Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 20 octobre 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, ces intempéries qui touchent assez fortement le sud-est.
00:12La Haute-Corse est passée en alerte rouge, alerte pluie et inondation.
00:17Des intempéries qui ont fait d'importants dégâts dans les Rhônes, mais aussi dans les bouches du Rhône.
00:21Une personne a été retrouvée morte à Saint-Mitre-les-Rampas, c'est dans les bouches du Rhône justement.
00:27Dans l'actualité également, l'incendiaire présumé de la mairie de Limoges interpellait un individu connu pour son appartenance à
00:34l'ultra-gauche.
00:35Il était fiché S.
00:37Dans le même temps, le gouvernement annonce une nouvelle série d'aides pour les commerçants sinistrés.
00:44Ils auront accès à taux zéro pour leur trésorerie.
00:47Et ce, dès vendredi, c'est ce qu'annonce le ministre de l'Économie, qui promet également un étalement simplifié
00:54des charges fiscales et sociales.
00:57Sébastien Lecornu, le Premier ministre, recevra demain les lycéens, jeudi, les partis politiques.
01:04Le ministre de la Justice lui promet la plus grande fermeté pour les casseurs et les pilleurs.
01:08Et il annonce, ce sont déjà 149 personnes qui ont été incarcérées après leur passage en comparution immédiate.
01:18Le budget de la Sécu, lui, arrive en débat à l'Assemblée nationale.
01:23Il y a très nombreuses mesures, bien sûr, puisque l'objectif, c'est de diminuer de moitié le déficit de
01:29la Sécu.
01:30Parmi celles dont on a choisi de parler aujourd'hui, la réforme de l'APA, l'allocation personnalisée d'autonomie
01:37qui pourrait être rabotée.
01:39800 000 personnes âgées en bénéficie.
01:42Si c'est votre cas, appelez-nous au 3210 pour réagir.
01:44Dites-nous ce que ça pourrait changer dans votre quotidien, si cette aide était réduite ou supprimée.
01:52Et puis on parlera des grands-parents à l'honneur pendant ces vacances de la Toussaint.
01:57Peut-être que vous êtes en train de garder vos petits-enfants.
01:59Si c'est le cas, appelez-nous, dites-nous ce que vous faites avec eux.
02:02Et puis dites-nous aussi, surtout, comment vous souhaitez qu'ils vous appellent.
02:05Paraît-il que les papis, mamies, pépés et mémés sont un peu dépassés.
02:08Alors quels sont vos petits-noms à nous ?
02:11On peut bien sûr en parler à vos petits-noms à vous, pas à nous.
02:15On peut en parler dans les auditeurs ont la parole.
02:19Amandine Bégaud.
02:20RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
02:23Bien sûr qu'il faut taper sur les prestations sociales.
02:26Des personnes qui ont pillé, cassé, volé et autres destructeurs associés.
02:32Et j'irai même plus loin.
02:34Si ces personnes ont un revenu, il faudrait leur ponctionner une somme tous les mois,
02:39même si c'est 20 euros, et qu'ils continuent à payer toute leur vie.
02:43Et pour commencer, je voudrais qu'on revienne sur cette skire circulaire qui, ça y est, a été signée
02:48et qui prévoit de baisser les prestations sociales des pilleurs à hauteur de ce qu'ils vous ont volé.
02:55Ça a été annoncé par les ministres de la Justice et du Logement.
02:58On entendait à l'instant le message de Valérie qui réagit plutôt pour.
03:02Donc, et vous, qu'en pensez-vous si vous souhaitez réagir ?
03:05Vous nous appelez au 3210 ou vous nous envoyez un petit message sur l'application RTL.
03:09Richard, bonjour.
03:10Oui, bonjour Amandine.
03:12Vous allez bien, Richard ?
03:13Oui, très bien, merci.
03:15Ça va, merci.
03:16Qu'est-ce que vous pensez de cette décision ?
03:19Réduire les aides sociales de ceux qui ont payé.
03:21En gros, vous avez volé 300 euros de chaussures.
03:24On vous baisse vos aides sociales de 300 euros.
03:27Eh bien, écoutez, alors, je fais une petite aparté.
03:30Chez nous, c'est papy et mamie.
03:31Voilà, ce sera pour le sujet suivant.
03:33Bon, ça, ce sera pour le sujet d'après.
03:35Très bien.
03:35Et vous savez quoi, Richard ?
03:37On peut vous rappeler tout à l'heure.
03:38Vous me direz pourquoi papy et mamie.
03:40Parce que, voilà.
03:41Donc, voilà.
03:42Pour revenir au sujet, je trouve ça normal.
03:45Tout simplement, vous volez, vous cassez, vous dégradez.
03:49Donc, vous engagez votre responsabilité ou celle de vos parents, si vous êtes mineurs.
03:53Et il est logique que vous payiez pour ce que vous avez volé ou classé.
03:59Enfin, je ne sais pas.
04:00Ça me paraît être du bon sens, quoi.
04:03Tout simplement.
04:04Et alors, c'est vrai que cette décision politique, on en entend parler depuis longtemps.
04:10Et elle a longtemps été controversée.
04:13Peut-être qu'elle arrive un peu tard, pour certains.
04:17On va dire, de pouvoir responsabiliser certains parents.
04:21Mais alors là, je vous explique, Richard, pour que ce soit bien clair dans la tête des auditeurs.
04:26Donc, ça s'applique aux pilleurs et pas aux casseurs.
04:30L'idée, vraiment, c'est ce que je disais.
04:33Vous avez volé pour 300 euros de chaussures, par exemple.
04:36À la fin de l'année, quand on fait le calcul total de vos revenus, et c'est ce sur
04:43quoi les prestations et les aides sociales sont versées,
04:46on enlève 300 euros, estimant que vous avez, dans vos revenus, 300 euros de produits certes idéaux.
04:53Mais voilà.
04:53Et donc, du coup, ça risque de faire bouger votre barème d'accès aux aides sociales.
04:58Voilà, c'est pas...
04:59C'est pas...
05:01Enfin, oui, ça se fait pas de façon automatique.
05:03Pour les personnes mises en compte, moi, je trouve très bien.
05:05Je dirais que c'est un premier pas vers une responsabilisation.
05:09Voilà.
05:10Alors, peut-être qu'il y a d'autres choses à faire.
05:12Peut-être que ce sera pas la meilleure façon.
05:14Mais en tout cas, je dirais que là, c'est quelque chose de concret.
05:17C'est pas vous passer devant une juridiction qui vous tape sur les doigts,
05:21qui vous dit attention à la prochaine fois, puis attention à la prochaine fois, puis attention à la prochaine fois.
05:25Là, il y a du concret.
05:26En fin d'année, vous avez moins de temps.
05:28Voilà.
05:30Encore une fois, peut-être que c'est pas la solution idéale.
05:35Peut-être qu'il y aura des choses à améliorer.
05:38Peut-être qu'il faudra compléter ce genre de décision.
05:43À voir.
05:44Mais en tout cas, voilà.
05:45Ça part, je dirais, pour une fois, d'une bonne réflexion, d'une bonne décision
05:52et qui commencera à responsabiliser un petit peu, quoi.
05:55Voilà, parce que, je veux dire, vous faites une erreur en voiture.
05:57Je voudrais faire circuler la parole, Richard.
06:00Bruno est également avec nous.
06:01Bonjour, Bruno.
06:01Oui, bonjour.
06:02T'en plus, on peut, tout va bien.
06:04Ben oui, tout va bien.
06:05Vous êtes d'accord avec Richard ?
06:07Vous dites que c'est du bon sens.
06:09Alors, attendez.
06:10Premièrement, il faut voir.
06:11Vous avez dit, je suis casseur et je suis pilleur.
06:17Qui casse, prévoit de piller.
06:20On a vu que c'était pas forcément les mêmes, mais enfin bon, peu importe.
06:23Oui, mais bon, on ouvre la voie, on est de la même bande.
06:26On est du même coin.
06:28Ensuite, il faut que les anticipations viennent de loin.
06:31C'est-à-dire qu'on est en retard de plusieurs décennies sur beaucoup de choses.
06:35Il faut prévoir que si...
06:38Ils ne sont pas à la hauteur.
06:40C'est ça, le problème de notre société.
06:43C'est-à-dire qu'on doit prévoir.
06:45Moi, j'ai fait partie d'une famille où, malheureusement, on a eu des dettes.
06:49On a dû les payer.
06:52Eux, ils créent des dettes en cassant, en pillant.
06:55Ils doivent les payer.
06:57Impératif.
06:58Il n'y a pas de sauvegarde là-dessus.
07:00Ils ne devraient pas en avoir.
07:02Même si un juge décide autre, non, ils doivent payer.
07:06C'est eux ou leurs familles.
07:09Parce qu'en fait, quand un enfant de 14 ans, 15 ans, 16 ans, 17 ans,
07:14jette des pavés sur des policiers, casse des vitrines,
07:18tape dans le dos d'un commerçant qui défend son commerce
07:20pour essayer de le bousculer pour payer son magasin,
07:24tu dois payer.
07:26C'est ça, le problème.
07:27C'est que la gouvernance, elle ne les a pas.
07:31Et je ne dirais pas non.
07:32Vous avez très bien compris de quoi j'ai parlé.
07:35Donc, à quand un pouvoir qui va en avoir,
07:38et qui va dire maintenant, toi, tu es en face,
07:40tu vas payer.
07:42C'est exactement ce qui...
07:44Là, Bruno, pardon, je ne comprends pas tous vos sous-entendus.
07:46Là, c'est exactement le sens de la circulaire qui a été prise.
07:51Oui, mais elle n'arrive que maintenant.
07:53Ah ben oui, oui, oui, oui.
07:55Oui, oui.
07:55Elle aurait dû arriver plus tôt.
07:57Oui.
07:58Oui, non mais ça, j'entends.
08:00C'est ça, le problème.
08:00C'est qu'on n'a pas su préserver tout ce que l'on avait pour vivre dans notre pays,
08:08qu'on appelle une république où tout le monde vit librement.
08:13Mais vivre librement, eux, ils vivent librement.
08:15Mais nous, on est coincés maintenant.
08:17On est coincés entre gendarmes, CRS et casseurs.
08:22Et on fait quoi ?
08:23Et c'est ça, le problème.
08:25Et c'est ça, on n'arrive pas à gérer ce flux.
08:29Et quand on vient pour casser, on doit payer.
08:34Mais c'est l'objectif, donc, de cette circulaire.
08:37Après, effectivement, on verra si c'est mis en place,
08:40si c'est dissuasif ou pas.
08:42Nicolas, restez avec nous, Bruno.
08:43Nicolas, bonjour.
08:44Bonjour, Amandine.
08:45Alors, vous, vous dites que ça n'est pas une bonne idée.
08:48Alors, ben, c'est pas que c'est une bonne idée,
08:50mais le code pénal ne prévoit-il déjà pas de peine pour le pillage ?
08:55Je ne comprends pas.
08:55Il n'y avait pas de peine déjà de prévue pour ça ?
08:58Alors, je vais réexpliquer.
09:01Ah non, mais j'ai très bien compris.
09:02C'est une question rhétorique.
09:04Oui, mais je ne sais pas.
09:05Parce que, bien sûr qu'il y a des peines.
09:07Ça, c'est la justice qui décide.
09:08Ça peut être des peines de prison.
09:10Ça peut être des amendes.
09:12Voilà.
09:13Là, c'est autre chose.
09:14Là, c'est le ministre du Logement et le ministre de la Justice
09:18qui décident de faire en sorte que les butins,
09:23donc c'est pour ça que je parle des pilleurs et non des casseurs,
09:26que les butins soient déduits des revenus d'un foyer fiscal
09:29et donc que ça puisse faire baisser
09:32ou voire même supprimer entièrement les aides sociales.
09:35Vous avez volé pour 2 000.
09:36On baisse de 2 000 vos revenus annuels.
09:39Je comprends tout à fait.
09:40Mais, comme je vous dis, déjà, le Code pénal prévoit déjà plusieurs sanctions.
09:443 ans d'emprisonnement, 45 000 euros d'amende, etc.
09:48Pourquoi rajouter quelque chose ?
09:50Pourquoi rajouter encore une annonce de répression
09:54qui ne va faire qu'augmenter la colère ?
09:56Parce que la colère, elle vient de où ?
09:57Elle vient de la répression.
09:59Elle vient du mépris.
10:00Elle vient du mensonge.
10:02Elle vient aussi des tournements de fonds publics d'une candidate à la présidentielle.
10:07Disons-le.
10:08Elle vient de la case du service public.
10:10Elle vient de tout ça.
10:11La colère, elle gronde.
10:14L'exemple a été donné il y a quelques années
10:17à la première vague de gilets jaunes
10:19où, quand c'était calme, aucune réponse du gouvernement.
10:22Quand ça a commencé à bouger, c'est quand ça a commencé à casser.
10:25On se rappelle de...
10:26Donc, en fait, vous vous dites qu'il ne faut rien faire, Nicolas ?
10:29La loi prévoit déjà des choses pour le cigale.
10:31Restez avec nous parce que je pense que ce que vous dites
10:33va susciter pas mal de réactions.
10:34A tout de suite sur RTL.
10:35Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
10:3950 centimes la minute.
10:41Jusqu'à 14h.
10:44Les auditeurs ont la parole.
10:45Amandine Bégaud sur RTL.
10:48Ce qu'ils l'ont fait, c'est qu'ils n'ont pas d'argent.
10:51Donc, retirer de l'argent à ceux qui n'en ont pas,
10:54ils vont piller encore plus, à mon avis.
10:57Donc, des travaux d'intérêt général
11:00sont beaucoup plus appropriés, à mon avis.
11:03Le message de Dominique qui réagissait donc à cette circulaire
11:06signée à la fois du ministre de la Justice
11:09et du ministre du Logement circulaire
11:12qui prévoit de baisser les prestations sociales,
11:14les aides des pilleurs.
11:17On en parle avec vous.
11:19Nicolas, vous disiez, comme Dominique,
11:23ça n'est pas une bonne idée parce que ça va juste les exciter.
11:26Exactement.
11:27Et puis, en plus, à quoi ça va servir concrètement ?
11:30Je vais vous donner un exemple.
11:31Devant vous, vous avez un écran à RTL.
11:34On vous dit que si vous cassez votre écran,
11:36c'est puni de 3 ans de prison et 45 000 euros d'armende.
11:39Ça, c'est ce que vous risquez.
11:41On vous sort une nouvelle loi pour dire
11:44qu'en plus, on va vous piquer 300 euros.
11:46On va vous prendre 300 euros sur vos allocations.
11:49Qu'est-ce que vous, ça va vous changer quoi dans le raisonnement ?
11:51Si vous êtes prête à risquer 45 000 euros d'amende
11:54pour casser l'écran que vous avez devant vous,
11:56300 euros de plus ou 300 euros de moins,
11:58ça va changer quoi concrètement ?
11:59Alors, je vais faire réagir Richard et Bruno.
12:02Richard, vous entendez ce que dit Nicolas ?
12:04Oui.
12:04Alors, je bondis littéralement parce que, en gros,
12:08on nous dit que ce n'est pas de leur faute,
12:09c'est parce qu'ils ont déjà peu de choses
12:11et c'est normal qu'ils soient en colère.
12:15Je viens réellement de ce qu'on appelait,
12:17alors pas encore les quartiers dans les années 70.
12:19J'ai couché dehors.
12:21Vous connaissez un peu mon histoire, Amandine.
12:23Je me débrouille depuis 15 mois avec un semblant de RSA.
12:26Je suis content.
12:26D'ailleurs, bonne nouvelle, j'ai un rendez-vous pour une embauche
12:29après demain.
12:30Voilà.
12:31Donc, si je suis le raisonnement que je viens d'entendre,
12:37c'est en gros, je peux aller dans la rue,
12:38je peux casser, je peux faire ce que je veux
12:40parce que, écoutez, moi, je suis entre guillemets précaire,
12:45donc ça m'autorise tout.
12:47Eh bien non.
12:47Non, non.
12:48Surtout que dans les quartiers,
12:51les jeunes ont quand même un accompagnement phénoménal.
12:54Ils ont des associations qui peuvent les aider.
12:56Oui, alors pas partout.
12:57Non, non, mais on est d'accord, pas partout.
13:00Mais voilà, on ne va pas revenir sur le petit village où j'habite,
13:03où les gosses n'ont rien et partout.
13:05Et pour autant, il n'y a pas de casse, quoi.
13:07Donc, cette excuse du, entre guillemets, n'ont pas de chance,
13:12il y a plein de chance.
13:13En France, on a des possibilités pour qu'ils veulent reprendre des études.
13:16Moi, je l'ai fait deux fois.
13:17Je l'ai encore refait il y a peu de temps pour rédiger une thèse.
13:20Je veux dire, c'est quelque chose dans notre pays
13:22qu'on ne peut pas entendre
13:23parce qu'en Angleterre, aux Etats-Unis,
13:26il y a des pays comme ça où il n'y a pas les facilités
13:28qu'on a en France.
13:29Mais il y a un moment, il faut être réaliste
13:31sur le fait que beaucoup de ces jeunes-là
13:34ne veulent pas s'intégrer dans la société.
13:37Donc, il va bien falloir à un moment
13:38trouver un moyen de les responsabiliser
13:41d'une manière ou d'une autre.
13:43Nicolas, vous entendez ce que dit Richard ?
13:44Je vous lis aussi le message que je reçois à l'instant
13:46sur l'application RTL de Frédéric Dorvaux
13:49qui dit tout à fait d'accord avec cette circulaire.
13:51Il faut durcir des mesures
13:52qui, j'espère, responsabiliseront
13:54les protagonistes.
13:56Nous sommes dans une société d'impunité,
13:58dit-il, trop laxiste depuis des décennies.
14:01Il faut durcir le ton.
14:03Alors, déjà, le monsieur
14:05qui est passé juste avant moi
14:06a dit des choses que je n'ai absolument pas dites.
14:10Je n'ai pas dit qu'il faut laisser faire.
14:11J'ai dit, justement,
14:12qu'il y a déjà des choses de prévues.
14:14Des choses avec des peines assez lourdes
14:17qui ne sont peut-être pas appliquées.
14:19Mais si déjà,
14:20ce qui est déjà prévu dans le code pénal
14:22n'est pas appliqué,
14:23pourquoi rajouter quelque chose
14:24et qu'est-ce qui garantit
14:25que cette autre chose sera appliquée ?
14:27Vous comprenez mon raisonnement ?
14:28Je pense que l'idée des ministres,
14:30juste Nicolas,
14:31c'est que le code pénal,
14:32effectivement,
14:33ce sont les juges qui décident,
14:35avec l'éventail des peines qu'ils ont,
14:38qui décident d'appliquer telle ou telle peine.
14:40Vous parliez des 45 000 euros d'amende
14:42et X années de prison.
14:44Ce n'est pas parce que vous risquez ça
14:46que vous êtes condamné à ça.
14:47Là, ils se disent
14:48que ce sera une sanction systématique.
14:50Et j'en profite pour rectifier une erreur.
14:52Tout à l'heure, je vous disais,
14:53on augmente le revenu.
14:54Ce n'est pas ça.
14:55On prend en compte
14:56ce qui a été volé
14:57dans les revenus globaux.
14:59Donc, ça fait augmenter les revenus
15:00et ça fait donc baisser
15:02les aides sociales.
15:04Je m'excuse,
15:05j'avais un peu mélangé mes pinceaux.
15:09Ça veut dire qu'il y aura une sanction
15:11qui sera appliquée
15:12sans pour autant qu'il y ait un juge
15:14qui ait condamné la personne.
15:15C'est ce que je comprends, du coup.
15:18Ah ben, j'imagine que si.
15:21Donc, le juge a tout loisir
15:23d'appliquer le code pénal.
15:25Ah ben oui, oui,
15:26il n'en empêche pas l'autre.
15:27Mais c'est une sanction supplémentaire.
15:29Ben voilà,
15:30c'est déjà qu'on applique
15:32ce qui existe déjà.
15:33plutôt que de rajouter une couche
15:36plutôt que de rajouter une couche
15:37qui va exciter la foule
15:40parce que c'est ce qui va se passer.
15:41C'est ce qui se passe depuis des années.
15:43Et on voit le résultat.
15:44On voit le résultat.
15:45C'est de pire en pire.
15:46Nicolas, je voudrais qu'on accueille Eric.
15:47Bonjour, Eric.
15:49Bonjour à tous.
15:50Vous nous appelez d'où, Eric ?
15:51Du nord de Caen,
15:52dans le Calvados.
15:54Vous en pensez quoi, vous ?
15:57Je pense que déjà,
15:58j'entends des arguments
15:59qui sont totalement...
16:00Enfin, moi,
16:00que je considère
16:01comme totalement irrecevable
16:02le fait de dire
16:02que ça va exciter la foule.
16:03La foule est déjà surexcitée
16:05à un point tel
16:06qu'il n'y a plus que...
16:07Finalement, l'argument
16:08que dit le monsieur...
16:09Excusez-moi,
16:09son nom m'échappe,
16:10mais...
16:11Nicolas.
16:12Nicolas, pardon.
16:12L'argument premier
16:13qui semble vouloir dire
16:14qu'il ne faut pas rajouter
16:15de la peine à de la peine.
16:17Moi, je dis qu'on a déjà...
16:18Ces gens-là,
16:19on a déjà rajouté
16:19de la violence à de la violence
16:21et on ne peut pas tellement
16:21aller au-delà.
16:22Quand on en est à détruire
16:23des magasins,
16:24à menacer des gens,
16:25voire même à rentrer
16:26dans des immeubles
16:27avec des gens terrorisés,
16:29à menacer de mort
16:29des employés de mairie,
16:31je pense que les limites
16:32sont largement franchies.
16:34Alors moi,
16:34j'ai des idées,
16:35même peut-être
16:36un peu plus radicales,
16:37qui vont un peu plus loin.
16:39Notre presse,
16:39il y a une centaine d'années,
16:41a pratiqué quelque chose
16:42qui...
16:42Je ne sais pas
16:43si elle était concluante,
16:44cette façon de faire.
16:45Mais en tout cas,
16:47vous pouviez lire l'Aurore,
16:49vous pouviez lire le Chigaro
16:50en 1910,
16:51en 1905.
16:52Vous aviez,
16:54après avoir évoqué
16:55un cambriolage,
16:56un braquage.
16:57Vous aviez évoqué
16:58l'identité de l'auteur,
17:00son adresse,
17:01son métier.
17:02On savait tout de lui.
17:03Donc affichez publiquement,
17:06finalement,
17:06les pilleurs.
17:07En fait,
17:08on ferait comme on fait
17:09quand vous avez la liste
17:10des résultats du baccalauréat
17:11à la fin de l'année.
17:13Vous auriez,
17:13un moment dans l'année
17:14dans la presse,
17:16la liste de tous ceux
17:17qui se sont comportés
17:18de manière plus que factieuse,
17:20de manière dangereuse,
17:21qui ont mis l'État en danger,
17:23qui le mettent comme jamais
17:24et on ne l'a été
17:25depuis 1945.
17:26Je pense qu'il ne faut plus
17:28utiliser la douceur
17:29avec ces gens-là.
17:30Non,
17:30mais c'est un peu,
17:31je vais mettre des gros guillemets,
17:33un peu autoritaire.
17:34Mais l'autorité,
17:35c'est ce qu'on attend.
17:35Non,
17:36mais autoritaire,
17:37je ne parle pas d'autorité,
17:38je parle de régime
17:39un peu autoritaire,
17:40que de faire ça.
17:40Non,
17:41je pose la question.
17:41Est-ce que notre régime
17:42était autoritaire en 1905 ?
17:44On avait M. Clémenceau,
17:45homme de gauche,
17:47ministre,
17:47président du conseil,
17:49qui appliquait des directives.
17:50Il est devenu
17:50l'homme le plus honoré,
17:51le plus respecté
17:52à l'issue de la Première Guerre mondiale.
17:55Et ces gens-là
17:55ont pris des décisions fermes.
17:57Et pourtant,
17:58Dieu sait s'ils n'ont pas été
18:00forcément très contestés.
18:01Aujourd'hui,
18:01des mesures de cette nature
18:03s'appliquent déjà
18:03dans le milieu administratif.
18:05Quand un restaurant
18:07ou un bar
18:08prend une sanction sanitaire
18:10et doit fermer
18:11pour un mois ou deux...
18:12C'est vrai que c'est affiché,
18:13vous avez raison.
18:13Eh bien oui,
18:14on met son nom dans la presse.
18:16Sur sa devanture,
18:17on signale bien
18:18aux clients potentiels
18:20que c'est fermé
18:20pour telle raison.
18:21sanitaire,
18:22c'est écrit comme ça.
18:23Mais Eric,
18:24le casier judiciaire,
18:27la plupart des condamnations
18:29sont inscrites
18:29au casier judiciaire.
18:31Prenons le cas
18:32d'un individu
18:33qui serait condamné
18:33ces prochains jours
18:35avec inscription
18:36à son casier judiciaire.
18:38Ça lui ferme
18:39un certain nombre
18:40de portes quand même,
18:40non ?
18:41Oui,
18:42mais ces portes-là,
18:42c'est lui qui a décidé
18:43de les fermer.
18:44Mais ce n'est pas ce que je dis.
18:45Mais ce que je veux dire,
18:45c'est qu'inscrire
18:48et empêcher
18:49certaines personnes
18:49d'avoir accès
18:50à certaines choses
18:51parce qu'elles ont été condamnées,
18:52ça existe déjà.
18:53Alors,
18:53ce n'est pas un affichage public
18:54comme ce que vous recommandez,
18:56mais bon.
18:58Je réfléchis en même temps
18:59que vous dites.
19:00bien sûr,
19:01Nandine,
19:01mais après,
19:03comme toute idée,
19:04elle mérite d'être nuancée,
19:05jaugée,
19:06évidemment.
19:06Il y a aussi un peu
19:07le coup de la colère.
19:08Je vous avoue
19:08que là,
19:08je suis encore dans la colère
19:10de ce qu'ont vécu
19:11des commerçants,
19:12de ce qu'ont vécu
19:12des employés de mairie,
19:13de ce qu'ont vécu
19:14des forces de l'ordre.
19:14Et vous êtes très,
19:15très nombreux,
19:15effectivement,
19:16à avoir été sidérés
19:17par ce qui s'est passé
19:18ce week-end
19:19et apporté,
19:19effectivement,
19:20votre soutien
19:20à ces commerçants
19:21tout en redoutant,
19:22bien sûr,
19:23qu'il ne se repasse
19:24la même chose
19:25le week-end prochain.
19:28Vous êtes très nombreux
19:29à avoir réagi
19:30sur l'application RTL
19:31sur ce sujet.
19:32Je cherchais le message,
19:34donc je ne sais plus
19:35qui le dit,
19:37mais effectivement,
19:38il va falloir,
19:39donc c'est l'un de vous
19:40qui le dit
19:40sur l'application RTL,
19:42il va falloir quand même déjà
19:43identifier le montant
19:45du préjudice,
19:46savoir combien ça coûtait,
19:48enfin bon,
19:49il va falloir essayer
19:50d'appliquer cette circulaire
19:51et vous êtes assez nombreux
19:52à vous interroger
19:53sur la façon
19:54dont ça pourrait être
19:55véritablement appliqué,
19:56même si dans l'esprit
19:57vous y êtes favorable.
20:00Éric, Bruno, Nicolas
20:01et Richard,
20:02merci à vous.
20:04On aura bien sûr
20:05l'occasion de revenir
20:06sur ces décisions,
20:08suivre aussi,
20:08tiens,
20:09si cette circulaire
20:09est appliquée
20:10ou pas dans les prochains jours.
20:11Dans un instant,
20:12on change de sujet.
20:13On va parler du débat
20:14à l'Assemblée nationale
20:15autour du budget
20:16de la sécurité sociale.
20:17Parmi les mesures,
20:19un coup de rabot
20:20sur l'allocation
20:22autonomie,
20:22l'allocation personnalisée
20:24autonomie,
20:25LAPA,
20:26donc,
20:27qui bénéficie
20:28à 800 000 personnes âgées.
20:31Si vous êtes concernés,
20:32appelez-nous,
20:33je voudrais vous entendre
20:34savoir à quoi sert
20:35concrètement
20:35cette allocation.
20:37A tout de suite.
20:43Toute la journée,
20:45RTL vous accompagne.
20:50RTL,
20:51votre radio.
20:5412h30,
20:5414h.
20:55RTL midi,
20:56les auditeurs ont la parole.
20:58Avec Amandine Bégaud.
21:00La creuse,
21:00territoire rural
21:01par excellence,
21:02avec beaucoup
21:03de personnes âgées.
21:04Moi,
21:05personnellement,
21:05je m'occupe
21:06de beaucoup de personnes
21:07qui sont isolées
21:08et les seules personnes
21:09qui voient chez nous,
21:10c'est les aides à domicile
21:11et ces personnes,
21:13c'est souvent des gens
21:14chez nous qui ont droit
21:15à l'APA.
21:15Cette aide,
21:16si elle est supprimée
21:17ou diminuée,
21:18on continue toujours
21:20à isoler.
21:21Les gens vont mourir
21:22dans les campagnes
21:22de solitude.
21:24Le coup de gueule
21:25de Guillaume
21:26face à tête.
21:28Diminution annoncée
21:29de l'APA,
21:30l'aide personnalisée,
21:32l'allocation personnalisée
21:34d'autonomie.
21:35En tout cas,
21:35ça figure dans le projet
21:37de budget
21:37de la sécurité sociale
21:39qui arrive en débat
21:39aujourd'hui
21:40à l'Assemblée nationale.
21:42L'APA,
21:43comme on l'appelle,
21:44elle permet à plus
21:45de 800 000 personnes âgées
21:46de rester à domicile.
21:48Et là,
21:49le gouvernement,
21:50en tout cas,
21:50veut faire des économies.
21:51Il ne s'agit pas
21:52de la supprimer,
21:53mais la recentrer,
21:56en tout cas,
21:56de la réserver
21:57aux personnes
21:58les plus modestes
21:59et les plus dépendantes.
22:01On va en débattre
22:02avec vous.
22:03Et on commence
22:04avec Dominique.
22:05Bonjour Dominique.
22:06Bonjour Amandine Bégaud.
22:07Je suis ravie de vous entendre.
22:09Je suis une fan.
22:10Moi aussi.
22:10Je vous écoute tous les jours.
22:11C'est très gentil.
22:12Vous nous appelez d'où Dominique ?
22:14Moi, j'habite
22:14dans le Calvados,
22:15dans une petite commune
22:16qui s'appelle
22:17Cierreville-les-Parks.
22:18Oui.
22:19Et ma maman habite
22:20le Havre.
22:21Elle vient d'avoir 100 ans.
22:22Elle a eu 100 ans
22:22au mois de juillet.
22:24On a fait une grande fête
22:25pour lui fêter ses 100 ans.
22:26Et elle habite encore
22:27chez elle ?
22:27Elle habite encore
22:28chez elle.
22:29Donc, elle est locataire
22:31de son appartement.
22:32Et en fait,
22:33elle a des oxyères de vie
22:34qui viennent effectivement
22:35selon les jours.
22:37Minimum deux jours.
22:38Maximum trois...
22:39Minimum deux heures.
22:41Minimum trois heures
22:42par semaine.
22:44En fait,
22:45elles viennent du lundi
22:46au dimanche.
22:47Le midi
22:47pour lui préparer
22:48le déjeuner.
22:49Le soir pour son dîner.
22:51Et dans l'après-midi
22:52pour lui faire du ménage.
22:54Donc, c'est tous les jours.
22:56C'est deux à trois fois
22:57par jour
22:57selon les jours.
22:59Et sans ses aides à domicile,
23:01j'imagine qu'elle ne pourrait
23:02pas rester chez elle.
23:03C'est impossible
23:03parce que là,
23:04avec l'appât,
23:05il lui reste à charge
23:0733%.
23:08D'accord.
23:08Donc, ça prend en charge
23:09les deux tiers.
23:10Est-ce que vous savez,
23:11Dominique,
23:11parce que c'est assez intéressant,
23:14combien elle touche,
23:15elle,
23:15pour l'appât ?
23:16Alors,
23:17elle ne touche pas.
23:18En fait,
23:18ça vient en déduction.
23:20En déduction.
23:20C'est-à-dire que
23:20l'entreprise,
23:22en fait,
23:23qui gère
23:23les oxyères de vie
23:25envoie la facture
23:26tous les mois.
23:26et la facture,
23:27il y a le montant global.
23:30Ils déduisent le montant
23:31de l'appât
23:32et son reste à charge.
23:33Elle le paye,
23:34effectivement,
23:34tous les mois.
23:35Donc, en fait,
23:36mettons que ce soit
23:361 000 euros de dépense
23:38par mois.
23:38Son reste à charge,
23:39en moyenne,
23:39il est de,
23:40on va dire,
23:41de 400 euros
23:42tous les mois.
23:42Ça, c'est son reste à charge.
23:43Ça, c'est son reste à charge.
23:44Et vous connaissez
23:46le montant
23:46de la pension
23:47de retraite
23:47de votre maman,
23:48Dominique ?
23:49Sa retraite,
23:50ça oscille
23:51aux alentours
23:52des 2 200 euros.
23:54Mais l'actuel,
23:54elle a son loyer,
23:55son électricité,
23:57son téléphone,
24:00son Internet,
24:01parce que forcément,
24:01elle a la télévision
24:02par la borde.
24:03Bien sûr.
24:03Donc, si on lui baisse
24:05cette aide,
24:07non pas la supprimer,
24:08mais si c'était
24:09moins pris en charge,
24:10par exemple,
24:10si son reste à charge
24:11était plus important,
24:13500, 600 ou 700 euros,
24:15ça serait compliqué.
24:16Oui, parce qu'en plus,
24:16elle est GIR2.
24:17Donc,
24:18elle ne peut pas vraiment,
24:20elle a quand même
24:21un passage infirmier
24:22matin et soir
24:25pour les médicaments,
24:27l'aide à la douche.
24:29Enfin, voilà,
24:29ça, c'est le passage infirmier
24:30deux fois par jour,
24:32matin et soir.
24:33les auxiliaires de vie,
24:35la kiné à domicile,
24:36si elle a plus
24:37d'auxiliaire de vie
24:38ou moins de temps
24:40pour préparer son déjeuner,
24:41pour préparer son dîner,
24:43moi,
24:43j'y vais
24:44tous les 10-15 jours
24:46pour faire le plein de courses
24:48et remplir le congélateur
24:50avec les plats cuisinés.
24:52Donc, déjà,
24:52les auxiliaires,
24:52je leur facilite un peu la tâche
24:54pour qu'elle n'ait pas
24:54de cuisine à faire,
24:56mais elle est incapable
24:57de se faire amener
24:58tout seul.
24:59C'est impossible.
25:00Elle s'en parle.
25:00On n'a pas encore
25:01les détails
25:02de qui serait concerné
25:03ou pas.
25:03Je le répète,
25:04ça fait partie
25:04des débats sans doute
25:06qui auront lieu
25:07à l'Assemblée nationale,
25:08mais c'est bien
25:09d'avoir des illustrations
25:10très concrètes
25:11de savoir
25:11à quoi ça sert
25:12et au quotidien.
25:14Il parlait de gire 3,
25:15gire 4.
25:16Donc, maman,
25:16elle est quand même
25:16gire 2.
25:17Donc, en sachant
25:18que c'est quand même
25:18les deux gire 2,
25:20gire 1,
25:20c'est vraiment
25:21les deux conditions
25:25où les gens,
25:25moi, maman,
25:26elle souffre de troubles
25:27cognitifs.
25:27Donc, a priori,
25:29elle serait épargnée,
25:29c'est ce que vous voulez dire ?
25:30Si j'ai bien entendu
25:32ce que disait
25:32Agatelante tout à l'heure.
25:34Normalement,
25:35elle serait épargnée.
25:36Mais si elle n'est pas épargnée,
25:38malheureusement,
25:38elle n'a pas les moyens
25:39d'aller dans une maison de retraite.
25:40Et puis,
25:41des gens de retraite,
25:42que ce soit son médecin traitant
25:45ou ses infirmières,
25:46sont les premiers à dire
25:47qu'elle se laisserait mourir.
25:49Elle ne supporterait pas
25:51et puis ça coûterait
25:51peut-être plus cher aussi.
25:53Ah, mais elle ne peut pas.
25:54C'est impossible.
25:54C'est hors de prix.
25:56Bien sûr, oui, oui.
25:57Non, non,
25:58avec...
25:58C'est hors de prix.
25:59C'est sûr.
25:59Dominique, restez avec nous.
26:01On va accueillir Sylvie.
26:02Bonjour Sylvie.
26:03Bonjour.
26:06Vous nous appelez d'où Sylvie ?
26:07Alors, je vous appelle
26:08de Blay en Gironde,
26:10chez ma maman,
26:11mais moi,
26:11je vis en région toulousaine.
26:13Et vous aussi,
26:14votre maman bénéficie de l'appât ?
26:16Oui, absolument.
26:17Elle bénéficie de l'appât
26:18et dans une situation
26:20un peu particulière
26:20parce qu'en fait,
26:22les seules ressources
26:23du couple,
26:24de mes parents,
26:26sont la pension,
26:27la pension de retraite
26:28de mon papa.
26:29Donc, il s'avère
26:29que mon papa est en EHPAD.
26:31Donc, vous imaginez
26:33évidemment que la grosse partie
26:35de sa pension
26:35part pour l'EHPAD.
26:36Elle pourra ouvrir l'EHPAD.
26:38Voilà.
26:38Il s'avère que ma maman,
26:39elle est également locataire.
26:41Donc, elle bénéficie
26:43de l'APL,
26:45mais en fait,
26:47à la fin du mois,
26:48il ne reste quasiment rien
26:49pour vivre,
26:50une fois que toutes les factures
26:51sont réglées.
26:52Elle est en GIR 3
26:53et c'est relativement inquiétant
26:56parce qu'en fait,
26:56elle a vraiment besoin.
26:57Elle est à 5h30
26:59d'aide à domicile
27:00par semaine.
27:01Et alors,
27:01qu'ils font quoi pour elle,
27:02Sylvie ?
27:03Alors, elle s'occupe de la maison.
27:06Elles accompagnent ma maman
27:08également pour aller rendre visite
27:10à mon papa à l'EHPAD.
27:11Elle l'aide à faire
27:12de temps en temps
27:14les repas.
27:15Et c'est vraiment
27:16une compagnie qui est fondamentale
27:17parce qu'on prône en fait
27:19le maintien à domicile
27:20qui est quand même
27:21la chose,
27:22il me semble,
27:23la plus importante
27:24parce que...
27:27Mais on n'arrête pas de dire
27:28qu'il n'y a pas de place
27:29dans les maisons de retraite,
27:30que c'est mieux
27:30pour une personne âgée
27:31de rester à son domicile
27:32et effectivement,
27:32on réduit
27:35les moyens
27:36d'y accéder.
27:37Non, non,
27:37mais ça, c'est sûr.
27:39Elle a quel âge
27:39votre maman, Sylvie ?
27:41Alors,
27:42elle est de 41
27:43donc elle a 85 ans
27:45et en fait,
27:46elle vit dans son univers
27:47et je crois que vraiment,
27:49le maintien à domicile,
27:50il est fondamental
27:51pour que les personnes,
27:52elles puissent garder
27:53leur repère,
27:54leur univers.
27:54Ça a été un crève-cœur
27:55en fait de mettre
27:56mon papa en EHPAD
27:57mais on était contraint
27:59de le faire
27:59parce que ma maman
28:00était aidante de mon papa
28:01et suite à une chute,
28:03elle n'a plus du tout
28:05pu subvenir à ses besoins.
28:06Moi, j'habite loin,
28:07je suis fille unique
28:08donc voilà
28:09et c'est pour ça
28:10que je voulais témoigner
28:11parce qu'en fait,
28:13dans les différents calculs
28:15et notamment,
28:16je peux prendre l'exemple
28:18du chèque énergie.
28:19Oui.
28:20J'ai voulu faire en sorte
28:21que maman puisse en bénéficier
28:22mais en fait,
28:23elle ne peut pas
28:23parce que ce qui est regardé,
28:25ce sont les ressources
28:27mais à aucun moment,
28:28en fait,
28:29on ne prend en considération
28:31que la majeure partie
28:33de ces ressources,
28:34elle va pour le financement
28:36de l'EHPAD.
28:37C'est une totale opacité
28:38de ça en fait.
28:39Oui,
28:39il doit y avoir peut-être
28:40une légère
28:42ou un crédit d'impôt,
28:43non ?
28:45Alors,
28:46il y a un crédit d'impôt.
28:46Dans leur déclaration d'impôt
28:47mais effectivement,
28:48ça ne résout pas le problème
28:48à la fin du mois,
28:49il ne lui reste pas grand-chose.
28:51Sylvie et Dominique,
28:52restez avec nous
28:53toutes les deux
28:53parce que j'ai une autre question
28:55à vous poser
28:55mais je voudrais qu'on entende
28:56Rachel d'abord.
28:57Bonjour Rachel.
28:58Bonjour.
29:00Vous travaillez au sein
29:01du conseil départemental
29:03justement au service APA.
29:04Dans quel département,
29:06Rachel ?
29:06En Côte d'Or.
29:07En Côte d'Or.
29:08Donc vous,
29:09vous connaissez parfaitement
29:10toutes ces questions.
29:12qu'est-ce que vous pensez
29:14de ce projet
29:15qui figure dans le budget
29:17de la Sécu ?
29:19Alors,
29:19si ce projet
29:20il va jusqu'au bout
29:20en l'état,
29:22on va avoir
29:23quantité de personnes
29:25qui,
29:25le risque en fait,
29:26c'est que les gens
29:27renoncent
29:27à prendre les aides
29:29auxquelles ils peuvent
29:29se rétendre là aujourd'hui.
29:32Aujourd'hui,
29:32quand on est à domicile,
29:34qu'on évalue
29:34reste à charge
29:35pour les personnes âgées
29:36et dépendantes,
29:38on fait une première proposition
29:41et souvent,
29:42cette proposition,
29:43on est obligé
29:43de raboter
29:45une intervention ici,
29:46une intervention là.
29:47Parce que les gens
29:48vous disent
29:48que c'est déjà trop cher.
29:49C'est ça.
29:50C'est ça.
29:50Exactement.
29:51Donc par exemple,
29:52si vous proposez,
29:53je dis n'importe quoi,
29:54mais 6 heures par semaine,
29:56on vous dira
29:57ben non,
29:57il faut déjà un peu,
29:58plutôt 4 heures
29:59ou 5 heures.
30:00C'est ça.
30:01Exactement.
30:01Donc là,
30:02vous avez peur
30:03qu'il y ait quantité
30:04de personnes âgées
30:04qui renoncent carrément
30:05à une aide.
30:07Qui renoncent à une aide,
30:08qui l'apprendront
30:09que partiellement
30:11avec les répercussions
30:13que ça aura aussi
30:14sur les personnes
30:15qui vivent
30:16de cette profession
30:17d'auxiliaire de vie
30:20parce que
30:20moins d'heures,
30:21ce sera moins d'emplois.
30:23Forcément.
30:24Donc moins d'heures,
30:25moins d'emplois
30:25et une mise en danger
30:26bien sûr
30:27de ces personnes âgées
30:29ou en tout cas
30:30une sacrée baisse
30:31de leur qualité de vie.
30:32C'est sûr.
30:33C'est sûr.
30:35J'avais juste
30:35une petite précision,
30:36Rachel.
30:36Je ne sais pas
30:37si vous avez la réponse
30:37à la question.
30:38D'après ce qu'on a compris,
30:39donc ça concernerait
30:41que les personnes
30:41les plus modestes
30:42et les plus dépendantes
30:45qui bénéficieraient toujours
30:48de cet appât
30:49de la même manière.
30:51Dominique parlait
30:52de GIR 2,
30:533, 4, 5,
30:543, 4,
30:55enfin...
30:57Pour être bénéficiaire
30:58de l'appât,
30:59il faut être
30:59entre GIR 4
31:00et GIR 1.
31:01GIR 4,
31:01c'est l'entrée en dépendance
31:03et quelqu'un
31:04qui est GIR 1,
31:05c'est une personne
31:05qui est totalement dépendante.
31:07D'accord.
31:07Donc là,
31:08ce serait GIR 4 ou 3
31:09qui pourraient voir
31:11une partie
31:12de la rate baisser
31:13et qui seraient impactées.
31:14Qui sont quand même
31:15la majorité
31:16des personnes
31:18bénéficiaires de l'appât.
31:19Les gens les plus dépendants,
31:20malheureusement,
31:21très souvent,
31:22sont déjà en EHPAD.
31:23Merci beaucoup, Rachel,
31:25pour votre témoignage.
31:26Dominique et Sylvie,
31:27je vous ai gardé
31:28parce que je voulais
31:28vous poser cette question
31:30et on a fait
31:31un peu hors du sujet
31:32mais pas complètement.
31:34De plus en plus,
31:35vous êtes de plus en plus
31:36de...
31:36Alors,
31:37vous n'avez pas tout à fait
31:37le même âge
31:38toutes les deux
31:38mais à devoir
31:40et avoir ce souci
31:41de prendre en charge
31:44vos parents,
31:45des parents qui vieillissent,
31:46c'est le vieillissement
31:47de la population,
31:47c'est une conséquence directe.
31:49Dominique,
31:50vous avez 71 ans,
31:51c'est ça ?
31:51Oui, tout à fait.
31:52Sylvie,
31:5359 ans.
31:54Oui.
31:55C'est lourd
31:56à porter ça ?
31:57Oui,
31:58très lourd.
31:59Très lourd.
32:00Oui.
32:00Je pars dans une...
32:01Allez-y Dominique,
32:02allez-y et puis après...
32:03C'est très lourd
32:04parce que moi,
32:05je fais toutes les courses
32:06pour ma maman,
32:08je prépare tous les repas,
32:10ce qui fait que quand j'y vais,
32:11je mets tout dans les petits sacs,
32:13au congénateur,
32:14tout est noté,
32:14tout est préparé
32:15pour que les autres
32:16fassent la vie,
32:16je leur fasse y était la tâche,
32:18pour que ça passe moins d'heures aussi
32:19parce qu'elle est quand même
32:20à plus de 10 heures par semaine
32:22et c'est vrai
32:23que c'est lourd à gérer
32:23parce que j'y passe
32:24en général 3-4 jours
32:25et quand je repars
32:26pour rentrer chez moi,
32:27je suis,
32:28comme on dit,
32:28quitte.
32:29Oui.
32:30Parce que
32:31si j'ai trop le cognitif,
32:33c'est redondant,
32:34c'est des questions non-stop,
32:37tu fais quoi,
32:38tu as besoin de quoi,
32:39je peux aider,
32:40qu'est-ce que je peux faire ?
32:42C'est très fatigant
32:43mais d'un autre côté,
32:45si je ne le fais pas,
32:46j'ai deux frères
32:46qui sont très loin
32:48et si je ne le fais pas,
32:49personne ne le fera
32:50et elle ne peut pas avoir
32:51plus d'odeur
32:54qu'elle n'a pas.
32:54Bien sûr,
32:55mais l'idée n'était pas
32:56de dire ne le faites pas,
32:57au contraire,
32:58vraiment,
33:00c'était l'occasion
33:00d'adresser un coup de chapeau
33:02à tous ceux d'entre vous
33:03et vous êtes très très nombreux
33:05effectivement
33:05à prendre en charge
33:06vos parents
33:07alors même si ce n'est pas
33:08forcément chez vous,
33:09c'est quand même
33:10une préoccupation du quotidien.
33:12Oui,
33:12mais d'un autre côté,
33:13à côté de ça,
33:13elle ne peut pas,
33:14elle ne pourrait pas
33:15aller dans une maison de retraite
33:16quelle qu'elle soit
33:18parce que
33:19c'est malheureusement
33:20aujourd'hui,
33:21pour avoir un confort,
33:22c'est hors de prix.
33:23Non mais complètement
33:24et j'imagine que ce temps-là,
33:26parfois Dominique,
33:26vous aimeriez le consacrer
33:27à d'autres choses.
33:28Oui,
33:28mais à côté de ça,
33:29quand l'oxygère de vie
33:29s'en va,
33:30elle lui dit
33:31mais vous revenez quand
33:31et c'est une vraie compagnie
33:33l'oxygère de vie,
33:34c'est une vraie compagnie.
33:35Bien sûr.
33:36Sylvie,
33:36vous ressentez la même chose
33:38que Dominique ?
33:39Oui,
33:39tout à fait.
33:40Alors je ne suis pas
33:40dans la même situation
33:41que Dominique.
33:43Moi,
33:43je suis encore en activité,
33:45j'habite à 350 kilomètres,
33:48donc voilà.
33:50Alors c'est une aide
33:51donc je viens
33:52quand j'en ai la possibilité,
33:54je viens voir ma maman,
33:55on fait les cours ensemble,
33:56etc.
33:57Après,
33:57je gère absolument
33:58à distance
33:59tout son administratif.
34:00J'ai également
34:01une habilitation familiale
34:03pour mon papa,
34:03donc oui,
34:04c'est une vraie charge.
34:06Et je suis vraiment contente
34:08et je vous remercie
34:09de poser cette question
34:10parce que
34:11il y a deux mois
34:13en fait,
34:13quand j'étais revenue
34:14sur Blaï,
34:15j'ai rencontré
34:16la psychologue
34:16de l'EHPAD
34:18qui m'a dit quelque chose
34:19et en fait,
34:21jamais j'y avais pensé
34:22véritablement
34:23et elle m'a dit
34:23mais vous êtes une aidante.
34:24Mais bien sûr,
34:25vous êtes une aidante Sylvie.
34:26Et oui,
34:27mais n'aidant pas sur place,
34:28jamais en fait,
34:29j'avais réalisé ça.
34:31Oui,
34:31mais sauf qu'au quotidien,
34:32vous gérez aussi
34:33beaucoup de choses.
34:34Absolument.
34:34Et on n'en parle pas assez,
34:36je pense qu'on a fait
34:37l'autre jour une émission
34:38sur les aidants
34:39mais c'est vrai
34:41qu'on ne parle pas aussi
34:42de tous ces petits gestes
34:43du quotidien
34:43et vous êtes toute une génération
34:45comme ça.
34:46Alors Sylvie,
34:46vous êtes un peu plus jeune
34:47mais aussi avoir
34:49des petits enfants
34:49dont ils s'occupaient,
34:50des parents
34:51dont il faut encore s'occuper
34:53et c'est vrai
34:54que c'est lourd
34:54à porter au quotidien
34:56et ce n'était peut-être
34:57pas le cas non plus
34:58des générations précédentes.
35:00Merci en tout cas
35:00à toutes les deux,
35:01Sylvie et Dominique.
35:02Je vous embrasse bien fort,
35:03merci beaucoup
35:04pour vos témoignages.
35:05On va changer de sujet
35:07dans un instant,
35:07un peu plus de légèreté
35:08avec parole aux grands-parents.
35:11Dites-nous comment
35:12vos petits-enfants
35:12vous appellent.
35:13Paraît-il que papi, mamie,
35:15pépé et mémé
35:15s'est dépassé.
35:16Je vous attends,
35:17à tout de suite.
35:30Nous avons fait le choix
35:31avec mon mari
35:32que nos petits-enfants
35:33ne nous appellent pas
35:33papi et mamie
35:34parce qu'il y a encore
35:35l'ancienne génération.
35:37Ma mère étant encore vivante,
35:38elle s'appelle déjà mamie.
35:39Donc nous avons fait le choix
35:41de trouver des surnoms
35:42qui facilitent
35:43pour les petits-enfants
35:44l'identification.
35:45Chez nous,
35:46c'est dis-nous
35:46et pas pour.
35:47Dis-nous et pas pour.
35:49Voilà de bien jolis surnoms
35:51pour Blandine
35:53et son mari.
35:56On parle de la façon
35:57dont vos petits-enfants
35:58vous appellent.
35:59Paraît-il que papi
36:00et mamie s'est dépassés.
36:01Alors c'est vrai
36:01que l'explication de Blandine,
36:02elle n'est pas idiote
36:03comme il y a la génération
36:04précédente qui est toujours là.
36:06Effectivement,
36:06ça ferait confusion.
36:08Marie, bonjour.
36:10Bonjour.
36:11Vous nous appelez d'où, Marie ?
36:12Je suis d'Egalière
36:14dans les Alpes-Cérêts-du-Provence.
36:16Bon, comment ils vous appellent
36:18vos petits-enfants ?
36:20Eh bien, il va vous le dire
36:21d'à côté de moi.
36:21Ah, vous avez Arthur avec vous,
36:23c'est ça ?
36:23C'est ça.
36:24Bonjour Arthur.
36:25Bonjour.
36:26Comment tu appelles ta grand-mère ?
36:28Moon.
36:28Moon ?
36:29Oui.
36:30Et pourquoi Moon ?
36:32Je ne sais pas.
36:33Tu ne sais pas ?
36:34Je pense que c'est parce que
36:35ma fille m'appelait Moonette.
36:37Ah, comme ma Moonette en fait.
36:39Voilà.
36:40Ça s'est transformé en Moonette
36:41et devenu Moon.
36:42Et Marie, c'est vous qui avez choisi
36:44ou ce sont vos petits-enfants ?
36:45Ah non, moi je n'ai rien choisi du tout.
36:48D'accord.
36:49Ça s'est fait naturellement
36:51et du coup, ils m'appellent tous Moon.
36:53Et Arthur, c'est l'aîné des petits-enfants ?
36:56Oui.
36:56D'accord.
36:56Donc, a priori, c'est plus lui
36:59qui a commencé à vous appeler Moon ?
37:01C'est lui parce que c'est celui
37:02que je gardais le plus.
37:03Oui.
37:04Quand j'étais à Marseille,
37:05je le gardais.
37:06Je le gardais.
37:07Puis ma fille a prévenu à Égalière.
37:09Oui.
37:09Et les autres ont suivi.
37:11Et moi, j'ai suivi aussi.
37:12Ils m'ont tous appelé Moon.
37:14Bon, Arthur, Moon et ton autre grand-mère,
37:17tu l'appelles comment ?
37:19Ma.
37:20Ma ?
37:21Oui.
37:22Et on ne sait pas pourquoi.
37:23Pourquoi Ma ?
37:24On ne sait pas.
37:26Ma et Mounette.
37:27Bon, et vous les avez là
37:28pendant les vacances, Marie ?
37:29Bien sûr, à Marseille.
37:31Bien sûr.
37:32Vous en avez combien ?
37:34Là, j'en ai deux.
37:35Oui.
37:36Parce que les 16 de mon chouette
37:37sont petites.
37:38Mais là, eux,
37:39quand ils sont en classe,
37:40ils sont en vacances,
37:41donc je les garde.
37:42Bon.
37:42Et c'est un plaisir, j'imagine.
37:44Ah ben oui,
37:44c'est pour ça que je suis une Égalière.
37:48Bon, ben écoutez,
37:49merci beaucoup pour votre appel.
37:51Et je vous embrasse.
37:52Bisous à Arthur aussi.
37:54Amandine, je voulais vous dire
37:56que je vous suis depuis la matinale.
37:59Oui.
38:00Maintenant, c'est le week-end
38:03sur la chaîne, c'est à vous.
38:06Et que je vous mets toujours
38:07des petits mots sur Instagram
38:08et vous me mettez toujours un cœur.
38:10Ah, c'est vous ?
38:11Non, mais parce que vous êtes plusieurs
38:13à m'envoyer des petits messages.
38:14Alors, en principe,
38:15je réponds toujours, mais...
38:16Ah ben oui.
38:16Oui, oui.
38:17Moi, je suis toujours tellement belle
38:18que je vous le marque.
38:21Bon, ben c'est gentil, Marie.
38:22Oui, merci beaucoup.
38:23Je vous embrasse.
38:24Et n'hésitez pas à nous rappeler.
38:26Occupez-vous bien
38:27de vos petits-enfants.
38:28Kate.
38:29Merci beaucoup.
38:31Au revoir.
38:31Au revoir.
38:32Kate, bonjour.
38:33Oui, bonjour Amandine.
38:34C'est bien Kate, votre prénom.
38:36Oui.
38:36Oui, oui.
38:37Alors, moi, j'adore le prénom
38:39ou le surnom de grand-mère
38:41que vous...
38:42C'est vous qui l'avez choisi ?
38:43Oui.
38:44Oui ?
38:44Dites-nous.
38:45J'ai choisi parce que j'ai voulu
38:46carrément faire très, très vieille grand-mère.
38:48Et donc, vous avez choisi ?
38:49Je trouve ça très, très drôle.
38:50Et donc, j'ai choisi mère grand.
38:52Mère grand.
38:53Mais pour moi, c'est le petit chaperon rouge
38:54avec les loups.
38:56C'est pour ça.
38:56Ben oui, mais on va rigoler.
38:58Moi, je suis jeune grand-mère.
38:59Enfin, je ne suis pas si jeune que ça,
39:00mais j'ai une petite fille de 11 mois
39:03qui vient d'arriver dans la famille.
39:06Donc, on va s'amuser un peu.
39:08J'ai commencé un peu à lui raconter
39:12quels qui sont beaux, tes grands yeux,
39:14que tu as de grands yeux, ma petite fille, etc.
39:16Donc, on s'amuse.
39:17Vous allez lui faire faire des cauchemars, Kate ?
39:20Mais non, parce qu'on va la faire...
39:22Non, justement, on va démystifier tout ça.
39:25On va dédramatiser.
39:26On va rigoler.
39:27Moi, je fais pas mal de théâtre amateur.
39:30Donc, voilà.
39:30Quand elle arrive, je fais la vieille dame
39:32qui n'est pas bonne, ma petite fille.
39:36Donc, voilà.
39:36Donc, c'est parti pour quelques années.
39:38C'est de longues années.
39:39J'imagine que vous allez rigoler.
39:40Après, je ne sais pas comment elle va le prononcer.
39:41On va voir comment elle va le prononcer.
39:43Bon, après, certains auraient pu penser
39:45que c'était du verlan, grand-mère, mère grand, quoi.
39:47Aussi.
39:48Ça peut faire brancher un peu, ouais.
39:50Bon, en tout cas, c'est un très joli clin d'œil, Kate.
39:53Elle s'appelle comment, votre petite fille ?
39:55Léonie.
39:56Ah, c'est joli aussi.
39:57Très joli.
39:58Ouais.
39:58Merci beaucoup, en tout cas, de nous avoir appelés.
40:01Merci.
40:02Merci, Amandine.
40:03Merci.
40:04Bonne journée, au revoir.
40:04À vous aussi.
40:04Bonjour, Sophie.
40:06Oui, bonjour, Amandine.
40:07Alors, vous, vous ne vouliez pas de mamie ?
40:09Ah non.
40:10Mais pourquoi ?
40:10Non, non, non, non.
40:11C'est pas possible.
40:13Ah non, ça fait...
40:14Déjà, je n'ai pas l'impression d'avoir mon âge.
40:16Alors, si en plus, on vieillit avec mamie.
40:18Mais à la limite, c'est un petit clin d'œil.
40:21C'est un petit peu la même chose que l'auditrice précédente.
40:23C'est que moi, je ne fais pas référence au petit chapeuron rouge, mais plutôt à la boue,
40:28puisque j'ai des générations de...
40:30Ma poupette, alors.
40:31Voilà, exactement.
40:32Donc, moi, je vais me faire appeler comme ça.
40:34Ma petite fille, Gabrielle, n'a que sept mois.
40:38Donc, elle ne parle pas encore.
40:40Mais c'est le petit nom que je me suis choisie.
40:42Mais oui, mais c'est si joli.
40:44Moi, j'ai une poupette aussi à la maison et j'ai un Gabrielle.
40:47Pas une Gabrielle, mais vous voyez.
40:50Je suis bon.
40:51Sa maman me dit mamie-saut.
40:54Et moi, je dis poupette.
40:55Alors, on verra bien quand elle parlera ce qu'elle choisira, cette petite fille.
40:59Ah, parce que sinon, elle dit mamie-saut ?
41:01Sa maman, quand elle parle de moi, elle dit va avec mamie-saut.
41:05Ah ben oui, mais il y a mamie dedans.
41:06Ça ne va pas, ça ?
41:07Ben oui, c'est un petit peu ça.
41:09Moi, je préfère poupette.
41:12Et mon compagnon, ce serait papoutou.
41:15Parce que, comme j'ai été mariée une première fois, il y a papou.
41:19Et le deuxième, ce sera papoutou.
41:21Ah oui, c'est pas mal.
41:22Papou et papoutou.
41:24Papoutou.
41:24Bon, écoutez, vous nous tiendrez au courant, Sophie, de savoir ce que votre petite fille choisit.
41:29Ben oui, dans un an.
41:30Oui.
41:32Merci beaucoup, Sophie.
41:34On va continuer à évoquer ces noms, ces petits surnoms que vous donnent vos petits-enfants.
41:38Comment vous souhaitez qu'ils vous appellent ?
41:41Visiblement, mamie et papy n'ont plus trop la cote.
41:44On en reparle dans un tout petit instant.
41:47Et puis ensuite, ce sera l'heure du crime avec vous, Jean-Alphonse Richard.
41:49Bonjour Jean-Alphonse.
41:50Bonjour Amandine.
41:51Bon, et alors aujourd'hui, une histoire qui a pris des années et des années, une enquête qui a pris
41:55des années et des années.
41:57La petite martyre de l'autoroute A10.
41:58Il a fallu 30 ans pour l'identifier.
42:00Oui, c'est une enquête tout à fait inédite, exceptionnelle, remarquable d'ailleurs, qui commence le 11 août 87.
42:06On est en bordure d'autoroute dans le Loir-et-Cher.
42:08Le corps d'une petite fille, elle a 3 ou 4 ans, on ne sait pas trop, est retrouvé.
42:13Elle a été martyrisée.
42:14Il y a des coups répétés.
42:15Elle a été mordue.
42:16Elle a été brûlée.
42:17Bref, c'est la sauvagerie.
42:18La plus totale, une sauvagerie inouïe, impossible de l'identifier.
42:22Il va falloir, vous l'avez dit, 30 ans pour qu'on lui donne un prénom et un nom.
42:26Inas Touloub, elle avait 4 ans, 30 ans pour la retrouver grâce à l'ADN.
42:32On a retrouvé aussi ses parents, ses frères, ses sœurs.
42:35Que s'est-il passé ?
42:36Qui sont le ou les bourreaux de la petite fille ?
42:38Les parents vont bientôt être jugés.
42:40Ça va être un procès très important.
42:42Inas Touloub, la martyre de la 10, 14h.
42:45A tout à l'heure.
42:46A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
42:47Et nous, on se retrouve dans un tout petit instant pour parler papy et mamie.
42:51Enfin, non, c'est plus comme ça qu'on les appelle.
42:53Mais donnez-nous vos petits surnoms à vous.
42:56Je vous attends au 3210 ou sur l'application RTL.
42:58A tout de suite.
42:58J'ai trop tansé sur la piste, pleuré sur la piste.
43:02Bonne journée.
43:03Pichot sur la piste.
43:05Sur RTL.
43:06Dis-moi, c'est quoi le prix ?
43:10Amandine Bégaud.
43:11RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
43:13Alors moi, c'est ma belle-fille qui avait choisi mon petit nom à la naissance de mon premier petit
43:19-fils.
43:20Je suis donc ma minou et je vais avoir 78 ans.
43:23Je ne me considère pas du tout comme une mémé parce que chaque année, j'emmène un de mes petits
43:27-enfants en voyage et choisissent leur voyage.
43:29J'ai parcouru le Mexique, les États-Unis, la Norvège.
43:33Et je peux vous assurer que je ne me sens pas du tout dans mon âge, ni une mémé.
43:37Voilà pour le message de Nicole.
43:39Et vous, comment vous appellent vos petits-enfants ?
43:42On continue avec ce sujet.
43:47Et on va accueillir Gérard.
43:49Bonjour Gérard.
43:50Bonjour Amandine.
43:51Alors vous, vous n'êtes pas encore grand-père.
43:54Non.
43:54Non, mais vous avez déjà choisi votre surnom.
43:57Oui, oui.
43:58Oui.
43:59Dites-nous.
44:01Donc, moi, ce sera Pépé.
44:02Pépé ?
44:03Oui.
44:04Oui.
44:04Je suis déjà Pépé depuis 7 ans avec le chien de ma fille.
44:11Et donc, c'est resté et ça ne me dérange pas du tout.
44:15Et voilà.
44:16Après, même si je n'ai que 50 ans.
44:19Oui, vous êtes un jeune grand-père.
44:21Oui, oui, oui.
44:22Mais Pépé, ça vous fait marrer.
44:24Oui, ça me fait plus rire que de choses.
44:27Quand j'entends, oh là, non, Pépé, ça fait trop vieux.
44:31Mamie, ça fait trop, non.
44:32Bon, après, voilà.
44:33De toute façon, quand on arrive au moment d'être grand-père,
44:37on est plus proche des 60 ans.
44:39Donc, automatiquement, on est un petit peu vieux quand même.
44:42Et vous, votre grand-père, vous l'appeliez comment ?
44:44Vous vous souvenez ?
44:45Oui, Pépère.
44:46Pépère ?
44:47Oui.
44:48En fait, on n'appelait jamais nos grands-parents par leur prénom.
44:51C'était toujours Pépé, Mémé, Papi, Mamie.
44:55Et même les enfants, encore aujourd'hui,
44:57ils appellent leurs grands-parents, Mémé, Papi.
45:02Oui, ils n'appellent jamais leurs grands-parents par leur prénom.
45:05Mais c'est vrai que les grands-parents d'aujourd'hui
45:08aiment de moins en moins ce Papi, Mamie ou Pépé, Mémé.
45:13On le constate depuis tout à l'heure.
45:15Restez avec nous.
45:16Jacques, bonjour.
45:18Bonjour.
45:19Alors vous, Pépé, ça vous aurait plu ou pas, Jacques ?
45:22Je l'ai vécu quand même avec mes grands-parents.
45:24Pépé, Mémé, je l'ai vécu.
45:25Après, nos enfants, ça a été Papi, Mamie.
45:27Puis nous, on a décidé d'avoir quelque chose,
45:30pas particulier, mais quelque chose de différenciant par rapport à cela.
45:34Et donc, nous, c'est Nanou et Dadi.
45:36Nanou et Dadi.
45:37Vous avez combien de petits-enfants, Jacques ?
45:39On a une petite-fille, Anne Clémence.
45:41Oui.
45:42Bon.
45:42Et c'est vous qui avez choisi ou...
45:44Alors, ma femme, c'est elle qui a choisi.
45:46Enfin, c'est nous qui avons choisi nous-mêmes.
45:48Oui.
45:49Ma femme, c'était avant la naissance d'Anne Clémence.
45:50Et moi, c'est à l'occasion d'une...
45:52Je regardais une émission, je regardais quelque chose à la télé.
45:55Et puis, j'ai entendu Dadi.
45:57Je me dis, tiens, ce sera Dadi.
46:00Merci beaucoup, Jacques.
46:02Il y a Jacqueline qui nous écrit sur l'application RTL,
46:05qui dit, moi, je suis grand-mère.
46:08Lors de la naissance de mon premier petit-fils,
46:10j'ai choisi, puisque les parents me demandaient de choisir,
46:12de m'appeler Mamita.
46:13Mais c'est très vite devenu Mita,
46:15car Mamita, c'était trop long.
46:17Ben voilà, c'est un joli clin d'œil.
46:20Et finalement, ce sont quand même les petits-enfants
46:22qui, à l'arrivée, ont la décision et le choix final.
46:26Magali, bonjour.
46:27Oui, bonjour Amandine.
46:29Alors vous, comment vous appellent vos petites-filles ?
46:31Alors moi, ma petite-fille qui a 5 ans,
46:34elle m'appelle Mamie d'amour.
46:36Oh, c'est trop mignon ça, Mamie d'amour.
46:37Donc, quand elle raccroche au téléphone,
46:41quand elle me voit arriver,
46:43c'est toujours Mamie d'amour, Mamie d'amour.
46:45Donc, au départ, je ne voulais pas vraiment le nom Mamie,
46:50parce que je trouvais ça pas trop moderne.
46:53Mais c'est vrai qu'avec le d'amour derrière,
46:55alors là, j'ai complètement craqué.
46:57Ben oui, c'est trop trop mignon.
46:58Voilà.
47:00Merci beaucoup Magali.
47:02Nicole, chez vous, donc c'est Mamie nous ?
47:05Moi, c'est Mamie nous, oui.
47:07C'est vous qui l'avez choisi ou pas ?
47:09Non, absolument pas.
47:10C'est ma belle-fille.
47:11Il y a la naissance de mon premier petit-fils
47:13qui va avoir 27 ans.
47:15J'étais jeune, j'avais juste 50 ans.
47:18Et c'est elle qui a choisi le nom de Mamie nous
47:21et ça me plaît vraiment.
47:23Oui, c'est vrai, vous n'êtes pas dit
47:24« Oh, ça fait un peu Mamie », non ?
47:26Non, pas du tout, parce que c'est 5 petits-enfants.
47:29Ils m'appellent tous Mamie nous
47:30et je suis très heureuse.
47:33Vous avez l'air d'être une super grand-mère,
47:35parce que vous en emmenez un chaque année en voyage,
47:37c'est ça ce que vous disiez ?
47:38Moi, je suis en Corse.
47:39Eux, ils sont en études en Bretagne, à Paris et à Lille.
47:45Je les emmène parce qu'ils sont brillants
47:46et très bien éduqués.
47:48Donc, ils choisissent leur voyage
47:49et on parcourt le monde
47:50avec chacun des petits-enfants
47:52pour être seul avec eux
47:54et pour pouvoir partager des moments précis.
47:56J'imagine que c'est des moments magiques
47:57pour eux et pour vous d'ailleurs.
47:59Oui, et pour moi.
48:01Merci beaucoup, Nicole.
48:03Alexandre, bonjour.
48:05Bonjour.
48:05Alors, comment vous vous faites appeler, vous ?
48:07Moi, je me fais appeler pas pire que ça.
48:09Pas pire que ça, mais ça sort d'où ?
48:12Alors, je crois de mémoire que c'est mon fils
48:13qui m'a suggéré ça.
48:15J'ai trouvé ça génial.
48:16Parce qu'en fait,
48:17donc il y a une notion de papy quand même
48:19dans l'intitulé.
48:21Et en fait, dans mon activité professionnelle,
48:23j'ai vu tellement des choses horribles
48:24que j'ai voulu dédramatiser auprès de mes petits-enfants.
48:28Je ne leur raconte pas tout ce que j'avais vécu,
48:29mais j'ai voulu dire chaque fois qu'on me raconte quelque chose,
48:32une maladie ou autre,
48:34eh bien, j'ai dit, ce n'est pas pire que ça.
48:36Parce que dans...
48:37Voilà.
48:38Et du coup, j'avais toujours ce mot à la bouche,
48:40ce n'est pas pire que ça.
48:42Et du coup, ça m'est resté.
48:43Et c'est devenu pas pire que ça.
48:44Mais c'est marrant les histoires
48:46parce que ça dit aussi plein de choses des familles.
48:47Frédérique de Saint-Philibert nous écrit
48:50sur l'application RTL.
48:51Elle dit, chez nous,
48:51il y a une mamie bretonne et une mamie normande.
48:53Donc du coup, mon fils a décidé
48:55qu'il y aurait une mamie sel pour la bretonne
48:57et une mamie doux pour la normande.
49:00Et puis, autre message que je voulais vous lire,
49:03c'est celui de Marie-Paul qui nous dit,
49:05ah, ça fait du bien un sujet un peu léger.
49:07C'était un peu l'objectif aussi.
49:08On avait besoin un peu de respirer
49:09dans cette actualité bien lourde.
49:11Et elle, elle dit,
49:12« Peu importe, mamie, moumou, mémé, mes mères,
49:15ce qui compte, c'est l'amour de mes petits-enfants.
49:17Mamie aussi me va très bien. »
49:20On va conclure cette émission sur cette jolie note.
49:24Merci à vous tous.
49:25Continuez à nous envoyer vos messages
49:26sur l'application RTL.
49:28Victor et toute l'équipe du Standard
49:29les lisent, vos messages,
49:31même s'ils sont envoyés un peu plus tard que l'émission.
49:34On y jette un oeil.
49:35Ne vous inquiétez pas.
49:35Dans un instant.

Recommandations