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  • il y a 20 minutes
Avec Antoine Léaument, député LFI de l'Essonne
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-10-28##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jacques Tardose.
00:06Il est 8h31, merci d'être à l'écoute de Sud Radio.
00:09C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Antoine Léaumant, député de la France
00:15Insoumise de l'Essonne.
00:16Antoine Léaumant, bonjour.
00:18Bonjour.
00:18Qui, selon vous, est responsable de la montée du racisme et de la violence plus généralement en France ?
00:24Déjà, avant de vous répondre, je veux dire mon soutien à la famille de Pengo Bossio Wangi, qui a été
00:30assassinée.
00:32Dire mon soutien aux personnes qui ont été victimes, puisqu'il y a plusieurs blessés, notamment une jeune fille, Ramatou,
00:39qui a 12 ans et qui est encore, je crois, à l'hôpital à 7h.
00:44Et donc, je pense qu'il faut d'abord entourer de soutien et d'affection les personnes qui sont des
00:49proches, qui sont des victimes.
00:50Et dire aussi notre soutien à toutes les personnes qui, à travers elles, se sentent visées.
00:55Parce que là, en ce moment, pour beaucoup de nos compatriotes, c'est une souffrance de vivre cet épisode.
01:01C'est une souffrance extrêmement forte.
01:03Et malheureusement, je trouve qu'il n'y a pas l'élan de solidarité nationale qu'il faudrait auprès de
01:08nos compatriotes.
01:09Et je le dis pour répondre à votre question aussi.
01:12Parce qu'au lendemain de cet attentat, il y avait des gens qui ont recommencé des propos racistes contre la
01:19ville de Trappes, par exemple.
01:20Madame Edouidiaz, qui est une des responsables du Rassemblement National, qui a dit la chose suivante.
01:25Trappes, c'est une république islamique en miniature.
01:27Une république islamique en miniature quand on fait face à un attentat raciste, islamophobe et négrophobe.
01:34Est-ce que les critiques que vous faites à l'endroit du Rassemblement National ne valent pas également pour la
01:38France insoumise
01:39dans ce que le Premier ministre hier a décrit comme un climat de violence général ?
01:47Il a notamment expliqué à l'Assemblée dans la République que le combat pour les valeurs ne se fait pas
01:52à la carte
01:53et renvoyant dos à dos aussi bien l'ultra-gauche et l'ultra-droite en citant les morts de Quentin
01:59Derang
02:00comme celle de Pingo Bossio Wangui.
02:02Je trouve que c'est une honte ce qu'a fait le Premier ministre et honnêtement, je dois dire que
02:05ça provoque beaucoup de colère.
02:07Parce que le mécanisme qui est derrière le racisme, c'est celui de la déshumanisation.
02:12C'est celui qui consiste à considérer qu'un être humain n'est plus insemblable
02:15et de le mettre tellement à distance qu'on serait prêt à commettre le type d'acte qui a été
02:21commis par cette personne attrape.
02:24Mais ce n'est pas la première fois.
02:25C'est parce qu'il dit, il renvoie dos à dos deux extrêmes.
02:27Mais précisément, je trouve que c'est absolument scandaleux.
02:30Je veux dire, moi dans mon idéologie, il n'y a jamais la déshumanisation de l'autre. Jamais.
02:34Jamais nous n'avons appelé à quelque violence que ce soit.
02:35Mais donc vous estimez que la mort de Quentin Derang n'est pas légale de celle de Pingo Bossio Wangui
02:40?
02:40Je trouve que la mort d'une personne n'est jamais une chose qui est positive pour un pays.
02:44Mais je trouve que ce n'est pas la même chose.
02:47Un attentat terroriste et une bagarre de rue qui a d'ailleurs été provoquée.
02:50Il y a maintenant des éléments qui sont assez confondants contre les personnes qui l'ont provoquée.
02:54Qui a été provoquée par des groupuscules d'extrême droite qui, par ailleurs, ont libre cours dans notre pays.
02:59Je veux dire, il y avait des interdictions de manifestation.
03:01A Lyon, il y a eu des groupes nazis qui ont manifesté.
03:03C'est à Lyon que ça s'était passé cette histoire-là.
03:05Il y a des groupes nazis qui se baladent à Lyon tranquillement.
03:08Et le ministre de l'Intérieur ne fait absolument rien pour les empêcher d'agir.
03:11Qu'est-ce que ça veut dire un groupe nazi ?
03:13Ça veut dire des gens qui, précisément, vont s'en prendre à des individus
03:16en raison de leur couleur de peau, de leur origine ou de leur religion réelle ou supposée.
03:19Pardon, mais moi, je considère que c'est un danger sécuritaire majeur.
03:22Et par ailleurs, j'avais interpellé à plusieurs reprises à l'Assemblée nationale
03:25sur les dangers terroristes qui pèsent sur notre pays
03:28et notamment sur la menace terroriste d'extrême droite.
03:30Sébastien Lecornu dit aussi que vous faites le jeu de l'extrême droite.
03:33Tout ça sans le recel politicien.
03:35Qu'est-ce que vous lui répondez ?
03:37Que c'est une honte de dire ça.
03:38Et à cette heure, M. Lecornu devrait précisément s'interroger
03:42sur ce que lui-même a fait dans sa politique
03:44qui encourage le discours de l'extrême droite.
03:47Quand on reprend des mesures qui viennent de l'extrême droite,
03:50par exemple les lois sur l'immigration,
03:51qui sont directement intégrées du programme de l'extrême droite...
03:56Est-ce que vous, vous ne vous servez pas de trappe à des fins électorales en ce moment ?
03:59Et c'est une honte de dire ça.
04:00Enfin, je veux dire, il y a un attentat terroriste.
04:02C'est ce qu'il sous-entend.
04:03Je vous dis juste, il y a un attentat terroriste.
04:05Il y a des gens qui sont visés à la sortie d'une mosquée,
04:08parce que cette personne est allée faire le tour d'une mosquée
04:10en visant des gens un vendredi,
04:12donc en essayant d'aller à un moment donné où il y a du monde
04:14en pensant qu'il arrivait à l'heure de la sortie de la prière.
04:17C'est pour ça que c'est un attentat islamophobe.
04:19C'est visé des personnes musulmanes.
04:20Et il a dit que c'était pour venger les commerçants
04:24qui ont été attaqués le 17 octobre.
04:26C'est littéralement ce que disait M. Zemmour.
04:28M. Zemmour, il avait parlé de hordes de barbares maghrébins et africains
04:32et il stigmatisait la racaille arabo-musulmane.
04:35Ça, c'est des propos d'Éric Zemmour.
04:36J'ai déposé d'ailleurs, j'ai déposé un article 40,
04:39code de procédure pénale,
04:40pour signaler ces propos au procureur de la République.
04:42Je veux dire, il y a des gens dans notre pays
04:43qui ne cessent d'inciter à la haine contre les individus
04:46en raison de leur couleur de peau sur le monde.
04:47Mais vous n'avez pas le sentiment de vous servir de trappe à des fins électorales ?
04:51C'est ce que sous-entend le Premier ministre hier.
04:52Il le dit très clairement.
04:53Je vais vous dire, ce n'est absolument pas un sujet.
04:55En fait, ce n'est pas un sujet d'élection, là, ce qui se passe.
04:58C'est un sujet de concorde et d'unité nationale.
05:00C'est un sujet de savoir si la République est possible
05:02pour nos compatriotes qui sont directement visés
05:05et qui se sentent directement visés à l'heure actuelle dans notre pays.
05:08Je veux dire, ce n'est pas nouveau, en fait.
05:10Le président de la République, il a commis une faute, à mon sens,
05:13en disant que c'était la première fois que des gens étaient visés
05:15en raison de leur religion.
05:16Ce n'est pas la première fois qu'il y a eu des attentats antisémites dans notre pays.
05:19Il y a eu des attentats, heureusement qu'ils sont revenus sur cette déclaration.
05:23Mais il y a des attentats réguliers dans notre pays.
05:27Et précisément, ils ont toujours un même fondement.
05:29Mais vous êtes d'accord pour dire, Antoine Léaumant,
05:30que la classe politique a une responsabilité dans ce qu'elle dit,
05:32dans ce qu'elle véhicule.
05:34Les mots peuvent contenir aussi de la violence.
05:36Bien sûr, bien sûr, je suis d'accord pour dire ça.
05:38Et la France insoumise n'en est pas responsable ?
05:40Alors, moi, j'aimerais qu'on me dise une fois
05:42où la France insoumise a incité d'une manière ou d'une autre à la violence.
05:44Jamais. Ça n'arrive jamais.
05:46Et précisément, quand il y a des violences dans la société,
05:48parce qu'elles existent, ces violences dans la société,
05:50ce que nous disons, nous, c'est qu'il faut les régler de manière démocratique.
05:53C'est les régler par le scrutin.
05:56En l'occurrence, il y a l'élection présidentielle qui arrive bientôt.
05:58Mais utiliser nos bulletins de vote plutôt que la violence pour régler les problèmes.
06:01C'est par ailleurs ce que ne comprend pas le gouvernement à l'heure actuelle
06:04en pensant qu'en tapant très fort sur les gens,
06:06il va finir par régler le problème social qui est posé dans notre pays.
06:09À l'instant, vous vous interrogez sur le fait que la France insoumise puisse ou non véhiculer de la violence.
06:15Je vous cite une phrase qui est entendue dans des manifestations en ce moment.
06:18CNews, BFM, assassins. Vous assumez cette phrase ?
06:21Moi, déjà, ce n'est pas mes propos à moi.
06:23Ce sont des propos qui sont dits dans des manifestations.
06:26Et donc, replaçons-les dans leur contexte, ce n'est pas les miens.
06:28Et maintenant, je dis que je les entends. Je comprends ce qu'il y a derrière.
06:31Pourquoi ? Parce que...
06:33Ce n'est pas ma question. Ma question, c'est est-ce que vous les assumez ?
06:35Mais ce n'est pas les miens. Donc, je n'ai pas à les assumer.
06:37Ce n'est pas les miens. Je n'ai pas à assumer des propos qui ne sont pas les miens.
06:40Je vous dis, j'essaye de comprendre quelle est la logique qui est derrière.
06:43La logique, me semble-t-il, qui est derrière, c'est que quand on invite des gens comme Éric Zemmour,
06:47comme Edwige Diaz, comme M. Chenu, qui lui aussi a mis toute la ville de Trappes
06:51en disant que c'était des djihadistes, carrément.
06:52Alors là, vraiment, la totale, quand on tient ces propos-là
06:55et quand on invite ce type de personnes sans leur donner la contradiction,
06:59sans leur dire « vous ne pouvez pas dire ça »
07:00quand il y a des propos racistes qui sont tenus à l'antenne.
07:03Moi, c'est ça. C'est la responsabilité individuelle, morale, personnelle
07:06des journalistes que j'interroge dans ce type de situation.
07:09Quand il y a quelqu'un qui tient des propos racistes à une antenne,
07:11pardon, mais le devoir des personnes qui sont républicaines, c'est de dire
07:14« vous n'avez pas le droit de dire ça, vous ne pouvez pas dire ça.
07:16Vous ne pouvez pas stigmatiser la ville de Trappes en entier
07:19en considérant que l'intégralité des habitants serait, je ne sais quoi,
07:22des djihadistes ou des violents. »
07:23Vous vous rendez bien compte que la conséquence, c'est pour un certain nombre de journalistes
07:27de ne pas pouvoir faire leur travail sur le terrain.
07:30Deux journalistes ont été prises à partie à Trappes.
07:33Non, mais ce n'est pas vrai.
07:36Ce n'est pas ça la conséquence.
07:38Il n'y a pas de lien entre les propos, par exemple, de Jean-Luc Mélenchon
07:41ou votre tweet à vous et le fait que les journalistes de BFM soient prises à partie sur le terrain.
07:46Non, il y a des liens entre une ligne éditoriale qui invite des racistes à la télévision
07:49au lendemain d'un attentat.
07:51Ça, il y a un lien entre le fait que les gens soient très en colère contre les médias
07:54quand, oui, ils invitent des racistes à la télévision après un attentat raciste.
07:57Mais Jean-Luc Mélenchon lui-même a dit
07:58« je ne parle pas à des racistes » ou en tous les cas à des gens qui...
08:04Oui, j'ai trouvé que c'était super, il a eu raison Jean-Luc Mélenchon.
08:06Donc vous voyez qu'il y a un lien direct ?
08:07Non, attendez.
08:08Ne pas vouloir parler à une chaîne de télévision qui invite des racistes, on a le droit.
08:13Mais j'ai le droit, enfin je veux dire, pardon, je trouve que c'est un scandale.
08:16Personnellement, on est très très calme.
08:18Vraiment, on est vraiment d'un niveau de calme absolu
08:20quand on voit qu'il y a un attentat raciste, négrophobe, islamophobe
08:24et que le lendemain matin, même le soir même, BFM voulait inviter Éric Zemmour.
08:28Le soir même de l'attentat de Trappes, BFM TV avait prévu comme invité Éric Zemmour.
08:33Éric Zemmour qui parle de grands remplacements,
08:36qui parle dehors de barbares maghrébins et africains
08:38et qui stigmatise une racaille arabo-musulmane.
08:40Pardon, mais juste réfléchissons deux minutes.
08:44C'est quoi l'objectif de tenir des propos comme ça
08:46si ce n'est d'inciter à la haine et d'inciter à la violence ?
08:48Ça, c'est des propos qui incitent directement à la violence
08:50contre les personnes qui sont perçues comme noires, comme arabes ou comme musulmanes.
08:54C'est de l'incitation à la haine ce que fait Éric Zemmour.
08:57J'entends vos arguments, mais vous n'êtes pas l'ARCOM.
09:00Si la France Insoumise est au pouvoir,
09:03ça restera le travail de l'ARCOM ou pas ?
09:06Pardon, mais moi j'aimerais bien que l'ARCOM fasse son travail un jour aussi.
09:09Mais elle le fait.
09:10Non, l'ARCOM ne fait pas son travail dans ce pays.
09:12L'ARCOM ne fait pas respecter la loi.
09:14L'ARCOM a redonné la possibilité d'émettre à CNews
09:16alors que CNews est une chaîne qui a été de nombreuses fois condamnée par l'ARCOM.
09:20Au bout d'un moment, ça commence à bien faire.
09:22Est-ce que les citoyens de notre pays, qui n'ont pas ma couleur de peau
09:24et qui sont perçus comme musulmans, ont le droit de vivre dignement ?
09:27Est-ce qu'ils ont le droit d'être respectés par les institutions publiques ?
09:30La question est posée quand l'ARCOM ne fait pas ce qu'elle doit faire pour faire respecter la loi.
09:33Et donc, Antoine Léaumant, ce matin, vous demandez la fermeture de CNews, de BFM TV également ?
09:38Oui, comment vous faites ?
09:39Moi, la fermeture de CNews, oui.
09:40Mais vous me dites, à l'instant, l'ARCOM ne fait pas son travail.
09:42Je trouve que CNews n'aurait pas dû récupérer une logique d'émission
09:47au moment où il y avait l'attribution des chaînes TNT.
09:49Mais par ailleurs, ce n'est pas nouveau, je l'ai déjà dit publiquement.
09:51Et je trouve que BFM est sur une très mauvaise pente,
09:54particulièrement depuis qu'ils ont embauché, d'ailleurs, quelqu'un qui venait de CNews,
09:57qui est Madame Sonia Mabrouk.
09:59Et je trouve qu'ils ont une mauvaise pente.
10:00Je ne vais pas vous dire le contraire.
10:01Et je trouve que, dans notre pays, d'une manière générale,
10:04il y a une pente qui est prise de considérer que, oui, on peut inviter des gens racistes à la
10:08télévision,
10:08que ce n'est pas grave, que ce n'est pas un problème.
10:11On peut vous opposer deux choses très simples.
10:12Ce sont des gens qui sont élus par le suffrage.
10:15Je ne vous dis pas le contraire.
10:15Et c'est le critère qui est retenu par l'ARCOM.
10:17Je ne vous dis pas le contraire.
10:19Mais il y a une règle d'égalité parfaite du temps de parole
10:21quand c'est l'élection présidentielle.
10:23Je ne vous ai pas dit qu'il ne fallait pas respecter cette règle-là.
10:25Je vous ai dit, petit un, il y a des choix éditoriaux qui sont faits.
10:28Et pardon, mais non, il n'y a pas une égalité du temps de parole.
10:32Par exemple, la France Insoumise est bien moins représentée dans les médias
10:35que le Rassemblement National.
10:36Bien moins.
10:37Donc, on peut décider qu'à l'heure actuelle, c'est...
10:40Non, non, je vous assure, vous pouvez aller regarder les chiffres.
10:42La France Insoumise...
10:43Je pense que ça peut dépendre aussi des périodes et des médias, mais...
10:46Ça dépend des périodes et des médias.
10:47Évidemment, quand il y a des sujets qui nous concernent très directement,
10:51on est plus invité.
10:51Mais sur le long terme, le Rassemblement National est très invité dans les médias.
10:55Je signale qu'en Belgique, par exemple,
10:57il y a ce qu'on appelle le cordon sanitaire médiatique
10:59contre les forces d'extrême droite.
11:00Et pardon, mais en Belgique, il y a moins de votes précisément pour cette extrême droite.
11:06En tous les cas, Antoine, le moment, ce que je retiens,
11:08c'est que vous souhaitez faire le tri entre les médias.
11:11Tout ce qui n'est pas LFI sera interdit à l'antenne ?
11:14Ah, c'est ça.
11:15Non, bien sûr que non.
11:16Il y a une liberté qui existe dans notre pays.
11:19Par contre, nous, ce qu'on veut, c'est qu'il y ait une règle
11:21pour qu'un propriétaire de médias puisse contrôler un seul média.
11:25Parce que le vrai problème dans notre pays,
11:26c'est que 90% des médias sont contrôlés par 9 milliardaires.
11:29Pardon, ça pose un...
11:30Enfin, on dirait que ce n'est pas un problème.
11:31Mais le pluralisme...
11:32Mais c'est un autre sujet.
11:33Ah non, c'est totalement le même sujet.
11:34Moi, je pense que c'est un autre sujet.
11:36Par exemple, Bolloré, le JDD, Europe 1, CNews,
11:40un institut de sondage, l'institut CSA.
11:42Donc, il peut commander un sondage avec le JDD
11:44qui a ensuite commenté sur CNews et Europe 1.
11:46Bon, je ne sais pas, on peut peut-être se questionner
11:48sur l'état des médias dans notre pays.
11:51Les médias, ils sont libres quand ils sont pluralistes.
11:53Donc, moi, je vous dis, abonnez-vous aux médias
11:55qui sont des médias critiques.
11:57Il y en a plein aussi dans notre pays.
11:59Aidez les médias alternatifs parce que ça,
12:00c'est une manière de faire respecter le pluralisme.
12:02Un mot de la campagne électorale.
12:04Vous assumez que Raphaël Glucksmann
12:05ne puisse plus se retrouver sur un rassemblement
12:07sans être pris à partie.
12:09Il est souvent, lui aussi, la cible de militants
12:11à la France Insoumise.
12:11On l'a vu ces dernières heures.
12:13Non, ça, c'est ce qu'il dit, lui.
12:14Mais nous, je le redis,
12:16nous, on a des adversaires qu'à droite et à l'extrême droite.
12:19Et j'invite nos militantes et nos militants
12:22à consacrer leur énergie
12:24pour essayer de convaincre
12:25les gens qui seraient de droite, d'extrême droite
12:28et surtout les abstentionnistes.
12:29Et je dis à toutes celles et ceux
12:30qui veulent nous rejoindre dans la lutte,
12:31c'est facile.
12:32Vous allez sur mélenchon2027.fr
12:34et vous pouvez avoir toutes les informations de la campagne.
12:37Passons à la colère sociale et lycéenne
12:39dont on ne sait pas très bien, finalement,
12:41si c'est la fin du mouvement ou pas.
12:43Vous voulez abolir Parcoursup.
12:46Pourquoi, au final ?
12:47Accepter les fameuses 250 000 places à l'université ?
12:51Exactement.
12:51Parce qu'il y avait une promesse républicaine avant
12:55qui était, quand on a le bac,
12:56qu'on a le droit d'accéder aux études supérieures
12:58et aux études universitaires.
13:00Aujourd'hui, cette promesse, elle n'est pas respectée.
13:02Et je pense que c'est une richesse
13:04que de former des cerveaux dans notre pays,
13:05de former à des études supérieures,
13:07de faire en sorte que les gens puissent aller
13:09le plus loin possible dans leurs études,
13:11y compris, je le dis,
13:12en garantissant avec une garantie d'autonomie
13:16pour les étudiants,
13:17les revenus pour qu'ils puissent, justement,
13:19ne faire que se concentrer sur leurs études.
13:21Ce n'est pas si cher que ça, en fait,
13:22de créer les 250 000 places.
13:25C'est entre 2 et 3 milliards d'euros.
13:26Mais pour quel projet de société ?
13:28Vous savez très bien que tout le monde
13:29ne peut pas accéder à tout.
13:30Ce n'est pas vrai.
13:31Moi, je ne pense pas.
13:32Non, je ne pense vraiment pas.
13:33Et par ailleurs, il y a beaucoup de gens aussi
13:34qui reprennent des études.
13:35D'ailleurs, je leur envoie un petit mot de courage.
13:36Il y a beaucoup de gens qui reprennent des études
13:38après avoir dû entrer dans le monde du travail
13:40parce qu'ils n'avaient plus le choix
13:41sur des questions financières.
13:42On est bien d'accord qu'un nul en maths,
13:44il ne peut pas devenir médecin.
13:45On ne peut pas, ne serait-ce que laisser espérer
13:47qu'il puisse devenir médecin.
13:49Il n'y a pas que la médecine comme études supérieures.
13:51Il peut peut-être devenir juriste.
13:53Il peut peut-être devenir avocat.
13:55Il peut peut-être devenir écrivain.
13:56Il peut peut-être devenir historien.
13:57Il peut peut-être devenir prof de lettres.
14:00Je ne sais pas, d'histoire.
14:01Mais comment vous faites ?
14:02Vous ne souhaitez pas qu'il y ait de sélection
14:04à l'entrée de l'université ?
14:05Non, je souhaite qu'il y ait le moins possible
14:07de sélection à l'université.
14:09Il y en a une qui peut exister
14:10par réalité matérielle.
14:13C'est-à-dire que les universités ont des places
14:15qui sont limitées en fonction des endroits.
14:16Mais le but, à mon avis, le but d'un pays
14:19qui voudrait grandir, y compris par sa connaissance,
14:22c'est de faire en sorte que chacun puisse accéder
14:24à des études.
14:24Ce n'est pas un peu démagogique de dire ça,
14:26de considérer que tout le monde peut tout faire
14:29à 18-19 ans, alors qu'on sait très bien
14:31qu'au final, la sélection se fera ?
14:34Non, je ne crois pas que ce n'est pas une question
14:35de démagogie.
14:36C'est une question de qu'est-ce qu'on veut
14:38comme société, qu'est-ce qu'on a envie
14:39de faire comme société.
14:40Je rappelle que nous, dans notre programme,
14:43on propose aussi de porter l'enseignement obligatoire
14:45jusqu'à 18 ans précisément pour essayer
14:47d'accompagner les gens le plus possible
14:49jusqu'à l'entrée dans ses études supérieures.
14:52Parce qu'il y a beaucoup de gens aussi,
14:53et c'est un problème par exemple dans mon département
14:55des gens qui se retrouvent sans affectation,
14:57mais sans affectation à l'université.
14:59C'est ce qu'on appelle les sans-fac,
15:00les gens qui, en fait, ils voulaient faire...
15:02Par exemple, moi j'ai le cas d'une personne
15:04qui voulait devenir avocate,
15:05qui avait 18 de moyenne,
15:07qui a eu un bac avec mention,
15:08et qui se retrouve aujourd'hui,
15:10elle est caissière pendant un an au supermarché,
15:12parce qu'elle n'avait pas de place à l'université,
15:14alors que, franchement,
15:15enfin, 18 de moyenne, ça va, quoi.
15:17On peut considérer qu'elle aurait dû passer
15:18l'étape parcours sup, non ?
15:19C'est plutôt une très bonne note.
15:20Antoine Léomand, député de la France Insoumise de l'Essonne.
15:23Dans la deuxième partie,
15:23un auditeur vous interrogera
15:25sur votre conception de la propriété.
15:27Il y aura l'actualité des réseaux de Benjamin Gleize
15:29avec la polémique Mbappé.
15:30Et puis, vous avez votre carte blanche
15:32qui sera consacrée aux inscriptions électorales.
15:34A tout de suite.
15:42Antoine Léomand, député de la France Insoumise de l'Essonne,
15:45est notre invité ce matin.
15:46Commençons par vos trois minutes pour convaincre
15:48que vous avez choisi de consacrer
15:49aux mal inscrits sur les listes électorales.
15:51Oui, tout à fait.
15:53Il y a actuellement, dans notre pays,
15:5510 millions de personnes
15:56qui sont non inscrites
15:57ou mal inscrites sur les listes électorales.
16:00Le système d'inscription sur les listes électorales,
16:02il est un peu désuet à mon sens.
16:03Il devrait y avoir un système d'inscription automatique
16:06sur les listes électorales
16:07et c'est ce que nous proposons de mettre en œuvre
16:09avec la France Insoumise
16:10pour que quand vous déménagiez, par exemple,
16:12vous soyez automatiquement réinscrit
16:14dans la ville dans laquelle vous habitez.
16:15Sauf si vous vous dites
16:16« Non, je préférerais être inscrit dans une autre région. »
16:19Il y a beaucoup de déperditions en ce moment.
16:20Il y a énormément de déperditions
16:21et par ailleurs, il y a un phénomène supplémentaire
16:23qui est les radiations des listes électorales
16:25pour perte d'attache communale.
16:26Parfois, vous pouvez être désinscrit
16:28des listes électorales sans le savoir
16:29et ça concerne,
16:31entre l'élection présidentielle de 2022
16:33et celle de 2027,
16:34ça aura concerné 1,2 million de personnes environ.
16:37Donc, c'est des chiffres qui sont gigantesques.
16:39Aussi, je dis à vos auditrices et à vos auditeurs,
16:43vérifiez votre inscription sur les listes électorales
16:45même si vous êtes toujours allé voter
16:47dans le même bureau de vote
16:48et faites-le en particulier
16:49si vous venez de déménager
16:51ou que vous avez déménagé
16:52dans la dernière année,
16:53dans les deux dernières années.
16:54Ça prend littéralement une minute sur Internet.
16:58Vous tapez vérifier ma situation électorale
17:00ou m'inscrire sur les listes électorales
17:02dans un moteur de recherche.
17:03Vous tombez sur le site
17:04service-public.fr
17:06et là, vous pourrez vérifier votre inscription
17:08sur les listes électorales.
17:09Je dis juste pourquoi c'est important.
17:10Il suffit d'être inscrit une fois
17:11et ensuite, on peut voter à toutes les élections
17:14et faites-le s'il vous plaît
17:15avant l'élection présidentielle de 2027.
17:17Et ça, j'ai passé votre modèle
17:18en matière de campagne.
17:20Est-ce que c'est le Brésil
17:21avec des équipes actives
17:22sur les réseaux sociaux
17:23qui ont permis justement
17:24de ramener des millions de personnes
17:25aux urnes ?
17:26On a vu que Lula est passé finalement.
17:28Déjà, notre modèle,
17:29c'est celui qu'on a mis en place nous-mêmes.
17:31Puisque nous, depuis 15 ans
17:33que je travaille avec Jean-Luc Mélenchon,
17:35nous avons mis en place
17:35des réseaux sociaux extrêmement puissants.
17:37Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui,
17:38il a quand même 10 millions d'abonnés
17:39sur l'ensemble des réseaux sociaux.
17:41Il y a une dizaine d'élus insoumis
17:43qui ont plus d'un million d'abonnés
17:44sur les réseaux sociaux.
17:47Et il y en avait certains
17:48qui étaient très méprisants.
17:49Qui disaient
17:50« Oui, vous êtes des députés youtubeurs
17:52ou des députés tiktokers. »
17:54Et maintenant, ils sont, après nous,
17:55en train d'essayer de nous courir après.
17:56Bien fait, ils n'avaient qu'à pas être méprisants.
17:58Les députés macronistes, notamment,
17:59ils disaient qu'on allait à l'Assemblée
18:01pour faire des vidéos sur TikTok
18:02et je ne sais quoi.
18:03On allait à l'Assemblée
18:04pour parler à l'intérieur de l'Assemblée.
18:06Mais contrairement aux autres,
18:07on souhaitait que ce qui se passe à l'Assemblée
18:09sorte de l'Assemblée nationale.
18:11Maintenant, au Brésil,
18:11il y a quand même quelque chose
18:12qui m'intéresse beaucoup.
18:13C'est ce qu'on appelle le janonisme
18:15du nom d'un député brésilien
18:17qui s'appelle Janones
18:18et qui a mis en place
18:20des outils de mobilisation de masse.
18:21On s'est inspiré d'une chose qu'il a faite
18:24qui est un canal WhatsApp.
18:25Sachez-le, on a lancé hier
18:26une chaîne WhatsApp,
18:28l'équipe de Mélenchon.
18:29Et en l'espace de 24 heures,
18:31il y a déjà 75 000 personnes
18:33qui se sont inscrites dessus.
18:34D'ailleurs, j'invite celles et ceux
18:35qui veulent le faire
18:36à nous rejoindre sur cette chaîne WhatsApp.
18:38On passe, Antoine Léaumant,
18:40à la question d'un auditeur.
18:42Bonjour, M. Léaumant.
18:44Je voulais vous poser une question
18:45qui est la suivante.
18:46Dans un podcast récent,
18:48Jean-Luc Mélenchon a déclaré
18:49que la conception actuelle
18:51de la propriété privée
18:52n'était plus supportable.
18:53Alors, cela signifie-t-il
18:55qu'il souhaiterait pouvoir
18:55réquisitionner n'importe quel logement
18:57dès lors qu'une personne
18:58posait plusieurs biens immobiliers ?
19:01Alors, je réponds à cette question
19:03et je pose d'abord la question
19:04du mal-logement en France.
19:06Oui, il y a un problème
19:07de mal-logement en France.
19:08Il y a des personnes
19:08qui sont sans-abri dans notre pays.
19:10C'est autour de 300 000 personnes,
19:12y compris des enfants.
19:13Or, dans notre pays,
19:14il y a du bâti qui n'est pas utilisé.
19:16Et ce que nous proposons de faire,
19:18c'est en particulier
19:19de réquisitionner ces logements vides
19:22ou ce bâti vide
19:22pour pouvoir loger les personnes.
19:24Maintenant, nous n'allons pas
19:26prendre votre maison
19:29que vous avez achetée
19:31en faisant un emprunt
19:32qui d'ailleurs, pour l'instant,
19:33souvent appartient encore à la banque
19:35puisqu'il y a l'emprunt
19:36qui est en cours
19:36et qu'il faut rembourser.
19:37Ce n'est pas ça, l'enjeu.
19:38L'enjeu, c'est
19:39les très, très grands propriétaires.
19:41C'est d'ailleurs plutôt...
19:43C'est les logements vides, d'abord.
19:44C'est les logements vides
19:45et c'est d'ailleurs plutôt
19:46la fortune mobilière
19:47que la fortune immobilière.
19:48Et quand vous dites
19:49les très grands propriétaires,
19:50c'est-à-dire comment vous pensez
19:51vous y prendre ?
19:52Il y a des gens qui détiennent
19:54des dizaines et des dizaines
19:56de logements
19:56dont certains sont vides.
19:58C'est-à-dire que c'est un problème.
20:00Donc la solution,
20:01ce serait la réquisition
20:02que ces logements vides ?
20:03Dans ce type de situation, oui.
20:04Mais je précise d'abord
20:05que la question est posée
20:07sur l'héritage.
20:08Puisque nous, ce que nous proposons,
20:09c'est de mettre en place
20:09un héritage maximum
20:10à 12 millions d'euros.
20:12Franchement, ça va.
20:13Commencer dans la vie
20:16avec un appartement
20:17et une résidence secondaire,
20:18on ne va pas se faire récupérer
20:20la résidence secondaire
20:21par la France Insoumise ?
20:22Non.
20:23Il y a un système
20:24qui existe à l'heure actuelle
20:25sur l'héritage
20:26qui, à partir de 150 000 euros,
20:28vous êtes imposés.
20:29Nous, ce qu'on propose,
20:30c'est que ceux qui,
20:31à l'heure actuelle,
20:32utilisent le système de donation
20:34pour contourner
20:35l'imposition de l'héritage
20:37ne puissent plus le faire.
20:38Mais je disais,
20:38simplement pour expliquer
20:39mobilière et immobilier,
20:40le vrai problème,
20:41c'est la fortune financière.
20:43Il faut savoir que
20:43les milliardaires de notre pays
20:44ont une fortune
20:45qui est essentiellement financière
20:46et que, sous Macron,
20:48elle est passée
20:48de 600 milliards d'euros
20:49à 1 200 milliards d'euros.
20:51Ça veut dire que,
20:52pour les milliardaires
20:52de notre pays,
20:53il y a eu x2 sur la richesse.
20:55J'interroge vos auditeurs.
20:56Est-ce qu'ils ont vu
20:57leur fortune être multipliée
20:58par deux ?
20:59Ou est-ce qu'ils se sont appauvris ?
21:00En tous les cas,
21:00ce que vous nous précisez ce matin,
21:01c'est que vous capez
21:02à 12 millions d'euros.
21:03C'est là qu'il y aurait la bascule.
21:04C'est là que, évidemment,
21:05ceux qui ont le plus
21:07auront le plus.
21:08On passe à l'actualité
21:09des réseaux sociaux
21:09avec vous, Benjamin Guell.
21:10Je ne sais pas si vous avez
21:11vu passer, Antoine Léaumont,
21:12la polémique,
21:13Kylian Mbappé.
21:14Si, j'ai vu.
21:15Alors, ça m'a fasciné.
21:17Je vais rappeler
21:18pour ceux qui nous écoutent,
21:20c'est une polémique
21:22qu'il y a eu
21:22entre Kylian Mbappé
21:23et la Chine.
21:24Tout est parti d'une vidéo
21:25qui a été diffusée
21:26lundi soir
21:26en marge de la cérémonie
21:28du Ballon d'Or.
21:29Dans un podcast,
21:29il a été interrogé
21:30sur les nombreuses caricatures,
21:32les montages de lui-même
21:33qui circulent
21:34sur les réseaux sociaux.
21:35Et il lui a été demandé
21:36dans ce podcast.
21:37Quelle était sa parodie préférée ?
21:41Il y en a plein.
21:42Celui où j'ai le plus rigolé,
21:44c'est quand on avait mis
21:45une vidéo d'un mec,
21:47je crois que c'était
21:47un dictateur chinois,
21:48ils avaient mis ma...
21:49J'utilise beaucoup
21:50avec mes amis en ligne,
21:51pour la play.
21:53Celui qu'ils qualifient
21:54de mec,
21:54de dictateur chinois,
21:56c'est donc Mao Zedong,
21:57le fondateur
21:57de la République Populaire de Chine
21:58qui est encore considéré
21:59dans son pays
22:00comme un héros
22:01quand bien même
22:01ses politiques ont fait,
22:02selon les historiens,
22:03plusieurs dizaines de millions
22:04de morts.
22:05En tout cas,
22:05cette sortie,
22:06Kylian Mbappé,
22:06elle a provoqué
22:08un séisme en Chine.
22:09Trois marques chinoises
22:10ont annoncé
22:11mettre fin
22:11à leur collaboration
22:12avec le capitaine des Bleus,
22:13notamment le géant
22:14des boissons Dong Peng
22:15qui dénonce un comportement,
22:16je cite,
22:17qui heurte
22:17les sentiments nationaux.
22:20Et déjà,
22:20hier,
22:21on avait dans les rayons
22:22des supermarchés
22:22les bouteilles à l'effigie
22:23de Mbappé
22:24qui étaient retirées,
22:25extraits d'un reportage
22:26d'hier dans le 20h de TF1.
22:28Pour conquérir
22:29le marché chinois,
22:30il avait même appris
22:31quelques mots de mandarin.
22:32Ouachem ou Mbappé.
22:33Mais désormais,
22:35Kylian Mbappé
22:35est devenu indésirable.
22:37Toutes les bouteilles
22:38à son effigie
22:38retirées des rayons.
22:40J'en ai récupéré une,
22:41c'est la dernière.
22:42Tout le rayon
22:42vient d'être retiré
22:43et remplacé
22:44par ces bouteilles.
22:45Bon,
22:45dernier épisode
22:46de ce feuilleton
22:47avec Kylian Mbappé
22:48qui a finalement
22:48présenté ses excuses
22:49dans un communiqué
22:50publié hier
22:50sur ses réseaux sociaux.
22:51Il traduit en trois langues,
22:53le français,
22:53l'anglais
22:53et le mandarin.
22:54l'attaquant des bleus
22:55qui se dit sincèrement désolé
22:56et qui ajoute
22:57avoir un profond respect
22:58pour le peuple chinois
22:59et son histoire.
23:01Antoine Léouman,
23:01selon vous,
23:02est-ce qu'il a eu raison
23:03de s'excuser
23:03auprès de la Chine
23:04et des Chinois ?
23:06C'est sa décision à lui
23:07et il fait ce qu'il veut.
23:08Moi, je n'ai pas
23:09commenté ça spécifiquement.
23:10Ce que je voudrais dire,
23:11c'est que peut-être
23:12que cette polémique
23:13permet d'avoir un œil
23:15sur la Chine
23:16qui est un grand pays
23:17et qui est un pays
23:18qui souvent est un peu
23:19méprisé
23:20par nos dirigeants à nous,
23:23qui est mis à distance,
23:24qui est regardé
23:25d'une manière un peu
23:27brutale
23:27et spécifiquement
23:28en disant
23:29de toute façon,
23:30en gros,
23:31c'est un pays
23:31où il n'y a que des dictateurs.
23:33C'est comme ça
23:33que s'est présenté la Chine.
23:36Mao n'était pas un dictateur ?
23:39Je vous réponds
23:40sur la situation actuelle
23:43vis-à-vis de la Chine
23:43parce que moi,
23:44c'est ça qui m'intéresse.
23:45La situation actuelle
23:46de la relation
23:47entre la France et la Chine,
23:48je trouve,
23:49elle est mauvaise.
23:50Et il faut le savoir,
23:51vis-à-vis des Chinois,
23:53on a des relations communes
23:55depuis assez longtemps
23:56et il y avait
23:57jusqu'à assez récemment
23:58une forme de...
24:00Comment dire ?
24:01De relations
24:02qui étaient un peu particulières
24:04entre la Chine et la France
24:05et qui étaient plutôt positives.
24:06Il y a eu un enfermement
24:07dans une doctrine américaine
24:09qui est une doctrine
24:09d'affrontement
24:10vis-à-vis de la Chine.
24:11Et pardon,
24:12mais allez dire que la Chine...
24:14La Chine a montré
24:14pas mal d'appétits commerciaux
24:15vis-à-vis de l'Europe
24:16et de la France.
24:17mais je ne suis pas en train
24:18de vous dire
24:18qu'il faut avoir un oeil
24:20totalement BA devant la Chine.
24:21Ce ne serait pas un partenaire,
24:22un allié pour LFI
24:23si Jean-Luc Mélenchon
24:23était élu ?
24:24C'est précisément
24:25ce que je voulais dire,
24:26c'est que ce qu'il faut,
24:27c'est essayer de normaliser
24:28les relations avec la Chine
24:29mais d'une manière générale
24:30avec un certain nombre
24:31de pays du monde
24:31et arrêter de s'enfermer
24:33dans une logique
24:34qui est d'être à la ramasse
24:34des Etats-Unis d'Amérique.
24:35Nous, ce que nous souhaitons
24:36avec la France insoumise,
24:37c'est d'avoir une France
24:39qui est une France indépendante
24:40et au service de la paix.
24:41C'est-à-dire
24:42refuser les logiques de bloc,
24:43avoir des discussions
24:44et des échanges
24:45avec tout le monde
24:46et d'abord défendre
24:48les intérêts
24:49de notre peuple
24:50et de notre pays, évidemment.
24:51Je vous avais posé une question,
24:52vous m'avez dit
24:52que vous alliez y répondre,
24:54Mao Zedong était un dictateur
24:55ou pas ?
24:56Je ne vous ai pas dit
24:56que j'allais y répondre.
24:58Que vous alliez y venir,
24:59en tout cas.
24:59Non, c'est ça ?
25:00Non, je vous ai dit
25:01que je voulais venir
25:02sur la question
25:03de la relation avec la Chine
25:04et pour ma part,
25:05je préfère en rester.
25:07Pourquoi vous ne voulez pas
25:07répondre à cette question-là ?
25:09Parce que je n'ai pas envie
25:10de vous répondre
25:10à cette question-là.
25:11Parce que si je vous réponds
25:13positivement,
25:13je mets en place
25:15des mauvaises relations
25:15avec la Chine
25:17et si je vous réponds
25:17négativement,
25:18vous allez me faire
25:18une polémique sur ce sujet.
25:19C'est intéressant,
25:20la France insoumise
25:21n'a pas changé d'avis.
25:22Pour vous,
25:23la Chine n'est pas une dictature ?
25:24Non, je ne vous ai pas dit ça.
25:26Je vous ai dit
25:26que de toute façon,
25:28la Chine a un régime
25:30qui n'est pas celui
25:31que nous souhaitons mettre en place.
25:32C'est un régime
25:34plutôt autoritaire
25:34avec un parti unique.
25:38Mais pardon,
25:39la différence avec la France
25:40exactement
25:40entre régime autoritaire,
25:42la France où on ne peut
25:42pas manifester,
25:43où il y a des manifestations
25:44qui sont interdites
25:45dans ce qui t'appétit.
25:45La France est davantage
25:46un régime autoritaire
25:47que la Chine aujourd'hui ?
25:48Je ne vous ai pas dit ça.
25:50C'est vous qui avez dit ça.
25:51Non, c'est vous qui avez dit ça.
25:52Alors, je vous demande,
25:53je vous pose la question.
25:54Eh bien non,
25:54ce n'est pas vrai.
25:55Et par contre,
25:56je trouve qu'il y a une question
25:57qui est posée
25:58sur la nature du régime
25:59de la France.
26:00Est-on encore en démocratie
26:01quand on ne peut pas
26:02aller manifester librement ?
26:03Est-on encore en démocratie
26:05quand plutôt que d'assurer
26:06la sécurité des manifestants,
26:08on se prend des coups de matraque,
26:09des gaz lacrymogènes,
26:11qu'on peut perdre une main,
26:12qu'on peut perdre un oeil ?
26:12Jusqu'à preuve du contraire,
26:13en France,
26:13on n'a pas de camp
26:14où on interne
26:15des minorités musulmanes,
26:16par exemple.
26:17Non, mais il y a des camps
26:18dans lesquels on interne
26:19des personnes qui sont étrangères,
26:20ça s'appelle
26:21les centres de rétention administratifs
26:22et où on peut aller
26:23sans procès.
26:24En Chine,
26:242 millions d'eugours
26:25sont détenus
26:26dans des camps
26:27dans la région du Xinjiang.
26:30Comment ?
26:31Vous avez 2 millions
26:32de la minorité musulmane
26:34des eugours
26:34qui sont détenus
26:35dans des camps
26:35aujourd'hui en Chine.
26:37Je n'ai pas compris
26:38votre question.
26:39C'est un fait
26:40et c'est le signe
26:42d'un régime
26:43qui n'est peut-être pas
26:44un régime très démocratique
26:46et on ne vous entend pas
26:47ma question est simple.
26:48Je ne vous entends pas
26:49dénoncer
26:51ce qui se passe en Chine.
26:52C'est que vous nous entendez mal
26:54parce que d'une manière générale
26:55ce que nous souhaitons
26:56ce n'est pas des régimes autoritaires.
26:57Nous ce qu'on propose
26:58c'est une 6ème République
26:59dans laquelle les citoyens
26:59puissent avoir le référendum
27:01d'initiative citoyenne
27:02c'est-à-dire davantage de pouvoir
27:03et d'une manière générale
27:05ce que nous souhaitons faire
27:05pour la question
27:06Mais si je vous réponds
27:07à la question
27:07je ne suis pas en train
27:08de vous dire
27:08que le régime chinois
27:10serait le modèle
27:11que nous voudrions
27:11mettre en place
27:12dans notre pays
27:12évidemment que non
27:13bien sûr que non
27:14mais pardon
27:15ce que je voudrais
27:16c'est qu'on puisse avoir
27:17des relations internationales
27:18qui sont des relations internationales
27:19normales avec l'ensemble des pays
27:20on ne peut pas dire
27:22du mal de la Chine
27:22et avoir des discussions
27:24en mode
27:25youpi c'est super
27:25avec les Etats-Unis
27:26où il y a Donald Trump
27:27qui est dirigeant
27:28des Etats-Unis d'Amérique
27:29qui est un raciste
27:30qui est quelqu'un
27:30qui met en place
27:31une politique autoritaire
27:32enfin je veux dire
27:33il faut être capable
27:34d'avoir
27:36de défendre les intérêts
27:37de notre pays
27:38et donc ce que je vous dis moi
27:39c'est qu'il faut cesser
27:40d'être dans la logique
27:41de boue
27:42abat les Chinois
27:43et youpi
27:43vive les Etats-Unis d'Amérique
27:44il faut être dans une logique
27:46qu'il n'y a pas de gentil
27:47dans le monde
27:48il n'y a pas de gentil
27:49il y a des intérêts
27:50qui sont en cause
27:51sur la sphère internationale
27:52nous ce que nous disons
27:53avec la France insoumise
27:54c'est qu'il faut que la France
27:55soit indépendante
27:56soit souveraine
27:57et qu'elle défende
27:58les intérêts
27:58de son pays
27:59et de son peuple
28:00d'abord et avant tout
28:01non pas
28:02dans une logique
28:03qui serait une logique nationaliste
28:04attention parce qu'il ne faut pas
28:05céder à l'autre versant
28:07mais dans une logique
28:08au contraire
28:08qui serait de mettre la France
28:10au service de l'humanité commune
28:12et notamment
28:12pour lutter contre
28:13le changement climatique
28:14et être une voix un peu
28:15disons qui porte
28:17dans le monde
28:17sur la question de la lutte
28:18contre le changement climatique
28:19je retiens que vous n'avez pas
28:20employé le terme de dictateur
28:21mais vous lui préférez
28:22je vous ai dit régime autoritaire
28:24régime autoritaire
28:24mais si on qualifie
28:25le dictateur tout le monde
28:26alors on peut y aller
28:27à fond les ballons
28:28mais moi je préfère regarder
28:30la nature exacte des régimes
28:31en l'occurrence
28:32on se considère que c'est un régime autoritaire
28:33merci Antoine Léomant
28:34vous étiez notre invité
28:35invité de Sud Radio
28:36ce matin
28:37vous êtes député
28:38la France Insoumise
28:39de l'Essonne
28:39dans un instant
28:40nos débats de la vérité en face
28:42et la libre antenne
28:43ensuite on parlera
28:44de la taxe émeute
28:45et puis également
28:45de la déclaration
28:47de Sébastien Lecornu
28:48on vous pose la question
28:49de savoir
28:49s'il a raison de dénoncer
28:51la récupération politique
28:52de l'attentat de Trapp
28:53à tout de suite

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