il n'y aura pas d'espace entre vous.
00:28:29Même s'il est de gauche, comme il vient de nous le rappeler.
00:28:32Nous sommes républicains tous les jours.
00:28:34Merci d'être avec nous, Guillaume Guérin,
00:28:35maire Nouvelle Énergie de Limoges.
00:28:37On évoque ces violences qui ont émaillé le 17 octobre.
00:28:42Vous étiez aux premières loges, malheureusement,
00:28:44avec votre hôtel de ville qui est parti
00:28:47qui s'est effondré dans les flammes.
00:28:48Je crois qu'on a quelques images, évidemment,
00:28:50de ce désastre.
00:28:51Aujourd'hui, où est-ce que vous en êtes ?
00:28:53D'abord, je serais que vos habitants, moralement,
00:28:57est-ce que le...
00:28:58C'est un choc, mais de toute façon,
00:29:00il a été dépassé ou pas du tout encore, M. ?
00:29:02Vous savez, à chaque fois que le pays traverse une crise comme ça,
00:29:04il y a une volonté de solidarité
00:29:06qui naît assez rapidement.
00:29:07Et donc, les Limogesots sont solidaires entre eux.
00:29:10Ils sont profondément affectés de ce qui s'est passé,
00:29:12puisque tout le monde a un souvenir personnel
00:29:14avec cet hôtel de ville.
00:29:15Vous savez, nous sommes à la fois une petite ville
00:29:17et une grande ville.
00:29:18Limoges, c'est la deuxième ville de la Nouvelle-Aquitaine.
00:29:21La Nouvelle-Aquitaine, c'est une grande région,
00:29:22la taille d'Autriche, le PIB du Danemark.
00:29:24Mais nous sommes la deuxième ère urbaine
00:29:25de ce grand sud-ouest,
00:29:26mais avec une ville très paternaliste.
00:29:29Tout le monde s'est marié,
00:29:31est venu chercher un acte de naissance,
00:29:32a eu un rapport unipersonnel avec cette mairie.
00:29:36Donc, les Limogesots étaient très attachés
00:29:38au bâtiment, très attachés au symbole.
00:29:39Et donc, il y a un vrai esprit de solidarité
00:29:41qui est né au sein du peuple de Limoges.
00:29:44Et je les trouve extrêmement résilients.
00:29:46Et je voudrais avoir un mot particulier pour les agents.
00:29:47Vous savez, en France, il y a une culture
00:29:49du fonctionnaire bashing.
00:29:51Je voulais dire que j'ai assisté depuis samedi 17
00:29:54à un élan de solidarité entre agents
00:29:56qui est assez remarquable.
00:29:58Où dimanche, j'ai vu plus de 100 agents municipaux présents
00:30:01pour faire des files, pour sortir les archives,
00:30:04faire des chaînes humaines pour sortir les archives
00:30:06et protéger les documents qui étaient présents
00:30:08dans cet hôtel de ville.
00:30:09Donc, je tiens à les remercier
00:30:10parce qu'ils font preuve des agents
00:30:11de beaucoup de résilience.
00:30:12Et avoir un mot pour la population de cette ville
00:30:15qui est très touchée et très affectée
00:30:17par ce qui s'est passé.
00:30:18Mais vous savez, une fois qu'on a passé les mois,
00:30:20la vraie question, c'est quel est le jour d'après ?
00:30:21Donc là, on s'attache à faire en sorte
00:30:24que la continuité de service et du service public
00:30:26puisse avoir lieu parce que la destruction de cette mairie,
00:30:28elle pénalise d'abord les plus fragiles d'entre nous.
00:30:30On a un exemple très concret.
00:30:32On a un service funéraire en régie municipale.
00:30:35Les gens qui viennent nous voir
00:30:36pour le service funéraire en régie,
00:30:37c'est qu'ils n'ont pas les moyens financiers
00:30:39d'aller vers les pompes funèbres du monde privé.
00:30:42Donc, ce service-là est complètement à l'arrêt.
00:30:44L'État civil est complètement à l'arrêt.
00:30:45Donc, on a pénalisé pas les grands bourgeois de ce pays
00:30:49ni les puissants de ce pays.
00:30:50On a pénalisé monsieur et madame tout le monde.
00:30:52C'est sans doute ce qui me choque le plus
00:30:54dans l'attaque qu'a pu subir cette édition.
00:30:57Vous avez parlé de l'émoi, de l'émotion.
00:30:59Est-ce qu'il y a eu de la colère aussi
00:31:01de votre part, de la part de vos administrés
00:31:03qui se sont dit vraiment que c'était insupportable ?
00:31:06Et où est-ce qu'on en est de l'enquête ?
00:31:08Combien de personnes ont été interpellées
00:31:09et doivent répondre de leurs actes ?
00:31:11Il y a un aspect sidération.
00:31:13Ça paraît improbable.
00:31:14En réalité, nous sommes en 2026,
00:31:16nous sommes en France, un grand pays,
00:31:18un grand pays en tout cas qui se veut encore
00:31:19être un grand pays.
00:31:20Donc, ça paraît complètement sidérant
00:31:21ce qui s'est passé.
00:31:22Il y a plusieurs responsabilités dans tout cela.
00:31:24La première responsabilité,
00:31:25ce sont les gens qui ont mis le feu à l'hôtel de ville
00:31:27et qui ont participé à son saccage
00:31:30et à la prise d'assaut,
00:31:31parce qu'on peut appeler ça comme ça.
00:31:33À la base, cette manifestation partait
00:31:35sur des revendications légitimes,
00:31:36le coût de la vie, le prix du gasoil,
00:31:38et très vite, ce mouvement a été infiltré
00:31:40à la fois par les Black Blocs
00:31:41qui, eux, ont un projet politique,
00:31:43un projet de déstabilisation des institutions.
00:31:45C'est-à-dire un plan organisé ?
00:31:46Ça, c'est l'enquête qui le dira.
00:31:48C'est l'enquête qui le dira, ok.
00:31:49Je ne suis pas magistrat.
00:31:50Il y a des magistrats autour de ce plateau,
00:31:51moi, je ne suis pas magistrat.
00:31:52Donc, je considère que ce n'est pas à moi
00:31:54de faire la justice.
00:31:56Moi, je constate juste des faits.
00:31:57Ce qui s'est passé, c'est que ce cortège
00:31:58était infiltré par des Black Blocs.
00:32:00Ils sont clairement identifiés.
00:32:02La presse quotidienne régionale le constate,
00:32:04les observateurs le constatent,
00:32:06la police nationale le constate.
00:32:07Tout le monde se dit, il y avait des gens
00:32:09qui étaient là pour déstabiliser la République,
00:32:11entourés d'une foule plus ou moins
00:32:15en manque de sensations fortes,
00:32:16souvent des jeunes gens,
00:32:18parfois issus d'immigration, parfois pas.
00:32:19Donc, pour ça, il ne faut pas tomber
00:32:20non plus dans la caricature des mineurs
00:32:22qui étaient venus là pour violenter
00:32:26les institutions, saccager la ville,
00:32:28forme d'amusement qui ne m'amuse pas du tout,
00:32:30mais quelque chose d'assez irrationnel pour moi.
00:32:33Et puis, une troisième vague en fin d'après-midi
00:32:34qui, elle, m'inquiète beaucoup plus,
00:32:36que vous avez retrouvé d'ailleurs
00:32:36dans d'autres villes de France,
00:32:38des jeunes gens qui pourraient être les vôtres,
00:32:39qui pourraient être les miens,
00:32:41qui rentrent dans les magasins
00:32:42pour venir se servir directement
00:32:44d'une paire de chaussures chez Lacoste
00:32:45ou d'un jogging,
00:32:47et qui n'ont pas le sentiment
00:32:48de faire quelque chose de grave.
00:32:50Et c'est ce qui m'inquiète le plus,
00:32:51c'est qu'aujourd'hui, il y a une fracture
00:32:52au sein de la société
00:32:53où une partie de notre jeunesse
00:32:55n'a même plus la notion du bien et du mal,
00:32:57du légal et de l'illégal.
00:32:58Donc là, je me dis que collectivement,
00:32:59on a raté quelque chose.
00:33:00Collectivement, on a raté quelque chose.
00:33:02Maintenant, les premiers responsables
00:33:03sont ceux qui ont mis le feu
00:33:04et il y a une défaillance de l'État.
00:33:05C'est aussi pour ça que le Premier ministre
00:33:07est venu corriger un certain nombre de choses
00:33:08vendredi dernier.
00:33:09Il a lui-même reconnu
00:33:10qu'il y avait eu une défaillance.
00:33:11Une défaillance dans le maintien de l'ordre,
00:33:13une défaillance dans l'anticipation
00:33:15par les renseignements territoriaux
00:33:18du profil des assaillants
00:33:19qui étaient présents ce samedi à Limoges.
00:33:22Et puis, un manque de moyens criants
00:33:24pour la police républicaine de ce pays.
00:33:26Vous savez, je voudrais témoigner aussi
00:33:27mon soutien à la police nationale de ce pays.
00:33:30La police, elle est républicaine.
00:33:31Elle protège tous les Français,
00:33:32quelle que soit leur confession,
00:33:34quelle que soit leur couleur de peau,
00:33:36quelle que soit leur catégorie socio-professionnelle,
00:33:38la police républicaine est là
00:33:39pour protéger les Français.
00:33:41Et je crois que si elle avait eu des moyens
00:33:42de pratiquer le maintien de l'ordre,
00:33:43jamais l'hôtel de ville n'aurait brûlé.
00:33:45Et puis, j'en veux beaucoup aussi
00:33:46aux deuxièmes catégories que je vous ai citées,
00:33:48des quelques jeunes esservelés
00:33:49qui ont empêché les pompiers
00:33:51d'intervenir rapidement.
00:33:53Parce que pendant 15 minutes,
00:33:54les pompiers n'ont pas pu accéder
00:33:54à l'hôtel de ville
00:33:55parce qu'ils se sont retrouvés caillassés
00:33:56par une foule qui, elle,
00:33:57n'avait plus rien de black bloc.
00:33:59Et les pompiers n'ont malheureusement
00:34:01pas pu circonscrire le feu
00:34:02tel qu'ils l'avaient anticipé.
00:34:04Donc après, vous savez comment ça se passe
00:34:05dans des monuments de ce type.
00:34:07Lorsque ça monte dans les combles,
00:34:08c'est une catastrophe
00:34:09et le feu fait des ravages.
00:34:10Donc, ils ont fait un travail formidable,
00:34:12les pompiers,
00:34:15D'après, je passe la parole à Éric Revelle.
00:34:17On a parlé du Premier ministre.
00:34:20J'ai du mal à croire,
00:34:22je vous ai entendu ce matin
00:34:23sur une autre antenne,
00:34:25sur le fait que le président de la République,
00:34:26Emmanuel Macron,
00:34:27ne vous a même pas appelé, monsieur.
00:34:28Vous savez, moi,
00:34:29je ne fais pas de politique nationale.
00:34:30Je ne suis pas candidat
00:34:31à l'élection présidentielle.
00:34:31Je suis un des rares d'à ne pas l'être.
00:34:33Mais vous êtes nouvelle énergie, quand même.
00:34:34Comment ?
00:34:35Vous êtes nouvelle énergie.
00:34:36Oui, je connais David Lissard
00:34:37depuis très longtemps.
00:34:37Je suis son vice-président à l'AMF.
00:34:39Avant d'être maire,
00:34:39j'étais en charge de l'intercommunalité.
00:34:41Mais je ne fais pas de politique nationale.
00:34:43Je m'occupe des intérêts
00:34:45des Nîmes Mougeot.
00:34:45Je soutiens David
00:34:46parce que je crois à sa personnalité.
00:34:48Je crois surtout qu'il ne va falloir
00:34:49qu'un seul candidat à droite et au centre.
00:34:50Sinon, on va tout droit vers la catastrophe.
00:34:52Mais c'est un autre débat.
00:34:53Le président de la République,
00:34:54non, ne m'a pas appelé.
00:34:55Je n'ai aucun intérêt à vous dire
00:34:56qu'il ne m'a pas appelé
00:34:56s'il m'avait appelé.
00:34:57Malheureusement,
00:34:58et je le regrette,
00:34:59le président Macron ne m'a pas téléphoné
00:35:00et ne m'a pas envoyé de SMS.
00:35:01Maintenant, écoutez,
00:35:02c'est comme ça.
00:35:03On passe à autre chose.
00:35:03Le Premier ministre est venu,
00:35:05mais je le regrette.
00:35:07Ça dénote, je pense,
00:35:08une forme de dysfonctionnement
00:35:10au plus haut sommet de l'État.
00:35:11Mais encore une fois,
00:35:11le président est libre de ses actes.
00:35:13Oui.
00:35:13Alors, Éric Revelle.
00:35:14Oui, M. le maire.
00:35:16L'émotion qu'on a tous eues
00:35:17en regardant votre hôtel de ville
00:35:18ravagé par les flammes,
00:35:19je pense qu'elle a été partagée
00:35:21par la France entière,
00:35:22même au-delà des frontières.
00:35:23Mais je vous trouve
00:35:26plus en deçà de la main
00:35:27qu'au moment où vous réagissez.
00:35:28Là, à aucun moment,
00:35:29vous n'avez cité, par exemple,
00:35:31l'ultra-gauche.
00:35:32J'entendais l'un de vos collègues
00:35:33juste à côté de Limoges,
00:35:34j'ai oublié le nom du maire,
00:35:36qui disait,
00:35:36moi, sur ma commune,
00:35:37j'ai une ZAD.
00:35:38J'en ai informé des autorités.
00:35:39J'ai des gens,
00:35:40des militants d'ultra-gauche
00:35:41dans cette ZAD.
00:35:42On m'a toujours dit
00:35:44on va s'en occuper,
00:35:45on ne s'en occupe pas.
00:35:46Vous avez d'autres candidats
00:35:47qui ont dit,
00:35:48mais sur le plateau de Mille Vaches,
00:35:50il y a des camps d'entraînement
00:35:51pour l'ultra-gauche
00:35:52qui ont peut-être d'ailleurs servi
00:35:54à mettre au point
00:35:54la technique d'attaque
00:35:55de votre mairie.
00:35:56Et là, je trouve que,
00:35:58bien que vous ne fassiez pas
00:35:59de politique nationale,
00:36:00que vous ne soyez pas candidat
00:36:01à l'élection présidentielle,
00:36:02que vous soutiez David Lysnard,
00:36:04j'ai l'impression
00:36:05que tout le message politique
00:36:06que vous aviez développé
00:36:07au moment de l'incendie,
00:36:08il est absent de vos propos ce soir.
00:36:10Vous savez, aujourd'hui...
00:36:11C'est une volonté d'apaiser,
00:36:13de calmer ?
00:36:13Non, non, une enquête est en cours.
00:36:15Moi, j'ai vu des fiascos judiciaires
00:36:17se dérouler dans ce pays
00:36:19quand il s'agit de toucher
00:36:20à l'ultra-gauche,
00:36:21y compris sur le plateau de Mille Vaches.
00:36:23Oui.
00:36:23Je vous rappelle l'affaire de Tarnac.
00:36:24Il y a un fiasco pour le ministre
00:36:25de l'Intérieur de l'époque
00:36:26qui s'appelait Brouille-Sortefeux.
00:36:28Donc, quand il y a une enquête en cours,
00:36:29quand on est dans ma position,
00:36:31si on veut que ça marche,
00:36:32il faut se faire le plus discret possible
00:36:33et surtout ne pas essayer
00:36:34d'influencer telle ou telle décision
00:36:37ou de poser problème aux enquêteurs.
00:36:41Donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:36:42Je vous le redis,
00:36:42il y a les trois typologies
00:36:44de manifestants,
00:36:46dont les Black Blocs,
00:36:47qui sont là pour porter
00:36:48un message politique,
00:36:49un message politique
00:36:50d'ultra-gauche, d'extrême-gauche,
00:36:52tout dépend de la sémantique
00:36:53que l'on veut employer.
00:36:54Cette ultra-gauche,
00:36:55elle existe dans le pays,
00:36:56elle n'existe pas que sur le plateau
00:36:57de Millevaches,
00:36:58où vous en avez eu,
00:36:59qui ont occupé Notre-Dame-des-Landes,
00:37:00qui est un des plus grands fiascos
00:37:02du gouvernement français.
00:37:02Vous savez,
00:37:03quand on a reculé sur Notre-Dame-des-Landes,
00:37:04on a donné gain de cause
00:37:05à une partie de ces activités.
00:37:07Donc, on avait fait un référendum
00:37:09auprès de la population, d'ailleurs.
00:37:10C'est une faute politique,
00:37:11Notre-Dame-des-Landes,
00:37:11qui a conduit derrière
00:37:13à beaucoup, beaucoup,
00:37:14beaucoup d'exactions de ce type
00:37:16et qui conduira probablement
00:37:17à d'autres exactions de ce type.
00:37:18Parce que vous savez,
00:37:18quand on parle à ces populations-là
00:37:22marginales,
00:37:23il faut instaurer un rapport de force.
00:37:25L'État de droit,
00:37:26c'est le respect
00:37:27des institutions de la République.
00:37:28Et donc,
00:37:29lorsque les institutions de la République
00:37:30se font piétiner par une minorité,
00:37:32vous leur donnez une possibilité
00:37:34de continuer à piétiner la République.
00:37:36Moi, je vous le redis,
00:37:36il y a une enquête en cours,
00:37:37il y a eu deux interpellations
00:37:38qui ont donné lieu à des...
00:37:39Seulement deux interpellations.
00:37:41Oui, d'accord.
00:37:41Il y a beaucoup plus que ça.
00:37:41Il y a deux interpellations
00:37:42en lien avec l'incendie
00:37:43qui, aujourd'hui,
00:37:45ont donné lieu à 96 heures
00:37:48de garde à vue.
00:37:48Le parquet national antiterroriste
00:37:50a été observateur sur le sujet.
00:37:52Je ne sais pas
00:37:53si ces faits seront qualifiés
00:37:54de terroristes.
00:37:55Ce n'est pas à moi de le dire.
00:37:56C'est au parquet national antiterroriste
00:37:58de le faire.
00:37:58Je ne sais pas
00:37:59si ces faits seront jugés
00:38:01comme délictuels ou criminels.
00:38:02Moi, j'espère...
00:38:02Mais ils sont en détention,
00:38:03les deux individus ?
00:38:04...comme des faits criminels
00:38:05parce qu'il y avait,
00:38:06à l'intérieur de la mairie,
00:38:08des agents publics
00:38:09de catégorie B
00:38:10qui ne sont pas des policiers,
00:38:12qui étaient les gardiens de la loge
00:38:13et des jeunes femmes
00:38:14qui organisaient les mariages
00:38:16qui ont entendu scander
00:38:17dans la mairie,
00:38:18« On va vous cramer,
00:38:19on va tous vous tuer ».
00:38:20Je comprends les mois
00:38:21à juste titre
00:38:22que cela a suscité
00:38:23chez les agents.
00:38:24Il y avait un certain nombre
00:38:24de policiers municipaux
00:38:26en équipement présents
00:38:27pour protéger l'édifice
00:38:28parce qu'il n'y avait pas
00:38:28de policiers nationaux,
00:38:29parce qu'ils étaient coincés
00:38:30en sous-effectifs
00:38:32sur les boulevards périphériques
00:38:33et donc ils n'ont pas pu
00:38:33protéger l'hôtel de ville.
00:38:35Et donc on a assisté
00:38:36à une volonté de destruction
00:38:37par le feu de cet édifice
00:38:39mais aussi
00:38:39tentative d'homicide
00:38:40envers les personnes
00:38:42de la mairie
00:38:43qui étaient présentes dedans,
00:38:44y compris un élu.
00:38:45Donc moi, je laisse
00:38:46la justice faire son travail.
00:38:47Ces deux personnes interpellées
00:38:48sont aujourd'hui incarcérées.
00:38:50Il y a une procédure
00:38:51qui est en cours.
00:38:51L'avocat de la Défense
00:38:52a demandé le dépaysement
00:38:53du procès.
00:38:54C'est pour ça que vous comprenez bien
00:38:55que je cherche
00:38:55à faire en sorte
00:38:56de ne pas jeter de l'huile
00:38:57sur le feu
00:38:58et de ne pas politiser
00:38:59cet éventuel procès.
00:39:03Et derrière,
00:39:04j'attends du monde judiciaire
00:39:06que les sanctions
00:39:06soient implacables
00:39:07parce qu'encore une fois,
00:39:08c'est un symbole
00:39:09qui a été attaqué.
00:39:10C'est la maison commune
00:39:11et c'est surtout
00:39:12celle de toutes les petites gens.
00:39:13André Valigny,
00:39:14peut-être un mot
00:39:15sur ce qui s'est passé
00:39:16à Limoges ?
00:39:16Trois petites choses.
00:39:18D'abord,
00:39:18je suis stupéfait
00:39:19que le président de la République
00:39:20ne vous ait pas appelé.
00:39:21Franchement,
00:39:23que le cornu soit allé sur place,
00:39:24c'est très bien.
00:39:25Mais je pensais
00:39:25qu'Emmanuel Macron
00:39:26vous avait envoyé un message
00:39:27et surtout téléphoné.
00:39:28Je suis vraiment très surpris
00:39:30de cette négligence
00:39:32et plus que ça.
00:39:34J'allais presque dire
00:39:35cette indifférence.
00:39:37Deuxièmement,
00:39:38il faut se méfier
00:39:38de ce qu'on dit
00:39:39sur le plateau des mille vaches.
00:39:40J'ai lu un article
00:39:41dans le canard enchaîné aujourd'hui.
00:39:42Je ne sais pas si vous l'avez vu.
00:39:44Ils sont allés sur place.
00:39:45Ils n'ont pas vu grand-chose.
00:39:46Et je me souviens,
00:39:47vous avez bien fait
00:39:47de le rappeler,
00:39:48M. le maire,
00:39:48du fiasco judiciaire
00:39:49sur l'affaire de Tarnac
00:39:50que j'avais suivi de près
00:39:51à l'époque
00:39:52pour le Parti socialiste.
00:39:53Troisième chose
00:39:54que je voudrais dire,
00:39:54quand on a vu
00:39:56le beffroi
00:39:56de votre hôtel de ville
00:39:58s'effondrer,
00:39:58on a tous pensé
00:39:59à Notre-Dame.
00:39:59C'est un peu la même émotion
00:40:00qu'on a ressenti.
00:40:02Et j'ai beaucoup apprécié,
00:40:03d'après ce que j'ai lu
00:40:03dans la presse,
00:40:04M. le maire,
00:40:04que lorsque vous avez fait
00:40:07une allocution
00:40:09après ce drame
00:40:10que vous avez vécu,
00:40:11vous avez donné la parole
00:40:12à la leader de gauche
00:40:13de l'opposition
00:40:14de votre conseil municipal.
00:40:16Ça dénote chez vous
00:40:16un grand esprit républicain
00:40:18et je tenais à vous le dire.
00:40:19Merci, M. le ministre.
00:40:20Mais vous savez,
00:40:21l'idée était bien
00:40:22de faire participer
00:40:23l'ensemble des élus
00:40:24que je considère
00:40:24être encore dans le champ républicain.
00:40:26En revanche,
00:40:26il y a des élus
00:40:27que je considère
00:40:27être beaucoup moins
00:40:28dans le champ républicain
00:40:28qui, par leur discours
00:40:29ou leur posture,
00:40:31participent à ce type de faits
00:40:32indirectement,
00:40:33mais participent
00:40:34à entretenir
00:40:35ce climat délétère
00:40:36dans le pays.
00:40:36Mais sur Millevache,
00:40:37il y a des populations
00:40:38comme ailleurs
00:40:39qui existent dans ce pays
00:40:41qui sont des gens
00:40:42qui veulent vivre
00:40:42en marge de la société.
00:40:44Il y a des gens
00:40:44qui sont des décroissants,
00:40:45qui veulent manger
00:40:46uniquement les légumes
00:40:47qu'ils produisent
00:40:47dans leurs jardins
00:40:48et qui sont des gens
00:40:49qui, jusque-là,
00:40:50ne sont pas des ennemis
00:40:51de la République.
00:40:52Et puis, à l'intérieur
00:40:53de certains hameaux
00:40:54qui concentrent
00:40:55ce type de population,
00:40:56vous avez des activistes politiques.
00:40:57Mais si vous voulez
00:40:58combattre ces activistes politiques,
00:40:59je pense que la pire
00:41:00des erreurs serait de dire
00:41:02que toutes les populations
00:41:03de ces localités
00:41:03sont des terroristes
00:41:04sans puissance.
00:41:05Vous savez,
00:41:05chaque mot a un sens
00:41:06et souvent on échoue
00:41:07justement à avoir
00:41:07une parole ferme
00:41:09sur le régalien
00:41:09lorsqu'on verse
00:41:10dans la caricature.
00:41:11Plateau-Billage,
00:41:12je le connais bien.
00:41:13Vous savez,
00:41:13un des élus
00:41:14qui monte au créneau
00:41:15contre David Lysnard,
00:41:17qui protège
00:41:18une partie des maires
00:41:20issus de ces mouvances
00:41:21très à gauche,
00:41:22n'est ni plus ni moins
00:41:23que le suppléant
00:41:24d'un certain
00:41:24François Hollande.
00:41:26Donc, il y a une forme
00:41:27de complaisance politique
00:41:28de dire
00:41:30il y a
00:41:31sur nos localités
00:41:33extra-rurales
00:41:34des gens
00:41:34qui vivent en marge
00:41:35mais eux,
00:41:36ils vont dans la caricature
00:41:37extrême,
00:41:37il n'y aurait pas
00:41:38d'activistes.
00:41:39Moi, je dis,
00:41:39attention,
00:41:40ces populations
00:41:41ne sont pas tous
00:41:41des activistes
00:41:42mais à l'intérieur
00:41:43de certaines populations,
00:41:44il y a des activistes.
00:41:45Donc, je pense qu'il faut
00:41:46être très mesuré
00:41:47sur ce programme.
00:41:47Vous avez raison,
00:41:48M. le maire.
00:41:48Laurent Bertone,
00:41:50sur ces groupuscules
00:41:50effectivement,
00:41:51ou ces éléments
00:41:52qui vivent parfois en marge
00:41:53mais qui sont extrêmement
00:41:54organisés
00:41:55et qui s'entraînent quasiment
00:41:56dans des camps
00:41:56d'entraînement militaire.
00:41:58Vous avez des informations ?
00:42:00Oui, alors ça,
00:42:01on connaît cette menace
00:42:02depuis très longtemps.
00:42:04Elle est très étudiée
00:42:06et là,
00:42:06elle trouve un terrain
00:42:07d'expression favorable.
00:42:09Pour le coup,
00:42:10l'opportunité
00:42:11se greffe
00:42:13sur l'actualité
00:42:14puisqu'on voit
00:42:16que cette frange radicale
00:42:17bénéficie
00:42:18de complicité importante,
00:42:20de complicité politique
00:42:21d'une part
00:42:21mais aussi,
00:42:22on le voit
00:42:23sur ces images,
00:42:24il y a ceux
00:42:25qui mettent le feu,
00:42:26ils sont peu nombreux
00:42:27mais il y a ceux
00:42:27qui applaudissent,
00:42:28il y a ceux
00:42:29qui s'en félicitent
00:42:30et ceux-là,
00:42:30ils sont beaucoup
00:42:30plus nombreux
00:42:31et ça,
00:42:32c'est aussi
00:42:33tout à fait alarmant.
00:42:35Vous avez très bien
00:42:37fait la part
00:42:38des populations
00:42:41qui ont posé
00:42:42des problèmes
00:42:43très sérieux
00:42:43le 17 octobre.
00:42:44Effectivement,
00:42:44ce n'est pas un bloc
00:42:46du tout uni.
00:42:47Les black blocs,
00:42:48on les connaît,
00:42:49il y a cette dimension politique
00:42:50mais il y a aussi
00:42:52cette forme
00:42:52d'ensauvagement ludique,
00:42:56on pourrait le dire
00:42:57comme ça
00:42:58puisque pour beaucoup
00:42:59de ces jeunes,
00:43:00il y a une forme
00:43:00d'amusement.
00:43:01On fait des dingueries
00:43:02et c'est comme ça
00:43:03qu'on marque des points,
00:43:04qu'on est reconnu
00:43:04par le groupe
00:43:05et on voit ça
00:43:05dans les audiences
00:43:06aujourd'hui.
00:43:07Je peux vous dire
00:43:07que les magistrats
00:43:07sont assez sidérés
00:43:08par ce qu'ils découvrent
00:43:09à le niveau
00:43:10de sous-socialisation
00:43:12de certains
00:43:13de nos jeunes compatriotes
00:43:15et vraiment alarmant.
00:43:16Un dernier mot,
00:43:16monsieur le maire,
00:43:17dans combien de temps
00:43:18vous pensez pouvoir
00:43:19réouvrir votre mairie ?
00:43:20On se prendra du temps
00:43:21parce que j'ai demandé
00:43:22des mois,
00:43:23des années ?
00:43:24C'était d'abord
00:43:24la jurisprudence
00:43:25Notre-Dame,
00:43:25c'est un calendrier
00:43:27ramassé en termes
00:43:28de délai d'urbanisme,
00:43:29en termes de différentes
00:43:30autorisations,
00:43:30notamment avec les ABF.
00:43:32La procédure,
00:43:32c'est de classer la mairie
00:43:33en bâtiment historique
00:43:34pour pouvoir avoir
00:43:35une maîtrise d'ouvrage
00:43:36portée par le ministère
00:43:37de la Culture
00:43:38qui nous rend éligibles
00:43:38au financement d'État.
00:43:40Le ministre s'est engagé
00:43:40à prendre 80%
00:43:42du financement
00:43:43de ces travaux en charge
00:43:44via le ministère
00:43:45de la Culture
00:43:45et via leur bras armé
00:43:47qui s'appelle l'OPIC,
00:43:48notamment travaillé
00:43:48sur le château de Versailles.
00:43:49Et les 20% restants
00:43:51se partageront
00:43:51entre les assurances
00:43:52et l'appel aux dons
00:43:53via la fondation du patrimoine.
00:43:55Je le dis d'ailleurs
00:43:55sur votre antenne,
00:43:56il n'y a qu'une seule entrée
00:43:59pour faire des dons,
00:43:59c'est la fondation du patrimoine.
00:44:01Se méfier de toutes
00:44:02les cagnottes
00:44:02qui sont en ligne
00:44:03qui n'ont rien à voir
00:44:04avec la rénovation
00:44:05de la mairie de Limogne.
00:44:06Donc la fondation du patrimoine
00:44:07à Pignons-sur-Rue,
00:44:08elle est présidée
00:44:09par des gens
00:44:09éminemment respectables.
00:44:10Donc j'ai utilisé
00:44:11cette entrée
00:44:12pour pouvoir collecter
00:44:13un certain nombre de dons
00:44:14qui viendront compléter
00:44:14les 80%,
00:44:15sachant que les assurances
00:44:16si vous voulez
00:44:16ne marchent pas.
00:44:17Ça je le dis
00:44:18aux maires qui nous écoutent,
00:44:19c'est-à-dire que si demain
00:44:19vous avez des émeutes urbaines
00:44:20dans le pays
00:44:21qui viendraient à vous détruire
00:44:23votre théâtre,
00:44:24votre office de tourisme
00:44:25comme à Lyon
00:44:25ou votre mairie,
00:44:28il y a un certain nombre
00:44:28d'exclusions
00:44:29dans les assurances publiques
00:44:30qui font que quand c'est
00:44:31une émeute urbaine
00:44:31vous n'êtes pas éligible.
00:44:32Donc la mairie de Limogne
00:44:33ne percevra qu'un peu plus
00:44:34de 2 millions d'euros
00:44:35d'assurance
00:44:35sur sans doute
00:44:36plusieurs dizaines
00:44:37de millions d'euros
00:44:37de travaux.
00:44:38Écoutez, merci beaucoup
00:44:39monsieur le maire,
00:44:39merci d'être venu,
00:44:40bon courage pour la reconstruction
00:44:41de ce bel hôtel de vie.
00:44:42Merci beaucoup pour votre invitation.
00:44:43Et on espère que ça sera
00:44:44le plus tôt possible
00:44:45avec cet appel au don
00:44:46par la Fondation du Patrimoine.
00:44:47Merci à vous.
00:44:48On fait une petite pause,
00:44:49on se retrouve dans un instant,
00:44:50on continuera à évoquer
00:44:51l'actualité tous ensemble
00:44:53avec Laurent Jacobelli
00:44:54du RN.
00:44:55On reviendra aussi
00:44:56sur cette catastrophe
00:44:57faire revire en Espagne.
00:44:58A tout de suite.
00:45:02On se retrouve pour la suite
00:45:03de Punchline.
00:45:03Punchline alors qu'un hommage
00:45:04national est annoncé
00:45:05par le gouvernement
00:45:06pour les victimes
00:45:07de l'attentat terroriste
00:45:07de Trappes.
00:45:08La violence politique
00:45:09installée par l'extrême gauche
00:45:10interdit-elle tout débat
00:45:12sur les questions majeures
00:45:13de la lutte contre le racisme
00:45:14ou l'antisémitisme ?
00:45:15On va se poser la question
00:45:16ce soir avec nos invités,
00:45:17avec Laurent Jacobelli,
00:45:18porte-parole de la campagne
00:45:19du RN.
00:45:20Voilà pour les grandes lignes.
00:45:21Tout de suite,
00:45:22c'est le rappel
00:45:22des titres de l'actualité
00:45:23avec Félicité Kindoki.
00:45:25Félicité.
00:45:29Bonsoir Laurence,
00:45:30bonsoir à tous.
00:45:30Au moins 68 morts
00:45:32et 108 blessés,
00:45:33dont 58 hospitalisés,
00:45:35certains dans un état grave.
00:45:37C'est le dernier
00:45:38lourd bilan provisoire
00:45:39de cette terrible collision
00:45:40qui a eu lieu ce matin
00:45:41entre deux trains
00:45:42à grande vitesse.
00:45:43L'impact mortel
00:45:44a eu lieu à 8h54
00:45:45à 150 kilomètres
00:45:46au sud de Madrid
00:45:48alors que 544 personnes
00:45:49étaient à bord.
00:45:50Les équipes de secours
00:45:51sont toujours mobilisées
00:45:52sur place
00:45:53et l'hôpital de Tolède
00:45:54accueille de nombreuses victimes.
00:45:55Le Premier ministre espagnol
00:45:56Prédo Sanchez
00:45:57a annoncé trois jours
00:45:58de deuil national.
00:45:59En Israël,
00:46:00les élections législatives
00:46:01se poursuivent
00:46:02sous tension.
00:46:02Pour le moment,
00:46:03aucune majorité en vue.
00:46:05Après le dépouillement
00:46:06de 85% des bulletins,
00:46:07le bloc de Benyamin Netanyahou
00:46:09et ses alliés
00:46:09a une courte avance
00:46:11sur le bloc du centriste
00:46:12de Gadi et Zenkot,
00:46:13principale opposition,
00:46:14avec un nombre estimé
00:46:15de 54 sièges
00:46:17contre 49
00:46:17pour le camp adverse,
00:46:18mais encore loin
00:46:19des 61 nécessaires
00:46:21pour obtenir
00:46:21une majorité
00:46:22au Parlement.
00:46:23Le candidat LR
00:46:24à la présidentielle,
00:46:25Bruno Retailleau,
00:46:26l'a affirmé.
00:46:27Face à vous,
00:46:27Laurence Ferrari,
00:46:28dans la grande interview
00:46:29ce matin,
00:46:29il n'apportera jamais
00:46:31son concours
00:46:32à un potentiel gouvernement
00:46:33du Rassemblement national
00:46:35alors que le parti
00:46:36tend la main
00:46:36aux Républicains
00:46:37comme au reste de la droite.
00:46:38Bruno Retailleau
00:46:39a toutefois reconnu
00:46:40des convergences
00:46:41avec la candidate
00:46:41RN Marine Le Pen,
00:46:43notamment sur l'ordre public,
00:46:44le régalien.
00:46:45Et justement,
00:46:46ne manquez pas
00:46:46notre grand rendez-vous
00:46:48demain matin
00:46:48à la grande interview
00:46:49dès 8h10.
00:46:50Cette fois,
00:46:50Laurence,
00:46:51vous recevrez
00:46:52Alain Bauer,
00:46:53professeur émérite
00:46:54de criminologie.
00:46:55Un rendez-vous
00:46:55à ne pas manquer
00:46:56demain matin
00:46:56en direct
00:46:57sur notre antenne.
00:46:58Et on termine
00:46:59avec Gabriel Attal
00:47:00qui a dévoilé
00:47:01son programme économique.
00:47:02Il la souhaite
00:47:03libéral
00:47:04mais planifié.
00:47:06Le candidat Renaissance
00:47:06à la présidentielle
00:47:07défend un virage
00:47:08allant jusqu'à réduire
00:47:09à quelques dizaines de pages
00:47:11le code du travail
00:47:12doublé d'une planification
00:47:13pour financer
00:47:14un capitalisme
00:47:15de l'innovation
00:47:16avec en premier lieu
00:47:17l'intelligence artificielle.
00:47:20Merci beaucoup.
00:47:20Félicité Kindoki.
00:47:21André Valigny
00:47:22est toujours avec nous.
00:47:23Laurent Berton
00:47:24auteur de
00:47:24Demolition Man
00:47:26c'est bien ça ?
00:47:26La France Demolition Man
00:47:28aux éditions Magnus.
00:47:30Éric Revelle est là
00:47:31et Laurent Jacobelli
00:47:31nous a rejoint
00:47:32du Rassemblement National.
00:47:33Bonsoir à vous.
00:47:34Bonsoir.
00:47:34Un hommage national
00:47:35sera donc présidé
00:47:36par Sébastien Lecornu
00:47:38en hommage
00:47:39aux victimes
00:47:40de l'attentat terroriste
00:47:41de Trappes
00:47:42l'attentat raciste.
00:47:43C'est ce qu'a annoncé
00:47:44la porte-parole
00:47:45du gouvernement.
00:47:46On va écouter
00:47:47Laurent Doniez
00:47:47qui était à l'Assemblée
00:47:48et qui dit que le gouvernement
00:47:51s'est toujours
00:47:51fortement engagé
00:47:52dans la lutte
00:47:53contre le racisme.
00:47:59Pardon
00:48:00mais votre charge
00:48:01est d'une violence
00:48:02inouïe
00:48:02qui ne correspond pas
00:48:04qui ne correspond
00:48:05absolument pas
00:48:06à ce qu'a dit
00:48:06le Premier ministre hier.
00:48:08À ce qu'a été
00:48:08la position du gouvernement
00:48:10dès que nous avons
00:48:11eu connaissance
00:48:12de cet acte
00:48:12qui a tout de suite
00:48:13été qualifié
00:48:14d'attentat
00:48:14qui a été condamné
00:48:15comme tel.
00:48:16Nous ne faisons
00:48:17aucune différence.
00:48:18aucune différence.
00:48:20C'est un acte terroriste
00:48:21extrêmement grave
00:48:22et nous l'avons condamné.
00:48:23Je peux vous dire
00:48:24que nous avons
00:48:25toujours traité
00:48:26nous avons toujours
00:48:27traité
00:48:27les actes terroristes
00:48:29de la même façon.
00:48:30Qu'ils soient antisémites
00:48:31qu'ils soient racistes
00:48:32qu'ils soient dirigés
00:48:33contre d'autres catégories
00:48:34de la population.
00:48:35Ce gouvernement
00:48:36a une constance
00:48:37dans la lutte
00:48:37contre le racisme.
00:48:38Vous ne pouvez pas le nier.
00:48:39Voilà pour Laurent Doniez
00:48:40le ministre de l'Intérieur.
00:48:41Je vous pose la question
00:48:42à André Valigny
00:48:42je vous la poserai après
00:48:43M. Jacobelli.
00:48:44Est-ce que ce débat
00:48:45sur la lutte
00:48:47contre le racisme
00:48:47et l'antisme
00:48:47est en partie
00:48:48confisqué
00:48:49par l'extrême-gauche
00:48:50qui hystérise
00:48:51des débats
00:48:52qui hurle
00:48:53à l'Assemblée nationale
00:48:54qui provoque
00:48:54des incidents
00:48:55en permanence ?
00:48:56En tout cas
00:48:57il ne faut pas
00:48:57qu'il soit confisqué
00:48:58c'est un débat
00:48:59important, intéressant
00:49:01hélas d'actualité
00:49:02mais il l'est
00:49:03depuis quelques temps
00:49:04déjà
00:49:04et moi je trouve
00:49:05que M. Nunes a raison
00:49:06le gouvernement
00:49:07ne fait pas de distinction
00:49:07entre tel ou tel racisme
00:49:09il faut combattre
00:49:10et le gouvernement
00:49:11le fait
00:49:11tous les racismes
00:49:13tous les attentats
00:49:14en général
00:49:15bien sûr
00:49:15et notamment
00:49:16ceux qui sont
00:49:16motivés par du racisme
00:49:18le gouvernement
00:49:19le fait
00:49:19Oui bien sûr
00:49:20le président
00:49:20l'a oublié
00:49:21dans un premier temps
00:49:21mais il l'a rectifié
00:49:22Laurent Jacobelli
00:49:23ce débat
00:49:24est-ce qu'on peut
00:49:24l'avoir sereinement
00:49:25aujourd'hui en France
00:49:26sans se faire
00:49:27insulter
00:49:28stigmatiser
00:49:28dans ce pays
00:49:29Il faut l'avoir
00:49:30mais malheureusement
00:49:30on ne peut pas l'avoir
00:49:31l'attitude de la gauche
00:49:32et de l'extrême gauche
00:49:33à l'Assemblée nationale
00:49:34lorsque les ministres
00:49:35se sont prononcés
00:49:35sur ce terrible attentat
00:49:38terroriste et raciste
00:49:39ont été
00:49:40assez violents
00:49:41en fait
00:49:42taisez-vous
00:49:43vous n'êtes pas habilité
00:49:44à en parler
00:49:45lorsque le ministre
00:49:46la ministre d'ailleurs
00:49:47Aurore Berger
00:49:48a évoqué
00:49:48d'autres attentats
00:49:49terroristes
00:49:50contre des français
00:49:51de confession juive
00:49:52alors la gauche
00:49:53est mise à hurler
00:49:54comme s'il n'y avait
00:49:54qu'un type de racisme
00:49:56qui était condamnable
00:49:57tout acte terroriste
00:49:59est évidemment
00:50:00contraire à l'esprit
00:50:00même de la République
00:50:01qui doit faire
00:50:01l'objet
00:50:03d'une enquête de police
00:50:04et puis des plus graves
00:50:05sanctions pénales
00:50:06tout racisme
00:50:07doit être condamné
00:50:08tout racisme
00:50:09vous l'avez dit
00:50:10le président de la République
00:50:11dans une première déclaration
00:50:12avait dit que c'était
00:50:13un tournant historique
00:50:14et que pour la première fois
00:50:15un français avait été tué
00:50:17à cause de sa couleur de peau
00:50:18ou de ses origines supposées
00:50:20c'est faux
00:50:21270 français
00:50:22d'origines diverses
00:50:25de religions diverses
00:50:26ont déjà été tués
00:50:26par le terrorisme
00:50:27et à cause de la haine
00:50:28je crois qu'il faut
00:50:29éviter d'avoir
00:50:30des œillères là-dessus
00:50:31et surtout éviter
00:50:32la récupération politique
00:50:34de la gauche
00:50:34qui confisque tout débat
00:50:35sur tous les sujets
00:50:36de société
00:50:37et qui vous interdit
00:50:38de dire des vérités
00:50:39sur l'immigration
00:50:40sur l'insécurité
00:50:41sur le maintien
00:50:42de notre identité
00:50:43en vous accusant
00:50:43de raciste
00:50:44et qui a sauté
00:50:45sur l'occasion
00:50:46pour en faire
00:50:46un objet politique
00:50:47excusez-moi de le dire
00:50:48de manière assez indigne
00:50:49Bruno Retailleau
00:50:50était notre invité ce matin
00:50:51j'aimerais qu'on l'écoute
00:50:53lui il dénonce
00:50:54cette instrumentalisation là
00:50:56et il dit
00:50:56il y a des sujets
00:50:57dont on ne peut plus parler
00:50:57en fait
00:50:58on ne peut plus parler
00:50:59ne serait-ce que du voile
00:51:01sans être immédiatement
00:51:02traité de tous les noms
00:51:03par l'extrême gauche
00:51:04écoutez-le
00:51:06quand on critique le voile
00:51:08on a le droit
00:51:08en France
00:51:09de critiquer le voile
00:51:09est-ce qu'on va dire
00:51:10que les iraniennes
00:51:12qui au prix de leur vie
00:51:13ont lutté
00:51:14contre justement
00:51:15le voile
00:51:16ont finalement
00:51:17généré
00:51:18une quelconque violence
00:51:19en France
00:51:20mais on est devenu fou
00:51:21on est devenu fou
00:51:22Laurent Bertone
00:51:23je le dis depuis
00:51:25que j'ai écrit
00:51:26mon premier livre
00:51:26parce que c'est
00:51:27l'accueil qui m'avait
00:51:28été réservé à l'époque
00:51:29était celui-là
00:51:32la logique
00:51:33derrière cet antiracisme
00:51:35de censure
00:51:35de déni
00:51:36il est là
00:51:37pour nous empêcher
00:51:38simplement
00:51:38de poser les faits
00:51:40de poser un débat
00:51:40il est là
00:51:41pour priver les français
00:51:42de leur liberté
00:51:44de penser
00:51:45de l'exercice
00:51:46de leur souveraineté
00:51:47tout principe
00:51:48de souveraineté
00:51:49repose essentiellement
00:51:51dans la nation
00:51:51et là
00:51:53ce qu'on veut
00:51:53en criminalisant
00:51:54de la sorte
00:51:55ces débats
00:51:55c'est les empêcher
00:51:57c'est empêcher
00:51:58le libre exercice
00:51:59donc de la démocratie
00:52:00de la discussion publique
00:52:03et donc
00:52:04ces sujets
00:52:05sont ressentis
00:52:05comme piégés
00:52:06et on voit
00:52:07aujourd'hui
00:52:07des chercheurs
00:52:08on voit
00:52:08des refusés
00:52:10de traiter
00:52:11certains sujets
00:52:12et les français
00:52:13ont peur
00:52:13des conséquences
00:52:15de leurs opinions
00:52:18et les journalistes aussi
00:52:19journalistes compris
00:52:19parce que
00:52:20personne n'est épargné
00:52:21Laurent Jacopédi
00:52:22et Eric
00:52:22dans une caricature grotesque
00:52:24la gauche essaye
00:52:25de nous faire croire
00:52:25aujourd'hui
00:52:26que l'idée de nation
00:52:27l'idée de race
00:52:28serait la même chose
00:52:30c'est à dire
00:52:30que quand on dit
00:52:31par exemple
00:52:31priorité nationale
00:52:32ils oublient
00:52:33qu'on peut être français
00:52:34et musulman
00:52:35qu'on peut être français
00:52:36et d'une couleur différente
00:52:38de la vôtre
00:52:39et de la mienne
00:52:39et donc bénéficier
00:52:41de cette priorité
00:52:41non pour eux
00:52:42ça devient raciste
00:52:43ils ont mis la race
00:52:44au coeur de tout
00:52:45je vais vous dire
00:52:45il n'y a pas plus raciste
00:52:46qu'un antiraciste
00:52:47qui définit les gens
00:52:48par la couleur de peau
00:52:49ou par la religion
00:52:51on voit bien
00:52:51la France insoumise
00:52:52à chaque fois qu'il parle
00:52:53il parle de communauté
00:52:55il les montre les unes
00:52:56contre les autres
00:52:56alors que nous
00:52:57ce que nous prenons
00:52:58c'est la nation
00:52:59la nation c'est un ensemble
00:53:01commun
00:53:01auquel on se retrouve
00:53:02une histoire commune
00:53:03un projet commun
00:53:04quelles que soient
00:53:05finalement nos origines
00:53:06moi je suis d'origine italienne
00:53:07on s'en fiche
00:53:08je suis français
00:53:09on est nombreux
00:53:10sur le plateau
00:53:10oui je crois
00:53:11et la gauche
00:53:12est devenue finalement
00:53:13assez raciste
00:53:14et quand on pousse
00:53:15le curseur un peu loin
00:53:16c'est ce qui aboutit
00:53:17aujourd'hui
00:53:17au fait que monsieur Mélenchon
00:53:19parle de ces français
00:53:20tout vilains tout moches
00:53:21par exemple
00:53:22tout blanc
00:53:22tout blanc tout moche pardon
00:53:24oui bah c'est du racisme
00:53:25ou les propos
00:53:27j'allais dire
00:53:28souvent
00:53:28à la limite
00:53:30du respect de la loi
00:53:30qu'ils ont pour
00:53:31nos compatriotes
00:53:32de confession juive
00:53:32Eric Revelle
00:53:33là dessus
00:53:34bah d'abord
00:53:34débat confisqué
00:53:35ou pas
00:53:36le racisme
00:53:36c'est pas une opinion
00:53:37c'est un délit
00:53:38donc le débat est clos
00:53:40donc le débat est clos
00:53:41tous les racismes
00:53:41évidemment sont condamnables
00:53:43il faut que la justice
00:53:43fasse toutes les lumières
00:53:45sans fake news
00:53:46de la part du monde
00:53:47sur on a retrouvé
00:53:48des tracts ARN
00:53:49dans la voiture
00:53:50mais non c'est une erreur
00:53:51bon
00:53:52il faut que la faire
00:53:53soit claire
00:53:54et transparente
00:53:55ça permettra
00:53:56d'apaiser un peu le sujet
00:53:57mais vous voyez
00:53:58quand j'entends
00:53:59une partie de la gauche
00:54:00qui dit attention
00:54:01attention ceux qui tiennent
00:54:03des discours
00:54:05qui montrent du doigt
00:54:06des communautés
00:54:08vous participez
00:54:09indirectement
00:54:10à armer peut-être
00:54:11le bras de certains
00:54:13mais
00:54:13ils disent directement
00:54:14ils disent pas indirectement
00:54:16je voulais être un peu
00:54:17sympathique
00:54:17on dit les choses
00:54:18mais quand j'entends
00:54:18monsieur Mélenchon
00:54:20qui dit par exemple
00:54:21à un journaliste de BFM
00:54:23vous êtes une chaîne raciste
00:54:24est-ce que lui
00:54:25n'a pas la trouille
00:54:26que ses propos
00:54:27les propos qu'il tient
00:54:29vont armer
00:54:30les bras
00:54:31de gens
00:54:32qui ont des cerveaux légers
00:54:33et qui vont s'en prendre
00:54:34à des journalistes
00:54:34et j'aimerais
00:54:35parler de CNews aussi
00:54:36et j'aimerais
00:54:37on est interdit
00:54:37de conférence de presse
00:54:38dans certains moments
00:54:39ce qui a été fait hier
00:54:39à Elodie Bouchard
00:54:41qui a été empêchée
00:54:43de travailler
00:54:43qui n'a pas pu rentrer
00:54:44dans la salle
00:54:45où se tenait
00:54:45la conférence de presse
00:54:46du maire de Trapp
00:54:46au principe que
00:54:48le maire de Trapp
00:54:49a expliqué
00:54:49que si quelqu'un de CNews
00:54:50était dans la salle
00:54:51il quitterait la pièce
00:54:52bon
00:54:52ces gens sont pas
00:54:54à la liberté d'expression
00:54:55je pense aussi
00:54:56à Sonia Mabrou
00:54:56qui est parti
00:54:57sur une autre chaîne
00:54:57et qui est visé
00:54:59sans arrêt
00:55:00je pense aussi
00:55:00à nos collègues
00:55:01de frontières
00:55:02alors certains
00:55:02peuvent estimer
00:55:03qu'ils ne la provoquent
00:55:04pas du tout
00:55:04ils font leur job
00:55:05quand ils veulent avoir
00:55:08les explications
00:55:08des journalistes du monde
00:55:09sur
00:55:10est-ce que vous pouvez me dire
00:55:11comment cette fake news
00:55:12a pu
00:55:12et bien
00:55:13on leur crache à la figure
00:55:15et vous savez quoi
00:55:15moi je rajoute aussi
00:55:16ma collègue Christine Kelly
00:55:17qui est victime
00:55:17absolument sans arrêt
00:55:19d'attaques
00:55:19absolument insupportables
00:55:21je lui apporte
00:55:21mon plein soutien
00:55:22et mon amitié
00:55:23et elle le sait
00:55:24et je lui redis
00:55:25à travers notre antenne
00:55:26André Valini
00:55:27la gauche
00:55:28la gauche
00:55:28la gauche
00:55:29on en parle beaucoup
00:55:29de la gauche
00:55:30si on m'avait dit
00:55:31qu'un jour
00:55:31je me ferais donner
00:55:32des leçons d'antiracisme
00:55:33par un membre
00:55:33du rassemblement national
00:55:34monsieur Jacobelli
00:55:36vous avez fait fort
00:55:37tout à l'heure
00:55:37à ce jour est venu
00:55:39écoutez
00:55:39s'il y a un parti
00:55:41qui depuis des années
00:55:42depuis Jean-Marie Le Pen
00:55:43et ça continue
00:55:43avec sa fille
00:55:44et monsieur Bardella
00:55:45et vous et d'autres
00:55:46s'il y a un parti
00:55:47qui stigmatise une population
00:55:48en l'occurrence
00:55:49les musulmans
00:55:50c'est quand même vous
00:55:50s'il y a un parti
00:55:51qui est obsédé
00:55:52par l'immigration
00:55:53par le voile
00:55:54à la preuve
00:55:55vous avez encore parlé
00:55:55du voile tout à l'heure
00:55:56personne n'en parlait
00:55:57alors c'est pas moi
00:55:57c'est monsieur Retailleau
00:55:59alors on a peut-être
00:56:00la même coupe
00:56:00mais on n'est pas
00:56:01du même parti
00:56:01oui en tout cas
00:56:02écoutez
00:56:03s'il y a un parti
00:56:03qui ne cesse de souffler
00:56:05sur les braises
00:56:05c'est bien le vôtre
00:56:06monsieur Jacobelli
00:56:07un peu de retenue
00:56:08un peu de retenue
00:56:10quand même
00:56:10je sais que Chirac
00:56:11disait plus c'est gros
00:56:12mieux ça passe
00:56:12mais là vous allez un peu loin
00:56:13si je peux vous répondre
00:56:15vous utilisez exactement
00:56:16ce qu'on dénonçait tout à l'heure
00:56:18lorsque l'on dit
00:56:18qu'il y a un lien
00:56:19entre criminalité
00:56:21et immigration
00:56:22c'est un lien
00:56:22c'est un lien statistique
00:56:24continuez comme ça
00:56:25alors vous voulez
00:56:25nous couper la parole
00:56:26en disant
00:56:26si vous dites ça
00:56:27vous êtes islamophobe
00:56:28ou vous êtes raciste
00:56:29absolument pas
00:56:30nous nous voulons défendre
00:56:31la sécurité
00:56:32de tous les citoyens français
00:56:33quelle que soit
00:56:34leur religion
00:56:35sauf que oui
00:56:36effectivement
00:56:37il y a un lien
00:56:37il y a un lien
00:56:38parce qu'on a accepté
00:56:38trop de monde dans notre pays
00:56:39que nous n'assimilons plus
00:56:41les populations
00:56:42qui sont arrivées
00:56:42et que donc ça crée
00:56:43un écart
00:56:43entre la population
00:56:44et ceux qui viennent d'arriver
00:56:45et que parfois
00:56:46il y a recours
00:56:47à la violence
00:56:48mais tout cela
00:56:48à force de refuser de le dire
00:56:50à force d'ostraciser
00:56:51ceux qui disent
00:56:52des vérités statistiques
00:56:54et bien
00:56:54excusez-moi
00:56:55mais vous vous mettez
00:56:56celle du ministère
00:56:57de l'intérieur
00:56:57vous savez
00:56:58moi j'ai rien inventé
00:56:59elles sont là
00:57:00elles sont très claires
00:57:02par exemple
00:57:03prenons-en un chiffre
00:57:04très simple
00:57:058% de la population
00:57:06est étrangère
00:57:07elle représente
00:57:08cette population
00:57:0825% des gens incarcérés
00:57:10vous voyez bien
00:57:11qu'il y a un facteur
00:57:11de 1 à 4
00:57:13mais vous ne cherchez pas
00:57:13à savoir pourquoi
00:57:14mais c'est un fait
00:57:15et après on se l'analysait
00:57:16on peut excuser qui que ce soit
00:57:17on peut expliquer les choses
00:57:18quand même
00:57:19mais bien sûr qu'on peut
00:57:19expliquer c'est pas déjà excuser
00:57:20avant même que j'explique
00:57:25vous m'avez quasiment
00:57:26traité de raciste
00:57:27donc vous voyez bien
00:57:28que vous coupez le débat avant
00:57:29pourquoi vous le coupez ?
00:57:31parce que cette immigration
00:57:31elle est essentiellement due
00:57:33à la gauche
00:57:33qui a ouvert les vannes
00:57:34pas seulement
00:57:35la droite vous a vite rejoint
00:57:36à une insécurité
00:57:38due à des lois
00:57:38depuis François Mitterrand
00:57:40qui font de la sécurité
00:57:40un sujet tabou
00:57:42donc vous avez une part
00:57:42de responsabilité
00:57:43et vous essayez de refiler
00:57:45le mistigri
00:57:45au lanceur d'alerte
00:57:47bah non
00:57:47c'est pas juste
00:57:48alors allons sur le fond du sujet
00:57:50essayons de comprendre
00:57:51essayons de voir
00:57:52comment on corrige les choses
00:57:53mais votre attitude
00:57:54qui est de dire
00:57:55si vous énoncez une vérité
00:57:57vous êtes raciste
00:57:58c'est pas une vérité
00:57:59c'est vous qui dites
00:58:00que c'est une vérité
00:58:01c'est le ministère de l'intérieur
00:58:02moi je suis pas ministre de l'intérieur
00:58:03on peut expliquer les choses
00:58:05on peut expliquer les choses
00:58:06pourquoi il y a beaucoup de gens
00:58:08des banlieues
00:58:09des cités ghettoïsées
00:58:10qui se retrouvent délinquants
00:58:11parce que justement
00:58:12on les a ghettoïsées
00:58:13ils sont en manque d'intégration
00:58:14la république n'a pas été au rendez-vous
00:58:16ah voilà
00:58:16c'est la faute de la France
00:58:17et oui
00:58:18c'est pas seulement de leur faute
00:58:20et je sais
00:58:20et j'ajoute
00:58:21qui les a hébergés
00:58:22qui leur a venu de l'école
00:58:23c'est la faute de la France
00:58:25j'ajoute
00:58:25et vous verrez que je suis nuancé
00:58:26j'ajoute que dans les mêmes conditions
00:58:29difficiles
00:58:29dans ces quartiers ghettoïsés
00:58:31il y en a qui s'en sortent
00:58:32qui sont honnêtes
00:58:33et je pense surtout à eux d'ailleurs
00:58:34aux centaines de milliers de familles
00:58:36issues d'immigration
00:58:37qui travaillent
00:58:37qui sont honnêtes
00:58:38dont les enfants vont à l'école
00:58:39donc ceux qui sont
00:58:41qui sortent du droit chemin
00:58:42il faut les remettre
00:58:43dans le droit chemin
00:58:43sans les stigmatiser
00:58:45en faire raison
00:58:45je n'ai aucun complexe
00:58:47à dire ce que je dis
00:58:47depuis que j'ai rencontré
00:58:49une dame
00:58:49d'un de ses quartiers
00:58:50justement
00:58:50dans ma circonscription
00:58:52et qui m'a dit
00:58:53monsieur Jacobelli
00:58:54je suis d'origine algérienne
00:58:56mais je veux vivre en sécurité
00:58:58dans mon île
00:58:58elle a raison
00:58:58j'en ai marre
00:58:59d'avoir des dealers en bas
00:59:00elle m'a dit
00:59:01vous êtes du rassemblement national
00:59:02et je voterai pour vous maintenant
00:59:03parce que moi aussi
00:59:04même si je suis issu de l'immigration
00:59:06j'ai le droit à la sécurité
00:59:07je crois qu'elle a tout dit
00:59:08on va faire une petite pause
00:59:10on se retrouve dans un instant
00:59:11on étoura
00:59:11Eric Coquerel
00:59:12lui qui est de la France Insoumise
00:59:14a évoqué la mort de Quentin Deran
00:59:16que vous savez
00:59:17ce jeune qui a été tué à Lyon
00:59:18en parlant de lui
00:59:19comme un néo-nazi
00:59:20à tout de suite
00:59:20dans Punchline
00:59:2518h16
00:59:25on se retrouve dans Punchline
00:59:26on évoquait le meurtre de Trappes
00:59:30cet attentat terroriste de Trappes
00:59:31on va écouter le député
00:59:32France Insoumise
00:59:33Eric Coquerel
00:59:34qui lui a fait un parallèle
00:59:35avec la mort de Quentin Deranque
00:59:37qui l'a traité de néo-nazi
00:59:39écoutez là
00:59:40M. Lecornu a pris la parole
00:59:42et au bout d'une minute
00:59:43il n'a pas pu s'empêcher
00:59:44de sombrer
00:59:45dans une manipulation
00:59:48politicienne
00:59:49pour finalement
00:59:50faire dur en même temps
00:59:51c'est-à-dire
00:59:53à peine une minute
00:59:54consacrée
00:59:55à la théorie raciste
00:59:57de Trappes
00:59:59il a fallu
00:59:59qu'il fasse une comparaison
01:00:01et un parallèle
01:00:02entre
01:00:03la victime raciste
01:00:04lui du raciste
01:00:05Pongo Bossio Wang
01:00:07et
01:00:08le néo-nazi
01:00:10mort à Lyon
01:00:11je pense que chacun comprendra
01:00:13qu'on ne peut pas
01:00:14du tout mettre en parallèle
01:00:15une victime
01:00:17d'une tuerie raciste
01:00:19et
01:00:19un néo-nazi
01:00:21à Lyon
01:00:21c'est quelque chose
01:00:22enfin
01:00:22je veux dire
01:00:23il y a quelque chose
01:00:24d'indécent
01:00:25Est-ce que ça vous choque
01:00:26quand même André Valéni ?
01:00:26Oui oui bien sûr
01:00:27que ça me choque
01:00:28enfin cette hiérarchisation
01:00:30entre les
01:00:31les crimes atroces
01:00:33racistes
01:00:33à Trappes
01:00:34ou ce jeune
01:00:36militant d'extrême droite
01:00:37à Lyon
01:00:37c'est son deux drames
01:00:38épouvantables
01:00:39Coquerel là
01:00:40il aurait mieux fait
01:00:41de se taire
01:00:41Il y a probablement
01:00:44une famille
01:00:44qui a vu ces paroles
01:00:46terribles
01:00:47une famille
01:00:47qui a perdu un fils
01:00:48un frère
01:00:49un neveu
01:00:49et qui a vu
01:00:50un leader politique
01:00:52dire que cette mort
01:00:53finalement
01:00:53n'était pas si grave
01:00:54parce qu'il avait
01:00:55des opinions
01:00:56ce jeune
01:00:57supposé
01:00:58néo-nazi
01:01:00un mort
01:01:00est un mort
01:01:01dans notre république
01:01:02on ne peut pas
01:01:03accepter un mort
01:01:04le discours de monsieur
01:01:05Coquerel est très grave
01:01:06c'est de dire
01:01:06qu'il y a des morts
01:01:07qui sont inexcusables
01:01:09pour lesquelles il faut
01:01:10une justice implacable
01:01:11et c'est vrai
01:01:12et qu'il y aurait des morts
01:01:13qui finalement
01:01:14ne voudraient pas la peine
01:01:15qu'on s'y intéresse
01:01:15ni même qu'on porte le deuil
01:01:16ni même qu'on ait une pensée
01:01:17émue
01:01:18mais c'est terrifiant
01:01:19comme vision de l'humanité
01:01:20en fait
01:01:21monsieur Coquerel
01:01:22est vraiment l'héritier
01:01:23des idées qu'il défend
01:01:24c'est à dire
01:01:24soit tu penses comme moi
01:01:26et alors on peut
01:01:27t'accorder de l'attention
01:01:28soit tu ne penses pas
01:01:28comme moi
01:01:29et tu es déshumanisé
01:01:30tu n'as plus de valeur humaine
01:01:31ces gens sont terribles
01:01:32c'est quoi l'étape d'après ?
01:01:34moi ils me font très peur
01:01:34Laurent Umberton
01:01:35c'est qualificatif
01:01:37il faut quand même rappeler
01:01:38que tous les gens
01:01:39qui sont mis en examen
01:01:41dans le meurtre
01:01:41de Quentin de Ranck
01:01:42étaient liés
01:01:43à la jeune garde
01:01:44l'organisation fondée
01:01:46par Raphaël Arnaud
01:01:47qui est toujours député
01:01:48de la France insoumise
01:01:49donc qui siège
01:01:50aux côtés de monsieur Coquerel
01:01:51donc voilà
01:01:53c'est leur camp
01:01:54c'est leur choix
01:01:54c'est leur ligne
01:01:55je trouve qu'elle est très claire
01:01:57ça a le mérite
01:01:57de la clarté
01:01:59donc j'espère
01:02:00que ceux qui observent ça
01:02:02en tirent toutes les conclusions
01:02:04qu'il faut en tirer
01:02:05Eric Revelle
01:02:06mais encore une fois
01:02:07moi
01:02:09tout ce qui est dit
01:02:09je le partage
01:02:10mais quand vous voulez
01:02:11apaiser le débat
01:02:12quand vous voulez éviter
01:02:13que la France
01:02:14qui est au bord
01:02:14d'un collapse
01:02:15ou d'un feu généralisé
01:02:18vous ne tenez pas
01:02:19à ce genre de propos
01:02:20parce qu'encore une fois
01:02:21quand vous dites ça
01:02:21vous légitimez la mort
01:02:23d'un enfant
01:02:24parce que voilà
01:02:25il s'agissait d'un enfant
01:02:26et derrière
01:02:27vous pouvez tomber
01:02:28sur des gens
01:02:28qui vont prendre
01:02:29au pied de la lettre
01:02:30ce que vient de dire
01:02:31monsieur Coquerel
01:02:32et qui vont s'en prendre
01:02:33donc à des gens
01:02:34qui défendent les mêmes idées
01:02:35et qui sont à Lyon
01:02:36mais vous savez
01:02:37Jean-Luc Mélenchon
01:02:38il a une grande logique historique
01:02:41il ne faut jamais l'oublier
01:02:41je regardais
01:02:42en 1991
01:02:44il était jeune sénateur socialiste
01:02:45et il publie un livre
01:02:46vous savez
01:02:48Mélenchon vient
01:02:49de l'organisation
01:02:51communiste internationaliste
01:02:52l'OCI
01:02:53qui est un mouvement
01:02:54trotskiste
01:02:55trotsko-lambertiste
01:02:56il publie un livre
01:02:57chez De Noël
01:02:59en 1991
01:02:59qui s'appelle
01:03:00A la conquête du chaos
01:03:01donc en fait
01:03:02lui
01:03:02il est très clair
01:03:03il est très clair
01:03:04depuis très longtemps
01:03:06en réalité
01:03:06et si en plus
01:03:07je me mets dans sa tête
01:03:09ce qu'il a dû me garder
01:03:10me préserver
01:03:11mais si en plus
01:03:11il pouvait prendre une revanche
01:03:12sur le parti socialiste
01:03:13qu'il a souvent méprisé
01:03:14qu'il a considéré
01:03:16un peu comme le petit chose
01:03:17vous voyez
01:03:17le type qu'on n'écoutait pas
01:03:18et bien il serait gagnant
01:03:20et cette idée
01:03:21qu'il a écrit quand même un livre
01:03:22pardon
01:03:22qui s'appelle
01:03:23A la conquête du chaos
01:03:24moi je trouve que
01:03:25voilà
01:03:26on est dans une forme
01:03:28de chaos
01:03:28aujourd'hui
01:03:29on va écouter maintenant
01:03:30Bruno Retailleau
01:03:31qui était notre invité
01:03:31ce matin
01:03:32et alors qui
01:03:34veut absolument pas
01:03:35travailler avec le RN
01:03:36en cas de victoire
01:03:36de Marine Le Pen
01:03:37écoutez ce que dit
01:03:38le candidat
01:03:39à l'élection présidentielle
01:03:41Bruno Retailleau
01:03:42il y aura Bruno Retailleau
01:03:43à l'Elysée
01:03:44Bruno Retailleau
01:03:44composera son gouvernement
01:03:46bien entendu
01:03:46mais est-ce que vous dites
01:03:47non
01:03:47je ne rentrerai jamais
01:03:48dans un gouvernement
01:03:49avec la présidente
01:03:51du Rassemblement National
01:03:51vous connaissez
01:03:52je suis un homme de conviction
01:03:53je suis intimement convaincu
01:03:55croyez-moi
01:03:55je suis intimement convaincu
01:03:57que ce projet
01:03:57n'est pas le bon pour la France
01:03:58je n'apporterai jamais
01:04:00mon concours
01:04:00à un projet
01:04:01qui n'est pas le bon pour la France
01:04:02Laurent Jacombéli
01:04:03ce n'est pas le bon projet
01:04:04vous n'avez pas le bon projet
01:04:05pour Bruno Retailleau
01:04:06mais en tout cas
01:04:06il est logique
01:04:07il refuserait
01:04:08d'être dans un ministère
01:04:09avec Jordan Bardella
01:04:10Premier ministre
01:04:11mais il a accepté
01:04:12d'être dans un gouvernement
01:04:14du président Macron
01:04:15donc finalement
01:04:15c'est un des candidats
01:04:16macronistes
01:04:17il l'assume
01:04:18je ne pense pas
01:04:19que ses électeurs
01:04:19pensent comme lui
01:04:20pour en rencontrer beaucoup
01:04:22ni même les élus locaux
01:04:23aujourd'hui
01:04:24il y a un choix
01:04:25très clair à faire
01:04:26soit on continue
01:04:27avec l'équipe actuelle
01:04:28et qui dirige la France
01:04:29finalement peu ou prou
01:04:30depuis 40 ans
01:04:31avec les problèmes
01:04:32de sécurité
01:04:32d'immigration
01:04:33avec la dette abyssale
01:04:34que nous avons
01:04:35avec le manque d'avenir
01:04:37tracé pour nos jeunes
01:04:38ou alors on change les choses
01:04:40on pratique la renaissance
01:04:41de la France
01:04:42avec Marine Le Pen
01:04:43et un autre projet
01:04:43celui du courage
01:04:44et celui d'une France
01:04:46qui croit en elle-même
01:04:46il a fait son choix
01:04:47et c'est son droit
01:04:49d'homme politique
01:04:50mais ses troupes
01:04:51je crois ne feront pas
01:04:52le même choix
01:04:52au deuxième tour
01:04:53alors il nous dit
01:04:54en parlant de lui
01:04:55à la troisième personne
01:04:56qu'il sera au deuxième tour
01:04:58ils le disent tous
01:04:59en même temps
01:05:00voilà
01:05:01quand vous dîtes
01:05:01il ne dit pas
01:05:02oui peut-être
01:05:03peut-être avec
01:05:04Gabriel Attal
01:05:05et Édouard Philippe
01:05:06mais peut-être pas
01:05:07et est-ce qu'au moment
01:05:08de prendre la décision
01:05:10il choisira lui aussi
01:05:11le chaos
01:05:12écoutez
01:05:12toute son histoire politique
01:05:14semble montrer que oui
01:05:15qu'est-ce que vous voulez dire
01:05:16par le chaos
01:05:17choisir le chaos
01:05:18ça veut dire quoi
01:05:18vous avez le chaos
01:05:19de l'impuissance
01:05:20avec les macronistes
01:05:21ou le chaos violent
01:05:22avec la gauche
01:05:23je ne pense pas
01:05:24que Bruno Rotaillot
01:05:25soit dans la catégorie
01:05:26du chaos avec la gauche
01:05:28en tout cas
01:05:29certains de ses élus
01:05:31ont accepté
01:05:32de se désister
01:05:33pour la France insoumise
01:05:34et ne pas faire passer
01:05:35le rassemblement national
01:05:37pendant les dernières
01:05:37législatives
01:05:38ou alors ils ont même
01:05:39accepté les voix
01:05:39de la France insoumise
01:05:40mais peut-être que
01:05:41c'est toute cette ambiguïté
01:05:42qui ressurgit aujourd'hui
01:05:43M. Jacobelli
01:05:44vous faites de la politique
01:05:45de manière subtile
01:05:46et avec talent
01:05:47mais en réalité
01:05:48on a un compliment
01:05:49bah oui
01:05:50parce qu'en réalité
01:05:51qu'est-ce que vous voulez
01:05:51que Bruno Rotaillot
01:05:52dise à la très bonne question
01:05:54qui lui est posée
01:05:54sur
01:05:56dans l'état actuel des choses
01:05:57si M. Rotaillot dit
01:05:58oui c'est pas impossible
01:05:59que si je ne suis pas
01:06:00au second tour
01:06:02immédiatement
01:06:03si vous voulez
01:06:03il fait 0,5%
01:06:04dans les sondages
01:06:05et tout son électorat
01:06:06va au Rennes
01:06:07donc vous faites de la politique
01:06:08moi aussi
01:06:08en tout cas
01:06:09on continuera
01:06:10à tendre la main
01:06:10à tous ceux
01:06:11qui voudront travailler
01:06:12avec nous
01:06:12Gouvernement d'Union Nationale
01:06:14vous appelez
01:06:14c'est ça ?
01:06:14bien sûr évidemment
01:06:15la France est dans un tel état
01:06:16aujourd'hui
01:06:17qu'on doit réunir
01:06:17toutes les bonnes volontés
01:06:19autour de principes
01:06:19assez simples
01:06:20réduire la dette
01:06:21je pense qu'on peut avoir
01:06:22une majorité de personnes
01:06:23rétablir la sécurité
01:06:24oui
01:06:24augmenter le pouvoir d'achat
01:06:25tout ça
01:06:26ça demande du bon sens
01:06:27ça demande un travail collectif
01:06:28et tous ceux qui voudront
01:06:29travailler avec nous
01:06:30s'ils sont sincères
01:06:31seront les bienvenus
01:06:32André Valigny
01:06:33je trouve que Bruno Rotaillot
01:06:35a raison de ne pas vouloir
01:06:36travailler avec le RN
01:06:37parce que quand on voit
01:06:38le programme du RN
01:06:39c'est la faillite assurée
01:06:40au bout de 6 mois
01:06:40un an
01:06:41un an au mieux
01:06:42moi j'ai lu
01:06:43les articles économiques
01:06:44je parle sous le contrôle
01:06:45d'Éric Revelle
01:06:45dans les échos
01:06:46dans les pages économie
01:06:47du Figaro
01:06:48j'ai écouté
01:06:49madame Verdier-Molinier
01:06:50votre programme économique
01:06:51c'est la faillite
01:06:52pour la France
01:06:53non la faillite
01:06:53c'est aujourd'hui
01:06:54donc Rotaillot
01:06:54a raison de ne pas vouloir
01:06:55y participer
01:06:56cela dit
01:06:57s'il continue comme ça
01:06:57avec Lysnard
01:06:58Edouard Philippe
01:06:59et autres
01:07:00Marine Le Pen
01:07:01risque de gagner
01:07:01il ferait bien de s'entendre
01:07:02cela dit
01:07:03je préfère que ce soit
01:07:03quelqu'un de gauche
01:07:04mais tant qu'à faire
01:07:06là aussi
01:07:06parce que vous nous parlez
01:07:07du bloc central
01:07:08mais à gauche
01:07:08c'est aussi
01:07:08c'est ça
01:07:09à gauche
01:07:10on a un candidat
01:07:10social-démocrate
01:07:11Raphaël Luxman
01:07:13qui commence à faire campagne
01:07:14il ne faut pas l'oublier
01:07:15et François Hollande
01:07:16mais oui André Valigny
01:07:17vous êtes proche de François Hollande
01:07:18parlez-nous de
01:07:19ancien
01:07:20le recours
01:07:21l'ultime recours
01:07:23à janvier
01:07:23c'est donc janvier
01:07:24c'est plus décembre
01:07:26c'est janvier
01:07:26les choses se décantent
01:07:27maintenant plus lentement
01:07:28qu'avant
01:07:29donc les choses
01:07:30ont vraiment bougé
01:07:31à mon avis
01:07:31pas avant le 15 janvier
01:07:3315 janvier
01:07:3415 février
01:07:34le père Fouettard
01:07:35c'était fin décembre
01:07:36mais il était décalé
01:07:37le père Fouettard
01:07:38c'est le RN
01:07:40vous savez vous dites
01:07:41avec beaucoup de désordre
01:07:42mais beaucoup de socialistes
01:07:43le font
01:07:43beaucoup de gens de gauche
01:07:44et même de droite
01:07:45vous êtes mauvais en finance
01:07:46c'est grosso modo
01:07:47ce que vous venez de vous dire
01:07:48mais excusez-moi
01:07:48ce que disent les économistes
01:07:50tous les journaux
01:07:51qui ont soutenu
01:07:52d'ailleurs
01:07:52le petit Mozart de la finance
01:07:53qui nous a amené
01:07:54là où nous en sommes
01:07:54je pense que
01:07:55vous savez
01:07:56on n'a pas de leçon à recevoir
01:07:57de ceux qui ont amené
01:07:58la France à 3600 milliards de dettes
01:07:59avec une croissance atone
01:08:01avec un taux de chômage
01:08:02qui repart
01:08:04pour vous c'est ça le modèle
01:08:05et bien je suis très content
01:08:06que vous nous étiez nuls
01:08:08parce que ça veut dire
01:08:09qu'on fera l'inverse
01:08:09et c'est probablement
01:08:10notre fierté
01:08:11Merci à tous
01:08:12d'avoir participé à ce débat
01:08:13M. Jacobelli
01:08:15Eric Revelle
01:08:16M. Valini
01:08:16et Laurent Oberton
01:08:18La France Demolition Man
01:08:19c'est votre livre
01:08:19merci à vous
01:08:20bonne soirée à vous
01:08:21sur CNews
01:08:22tout de suite
01:08:22c'est Christine Kelly
01:08:23qui vous attend pour face
01:08:24à l'info
01:08:24et demain 8h10
01:08:25notre invité
01:08:26à la veille
01:08:27de ces nouvelles journées
01:08:28de manifestation
01:08:28sera Alain Bauer
01:08:29professeur de criminologie
01:08:30bonne soirée à demain
01:08:34Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:35Sous-titrage Société Radio-Canada