- il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 26 octobre 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, Emmanuel Macron en déplacement à Marseille, une visite surprise,
00:1410 jours après les très violentes manifestations et les pillages du 17 octobre.
00:20Le président s'est d'abord rendu à la mairie, il doit ensuite rencontrer les commerçants qui ont été victimes
00:26de ces pillages.
00:27Il reconnaît que le 17 octobre n'a pas été assez anticipé, qu'il n'y avait pas assez de
00:32force de l'ordre.
00:33Mais il reste vigilant d'ailleurs pour la suite avec ce nouvel appel à la mobilisation samedi.
00:39On sait que samedi prochain est encore un samedi à risque.
00:43On sait qu'il y a le 5 novembre une journée de mobilisation nationale, qui mobilise tous les syndicats.
00:50Et il y a encore les autres samedis.
00:52Pour autant, il n'est pas écrit qu'il y a une chronique de chaque samedi qu'ils doivent reprendre.
00:55Et donc qu'est-ce que nous allons faire ?
00:57Un, continuer d'être organisé, d'être présent, de protéger les biens, les personnes, nos centres-villes, nos commerces, nos
01:03bâtiments publics.
01:04Ça c'est la règle absolue et c'est la mobilisation de tous.
01:07La deuxième chose, on continuera d'avoir des tracés de mobilisation déclarés,
01:11donc les tracés qui sont demandés par les syndicats représentatifs,
01:15qui se feront en dehors des centres-villes,
01:17pour que les manifestations se fassent dans le calme et s'en mettre nos commerces à risque.
01:22Trois jours après l'attentat de Trappes, plusieurs associations et syndicats dont la Ligue des droits de l'homme et
01:26SOS Racisme
01:27appellent à des rassemblements à Paris ce soir, mais aussi dans toute la France,
01:31pour dénoncer ce qu'ils appellent la banalisation de la haine raciste.
01:35Et vous, qu'en pensez-vous ?
01:36Est-ce qu'on a banalisé la haine raciste dans notre pays ?
01:42Est-ce que vous avez le sentiment d'un racisme plus décomplexé qu'il ne l'était par le passé
01:47?
01:47On va en débattre ensemble dans un instant.
01:50Et puis on va parler de ce qui est au cœur de vos préoccupations,
01:54bien sûr le pouvoir d'achat.
01:55C'est les 5 ans aujourd'hui, ce sont les 5 ans du panier RTL.
01:59Notre thermomètre, vous le savez, de l'inflation,
02:0113 produits du quotidien dont les prix sont relevés chaque mois depuis 5 ans.
02:05et il explose un plus 40% depuis 2021.
02:11Résultat, beaucoup d'entre vous doivent renoncer à certaines choses pour se nourrir.
02:17Si vous faites attention à ce que vous achetez en faisant vos courses,
02:19si vous avez renoncé à certains produits, viande ou poisson par exemple,
02:23si vous vous privez alors que ça n'était pas le cas encore il y a 4 ou 5 ans,
02:26là encore, j'attends vos témoignages.
02:28Vous nous envoyez un message vocal ou écrit sur l'application RTL
02:31ou vous nous appelez au 3210, 13h03.
02:39Il est évident qu'aujourd'hui, la parole raciste ou xénophobe
02:44est complètement libérée dans notre pays.
02:48Il y a quelques années, personne n'osait dire ouvertement qu'il était raciste.
02:52Aujourd'hui, pour certains, c'est presque une qualité.
02:55Le message de Pascal qu'on retrouvera dans un tout petit instant
02:59qui réagissait à ses appels à la manifestation après l'attentat de Trappes.
03:04Laurent, bonjour.
03:06Bonjour, bonjour.
03:07Merci de vous recevoir.
03:07Je vous en prie, merci à vous. Vous nous appelez d'où, Laurent ?
03:10De Royan.
03:11De Royan. Vous êtes enseignant, vous ?
03:13C'est ça.
03:13Est-ce que vous avez le sentiment, comme Pascal, que la parole est de plus en plus décomplexée ?
03:20Oui, je rejoins Pascal sur ce point de vue et malheureusement, je vais même aller un peu plus loin que
03:26lui.
03:26Non seulement la parole est décomplexée, les actes aussi sont totalement décomplexés,
03:30on les voit maintenant régulièrement,
03:32mais je crois en plus qu'il y a aussi une certaine forme d'incitation.
03:38Je vais parler très clairement et simplement, quand on voit sur des chaînes, radio, médias, en continu,
03:45cette valorisation, c'est vraiment la valorisation de l'acte raciste, de la parole raciste,
03:53de tout ce microcosme-là qui avant était un microcosme.
03:59Et aujourd'hui, on a presque l'impression qu'il y a une incitation et une valorisation
04:04en nous prétextant que c'est fait pour retrouver les racines françaises, la base de la société.
04:11Pourquoi valorisation ? Je ne comprends pas ce que vous voulez dire, Laurent.
04:15Parce qu'à la raison de ce qu'il dit, il y a quelques années, personne ne...
04:19D'abord, il faut préciser un principe très simple, en droit français, le racisme est interdit.
04:23Bien sûr, et c'est puni par la loi, et un certain nombre de politiques, même, ont été condamnées,
04:30je pense notamment à Éric Zemmour, pour certains de ses propos, condamnés par la justice.
04:34Nous sommes d'accord. Pour autant, on s'aperçoit que malheureusement,
04:39ça ne les empêche pas de continuer, voire d'accélérer.
04:42Et donc, le citoyen lambda, qui voit ça, qui entend ça à longueur de journée,
04:49je suis friand de radio, j'écoute votre chaîne, bien sûr, votre radio, puis j'en écoute plein d'autres,
04:54où, en continu, on peut entendre des propos racistes, homophobes, xénophobes,
05:00enfin, on a tout, on a droit à tout, et à longueur de journée, nous avons ça,
05:05donc, il y a une sorte de, pour moi, c'est une sorte d'incitation,
05:08en disant, voyez, un petit peu, la majorité est en train de devenir raciste,
05:13ou d'ouvertement se prôner raciste, se valoriser raciste.
05:18Et donc, quand on a quelqu'un qui est un petit peu friable dans sa tête,
05:22qui est un petit peu, ou fragile, ou un petit peu, totalement endoctriné,
05:28ben, oui, on a des gens qui passent à l'acte.
05:31Dans votre quotidien, Laurent, est-ce qu'il y a des choses que vous entendez
05:36et que vous n'entendiez pas, dans votre quotidien, au-delà des médias ?
05:41Ou des scènes que vous voyez, que vous n'auriez pas vues, il y a 10 ou 15 ans encore
05:45?
05:46Oui, oui, oui, tout à fait.
05:47Quoi, par exemple ?
05:48Tout à fait.
05:49Oh, des gens que l'on côtoie.
05:53J'ai eu un engagement politique, tout le monde connaissait mon engagement politique,
05:57mais je vais dire d'un parti modéré, d'un parti non pas extrémiste,
06:01ni d'un côté, ni de l'autre.
06:03Et c'est vrai qu'aujourd'hui, les voisins se lâchent beaucoup plus vite
06:08en pointant du doigt, ben, fortement, des communautés,
06:11parce que ça aussi, on les a fortement incités à montrer,
06:16en tout cas, on leur a expliqué que tous leurs problèmes au quotidien
06:19venaient d'une certaine catégorie de population.
06:22Et vous savez, je prends souvent un exemple,
06:25rappelez-vous l'histoire des sorcières de Salem.
06:27Oui.
06:29Eh oui, ils ont brûlé les femmes dans le village.
06:32Parce que, dès qu'on dit, parce qu'il semblait qu'elles étaient soi-disant responsables d'eux.
06:38Mais aujourd'hui, bon, je suis très, très, très inquiet pour nos enfants.
06:44J'ai appelé il y a 15 jours pour parler du malaise des étudiants et des lycéens.
06:48Et aujourd'hui, je suis encore plus inquiet parce que notre société,
06:52elle est plus fracturée.
06:54Elle est carrément explosée.
06:55Elle est carrément découpée.
06:57Il y a une faille énormissime qui s'est créée dans notre société.
07:02Et je ne sais pas, j'avoue honnêtement, je ne sais pas comment il va falloir faire
07:06pour que l'on puisse revivre tous ensemble.
07:08Parce que si on ne vit pas tous ensemble,
07:10on ne va pas régler les problèmes qui s'opposent à nous.
07:13Ceux qui arrivent qu'on va prendre en pleine poire,
07:15on ne va pas pouvoir les régler tous seuls.
07:17Dans notre petit couin, en se montant les uns contre les autres,
07:20on ne pourra pas s'en sortir.
07:21Et Laurent, ce que vous dites, ça fait bien sûr écho à ce qu'avait dit Gérard Collomb,
07:25l'ancien ministre de l'Intérieur, au moment de sa passation de pouvoir en 2018.
07:30Il avait dit, on vit aujourd'hui côte à côte, j'ai peur qu'on vive un jour face à
07:35face.
07:36C'est le sentiment en tout cas que vous avez aujourd'hui.
07:38Laurent, restez avec nous, je voudrais qu'on donne la parole à Isabelle.
07:40Bonjour Isabelle.
07:42Bonjour Amandine.
07:43Vous nous appelez d'où Isabelle ?
07:44Depuis Tullier.
07:48Le vivre ensemble est très loin, voilà ce que vous avez dit tout à l'heure au Standard.
07:53Oui, c'est vrai.
07:54Le vivre ensemble est très loin, comme j'ai expliqué à la personne du Standard.
07:59Moi, je suis d'origine portugaise.
08:02Je suis née en France.
08:03Et jamais j'aurais cru, il y a trois ans, me faire insulter par rapport à mes origines.
08:10C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on vous dit ?
08:12Ah ben, sale morue, j'ai mangé tes boulettes de morue.
08:15On vous dit ça ?
08:16Ah oui, et j'ai déposé plainte.
08:20La plainte n'a pas eu de suite.
08:23N'a pas eu de suite.
08:25Comment voulez-vous qu'on arrive à vivre ensemble ?
08:27Il y a 57 ans, j'ai 57 ans, je dis 54 ans en arrière, jamais je n'ai subi
08:34quoi que ce soit.
08:35Et là, je trouve que depuis un certain temps, les paroles, je rejoins l'auditeur précédent, la parole s'est
08:43libérée, mais à un point imaginable.
08:46Mais qui vous dit ça, Isabelle ? Pardon, dans quel contexte ?
08:48Un voisin.
08:48Un voisin ?
08:49Oui, un voisin, par rapport, parce que je me suis stationnée, je me suis mal stationnée.
08:56Et donc, il vous renvoie à ses origines, enfin à vos origines.
09:01Ah bah, oui, parce qu'il est parti d'une furie, d'une furie.
09:06Et je lui ai dit, bah écoutez, je remets ma voiture droite.
09:08Oui, c'est normal, pour vous dire, d'un pays où on bouffe de la morue, voilà comment il m
09:12'a parlé.
09:14Et il sait, il sait que je suis d'origine portugaise, ils le savent, mais je suis dans un petit
09:19village à côté de Pitivier,
09:21ils savent que je suis d'origine portugaise, mais moi, je vous dis, ce jour-là, quand mon mari est
09:28rentré, que je lui ai expliqué,
09:29je l'ai retenu parce qu'il voulait aller frapper à la porte et lui mettre son pain dans la
09:33figure.
09:34Isabelle, vous parliez aussi de vos deux petits-enfants qui sont métisses.
09:37Oui, ma petite-fille, mes deux petits-enfants qui sont métisses, dont une qui a 19 ans, le garçon qui
09:44a 17 ans,
09:45eux deux ressentent de plus en plus, ressentent de plus en plus.
09:49Ah oui, oui, bah il y a quoi, il y a trois semaines, j'ai eu ma petite-fille qui
09:52m'a appelée,
09:53et elle m'a parlé d'un problème qu'elle a, et elle me dit, je me sens plus pointée,
10:00je me sens plus pointée du doigt.
10:02Mais à cause de sa couleur de peau ?
10:03Ma couleur de peau, sa couleur de peau.
10:07Mais à l'école, enfin 19 ans, je ne sais pas où elle est, si c'était la fac ou
10:11au lycée, mais par des camarades, par qui ?
10:15Par les camarades.
10:16Ah oui ?
10:17Par les camarades.
10:19Bah, t'as vu ta couleur ?
10:21Oui.
10:22Tu oses parler, alors c'est ce qu'elle m'a dit l'autre fois, tu oses parler, mais t
10:25'es même pas française, alors qu'elle est française.
10:29Isabelle et Laurent, restez avec nous. Isabelle, votre témoignage, il est assez édifiant parce que très concret, effectivement.
10:36Je voudrais qu'on continue à échanger les uns et les autres.
10:41Vous nous appelez au 3210, encore une fois, pour réagir, ou un petit message sur l'application RTL. A tout
10:46de suite.
10:47Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL ou appelez-nous au 3210.
10:5150 centimes la minute.
10:53Jusqu'à 14h.
10:55Les auditeurs ont la parole.
10:57Amandine Bégaud sur RTL.
11:00Je suis étranger, je suis d'origine Suisse, européen, et j'habite depuis 15 ans en France, et je confirme
11:09qu'il y a une xénophobie latente qui est assez impressionnante dans le pays.
11:14J'en ai été victime, en guillemets. Voilà. Je m'adapte régulièrement.
11:21Le message de Gérald, dont on évoque, après l'attentat de Trappes, c'est rassemblement, ces manifestations à l'appel
11:28à la fois de la Ligue des droits de l'homme et de SOS Racisme pour dénoncer ce qu'ils
11:32appellent la banalisation de la haine raciste.
11:35Est-ce que les propos racistes sont aujourd'hui banalisés dans notre pays, décomplexés ou pas ? Est-ce que
11:42vous vérifiez ça dans votre quotidien ?
11:45On a beaucoup de messages, Victor.
11:46Oui, notamment celui de Gilles à Nantes. Le racisme est totalement décomplexé, ce qui n'était pas le cas quand
11:52j'étais jeune.
11:52Il suffit de voir les marches d'extrême droite organisées ou alors qu'ils laissent faire.
11:57Sophie, j'ai 51 ans concernant la banalisation du racisme. Je me souviens que lorsque j'étais ado, c'était
12:03une honte d'être raciste, et je ne suis pas sûr que c'est encore le cas aujourd'hui.
12:07Merci beaucoup, Victor. Edouard, bonjour.
12:10Oui, bonjour.
12:11Oui, bonjour.
12:12Oui, bonjour, Martine, bonjour.
12:14Vous nous avez appelé, laissé un message depuis Lyon, c'est ça, Edouard ?
12:19Oui, Amandine, oui, oui. Je vous remercie d'avoir accepté mon message.
12:23Vous dites, vous, le racisme est aujourd'hui devenu banal. Vous en souffrez au quotidien ?
12:28Ben oui, si vous voulez, Amandine, actuellement, un simple dîner. Vous avez toujours quelqu'un qui va vous dire, ah
12:37ben tiens, j'étais chez Buffalo Grill, il y a plein de noirs.
12:41J'ai accompagné ma maison, ma maman à la maison de retraite, il y a plein de noirs.
12:45Et donc, quand vous lui faites la réflexion, il vous dit, ah non, on ne peut plus rien dire, oh
12:51ben quand même, je ne suis pas raciste parce que ma filleule est noire, je ne suis pas raciste parce
12:59que je vais au Sénégal toute la semaine.
13:01Voilà, c'est comme ça. Nous, quand on était petits, c'était très rare.
13:06Vous avez quel âge, Édouard ? Parce que c'est intéressant de voir l'évolution.
13:1058.
13:1058 ans.
13:1258 ans. Nous, quand on était petits, nos camarades de classe, bon, voilà, nos camarades de classe, c'était pas
13:19ça.
13:20Et nous, ce qui nous a fait mal, moi je l'ai dit à Victor, ce qui nous faisait mal,
13:24nous, quand on avait 10 ans, c'est un 2, c'est le fameux Tarzan qu'on regardait le soir,
13:30le mardi soir, parce qu'on n'avait pas cours le mercredi, on regardait Tarzan.
13:34Et dans 10 ans, vous avez ce fameux mot, oui, buana, mais je peux vous assurer que le lendemain, qu
13:41'est-ce qu'on entendait dans la cour ?
13:42Mais c'était dans la cour, ça s'arrêtait là, jamais les parents n'en parlaient.
13:49Mais maintenant, je vous dis, ça devient, c'est normal, j'ai travaillé dans une association pour personnes en situation
13:56de handicap,
13:57vous vous rendez compte que la mère d'une des patients est plaint qu'il y avait trop de noirs
14:03qui s'occupaient de sa fille.
14:04Dit comme ça ?
14:05Oui, oui, oui, dit comme ça.
14:08Et heureusement que le chef de service lui a dit, mais madame, est-ce que votre fille est maltraitée ?
14:13Non.
14:14Est-ce que, qu'est-ce que...
14:15Ben oui, mais voilà, quoi.
14:17Et elle lui dit, non, mais c'était pas méchant.
14:20Ben, elle lui a dit, mais il n'y a personne d'autre qui s'occupe de votre fille.
14:24Donc, c'est tout comme ça, voilà.
14:26Et dans votre quotidien, Edouard, vous avez ce sentiment-là au quotidien d'être, j'allais dire, pu se montrer
14:37du doigt ?
14:38Non, ben, après, je vous dis, je suis quelqu'un de, comme je l'ai dit à Victor, hein, je
14:43suis très grand, je mesure un mètre 84, donc voilà, les gens font quand même attention, ils vous disent.
14:48Ben, c'est des vexations, dans l'ascenseur, je suis monté dans l'ascenseur avec une dame qui, son chien,
14:54malheureusement, m'a pissé dessus, et j'ai eu un moment de recul.
14:58Et elle m'a regardé, elle m'a dit, oh, ben, vous savez, mon chien, il est beaucoup plus propre
15:02que vous.
15:03Non.
15:03Et bon, ben, écoutez, je, voilà, mais après, vous savez, je ne suis pas, moi, je ne suis pas quelqu
15:09'un qui va.
15:09Et donc, en sortant, elle m'a dit, mais si vous voulez, je vous assure du savon de Marseille, voilà.
15:15C'est tout comme ça, c'est des vexations.
15:17Après, vous savez, maintenant, on a l'habitude.
15:20Et vous avez le sentiment que ça s'aggrave, ça, Edouard ?
15:22Oui.
15:22Que ce n'était pas le cas il y a 5, 10 ans ?
15:24Non.
15:25C'est beaucoup plus libre, en fait.
15:27Voilà.
15:27Et attention, hein, c'est la génération des 30, 40, 45 ans, je suis de mon âge.
15:33Les jeunes de 25 ans, moi, je, non, bon, après, les jeunes ne parlent pas comme ça.
15:38Le terme, par exemple, nègre, c'est toutes les personnes qui ont mon âge qui utilisent encore ces termes.
15:43Ça s'utilise encore dans certains endroits.
15:45Et vous l'expliquez comment, vous, Edouard ?
15:48Ben, vous savez, moi, je crois que c'est aussi un peu la faute politique.
15:53Parce que, pour moi, les politiques sont des affluenceurs.
15:56Donc, quand on entend des choses, mais alors, pas possible, bien sûr, j'ai entendu le maire de M.
16:04ce Bacayoko dire qu'il interdit, il ne veut pas que le Rassemblement national s'assume.
16:09Si, le Rassemblement national s'assume.
16:10Oui, c'est normal, on est en liberté, on est en...
16:13Alors, là, Edouard, je ne vous entends plus, je n'ai pas ça a sauté, je n'ai pas bien
16:15compris ce que vous aviez dit.
16:16Pardon, je ne sais plus ce que je disais.
16:19Vous disiez le maire de Saint-Denis et je ne sais pas.
16:21Voilà, le maire de Saint-Denis qui passait sur la CIE en disant qu'il ne voulait plus que le
16:26Rassemblement national s'assume, etc.
16:27Mais non, le Rassemblement national doit s'assumer.
16:31Oui, c'est notre pays, la liberté d'expression.
16:35Mais effectivement, il y a, et je crois que c'est Pascal qui le rappelait ou Laurent, il y a
16:39aussi des règles.
16:40C'est-à-dire que des propos racistes n'ont pas à être retenus et peuvent être punis, doivent être
16:44punis même par la justice.
16:46Exactement. Si ce sont des propos terribles, on les condamne.
16:50Pourquoi ? Parce que, excusez-moi, on commençait, les partisans du Rassemblement national ou des LFI, parce que les LFI,
16:59ce n'est pas mieux, les partisans, tout ça, comment vous allez faire pour tous les attraper ?
17:05On ne peut pas. Mais moi, je pense que les politiques, il faut qu'ils fassent quand même attention à
17:10ce qu'ils lisent.
17:11Parce que c'est des influenceurs.
17:13Et j'ai envie de dire, les médias, sans doute aussi, ont une responsabilité, en tout cas un devoir, de
17:21faire en sorte que ces propos-là ne soient pas décomplexés.
17:25Pascal, Edouard, restez avec nous, on est avec Pascal également. Bonjour Pascal.
17:29Bonjour.
17:31Vous n'êtes pas surpris de ce que nous dit Edouard ?
17:34Non, je ne vais pas faire dans l'original, malheureusement. Mais autant, Edouard, que les interlocuteurs précédents, tout ce qui
17:42a été dit, je le confirme et j'ai vraiment la même sensation.
17:46J'ai l'impression qu'aujourd'hui, on est vraiment dans un contexte complètement décomplexé par rapport à la xénophobie.
17:54Mais vous avez des exemples concrets dans le quotidien, Pascal ?
17:57Oui, je vais vous donner un exemple concret. C'est il y a quelques années de ça, enfin deux ou
18:02trois ans, lors d'une réunion de famille, quelqu'un de ma famille qui parlait des nègres et des bougnoubles.
18:11Des négros et des bougnoubles, pour être tout à fait exact. Mais alors, sans complexe.
18:15Et quand je me suis rebellé face à de tels propos, c'est pas grave, c'est pas méchant.
18:22Ben oui, c'est pas grave, c'est pas méchant. Et on en est là, quoi. Je pense qu'aujourd
18:26'hui, cette parole, déjà, comme le disaient certains interlocuteurs avant, les partis politiques extrémistes, l'un comme l'autre, ne
18:37sont pas étrangers à ça, si on peut dire.
18:41Ça vous inquiète, Pascal, tout ça ?
18:43Oui, ça m'inquiète, oui. Je ne suis pas d'un naturel inquiet, mais j'ai l'impression qu'en
18:47ce moment, il y a vraiment une dérive à ce niveau-là qui est super inquiétante, oui.
18:53Merci beaucoup, Gilles. Bonjour.
18:55Je t'en prie.
18:57Bonjour, Gilles.
18:59Alors, on a perdu Gilles ? Est-ce que Gilles est là ou pas ?
19:03Alors, Gilles, visiblement, est pas là, on va le rappeler, parce qu'il voulait nous donner un exemple, effectivement, qui
19:10est très concret, l'exemple d'une crêperie en Bretagne, dans les côtes d'Armor, et je voudrais le laisser
19:17vous expliquer tout ça.
19:20Édouard, est-ce que vous diriez, vous, que vous êtes inquiet ? Pascal nous disait, moi, je suis inquiet.
19:25Écoute, Amandu, je vais vous donner un exemple très concret, là, qui est arrivé la semaine dernière. J'habite juste
19:31à côté d'une très grande brasserie lyonnaise, que je ne citerai pas.
19:35J'étais en table, et puis là, vous savez que maintenant, il y a un gros problème du personnel. Donc,
19:42maintenant, il y a beaucoup de serveurs de couleur.
19:43Arrive un serveur qui voulait absolument... Pardon, arrive un serveur, et le serveur arrive devant une famille. La famille n
19:51'a pas voulu que le serveur s'occupe d'eux.
19:55Ils n'ont pas voulu.
19:56Ils n'ont pas voulu. Donc, du coup, comme ils étaient sur bouquet, arrive le chef. Le chef se demande,
20:04qu'est-ce qui se passe ?
20:06Et il y a la dame qui dit, ah non, non, moi, je ne veux pas qu'un noir me
20:09sert. Et vous savez ce qu'il a fait le chef ? Et ça, bravo. Il leur a dit qu
20:13'ils peuvent partir.
20:15Et ça, je remercie tous les restaurateurs, maintenant, qui, quand quelqu'un leur dit, moi, je ne veux pas qu
20:22'un noir ou je ne sais pas quoi me sert, il leur dit partir.
20:25Parce qu'avant, moi, j'ai assisté avant, on changeait de serveur. On prenait un autre serveur. Donc, non. Non,
20:32non. Après, maintenant, ils n'ont pas le choix.
20:34Parce qu'il n'y a plus personnel. Donc, voilà. C'était juste un exemple concret qui m'est arrivé
20:39il y a deux semaines. C'était quoi, votre question ?
20:41Non, c'était savoir si ça vous inquiétait, à titre personnel.
20:45Ben, Amandine, je n'ai pas envie de mourir avec un coup de Katshikov dans la rue. C'est surtout
20:51ça.
20:51Bien sûr.
20:52Ben, c'est ça. Moi, vous savez, j'habite Lyon. Ici, le chef, entre guillemets, des gens qui ne nous
21:00aiment pas sont dans le cinquième arrondissement. Voilà, il y a le chef là-bas. Moi, je ne veux pas
21:05là-bas. Mais ça s'arrête là. Voilà.
21:09On a retrouvé Gilles. Bonjour, Gilles.
21:12Oui, bonjour.
21:13Je voulais entendre, effectivement, votre témoignage parce que vous vouliez nous rappeler ce qui est arrivé à la gérante d
21:22'une crêperie en Bretagne.
21:24Oui, tout à fait. Donc, c'est la crêperie des légendes dans les Côtes d'Armor, à Gomenay, qui, en
21:31fait, l'année dernière, si je ne me trompe pas, a remporté un concours de la galette bretonne
21:37diffusé sur France 3. Et visiblement, comme elle a des racines antillaises, je pense qu'elle n'était ni assez
21:45blanche, ni pour être bretonne et française et représenter la région.
21:51Donc, je pense que ça gêne un certain nombre de personnes. Et depuis, elle subit du harcèlement. La mairie n
21:58'a pas pris le problème à bras-le-corps.
22:00Il semblerait qu'il y ait un collectif soi-disant antiraciste qui soit monté.
22:03Mais quand on entend leurs propos, on comprend bien que c'est un peu l'inverse, en fait.
22:09Et du coup, c'est toujours le même problème.
22:11Et elle a déposé plainte, après, effectivement, des messages racistes.
22:14Oui, il y a des plaintes qui sont en cours. Voilà, tout à fait.
22:16Ça vous inquiète, Gilles ? Vous avez ce sentiment, effectivement, qu'aujourd'hui, le racisme est plus décomplexé qu'il
22:22ne l'était par le passé dans notre pays ?
22:24Ah ben, clairement. Clairement, oui. J'ai 54 ans quand j'étais gamin.
22:27Enfin, en plus, j'ai grandi dans des HLM où j'étais entouré d'ouvriers polonais, italiens, turcs, où il
22:37y avait des tensions, forcément.
22:38Mais tout le monde arrivait à vivre ensemble, quand même.
22:42Et puis, à l'époque, le Front National, les gens ne se font pas de voter pour eux.
22:47Maintenant, c'est totalement décomplexé, puisqu'on voit des marches, je crois que c'est à Lyon, qu'il y
22:51a eu une marche de l'extrême droite aussi.
22:54Ce n'est pas la même chose que le Rassemblement National. On ne va pas tout mélanger non plus.
22:57Les marches en question dont vous parlez, c'était des marches de l'ultra-droite.
23:01Oui, pour moi, ça reste à l'extrême droite.
23:04Effectivement, ce n'est pas le Rassemblement National en lui-même qui organise ça.
23:07Mais toujours est-il que des marches comme ça, il y a 20 ans, on n'en aurait pas vu.
23:13On parlait de la responsabilité des politiques, responsabilité sans doute aussi en partie peut-être des médias.
23:19En tout cas, un devoir des médias de faire en sorte que ces paroles-là n'existent pas.
23:25Laurent, vous êtes toujours avec nous.
23:27Est-ce qu'il n'y a pas aussi un peu...
23:30Ce ne serait pas aussi un peu lié aux réseaux sociaux ?
23:33Parce que ces paroles-là, elles sont aussi très largement décomplexées sur les réseaux sociaux.
23:38Non seulement, elles sont décomplexées.
23:40Mais ensuite, je pense que les réseaux sociaux fonctionnent de la façon où ils vont cibler les interlocuteurs.
23:46Ils vont cibler le spectateur et celui qui, en tout cas, va scroller, comme disent les jeunes.
23:51Et aujourd'hui, des jeunes qui vont sur les réseaux sociaux vont tomber sur des sites absolument ahurissants
23:58où, effectivement, et je l'ai dit tout à l'heure, le racisme doit être puni.
24:03C'est interdit par la loi, ça doit être puni.
24:06Nous avons été beaucoup trop, beaucoup trop laxistes sur ça depuis de nombreuses années.
24:12Et aujourd'hui, forcément, puisqu'il n'y a rien qui est puni, les gens qui sont racistes se disent
24:17« Pourquoi pas ? Et on y va, on va fort. »
24:19Mais au-delà de toute votre question, et puisqu'on en a fait le constat tous, malheureusement, la mère constat,
24:24oui, notre pays est devenu de plus en plus pratiquant au niveau du racisme.
24:29Et maintenant, la question, ça va être « Comment on va faire pour tous revivre ensemble ? »
24:34Comment on va faire pour tous se redécouvrir ?
24:36C'est presque l'enjeu de la présidentielle, non ?
24:39Eh oui, mais alors, qui le porte, ce discours ?
24:41Ah ben, ça, j'en sais rien, mais…
24:43Ah ben, moi non plus, c'est ça qui m'inquiète, c'est que je n'en vois pas beaucoup.
24:46Qui le porte, ce discours ?
24:47Alors, il y en a bien deux ou trois qui essayent de s'immiscer, mais ils sont vite chassés.
24:51Et vous venez de le dire, les médias ont une part de responsabilité.
24:56Ça fait de nombreuses années, vous savez, c'est ce fameux terreau, là,
25:00que les médias et que certains partis politiques ont bien cultivé
25:03pour ramener ensuite leur idéologie nauséabonde.
25:07Ça y est, ils y sont, ils y sont arrivés.
25:10On a…
25:11Alors, la part des médias, Laurent, je ne dirais pas que c'est un complot, quand même.
25:15Ah non, ce n'est pas un complot, c'est une…
25:17Non, mais parce que vous dites, on travaillait, on…
25:18Voilà, donc ce n'était pas…
25:19Mais effectivement, on a un devoir, en tout cas, nous, en tant que médias,
25:23d'être vigilant et de ne pas laisser passer ça non plus.
25:29Merci à tous, en tout cas, Laurent, Édouard, Pascal, Isabelle et Gilles
25:33pour vos réactions et vos témoignages.
25:36Dans un tout petit instant, on va complètement changer de sujet
25:38et parler pouvoir d'achat.
25:40Vous êtes de plus en plus nombreux à vous priver chaque mois
25:43pour faire vos courses, pour vous nourrir.
25:45À tout de suite.
26:04Je suis retraité, je touche 1190 euros par mois
26:09et donc une pension alimentaire de 350 euros.
26:12Bref, il me reste très très peu de choses pour vivre.
26:13Et en effet, je me prive de tout.
26:15Pas de ciné, pas de théâtre, pas de resto.
26:17J'arrive à m'en sortir car là où j'habite,
26:19il y a plein de petits marchés pas très très chers.
26:21Pas de viande tous les jours.
26:22On vit toujours dans le manque, dans la terreur.
26:24Je ne me plaît pas, je suis encore en bonne santé,
26:26mais c'est très très compliqué.
26:29Le témoignage de François.
26:31On va parler pouvoir d'achat, vous l'avez compris.
26:33C'est les 5 ans du panier RTL.
26:35Ce panier qui, depuis, a été beaucoup, beaucoup imité.
26:38Il faut bien le reconnaître.
26:38Mais que RTL et Pierre Herbulot ont créé, avec les correspondants en région,
26:44le relevé chaque jour de 13 produits du quotidien, relevé de prix.
26:49Pierre, vous nous avez rejoint en studio.
26:52On le rappelait tout à l'heure dans le journal, ce panier, il a pris 40%.
26:56Et aujourd'hui, c'est vrai, on entendait très bien le témoignage de François,
27:00qu'on va rappeler et qui sera en ligne avec nous dans un instant.
27:03Mais de plus en plus de Français, même ceux qui ont des revenus corrects,
27:08j'allais dire, ont du mal à se nourrir.
27:12On va écouter Nathalie d'abord.
27:14Bonjour Nathalie.
27:15Bonjour Amandine, bonjour.
27:17Vous nous appelez d'où Nathalie ?
27:19De Cahors.
27:20Vous faites quoi dans la vie ?
27:23Je suis nouvellement maréchal Ferrand.
27:26Sinon, je fais de l'attraction équine dans les vignes.
27:28Maréchal Ferrand, génial !
27:31Je sors du sujet deux minutes, mais comment vous vous êtes convertie à ce métier ?
27:37Parce que je travaille avec des chevaux depuis six ans maintenant dans les vignes,
27:41que les vignerons ont eu un peu de soucis, donc ils m'en pourront un peu moins.
27:44Et pour relever un peu mon entreprise individuelle, j'ai fait une formation maréchal Ferrand.
27:49D'accord, très bien.
27:50Et alors, depuis combien de temps ?
27:52Là, je viens de démarrer là.
27:53D'accord.
27:53Ça date de juin.
27:55Et ça marche ?
27:56Ça commence à fonctionner, oui.
27:58Oui, oui.
27:59Bon, revenons à nos histoires de pouvoir d'achat.
28:03Oui.
28:03Vous dites que les courses sont devenues le problème à la maison.
28:07Moi, c'est mon combat permanent, oui.
28:09Oui.
28:10Oui, oui, tout à fait.
28:11C'est budgéter en permanence, compter chaque sense, chasser les bonnes promotions qui ne sont pas des miroirs aux alouettes
28:20ou qui nous font consommer plus, comparer les courses de chaque supermarché ou hypermarché pour avoir le compte juste parce
28:30que j'ai un budget qui est serré.
28:32Vous touchez combien chaque mois à peu près, Nathalie ?
28:35Moi, je suis aux minimales sociaux.
28:37Donc, depuis deux ans maintenant, du coup, c'est 874 euros par mois, je crois.
28:42Et vous avez un... vous élevez seule votre fils, c'est ça ?
28:46Oui, un adolescent, oui.
28:47Un adolescent de 14 ans.
28:48Moi, j'ai, à la fin d'avoir payé toutes mes factures et mes frais fixes, il me reste à
28:55peu près 400 euros, un peu moins, même 360.
28:59Vous n'avez pas de loyer à payer ?
29:00Donc, c'est bien attention.
29:02Une fois tout, ça fait.
29:04Donc, vous avez un loyer ?
29:05Donc, oui, oui.
29:06Oui, oui, d'accord.
29:07Je demandais si vous étiez propriétaire ou locataire.
29:11Non.
29:12Vous diriez que c'est compliqué depuis combien de temps ?
29:15Eh bien, ça fait deux ans, vraiment, où j'ai vu l'évolution des prix, puisque je suis très attentive
29:24à ça.
29:24Mais depuis toujours, je fais attention aux prix, aux kilos, etc.
29:28Et en fait, je vois que maintenant, ils ont réduit les quantités par rapport à, on va dire, il y
29:35a cinq ans.
29:36C'est ce qu'on a appelé la fringflation, oui, c'est ça.
29:40Tout à fait.
29:40Mais les prix n'ont pas évolué dans le même sens.
29:43Eux, ils sont montés.
29:45J'ai un truc tout bête.
29:46Une boîte de céréales, par exemple, pour le petit-déj qui, avant, faisait 450 grammes, elle en fait plus que
29:51380.
29:51Ils sont au même prix.
29:52330 même pas précis, parce que c'est le bon exemple.
29:54Amandine, on a dans notre panier RTL un paquet de céréales qui a été victime, je mets des guillemets, de
29:59schringflation.
29:59C'est-à-dire que c'est...
30:00Alors, parfois, ça s'accompagne d'une baisse de prix, mais qui est, si vous voulez, c'est un moyen
30:05pour les industriels de ne pas dépasser un seuil psychologique.
30:08C'est arrivé pour une célèbre bouteille de soda qui, pour pas être vendue plus de 2 euros, est passée
30:13d'un litre et demi à un litre 25.
30:16Et donc, ça permet cette stratégie.
30:19Alors, parfois, ça dissimule une hausse de prix.
30:20Et parfois, c'est simplement pour rester dans un seuil psychologique acceptable pour les consommateurs.
30:26C'est des choses qu'on a beaucoup vues.
30:27Alors, vous disiez depuis 2 ans.
30:28Nous, ce qu'on a constaté sur le panier RTL, c'était que le gros de l'inflation a été
30:32concentré jusqu'en 2024, donc il y a 2 ans.
30:36Et que depuis, ça se stabilise.
30:37Mais quand on dit ça se stabilise, ça veut dire que les prix sont très élevés.
30:41Et on parle quand même de 24% d'inflation pour l'INSEE sur la période, donc depuis 5 ans.
30:46Nous, on est à 40% sur certains produits.
30:48Je ne sais pas si vous buvez du café, mais nous, le paquet, il a doublé.
30:52Et on se pose la question des arbitrages quand même, quand on boit du café, quand on a des produits
30:56comme ça qui explosent.
30:57Vous avez renoncé à des choses, Nathalie ?
30:59Ah, beaucoup.
31:00Et quoi, par exemple ?
31:01La viande.
31:02La viande, le poisson.
31:04Donc, ça, c'est très rare à table.
31:06Et si ça l'est, c'est jamais des produits frais parce que je ne peux plus me le permettre.
31:11Donc, c'est forcément du sous vide, des choses de supermarché.
31:15Donc, ça change un peu la donne au niveau gustatif et de se faire plaisir.
31:19Donc, j'essaie d'agrémenter un peu parce que j'aime beaucoup cuisiner.
31:23Mais ce n'est pas toujours facile.
31:25Merci beaucoup, Nathalie, pour votre témoignage.
31:28François, bonjour.
31:30Bonjour.
31:30Oui, bonjour.
31:31Bonjour à tous les auditeurs d'RTL.
31:33On entendait tout à l'heure votre message.
31:37Oui.
31:37Vous êtes retraité, donc.
31:39Oui, tout à fait.
31:40Combien de pensions de retraite ?
31:42Oh là, j'ai à peu près 350 euros, 400 euros pour ma fille.
31:46Et puis, j'aide ma mère aux alentours des 100 euros par mois.
31:51Donc ?
31:52Oui.
31:53Donc, il me reste, si vous voulez.
31:54Bon, j'ai l'avantage d'être propriétaire.
31:56C'est ce qui me sauve.
31:57Mais vous touchez combien, pardon, au départ de pensions de retraite ?
32:011190 euros.
32:02Donc, 1200.
32:03Voilà, on va dire 1200.
32:05Et donc, une pension alimentaire pour votre fille.
32:07Voilà.
32:08Et puis, une grossesse financière pour ma mère.
32:10Donc, il me reste 600 euros.
32:11Voilà, net.
32:12Il me reste 600 euros.
32:14De là, par chance, je suis propriétaire.
32:16Mais il faut enlever tout ce qui est eau, électricité, bref.
32:21Enfin, tous les frais, quoi.
32:22Ce que tous les Français, d'ailleurs, ce que je vais dire, beaucoup d'auditeurs leur connaîtront, quoi.
32:27Moi, je me prive de tout parce que c'est 600 euros.
32:31Mais je ne vais pas tenir toujours le même langage.
32:34Oui, je me prive de viande.
32:36Il y a plus de sorties, plus de ciné, plus de restos, plus de théâtre.
32:38Ça, c'est indéniable.
32:40Mais vivre dans la privation, il y a surtout vivre...
32:43Moi, je voudrais surtout parler de vivre dans l'angoisse.
32:45Parce qu'il y a la privation et il y a l'angoisse.
32:47Je vous donne juste un exemple tout à fait simple.
32:51Un problème de santé.
32:52Ou alors, la dernière fois, j'ai eu un problème de plomberie.
32:54Il a fallu que je sorte 280 euros pour une réparation qui était primordiale.
32:59Là, ça a été terrible.
33:02Alors, moi, je m'en sors et je le disais à Victor, la personne que j'ai eu au téléphone,
33:06j'ai fait un crédit à la consommation auprès de ma banque en leur inventant un pipeau
33:10parce que si je leur disais, c'est uniquement pour manger, ils n'y auraient pas cru.
33:13Enfin, ils l'auraient cru, mais ils ne l'auraient pas accepté.
33:16J'ai dit, ben non, j'ai besoin d'une voiture.
33:17Enfin, mes trucs sont venus.
33:19Mais un crédit.
33:20Donc, vous avez fait un crédit de combien, François ?
33:22Oh, j'ai fait un crédit de 10 000 euros.
33:2410 000 euros, histoire de renflouer un peu les...
33:27Exactement.
33:28Histoire, et c'est un jonglage en permanence de me dire, ben voilà, là, si jamais j'ai un souci
33:34comme le plombier,
33:35ben là, je vais taper sur ce contrat pour pouvoir manger, pour pouvoir aider ma mère, aider ma fille.
33:41Voilà.
33:42Il y a des jours où je ne me chaufferai pas parce que ce n'est pas possible.
33:45C'est se chauffer ou manger.
33:47Ça peut être clair.
33:48Tout est électrique ici.
33:49Donc, c'est une...
33:50On parlait des promos.
33:53Heureusement, j'ai le droit d'aller au restaurant du cœur qui, d'ailleurs, il n'y a quasiment plus
33:56rien.
33:57Il faut quand même le reconnaître.
33:58Ce sont des gens adorables, mais les pauvres, il y a de moins en moins de dons.
34:00On vit de promos, de tout goût, tout goût.
34:04On s'habille en ville grenier, ce qui est très bien, d'ailleurs.
34:06Mais oui, il y a toute une sorte de deuxième système.
34:09Même en priant chaque jour le bon Dieu, de se dire, pourvu qu'il ne m'a pas...
34:14Pourvu qu'il ne m'arrive pas.
34:15Le jour où je me suis cassé une don, je me suis désoigné, j'ai un trou dans ma boue.
34:18Et puis voilà, parce que je n'ai pas les moyens.
34:20Je fais partie descendant, comme le disait François Hollande.
34:23Je n'ai pas les moyens de faire plus, quoi.
34:26François, restez avec nous et on va poursuivre nos échanges dans un tout petit instant.
34:32Pierre-Rablot, vous nous direz, justement, faire un crédit pour pouvoir faire ses courses.
34:36Ça paraît complètement hallucinant.
34:37On en reparle dans un instant à tous.
34:49Pour aider mon pouvoir d'achat, moi je fais mes conserves, je fais plein de choses.
34:53On cuisine nous-mêmes, on évite d'acheter les plats déjà tout préparés, qui coûtent une blinde.
34:59Sinon, pour le chauffage, on met des couettes en plus.
35:02Pour l'instant, je n'ai toujours pas allumé la chaudière parce que j'ai peur des augmentations de gaz.
35:06Et ça va faire encore un trou pour Noël.
35:09Je ne sais pas comment va passer Noël.
35:11J'allais faire les courses avec 10 euros, pour être très précis.
35:14Est-ce que j'ai du mal à faire les courses ?
35:16Est-ce que j'ai du mal à journée debout ?
35:17Bah oui, comme tous les retraités.
35:19Calculatrice à la main et on y va.
35:21Les messages de Christian et Eau d'Emmanuel.
35:24Et vous êtes de plus en plus nombreux à nous dire.
35:28Vous avez du mal à faire vos courses, à vous nourrir.
35:32Et j'allais dire, ça concerne des gens qui, encore il y a quelques années, ne regardaient pas les prix.
35:37Ce sentiment, Pierre Herbulot, de déclassement, il est très réel.
35:41Oui, bien sûr.
35:42Et on le voit dans les ventes de marques distributeurs.
35:45Alors, ce n'est pas des marques premier prix non plus, mais elles progressent aussi.
35:47C'est-à-dire que les consommateurs qui avaient tendance à prendre des produits de marque
35:51se sont reportés sur les marques de distributeurs,
35:54qui représentent quasiment une vente sur deux aujourd'hui.
35:56Et ceux qui prenaient des marques de distributeurs prennent des marques premier prix.
35:58Donc, c'est très, j'allais dire, visuel.
36:01On le voit à la caisse qu'on prend des produits de moins bonne qualité
36:04ou qui paraissent de moins bonne qualité qu'avant.
36:06Donc, ça peut être assez violent quand même quand on fait ses courses.
36:11François, vous êtes toujours avec nous.
36:12Je voulais faire réagir Pierre Herbulot à votre témoignage.
36:18Pierre, François, il nous expliquait il y a quelques minutes
36:19qu'il avait fait un crédit pour pouvoir faire ses courses.
36:23Être obligé d'en arriver là, c'est...
36:25C'est dangereux parce que c'est de l'endettement.
36:27Il ne faut pas oublier qu'un crédit, il faut le rembourser.
36:29Les taux sont parfois très importants.
36:31On est autour de 4% aujourd'hui pour...
36:34Et ça ne fait que monter, on en parle.
36:35Quand on parle justement de la dette française et de la dégradation de la note,
36:38c'est ça, ça veut dire des crédits plus chers.
36:40Et donc, ça veut dire que c'est de l'argent qui permet de finir le mois,
36:43mais qu'il va falloir rendre et il va falloir réussir à le rendre
36:45et de manière plus importante plus tard.
36:48Donc, c'est vraiment en cas de dernier recours absolu.
36:51François, vous les êtes posées, j'imagine, toutes ces questions.
36:55Oui, oui, tout à fait.
36:56Je me les suis posées.
36:58Et tout de suite, j'ai demandé
37:00à ce que cette somme soit retirée de mon compte
37:03chaque fois en début de mois.
37:04Il faut être clair.
37:05C'est devenu même une obsession.
37:08Mais une chose qui est importante aussi,
37:11c'est que cette angoisse,
37:12c'est justement qu'il arrive une tuile,
37:15plomberie, médecin, santé, etc.
37:17J'ai deux angoisses.
37:18C'est d'abord de ne pas pouvoir rembourser le crédit,
37:20mais je fais absolument tout.
37:23Voilà.
37:23Je garde le moral parce que je me dis qu'il y a toujours pire.
37:26Il y a des gens qui sont en train de vivre
37:28et de se battre contre la mort dans les hôpitaux.
37:30Ça, c'est important.
37:31Et ma misère, je n'accuse personne d'autre
37:34d'en être le responsable.
37:36Et c'est pour ça que je n'aime pas les récupérations politiques.
37:39Et ça, c'est important.
37:40Je ne dis pas que je suis pauvre dans mon pays
37:41parce qu'il y a d'autres gens qui mangent mieux
37:44parce qu'ils ont des alloques.
37:46Non.
37:47J'assume la difficulté de tout le monde
37:51et je ne mise pas sur la haine.
37:53Sauf que bon, vous êtes retraité, François.
37:56Vous avez travaillé aussi toute votre vie
37:57et vous ne pensiez peut-être pas
37:59que votre retraite ressemblerait à ça.
38:01Ah non, ça.
38:03Non, non, non, non.
38:04C'est vrai que ma vie a changé terriblement.
38:10Après, j'avoue que j'ai beaucoup de temps aussi
38:14pour savoir que le lait est moins cher
38:18dans telle ou telle boutique,
38:19que les oeufs sont moins chers là.
38:21et je vais...
38:23C'est un petit peu un parcours du combattant
38:26de dire, voilà, là, je vais là.
38:27Après, je dépose ça à la maison.
38:28Après, je vais acheter ça.
38:29Parce que c'est moins cher.
38:30C'est chronophage, mais ça marche réellement.
38:32C'est-à-dire que quand on compare,
38:33quand on prend les prospectus,
38:36on peut faire de vraies économies.
38:38Donc, c'est sûr que quand on est actif,
38:39on a moins le temps.
38:40Quand on est retraité,
38:41je pense que c'est la première chose à faire
38:43pour faire des économies
38:44sur son budget alimentation.
38:46Tout à fait.
38:47Oui, voilà.
38:49Bon, merci beaucoup, en tout cas.
38:50Oui, pardon, allez-y.
38:51Non, non, dites.
38:52Je dis, il y a aussi,
38:53parce que je connais les gens,
38:54ils disent, oui, mais peut-être...
38:56Je ne bois pas, je ne fume pas.
38:58Et c'est assez important,
38:59c'est-à-dire dans le sens où...
39:00Je ne dis pas que...
39:02C'est difficile de trouver des petits plaisirs.
39:04Et je me dis que j'ai quand même énormément de chance.
39:06J'habite l'Avignon,
39:07c'est une ville très belle.
39:08Je ne voyage pas, forcément.
39:10Et j'ai beaucoup de chance aussi
39:11d'habiter dans un cadre très joli.
39:13Et si je ne pars pas en vacances,
39:15je me dis, ce n'est pas grave,
39:16on est en Provence.
39:17Et voilà.
39:18Non, mais en tout cas,
39:19c'est très courageux à vous
39:21de le prendre comme ça.
39:23Et je rappelle, vous disiez,
39:24par chance, je suis propriétaire.
39:26Si vous étiez locataire,
39:28ce serait impossible.
39:28C'est impossible.
39:29Non, non, mais ça, j'imagine.
39:31Merci beaucoup, François,
39:32pour votre témoignage.
39:34Bernard, bonjour.
39:36Bonjour.
39:36Vous êtes retraité, vous aussi ?
39:39Oui.
39:40Vous aussi, vous faites attention à tout ?
39:42Ah oui, je vérifie, je contrôle tout.
39:45Enfin, je regarde les prix dans les magasins,
39:47je regarde les prix au kilo et au lit
39:48quand c'est de la boisson
39:50ou toutes les choses comme ça.
39:52Mais vraiment, les prix ont explosé.
39:54Mais comme je le disais,
39:56depuis le Covid, surtout que ça a commencé.
39:58Après, ça a continué, ça n'a pas arrêté.
40:00Vous avez quelle pension de retraite, vous, Bernard ?
40:03J'ai 1 800 euros,
40:04mais là-dedans, j'ai une pension de réversion dedans.
40:07Mais donc, on est largement au-dessus
40:11de, par exemple, ce que gagne,
40:13enfin, ce que touche François chaque mois.
40:15Mais même avec ça, vous vous dites,
40:17est-ce que vous faisiez attention
40:18il y a encore, je ne sais pas, 3 ou 4 ans ?
40:20J'ai toujours regardé les prix comme ça,
40:22les prix au kilo, les prix au lit.
40:24Mais là, j'ai quand même un loyer, moi, de 550 euros,
40:26qui entame beaucoup ma pension.
40:31Après, il y en a toutes les choses à payer,
40:33comme tout le monde, les mutuelles et tout ça.
40:34Bien sûr, bien sûr.
40:36Il reste plus grand temps, il n'y en a pas.
40:37Et l'énergie.
40:38Et l'énergie, et tout augmente.
40:40Et tout à l'heure, on disait à Mandine dans le journal de 12h30
40:44que le budget alimentation prend de plus en plus de place,
40:48finalement, dans le budget des Français.
40:50On prenait le SMIC, je vous disais,
40:51il avait augmenté de 20%, c'est 25% pour le budget alimentation.
40:55C'est encore davantage pour les retraités,
40:57puisqu'il y a beau avoir des revalorisations des retraites,
40:59et là, on en parle dans le budget,
41:00il s'agirait de sous-indexer sur l'inflation.
41:02Donc, évidemment, le coût de la ville augmente plus vite
41:04que le coût des retraites ou que le coût des salaires.
41:07Là, il n'augmente pas vite.
41:08Par exemple, j'ai vu qu'Agir Carco allait augmenter de 1,4%
41:13au 1er novembre.
41:15Ce n'est pas beaucoup.
41:16Non, ce n'est pas beaucoup.
41:18Votre retraite de base, celle versée par la Sécurité sociale,
41:23ça sera voté dans le budget,
41:25mais il y a des fortes chances qu'elle n'augmente pas du tout,
41:27qu'elle ne soit pas revalorisée.
41:28Donc, effectivement, au final, ça fera 1% et quelques d'augmentation
41:31si vous êtes à l'Alger Carco.
41:34Merci beaucoup, Bernard, pour votre témoignage.
41:37Pierre Herbulot, merci à vous.
41:39On va parler d'un sujet un peu plus léger,
41:41quoique, dans un instant,
41:43avec la disparition des feux de l'amour.
41:45Bon, ils ne seront plus diffusés sur TF1.
41:47Ça fait réagir les auditeurs, Pierre.
41:51Catastrophe.
41:52Catastrophe !
41:52Oui, Jean-Alphonse Richard, bonjour, Jean-Alphonse.
41:55Bonjour, Amandine.
41:55Vous, vous allez nous parler d'un homme carbonisé dans sa voiture en Moselle.
42:00Ce n'est pas les feux de l'amour.
42:01Non, pas vraiment.
42:02Pas vraiment un suicide non plus, visiblement.
42:04La victime, c'est Patrice Nemetzler,
42:0631 ans, retrouvée carbonisée dans son propre véhicule à Florange,
42:10c'est près de Thionville.
42:11Alors, on va penser à un suicide par immolation,
42:14mais on se trompe.
42:15Fabrice Nemetzler était mort quand le feu a pris.
42:18Il avait été roué de coups auparavant,
42:21le crâne brisé.
42:23La victime est inconnue de la justice,
42:24c'est un jeune homme tranquille,
42:25et c'est dans sa vie privée
42:27que se cache l'énigme de cette mort
42:28qui a toute une vengeance.
42:30Fabrice Nemetzler,
42:31Jalousie fatale,
42:3314h.
42:33A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
42:35Nous, d'ici là, on parle donc de cette fin annoncée des feux de l'amour.
42:38On va tout de suite sur RTL.
42:39Peu importe.
42:41Bonne journée.
42:42Si t'en mis la vie des autres.
42:45Sur RTL.
42:46Qu'amour gagne du terrain.
42:50Amandine Bégaud.
42:51RTL midi.
42:52Les auditeurs ont la parole.
42:53Ben voilà, je suis très en colère
42:56d'apprendre que les feux de l'amour
42:58vont se terminer au mois de janvier.
42:59Y'a ma ras-le-bol depuis des années,
43:02depuis plus de 37 ans,
43:04moi, je suis ce feuilleton tous les jours.
43:06Si je ne peux pas le suivre,
43:08je l'engis ou alors je regarde sur replay.
43:10Quand je t'ai demandé ta main tout à l'heure,
43:13je m'y suis mal pris.
43:14Victor, tu n'es pas obligé.
43:16Non, tu as raison.
43:18Je suis un homme très chanceux.
43:20Je suis parti de rien et j'ai bâti un empire.
43:22J'ai une fortune,
43:24de très beaux enfants,
43:25des petits-enfants.
43:27Mais sans toi,
43:29tout cela ne vaut rien.
43:31Les feux de l'amour,
43:32un rendez-vous quotidien
43:34pour beaucoup d'entre vous.
43:36On a regardé les chiffres.
43:37340 000 téléspectateurs vendredi dernier.
43:40Près de 10% du public
43:42qui se retrouvait devant la télévision
43:44à cette heure-là la semaine dernière.
43:47Les feux de l'amour,
43:48donc, après 37 ans passés sur TF1,
43:51ne seront bientôt plus diffusés sur TF1.
43:54En tout cas,
43:55plus comme c'est le cas aujourd'hui,
43:58remplacés par un jeu
43:59à partir du début du mois de janvier.
44:01Nicole, bonjour.
44:03Bonjour Amandine.
44:04On vous a entendu,
44:05ça vous met très en colère ça.
44:06Oui, très en colère et très triste.
44:10Parce que je ne vois pas pourquoi
44:11ils enlèvent ce feuilleton
44:12ou alors qu'ils mettent à une autre heure
44:14ou alors qu'ils nous disent
44:17aller sur TF1+,
44:19ou aller sur une autre chaîne.
44:21Alors ça, je crois que c'est envisagé.
44:22Mais effectivement,
44:24ils attendaient peut-être de voir
44:25si ça suscitait ou pas
44:26une quelconque émotion.
44:28Ah, d'accord.
44:28Mais c'est vrai que je ne savais pas.
44:30Merci RTL de m'avoir prévenu quand même.
44:33Mais je suis vraiment émotionné
44:35et très triste
44:36de savoir que ce feuilleton-là,
44:38j'adore ce feuilleton.
44:40je ne manquerai pas rien au monde
44:41le feuilleton des feux de l'amour.
44:43Ah oui,
44:44vous le regardez tous les jours ?
44:45Tous les jours.
44:46Amandine, là, ce matin,
44:47je n'étais pas à la maison,
44:48je l'ai enregistré.
44:49Ou alors je regarde en replay
44:51si je ne peux pas.
44:52Mais je le regarde,
44:53mais je ne rasserai pas à un épisode.
44:55Qu'est-ce qui vous plaît dedans, Nicole ?
44:57Ah, j'adore l'histoire.
44:59Moi, mon préféré,
45:00c'est Victor.
45:01Oui.
45:02Alors, moi, je suis nulle
45:03parce que je ne suis pas.
45:04Donc, je ne sais même pas
45:06de qui vous parlez.
45:07Ah, Victor.
45:08Alors, Victor, c'est depuis...
45:09Depuis que c'est les feux de l'amour,
45:11Victor est dedans.
45:12C'est un monsieur qui a,
45:13je pense, 85, 86 ans.
45:16Il est, bon...
45:17Mais j'adore son rôle.
45:19S'il n'y a pas Victor,
45:20il n'y a plus les feux de l'amour.
45:22Bon, pour vous,
45:22c'est votre récréation chaque jour,
45:25en fait, c'est ça ?
45:25Ah, oui, oui, oui.
45:26Là, si jamais qu'ils arrêtent,
45:28bon, ils le mettent sur une FX
45:30ou bien sur Disney, vous voyez,
45:32je paye pour le voir.
45:34Mais je ne voudrais pas,
45:35pour rien au monde,
45:36ne plus voir les feux de l'amour.
45:38Ça m'endrait malade.
45:39Bon, comme vous,
45:41il y a tout un tas d'auditeurs
45:42qui nous appellent.
45:43Nicole, Gwen, par exemple.
45:45Bonjour.
45:46Oui, bonjour.
45:47Alors, vous,
45:47vous n'en ratez pas un non plus ?
45:49Ah, attends.
45:50Moi, je regarde ça en replay
45:52parce que je suis au boulot à l'heure.
45:54Je regarde ça parfois en intensif,
45:57en faisant mon repassage.
45:59Oui.
45:59Voilà, il faut bien s'occuper
46:00quand on repasse.
46:02et sinon, dans mon canapé.
46:04Et malheureusement,
46:05je m'endors souvent devant.
46:07Et qu'est-ce que ça vous apporte ?
46:11Un truc, un feuilleton,
46:13vous n'avez pas besoin de réfléchir.
46:16Une décontraction,
46:17un truc un peu plus léger.
46:19Là, j'entendais vos intervenants
46:22sur des trucs assez lourds
46:24avec le pouvoir d'achat.
46:25Bien sûr, on a besoin de s'évader aussi.
46:27Voilà, c'est ça.
46:28C'est ça.
46:30Alors, c'est super quitte, j'avoue.
46:33Mais j'assume de garder ce feuilleton.
46:35Il y en a qui regardent Koh-Lanta,
46:37il y en a qui regardent Sarah.
46:38Voilà.
46:39Moi, c'est un peu mon moment
46:41de décontraction.
46:42Je me mets dans le canapé,
46:43je mets les feuilletons,
46:45les feux de l'amour.
46:46Et ouais, souvent,
46:47je m'endors devant.
46:49Mariline, merci beaucoup Gwen.
46:51Mariline, bonjour.
46:52Merci, au revoir.
46:54Mariline ?
46:54Oui, bonjour Alandine.
46:56Bonjour, ça vous fait penser
46:57à votre belle-mère.
46:59Ah ouais, puis là,
47:00je viens d'écouter Nicole et Gwen
47:01et là, je me dis,
47:02oh là là,
47:02elles auraient été
47:03d'excellentes amies
47:04pour ma belle-mère.
47:05Ah ouais, ma belle-mère,
47:07je pense que si elle était
47:07encore de ce monde,
47:09ça lui ferait vraiment plaisir
47:10d'entendre ces personnes.
47:12Ouais, c'était une fan
47:13inconditionnelle.
47:14Et comme j'expliquais
47:15à votre collaboratrice,
47:16c'est vrai qu'il ne fallait
47:17absolument pas la déranger
47:19dans ce créneau horaire.
47:20Là, on n'existait plus.
47:22Et la petite anecdote aussi,
47:23c'est que lorsqu'elle avait
47:24fan à WC,
47:25elle avait des séances de kiné.
47:27Et je me rappelle
47:28que pour son kiné,
47:28le pauvre,
47:29c'était la vraie galère
47:30pour pouvoir fixer des horaires
47:31pour venir à la maison.
47:32Il ne fallait pas que ce soit
47:33pendant les feux de l'amour.
47:34Non, non, non, non,
47:35surtout pas.
47:36Mais non,
47:36elle ne connaissait plus personne.
47:38Elle adorait ce feuilleton.
47:39Et je comprends en fait
47:40ce que disent Nicole et Gwen.
47:42Voilà, effectivement,
47:43chacun,
47:44chacun, chacune,
47:45sa passion.
47:46Et ouais,
47:47je pense qu'effectivement,
47:48pendant ce temps-là,
47:49ma belle-mère,
47:49elle déconnectait complètement.
47:50Et elle oubliait
47:51tout ce qui pouvait
47:52l'entourer.
47:53Et ouais,
47:54moi, les feux de l'amour,
47:55c'est ma belle-mère.
47:56Merci beaucoup,
47:57Marie-Lyne,
47:58pour votre témoignage.
47:59Je m'excuse auprès
48:00de Florent et de Sophie
48:01qu'on n'a pas eu le temps
48:02de prendre,
48:04mais qui sont,
48:05eux aussi,
48:06très déçus
48:07de voir ces feux de l'amour
48:09disparaître
48:09sur TF1.
48:11Il y aura peut-être
48:12une alternative,
48:13promis,
48:13Nicole,
48:13on vous tient au courant
48:15dès qu'on a l'info,
48:16savoir si c'est diffusé ailleurs.
48:19Dans un tout petit instant.