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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 27 octobre 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et elle a eu le réseau des chambres de commerce et de l'industrie qui dresse un nouveau bilan après
00:13les violences du 17 octobre, violences et pillages.
00:17Ce sont 2488 commerces qui ont été touchés, 50 le week-end dernier.
00:24651 restent encore fermés aujourd'hui, d'après le patron de CCI France, qui appelle à une pause dans les
00:29manifestations qui ont déjà causé, dit-il, un milliard d'euros de dégâts à ces commerces qui ont vu en
00:36centre-ville leur chiffre d'affaires baissé jusqu'à moins 80% au cours des deux week-ends passés.
00:44Dans ce contexte, il y a un débat qui revient, celui des dates de la présidentielle. Faut-il ou non
00:49changer les dates ?
00:50Pour l'instant, le second tour est prévu le 2 mai, au lendemain donc du 1er mai.
00:55Trop dangereux, dit Bruno Retailleau, le candidat LR à la présidentielle, qui plaide pour que ces dates soient avancées.
01:01Est-ce que vous redoutez un deuxième tour qui aurait été agité par les manifestations de la veille le 1er
01:08mai ?
01:08Vous nous appelez au 3210 pour réagir ou vous nous envoyez un message sur l'application RTL, message vocal ou
01:15écrit.
01:15On peut aussi bien sûr revenir sur ces chiffres. RTL vous révélait ce matin, une pompe funèbre sur deux qui
01:21a été contrôlée au cours de ces deux dernières années par la répression des fraudes était en faute.
01:28Alors ça peut être des suppléments qu'on vous fait payer pour rien, des options qu'on vous impose ou
01:33des services facturés à plusieurs reprises.
01:35Vous êtes très très nombreux à réagir, avoir eu ces mauvaises expériences là encore, vous nous appelez au 3210.
01:42Et puis dans un registre plus léger, on parlera de la folie des parcs d'attraction, 70 millions de visiteurs
01:47l'an dernier, c'est énorme.
01:48Je disais tout à l'heure qu'il y a 40 ans, il n'y avait que 3 millions de
01:51fans.
01:52Bon, pour cause il y avait peu de parcs d'attraction.
01:54Mais en tout cas, pourquoi vous les aimez tant ? Pourquoi vous y allez si souvent ? Est-ce que
01:57vous y allez si souvent ? Quel est votre préféré ?
01:59Là encore, un petit message sur l'application RTL où vous nous appelez au 3210, la météo.
02:05Météo avec vous, Anthony Cazvarek. Alors on a une France coupée en deux.
02:08Exactement, dans le sens ouest-est, on a une perturbation qui est arrivée ce matin sur la Bretagne, la Normandie
02:13avec beaucoup de nuages, quelques pluies.
02:15Les nuages s'infiltrent aussi jusqu'en Ile-de-France, jusqu'au Haut-de-France et jusqu'au Sud-Ouest
02:19là ce midi.
02:20Et ces pluies très faibles qui durent une heure, une heure et demie maximum.
02:23On va les retrouver en cours d'après-midi entre le Nord-Pas-de-Calais, la région parisienne, le centre
02:28Val-de-Loire et une partie de la Nouvelle-Aquitaine.
02:30Ça, ça veut dire que plus à l'est, entre le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté, l'Auvergne-Rhône
02:35-Alpes, tout le pourtour méditerranéen, les Pyrénées et la Corse,
02:38vous allez conserver un temps sec, un temps souvent très ensoleillé, un petit voile nuageux sur le quart nord-est
02:44quand même.
02:44Et puis quelques entrées maritimes, c'est-à-dire des nuages apportés par le vent marin vers le Languedoc-Roussillon
02:49ce midi.
02:50Et ces quelques nuages vont gagner au fil des heures la Côte d'Azur d'ici à ce soir.
02:54Mais donc ça restera quand même sec, agréable dans cette moitié est, avec des températures très très douces pour la
02:59saison.
03:0015 degrés de minimum pour Brest et pour Cherbourg, 24 de maximum à Clermont-Ferrand, à Toulouse et à Montauban.
03:06On peut presque parler de chaleur par endroits.
03:0822 à Marseille et à Bordeaux, 21 à Lyon, à Nice et à Mulhouse.
03:1220 degrés pour Grenoble et Avignon et 17 pour Paris, Lille et Nantes.
03:15Et les températures qui vont à nouveau baisser ces prochains jours.
03:18Voilà, en fait on va récupérer un flux d'est, donc un vent continental, donc beaucoup plus frais, mais aussi
03:22très sec, très ensoleillé.
03:24Pas de pluie en vue avant au moins 7 jours.
03:26Ce sera ensoleillé après la dissipation des brouillards matinaux parce que oui, on est quand même en automne.
03:31Bon, beau et frais, temps frais.
03:32C'est ça, exactement.
03:33Moi j'aime bien ce temps-là.
03:3413h04, bientôt sur RTL.
03:35Merci Anthony.
03:38Jusqu'à 14h.
03:40Les auditeurs ont la parole.
03:42Amandine Bégaud sur RTL.
03:45Et pour commencer, on va parler donc de ces dates de la présidentielle.
03:50Pour l'instant, le second tour est prévu le 2 mai, mais certains aimeraient bien l'avancer.
03:54Organiser un second tour à lendemain 1er mai, si c'est pour revivre ce qu'on a connu, notamment le
03:5817 octobre.
03:59Ça n'est pas possible, ça c'est ce que dit notamment Bruno Retailleau, le patron et candidat des Républicains.
04:05Victor, vous avez un petit message pour nous ?
04:06Oui, un message de Marie à Romorantin qui nous écrit sur l'application RTL.
04:10Et elle est contre la demande de Bruno Retailleau, car elle dit que ce serait donner raison aux casseurs
04:14et remettre en question la démocratie dans ce pays.
04:17Merci beaucoup Victor, vous continuez bien sûr à réagir.
04:19Sur l'application RTL, un message vocal ou écrit, c'est gratuit, sinon vous nous appelez au 3210.
04:25Bonjour Bruno.
04:26Oui, bonjour Amandine, bonjour à tous.
04:28Vous allez bien ?
04:29Oui Bruno, va bien, t'en pleines, on pleine elle aussi.
04:32Bon, alors c'est magnifique.
04:33Au second tour, on change les dates ou pas ?
04:35Non, allez, il faut voir comment ça va se passer, parce qu'en fait, il y a un gros souci,
04:43c'est que déjà les sondages donnent Marine Le Pen au second tour, et ça, ça fait mal.
04:51Et de l'autre côté, il y en a qui ont dit, si jamais elle est présente, c'est l
04:55'insurrection qui elle passe.
04:57Donc déjà, on a mis en scène le scénario probable qui pourrait bien se produire.
05:05On ne l'a pas mis en scène, pardon Bruno, les sondages, ça donne un instant T.
05:09Oui.
05:10Après, effectivement, je relisais encore ce matin sur les réseaux sociaux, qu'à l'automne, par exemple,
05:17si on compare aux précédentes élections présidentielles, c'était Dominique Strauss-Kahn, par exemple,
05:24qui était élu pour, de mémoire, 2007, je pense, sans dire de bêtises.
05:29Bon, voilà, donc voilà, la saison des sondages à l'an de santé, il n'y a pas de mise
05:32en scène, Bruno, quand même.
05:33Non, quand même. Mais bon, il faut quand même prévoir. Mais changer les dates ne change rien aux soucis.
05:39Si jamais la solution, telle que je viens d'évoquer, se présente, il va falloir y faire face.
05:45Quelles que soient les dates avancées, quelles que soient les dates reculées, le tout, c'est de prévoir que les
05:52Français retrouvent une grande unité.
05:54C'est ça qu'il faut.
05:55Bien sûr. Mais ce que veut dire Bruno Retailleau, en fait, c'est que le 1er mai, traditionnellement,
06:00c'est une journée de manifestation avec de très nombreux syndicats, une partie de la gauche.
06:05Bien sûr.
06:05Il s'inquiète qu'on bordélise, c'est ce qu'il dit, le second tour.
06:11Tout à fait. Alors, c'était le texte de revendication de tous les syndicats qui, à l'époque, bien avant
06:18plusieurs décennies,
06:19remettaient des doléances aux maires des grandes communes.
06:22Aujourd'hui, on ne met plus de doléances en manifeste et ça peut déborder.
06:26Mais c'est vrai que le risque du lendemain peut laisser des traces et dire aux gens,
06:32attention, n'y allez pas, on ne va pas voter, on fait si fâché.
06:35Mais on fait quoi alors, Bruno ? On avance ou pas ?
06:38Non, on sécurise.
06:39On continue à garder la confiance qu'on peut avoir à l'égard de certains élus.
06:46Pas tous. Je dis bien certains, parce que malheureusement, on ne peut pas tout...
06:52Voilà. Donc, c'est difficile, mais il faut assurer la sécurité.
06:58Nos bureaux de vote ne doivent pas être débordés.
07:00Et surtout, éviter les débordements dans les villes après l'annonce des premiers résultats le soir du premier tour.
07:10Et c'est toi qui va être déterminant.
07:12Mais oui, sauf qu'une fois qu'on aura voté pour le premier tour, on ne pourra pas décoller le
07:15second.
07:16Bruno, restez avec nous. On est avec Arnaud. Bonjour Arnaud.
07:19Bonjour Amandine et bonjour à Bruno.
07:21Pas favorable non plus pour avancer la présidentielle ?
07:25Non, non, je ne suis pas favorable.
07:27Alors déjà, ce qui me désole, moi je suis un électeur de droite,
07:30ça me désole d'entendre Bruno Retailleau parler de ça.
07:34Il y a tellement de problèmes à régler ou tellement de propositions à faire
07:37que j'aimerais qu'on entende plutôt Bruno Retailleau sur des sujets économiques
07:40ou sur des sujets qui fassent rêver demain les Français.
07:44Je trouve ça un peu futile.
07:47Je rejoindrai Bruno sur une chose, c'est que...
07:49Alors, bien sûr, ce ne sont que des sondages,
07:52mais je pense qu'après le premier tour de l'élection présidentielle,
07:55on risque d'avoir des grèves dès même le soir du premier tour.
08:00Donc après, qu'il y ait le premier noeud ou pas le premier mai,
08:02à mon sens, ça ne va pas changer fondamentalement.
08:05Mais vous, vous attendez un entre-deux-tours musclé ?
08:09Écoutez, moi...
08:10Ça vous inquiète ?
08:11Oui, ça m'inquiète.
08:12Quand j'écoute les médias aujourd'hui,
08:13que ce soit radio, télévisée ou télévision, pardon,
08:17sur la grève actuelle, je ne vois que de la radicalité.
08:20Je vois des jeunes qui sont soit des marxistes ou soit des léphistes
08:24qui ne s'écoutent pas les uns et les autres.
08:27Je trouve qu'on est déjà dans un moment de radicalité,
08:33de non-écoute, de violence verbale
08:36qui peuvent déboucher sur de la violence autre que verbale.
08:39Donc j'imagine que l'élection présidentielle...
08:41J'ai l'impression déjà qu'on est déjà en élection présidentielle, en fait.
08:43On est déjà en campagne, et en campagne, mais de manière très radicale.
08:47Donc oui, ça m'effraie.
08:49Ça m'effraie parce que j'ai vu depuis quelques années,
08:54une bonne dizaine d'années, même quand j'interviens à la radio,
08:57une radicalité envers auditeurs, on ne s'écoute plus.
09:03On peut être pas d'accord, on peut trouver des petits dénominateurs communs,
09:07mais je trouve que maintenant les propos sont radicaux.
09:09C'est blanc ou noir.
09:11Dans les auditeurs ont la parole, je dois vous dire
09:13que je suis chaque jour étonnée à chacun de votre écoute.
09:17C'est-à-dire que globalement, vous vous écoutez les uns des autres,
09:20même si vous n'êtes pas trop d'accord.
09:22Alors que je suis assez d'accord avec vous,
09:23dans la vie en général, tout est beaucoup plus clivé que ça ne l'était.
09:28Et hier, effectivement, on évoquait notamment la question du racisme.
09:32Et c'est vrai que chacun d'entre nous, dans notre quotidien,
09:35aujourd'hui, on la sent, cette confrontation.
09:37Arnaud, vous avez commencé en disant
09:39« Je suis un électeur de droite ».
09:42Vous savez, vous, pour qui vous allez voter ?
09:45C'est très, très compliqué.
09:48Je voterai probablement pour ma famille politique.
09:51Donc, j'aimerais bien que David Lysnard puisse être candidat.
09:57Bon, je sais que c'est Bruno Rotaillot qui est désigné par les Républicains,
10:00mais je suis plutôt un partisan de David Lysnard.
10:03Vous faites partie de ceux qui disent
10:04« Il faudrait que Rotaillot se désiste au profit de David Lysnard » ?
10:07Je fais partie de ceux-là, parce que je trouve que David Lysnard
10:10a un projet qui me semble plus efficace que Bruno Rotaillot.
10:15Mais bon, on verra.
10:16Moi, je suis orphelin, vous savez, électeur de droite depuis Nicolas Sarkozy.
10:20Je ne me reconnais plus dans mon parti.
10:24Je ne me reconnais plus dans les gens qui parlent de ce parti.
10:30Donc, c'est vrai que c'est compliqué.
10:32En tout cas, une chose est sûre, c'est que je sais pour qui je ne voterai jamais de ma
10:35vie.
10:35Je ne voterai jamais pour Jean-Luc Mélenchon,
10:37quelle que soit la candidate ou le candidat qui fera au deuxième tour.
10:41Parce que je trouve qu'aujourd'hui, la France insoumise n'est pas un parti classique.
10:46C'est un parti révolutionnaire.
10:48Donc, ça veut dire que vous pourriez voter, en revanche, pour Marine Le Pen ?
10:50Je n'aurai aucun état d'âme à voter Marine Le Pen au deuxième tour
10:53si Jean-Luc Mélenchon se présente et est en face de Marine Le Pen.
10:57Parce que moi, c'est tout sauf Mélenchon.
10:59Ce sont des gens d'une radicalité insupportable.
11:02Bon, ça, ça sera l'occasion d'autres débats.
11:05Je pense qu'on va y revenir très souvent d'ici au mois d'avril et ce premier tour.
11:11Le premier tour, je vous le rappelle, 18 avril 2027.
11:14Second tour, le 2 mai.
11:15Est-ce qu'on change ou pas la date ?
11:16On va continuer à en débattre dans un instant.
11:18A tout de suite.
11:20Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
11:2350 centimes la minute.
11:26Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
11:30Moi, je pense que ce serait très bien que Macron parte plus tôt.
11:34Donc, les élections soient avancées.
11:36En vacances ou pas, on peut voter.
11:38On fait des procurations, ça suffit.
11:40Et de toute façon, il est tellement détesté maintenant que s'il annonçait ça, admettons, ce week-end,
11:47ça apaiserait déjà énormément le pays.
11:49Le message d'Isabelle qui réagit à ce débat, est-ce qu'il faut ou non avancer la présidentielle ?
11:53Alors, Isabelle, petite précision.
11:55Quoi qu'il arrive, quelles que soient les dates de cette élection présidentielle,
11:59Emmanuel Macron reste président de la République jusqu'au 13 mai minuit.
12:03C'est la règle, la constitution, c'est là où s'arrête son mandat.
12:06Donc, à moins d'une démission, mais qui est totalement inenvisagée, en tout cas en l'état.
12:12Même si la présidentielle était avancée, même si elle avait lieu dimanche prochain,
12:15il resterait président jusqu'au 13 mai minuit.
12:21Yvan, bonjour.
12:22Oui, bonjour Amandine.
12:24Vous nous appelez de Cholet.
12:25Tout à fait.
12:26Bon, vous vous dites, il faut absolument avancer la date de l'élection.
12:30Oui, alors, on a deux situations qui s'offrent à nous aujourd'hui,
12:36mais qui est encadré par la constitution.
12:40Nous sommes encore en mesure d'avancer les élections.
12:44avec le deuxième tour au mois d'avril, le 25 avril.
12:50C'est la date limite du deuxième tour, si on avance les élections.
12:53Mais on peut les faire en mars aussi, rien ne l'interdit.
12:56Si on décide, enfin, je vous dis juste, la date limite, c'est effectivement début mai,
13:02mais on peut imaginer, pourquoi pas, un premier et un second tour en mars.
13:06Tout à fait, mais surtout le gros problème de maintenir les élections
13:13comme prévu avec un deuxième tour le 2 mai,
13:17on risque deux choses.
13:20Là, sur la base légale de l'article 48-2 du code électoral,
13:27c'est l'interdiction de diffuser un élément nouveau de polémique électorale.
13:32Et là, avec les manifestations du 1er mai,
13:37avec les syndicats qui sont en principe apolitiques.
13:41Mais quand on voit la CGT qui a manifesté à Orléans ce week-end,
13:47on sait très bien que les syndicats sont politisés.
13:50Donc contre le Rassemblement National, la manifestation d'Orléans.
13:53Tout à fait.
13:55Et donc, on doit les 24 heures,
14:00donc à partir du 30 mai...
14:06Non, pardon, du 30 avril.
14:07Du 30 avril minuit.
14:08Effectivement, normalement, il y a neutralité,
14:10enfin, on ne doit plus avoir aucune expression politique
14:13à partir du vendredi soir, donc 30 avril minuit.
14:17Voilà.
14:17Donc le 1er mai, s'il y a les manifestations...
14:23Forcément, il va y avoir des slogans politiques,
14:26donc la neutralité disparaît.
14:29Dans ce cas, tous ceux qui auront propagé des slogans politiques
14:35peuvent être condamnés à 15 000 euros d'amende.
14:38Et les médias n'auront pas le droit de les diffuser ?
14:40Les médias n'auront.
14:41Si ça va être un exercice acrobatique,
14:43s'il faut couvrir des manifs sans diffuser de messages politiques,
14:45ça va être compliqué.
14:45On est bien d'accord.
14:47Et vous ne pourrez même pas diffuser,
14:50ne serait-ce que les images, même sans le son.
14:52Et il y a un risque d'annulation de l'élection.
14:57Donc vous, vous dites qu'il vaut mieux avancer,
14:58au moins on sera tranquille.
15:00Tout à fait.
15:00Et ensuite, si jamais,
15:03puisque c'est ce qui se présage actuellement,
15:06Marine Le Pen est au second tour,
15:09le 17 octobre, ce qu'on a vécu,
15:12ça va être puissance 1000.
15:15Vous le pensez même après un vote ?
15:17Pardon Yvan,
15:18on peut se dire qu'après un premier tour,
15:21ce sont les Français qui se seront exprimés.
15:23Vous pensez que même après un vote,
15:25il peut y avoir de telles manifestations,
15:26de tels dégâts, violences ?
15:28Je vous renvoie aux paroles de Mme Mathilde Panot,
15:33qui a dit que si jamais Marine Le Pen était élue,
15:37donc déjà au second tour,
15:40il y aurait l'insurrection.
15:42C'est l'appel à la révolte.
15:47Donc là, on va droit dans le mur.
15:49Et ce qui m'inquiète le plus,
15:51c'est que le gouvernement actuel,
15:54et M. Macron à sa tête,
15:57n'ont pas réfléchi à ce genre de conséquences
16:02en réfléchissant aux dates de l'élection.
16:04Oui, alors après, il y a quelques mois,
16:07personne ne pouvait, j'ose espérer,
16:09imaginer ce qu'on a connu le 17 octobre, Yvan.
16:12Mais encore une fois,
16:13les décrets n'ont pas été pris,
16:14donc ça pourrait bouger.
16:16Restez avec nous,
16:17je voudrais qu'on accueille Olivier.
16:18Bonjour Olivier.
16:19Bonjour Amandine,
16:20bonjour à tous les auditeurs.
16:21Vous aussi, vous dites,
16:22oui, il faut avancer.
16:23Moi, je serais même plus pour le coup,
16:25l'expression qui dit renverser la table.
16:27Là, je suis pour renverser la table.
16:28Moi, je suis pour quasiment une autre période de vote.
16:32Parce que là, quand on regarde bien,
16:34on est théoriquement,
16:35maintenant, on n'est pas au quinquennat.
16:37Je vous explique en deux mots.
16:40On vote pour une personne,
16:41donc mai-juin.
16:42Après, vous avez théoriquement les députés.
16:44Après, vous avez les vacances.
16:45Après, vous avez la rentrée.
16:47Donc, vous avez les mouvements sociaux.
16:48C'est-à-dire que votre quinquennat,
16:49il est déjà amputé
16:50d'au moins six mois la première année.
16:53On voit bien que maintenant,
16:55économiquement,
16:55on est en roue libre économiquement
16:57depuis au moins un an.
16:58On a un président,
17:00il est en train de percer les nuages.
17:03Donc, moi, je serais pour un système
17:04où un vote de citoyen en fin d'année,
17:08octobre-novembre,
17:09avec une prise de poste
17:12de l'équipe gagnante au mois de janvier,
17:14de façon à mettre en place
17:19directement le nouveau programme
17:21pour qu'on ne perde pas de temps.
17:23Parce que là, en fait,
17:23on est en train de perdre un temps monstre.
17:26Et donc, un système comme ça se passe aux Etats-Unis.
17:28C'est comme ça.
17:29Au niveau des dates, j'entends bien.
17:32Oui, bien sûr.
17:33Mais ce n'est pas idiot ce que vous dites.
17:35Parce que le mois de mai,
17:36c'est toujours la galère avec les ponts,
17:38les vacances, etc.
17:39Et effectivement, après arrive les vacances d'été.
17:42Moi, ce que je vois,
17:43c'est partir sur un réel quinquennat
17:46avec vraiment...
17:48Pendant, je veux dire,
17:49pendant les années d'opposition,
17:52l'opposition travaille vraiment
17:53sur des vrais sujets,
17:54des vraies propositions.
17:56Parce qu'on voit bien
17:57quelle que soit l'opposition à tout niveau.
17:59À chaque élection, c'est pareil.
18:00On est toujours sur du réchauffé,
18:02du réchauffé, du réchauffé.
18:03En fait, il faut repartir d'une feuille blanche.
18:06Voilà.
18:06Il faut changer les institutions, je pense.
18:08Mais moi, personnellement,
18:10si j'avais la possibilité de faire ça,
18:11parce que si c'est pour partir sur un quinquennat
18:13et puis, au bout du compte,
18:15avoir une équipe dans le meilleur des mondes
18:17qui va gérer le pays pendant trois ans,
18:20trois ans et demi,
18:21c'est plus un quinquennat.
18:23Voilà.
18:25Il faudrait que Victor regarde
18:26depuis quand on vote en avril-mai.
18:29Si ça a toujours été le cas ou pas,
18:30il va regarder ça d'ici la fin de l'émission.
18:34Bon, merci beaucoup, Olivier,
18:35en tout cas, pour cette proposition.
18:38Elodie est avec nous en studio.
18:39Bonjour, Elodie.
18:40Bonjour, Elodie.
18:41Fidèle auditrice,
18:42vous êtes infirmière intérimaire,
18:43vous travaillez en Suisse.
18:45Alors, vous êtes venue en famille.
18:46Alors ça, moi, j'adore.
18:48Les auditeurs, sachez-le,
18:49vous êtes toujours le bienvenu ici,
18:50dans les locaux d'Hertel.
18:51Vous voyez ça avec Victor qui gère.
18:53Mais si vous êtes de passage à Paris,
18:55venez nous faire un petit coucou.
18:56Vous êtes venue avec vos deux enfants,
18:57Elodie, Lorenzo et William,
18:59et avec vos parents, Hervé et Corinne,
19:01qui habitent en région parisienne.
19:04Je vais vous faire réagir les uns et les autres
19:05sur nos différents sujets.
19:07Mais Elodie, sur cette histoire
19:08de second tour de la présidentielle,
19:10ça vous inquiète, vous ou pas,
19:11qu'un second tour ait lieu
19:12au lendemain du 1er mai,
19:13après ce qu'on a vécu ?
19:14Alors moi, déjà, je trouvais que
19:15pour le premier tour,
19:17la date du 28 avril tombe
19:18sur les vacances scolaires.
19:19Donc déjà...
19:2018 avril, premier tour.
19:22Oui, il me semble bien.
19:23Enfin, ça tombe sur les vacances scolaires
19:24dans notre zone.
19:25Donc nous, on part en vacances le soir
19:27et avec mon mari,
19:28c'est un choix de voter.
19:29Enfin, on estime que c'est un devoir.
19:30Donc on a décalé notre départ en vacances
19:33pour voter, déjà.
19:34Donc ça, je trouve que déjà,
19:35comme c'est un devoir d'aller voter,
19:36je pense qu'on doit aller voter.
19:38Vous auriez pu faire une procuration ?
19:40Alors oui et non.
19:41Il faut avoir confiance dans la personne
19:43qui va vous donner la procuration.
19:44Vous voyez ce que je veux dire ?
19:45Et puis il faut donner,
19:46il faut dire qui vous voulez voter
19:48quand vous donnez une procuration.
19:49Donc c'est pas...
19:49Enfin, c'est un petit peu...
19:50C'est quand même de l'ordre
19:51de compte présidentiel.
19:52Quand vous votez,
19:52vous êtes dans un isoloir.
19:54Donc là, c'est quand même particulier.
19:56La deuxième date,
19:58oui, m'inquiète un peu
19:59dans le sens où effectivement,
19:59c'est le lendemain du 1er mai
20:00et qu'effectivement,
20:01si on va, comme disait
20:02l'autodité représentant,
20:03il ne faudra pas donner
20:04de point de vue politique.
20:06Ça va être un petit peu compliqué,
20:07effectivement.
20:08À tenir, en effet.
20:10Bon, Elodie, vous restez avec nous.
20:11On va poursuivre nos échanges.
20:13On parlera notamment
20:14des parcs d'attractions tout à l'heure.
20:16Ils aiment les parcs d'attractions,
20:17vos enfants ?
20:17Ils adorent ça.
20:18C'est vrai ?
20:18Oui, ils adorent ça, oui.
20:20On les écoutera, Lorenzo et William,
20:24sur ces parcs d'attractions.
20:26Je lisais les chiffres.
20:2770 millions de visiteurs l'an dernier.
20:28C'est un carton.
20:30Et là, tout ça,
20:30ça fait partie des périodes
20:32où ils sont les plus fréquentés,
20:34notamment le parc Astérix.
20:3530 000 visiteurs par jour.
20:37Ça, on en parlera d'ici
20:38à la fin de l'émission.
20:39Et puis, dans un instant,
20:40on va revenir sur ce scandale
20:41qui éclabousse les pompes funèbres.
20:43Un établissement sur deux
20:44qui a été contrôlé
20:45par la répression des fraudes
20:47était en faute.
20:48Alors, si vous avez été victime
20:49justement de ces arnaques,
20:52de cette malveillance
20:53qui n'est peut-être pas forcément volontaire,
20:56eh bien, appelez-nous au 3210.
20:59On va en parler dans un tout petit instant.
21:00À tout de suite.
21:03Bonne journée sur RTL.
21:08RTL, votre radio.
21:1112h30, 14h.
21:13RTL midi, les auditeurs ont la parole.
21:15Avec Amandine Bégaud.
21:17Je m'avais facturé des porteurs de cercueil
21:19alors que les porteurs de cercueil,
21:21c'est moi qui les avais choisis.
21:23C'était des amis à moi et à mon épouse.
21:24Je leur ai signalé cette anomalie.
21:27Donc, évidemment,
21:28ils m'ont fait toutes leurs excuses.
21:29Mais je me suis permis de leur dire
21:31que dans ces moments-là
21:32qui sont un peu difficiles,
21:33c'est vrai que les gens
21:34n'ont pas toujours la tête à vérifier.
21:38Le message de Dominique
21:40qui réagit à ces chiffres.
21:42Un cartel vous révélait ce matin
21:43la moitié des pompes funèbres
21:44contrôlées par la répression des fraudes.
21:47Ces deux dernières années étaient en faute.
21:48Alors, soit ils ont facturé
21:50des prestations plusieurs fois,
21:55obligé les gens à prendre des options
21:57en leur présentant comme obligatoire.
21:58Alors, même que ce n'était que des options.
22:00Bref, tout un certain nombre de cas
22:03dans lesquels on vous pousse à dépenser plus.
22:06Et c'est vrai qu'on est tous, bien sûr,
22:08beaucoup plus vulnérables
22:09dans ces circonstances-là.
22:11Michel Kavenik, bonjour.
22:14Bonjour.
22:15Vous êtes le président
22:16de l'Association française
22:17d'informations funéraires.
22:18Et justement, ça fait des années et des années
22:20que vous essayez d'éviter
22:23que de tels drames ne surviennent,
22:26que ces personnes ne soient pas contraintes
22:28de payer beaucoup, beaucoup plus
22:29en offrant vos conseils.
22:31Je vous propose d'être notre expert aujourd'hui
22:34et d'échanger avec les auditeurs.
22:36Vous nous direz votre regard à chaque fois
22:39sur les expériences des uns et des autres.
22:41Peggy, d'abord.
22:42Bonjour, Peggy.
22:43Bonjour.
22:44Vous nous appelez d'où, Peggy ?
22:46D'à côté de Fontenelle-Comte.
22:48Excusez-moi, je suis élue.
22:49Je vous en prie.
22:50Vous avez, vous aussi, été confrontée
22:53à ces problèmes-là
22:55après le décès de votre maman.
22:56Oui, tout à fait.
22:58Donc, maman est décédée à Dunkerque
23:00en janvier de cette année,
23:02de manière assez soudaine.
23:04Et nous sommes originaires de la région L'Anjou,
23:07à côté d'Angers.
23:09Et puis, donc, à l'hôpital,
23:10elle avait demandé à être rapatriée,
23:12à revenir sur sa région.
23:14Voilà, parce qu'il y a toute la famille
23:16et puis la grand-mère.
23:17C'était important.
23:18Et donc, je me suis...
23:20J'ai contacté, pardon,
23:24le jour de son décès,
23:25une société de pompe funèbre
23:27pour faire rapatrier son corps.
23:29Et ils m'ont donc facturé
23:31600 euros de démarche
23:33et formalité longue distance,
23:34à savoir le certificat de décès.
23:39650 euros pour un certificat de décès ?
23:42Tout à fait.
23:43Et donc, quand...
23:44C'est combien, normalement ?
23:46Ça tourne à peu près 120, 150 euros.
23:49Parce que quand je suis arrivée,
23:50donc, le lendemain,
23:51parce que le corps a été rapatrié
23:53au service de pompe funèbre
23:55qui prenait en charge maman,
23:59ils étaient très surpris du tarif.
24:01Ils m'ont dit que, généralement,
24:02ils facturaient ça entre 120 et 150 euros.
24:06Surtout qu'en fait,
24:08j'ai appris ce jour-là
24:09qu'ils faisaient partie du même groupe.
24:10Donc, en fait, tout est...
24:11En fait, voilà,
24:13les groupes sont ensemble
24:15de pompes funèbres.
24:16Donc, ils ont tous un petit peu aussi
24:17le monopole, on va dire, tarifaire.
24:21Vous avez fait une réclamation, Péguy ?
24:23Oui, j'ai fait une réclamation
24:24le jour même
24:26quand j'ai eu le nouveau devis, en fait,
24:28pour la cérémonie en Anjou.
24:31Et, en fait, ils ne pouvaient rien faire.
24:35Michel Kavnik, vous entendez témoignage
24:37de Péguy, un certificat d'essai
24:39à 600 ou 650 euros.
24:41C'est de la bulle, hein ?
24:43Tout à fait.
24:44Généralement, les démarches et formalités
24:46pour une société de pompe funèbre
24:48sont facturées entre 100 et 150 euros.
24:52Et dans ces cas-là,
24:54il faut surtout se demander des précisions,
24:56étant donné que ces démarches et formalités
24:58à une centaine d'euros
24:59consistent à se mettre en rapport avec la mairie,
25:03contacter les différents organismes,
25:05éventuellement accompagner en cimetière
25:07les familles.
25:09Donc, 600 euros, c'est tout à fait un abus.
25:12Ce que recommande l'association,
25:14en sachant que quand il y a un décès,
25:15c'est qu'il n'y a plus aucune urgence.
25:18Il faut surtout obtenir
25:20des devis d'entreprise très différents.
25:22Les prix sont lits.
25:23Sauf que, Michel Kavnik,
25:25quand on est confronté à un décès,
25:29d'abord, on n'est pas forcément préparé.
25:31Et puis, on se dit qu'il faut faire vite.
25:34On a, sincèrement, je pense,
25:35pour beaucoup, en tout cas,
25:36tous envie de passer à autre chose
25:39et donc de faire ces formalités
25:40le plus rapidement possible.
25:43Ce que vous dites aux auditeurs,
25:44c'est vraiment de prendre le temps.
25:45Mais ça veut dire quoi, prendre le temps ?
25:47L'urgence est une stratégie
25:50des sociétés commerciales de pompes funèbres.
25:52La loi stipule qu'une inhumation au cimetière
25:55ou une crémation doit être effectuée
25:57dans les 14 jours calendaires
25:59qui suivent le décès.
26:00Donc, il y a tout à fait le temps
26:02d'avoir de plusieurs entreprises
26:05des devis,
26:06en sachant que les prix sont totalement libres
26:10pour les sociétés de pompes funèbres,
26:11peuvent varier du simple au double
26:13pour des prestations des produits équivalents.
26:14Donc, on en consulte combien ?
26:16Deux, trois ?
26:17Deux, trois, quatre.
26:19En sachant qu'il y a, même,
26:21en allant sur le site Internet
26:22de notre association,
26:24il y a des questions très simples
26:25à poser par téléphone
26:26avant de vous déplacer
26:27à deux, trois, quatre entreprises différentes.
26:30Si une quelconque entreprise Renac
26:32ne veut pas y répondre immédiatement,
26:34nous conseillons de raccrocher.
26:38Peggy, vous entendez le conseil ?
26:40C'est vrai que faire trois, quatre pompes funèbres ?
26:43Oui.
26:44Alors, moi, la difficulté est que
26:46maman est décédée sur Dunkerque.
26:48Bon, elle résidait sur Dunkerque.
26:50Il y avait une urgence dans le sens
26:52où il fallait que je transporte le corps,
26:54on m'a dit, à l'hôpital, rapidement.
26:57Donc, il fallait que je prenne mes dispositions,
26:59limite, dans les cinq ou six heures.
27:01Je n'avais pas de véhicule sur place.
27:03J'étais montée en train,
27:05enfin, avec mes tantes,
27:07qui étaient reparties entre-temps.
27:09Donc, moi, j'ai tout fait un petit peu,
27:11on va dire, dans l'urgence
27:11et avec une totale confiance.
27:15Ben non, mais on n'imagine pas non plus
27:16que des gens profitent de nous
27:17dans ces circonstances-là.
27:19Tout à fait.
27:19En tout cas, merci beaucoup, Peggy,
27:21pour votre témoignage.
27:21Mathias Cathy, bonjour.
27:23Bonjour.
27:24Vous aussi, vous avez été confrontée
27:26à ce genre de choses.
27:27Racontez-nous.
27:28Alors, évidemment, c'est beaucoup moins grave
27:30que les parents qui ont perdu leur fille de 35 ans.
27:32Nous avions perdu notre mère, avec ma sœur.
27:35Et lorsque nous nous sommes présentés,
27:37on nous a annoncé différents frais.
27:40Et au milieu, on nous a dit,
27:42avec sa corpulence, en parlant donc de notre mère.
27:46Avec sa corpulence, on va vous compter
27:48un surplus de 280 euros.
27:50Sauf que votre maman pesait combien ?
27:5354 kilos.
27:54Non, mais c'est n'importe quoi.
27:55Donc, dans la nuit, si vous voulez,
27:56mais sur le coup, vous voyez,
27:57bon, pourtant, on était deux.
27:59Et puis, c'est dans la nuit,
28:00à une heure du matin, je dis à ma sœur,
28:01évidemment, on ne dormait pas le soir.
28:03Je dis à ma sœur, mais 54 kilos
28:06avec sa corpulence, alors s'ils ne peuvent pas,
28:08si les pompes lunettes ne sont pas capables
28:10d'enterrer quelqu'un qui pèse 54 kilos
28:12sans demander un surplus,
28:14c'est un surplus pour tout le monde.
28:15Donc, je dis à tous les coups,
28:16ils se sont trompés de corps.
28:18Ah oui.
28:18Ah oui, vous n'aviez même pas pensé à mal,
28:20c'est-à-dire que vous vous êtes dit
28:21c'était une erreur de...
28:21Ah ben non, pas du tout.
28:23Oui, oui, oui.
28:24Moi, j'ai pensé,
28:25ils se trompent avec un autre corps.
28:27Et alors, quand vous leur avez dit...
28:28Alors, soit ils se sont trompés,
28:30comment dire, de façon...
28:33Comment dit-on déjà ?
28:34De façon...
28:35Délibérée.
28:36Virtuelle.
28:36Oui.
28:37Soit réellement, le corps,
28:38ce n'est pas le corps de notre mère
28:39qui est dans ce cercueil.
28:41Donc, il y avait un numéro,
28:42on pouvait appeler toute la nuit,
28:43mais bon, moi, j'ai pas voulu...
28:44On n'a pas voulu les déranger
28:45à une heure du matin.
28:46J'ai dit à ma sœur,
28:47ben, on appellera à six heures.
28:48Parce qu'on pense bien
28:50qu'il y a des gens qui font...
28:51Qui travaillent de nuit pour eux.
28:53Mais on ne va pas les réveiller
28:54à une heure du matin
28:54pour, de toute façon, quelque chose.
28:56Donc, à six heures du matin,
28:57on les appelle
28:58et le monsieur me dit,
29:00eh bien, venez voir le corps à sept heures.
29:03Donc, à sept heures, j'y vais.
29:04Et quand ils ont ouvert le cercueil,
29:07c'était bien ma mère
29:08avec 54 kilos.
29:09Donc, j'ai demandé au monsieur
29:10de me faire un mot.
29:11Il m'a dit,
29:11non, non, mais je vais téléphoner.
29:12Et nous, on n'a pas pensé
29:14que c'était une arnaque.
29:15C'est à plus tard,
29:16on s'est rendu compte
29:17que d'autres personnes comme nous...
29:19Mais vous l'avez payé,
29:19ce surpoir ?
29:20Non, non, mais bien sûr,
29:22on l'avait payé,
29:22mais ils nous ont remboursé.
29:23D'accord.
29:25Parce qu'évidemment,
29:25moi, je lui ai dit,
29:26écoutez, je veux un mot
29:27parce que nous voulons être remboursés.
29:28Et là, il m'a dit,
29:29oh, mais je vais appeler, je vais appeler.
29:30Il n'a même pas voulu
29:31mettre par écrit.
29:33Michel Kavnik,
29:34président de l'Association française
29:35d'information funéraire.
29:36Ça arrive souvent, ça ?
29:39Malheureusement, oui, cela arrive.
29:42Et ce qu'il faut,
29:42c'est que quand il y a un devis
29:45avec quelque chose
29:45qui n'est pas très clair,
29:47surtout ne jamais contre-signer
29:49ce devis qui devient
29:50un bon de commande et une facture,
29:52on ne peut pas revenir en arrière.
29:54Mais si vous avez signé,
29:55c'est fini ?
29:56C'est terminé, malheureusement.
30:00Je les ai menacés
30:01de les plainte, quoi.
30:04Mais donc, il ne faut rien signer
30:06tant qu'on n'a pas tout compris,
30:08que tout n'est pas très clair.
30:09Oui, oui, mais M. Harizon.
30:11Tout à fait.
30:12Et d'autre part,
30:13notre association permet
30:14à toute personne
30:15qui a obtenu un ou plusieurs devis
30:17d'appeler notre association.
30:20Nous ne désirons jamais connaître
30:21le nom de la société
30:22de bombes finables
30:23qui l'a remis.
30:24Mais par contre,
30:24on peut déterminer
30:25s'il n'y a pas d'erreur,
30:26de double facturation,
30:28de préabusif
30:28ou de prestations non obligatoires
30:30d'ajouter.
30:31Donc, on demande plusieurs devis,
30:33on peut l'envoyer
30:33à votre association
30:34et vous nous faites un retour
30:36à ce moment-là
30:37en nous conseillant
30:38sans la nommer
30:39puisque vous ne connaissez pas le nom
30:40l'entreprise des bombes finables.
30:42Même pas de l'envoyer,
30:44d'appeler notre association
30:46et par téléphone,
30:47donc c'est immédiat.
30:49Le numéro de téléphone,
30:50je dirais,
30:51et sur le site internet
30:53de notre association,
30:54il y a une permanence.
30:56Merci beaucoup Michel Cavnick,
30:57restez avec nous.
30:58Merci Cathy.
30:59En tout cas,
31:00voilà une association
31:00très utile.
31:02Oui,
31:03et pour le coup,
31:04effectivement,
31:05je ne savais même pas
31:05que ça existait.
31:06C'est Johanna Chabas
31:06qui nous a fait découvrir ça
31:08en publiant ses chiffres
31:10ce matin.
31:11Mais je ne pensais même pas
31:12sincèrement,
31:13je pensais bien
31:14qu'il pouvait y avoir
31:14quelques abus,
31:15mais je ne pensais pas
31:15que c'était de cette ampleur-là.
31:17Et quand je vois
31:17tous vos messages
31:18et vos témoignages
31:19aux uns et aux autres,
31:20on se dit
31:21que c'est un vrai business.
31:22À tout de suite sur RTL.
31:24Envoyez-nous vos messages
31:25sur l'application RTL
31:27ou appelez-nous
31:28au 3210.
31:2950 centimes la minute.
31:31Amandine Bégaud.
31:32RTL Midi,
31:33les auditeurs ont la parole.
31:35J'ai perdu mes parents
31:36en 2022,
31:37à trois mois d'intervalle,
31:39et chaque obsèque
31:40a coûté 12 000 euros
31:41avec à chaque fois
31:42un cercueil de 2 000 euros.
31:44Compte tenu de l'actualité,
31:45je me demande
31:46si je ne me suis pas fait arnaquer.
31:48J'ai enterré ma mère
31:49début septembre.
31:50Je suis en Bretagne
31:51et ma maman était en Lorraine.
31:53Les soins de conservation
31:54ici sont de 360 euros
31:56alors qu'en Lorraine,
31:58ils étaient de 550 euros.
32:00Je trouve la différence énorme.
32:02Nous sommes de confession musulmane,
32:04donc ce qui sert qu'il,
32:06c'est très basique.
32:07Il n'y a pas de choses en extra.
32:09Et pourtant,
32:09il me dit
32:10qu'il y a un montant
32:11de 700 euros
32:12qui n'est pas pris en charge
32:13par l'assurance.
32:14Et là,
32:14je lui demande donc
32:15la facture
32:16qu'ils ont envoyée
32:17à l'assurance.
32:18Et là,
32:19il me dit que non,
32:19il ne peut pas me donner
32:20cette facture-là.
32:21Quelques jours plus tard,
32:22il m'appelle
32:22pour me dire
32:23qu'on va trouver
32:24une solution.
32:25Donc,
32:25je pense qu'en fait,
32:26cette somme
32:26était juste une marge.
32:28Et je vous le disais,
32:29vous êtes très très nombreux
32:30à témoigner
32:31de ces arnaques,
32:32de ces fraudes
32:34que pratiquent
32:35un certain nombre
32:35de pompes funèbres.
32:36On vous révélait
32:37les chiffres ce matin.
32:38La moitié des pompes funèbres
32:40contrôlées par la répression
32:41des fraudes
32:41ces deux dernières années
32:42étaient en faute.
32:43Alors,
32:43ça peut être
32:44des prestations facturées
32:45plusieurs fois,
32:46des options
32:47faussement présentées
32:48comme obligatoires.
32:49On a entendu tout un tas
32:50d'exemples à l'instant
32:51avec Christophe,
32:52Ilham et Bertrand.
32:54Michel,
32:54bonjour.
32:57Michel ?
32:59Alors,
32:59Michel,
33:00vous nous entendez,
33:01Michel,
33:01ou pas ?
33:02Oui,
33:03je vous entends très bien.
33:04Ah,
33:05bonjour.
33:07Non,
33:07alors,
33:07oui,
33:08Michel Kavenik,
33:09mais je cherchais
33:10une auditrice,
33:11normalement,
33:12Michel,
33:12mais Michel Kavenik,
33:13vous êtes toujours avec nous,
33:14président de l'Association
33:15française d'information funéraire.
33:17En attendant,
33:17l'autre Michel,
33:18on va accueillir Christine.
33:19Bonjour,
33:20Christine.
33:22Christine,
33:23est-ce qu'on peut ouvrir ?
33:24Non,
33:25le micro de Christine,
33:25c'est en haut,
33:26voilà.
33:26Christine ?
33:27Oui,
33:28bonjour,
33:29pardon.
33:30Votre micro n'était pas ouvert.
33:31Vous avez,
33:32vous aussi,
33:33été victime de tout ça,
33:35racontez-nous.
33:37Alors,
33:37notre mère est décédée
33:39en janvier 2025,
33:41donc j'ai une sœur
33:43et nous avons chacune
33:44deux enfants,
33:45deux garçons
33:46dans la trentaine.
33:47Et donc,
33:48nous sommes allés
33:49dans l'entreprise
33:50pour une funèbre
33:51la plus proche
33:51et nous étions
33:53à peine assises
33:54que la personne
33:55en face de nous
33:55nous demandait
33:56de signer un papier.
33:57Donc,
33:58moi,
33:58j'ai dit
33:59je ne signe rien
34:00tant que je n'ai pas
34:00un devis
34:02détaillé.
34:02Bon,
34:02déjà,
34:03j'ai senti
34:03qu'elle était
34:05un peu surprise
34:05et ça m'a rendue
34:07un peu méfiante.
34:08Et ensuite,
34:09pour les prestations,
34:11donc,
34:11elle prévoyait
34:12six personnes
34:13pour porter
34:15le cercueil
34:15de notre mère
34:17qui devait peser
34:18pas plus
34:18qu'un petit oiseau
34:19quand elle est décédée,
34:21alors que
34:22pour nos enfants,
34:23c'était très important,
34:24ils voulaient porter
34:26le cercueil
34:26de leur grand-mère.
34:28et donc,
34:30on nous a dit
34:31que ça n'était
34:33pas possible,
34:34qu'il fallait
34:34au minimum
34:35valer six personnes
34:36et que ça n'était
34:36pas possible.
34:37Bon,
34:38on a pris
34:38le devis
34:39qui était
34:39de plus
34:40de 5 000 euros
34:41et nous sommes
34:42allés voir
34:42une autre entreprise
34:43à l'humour
34:47recommandée
34:47par un ami
34:48qui lui aussi
34:48avait dû
34:49organiser des obsèques.
34:50Et là,
34:51on nous a dit
34:51que pour porter
34:53le cercueil
34:54avec quatre jeunes
34:55en pleine forme,
34:57il n'y avait
34:58aucun problème
34:59qu'ils nous expliqueraient
35:01évidemment
35:02à quoi il fallait
35:03faire attention,
35:04dans quel sens,
35:06enfin bref,
35:07comment porter
35:07le cercueil.
35:08Et donc,
35:09nous avons eu
35:10un devis
35:10qui était
35:11de plus de 1 000 euros
35:13inférieur au premier
35:14et nous avons
35:15fait affaire
35:17avec cette entreprise.
35:18Vous avez eu
35:18le bon réflexe,
35:19Christine,
35:20de comparer
35:21et surtout
35:21de ne rien signer
35:22à votre arrivée.
35:24Ce sont les conseils
35:24que nous donnait
35:25tout à l'heure
35:26Michel Kavnik
35:27de l'association.
35:29Et c'est la première chose
35:30qu'on nous a demandé,
35:31c'est de signer un papier.
35:33Mais ça vous a mis en colère,
35:34j'imagine, Christine,
35:35de voir ça.
35:35Ah oui.
35:36Oui, parce que,
35:37comme disait
35:37M. le Président,
35:39je pense que
35:40les reprises jouent
35:42sur le désarroi
35:43des proches,
35:46sur l'urgence,
35:47parce qu'effectivement,
35:48on se dit
35:49qu'il faut que les choses
35:50soient faites rapidement
35:51et puis aussi,
35:52évidemment,
35:53sur le fait que
35:53ce ne sont pas
35:54des choses,
35:55des situations
35:56auxquelles on est
35:57confrontés
36:00fréquemment
36:01et donc,
36:01on ne prend peut-être
36:03pas la peine
36:03de se renseigner
36:04et de faire jouer
36:05la concurrence.
36:07Merci beaucoup,
36:08Christine,
36:08pour votre témoignage.
36:09Michel,
36:10bonjour.
36:11Bonjour.
36:12On vous a retrouvé.
36:14Non,
36:14Michel,
36:15l'auditrice.
36:18Michel,
36:18vous avez eu,
36:19Michel,
36:19à traverser
36:20une épreuve
36:21extrêmement douloureuse
36:22puisque c'était
36:24l'enterrement
36:24de votre petit-fils.
36:26Tout à fait,
36:27oui.
36:27Décédé à l'âge
36:28de neuf mois,
36:29c'est ça ?
36:30Oui,
36:30oui,
36:30oui.
36:31Qu'est-ce qui s'est passé
36:32quand vous êtes allée
36:33aux pompes funèbres ?
36:35Il y a maintenant
36:3714 ans de cela.
36:39On habitait
36:40dans un petit bourg.
36:43Tout le monde connaissait
36:44tout le monde,
36:44c'est-à-dire
36:45sur une île
36:46en Bretagne.
36:47Et on faisait
36:48entièrement confiance
36:49à cette personne
36:50qui tenait
36:51ses pompes funèbres.
36:52Donc,
36:53il nous a bien conseillé,
36:54qu'il avait bien
36:55préparé la cérémonie,
36:57rien à dire,
36:58mais qu'il nous a précisé
36:59qu'il fallait investir
37:00dans un monument
37:03en marbre,
37:05mais de taille
37:08d'adulte.
37:09Car il n'y avait
37:10plus de place
37:10dans le cimetière
37:13là où il y a
37:14le quartier
37:15des enfants.
37:16Donc,
37:17en fait,
37:17il nous a fait payer
37:18un monument
37:20certainement
37:21trois fois le prix
37:22que nécessaire.
37:25Et bien sûr,
37:26à ce moment-là,
37:27ça m'a chagrinée,
37:28mais ce n'était
37:29vraiment pas
37:29la prime de priorité.
37:32Mais cette histoire
37:33m'est toujours
37:33restée en tête.
37:35Autant de plus
37:36que mon grand-père,
37:36il était marbrillé,
37:38donc je connais
37:39un petit peu le métier.
37:41Et il y a vraiment
37:42une différence
37:43chez les uns
37:43et chez les autres.
37:46de mentalité
37:47et de compassion
37:49parce que là,
37:51je pense qu'on s'est
37:51vraiment fait avoir.
37:54Merci,
37:54Michel,
37:55pour ce témoignage.
37:57Catherine est également
37:57avec nous.
37:59Allô,
37:59bonjour.
38:00bonjour,
38:00Catherine.
38:01Vous,
38:01vous avez eu
38:02des soucis
38:03avec la taille
38:04du cercueil,
38:05c'est ça ?
38:05Oui,
38:06tout à fait.
38:06C'est-à-dire que
38:07comme une auditrice
38:09précédemment,
38:10à peine arrivée
38:11dans la société
38:13de pompe funèbre,
38:14on a été accueillis
38:15par une femme
38:16qui nous a dit
38:18vous connaissez la loi,
38:19donc on était
38:20avec mes cinq frères
38:21et soeurs
38:22et ma maman,
38:22donc on a dit
38:23ben non,
38:25ben voilà,
38:25on peut prendre
38:265 000 euros
38:27sur le compte
38:28du défunt,
38:29bon d'accord,
38:30mais je vous préviens,
38:32ça va forcément
38:33être beaucoup plus cher.
38:34bon,
38:35donc on s'installe
38:36et elle nous explique
38:38oui,
38:39vu la taille
38:40de votre papa,
38:41donc je sais pas,
38:43on se regarde
38:44et il mesurait
38:46combien votre papa ?
38:471,86 m
38:48et je connaissais
38:49très bien sa taille
38:49puisqu'il s'en vantait
38:50régulièrement
38:51et que je l'avais accompagné
38:53à une consultation médicale
38:54une semaine avant
38:55et il avait donné
38:56sa taille au médecin.
38:58Bon,
38:58c'était grand
38:58mais pas hors norme ?
38:59Non,
39:00non,
39:00pas hors norme,
39:01c'était grand
39:01et donc la dame,
39:04nous dit
39:05donc il faut
39:06un cercueil
39:06hors norme
39:07et donc je demande
39:09pourquoi
39:10mais vu la taille
39:11de votre papa,
39:12donc je précise
39:13qu'il mesurait
39:141,86 m
39:15ce à quoi
39:16elle me répond
39:16mais avec un aplomb
39:18qui nous a fait rire
39:19finalement
39:20ah non,
39:21non,
39:21non,
39:21moi j'ai 1,91 m
39:24donc je réponds
39:25et mes frères et soeurs aussi
39:26non,
39:27non,
39:27ce n'est pas possible
39:28notre papa
39:28mesurait 1,86 m
39:30ce à quoi
39:31elle me dit
39:31mais madame
39:32vous n'êtes pas
39:32sans ignorer
39:33qu'un mort se détend
39:35ah qu'il avait grandi
39:36en mourant
39:36voilà
39:37c'est ça
39:38ça fait beaucoup
39:39quand même
39:39oui,
39:40oui,
39:40non mais c'était
39:41enfin ça a été
39:42un cumul
39:43et du coup
39:44vous avez payé
39:44combien au final
39:45alors on a payé
39:469000 euros
39:50et ça a été à l'avenant
39:51ils se sont trompés
39:52de cimetières
39:53ils ont sorti du coup
39:54le cercueil très grand
39:55à la verticale
39:57ce qui a profondément
39:58choqué ma fille
39:59qui m'a dit
39:59mais ils ont fait du mal
40:01à papy
40:01ça a été l'horreur
40:04et on a bien évidemment
40:06enfin c'était les PFG
40:07je le précise
40:08parce que c'est quand même
40:09une enseigne reconnue
40:10oui mais après
40:12il y a la répression
40:13des fraudes
40:14pour ça
40:14effectivement
40:15vous avez sans doute
40:16des recours Catherine
40:17et on ne peut pas pointer
40:17une enseigne
40:18parce que j'imagine
40:19que c'est une agence
40:20dans laquelle
40:21il s'est passé ça
40:22oui oui
40:23non mais
40:24il ne s'agit pas
40:25de mettre en cause
40:27une enseigne
40:28dans toute sa globalité
40:30mais ce que vous nous racontez
40:31est complètement fou
40:32Catherine
40:32Michel Kavenig
40:33président de l'association
40:34française d'information funéraire
40:369000 euros
40:37ça me paraît énorme
40:39c'est une somme
40:40qui est extrêmement importante
40:42je ne comprends pas
40:43alors est-ce que
40:45et qu'est-ce qu'il y a
40:46donc de facturé
40:48combien coûte le cercueil
40:49est-ce que l'on a tout expliqué
40:51concernant le cercueil
40:52est-ce qu'il y a des porteurs
40:53concernant les porteurs
40:54je tiens à préciser
40:56que le personnel porteur
40:57n'est obligatoire
40:58que dans deux situations
41:00lors de la mise à la flamme
41:02donc au crématorium
41:03et lors de la descente
41:05du cercueil
41:08en tout cas
41:09ils peuvent porter
41:11le cercueil
41:12et naturellement
41:13il n'y a pas
41:14à mettre
41:146, 8
41:15ou 10 poignées
41:16à un cercueil
41:174 poignées
41:18sont largement suffisantes
41:20et un cercueil
41:21j'irais
41:21il y a d'obligation
41:23il doit y avoir
41:244 poignées
41:25un film d'étanchéité
41:26et une plaque d'identité
41:28c'est ce qui est
41:29imposé
41:30pour les cercueils
41:30un capitonnage
41:32n'est pas
41:33quelque chose
41:33d'obligatoire
41:34et j'ai une dernière question
41:35Michel Cavnick
41:36qui me vient
41:37en écoutant
41:37tous ces témoignages
41:38est-ce que
41:39de son vivant
41:40on peut
41:41tout organiser
41:42et payer
41:43ses obsèques
41:44pour que
41:45ses enfants
41:46ses proches
41:47n'aient pas à le faire
41:49alors il est tout à fait
41:50possible naturellement
41:51de régler par avance
41:52les obsèques
41:53il y a deux types
41:54de contrats qui existent
41:55soit c'est un capital
41:56mais en sachant
41:57qu'il a été démontré
41:59que ce capital
41:59n'est pas révalorisé
42:01donc de payer
42:024 000 euros
42:02peut-être dans 15 ans
42:03ou dans 20 ans
42:04ce sera toujours
42:054 000 euros
42:05mais en tous les cas
42:07il n'y a nulle obligation
42:08et il n'y a nulle garantie
42:11que ce capital
42:12soit suffisant
42:13au moment du décès
42:13un deuxième contrat
42:15est ce que l'on appelle
42:17un contrat
42:17de règlement
42:18d'obsèques
42:19à l'avance
42:20donc ce sont
42:21des prestations
42:23tout est bien décidé
42:24lors de l'entretien
42:25les produits
42:26les services
42:27les prestations
42:28il se devie
42:34alors on vous entend mal
42:35Michel Kavnik
42:36et ce type
42:39de contrat
42:40en précipant
42:41que quelle que soit
42:42la date du décès
42:43il y aura
42:44réalisation
42:45des obsèques
42:46sans qu'aucun surcoût
42:47ne puisse être demandé
42:48à qui que ce soit
42:49et ça vous le conseillez
42:50ou pas
42:50Michel Kavnik
42:52si on désire
42:54vraiment
42:55que ces obsèques
42:56soient pris en charge
42:57et que personne d'autre
42:58n'y participe
43:00et que ces volontés
43:02soient respectées
43:03bien sûr
43:03ce type de contrat
43:04est tout à fait
43:05tout à fait raisonnable
43:07Merci beaucoup
43:08en tout cas
43:08d'avoir été avec nous
43:10Michel Kavnik
43:10je rappelle le nom
43:11de votre association
43:12l'association française
43:13d'information funéraire
43:14et vous venez justement
43:15en aide
43:16vous conseiller
43:17tous ceux qui le souhaitent
43:19on a compris
43:19que c'était très simple
43:20soit on vous appelle
43:21soit on vous consulte
43:22via votre site internet
43:24mais effectivement
43:25la première règle
43:26c'est 1. ne pas signer
43:27et 2. comparer
43:28je sais que c'est difficile
43:29dans ces circonstances là
43:30on n'a pas envie
43:30de courir à gauche à droite
43:32mais visiblement
43:33ça peut vous permettre
43:341. d'éviter de vous faire arnaquer
43:36et 2. d'économiser
43:37une sacrée somme
43:39merci beaucoup Catherine
43:40encore pour votre témoignage
43:42posez une petite question
43:43à Victor tout à l'heure
43:44pour savoir depuis quand
43:45on votait
43:46au mois d'avril-mai
43:47Victor
43:48vous avez trouvé la réponse
43:49oui alors la première élection
43:50au suffrage universel direct
43:51s'est tenue en décembre 1965
43:53mais c'est depuis le décès
43:54de Georges Pombitou
43:55qu'on vote en avril-mai
43:57en France
43:57en effet Georges Pompitou
43:59meurt le 2 avril 1974
44:01Alain Power
44:01président du Sénat
44:03devient président par intérim
44:04et organise les élections
44:05qui se tiennent
44:06le 5 et 19 mai 1974
44:07oui parce qu'il y a un délai
44:08à respecter
44:09effectivement
44:10il faut que l'élection
44:10ait lieu proche
44:12effectivement du décès
44:14dans ces cas là
44:14et bien on a la réponse
44:15à notre question
44:16mais ça veut dire
44:16qu'avant on votait en décembre
44:17c'était peut-être
44:18beaucoup mieux
44:19comme le signalait tout à l'heure
44:20je crois Olivier
44:22dans un tout petit instant
44:23on va complètement changer de sujet
44:24prendre l'air
44:25puisqu'on va parler pas
44:26que d'attractions
44:27et puis à 14h
44:28comme chaque jour
44:29ce sera Jean-Alphonse Richard
44:31et l'heure du crime
44:32bonjour Jean-Alphonse
44:32bonjour Amandine
44:33et aujourd'hui
44:34on va dans un village
44:35des Corbières
44:36avec un crime
44:36tout aussi mystérieux
44:38que révoltant
44:39oui mystérieux
44:40parce que la victime
44:41âgée de tout juste 18 ans
44:42est retrouvée frappée
44:43à coups de couteau
44:44étouffée
44:44dans le cimetière
44:45du village d'Estagel
44:46et puis révoltant
44:48parce que Priscillia Gonzales
44:50avait un léger retard mental
44:51elle était vulnérable
44:52elle était fragile
44:53elle aurait suivi n'importe qui
44:55crime sexuel
44:56on a tenté de la violer
44:57les comportementalistes
44:59de la gendarmerie
45:00sont sûrs que c'est quelqu'un
45:01du coin qui a fait le coup
45:03et bien il ne se trompe pas
45:04vous allez voir
45:04qui a tué Priscillia Gonzales
45:07la morte dans le cimetière
45:0814h
45:09à tout à l'heure
45:10à tout à l'heure
45:10Jean-Alphonse
45:11avant cela on va sourire
45:13un peu
45:13les parcs d'attractions
45:1470 millions de visiteurs
45:16l'an dernier
45:16pourquoi vous aimez tant ça
45:18je vous attends
45:193210
45:19ou un message
45:20sur l'application RTL
45:21et puis dites nous aussi
45:22quel est votre parc d'attractions
45:23préféré
45:24à tout de suite
45:24tous les jours
45:25toute la journée
45:34c'est RTL
45:45Si vous voulez aller
45:46une fois à Disneyland Paris
45:48je suis sûre que vous
45:49reconnaîtrez cette chanson
45:51d'une célèbre attraction
45:52pourquoi on l'a mise ?
45:53parce qu'on va parler
45:53des parcs d'attractions
45:55c'est la période
45:55la plus chargée de l'année
45:56pour eux
45:57qui commence avec
45:58ces vacances scolaires
46:00les parcs d'attractions
46:00qui cartonnent
46:01dans notre pays
46:0270 millions
46:05de visiteurs
46:06l'an dernier
46:07je trouve que c'est
46:08c'est énorme
46:08alors je vous disais
46:09on a la chance
46:09d'avoir des enfants
46:10aujourd'hui en studio
46:11Lorenzo et William
46:13Lorenzo
46:15regarde-moi
46:15tu vois t'es un stu
46:18rappelle-moi
46:19quel âge as-tu d'abord ?
46:209 ans
46:219 ans
46:21et alors les parcs d'attractions
46:22tu aimes toi ?
46:23oui
46:23pourquoi ?
46:24parce qu'on peut faire
46:26plein de choses
46:27on peut
46:29on peut aller en
46:30en hauteur
46:31et tout ça
46:32mais ça te fait pas peur
46:33les manèges
46:33qui vont très haut ?
46:35un peu
46:36un peu
46:36mais c'est ça aussi
46:37qui est bien
46:37oui
46:38ton parc d'attractions
46:39préféré c'est quoi ?
46:41Wallaby
46:41Wallaby
46:42ouais
46:42et tu es allée
46:43plusieurs fois ?
46:44oui
46:46pourquoi ?
46:46qu'est-ce qui te plaît
46:47le plus là-bas ?
46:48bah
46:49c'est qu'on peut rejoindre
46:50des amis
46:52de la famille
46:54Elodie
46:55ta maman est à côté de toi
46:56vous y allez en famille ?
46:57on est allée avec des amis
46:58ouais effectivement
46:59puis on est allée
46:59pour des grandes occasions
47:00parce que le parc
47:01a été décoré
47:02par exemple pour Halloween
47:02donc ça c'était sympa
47:04bon ils ont eu un petit peu peur
47:05voilà
47:05mais oui
47:07on essaie d'y aller quoi
47:08et c'est un moment familial
47:11qu'on partage ensemble
47:13avec effectivement
47:13comme vous dites justement
47:14une petite peur
47:16mais ils arrivent à brasser
47:17cette peur
47:18donc c'est sympa
47:19de faire ça en famille
47:19et ça plaît aux petits
47:20comme aux grands ?
47:21ça plaît aux petits
47:21comme aux grands
47:22mais c'est quand même
47:23un budget
47:23ouais
47:24ah bah oui ça coûte cher
47:25on est bien d'accord
47:26une entrée au parc de Wallaby
47:27c'est un budget
47:29vous avez en tête combien ?
47:31alors dans mes souvenirs
47:32c'est bien sûr un tarif
47:33en fonction de l'âge de l'enfant
47:34mais si vous comptez une journée
47:36l'entrée au parc
47:37c'est déjà pour nous quatre
47:38il y en a déjà pour une centaine d'euros
47:39vous comptez la route
47:41vous emmenez pas forcément
47:42dans votre pique-nique
47:43oh c'est une bonne journée
47:44entre 250
47:44le petit souvenir
47:45à la fin du parc
47:46forcément
47:46bah oui il faut acheter
47:47le petit souvenir
47:48donc c'est vrai que c'est un budget
47:49assez élevé
47:51Thierry bonjour
47:52bonjour Amandine
47:53vous confirmez
47:55ça coûte cher
47:57comme disait une chanson
47:58on aimerait bien
47:59moi on peut le point
47:59on a regardé avec ma femme
48:00pour y aller pour trois jours de nuit
48:02avec les deux enfants
48:03vous voulez y aller où ?
48:04on voulait aller à Disney
48:05pour ne pas les citer
48:06à Paris
48:07donc 1500 euros
48:08donc on a laissé tomber
48:091500 euros à quatre ?
48:11ouais à quatre
48:11sans les repas
48:12sans les trajets
48:13sans rien
48:13juste le parc
48:14avec quand même l'hôtel
48:16avec l'hôtel
48:16ouais ouais
48:17c'est hors de prix
48:18et après on a regardé
48:19pour aller au Puy du Fou
48:20et pareil on est à 800 euros
48:21qu'on a laissé tomber aussi
48:22on peut pas
48:22à quatre on peut pas
48:23c'est pas possible
48:23parce que ça c'était plus près
48:24de chez vous
48:25le Puy du Fou
48:25ouais c'était plus près
48:26mais après si vous prenez
48:27les frais à côté et tout
48:28moi je peux pas mettre
48:29plus de 1000 euros
48:29dans une sortie quoi
48:30j'aime bien
48:31mais je peux pas
48:31c'est pas possible
48:32c'est vrai que ça a un coût
48:35ça a un coût énorme
48:37mais vous aimez ça
48:38les parcs d'attractions ?
48:39ah oui on a eu l'occasion
48:41d'y aller
48:41il y a quelques années
48:42en arrière avec eux
48:43et j'ai l'impression
48:43que ça a doublé
48:45parce qu'on a fait Disney
48:47ça nous a pas posé
48:48problème financier plus que ça
48:49qu'on a pu le faire
48:50alors les petits avaient
48:513 et 4 ans
48:52ils payaient pas le même prix
48:53sans doute
48:53ils payaient pas le même prix
48:54mais là c'est 1500 euros
48:56c'est mon salaire
48:56je crois pas c'est mon salaire
48:57dans une sortie quoi
48:58oui non mais ça c'est sûr
49:00promis que si on a des places
49:01à faire gagner
49:02on vous préviendra
49:03qu'elles sont à gagner
49:04je dis pas qu'on vous les fera gagner
49:06mais on vous signalera
49:07Thierry j'aurais une pensée pour vous
49:09je voulais entendre Cécile également
49:13bonjour Cécile
49:14bonjour à toute l'équipe
49:15vous avez laissé
49:16un très très joli message
49:18qui je vous cache pas
49:18nous a beaucoup ému
49:19quand on vous a écouté
49:23vous nous parliez de votre fils
49:24qui souffre de troubles autistiques
49:26oui
49:26et quand vous l'emmenez
49:28dans un parc d'attractions
49:29tout change
49:31alors tout change
49:32il s'émerveille
49:34donc il a 28 ans
49:35je vous mets dans le contexte
49:36il fait 1m80
49:38donc c'est un grand gaillard
49:40aussi grand que son père
49:41et en fait
49:42dès qu'il reconnait
49:45le panneau
49:46donc on va parler
49:47de Disneyland Paris
49:48le portique
49:49enfin tout ce qui est
49:50dans le décorum
49:52de Disneyland Paris
49:53ben voilà
49:54il est émerveillé
49:55et on a un enfant
49:57de 6 ans
49:57devant nous
49:58qui
49:58qui est vraiment sensible
50:00à avoir Mickey
50:01à toucher son nez
50:03il en
50:03il n'ose pas le regarder
50:04dans les yeux
50:05forcément
50:06il n'y a que dans ces moments-là
50:08où il est dans cet état-là
50:10ah ben on a essayé
50:12de faire des cadeaux
50:13de Noël
50:14des commandés au Père Noël
50:15et de prendre
50:16mais quand il ouvre
50:18il dit
50:18c'est pas un cadeau
50:19oui
50:19donc pour lui
50:20c'est le parc d'attraction
50:22c'est ça
50:22donc il ne fait pas
50:23des grandes phrases
50:24il ne s'est pas bien communiqué
50:25mais pour nous dire
50:26donc il a mis très longtemps
50:27à dire ce qu'il voulait
50:27on est passé par les lapins
50:29tout ça
50:30mais on ne va pas
50:31commander sur lapin
50:32au Père Noël
50:32et quand il a découvert
50:34Disneyland Paris
50:34ben là du coup
50:35c'est chacun
50:36j'imagine que pour vous
50:38du coup
50:38c'est aussi un joli cadeau
50:40et une belle récompense
50:42merci beaucoup
50:43merci beaucoup Cécile
50:44pour ce témoignage
50:47un grand merci
50:48à toute votre famille
50:49Elodie
50:50je trouve ça vraiment sympa
50:51que vous veniez
50:51à trois générations
50:52c'était super
50:52merci beaucoup
50:53c'était très enrichissant
50:54merci beaucoup
50:55bon Lorenzo et William
50:56profitez bien
50:56de la fin des vacances
50:57c'est jusqu'à dimanche prochain
50:59avec quelques petits devoirs
51:00je crois à faire
51:01dans un tout petit instant
51:03l'heure du crime
51:03avec vous
51:04Jean-Alain France-Richard
51:05et on part aujourd'hui
51:06dans un village
51:07d'école