- il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 19 octobre 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, cette cellule de crise interministérielle qui était convoquée ce matin, place Beauvau, autour du Premier ministre
00:15Sébastien Lecornu, après le chaos de ce week-end.
00:19Sébastien Lecornu qui dit avoir demandé de déclencher un certain nombre de couvre-feux de manière localisée, dans certaines communes.
00:27Il annonce par ailleurs des mesures de chômage partiel dès demain dans les commerces qui ont été touchés, au moins
00:343000 commerces touchés.
00:36Ça c'est ce que dit Serge Papin, son ministre des commerces, selon un premier bilan.
00:43Il y a eu des scènes de pillage hier soir encore à Paris et on a le sentiment que la
00:49police est complètement débordée.
00:51On va continuer à en parler avec Fabien Van Emelry, qui est secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, dans
00:57un instant.
00:58Et puis vous, bien sûr, les auditeurs, si vous avez été témoin de cette scène, victime aussi, si vous faites
01:02partie de ces commerçants qui ont été pillés,
01:05vous nous appelez au 3210 ou vous nous envoyez un message sur l'application RTL.
01:11J'ajoute que Laurent Nunes, le ministre de l'Intérieur, annonce qu'il reporte finalement son déplacement à Marseille.
01:18La météo avec vous, Anthony Kazmarek. On a donc cinq départements du sud-est qui sont en alerte.
01:24Oui, d'abord le Var et les Bouches-du-Rhône pour de violents orages qui vont durer très peu de
01:28temps, jusqu'à 14 heures.
01:29Mais soyez prudents, il y aura de fortes rafales de vent et parfois de la grêle.
01:32Et puis l'épisode méditerranéen, lui, a débuté. Les pluies vont se renforcer au fil des heures.
01:37Et pour l'instant, nous avons trois départements en vigilance orange pour pluie, inondation et pour cru aussi, le Gard,
01:43l'Hérault.
01:43Et puis la Lozère, ça a débuté dès maintenant sur le Gard et l'Hérault. La Lozère sera concernée seulement
01:48à partir de 18 heures.
01:49Ça va durer jusqu'à demain et il pourrait tomber un à deux mois de pluie localement, 350 litres d
01:55'eau par mètre carré.
01:56Donc à surveiller, on surveillera particulièrement certains cours d'eau, le Vidourle, le Vistre, le Lèze et l'Hérault.
02:02Amont, vous les connaissez ces cours d'eau si vous habitez non loin d'eux.
02:06Soyez prudents, ça peut monter très rapidement.
02:08Ces pluies, elles concernent aussi, en étant plus faible, le Massif Central, l'Auvergne, le Centre-Val-de-Loire, l
02:14'Île-de-France en fin d'après-midi, mais aussi les Pyrénées.
02:16Et puis ailleurs, c'est plutôt nuageux avec des éclaircies assez rares, sauf entre le département de la Manche et
02:22les Pays-de-la-Loire.
02:23Là, vous avez un beau soleil et vous allez le conserver avec une relative fraîcheur pour la saison.
02:2812 degrés seulement à Clermont-Ferrand cet après-midi, 14 à Lille, 15 à Paris, 17 à Strasbourg.
02:33Et la douceur résiste dans le sud-est, 24 à Nice, 28 à Ajaccio.
02:37Merci beaucoup, Anthony, 13h03.
02:41Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:45Amandine Bégaud sur RTL.
02:48On n'a pas été à la hauteur, je suis allant atterré.
02:52La réponse policière, dans le sens où ils ont été assiégés.
02:56J'en ai eu les larmes aux yeux de voir autant de magasins dévalisés.
03:00Tout le monde était au courant de ces manifestations.
03:03Comment étaient donnés les ordres de défense ?
03:06Comment on peut brûler tout cassé à notre époque ?
03:10Je suis en colère, mais je suis en colère.
03:13J'ai honte, ils n'ont même pas le courage de montrer leur visage.
03:16C'est des lâches, des bourrières.
03:18J'ai honte, on est contre l'image qu'on donne à l'Europe.
03:22Je me suis outré de voir la façon dont les Français se comportent
03:26et la façon dont nous laissons les Français se comporter.
03:29On n'a pas le droit de détruire des biens publics.
03:31Et vous le voyez, vous avez été très très nombreux à réagir à ces scènes
03:35qu'on a vues ce week-end.
03:39On en parle avec Fabien Van-Hemmenryk,
03:42qui est le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale.
03:45Merci beaucoup d'être toujours avec nous.
03:46On va accueillir Philippe d'abord.
03:47Bonjour Philippe.
03:48Oui, bonjour Amandine.
03:50Bonjour à toute l'équipe.
03:51Vous nous appelez de Lyon et vous étiez d'ailleurs à la manifestation samedi ?
03:56Alors nous, en fait, nous on avait un rendez-vous
03:59et on s'est retrouvés au milieu d'un mouvement de foule d'un manifestant.
04:02D'accord, vous ne manifestiez pas samedi ?
04:04Non.
04:05Non, du tout, du tout.
04:06J'étais avec mon fils que vous connaissez, Gérard.
04:09Oui.
04:10Donc, que vous avez eu quand on a parlé la semaine dernière.
04:14Oui.
04:15Donc, nous on avait un rendez-vous, on est ressortis.
04:18C'était le chaos total.
04:19Bon, mais racontez-nous, qu'est-ce que vous avez vu ?
04:21Qu'est-ce qui se passait autour de vous ?
04:23Il y a eu des gros mouvements de foule, de casseurs.
04:27Parce que là, ça balançait des cailloux, ça balançait des bouteilles.
04:31Et mon fils a pris une crise de panique.
04:33Les CRS l'ont mis sous-bourclier, mon fils.
04:36Oui.
04:36Ils l'ont protégé.
04:38Pour le protéger.
04:39Et ils l'ont emmené dans un magasin qui nous a ouvert pour le protéger.
04:43Mais c'était chaotique.
04:45On est restés dans le magasin pendant deux heures.
04:48Ça partait dans tous les sens.
04:49Ça cassait.
04:50Vous aviez déjà vu ça ?
04:52Moi, personnellement, non.
04:54Non.
04:55Et vous avez eu peur, j'imagine ?
04:57Pas pour moi, mais surtout pour mon fils qui avait fait une crise de panique.
05:03Jacques est également avec nous.
05:04Restez avec nous, Philippe.
05:05Bonjour, Jacques.
05:07Bonjour, Amandine.
05:08Vous avez manifesté, vous, samedi, avec vos deux enfants qui ont 18 et 16 ans.
05:13C'est ça.
05:14Alors, on a manifesté chacun de son côté.
05:16Eux, ils étaient l'un avec ses copains d'université, l'autre avec ses copains de lycée.
05:21Et donc, on a eu une manifestation, j'allais dire, plutôt tranquille et souriante.
05:27Et avec des petits panneaux tenus par les uns et les autres, généralement rédigés sur des cartons de boîte à
05:32chaussures ou des choses comme ça,
05:34qui étaient généralement assez créatifs et qui nous ont valu quelques fourrières.
05:38Et en fait, la raison pour laquelle j'avais appelé, c'est qu'il y a une chose qui m
05:42'a énormément choqué.
05:43C'est qu'à la palpation, vous savez, quand vous passez une espèce de checkpoint avec des policiers qui s
05:49'assurent que vous ne transportez pas des choses dangereuses,
05:51les policiers se sont saisis de petites dosettes de sérum physiologique que j'avais données à mes enfants pour se
05:59protéger les yeux des gaz lacrymogènes,
06:00comme je leur avais donné des masques pour se protéger la bouche,
06:03et en leur disant non, non, c'est interdit.
06:05Et quand on a posé la question, il semblerait qu'il y ait eu un arrêté du ministre de l
06:09'Intérieur la veille de la manifestation,
06:12à une date à laquelle c'est trop court pour pouvoir éventuellement attaquer,
06:17et cet arrêté interdisait aux manifestants de s'équiper de systèmes de protection contre les actions de la police.
06:25Je ne sais pas comment c'était rédigé, mais bon.
06:26Donc, je trouve assez choquant, parce que là, ça s'apparente pour moi à de la torture,
06:32de dire à des gens, bien sûr, vous allez respirer des gaz lacrymogènes,
06:35parce que c'est quand même la première arme utilisée par les policiers,
06:40même si les dangers ne sont pas palpables.
06:43Mais, vous n'aurez pas le droit de vous mettre des gouttes de sérum dans les yeux,
06:45si ça vous pique, vous devrez souffrir en 6 ans.
06:47Alors, Jacques, Fabien Van Emelryk est avec nous du syndicat Alliance Police Nationale,
06:53vous en êtes le secrétaire général, je le rappelle.
06:56Confisquer le sérum physiologique, c'est vrai que ça paraît bizarre, non ?
06:59Oui, alors moi, je n'ai pas les tenants et les aboutissants de l'arrêter,
07:02mais ce qu'on a voulu, à mon avis, mettre en place,
07:04c'est éviter tout moyen de protection d'un éventuel casseur,
07:08parce que malheureusement, ce n'est pas marqué sur sa tête qu'il est casseur.
07:11Donc, ils ont peut-être été jusqu'au fait d'enlever les sérums FI,
07:15parce que le sérum FI permet, en cas d'utilisation de la Climo,
07:18de bénéficier d'une protection des yeux et de pouvoir continuer à faire des méfaits.
07:24Donc, oui, en effet, le sérum FI, je pense que...
07:26Un excès de zèle, là ?
07:27Un excès de zèle, je ne sais pas, mais je pense que, quitte à confisquer,
07:30ils ont tout confisqué, et malheureusement, même en confisquant tout, on a vu le résultat.
07:33Donc, c'est dommage, parce que c'est bon, on aurait pu se protéger les yeux,
07:36et ces enfants-là n'avaient rien à se reprocher.
07:39Mais je pense que, d'une chose, on ne peut pas faire un amalgame ou une généralité.
07:43Mais c'est vrai que, pour Jacques, c'est compliqué de se dire,
07:46à mes enfants, qui a priori n'ont rien fait, on confisque du sérum physiologique,
07:49et puis on voit ces casseurs, qui étaient quand même lourdement armés,
07:52à qui, visiblement, on n'a pas confisqué grand-chose.
07:54Mais tous ceux qui ont des enfants le comprennent.
07:56Moi-même, j'ai des enfants, et j'aurais compris la même chose que ce monsieur.
07:59Nathalie, bonjour.
08:01Bonjour.
08:01Vous étiez place de la République samedi avec vos enfants, vous aussi.
08:05Tout à fait, de 13 et 15 ans.
08:07Et on n'a jamais eu aussi peur de notre vie.
08:09C'est-à-dire ?
08:10C'est pas les 15 heures qu'on a eu peur.
08:11On était nassés, entassés.
08:14On nous a balancés de la bombe lacrymogène.
08:17On ne savait pas par où sortir,
08:20parce que toutes les rues étaient bloquées par des camions de CRS.
08:22Il y avait une rue pour entrer, une rue pour sortir.
08:26Il y a eu des mouvements de foule énormes.
08:29Et entendez bien ça, les communications étaient coupées.
08:33Plus personne n'avait de communication,
08:36ni téléphone, ni SMS, ni WhatsApp, ni rien.
08:39Coupé, mais...
08:41On n'avait plus de réseau.
08:42C'est pas qu'il y avait trop de monde ?
08:43C'est possible, ça, de couper ?
08:46Non, moi je pense qu'il y avait trop de monde au même endroit,
08:48comme ça arrive souvent dans n'importe quel lieu de manifestation.
08:50Et je pense qu'on avait un problème de réseau,
08:52ça arrivait dans beaucoup d'endroits.
08:54La police ne coupe pas le réseau pour...
08:57Non, la police ne coupe pas le réseau.
08:58Et madame parle d'un chaos, d'un désordre.
09:01Mais c'est ça aussi le rôle du casseur, du pilleur,
09:03et du fauteur de troupe.
09:04C'est de s'infiltrer dans les manifestations
09:06afin de se protéger de vrais manifestants
09:08qui, eux, ont la liberté de manifester, bien entendu.
09:10Et ces manifestants-là se retrouvent dans un sas
09:14où ça devient très, très compliqué, d'ailleurs,
09:16à gérer pour les forces de l'ordre.
09:17C'est pour ça que parfois, on n'intervient pas tout de suite
09:19et qu'on ne va pas au contact
09:20afin d'éviter de blesser certaines personnes
09:23qui sont venues là, gentiment.
09:25Maintenant, la seule chose que je conseillerais,
09:27c'est quand il se passe des choses comme ça,
09:29déjà, on le voit souvent en amont,
09:31si on est objectif, que ça commence à dégénérer.
09:32Donc il ne faut pas y aller.
09:33Et on évite d'y aller,
09:34on se disperse très, très rapidement.
09:36Je ne dis pas que Madame ne l'a pas fait,
09:37mais on s'aperçoit souvent qu'il y a des personnes
09:41qui sont ici, qui restent ici
09:42et qui feraient mieux de partir très vite
09:44afin de laisser les forces de l'ordre
09:46pouvoir malheureusement interpeller les voyages.
09:47Sauf que là, Nathalie, vous ne pouviez pas partir, c'est ça ?
09:50Non, parce qu'on ne savait pas quelles rues.
09:52Toutes les rues étaient bloquées.
09:53J'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi
09:55on nous a nassés, on nous a entassés
09:57pour après nous balancer de la bombe lacrymo.
10:00Ils ont même balancé de la lacrymogène
10:02sur l'orchestre qui était en train de jouer.
10:05Ce n'était pas des tasseurs.
10:07Faites bienvenue, Mélric.
10:08Écoutez, je n'étais pas dans cette compagnie,
10:11mais le fait de vouloir neutraliser
10:15certains individus,
10:16il faut malheureusement neutraliser
10:18un certain nombre de personnes
10:21et une foule entière.
10:23Après, je vois que ça s'est resté aussi
10:25avec que des gaz lacrymo.
10:27C'est sûr que c'est toujours désagréable.
10:29Maintenant, moi, je comprends les policiers
10:31qui prennent la foudre
10:31et je comprends les policiers
10:33où on leur demande de neutraliser
10:34des individus qui sont au milieu
10:35des manifestants.
10:36Et c'est le cas parce qu'après,
10:37effectivement, on a vu tous ces pavés
10:38et tout ce qui avait pu être jeté,
10:40effectivement, sur cette place de la République,
10:42il y avait des casseurs.
10:42Et qui se protègent d'humains
10:46afin de pouvoir lancer tout objet.
10:49Et d'ailleurs, on a bien vu
10:50qu'à la place de la République,
10:51il y en avait de partout.
10:53Ce n'est jamais facile.
10:54Maintenant, la seule chose qu'il faut faire,
10:56et moi, je vous le dis,
10:57après, on peut critiquer la police,
10:58mais croyez-moi, c'est un métier très difficile
11:00et très dangereux, surtout qu'on l'a vu
11:01avec les images.
11:02Il faut partir.
11:03Il ne faut pas rester.
11:04Je pense que vous n'auriez pas dû rester,
11:05même aussi longtemps.
11:07On le voit dès le départ,
11:09et je suis désolé de vous le dire,
11:10Madame, on voit dès le départ
11:11que ça dégénère.
11:12Dès le matin, 11h,
11:13c'était compliqué.
11:14On le voit dès le matin.
11:14Dès le matin, 11h,
11:16même encore un peu plus tôt.
11:17Et quand on voit comment ça se passe,
11:19malheureusement,
11:20c'est une liberté fondamentale,
11:22la liberté de manifester.
11:23Mais dans ces cas-là,
11:24cette fois-ci, on l'oublie,
11:25on repasse la prochaine fois,
11:26et on évite de se retrouver
11:27au mauvais endroit,
11:28au mauvais moment,
11:29parce que ça n'est pas non plus les policiers.
11:31Je ne dis pas que c'est de votre faute,
11:32mais quand vous avez des policiers
11:33qui doivent interpeller
11:34et qui se retrouvent avec des familles
11:36comme vous,
11:37on se retrouve bien dans la peine
11:38parce que c'est une difficulté supplémentaire.
11:40Et après, malheureusement,
11:41on va évoquer certaines violences
11:43qui n'ont pas lieu
11:44et dont les policiers
11:45se passent bien évidemment
11:48à longueur de temps.
11:50Nathalie ?
11:50Juste d'un mot.
11:52Sortir, on a essayé,
11:53mais il fallait encore trouver
11:54l'unique rue qui était ouverte
11:57pour sortir.
11:58On a réussi,
11:59on s'est réfugiés
12:00en terrasse d'une brasserie
12:01parce qu'il fallait qu'on boive
12:02et qu'on s'assoie.
12:03On a reçu,
12:05je l'ai reçu à mes pieds,
12:06une bombe lacrymogène.
12:08Heureusement,
12:09il y a un monsieur
12:09qui a shooté dedans,
12:11donc ça a de nouveau créé
12:12un mouvement de panique.
12:14On est reparti vers le métro
12:15et là,
12:16le métro ne s'arrêtait pas.
12:20Les métros étaient fermés.
12:21Nathalie, restez avec nous,
12:22on va continuer nos échanges
12:23et c'est vrai que ce qui s'est passé
12:25sur cette place de la République
12:26samedi,
12:27ça paraît complètement fou
12:27avec des gens qui étaient bloqués
12:28à l'intérieur
12:29et en même temps,
12:30pardon,
12:30des pilleurs et des casseurs
12:31qui, eux,
12:32ont pu en sortir
12:33pour aller semer
12:35le chaos dans Paris.
12:36A tout de suite.
12:38Envoyez-nous vos messages
12:39sur l'application RTL
12:40ou appelez-nous
12:41au 30 de 10.
12:4250 centimes la minute.
12:44RTL midi,
12:45les auditeurs ont la parole.
12:47J'étais moi-même
12:48dans les manifestations
12:49sur Angers
12:50en tant que gilet jaune.
12:51Comment ont-ils pu estimer
12:52qu'il y aurait à peu près
12:53100 000 personnes
12:54ou 110 000 personnes
12:55dans les rues
12:55alors qu'on était plus
12:56de 500 000 ?
12:56Il y a eu une grosse erreur
12:57à ce niveau-là.
12:58Ça veut dire que le pouvoir
12:59ne se rend pas compte
13:00des difficultés
13:01qu'ont les Français
13:01et du malheur
13:02et de la misère
13:03dans lesquelles
13:04certains sont.
13:05Le message d'Antoine
13:07sur l'application RTL
13:09qui réagissait
13:10effectivement
13:11à, j'allais dire,
13:13cette mauvaise anticipation
13:14sans doute
13:15des services.
13:16Nous avons failli.
13:17C'est ce qu'a dit ce matin
13:18Gérald de Darmanin
13:19qui dit
13:20qu'il y a très clairement eu
13:21sans doute
13:22un défaut
13:23dans les renseignements.
13:24Fabien Van Emelrich,
13:26secrétaire général
13:27du syndicat
13:27Alliance Police Nationale,
13:28vous êtes d'accord
13:29avec ça ?
13:29Avec votre ancien ministre justement ?
13:31C'est un problème
13:31de renseignement au départ ?
13:32Moi je ne pense pas.
13:34Sincèrement,
13:34je pense que M. Darmanin
13:36aujourd'hui qui est ministre
13:36enfin avec les cartes des Sceaux
13:38il ferait mieux de regarder
13:38l'impunité derrière sa justice
13:40et les circulaires
13:40qui ne sont pas mises en application.
13:42Il y a eu un problème
13:43de renseignement quand même.
13:44avec le renseignement
13:44mais il y a un problème
13:45évidemment défectif.
13:47Je pense sincèrement
13:48et de source sûre
13:49que les renseignements
13:50avaient prévenu
13:51de la situation alarmante
13:53du 17 octobre.
13:54Je sais même
13:55que le ministre de l'Intérieur
13:56autant dire les choses
13:57avait des rendez-vous
13:58avec les préfets
13:58où il annonçait peut-être
13:59une journée cataclysmique.
14:01Donc tout le monde
14:01était déjà au courant.
14:02C'est-à-dire ?
14:03Donc les renseignements
14:04ont fait leur job
14:05c'est ce que vous nous dites ?
14:07C'est-à-dire
14:08ont alerté
14:10visiblement
14:10de façon assez conforme
14:11à ce qu'on a vécu
14:12c'est ça ?
14:13Si je vous entends bien ?
14:13Il y a sûrement ici et là
14:15peut-être
14:16quelques erreurs de jugement
14:17mais dans sa grande globalité
14:19avec les moyens qu'ils ont
14:21avec les effectifs
14:22qu'ils ont
14:22c'est-à-dire peau de chagrin
14:23ils ont alerté
14:25de source sûre
14:26d'une situation gravissime.
14:27Donc le ministre
14:27était au courant
14:28a prévenu les préfets
14:29et malgré tout
14:30on se retrouve avec
14:31donc 60 000 policiers
14:32et gendarmes samedi
14:35il y a un an
14:35ils étaient 89 000
14:36pour le mouvement
14:37par exemple
14:38Bloquons-Tout
14:38où ça s'était
14:39plutôt bien passé
14:41plus de munitions
14:42à Limoges
14:43à 15h30
14:43une seule compagnie
14:44de CRS
14:45à Marseille
14:46je ne comprends pas
14:46il y a quelqu'un
14:47qui a
14:47avec de gros guillemets
14:49merdés quand même.
14:49Non mais ça
14:50c'est l'état
14:51laborieux
14:52de la police nationale
14:52d'aujourd'hui
14:53les munitions
14:53évidemment en stock
14:55on n'en a pas
14:55parce qu'on est
14:56les parents pauvres
14:57des institutions
14:58à Marseille
14:58non il n'y avait
14:59pas qu'une compagnie
15:00il n'y en avait
15:00qu'une compagnie
15:00en exercice
15:01mais il y en avait
15:01deux autres
15:02qui ont été décalées
15:03un peu plus tard
15:03parce que le problème
15:04de ces manifestations
15:05et de ces pillages
15:06c'est qu'ils ont commencé
15:07très tôt
15:07et ils ont fini
15:08très tard
15:08donc il faut couvrir
15:10l'ensemble de la plage horaire
15:11et vous aviez
15:12une organisation
15:12des pilleurs
15:13il faut savoir
15:14vous aviez l'ultra gauche
15:15pardon
15:15moi je voudrais juste
15:16comprendre
15:16à qui on doit
15:17ce chaos là
15:18à qui on doit
15:19ce chaos
15:19un manque
15:20parce que vous me dites
15:21c'est pas les renseignements
15:22ce sont pas les policiers
15:23qui sont sur le terrain
15:24c'est un état des lieux
15:26des conséquences
15:27du laxisme
15:28depuis plusieurs années
15:29on a donné
15:30un élan
15:32de chaos
15:33d'insurrection
15:34un phénomène
15:34de contagion
15:35qu'on n'arrive plus
15:36à éradiquer
15:37parce qu'avant
15:37il y avait des soucis
15:38dans les grosses
15:38circonscriptions
15:39dans les quartiers
15:41sensibles
15:41et donc on avait
15:42réussi
15:43on réussissait à gérer
15:44parce qu'on était assez défectifs
15:45aujourd'hui
15:45vous avez cité Limoges
15:46vous avez raison
15:47vous avez des circonscriptions
15:48aujourd'hui
15:50où il y a peu de flics
15:51parce qu'ils sont utilisés ailleurs
15:53les compagnes de CRS
15:54sont déjà sur les grosses
15:55circonscriptions
15:55et on se retrouve débordés
15:57parce qu'il y a trop d'actions
15:58trop d'endroits
15:58et pas assez de policiers
16:00mais s'ils ont été prévenus
16:01ça n'est pas un problème
16:02d'effectifs
16:03c'est un problème de ministres
16:04qui n'a pas pris
16:05les bonnes décisions
16:06les bonnes directives
16:07je pense que
16:08c'est les deux
16:09je pense que le ministre
16:10a peut-être sous-estimé
16:12l'ampleur des dégâts
16:13chose que je doute
16:14parce que c'est quand même
16:14un expert
16:15et je pense que les effectifs
16:16n'arrivent plus à venir à bout
16:18de ces pilleurs
16:19de ces casseurs
16:20qui sont de plusieurs
16:21qui sont plus en milliers
16:22et de plus en plus nombreux
16:23et s'il y avait deux fois plus
16:24de policiers
16:25ça changera quelque chose ?
16:26s'il y avait deux fois plus
16:26de policiers
16:27on aurait peut-être
16:28éradiqué un peu mieux
16:29le phénomène
16:30mais on aurait eu toujours
16:31du vandalisme
16:31et du pillage
16:32Fabien Van et Melrick
16:33vous restez
16:34Van et Melrick
16:34vous restez avec nous
16:36on va accueillir Thierry
16:37bonjour Thierry
16:38et bonjour Amandine
16:39bonjour à votre invité
16:41alors déjà
16:42permettez-moi
16:42de lui transmettre
16:44et je pense qu'on est
16:45très très nombreux
16:46tout le soutien
16:47tout mon soutien
16:48aux policiers
16:49aux forces de l'ordre
16:49présents
16:50parce que franchement
16:51mais franchement
16:52c'est la passion
16:53et l'envie
16:54qui règnent
16:55parce qu'ils en prennent
16:56plein la figure
16:57quand on voit
16:58ce qui se passe maintenant
16:59sur les réseaux sociaux
17:00c'est lamentable
17:02avec ce qui s'est passé
17:03samedi
17:03mais j'ai honte
17:04j'ai honte de mon pays
17:05j'ai honte des couleurs
17:06je ne comprends pas
17:07est-ce qu'en 2026
17:08on a
17:10le fonctionnement
17:11pour lutter
17:11au niveau de la police
17:13qui est adéquat
17:14avec ce qui se passe
17:14dans les rues
17:15parce que la climogène
17:16c'est encore utile
17:17aujourd'hui
17:17parce que vous lancez
17:19de la climogène
17:19elle n'est pas directive
17:20elle va se diffuser
17:21et c'est là où on se retrouve
17:22avec des gens
17:22qui se plaignent
17:23qui ont été avec le mot
17:24qu'ils emploient
17:25qui me met
17:25hors de moi
17:26gazé
17:26que je n'aime pas trop
17:28forcément ils sont gazés
17:29ça se diffuse
17:29la fumée elle se diffuse
17:30elle n'est pas destinée
17:32à une personne
17:33mais comment vous faites
17:34pour bosser
17:34mais je ne sais pas
17:35moi vous avez des directives
17:36lunaires
17:37de gens qui ne connaissent
17:38même pas le terrain
17:38et vous vous faites
17:39qu'appliquer des ordres
17:40mais je vous tire mon chapeau
17:42après
17:43Laurent Dunez
17:44et on peut le reconnaître
17:45c'est son métier
17:46pour le coup
17:47non non c'est pas un métier
17:48il est ministre
17:48oui mais
17:49il a été
17:50il n'a jamais pris le bouclier
17:51il n'a jamais été dans la rue
17:52contre une manifestation
17:53il a été préfet
17:54et le maintien de l'ordre
17:54c'était à peu près
17:56ce qu'on pouvait lui
17:57enfin en tout cas
17:57on pouvait lui dire
17:58qu'il était d'accord avec moi
18:00il tenait la route
18:01oui oui
18:01il connaissait
18:02le maintien de l'ordre
18:03après monsieur a raison
18:04sur les munitions
18:04regardez les CRS
18:0518 000 grenades
18:06sont parties
18:07en une seule journée
18:08et on n'a pas grand chose
18:09et encore
18:10quand il se passe quelque chose
18:10on nous enlève
18:11certaines grenades
18:12et on les remet en place
18:13juste après
18:13il y a un nouvel appel
18:14à manifester
18:15samedi prochain
18:16des gilets jaunes
18:17la coordination des gilets jaunes
18:18qui promet déjà
18:19plusieurs actions
18:20un acte 2
18:20même disent-ils
18:22vous avez les moyens
18:23de faire face ou pas ?
18:25on a les moyens de faire face
18:26on fera avec ce qu'on a
18:26surtout
18:27c'est dommage
18:28de s'en apercevoir
18:29seulement maintenant
18:30vous avez eu 1000 collègues blessés
18:31rien qu'en une seule journée
18:32vous avez eu 1000 autres
18:34qui ont été blessés
18:34la semaine d'avant
18:35ça fait déjà 2000 effectifs en moins
18:37on aura les moyens
18:38on va mettre le paquet
18:40on va encore solliciter
18:42les effectifs
18:42qui sont déjà usés
18:43physiquement
18:44où ça sera très compliqué
18:46mais encore une fois
18:47regardons
18:48l'après-manifestation
18:49et surtout
18:50c'est ça le plus important
18:50c'est ce que les collègues dénoncent
18:52c'est surtout
18:52l'après-interpellation
18:54quels sont
18:55les gardes à vue
18:55qui sont suivis
18:57avant ce défi
18:58on va le voir
18:58dans les prochains jours
18:59avec des comparutions immédiates
19:01dès cet après-midi
19:01oui mais regardez
19:02même avant ce 17 octobre
19:03on verra
19:03non mais oui
19:04mais moi ce qui m'intéresse
19:05c'est de comment
19:06ce soir ça ne se reproduit pas
19:08et comment
19:08samedi prochain
19:09on évite ça
19:10alors peut-être
19:11qu'effectivement
19:11s'il y a des sanctions
19:12très dures cette semaine
19:13ça en dissuèdera certains
19:14mais sans doute pas
19:14comment peut-être
19:15en mettant tout simplement
19:16déjà l'état d'urgence
19:17au lieu d'un couvre-feu
19:18qui est un effet publicitaire
19:19où il n'y a pas que la nuit
19:20qui se passe des choses
19:20et on n'attend pas le soir
19:21pour que ça se passe
19:22forcément dans la rue
19:23pourquoi ?
19:24parce qu'on va pouvoir
19:24interdire certaines manifestations
19:26certains rassemblements
19:26on pourra faire des assignations
19:28à résidence
19:28donc en mettant les moyens
19:29et le signal politique
19:30qu'il faut
19:31Thierry il faudrait faire quoi
19:32selon vous ?
19:33déjà en amont
19:34déjà je pense qu'on pourrait
19:35faire un travail en amont
19:35parce que ce qu'on peut entendre
19:37c'est que dans les casseurs
19:38il y a des casseurs professionnels
19:39il y en a surtout
19:40qui ne sont pas citoyens français
19:42ils viennent de pays extérieurs
19:43et moi je me pose une question
19:45alors attention
19:45je ne suis pas dans le
19:47comment on dit là
19:48ceux qui
19:50je n'ai pas le mot
19:51mais des fois je me demande
19:52s'il n'y a pas une manipulation
19:53via internet
19:54parce que quand on voit
19:54ce qui s'est passé en Albanie
19:55au Portugal
19:56en Italie
19:57même cause
19:58même effet
19:58est-ce qu'il n'y a pas eu
20:01un pays étranger
20:02par le biais des réseaux sociaux
20:03qui déclenchent
20:04un grand complot
20:05voilà
20:06je ne veux pas dire
20:07mais des fois on se pose question
20:08quand même
20:09parce que même actes
20:10même
20:12ils peuvent discuter entre eux
20:15en venant d'eux
20:16parce que tout est passé
20:17par les réseaux sociaux
20:18ça me dit
20:19il n'y a pas eu
20:20de lien autre
20:21que par les réseaux sociaux
20:22ça a été déclenché
20:23par les réseaux sociaux
20:24regardez là
20:24vous dites
20:24on parle d'eux
20:25c'est-à-dire qu'il n'y a rien d'officiel
20:27et pourquoi ?
20:27parce qu'on l'a vu
20:28sur les réseaux sociaux
20:28le 24
20:29mais le 24 ça va être quoi ?
20:30ça va être encore
20:31les professionnels de la case
20:32qui vont venir
20:33et qui vont tout plier
20:36Alain est avec nous aussi
20:37bonjour Alain
20:39bonjour Amandine
20:40bonjour à votre invité
20:41vous disiez
20:41je suis sidéré vous
20:44je n'ai pas de mots
20:45je voudrais assurer
20:46comme l'a fait l'auditeur précédent
20:48le repas
20:49votre invité
20:50de mon soutien
20:51total et absolu
20:53à nos forces de police
20:54et de gendarmerie
20:55à tous les intervenants
20:56qui hier ont cherché
20:57à protéger
20:58les gens
20:59innocents
21:00qui venaient manifester
21:02parce que c'est un droit
21:03fondamental
21:03et qui
21:05se sont retrouvés
21:06face à des casseurs
21:07ingérables
21:09de plus en plus violents
21:10et ce qui me désole
21:12ce sont les interventions
21:14du ministre
21:14qui pourtant
21:16connaît le métier
21:17mais surtout
21:18il ne faut pas y toucher
21:19c'est des petites têtes blondes
21:20c'est des petits jeunes
21:21il ne faut surtout pas
21:22leur faire du mal
21:23il faut
21:23on vous retire
21:24tous les moyens
21:25de faire respecter l'ordre
21:27Alain je vous interromps
21:28deux secondes
21:28Fabien Van Emelrich
21:30c'est ce qui a été dit
21:31aux policiers ?
21:33il y a eu
21:33il y a eu un discours
21:35ça va même au delà
21:36du ministre intérieur
21:36il y a eu un discours
21:37de fermeté du ministre intérieur
21:38après il y a eu une mise
21:38en pratique
21:39beaucoup plus compliquée
21:40parce que derrière
21:41il y a une idéologie
21:42qui fait que
21:42je rejoins monsieur
21:43il faut éviter
21:44de faire peur
21:46de créer des tensions
21:47supplémentaires
21:47donc bientôt
21:48c'est la police
21:49qui est coupable
21:49mais en dehors
21:50du ministre de l'intérieur
21:51il y a des propos
21:52bien plus graves
21:52le président de la république
21:53quand il parle de faire preuve
21:55que les policiers
21:56doivent faire preuve
21:56d'empathie
21:57de pédagogie
21:57ça c'était pour les lycéens
21:59oui mais en termes de signal
22:00il l'a donné
22:01et une fois qu'il vous a donné
22:02ce genre de signal
22:02c'est pas la première fois
22:03l'affaire Naël
22:04c'était impardonnable
22:05inexcusable
22:05et si vous étiez
22:06aux manettes là
22:07Fabien Van Emelry
22:09qu'est-ce que vous feriez
22:10vous si vous étiez
22:11ministre de l'intérieur
22:11vous feriez quoi là
22:13vu la situation ?
22:14et bien ce que je ferais
22:15déjà je n'ai pas
22:16la prétention de vouloir
22:17je vois souvent cette question
22:18mais déjà
22:20dans l'urgence
22:20je soutiendrais les effectifs
22:22mais pas par les paroles
22:24mais à travers les actes
22:24je leur donnerais
22:25du matériel conséquent
22:26qu'ils n'ont plus
22:27où ils sont obligés
22:27de se prêter le matériel
22:28de protection
22:29je mettrais des effectifs
22:30et je définirais
22:31les rôles et les missions
22:32des uns et des autres
22:33parce qu'aujourd'hui
22:33il y a beaucoup de flics
22:34qui ne font pas du travail de flics
22:35et vous donneriez
22:36des consignes plus fermes
22:37par exemple ?
22:38je donnerais des consignes
22:39fermes en amont
22:40pour anticiper les choses
22:43peut-être commencer
22:44à interpeller
22:44dès le début des méfaits
22:46je ne dirais pas
22:46aux effectifs
22:47attendez
22:48excusez-moi l'expression
22:49en randonnion
22:50de prendre deux ou trois heures
22:51de pavé sur la figure
22:53pour aller au contact
22:54alors qu'on nous a empêché
22:55à l'époque
22:55de prendre les armes intermédiaires
22:57je ferai en sorte
22:58entre guillemets
22:59d'essayer
22:59d'éradiquer
23:00une situation
23:01afin qu'elle évite
23:03de dégénérer
23:03ce qui n'est pas le cas
23:04aujourd'hui
23:04Alain
23:05juste d'un mot
23:06vous avez regardé hier
23:07le chef de l'état
23:08à la télévision ?
23:10mais je regardais
23:11le chef de l'état
23:12il a parlé quelques minutes
23:14en tout début
23:15de cette journée dramatique
23:18puis ensuite
23:20il est passé
23:21au problème
23:22évidemment
23:23du coût de l'énergie
23:24et puis
23:25il nous a fait
23:26un final
23:27digne
23:27d'un roi sans couronne
23:29pour nous dire
23:30que l'état de droit
23:31devait être respecté
23:33mais comme votre invité
23:34vient de le dire
23:35on fait respecter
23:36le droit
23:36force à la loi
23:37à condition d'avoir
23:38du matériel
23:39des effectifs
23:39et tout ce qu'il faut
23:40pour le faire
23:41et je trouve que ce monsieur
23:42a très très bien parlé
23:43à l'instant
23:44redonner les moyens
23:45redonner les moyens
23:46aujourd'hui
23:48aujourd'hui
23:49y a-t-il un pilote
23:51dans l'avion
23:51pour faire un peu
23:52d'ironie
23:53mais c'est terminé
23:55alors quand j'entends
23:57également que
23:57des gens comme
23:58alors je fais
23:59un petit aparté
24:00très rapide
24:00des gens comme
24:01monsieur Ferrand
24:02qui déjà prévient
24:03que les français
24:05n'auront pas le mot
24:06un mot à dire
24:06et qu'il n'y aura pas
24:07de référentes
24:08vous mélangez tout Alain
24:09non non je ne mélange pas tout
24:10mais ça démontre
24:11c'est pour donner
24:12un ensemble
24:13de l'état d'esprit
24:15qui règne en ce moment
24:16oui mais pardon
24:17il y a des élections
24:18dans six mois
24:18et on pourrait se dire
24:20tous ceux qui sont en colère
24:21auront l'occasion
24:22de l'exprimer
24:23on n'est pas obligé
24:23de tout casser dans la rue
24:25non on n'est pas obligé
24:26de tout casser dans la rue
24:27et puis surtout
24:27et puis surtout
24:28donnons les moyens
24:29à notre police
24:30de nous protéger
24:31cette dame
24:31moi je
24:33personnellement
24:33j'ai encore mes deux mains
24:34ce matin
24:35parce que je n'ai pas ramassé
24:36de bombes lacrymogènes
24:37cette dame
24:38qui se retrouve
24:39qui explique
24:40qu'elle se retrouve bloquée
24:42qu'est-ce qu'elle faisait là
24:43je veux dire
24:44il y a des
24:44il y a des manifestations
24:46qui se sont déroulées
24:47dans le calme
24:47on ne peut pas le contester
24:49cette dame
24:49elle est dans une manif
24:51au milieu d'un groupe
24:52qui est complètement encerclé
24:53et là
24:54oh là là
24:55oh là là
24:56elle ne parle pas
24:56des commerces ravagés
24:58des blessés
24:59et bien justement Alain
24:59dans un tout petit instant
25:00je voudrais qu'on entende
25:01les commerçants
25:02ceux qui ont vu effectivement
25:03leur boutique saccagée
25:05pillée
25:05on sera notamment avec Léa
25:07dans un tout petit instant
25:08à tout de suite
25:14toute la journée
25:16RTL vous accompagne
25:2312h30, 14h
25:24RTL midi
25:25les auditeurs ont la parole
25:27avec Amandine Bégaud
25:28le choix me rend malade
25:30je vois des lieux
25:31qui sont saccagés
25:32tagués
25:32et tout ça
25:33donc je suggère
25:34que tous ceux
25:35qui sont pris
25:36depuis le début
25:37de toutes ces manifestations
25:38et bien plutôt que
25:39de les mettre en prison
25:40on leur fasse faire
25:40des travaux d'intérêt généraux
25:42la proposition de Marie
25:44au 3210
25:44ainsi comme elle
25:45vous souhaitez intervenir
25:47réagir à ce qui s'est passé
25:48ce week-end
25:48ce qui s'est passé hier soir
25:50encore aussi dans les rues de Paris
25:51vous nous appelez
25:53au 3210
25:54ou vous nous envoyez
25:54un message
25:55sur l'application RTL
25:58Fabien Van Emelry
26:00qui est toujours avec nous
26:01secrétaire général
26:02du syndicat
26:02Alliance Police Nationale
26:04Fabien je voudrais
26:05qu'on entende
26:06le témoignage de Léa
26:06bonjour Léa
26:08bonjour Amandine
26:09et merci beaucoup
26:09d'être avec nous
26:10vous êtes gérante
26:12d'un magasin
26:13un magasin d'optique
26:14c'est ça ?
26:15oui c'est ça
26:16qui est dans quel arrondissement ?
26:18dans le 10ème arrondissement
26:19vous étiez donc
26:20pas très loin
26:21de la place de la République ?
26:23voilà c'est ça
26:25racontez-nous
26:26ce qui s'est passé samedi
26:27moi j'avais décidé
26:28de fermer
26:29et puis j'ai vu
26:30à travers la caméra
26:31que le magasin
26:32était pillé complètement
26:35saccagé
26:36et j'ai tout perdu
26:38tout perdu
26:39ils ont tout volé ?
26:41oui
26:41vous avez pu chiffrer
26:42déjà ces dégâts ?
26:44pas encore
26:45vous disiez 80 000 euros
26:47de stock ?
26:48oui mais j'ai pas pu
26:50chiffrer exactement
26:51mais c'était ça
26:51ce que j'avais
26:53en stock
26:55ils sont rentrés comment ?
26:57ils ont
26:58je pense
26:59à travers la caméra
27:00j'ai vu qu'ils ont donné
27:00des coups de pied
27:01ils ont cassé
27:02le videau métallique
27:04ils ont
27:07détruit
27:07la vitrine
27:08les portes
27:10tout
27:11vous êtes toute jeune
27:12Léa
27:13je crois que
27:13ce magasin
27:14il était tout récent
27:15oui
27:16c'est ça
27:16j'ai 22 ans
27:17et j'ai repris
27:18le mois dernier
27:20et
27:22j'ai plus rien
27:23en quelques minutes
27:25tout a été saccagé
27:26vous êtes dans quel état d'esprit
27:27là Léa ?
27:29je suis un peu perdue
27:31je sais pas trop quoi faire
27:33je suis très stressée
27:35et
27:36je suis vraiment perdue
27:38j'imagine que vous avez pris contact
27:39avec votre assurance ?
27:41je les ai contactés
27:42mais
27:43ils n'ont pas pu créer
27:44de dossier pour moi
27:45ils sont saturés
27:46ils disent qu'ils vont me rappeler
27:47mais j'ai toujours pas été rappelée
27:50donc je suis encore plus perdue
27:52ils vous disent
27:53qu'il n'y a pas de dossier
27:53qu'ils ne peuvent pas vous créer de dossier
27:56exactement
27:57bon
27:57j'en profite pour vous dire
27:58que l'équipe de Julien Courbet
28:00va se mobiliser demain
28:01entre 9h30 et 11h30
28:03justement pour
28:03pour les commerçants
28:04si vous avez des questions
28:05besoin d'aide
28:08n'hésitez pas
28:09à contacter l'équipe
28:10de ça peut vous arriver
28:11vous écrivez
28:12ça peut vous arriver
28:12tout attaché
28:13at rtl.fr
28:14et ils prendront contact avec vous
28:15Léa peut-être qu'on leur donnera
28:17votre coordonnée
28:18parce que peut-être qu'ils peuvent
28:19vous aider
28:19et accélérer les choses
28:20notamment au niveau
28:21de votre assurance
28:23vous disiez
28:24j'avais fermé
28:25parce que la préfecture
28:26vous avait recommandé de fermer
28:27ou c'est vous qui aviez décidé ?
28:29c'est moi qui ai décidé
28:30la veille
28:31au cas où
28:32mais je pensais que
28:33je ne pensais pas du tout
28:35que ça allait se passer comme ça
28:36tout ça vous l'avez suivi
28:37sur votre téléphone
28:38c'est ça grâce à la vidéosurveillance ?
28:40oui c'est ça
28:40c'est quand vous
28:41sur le moment
28:42vous disiez quoi ?
28:43je ne vous ai même pas regardé
28:48Léa je voudrais vous faire écouter
28:50un témoignage
28:51qu'a recueilli pour nous
28:52Vincent Serrano
28:53qui est journaliste
28:54ici à RTL
28:54il est allé
28:55dans le quartier
28:55d'Étienne-Marcel
28:56ce matin
28:57qui a été
28:59cible d'attaque
29:00contre des commerces
29:01hier soir
29:02écoutez cette commerçante
29:04ils arrivent en meute
29:05excités
29:06alcoolisés aussi
29:07pourquoi
29:07pourquoi vous nous faites ça à nous ?
29:09et ils me disent
29:10madame
29:11de toute façon
29:11vous avez eu une assurance
29:13j'étais en corps à corps
29:14avec eux
29:15ils étaient armés
29:16des barres de fer
29:17et qui agissent
29:18de façon très méthodique
29:20ça va être
29:21œil pour œil
29:21dans pour dents
29:22s'il faut des milices
29:23on va s'armer de milices
29:24tout simplement
29:25on va ramener des gars
29:26on va ramener
29:26on va voir ce qu'on va faire
29:28un témoignage glaçon d'Assia
29:30qui tient un magasin
29:31de chaussures
29:32et qui s'est interposé
29:34hier soir
29:35devant ses casseurs
29:36Fabien Van Emelry
29:37elle dit
29:38s'il faut une milice
29:39on mettra une milice
29:39c'est dangereux ça ?
29:41c'est glaçant
29:42mais c'est malheureusement
29:42les craintes
29:43qu'on risque d'avoir
29:44dans le futur
29:44évidemment il ne faut pas
29:45faire justice soi-même
29:46en tant que policier
29:47je ne pourrais pas dire ça
29:47mais je peux comprendre
29:49la personne qui perd tout
29:50et psychologiquement
29:52ce qui lui passe par la tête
29:54on va se retrouver
29:55dans une situation
29:55où malheureusement
29:56on n'arrivera plus
29:57à localiser
29:59cette délinquance
29:59qui est comme elle dit si bien
30:01et c'est devenu
30:02elle est professionnalisée
30:04organisée
30:04et on se retrouve
30:05on a vu d'ailleurs
30:05ceux qui cassent
30:06et ceux qui pissent
30:07ne sont pas forcément les mêmes
30:08exactement
30:08on prend un exemple
30:09très simple à Marseille
30:10vous aviez même
30:11l'ultra-gauche
30:12qui s'est mis d'accord
30:13avec les jeunes
30:14des quartiers difficiles
30:15ça on le sait
30:16en tant que policier
30:17où l'ultra-gauche
30:18occupait les policiers
30:19donc avec les pavés
30:20les émeutes qu'on connaît
30:22donc les policiers
30:23étaient sur l'ultra-gauche
30:24pour éviter évidemment
30:25cette identifique
30:25que tout le monde connaît
30:26pendant ce temps-là
30:27vous aviez les pilleurs
30:28des cités
30:29qui faisaient les magasins
30:30c'est pour ça qu'on a vu
30:30tant de magasins vandalisés
30:31à Marseille
30:32mais ce qu'il y a à Marseille
30:33il y a partout
30:34c'est-à-dire que maintenant
30:35on se retrouve organisé
30:36on occupe les policiers
30:37à quelques dizaines
30:38quelques centaines
30:38et pendant ce temps-là
30:39quelques dizaines
30:40quelques centaines hôtes
30:41ont choisi scrupuleusement
30:42leurs magasins
30:43c'est souvent des lunettes
30:44des bijoux
30:45des appareils de photos
30:47téléphones portables
30:48etc etc
30:49Léa
30:50vous avez
30:51j'ai pas eu un contact
30:53avec la police depuis
30:55non pas du tout
30:56je les ai appelés
30:57samedi soir
30:58enfin vers 18h
31:00et puis ils m'ont dit
31:01qu'ils ne pouvaient rien faire
31:04et qu'ils pouvaient rien faire
31:06ça aussi
31:07j'imagine que
31:07c'est pas de nature
31:10j'étais encore plus
31:11perdue
31:12je regardais les caméras
31:13je les appelais
31:14j'étais de rien faire
31:15je ne savais pas
31:16du tout quoi faire
31:16je suis quand même
31:18arrivée sur les lieux
31:19pour essayer de sécuriser
31:20le magasin
31:20par mes propres moyens
31:22et quand vous entendez
31:24Léa
31:24cette commerçante
31:25Asia
31:25qui s'est interposée
31:26qui se dit
31:28on va finir par s'armer
31:29vous avez 22 ans
31:31je le rappelle
31:32Léa
31:33oui
31:33ça vous terrifie
31:34j'imagine que vous
31:35vous avez pas choisi
31:36de faire ce métier là
31:37pour ça
31:38ah non
31:39je n'étais pas du tout
31:41privée dans mon projet
31:44donc je sais pas
31:45Léa c'est trop tôt peut-être
31:47mais vous vous dites quoi
31:48je vais rouvrir un magasin
31:51je vais essayer de réparer
31:53les dégâts
31:54et continuer à ouvrir
31:58merci beaucoup
31:59et en tout cas
31:59on pense bien bien à vous
32:02Léa
32:02et si on peut effectivement
32:03vous aider d'une manière
32:04ou d'une autre
32:05grâce à l'équipe
32:05de Julien Courbet
32:06demain bien sûr
32:07qu'on le fera
32:10Fabien Vendemaneric
32:11une dernière question
32:11je parlais de la mobilisation
32:13de la semaine prochaine
32:13de ces appels
32:14bon pour l'instant
32:15ça reste encore assez imprécis
32:17est-ce que vous êtes inquiet
32:18ou pas
32:19pour samedi prochain ?
32:20Oui
32:20les fonctionnaires de police
32:21de manière générale
32:22sont inquiets
32:22parce qu'au vu de la foudre
32:24qu'ils ont vécu le 17
32:25on a bien peur
32:26que malheureusement
32:26ça se reproduise
32:27de la même façon le 24
32:29donc
32:30on fera face
32:31on fera ce qu'on peut
32:31mais on risque d'avoir
32:32les mêmes scènes
32:34les mêmes situations
32:35des débordements
32:36des pillages
32:37du vandalisme
32:37Il y a un auditeur
32:38qui me dit
32:38pourquoi on n'envoie pas
32:39l'armée
32:40sur l'application RTL ?
32:41Certains politiques
32:42parlent de l'armée
32:43dernièrement
32:44ça peut être une solution
32:45non pas pour les envoyer
32:46sur du maintien de l'ordre
32:47parce que les policiers
32:48sont les experts
32:49en maintien de l'ordre
32:50et en violence urbaine
32:51par contre pour garder
32:52des édifices
32:52des établissements publics
32:54ça permettrait aux policiers
32:55de dégager
32:56de ces
32:56ces genres de rôles
32:58et d'aller directement
32:59malheureusement
33:00à l'enfrontement
33:00face au pire
33:01Et c'est ce que proposait
33:02ce matin sur RTL
33:03Gabriel Attal
33:04il dit on a fait ça
33:04notamment pour les JO
33:06pourquoi pas
33:06ne pas refaire ça
33:08merci beaucoup en tout cas
33:09d'être venu échanger
33:10avec les auditeurs
33:12Fabien Van Nemenrik
33:13secrétaire général
33:14du syndicat
33:15Alliance Police Nationale
33:16on va continuer bien sûr
33:16à échanger avec vous
33:18les auditeurs
33:193210
33:19si vous souhaitez
33:21intervenir
33:22j'attends une nouvelle fois
33:23vos témoignages
33:24vos réactions
33:24aussi à tout de suite
33:25sur RTL
33:26Contactez-nous gratuitement
33:28via l'appli RTL
33:29ou au 30 de 10
33:3050 centimes la minute
33:33Jusqu'à 14h
33:35Les auditeurs ont la parole
33:36Amandine Bégaud
33:37sur RTL
33:39Mon sentiment
33:40c'est que les gens
33:40n'en peuvent plus
33:41les commerçants surtout
33:42n'en peuvent plus
33:42la police n'en peut plus
33:44la police n'est plus dans le coup
33:45la police est je dirais
33:47malmenée
33:48ne serait-ce que même
33:48par l'Etat
33:49tout ce qu'il faut
33:50on va se retourner contre eux
33:51donc c'est mon sentiment
33:52police privée
33:53qui vont protéger
33:54les commerces
33:55les plus
33:56je dirais
33:56les plus sensibles
33:57Le message de Jean-François
33:59qui fait écho
34:00à ce que nous disait
34:01cette commerçante
34:02rencontrée ce matin
34:03à Paris
34:04Asia
34:05par Vincent Serrano
34:06qui en fait
34:07le dit
34:08on va songer
34:09pour certains d'entre nous
34:11effectivement
34:12à s'armer
34:13bien sûr
34:13ça fait froid dans le dos
34:14Marc bonjour
34:17bonjour
34:18vous nous appelez
34:18d'où Marc
34:20j'appelle
34:20Devreux
34:22ça vous fait froid
34:23dans le dos
34:23vous aussi
34:24j'imagine
34:24d'entendre
34:25tout ça
34:28oui alors évidemment
34:28ça me fait froid
34:29dans l'eau
34:29je suis extrêmement
34:30peiné
34:31pour tous ces commerçants
34:32pour tous ces gens
34:32qui suent sueur et eau
34:34pour obtenir
34:35et pour pouvoir travailler
34:37moi ce qui me choque
34:38le plus
34:39je l'ai vu ce matin
34:39sur une chaîne
34:40d'information
34:42tous ces jeunes
34:44qui se filment
34:45mais en toute impunité
34:47avec des produits
34:48volés dans les magasins
34:49ça prouve une chose
34:50c'est qu'on sait
34:50aujourd'hui
34:50qu'ils savent
34:52ils ne sont pas fous
34:52que les gouvernements
34:53ne feront rien pour eux
34:55que de toute façon
34:55ils ne seront pas condamnés
34:58tant qu'on n'aura pas
34:59des dirigeants
34:59qui seront capables
35:01de mettre en place
35:02les lois votées
35:02ou de durcir les lois
35:04ça continuera comme ça
35:06c'est l'impunité
35:06pour vous
35:07qui pose le plus problème
35:09totale
35:09une totale impunité
35:10le pire c'est que ça va loin
35:12après il y a deux catégories
35:14il y a effectivement
35:15les mouvements
35:16les mouvements d'extrême gauche
35:18les Danton et Robespierre en herbe
35:19qui s'en prennent
35:20aux institutions
35:20et aux mairies
35:21ça a toujours été
35:22c'est pas nouveau
35:23et puis
35:24il y a tous ces délinquants
35:25qui viennent dans les banlieues
35:27en collaboration
35:28ou pas
35:28avec ces mouvements
35:29d'extrême droite
35:30d'extrême gauche
35:30pardon
35:32et droite aussi
35:33d'ailleurs
35:33ceci étant dit
35:35mais qui s'en prennent
35:36aux gens
35:36aux commerçants
35:37qui s'en fichent
35:38de ruiner
35:39des commerces
35:40tout ça
35:40pour l'appât du gain
35:41pour se faire un peu d'argent
35:43et puis surtout
35:44pour faire le buzz
35:44sur les réseaux sociaux
35:45donc je crois que la bataille
35:47elle est perdue d'avance
35:48la police
35:48elle fait
35:49et j'ai un profond respect
35:51pour tous ces policiers
35:53qui font tout ce qu'ils peuvent
35:55mais ils ne sont pas assez nombreux
35:56ils sont débordés
35:57on ne peut pas leur reprocher
35:59de ne pas aller
36:00essayer de défendre
36:01ces commerçants
36:02parce que d'un côté
36:02effectivement
36:03ils sont obligés
36:04d'affronter
36:04encore d'affronter
36:05des fois de partir
36:07malheureusement
36:08la queue entre les jambes
36:08parce qu'ils sont complètement
36:10débradés par tous ces casseurs
36:11parce qu'on leur donne
36:12pas les moyens
36:13et plus ça va
36:14plus on leur retire les moyens
36:15ils seront obligés
36:16de faire face
36:17à ces délinquants
36:17avec des martinets
36:18c'est plus possible
36:20c'est plus possible
36:21ça va mal finir
36:22j'ai 62 ans
36:23et c'est pas d'aujourd'hui
36:25moi j'ai connu
36:26les émeutes à Évreux
36:27en 94
36:28je ne sais pas
36:29si vous vous souvenez
36:30il y avait
36:31c'était l'époque
36:32et pourtant
36:32c'était un gouvernement
36:34socialiste à l'époque
36:35à l'époque
36:36c'était le Val-Fouré
36:38c'était la cité
36:39des 4 huiles
36:39c'était
36:41c'était Lyon
36:42c'était
36:43voilà
36:43c'était la cité du lutte
36:44c'était les minguettes
36:45c'était la même chose
36:46et même à l'époque
36:47sous ce gouvernement
36:48socialiste
36:49on n'a jamais rien fait
36:50et moi j'ai vu
36:51les émeutes
36:52en 94 à Évreux
36:53où un centre commercial
36:54entier a été brûlé
36:55à 100 mètres de chez moi
36:57à l'époque
36:58un agent de sécurité
36:59avait sorti un peu
37:01violemment du magasin
37:02un petit voleur
37:03ils ont tout retourné
37:04ils ont tout retourné
37:05ils ont tout brûlé
37:05et c'était en 94
37:07ils ont payé
37:07de n'avoir rien fait
37:08c'est ce que vous dites
37:08de n'avoir rien fait
37:10pendant toutes ces années
37:11mais d'avoir
37:12d'avoir des pouvoirs
37:14des gens qui n'ont pas
37:15je suis désolé
37:16je vais être vulgaire
37:17mais qui n'ont pas
37:18des coronesses
37:18qui n'ont pas
37:20le courage
37:21de certains pays
37:22qui malheureusement
37:23sont un peu plus
37:23dans la répression
37:25je vais vous dire
37:25je vais être très clair
37:27Marc
37:27qu'est-ce qu'il faudrait faire
37:28d'après vous
37:29des peines de prison
37:30pour chacun
37:31ou c'est pas ça
37:32dont vous parlez
37:33les peines de prison
37:34oui
37:35déjà les peines de prison
37:36appliquer les lois
37:37je suis désolé
37:37il y a des lois
37:38contre les casseurs
37:39elles ont été mises en place
37:40mais elles ne sont pas appliquées
37:41alors elles ne sont pas appliquées
37:42parce que faute de moyens
37:44faute de manque de place
37:45dans les prisons
37:46mais peu importe
37:47il y a certainement
37:48d'autres solutions
37:49je ne suis pas un politicien
37:51mais il y a certainement
37:53il faut restaurer de l'autorité
37:54et mettre fin à l'impunité
37:55c'est ce que vous voulez dire
37:56depuis les années 90
37:58avec la politique
37:59de l'enfant roi
38:00on a tous
38:01ses dégradés
38:02on a commencé
38:03à retirer la fessée
38:04on a commencé
38:04à retirer
38:05alors là on ne va pas tout mélanger
38:06mais Marc
38:08je voudrais vous faire dialoguer
38:08avec Kader Dali
38:09bonjour Kader Dali
38:10bonjour tout le monde
38:12fidèle auditeur
38:14de Nancy
38:14je rappelle que vous travaillez
38:15dans le social
38:16vous êtes d'accord avec Marc
38:17ou pas Kader Dali ?
38:18je pense que tous les français
38:20se rejoignent un petit peu
38:21sur cet aspect chaotique
38:25la problématique
38:26c'est quoi
38:26pourquoi on a un manque
38:27d'anticipation
38:28je veux dire
38:29que ce soit
38:30lors des manifestations
38:31de joie
38:32au départ
38:32de la victoire du PSG
38:34ou que ce soit
38:35d'autres manifestations
38:36de lycéens
38:38on a toujours trois étapes
38:39la première étape
38:40les gentils
38:41qui manifestent
38:41pour des raisons légitimes
38:42la deuxième étape
38:43les black blocs
38:44qui viennent de je ne sais où
38:46et financés par je ne sais qui
38:48et à la fin
38:49on a les pilleurs
38:50comme des corbeaux
38:50qui viennent éventuellement
38:51ramasser ce qu'il y a
38:52parce que tout est brûlé
38:53vous savez
38:54ce n'est pas les jeunes des cités
38:55qui ont brûlé
38:55la mairie de Limoges
38:57c'est les black blocs
38:58c'est les voyous
38:59donc les casseurs
39:00et les voleurs
39:01il faut les attraper
39:02et les réprimander
39:03parce qu'il y a des lois
39:03qui sont faites pour ça
39:04sauf qu'elles ne sont pas
39:05appliquées à la lettre
39:07et Kader Dali
39:08quand vous entendez
39:09Marc dire
39:09on paye aussi
39:11sans doute
39:12dit-il
39:13cette impunité
39:14depuis des années
39:15et des années
39:16un manque de fermeté
39:17et d'autorité
39:17vous êtes d'accord avec ça ?
39:19je rejoins un petit peu
39:20vous savez
39:20la France
39:21on est la reine
39:22de la critique
39:23des autres pays
39:23on parle des autres pays
39:25dans les autres pays
39:25il n'y a peut-être
39:26pas de droit de l'homme
39:27mais il file droit
39:29là on est en train
39:30de parler
39:31de l'éventuelle guerre
39:32avec la Russie
39:33on n'est même pas capable
39:34de gérer nos criquets
39:35dans nos rues
39:36et on essaye
39:37de faire les gros bras
39:38devant les russes
39:38à l'échelle internationale
39:40regarder CNN
39:40regarder la presse étrangère
39:43on est la risée du monde
39:44et c'est ça
39:45la grande problématique
39:46restez avec nous tous les deux
39:47Kader Dali et Marc
39:48on retrouvera Charles
39:49dans un tout petit instant
39:50qui était à Morange
39:51et puis à 14h
39:53comme chaque jour
39:53l'heure du crime
39:54bonjour Jean-Alphonse Richard
39:55bonjour Amon
39:56et aujourd'hui
39:56vous nous emmenez
39:57en Seine-et-Marne
39:58avec la disparition
39:59de toute une famille
40:00oui c'était à l'automne 95
40:01il y a donc 20 ans
40:02plus aucune nouvelle
40:03de Donald
40:03et Stéphanie Davila
40:05de leurs enfants
40:06Donald Junior
40:063 ans et demi
40:07et puis de la petite
40:08Donatella
40:09elle avait 22 mois
40:10ils auraient brutalement
40:11quitté leur maison
40:12à Volpénil
40:13après une dispute
40:14un homme est le seul témoin
40:16de cette évaporation
40:17très étonnante
40:17il s'appelle Edgar Boulet
40:18un entier fasciné
40:20par les rites vaudous
40:22il était provisoirement
40:24hébergé par la famille
40:25la suite va révéler
40:26un effarant scénario
40:28sur fond de magie noire
40:29Edgar Boulet
40:31il est disparu
40:31de Volpénil
40:3214h
40:33à tout à l'heure
40:34à tout à l'heure
40:35Jean-Alphonse
40:36et nous on revient
40:36bien sûr
40:37sur ces pillages
40:39et ces scènes de chaos
40:40dans un tout petit instant
40:41à tout de suite
40:57et on revient
40:59bien sûr
40:59on continue à revenir
41:01sur ces scènes
41:01de violence
41:02qui ont
41:03très largement
41:05entaché
41:06la mobilisation
41:07de samedi
41:08de nouveaux pillages
41:09je vous le disais tout à l'heure
41:10hier soir aussi
41:11dans Paris
41:12et ces rassemblements
41:13devant les mairies
41:14tout à l'heure
41:15à midi
41:16Charles bonjour
41:18oui bonjour Amandine
41:19et bonjour les auditeurs
41:20vous y avez participé
41:21devant votre mairie
41:22oui c'était un moment
41:24très émouvant
41:26je suis encore
41:27un peu ému
41:28à Montrange
41:29c'est ça ?
41:30oui à Montrange
41:30une petite ville
41:31de moins de 3000 habitants
41:33il y avait une petite
41:35centaine de personnes
41:36et franchement
41:38c'était émouvant
41:38on se serait presque cru
41:40à une veillée funèbre
41:41à tel point
41:43où les gens
41:44sont désespérés
41:45de ce qui se passe
41:45dans notre pays
41:46pourquoi vous avez tenu
41:47vous à participer
41:48à ce rassemblement
41:49Charles ?
41:51pour montrer
41:52ma solidarité
41:53envers
41:54les policiers
41:55les pompiers
41:56les commerçants
41:57et toutes les victimes
41:59innocentes
42:00de ce qui se passe
42:01et au-delà
42:02de tout ça
42:03je suis vraiment
42:04mais vraiment
42:05très inquiet
42:06pour le pays
42:09j'écoutais hier soir
42:12le président
42:15et au-delà
42:17de tout ce qui s'est passé
42:18ce qui m'a mis
42:19encore
42:19vraiment encore plus
42:20la colère
42:22c'est ce qu'il a dit
42:23ou tout au moins
42:24de ce qu'il n'a pas dit
42:25en fait il n'a rien dit
42:26hier soir
42:26les gens
42:27ils étaient tous
42:29suspendus
42:30à leurs écrans
42:31ou à la radio
42:32pour entendre
42:33des mesures fortes
42:35et radicales
42:36mais qui disent quoi
42:37Charles
42:37concrètement ?
42:38il y aurait eu
42:40plein de choses
42:40à dire
42:41mais de la fermeté
42:42là
42:44on avait le sentiment
42:45que en fait
42:47pas qu'il s'empêchait
42:49pas du tout
42:49loin de là
42:50mais en fait
42:51qu'il savait
42:52il savait plus quoi faire
42:54et il savait pas quoi faire
42:55et c'est là
42:57où j'ai commencé
42:58à flipper
42:58parce que je dis
42:59si lui
43:00ne sait plus quoi faire
43:03on est mal barré
43:05parce que
43:06il y a des choses
43:07qu'il aurait pu dire
43:09de manière très ferme
43:10comme par exemple
43:12en attendant
43:14que tout ça
43:15se calme un peu
43:16d'interdire
43:17par exemple
43:18toutes les manifestations
43:19oui
43:20tout rassemblement
43:20toute manifestation
43:21sauf que bon
43:22normalement
43:22c'est un droit constitutionnel
43:23dans notre pays
43:24de pouvoir manifester
43:24oui mais vous savez
43:25il y a une loi
43:26qui est sortie
43:27il n'y a pas longtemps
43:28alors je ne suis pas
43:28un juriste
43:30mais que
43:32j'avais entendu
43:33qui est la loi
43:33du mois d'août
43:352026
43:35donc vous voyez
43:36elle est toute récente
43:37qui s'appelle
43:37le ASN
43:39qui est un état d'alerte
43:40de sécurité nationale
43:42c'est un cran
43:43en dessous
43:45de l'état d'urgence
43:47de l'état d'urgence
43:48mais qui permet
43:49de mettre
43:49en application
43:50plein de choses
43:51pour la sécurité
43:52et notamment
43:53de bloquer
43:55toutes les manifestations
43:56et toute personne
43:57ou tout groupe
43:58qui voudrait se réunir
43:59serait immédiatement
44:00interpellé
44:01et comme disait
44:04Fabien
44:05je n'ose pas dire son nom
44:06parce qu'il est un peu compliqué
44:07Zandem Elric
44:08voilà
44:09comme vous dites
44:11en fait
44:15il ne faut pas attendre
44:17qu'ils se prennent
44:18des pavés
44:19comme on a vu
44:19sur la tronche
44:20pour réagir
44:21il y a plein
44:22plein plein de choses
44:23à faire
44:25honnêtement
44:25j'en discutais
44:27avec des élus
44:29puisqu'il n'y avait
44:29pas que le maire
44:30il y avait
44:30le président
44:31de la Comcom
44:32il y avait
44:33tous les élus
44:34des voisines
44:35environnement
44:36tout le monde
44:37tout le monde
44:38est en colère
44:40et c'est intéressant
44:41parce que comme vous le dites
44:42vous parlez d'une petite commune
44:44qui n'a pas été directement
44:45confrontée
44:45mais effectivement
44:46qui est très en colère
44:48contre tout ça
44:49et je retiens cette expression
44:50que vous avez employée
44:51tout à l'heure
44:51de veiller funèbre
44:52je voudrais juste
44:53qu'on entende
44:54Marie-Pierre
44:55avant la fin de cette émission
44:56bonjour Marie-Pierre
44:58oui bonjour
44:59vous nous appelez
45:00de douai
45:00vous êtes très inquiète
45:02vous aussi
45:03pour la suite
45:03moi je suis très inquiète
45:05pour la suite
45:05et je pense que nous sommes
45:07dans une situation
45:08d'urgence
45:09et que
45:10à situation d'urgence
45:11de répondre
45:12une mesure d'urgence
45:13une autorité
45:14de la part du gouvernement
45:15et je suis tout à fait d'accord
45:17avec ce que vient de dire
45:18ce monsieur
45:18je pense qu'il faudrait
45:20une suspension temporaire
45:22de l'autorité
45:23de manifester
45:24il n'y a que comme ça
45:25qu'on pourra éviter
45:26cette montée
45:27de la violence
45:28et les couvre-feu partiels
45:29dont parle
45:30le premier ministre
45:31ça ne servira à rien
45:32d'après vous ?
45:33non ça ne servira à rien
45:34parce que ça peut être
45:35n'importe quand
45:36dans la journée
45:37dans la matinée
45:38l'après-midi
45:39donc dès qu'il y a
45:40un rassemblement
45:41dès que les gens
45:43commencent à se rassembler
45:44à ce moment-là
45:45la police arrive
45:46et la police
45:47permet
45:47de les
45:49de les
45:50de les faire partir
45:51et sans qu'il y ait
45:52besoin d'avoir
45:54cette montée
45:55de violence
45:55moi je pense
45:56que c'est la seule solution
45:57avec évidemment
45:59des renforcements
46:00au niveau des policiers
46:01de leurs moyens
46:03comme les gens
46:04l'ont dit avant
46:05mais c'est la seule solution
46:06merci beaucoup
46:07Marie-Pierre
46:09on va bien sûr
46:09continuer à suivre
46:10tout ça de très près
46:11sur RTL
46:12et puis je vous le rappelle
46:13demain
46:13toute l'équipe
46:14de Julien Courbet
46:15se mobilise
46:16entre 9h30
46:17et 11h30
46:18si vous êtes commerçant
46:19que vous avez des questions
46:20besoin d'aide
46:21une seule adresse
46:23ça peut vous arriver
46:24en un seul mot
46:25tout attaché
46:26at rtl.fr
46:28et puis l'équipe
46:29de Julien
46:30vous aidera
46:31que ce soit
46:31pour contacter vos assurances
46:33ou tout autre chose
46:34si vous faites partie
46:35de ces commerçants
46:36au moins 3000 commerçants
46:37qui ont été touchés
46:38d'après les tout derniers
46:39chiffres du gouvernement
46:41donc
46:41et puis l'équipe de Julien Courbet