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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 15 octobre 2026.

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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, la colère des lycéens, nouvel appel à la mobilisation pour samedi, le 17 octobre, qui sera
00:16le premier jour des vacances de la Toussaint.
00:19Le gouvernement tente de déminer les choses, si j'ose dire.
00:23Édouard Geffray, le ministre de l'éducation nationale, est en ce moment même dans un lycée de Gironde et il
00:28recevra cet après-midi les syndicats lycéens une nouvelle fois.
00:33Édouard Geffray qui indique que Sébastien Lecornu devrait annoncer des mesures pour Parcoursup d'ici la fin du mois d
00:40'octobre.
00:42Dans ce contexte, il y a un soutien qui n'est pas passé inaperçu, c'est celui d'Omarcy, qui
00:46estime que les autorités s'y prennent mal,
00:49répondent mal à la colère des lycéens, qu'on ne les écoute pas assez.
00:53Est-ce que vous êtes d'accord ou pas d'accord avec lui ? On va en débattre dans un
00:56tout petit instant.
00:57Vous réagissez au 3210.
00:59On peut aussi revenir sur ce sondage.
01:01Alors c'est vrai que ce n'est qu'un sondage, mais il existe, qui donne pour la première fois
01:05David Lysnard, le maire de Cannes, devant Bruno Retailleau.
01:09Un point d'avance.
01:11Est-ce que David Lysnard peut être l'homme de la droite, si j'ose dire ?
01:15Ça aussi, vous réagissez.
01:163210 ou un petit message sur l'application RTL.
01:20Et puis je voudrais qu'on parle et ça vous inspire.
01:22En tout cas, vu les messages que je reçois sur l'application RTL, des expressions régionales.
01:27C'est aujourd'hui que sort la troisième édition du livre « Comme on dit chez nous »,
01:31qui répertorie justement toutes ces expressions régionales.
01:35Les Français y sont très attachés, même une fois qu'ils ont quitté leur région.
01:40Alors justement, quelles sont vos expressions préférées, celles que vous souhaitez nous faire découvrir ?
01:45On va prendre un petit cours d'expression régionale aujourd'hui dans « Les auditeurs ont la parole »,
01:49là encore 3210 par téléphone, ou un message vocal ou écrit sur l'application RTL.
01:54Et si vous le souhaitez, on vous rappelle.
02:04Même s'il est vrai qu'il faut écouter nos jeunes et qu'on ne les répond que par la
02:08violence,
02:09mon propos est de dire à Omar Sy que quand on veut dire qu'il faut aider les jeunes,
02:13il faudrait déjà que lui habite en France.
02:16Parce que je crois qu'il habite aux Etats-Unis avec ses enfants.
02:19Je pense qu'il est mal placé pour donner des conseils.
02:22Le répondeur de Daniel, qui réagissait donc au propos d'Omar Sy,
02:28l'acteur qui sera l'invité d'Anne-Sophie Lapix dimanche sur M6 dans le 20h10,
02:35et qui explique en fait qu'il trouve que les autorités ont une réponse lamentable.
02:40Ce sont ces mots face à cette colère qu'on n'écoute pas.
02:43C'est les lycéens.
02:44Gauthier, vous en pensez quoi vous ? Bonjour.
02:46Bonjour Amandine.
02:48Écoutez, moi je pense que M. Omar Sy, qui est un acteur talentueux,
02:53finit par lasser nos compatriotes comme tous ces chanteurs, musiciens, sportifs et autres,
02:59qui prétendent toujours donner des leçons à tout le monde.
03:03Mais ce sont des citoyens Gauthier, ils peuvent s'exprimer, non ?
03:06Mais enfin, oui, j'entends bien, bien sûr.
03:09Mais dites, où habite-t-il M. Omar Sy ?
03:11Il n'habite pas aux Etats-Unis ?
03:13Alors, je ne sais même pas s'ils payent des impôts en France, contrairement à votre serviteur, vous voyez ?
03:18Et puis, on avait fait moins Etats de ces insultes aux contrôleurs de la SNCF sur un TGV Paris-Lyon
03:24l'été dernier.
03:25Voilà.
03:25Il n'y aurait pas eu d'ailleurs un procès pour tout un chacun.
03:29Gauthier, juste je précise les propos d'Omar Sy.
03:32Il ne dit pas non plus qu'il condamne les violences qui ont existé, que ce soit d'un côté
03:40ou de l'autre.
03:41Heureusement.
03:41Voilà. Non, mais je précise quand même pour que ça ne soit pas caricaturé.
03:45Mais il s'interroge, il dit, ce sont nos enfants, après tout.
03:48Est-ce qu'il ne faudrait pas plus les écouter, plus discuter ?
03:52Vous savez, je pense que le budget de l'éducation nationale, il est extrêmement important en France.
03:57À l'heure où d'ailleurs, le nombre d'enfants baisse dans les classes.
04:02Récemment, pour obligation professionnelle, j'étais dans un collège à Puy-en-Oxsois.
04:06De 12 classes, ils sont passés à 8 classes, vous voyez ?
04:10Je pense que la France n'a pas à rougir de son investissement.
04:14Ce dont on pourrait rougir, c'est plutôt le classement PISA de nos écoles.
04:18Mais là n'est peut-être pas le débat.
04:20Mais en tous les cas, tous ces donneurs de leçons qui donnent des leçons à la France entière,
04:26pardonnez-moi Amandine, mais je pense que c'est insupportable.
04:28Ça vous agace. Gauthier, on est avec Laurent. Bonjour Laurent.
04:32Oui, bonjour à tous. Merci de m'accueillir.
04:34Je vous en prie. Professeur au collège, c'est ça dans quelle région ?
04:37Charente-Maritime.
04:39Vous en pensez quoi de ces propos de Marcy ? Vous êtes d'accord avec Gauthier ou pas ?
04:43Absolument pas d'accord avec lui.
04:45Mais bon, c'est caractéristique de ces personnes qui vont utiliser Omarcy pour décrédibiliser le mouvement des étudiants.
04:51Écoutez, j'ai deux filles, 18 ans et 20 ans, qui sont étudiantes.
04:55Croyez-moi, elles font ce que mon papa m'avait appris, c'est-à-dire qu'elles travaillent, travaillent, travaillent,
05:01travaillent, travaillent pour essayer d'avoir un bel avenir.
05:04Le seul truc qui les intéresse, et c'est vraiment une blessure chez nos jeunes, c'est qu'ils ont
05:10envie d'avoir un avenir, mais ils ont peur.
05:13Ils ont peur parce que le monsieur qui vient de parler, je ne vais pas préjuger de son âge,
05:17mais je pense qu'il fait partie de la classe décisionnaire qui va rendre à nos enfants une société bourrée
05:23de maladies,
05:24un environnement détruit, un système de retraite qui va à la catastrophe.
05:29Bref, on est en train de dire à nos jeunes, fermez votre bouche, continuez à suivre le modèle qu'on
05:35vous a tracé,
05:36modèle qui, pour moi, va droit dans le mur.
05:39Et nos jeunes sont en train de nous dire, nous avons envie de faire quelque chose dans notre vie,
05:44nous avons envie de bosser, nous avons envie d'être là, efficaces et utiles.
05:48Et vous nous répondez simplement en nous disant, baissez la tête, fermez vos bouches, obéissez,
05:53et gardez le même système qui va dans le mur.
05:56Mais c'est intéressant, Laurent, ce que vous racontez, parce que vous êtes et parent, effectivement,
06:00de jeunes étudiantes et professeurs au collège, donc au contact avec cette génération.
06:06Je ne dis pas du tout que Gauthier n'est pas du tout au contact avec cette génération,
06:09mais vous, vous les voyez tous les jours, à la fois comme papa et comme enseignant.
06:13Non, on est bien d'accord, Laurent, vous ne cautionnez pas les violences,
06:17les quelques 900 policiers et gendarmes qui ont été blessés, ça vous dites non, c'est inacceptable.
06:22Je suis pour un état d'ordre, je suis pour l'ordre, la justice,
06:27et bien entendu, dans toute manifestation, alors que ce soit tous ceux qui sont passés dans les manifs,
06:34on a 200 connards, parce que j'appelle ça des connards,
06:37dont d'ailleurs je serais curieux de voir la carte d'identité,
06:41parce que je voudrais savoir d'où ils viennent, qui les envoient et pourquoi et comment,
06:45parce qu'à qui profite le crime, à qui profite la bavure.
06:49Mais bien entendu que ceux qui cassent et ceux qui détruisent ne servent à rien,
06:53parce que nos jeunes...
06:53Mais du coup, ce sont eux finalement qui abîment ce mouvement et qui empêchent qu'on écoute nos lycées.
06:57Mais ils sont là pour ça, ils sont là pour empêcher que des gens,
07:02des jeunes hommes, des jeunes femmes, qui sont là pour bosser, pour apprendre,
07:06pour travailler, pour écrire, pour faire de la culture, pour essayer d'avoir un métier.
07:12J'ai une fille qui fait des études d'infirmière,
07:15elle a envie de servir à la société.
07:19Voilà, ils ont envie de faire des choses ces jeunes.
07:22Ils ont envie de bosser, mais vous imaginez dans quel monde on est en train de les amener ?
07:27L'environnement est en délabrement total.
07:30On vient de leur introduire des pesticides.
07:33Les maladies ne cessent d'évoluer dans tous les secteurs.
07:36Le système de retraite, on est en train de leur dire,
07:38asseyez-vous dessus, vous n'aurez droit à rien.
07:40Mais c'est quoi leur espoir ?
07:42Ça va être quoi leur objectif ?
07:43Laurent Pascal est également avec nous. Bonjour Pascal.
07:46Oui, bonjour.
07:47Non, alors c'était l'autre Pascal que je voulais, pardon.
07:50Je vous donne la parole, Pascal de Chambéry, dans un tout petit instant.
07:53D'abord, Pascal de Saint-Lô, bonjour.
07:56Bonjour.
07:56Vous êtes enseignante contractuelle.
07:58Oui, c'est ça.
08:00Donc moi, je veux réagir un peu.
08:02Bon, merci, il a le droit de s'exprimer comme n'importe quel être humain sur cette planète.
08:06Après, ce qu'il dit, il n'y a pas beaucoup de gens qui prennent forcément la défense des jeunes
08:10aujourd'hui.
08:11Donc, que ce soit quelqu'un un peu célèbre, c'est pas mal,
08:13parce que ça va leur redonner un peu d'espoir.
08:16Oui, je trouve qu'ils ne sont pas très entendus,
08:18mais ça, c'est normal parce que la jeunesse est minoritaire dans ce pays.
08:21On arrive, on a beaucoup de gens qui sont très âgés
08:24et donc qui ont une façon de voir le monde qui relève de leur époque
08:28et pas forcément de celle-ci aujourd'hui.
08:30Vous avez quel âge, Pascal ?
08:32Moi, j'ai 60 ans.
08:33Je suis complètement d'accord avec l'auditeur précédent
08:36qui dit qu'on leur livre un monde qui est un peu pourri.
08:38Et ce que je veux dire, c'est qu'en fait, ils ne sont pas fous.
08:40Ils ont accès à Internet, donc ils peuvent se renseigner.
08:44Quand on me dit que leurs revendications ne tiennent pas la route,
08:48ce n'est pas vrai, ils sont au centre de ce qu'ils vivent.
08:50Ils savent ce qu'ils vivent.
08:52Alors, OK, l'auditeur d'avant disait,
08:54maintenant, on a cinq classes au lieu d'huit.
08:56Oui, sauf qu'on est toujours à 34 élèves dans les cinq classes.
08:58Avec des problèmes sur chaque élève, c'est crucial.
09:02Et on ne peut pas gérer.
09:03On n'a pas d'infirmière quand les enfants sont malades.
09:05Je veux dire, il y a un état de délabrement de l'éducation nationale globalement
09:10qui aurait dû être étudié et anticipé.
09:14Là, moi, j'ai envie de dire que c'est trop tard aujourd'hui.
09:16Donc, on ne va pas arrêter les jeunes.
09:18Gauthier, vous êtes toujours en ligne avec nous.
09:21Si on met de côté Omar Sy, j'ai envie de dire,
09:24est-ce que vous comprenez malgré tout ce malaise ?
09:26Quand vous entendez Laurent, Pascal ?
09:28Non.
09:29Non ?
09:32Je ne vous entends pas, Gauthier.
09:34Le syndical du monde enseignant.
09:36Mais je pense quand même que la République française,
09:39elle fait beaucoup pour les écoles.
09:40Elle a dépensé énormément d'argent pour des locaux adaptés.
09:44Et c'est tant mieux avec des belles salles de classe.
09:49Oui, mais attendez, vous parlez de quelques salles de classe.
09:51Mais il y a tout un tas d'établissements qui n'ont pas été rénovés
09:54où les enfants nous disent qu'ils ont froid l'hiver, chaud l'été, avec des cafards.
09:59Tout ne peut pas se faire d'un coup de baguette magique.
10:02Mais je pense quand même qu'on n'a pas à...
10:03La France, qui est un beau pays, n'a pas à rougir.
10:07Et c'est tant mieux.
10:09Moi, je vous parle, ma maman était institutrice.
10:11Elle n'a pas à rougir, la France, de l'investissement qui est fait pour l'éducation nationale.
10:16On ne peut pas toujours mettre plus d'argent tout le temps, vous voyez.
10:20Gauthier Laurent et Pascal restez avec nous.
10:22On va poursuivre nos échanges dans un tout petit instant.
10:24Et on retrouvera l'autre Pascal.
10:26A tout de suite.
10:39On n'écoute pas, c'est nos enfants, cette jeunesse qui est dans la rue.
10:43Voilà les propos d'Omar Sy, l'acteur qui a accordé une interview à Anne-Sophie Lappix.
10:47Une interview d'ailleurs qui sera diffusée dimanche, je vous le rappelle, dans le 20-10 sur M6.
10:52Ça vous fait beaucoup réagir, ces propos.
10:54Pascal, bonjour.
10:55Oui, bonjour Anne-Marie.
10:57Bonjour aux auditeurs.
10:59Vous êtes chauffeur routier, c'est ça ?
11:00Oui, c'est ça, tout à fait.
11:03Donc, moi j'appelais parce que j'avais marre de tous ces donneurs de leçons.
11:08Il y en a marre que tous ces gens-là donnent leur avis sur tout.
11:12C'est qui ces gens-là ?
11:14Ces gens-là, Omar Sy, Alain Sousson, tout ce que vous voulez.
11:18Ah, les stars en fait.
11:19Toutes les stars, voilà.
11:20On n'a pas besoin d'eux, en fait, de leur avis.
11:23Parce qu'ils donnent toujours leur avis sur tout, on n'en a pas besoin.
11:25Je vais vous lire un message qu'Arthur de Melan nous envoie sur l'application RTL.
11:29Il dit, après tout, Omar Sy, il est français, il paye ses impôts, il est citoyen, il a le droit
11:38de dire ce qu'il pense.
11:39Oui, mais ce monsieur, aujourd'hui, il habite aux Etats-Unis.
11:42Oui, mais il est citoyen français et il paye ses impôts en France.
11:45Je ne sais pas, je ne sais pas ce qu'il paye aujourd'hui en France.
11:49Ce qu'il gagne en France, au moins, il le paye en France.
11:51Oui, oui, certainement, oui, tout à fait.
11:53Mais bon, aujourd'hui, ce monsieur habite aux Etats-Unis, donc la France, il s'en balance un peu, je
11:59pense.
12:00Là, vous y allez un peu.
12:02Vous trouvez qu'on les écoute suffisamment, vous, les lycéens ?
12:07Non, je ne pense pas qu'ils sont bien écoutés à leur juste valeur non plus.
12:10Je suis tout à fait d'accord là-dessus.
12:13Donc, c'est sûr qu'il y aurait besoin de remettre un peu d'ordre aussi là-dedans, à ce
12:17niveau-là.
12:17Je suis tout à fait d'accord.
12:20Mais bon, après, voilà.
12:21Moi, j'attends surtout parce que j'en ai marre que toutes ces stars, elles donnent leur vie sur tout.
12:26On n'en a pas de moi.
12:27Bon, écoutez, au moins, c'est dit.
12:29Et on vous a entendu.
12:31Merci beaucoup, Pascal.
12:32Katia, bonjour.
12:33Oui.
12:34Bonjour à votre petite.
12:36Bonjour, Amandine.
12:37Bonjour, Katia.
12:38Vous nous appelez d'où, Katia ?
12:39Alors, de Corcouille-Somlogne.
12:41Bon, quel regard vous portez sur tout ça ?
12:43Alors, moi, en tant que maman et maintenant, mamie,
12:47je suis très inquiète pour l'avenir, effectivement, de nos petits, de notre génération actuelle.
12:54Il y a des choses, effectivement, qu'il faut qu'on évolue et qu'on les aide.
13:00Maintenant, quand je vois certains gosses de 12, 13 ans qui sont dans les rues à manifester,
13:07qui, bon, les casseurs, n'en parlons pas parce que moi, toute cette racaille, moi, j'en ai ras-le
13:12-bol.
13:13On est en train de tout casser.
13:14Il y a des établissements, effectivement, où tout est à revoir, que ce soit pareil,
13:19au niveau des crèches, au niveau de tout ce qui accueille nos enfants, quel que soit l'âge,
13:27c'est vrai qu'il faut que ça bouge.
13:29Oui, alors que certains, justement, de ceux qui se disent manifestants, ont détérioré,
13:33il faut le rappeler, ces établissements, ils demandent plus de moyens, qu'on rénove les établissements,
13:37mais en même temps, certains les cassent.
13:38Voilà, alors moi, quand je vois, par exemple, à Nantes, un lycée Nelson Mandela qui était tout neuf,
13:46tout a été cassé.
13:46Mais on va où ? On va où ?
13:49Aujourd'hui, moi, ce qui me révolte et ce qui me dégoûte chez nous, c'est que, bon,
13:53il n'y a plus de valeur, il n'y a pas de respect.
13:56C'est tellement facile de casser du sucre et d'en mettre plein la vue sur les forces de l
14:01'ordre.
14:01Mais moi, les forces de l'ordre, si effectivement, malheureusement,
14:05les lycéens, on leur donne une mauvaise image pour beaucoup,
14:08parce qu'il y a un amalgame avec tous ces casseurs qui détruisent leur envie
14:16de s'exprimer.
14:18On peut s'exprimer.
14:18Donc, vous condamnez les violences et en même temps, vous dites, du coup,
14:22il faudrait quand même qu'on entende aussi ceux qui ne commettent pas les violences, si je résume.
14:25Voilà, il faut les entendre.
14:26Mais par contre, à 13-14 ans, ils n'ont rien connu, malheureusement, de la vie.
14:31C'est vrai que la vie n'est pas simple.
14:32Nous-mêmes, en tant qu'adultes, aujourd'hui, il y a des choses à faire, à voir.
14:38Mais c'est compliqué.
14:39Bon, il faut faire bouger les choses, mais avec respect et valeur.
14:44Et voilà, il y a des gamins, je suis désolée, qui sont dans la rue à 12-13 ans,
14:48voire plus jeunes, ben non.
14:50Merci beaucoup, Katia, pour votre message et d'avoir participé à ce débat.
14:56Gauthier, Laurent et Pascal, je vous remercie également.
15:00Les lycéens, les syndicats lycéens, une partie en tout cas,
15:04qui appellent à une nouvelle mobilisation samedi, le 17 octobre.
15:07Ils appellent les lycéens et les étudiants à se joindre au mouvement contre la vie chère.
15:13On va bien sûr surveiller ces manifestations.
15:16Il est 13h18.
15:18Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
15:22Amandine Bégaud sur RTL.
15:25Je pense que David Lysnard sera un bien meilleur candidat que Bruno Retailleau,
15:30tout simplement parce que c'est quelqu'un de terrain qui, au contact des maires de France,
15:34a une vue concrète de ce qui se passe sur le territoire.
15:37Et il a un franc-parler.
15:39On voit que c'est quelqu'un qui maîtrise ces sujets
15:41et qui ferait un très, très bon président de la République.
15:44On change de sujet, vous l'avez compris, et on s'interroge sur cette candidature de David Lysnard.
15:50Pourquoi on a choisi de vous en parler aujourd'hui ?
15:52Parce que pour la toute première fois, un sondage, IFOP en l'occurrence,
15:56donne le maire de Cannes devant Bruno Retailleau, le patron des Républicains.
16:00Alors, c'est un sondage seulement, et l'écart est minime,
16:03puisque David Lysnard est donné à 6% d'intention de vote,
16:06Bruno Retailleau à 5%, donc il n'y a qu'un point.
16:09Mais forcément, on s'interroge.
16:11Et d'ailleurs, ce matin sur RTL, Marc-Olivier Fogier a fait réagir Bruno Retailleau,
16:15qui était son invité.
16:16Lui a demandé s'il ne faudrait pas s'unir,
16:19s'il pourrait se ranger derrière David Lysnard.
16:22Bon, ce n'est pas d'actualité, en tout cas pas pour l'instant.
16:24Mais je voulais avoir votre regard à vous, les auditeurs,
16:27d'autant que régulièrement, on a des petits messages qui nous disent
16:30« Mais pourquoi vous ne parlez jamais de David Lysnard ? »
16:32Bon, ben voilà, c'est chose faite.
16:33Et on va commencer avec vous, Jean-Louis.
16:35Bonjour, Jean-Louis.
16:36Oui, bonjour.
16:37Bonjour, Marc-Olivier.
16:38Vous nous appelez d'où, Jean-Louis ? Rappelez-moi.
16:40De mes yeux, dans le Rhône.
16:41Bon.
16:42Vous, vous êtes plutôt quelle tendance, a priori ?
16:45Alors, moi, je suis un Républicain.
16:48Je suis une tendance droite.
16:50Je le vois là.
16:51Et avec votre carte au Républicain ou non ?
16:53Non, non, non, non, non, non, non, électeur, voilà.
16:56Donc, simplement, je suis très heureux que David Lysnard se présente.
17:00On avait parlé il y a quelques temps avec vous.
17:02Pour moi, c'était, moi, c'était François Baroin.
17:06J'attendais qu'il se déclare.
17:07Il ne se déclare toujours pas.
17:09Ça, c'est un nom qui revient à chaque élection.
17:11Oui, mais bon, voilà.
17:12Mais je suis très content de David Lysnard.
17:14Et si David Lysnard, pour raison, je ne sais pas, dans six mois, il faisait beaucoup de choses,
17:19je voterais pour votre consœur, si elle peut se présenter, Natacha Polony,
17:22qui est une excellente, excellente journaliste.
17:26Je la suis depuis toujours.
17:28Je vous suis aussi.
17:29Mais au moins, quand elle dit les choses ou quand elle n'est pas d'accord,
17:33elle n'attaque pas la personne.
17:34Au contraire, on peut répondre.
17:37Et voilà.
17:38Donc, pour David Lysnard, c'est président des maires de France.
17:40J'ai eu un jour discuter avec lui, mais il n'était que maire de Cannes, tout à fait par
17:45hasard.
17:46Je trouve que, de toute façon, moi, je ne supporte plus.
17:49Je ne veux plus entendre parler de tous ces candidats qui ont été ministres,
17:53premiers ministres, anciens présidents de la République.
17:54Donc, Bruno Retailleau, vous n'en voulez pas, pour schématiser ?
17:56Non, bon, ça sera le moindre mal, mais bon.
18:00Mais c'est le président des Républicains, pourtant.
18:02Oui, non, mais je ne veux plus ces gens-là.
18:04Il n'y a pas que moi.
18:05Il n'y a pas que moi.
18:07Vous le savez très bien.
18:09C'est des gens qui nous épuisent de voir ça tous les jours.
18:12Non.
18:12Il faut un renouveau.
18:14Il faut un sexagénaire ou une femme ou un homme qui reprenne notre pays.
18:19Tous ces gens-là, depuis 20, 30, 40 ans, leur seul intérêt, c'est leur portefeuille.
18:24Ils ont tous été au pouvoir.
18:25Ce que je vous dis, c'est important pour moi et pour les auditeurs.
18:28Tous étaient au pouvoir.
18:29L'ancien président de la République, Hollande.
18:33Alors, le pire, le pire, c'est Bayrou, qui a été Premier ministre.
18:37Je vais vous citer un exemple concret, qui a été Premier ministre.
18:42Il s'est fait virer.
18:43Tellement il s'est fait virer, il est arrivé au premier tour à Pau, il s'est fait virer de
18:46la mairie au deuxième tour.
18:47Pour vous donner le contexte.
18:49Il a passé un mois à dénigrer notre pays, à le mettre plus bas que terre sur toutes les ondes.
18:55Ça, c'est la vérité.
18:56Et c'est un ancien communiste.
18:58Vous voyez, dans ma vie, vous voyez, madame, j'ai 71 ans.
19:01Je travaille encore.
19:02C'est moi qui veux travailler.
19:04Je travaille dans le commerce en général.
19:07Et bien, il faut qu'ils se rendent compte qu'il y a des personnes, que ce soit des aînés,
19:11des moins aînés,
19:12qui n'ont plus d'argent pour le 10 du mois, qui prennent deux tranches de jambon,
19:15qui me disent, ça va me faire trois jours.
19:17Je vous cite des exemples.
19:18Vous avez les bacs anti-gaspi.
19:21Ils sont pris du matin.
19:22Vous appelez ce qu'on appelle, vous savez, je parle dans la charcuterie, tout ça, les talons.
19:28Vous ouvrez le magasin à 8h30, à 9h moins 25, ils sont tous là.
19:32Et on les entend très souvent, ici, les auditeurs ont la parole.
19:36Mais donc, pour vous, il faut quelqu'un de neuf, qui n'ait pas été ministre...
19:40Parce que tous ces gens qu'on a là, leur seul intérêt, madame Bégaud,
19:44que vous soyez d'accord ou pas d'accord avec moi, c'est leur portefeuille.
19:48C'est tout.
19:49Alors là, il faut des gens comme David Glissnard, comme François Baroin, il faut des gens nouveaux.
19:56Jean-Louis, j'aimerais qu'on donne la parole à d'autres.
19:58Et puis vous allez continuer à pouvoir échanger.
20:00Linn, par exemple, bonjour.
20:02Bonjour.
20:03Électrice, les Républicains, vous aussi.
20:05Moi, je pense un peu pareil que la personne qui vient de vous parler,
20:09le message que vous avez eu précédemment.
20:12Donc, moi, je pense effectivement que c'est quelqu'un, d'abord, qui assume complètement son programme libéral.
20:18Moi, je suis allée à sa permanence parce que je m'étonnais de ne pas le voir assez souvent dans
20:23les médias.
20:24Donc, ils nous ont bien expliqué que c'est une question de temps de parole.
20:27Et David Glissnard, il a su remédier à ça.
20:31Parce que vous ouvrez TikTok, vous avez David Glissnard.
20:35Vous allez sur X, vous avez David Glissnard.
20:37Vous regardez les réseaux sociaux, Linn ?
20:39Oui.
20:40Oui, je peux demander votre âge ?
20:42C'est 75 ans.
20:43Et vous regardez TikTok ?
20:46Ah oui, je le suis sur TikTok.
20:48Je vous pose la question parce que TikTok, pour moi, et moi, je ne suis pas toute jeune,
20:53mais moi, je regarde peu TikTok, par exemple.
20:56Pour moi, c'est vraiment les 15-20 ans qui regardent TikTok.
20:58C'est pour ça que ça m'étonne.
20:59Oui, mais vous savez, vous avez David Glissnard sur TikTok.
21:03Et je vous assure, quand il explique, il explique clairement les choses et pourquoi il va le faire.
21:09Là, tout à l'heure, il expliquait Libération qui met en doute la remontée des sondages.
21:16Alors, il répond, il dit que oui, il a certainement plus d'adhérents à Nouvelle Énergie que d'abonnements à
21:21Libération.
21:23Il fait la suppression totale des droits de succession.
21:26Une retraite par capitalisation, il y en a beaucoup qui le disent, Sarah Knappo aussi.
21:31L'autonomie des établissements, les dépenses publiques.
21:34Mais quand vous parlez des dépenses publiques, moi, je suis au LR.
21:37Quand je parle de la suppression des dépenses publiques, quand j'ai des réunions,
21:42on me dit que c'est des économiques bout de chandelle.
21:44Mais non, ce n'est pas des économiques bout de chandelle.
21:55Bon, vous savez quoi ? On va poursuivre ce débat.
21:57Et s'il y a des auditeurs qui nous écoutent, plutôt de droite d'ailleurs,
22:02et que vous estimez que David Lissnard n'a pas les épaules pour ou quoi ?
22:05Parce que pour l'instant, on n'a que des pros David Lissnard.
22:08J'imagine qu'il y a bien des... qui sont plus dubitatifs en tout cas.
22:11Vous nous appelez au 3210 ou vous nous envoyez un message sur l'application RTL.
22:14Je pense que le maire de Cannes incarne une nouvelle génération politique.
22:38Il incarne des politiques de rupture.
22:40M. Lattal, M. Retailleau, M. Philippe sont comptables du bilan d'Emmanuel Macron.
22:46Et je ne serais pas étonné que M. Lissnard, les deux, les trois.
22:51Le message de Bertrand, qui réagissait à cette candidature de David Lissnard,
22:57qui pour la première fois dans un sondage, alors certes, et je le répète,
23:00ce n'est qu'un sondage, un seul, et à un moment donné, dépasse Bruno Retailleau,
23:06le président des Républicains, un point devant lui à 6%, 5% pour Bruno Retailleau.
23:12On en parle avec vous. Fabien, bonjour.
23:14Oui, bonjour.
23:16Vous nous appelez d'où, Fabien ?
23:18De Bourg-en-Bresse.
23:19Vous êtes électeur, vous, plutôt LR ?
23:21Oui, plutôt LR. J'ai eu ma carte pendant de nombreuses années, là, depuis 4-5 ans.
23:25Comme je suis assez en colère, effectivement, sur la façon, le comportement de LR,
23:30je ne l'ai pas reprise, et effectivement, alors moi, jamais 203,
23:34je vais être un petit peu dans la mouvance de vos deux premiers auditeurs,
23:39puisque je trouve qu'effectivement, Lissnard, c'est une nouvelle énergie,
23:44qu'il se passe quelque chose, c'est un...
23:47Vous dites qu'il est disruptif.
23:50En quoi il est disruptif ?
23:51Si vous voulez, aujourd'hui, je ne sais pas, vous avez vu les deux films du Général de Gaulle,
23:56où on se souvient des discours de Mitterrand ou de Chirac,
23:58que c'est quand même des gens qui ont du caractère, et on a besoin de ça,
24:02qui sont capables de prendre des positions.
24:03Il a la légitimité par rapport à sa vie locale.
24:06Il a diminué la dette de Cannes, et puis, il fait des choses à Cannes
24:11qu'il pourrait retraduire sur le plan national.
24:14Et surtout, il a un caractère.
24:16Je crois que la présidentielle, c'est une rencontre entre les Français et une personnalité.
24:22Et très franchement, aujourd'hui, dans l'offre qu'on a à droite,
24:25c'est très dur pour nous, électeurs de droite, de ne pas succomber à la tentation du Rassemblement national,
24:31parce qu'aujourd'hui, l'offre...
24:33Bruno Ontario, moi, je m'excuse, mais enfin, c'est quelqu'un qui s'est planqué au Sénat jusqu'à
24:38ses 60 ans.
24:39Aujourd'hui, il a 65 ans.
24:40Tiens, il s'est dit, je vais aller voir à l'extérieur ce qui se passe.
24:43Bon, il a été ministre de l'Intérieur aussi.
24:45Oui, justement, en plus, il a été ministre de l'Intérieur sous Macron.
24:50Très franchement, quand il y a été, il n'a fait que des effets d'annonce.
24:53Ça ne s'est traduit par aucune action concrète.
24:57Et donc, pour moi, si vous voulez, c'est un second couteau.
25:00Il était dans la route Philippe de Villiers.
25:02Si vous n'êtes pas de la Vendée, Bonnour à Taillot, avant, il y a 3-4 ans, vous ne
25:07le connaissiez pas.
25:08Il y a un point intéressant dans ce que vous dites, Fabien.
25:10Vous dites, nous, à droite, c'est très compliqué.
25:13Et très compliqué de ne pas avoir la tentation du RN.
25:16C'est ce que vous avez dit.
25:17Aujourd'hui, pourquoi ? Parce qu'on a envie de retrouver des valeurs comme c'était le cas au camp
25:23du RPR,
25:23une vraie droite, deux droites, avec des valeurs sur l'autorité.
25:28Quand on voit cette décadence sur, je ne sais pas, sur des millions de lycéens,
25:35quand on voit que c'est 200 000 lycéens seulement d'ultra-gauche qui foutent le bazar en France
25:40et qu'en plus, on invective les forces de l'ordre au quotidien parce qu'ils mettent un genou.
25:44Mais s'il n'y avait pas de problème dans les manifs, comme ça a été le cas lors de
25:48l'avenue du pape
25:49ou comme c'est le cas lors du 1er mai avec les manifestations des syndicats,
25:54les forces de l'ordre n'auraient pas besoin de...
25:56Mais Fabien, pardon, comment vous pouvez, vous qui soutenez David Lysnard,
26:03songer éventuellement au Rassemblement National sur l'économie ?
26:06Là, je prends juste cet exemple-là, c'est quand même le jour et la nuit, non ?
26:10C'est le jour et la nuit parce que David Lysnard, un petit peu comme le Front National,
26:14il veut réduire la dette de l'État.
26:17Non, mais il est très libéral, là où Marine Le Pen ne l'est pas du tout.
26:22Oui, mais si vous voulez, ce qui se passe aujourd'hui avec un...
26:28Aujourd'hui, il y a beaucoup de gens de droite qui ont, quand on voit Marine Le Pen qui est
26:32à 35%,
26:33qui ont succombé au choix du Rassemblement National et à mon avis, ce n'est pas fini.
26:37Et nous, il faut une personnalité qui soit forte comme David Lysnard
26:41pour enrayer cette montée du Rassemblement National.
26:45C'est intéressant ce que vous dites, Fabien.
26:48Jean-Louis et Ligne, vous êtes toujours avec tous, deux électeurs des Républicains.
26:52Vous pourriez l'un et l'autre voter Marine Le Pen ?
26:55Jean-Louis d'abord.
26:57Alors, je vais vous dire simplement, Amandine, j'aimerais bien,
27:00je vous dis juste une petite partie, c'est moins jurisé,
27:03participez, vous savez, quand vous m'invitez dans des débats, dans du public,
27:06j'aimerais bien débattre avec tous ces candidats.
27:09Et la deuxième chose, je vais vous dire, et je vais vous répondre à votre question,
27:12si le deuxième tour se présente comme on le dit,
27:17Mélenchon, Le Pen, et je vous le dis clair, mais qu'est-ce qui est précis,
27:22je voterai pour le moins bien, je voterai pour Marine Le Pen.
27:25Mais je vous parle du premier tour, Jean-Louis.
27:26Oui. Est-ce que vous pourriez tenter en vous disant que, par exemple,
27:30que vous ne voulez pas Bruno Retailleau ?
27:33Je vous dis, c'est le moins pire, mais bon, on ne sait pas, il y a 34 candidats,
27:38qui va, à part les deux qu'on cite, Mélenchon et Le Pen,
27:42pour l'instant, j'espère que David Disner, il va y avoir une derrière,
27:47et on va tout faire pour qu'il arrive.
27:50On ne veut plus voir ces gens-là.
27:51Vous savez, regardez, je vous écoute, j'interviens des fois, on entend sur toutes les radios,
28:00les gens ne veulent plus voir.
28:04Oui, non, mais ça, j'ai bien compris, Jean-Louis.
28:06Mais c'est important, mais vous avez raison.
28:08L'IN, juste, sur le Rassemblement National, vous, par dépit, vous pourriez voter au Rassemblement National,
28:14un peu comme Fabien le disait ?
28:15Ah non, surtout pas.
28:17Non, jamais.
28:17Ah non, non, jamais, jamais, jamais, jamais.
28:20Ah non, le programme économique est absolument impossible, irréalisable.
28:24On a beau les entendre tous, ce n'est pas possible.
28:27Quand vous voyez des...
28:28Je n'arrive pas à comprendre comment les gens ne peuvent pas comprendre
28:32que c'est impossible d'abaisser l'âge de la retraite à 62 ans.
28:36Quand on voit les autres pays, il y en a à 67, 70.
28:39On sait très bien que ce qu'a mis la...
28:41Quand Mitterrand a mis la retraite à 60 ans, c'était même pas financé tout ça.
28:45Non, il avait dit, il faudra que mes successeurs s'en préoccupent d'ici 10 ans.
28:51Bon, on connaît la suite.
28:52On connaît la suite.
28:53Et vous voyez, vous savez que...
28:55Je vous rappelle, Amandine, vous vous rappelez...
28:58Bon, ce n'est peut-être pas une référence, mais Emmanuel Macron, il a percé en novembre 2016.
29:03Vous savez ?
29:04Donc, moi, j'espère que David Lissnard va continuer à faire ce qu'il fait sur les réseaux.
29:10Et je pense que moi, j'ai autour de moi des gens qui commencent à me dire...
29:13Et moi, quand j'en parlais au début, vous savez, on me dit, on ne le connaît pas, on ne
29:17le connaît pas.
29:17Ben oui, mais maintenant, le problème, c'est qu'il n'est pas dans les médias.
29:21Et puis, en plus, on se demande s'il n'est pas fait exprès, par exemple.
29:24Non, non.
29:24Alors ça, je vous dis, Lynn, pour le coup, d'abord, il est déjà venu à RTL.
29:28Et pour le coup, il n'y a pas de gens qu'on empêche de parler, etc.
29:33On est soumis juste à une règle, qui est celle de l'ARCOM, où, effectivement, tout le monde doit être
29:38représenté de façon proportionnelle aux différentes élections récentes.
29:44Donc, on a des quotas.
29:45Et nous, on fait un peu comme ça.
29:47C'est comme j'ai une auditrice, Cathy, qui m'écrit...
29:50Je cherche son message en même temps que je vous parle.
29:53Cathy de Péros-Guirecq.
29:54Elle disait, pourquoi les médias ne laissent-ils pas de place à des chefs d'entreprise qui ont un savoir
29:58et qui pourraient peut-être sauver notre pays ?
30:00On invite très régulièrement des chefs d'entreprise, que ce soit de la grande distribution ou autre, des grands patrons.
30:07Et puis, dans les auditeurs ont la parole, il y a tous les jours des chefs d'entreprise qui prennent
30:10la parole.
30:11Donc, ça aussi, ça existe.
30:12Pensez pas qu'on boycotte certaines personnes.
30:15Nicolas, bonjour.
30:17Oui, bonjour.
30:18Bon, vous aussi, soutien, si j'ai bien compris, de David Lissnard.
30:23À fond.
30:23À fond.
30:24À fond.
30:25Oui.
30:25À fond.
30:26Mais c'est-à-dire que vous avez pris votre carte ?
30:27En introduction, attendez, en introduction.
30:30J'ai 65 ans le 30 novembre.
30:34J'étais jeune Giscardien en 1974.
30:37Et j'avais un t-shirt qui disait Giscard à la barre.
30:42Donc, moi, je veux Lissnard à la barre.
30:45Ça rime.
30:46C'est déjà ça.
30:48Non, qu'est-ce qu'il a de plus que, par exemple, que Bruno Retailleau,
30:52d'après vous ?
30:53C'est un homme de rupture.
30:55La rupture.
30:56La rupture.
30:58Donnez tas de domaines.
31:00J'en ai un qui me tient à cœur et qui vous tient à cœur.
31:03Vous êtes maire de famille, peut-être.
31:04Je ne sais pas.
31:04Oui.
31:05L'école.
31:05L'école.
31:06La fin de la carte scolaire.
31:08Ça, c'est des choses.
31:09Le choix.
31:10Le choix de pouvoir choisir son école.
31:13La fin du collège unique.
31:14La notion du fait qu'on ne peut pas tous devenir plombier.
31:18On ne peut pas tous devenir chirurgien.
31:21Et à un moment donné, il faut savoir, il y a des gens qui sont bien dans leur cerveau
31:25et de leurs mains.
31:26Il y a d'autres qui sont bien.
31:27La notion aussi, par exemple, en termes d'organisation territoriale, le millefeuille territorial
31:35que nous avons.
31:36Nous avons un État, des régions, des départements, des communautés de communes, des communes.
31:42Mais il faut en supprimer.
31:44David Isner propose de s'assurer qu'on fonde, qu'on mélange les régions et les départements
31:50en cinq ans de province.
31:51La rupture.
31:52C'est la rupture.
31:54En tout cas, il a des bons porte-parole et des bons attachés de presse avec vous tous.
31:58Mais moi, j'ai la double étiquette en plus.
32:01Je suis membre LR.
32:03Je suis un membre fondateur de LR.
32:04D'accord.
32:05Et malgré tout, vous pensez ça.
32:08J'ai toujours considéré que LR, ce n'est pas le RPR.
32:13LR, il faut se souvenir de ce que c'était.
32:14C'est-à-dire qu'à un moment donné, on a dit aux gens qui étaient du DF, comme moi,
32:17des gens plutôt girondins, plutôt régionaux, libéraux, libéraux sociétalement.
32:24Il faut se souvenir de Giscard.
32:26Giscard est un vrai libéral.
32:27C'est lui.
32:28C'est lui qui a introduit la majorité à 18 ans à 21 ans.
32:33C'est lui qui a fait l'IVG.
32:35Lissnard, c'est la même trempe.
32:37En plus, Lissnard, c'est un homme qui court vite.
32:39Bon, je vous arrête, Nicolas, parce que je voudrais quand même qu'on entende Irène.
32:43Bonjour, Irène.
32:45Bonjour, Amandine.
32:46Bon, électrice, vous aussi plutôt les Républicains, a priori ?
32:49Vous êtes encartée ou non ?
32:50Non ?
32:51Non, non, non.
32:52Je n'ai pas ma carte des Républicains.
32:55Mais j'avoue que j'ai une grande affection pour M. Rotaillot.
32:59Oui.
32:59Je le considère sincère.
33:02Je trouve qu'il a de l'expérience.
33:04Et je pense que c'est quelqu'un de droit.
33:07Et l'expérience que M. David Lissnard n'a pas, je pense.
33:11Oui, vous le trouvez plus capé, en fait.
33:13C'est ça.
33:14Et je pense que c'est quelqu'un qui a toujours été sincère.
33:16Je me souviens de lui.
33:17Il était le bras droit, il me semble, de François Fillon en 2016.
33:21Je crois, je sais bien, quand François Fillon a été empêché par une affaire judiciaire.
33:25Et il n'a jamais retourné sa veste.
33:27Il a toujours été droit dans ses bottes.
33:28Et pour moi, c'est important.
33:30Bon, ben écoutez.
33:31En tout cas, on va suivre de près ce qui se passe dans les sondages.
33:34Suivre, bien sûr, cette campagne.
33:36Et Jean-Louis, je retiens votre proposition.
33:38Vous dites, moi, je voudrais participer au débat avec les candidats.
33:43Vous pouvez donner mon numéro.
33:45J'attends que ça.
33:46J'ai 71 ans.
33:48Et je voudrais bien les avoir en face de moi.
33:51Eh ben, vous savez quoi ?
33:52On va organiser ça.
33:54Oui, oui, vous comptez sur moi, Jean-Louis.
33:57Et bien sûr, pas Colisnard.
33:59Tous les autres.
34:00Bien sûr.
34:00Et vous savez quoi ?
34:02On va faire un club des auditeurs pour, comme ça, interpeller les différents candidats à la présidentielle.
34:09C'est vrai qu'on n'est pas encore dans le dur de cette campagne.
34:12Mais ça va s'accélérer dans les semaines et les mois qui viennent.
34:16Un grand merci à tous pour ce débat.
34:17Parce que c'était riche.
34:18Et bon, chacun avec vos arguments.
34:21Dans un tout petit instant, on va changer de sujet complètement.
34:23On va parler des expressions régionales.
34:26Il y en a des tas.
34:27On y est tous très attachés.
34:29Même quand on a quitté sa région.
34:30Je voudrais savoir quels sont vos préférés.
34:32Et puis que vous nous en fassiez découvrir aussi.
34:34On vous en parle, bien sûr, à l'occasion de la sortie de la troisième édition du livre.
34:38Comme on dit chez nous, publié aux éditions Robert,
34:43qui répertorie justement toutes ces expressions régionales.
34:46A tout de suite sur RTL.
34:47Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
34:5150 centimes la minute.
34:53Amandine Bégaud.
34:54RTL Midi.
34:55Les auditeurs ont la parole.
34:57Je suis Barry Sean.
34:59Et les expressions de mon père me reviennent très facilement en mémoire.
35:03Anna Gaudiot, par exemple.
35:05Anna Gaudiot, pour le dire, il faut l'accent.
35:07Je suis du Peiko, Normand.
35:09On dit souvent boudou et des gommes pour le poulo.
35:12Ce qui veut dire au revoir et des bonbons pour les enfants.
35:16En Normandie, on peut dire il ne fait rien beau.
35:18Ce qui veut dire qu'il fait très beau.
35:20Ça va-t-il.
35:21Donc, est-ce que ça va ?
35:24Les messages de Fabrice Christophe et Laure, je voulais qu'on prenne ensemble un petit cours
35:31aujourd'hui d'expressions régionales.
35:34Pourquoi ?
35:34Eh bien, parce que sort ce livre, troisième édition de Comme on dit chez nous, qui est
35:39un guide publié aux éditions Le Robert, qui répertorie toutes les expressions régionales.
35:43Des expressions qui font la richesse de la langue française, qui font partie de notre
35:46patrimoine et auxquelles on est tous très attachés, même quand on quitte sa région.
35:52Et j'en ai la preuve avec tous les messages que vous nous envoyez sur l'application
35:56RTL.
35:56Vous êtes très, très nombreux à nous en envoyer, à nous appeler également.
36:00On va commencer avec vous, Jenny.
36:01Bonjour, Jenny.
36:03Bonjour, Normandine.
36:04Et bienvenue sur RTL.
36:05C'est la première fois, je crois, que vous prenez la parole.
36:07Tout à fait.
36:07Oui, effectivement.
36:08Et je suis ravie.
36:09Merci beaucoup.
36:09Vous êtes la bienvenue, ravie aussi de vous accueillir.
36:12Vous habitez Nancy, c'est ça ?
36:14Exactement, oui, dans le Nord-Est.
36:15Bon.
36:16Et alors, dites-nous, quelles sont les expressions de chez vous ?
36:20Alors, nous, je sais que pour une poignée de porte, on utilise le mot « clenche ».
36:24On dit une clenche, d'accord.
36:25Une clenche.
36:27Sinon, pour un nœud dans les cheveux, on dit un flot.
36:30Ou sur les cadeaux aussi, on dit un joli flot.
36:34Et sinon, j'en avais dit un autre à vos collègues.
36:37Un cornet, vous aviez dit.
36:39Un cornet, oui, c'est pour les sacs de course, en fait.
36:42D'accord.
36:43Pour qu'en avoir avec la glace.
36:47Et vous les utilisez, vous, Jenny, ces expressions ?
36:50Tout le temps.
36:50D'ailleurs, j'ai découvert, en fait, il n'y a pas longtemps que tout le monde ne les connaissait
36:54pas.
36:54C'est parce qu'on a de la famille qui est partie, notamment sur Orléans.
36:58Et ils nous ont dit, eux, ils appellent ça des poches, les sacs, par exemple.
37:03Mais je pensais que c'était national, en fait.
37:07Donc, non, moi, je ne connaissais pas l'expression cornet pour le sac des courses.
37:11D'accord.
37:11Et vous connaissiez Clanche, là ?
37:12Non plus.
37:14Ni flot, d'ailleurs.
37:15Ah, d'accord.
37:17Non, mais du coup, on a appris trois mots grâce à vous.
37:20Vous y êtes attachée.
37:21Vous, vous trouvez que c'est important, Jenny ?
37:24Oui, oui.
37:25Enfin, en plus, je veux dire que c'est des réflexes, en fait.
37:27En plus, c'est des mots de la vie commune.
37:29Donc, moi, je sais que ma fille, elle utilise les mêmes.
37:33Je ne suis même pas sûre qu'elle sache que c'est « local », entre guillemets.
37:36Ah oui, vous les transmettez de génération en génération.
37:38Ah oui, oui, tout à fait.
37:39Jenny, c'est amusant.
37:39On est avec un habitant de Metz.
37:42Bonjour, Laurent.
37:43Bonjour.
37:44Bon, alors, Clanche, vous connaissez aussi, vous ?
37:46Ah, bien sûr.
37:47La Clanche, il y a la Clanche et on dit même « clencher une porte ».
37:50Ah, clencher une porte, c'est-à-dire ouvrir ?
37:52Ah bah oui, clencher.
37:53La Clanche, c'est la première porte.
37:55Et le fait d'ouvrir une porte, c'est clencher la porte.
37:59D'accord, vous dites…
38:00Il y a même le verbe.
38:01On a même le verbe, oui.
38:03Est-ce que quoi, Jenny ?
38:05Si la porte ne s'ouvre pas, on dit « mais est-ce que tu as bien clenché, en fait
38:08? »
38:08Ah, d'accord.
38:09C'est un verbe, oui, oui.
38:11Vous en avez d'autres, Laurent ?
38:12Ah, j'en ai pas mal, oui.
38:14Par exemple, on se retrouve pour aller déjeuner avec des amis à midi.
38:19On ne se dit pas « on se voit entre midi et deux », on se dit « on se
38:21voit entre midi ».
38:22Voilà, mais il n'y a pas la fin.
38:24Donc, les gens qui ne connaissent pas, ils disent « entre midi et… »
38:27Ben, entre midi.
38:28Entre midi, c'est entre midi et deux.
38:29D'accord.
38:30Après, un petit garçon, un petit gamin, on appelle ça un petit rat.
38:36Rat ?
38:36Moi, j'ai un rat.
38:38Un rat, c'est un enfant, c'est un petit gamin.
38:40Moi, j'ai mon petit-fils qui n'habite pas loin de chez vous, à Neuilly, qui est parisien.
38:45Chez nous, on l'appelle le rat.
38:47D'accord.
38:48Après, quelqu'un qui a un petit peu du mal à voir, il est belou.
38:53Ah oui.
38:54Il est mirou, en fait, c'est ça ?
38:55Voilà, il est mirou, il est belou.
38:57Quand ça sent mauvais, ça schlingue.
39:00Oui, ça, je connais.
39:01Le couteau, c'est des schlats.
39:05Les pantoufles, c'est des schlaps.
39:07Ouais.
39:08Et Jenny, vous connaissiez rats ?
39:11Oui.
39:12Non, rats, je ne connaissais pas.
39:13Ça, c'est plus Mosellant.
39:15Ça, c'est plus…
39:15D'accord, je pense parce que non.
39:16C'est comme…
39:17Voilà, c'est plus Vermesse, c'est plus la Moselle.
39:20C'est comme quand on voit un oiseau, ça s'appelle un chpat.
39:23Un petit oiseau.
39:24Après, il y a boire, c'est piché.
39:26Tiens, celui-là, il piche pas mal quand même.
39:29Piché ou chelé.
39:30Laurent et Jenny, je vous propose qu'on aille du côté du Havre avec Fabrice.
39:35Bonjour Fabrice.
39:36Ça va.
39:37Bonjour.
39:38Bon, alors vous aussi, vous avez des expressions bien de chez vous ?
39:42Oui, oui, oui, tout à fait.
39:43J'ai comment…
39:46Vous aviez parlé de la clinche tout à l'heure, la clinche.
39:49Oui.
39:49Et chez nous, l'expression, c'est « suite à clinche avant de dire bonjour à la dame », c
39:54'est « suite au nez ».
39:55Oula, ah oui, rien à voir avec la poignée de la porte.
39:58Voilà, pour éviter de…
39:59Non, pas avec la poignée de la porte, mais pour éviter d'avoir la goûte au nez.
40:02Oui, mais j'ai compris, mais comment dans l'Est, ça veut dire la poignée de la porte ?
40:07C'est pas la même…
40:08Oui, oui, oui.
40:08Mais nous aussi, on dit une clinche en Normandie aussi.
40:12Ah, pour la poignée de la porte ?
40:13Oui.
40:14Ah d'accord, ok.
40:15Ça, c'est une expression que j'ai entendue quand j'étais gamin.
40:19Pour une pochette, on dit une pouquette.
40:24Un cas pour un chat, un quain pour un chien, le père et la mère pour le père et la
40:31mère, etc.
40:33Il y en a énormément comme ça en Normandie.
40:36Enfin, ça m'a fait réagir par rapport au monsieur qui venait de Bretagne, je crois,
40:40qui avait sa femme en Normandie.
40:41Oui, qui disait qu'en Normandie, il n'y en avait pas beaucoup.
40:43C'était dans le reportage de Vincent Serrano.
40:45Il n'y en avait pas beaucoup.
40:45En fait, il y en a énormément.
40:47Énormément.
40:48C'est du patois du Pays de Caux.
40:51Le Pays de Caux, c'est une région qui est entre le Havre et le Pont-de-Tancarville au-dessus
40:56du Havre.
40:56Bon, on va poursuivre notre petit outre France des expressions régionales.
41:00On ira du côté de Lyon, mais aussi en Occitanie dans un tout petit instant.
41:05Restez avec nous, Fabrice Laurent et Jenny.
41:07Et puis à 14h, comme chaque jour, l'heure du crime, Jean-Alphonse Richard.
41:10Bonjour Jean-Alphonse.
41:10Bonjour Amandine.
41:11Et aujourd'hui, une affaire qui a marqué, je suis sur tous nos auditeurs, l'affaire Courgeau.
41:16Les bébés congelés, c'était il y a 20 ans.
41:19Oui, 20 ans.
41:19C'est effectivement un triste anniversaire, on pourrait dire.
41:22Véronique Courgeau, Jean-Louis Courgeau, des Français.
41:25Ces deux enfants expatriés à Séoul, c'était en 1986, c'est le mari qui découvre dans le congélateur familial
41:31deux nouveaux-nés congelés, 3,2 kg et 3,6 kg, ce sont deux garçons.
41:36C'est le début d'un extraordinaire feuilleton judiciaire.
41:39Véronique Courgeau va avouer qu'elle avait déjà auparavant tué un premier enfant.
41:44Trois bébés tués.
41:45Que va raconter cette enquête incroyable aux confins de la psychanalyse ?
41:49Véronique Courgeau dira que ces bébés étaient bien à elle, mais ce n'était pas des êtres.
41:55Véronique Courgeau et ces bébés fantômes, c'était il y a 20 ans.
41:58Je vous raconte tout dans l'heure du crime à 14h.
42:00A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
42:02D'ici là, on continue à évoquer les expressions régionales.
42:07J'ai Claudie qui nous écrit quand ma grand-mère cherchait ses sauners,
42:11elle cherchait ses chaussons.
42:14Et devinez ce que veut dire beunier, signification cassée, abîmée.
42:19Et ça, c'est une expression meusine, nous dit.
42:22Paul, vous continuez à nous donner un petit cours d'expression régionale dans un instant.
42:26A tout de suite.
42:27Toute la journée,
42:29Télé mon destin
42:30RTL vous accompagne.
42:32Je fais mon chemin
42:35S'il passe de mes heures
42:37Pour inventer ton...
42:39RTL, votre radio.
42:42Jusqu'à 14h,
42:44les auditeurs ont la parole.
42:46Amandine Bégaud sur RTL.
42:49En tant qu'ancien picard,
42:50j'ai connu des expressions locales
42:52du genre
42:53« Bois 5 » pour la serpillère,
42:54« Son pierre G » pour se prendre les pieds,
42:56« Une drache » pour une grosse averse.
42:58Mais ma préférée, c'est
42:59« Aller picher à la mode et Givenchy »,
43:02c'est-à-dire aller pisser à la mode de Givenchy,
43:05utilisée quand quelqu'un sort d'un café sans payer.
43:08Je me souviens juste d'une expression
43:09qu'on avait découverte en Alsace,
43:12où nous avons vécu pendant 8 ans.
43:13C'était l'expression « comme dit ».
43:15Et c'est très compliqué à traduire.
43:17C'est presque « c'est-à-dire »,
43:19mais ce n'est pas tout à fait ça.
43:20Et on continue notre petit cours
43:22d'expression régionale.
43:25Et vous êtes très nombreux
43:25à nous appeler des 4 coins de la France.
43:27C'est très sympa
43:27pour nous faire part de ces mots
43:30qui font partie, je le disais,
43:31de notre patrimoine.
43:32Beaucoup de messages aussi
43:33sur l'application RTL.
43:34Elisabeth, par exemple,
43:35de Taudon-les-Bains,
43:36en Haute-Savoie, elle dit.
43:38On dit « la panos »
43:39pour la serpillère.
43:41J'ai l'impression que la serpillère,
43:42il y a beaucoup, beaucoup
43:43de déclinaisons régionales.
43:46On continue notre tour de France
43:48et on part pour Lyon avec vous.
43:49Philippe, bonjour.
43:51Oui, bonjour, Amandine.
43:52Alors, des expressions bien de chez vous.
43:54Allez-y.
43:55On a le « gun »
43:56pour dire les petits enfants.
43:58La « fenote », la femme.
44:01« Chounier » pour pleurer.
44:04La « vogue »,
44:05donc la fête foraine.
44:07Pour tout le monde,
44:08c'est la fête foraine.
44:09Après, je suis un voyageur,
44:10donc j'en connais d'autres régions.
44:12Alors moi, à Lyon,
44:13je connais en Cuchon.
44:16Ça me dit quelque chose.
44:17Oui, c'est en fait
44:18quand on est tout en groupe,
44:20tout serré.
44:21Par exemple, sur la plage,
44:22si on se met tous,
44:23tout serré les uns des autres,
44:25ma mère, souvent dit,
44:26on est en Cuchon.
44:27Nous, on disait,
44:29on disait en sardine.
44:30Oui.
44:31Aussi.
44:32Oui.
44:32On boit de sardine.
44:35On avait ces termes-là.
44:36Oui.
44:37Bonjour, RTL.
44:39Qui est-ce qui veut dire
44:40« Bonjour, RTL » ?
44:41C'est mon fils.
44:42Ah, il a quel âge ?
44:438h30.
44:44Bon, et lui, il connaît ses expressions ?
44:46Il commence.
44:47Ah oui ?
44:48Oui.
44:48Il commence.
44:49Bon, et c'est important comme ça
44:51de les passer de génération en génération
44:53pour vous, Philippe ?
44:54Oui, oui, oui.
44:55Ben, c'est important
44:57pour connaître ses racines.
44:59Oui, et puis ça fait partie,
45:00je le disais,
45:00de notre patrimoine.
45:02Tout à fait.
45:04Philippe, on va partir pour Bourges
45:05maintenant avec Laure.
45:07Donc, vous avez les bisous
45:08de mon fils, Charod.
45:09Comment il s'appelle ?
45:10Tout le monde.
45:10Charod.
45:11Charod, très joli prénom.
45:13On l'embrasse aussi.
45:15Merci.
45:16Merci à vous.
45:17Laure, bonjour.
45:18Bonjour.
45:19Alors, vous êtes originaire de Bourges ?
45:22Non, pire, du sud du Chais,
45:26un petit village qui s'appelle Cullan.
45:28D'accord, parce que moi,
45:29je l'ai marqué, je viens de Bourges
45:30sur ma petite fiche pour vous.
45:31Non, non, Cullan.
45:32D'accord, très bien.
45:33C'est un bon village.
45:33C'est un bon village.
45:34Bon, et alors vous,
45:36quelles sont les expressions de chez vous ?
45:37Oh, pas mal.
45:39En particulier, une que j'aime beaucoup,
45:42qui est un nagadio.
45:44Nagadio ?
45:44Oui, mais je vous expliquerai
45:46ce que c'est après.
45:48Mais ce qui me paraît important aussi,
45:50c'est d'avoir le parler régional
45:53ou l'accent régional,
45:55je ne sais pas comment dire.
45:56Par exemple, si je vous dis
45:58il va y avoir un nagadio
45:59ou si je vous dis c'est-il
46:01qu'il va y avoir un nagadio.
46:02Vous voyez, ce n'est pas pareil.
46:04C'est important d'avoir la consonance.
46:08Et alors, ça veut dire quoi ?
46:10C'est une grosse averse d'orage.
46:13Vous savez, quand ça tombe de rue,
46:16pas très longtemps, mais assez violent.
46:19Ça, c'est un nagadio.
46:20Très bien.
46:21Autre mot ?
46:22Hop là, je suis acné,
46:24j'ai le cœur qui me sagote,
46:26j'ai 100 cagniers,
46:29j'ai la bouchure qui est plus connue,
46:31j'ai le pochon.
46:32Et alors, ça veut dire quoi tout ça ?
46:33Asnié, ça veut dire quoi ?
46:35Comment ?
46:37Asnié, vous avez dit je suis asnié ?
46:38Acné, je suis acniste
46:39et je suis fatiguée.
46:41D'accord.
46:42J'ai le cœur qui me sagote,
46:44j'ai le cœur qui s'en bat,
46:45qui bat un peu trop vite,
46:46voire qui est irrégulier.
46:49Qu'est-ce que je vous ai dit d'autre ?
46:53100 cagniers, vous nous avez dit.
46:54100 cagniers, c'est 100 bourbets.
46:56D'accord.
46:57Et un pochon,
46:58c'est un sachet.
47:01Un petit sac de course, c'est ça ?
47:03C'est le plus petit.
47:04Vous voyez le genre de trucs
47:05qu'on a dans les supermarchés
47:09pour prendre les fruits et les légumes en papier.
47:11Oui, donc ça c'est un pochon.
47:13Vous y êtes attachée, Laure,
47:14vous, à tous ces mots ?
47:16Énormément.
47:17Oui.
47:17Vous les utilisez tous les jours ?
47:20Oh non, certainement pas,
47:21mais curieusement,
47:25ça peut revenir comme ça,
47:26spontanément, sans y penser.
47:28Brusquement, je me mets à utiliser
47:30ces termes-là.
47:32Sans savoir ni pourquoi, ni comment.
47:34C'est l'effet mémoire.
47:36Oui, j'imagine que ce sont des souvenirs
47:38aussi qui reviennent comme ça.
47:39Bien sûr, énormément.
47:40Merci beaucoup, Laure.
47:42Valérie, bonjour.
47:43Merci, au revoir.
47:44Au revoir.
47:45Vous êtes dans les Ardennes, vous, Valérie.
47:46Oui, oui, bonjour, Amandine.
47:48Bonjour.
47:49Alors, dites-nous, chez vous.
47:51Alors, chez nous, ça ressemble un peu,
47:52je viens d'entendre de M. Ampicardie,
47:54sans pierre-gé,
47:55qui veut dire trébucher,
47:57se prendre les pieds dans quelque chose.
48:00J'ai aussi, alors nous, on a des agaces.
48:02Alors, les agaces, ce sont les pies.
48:04Les quoi ?
48:05On a la pie.
48:06Ah, la pie, l'oiseau.
48:07Oui.
48:08Oui, on les appelle les agaces.
48:09Est-ce qu'elles nous agacent, peut-être ?
48:11Oui.
48:12Tout ça, c'est sans accent,
48:13parce qu'il y a les accents aussi.
48:15Oui.
48:15La margoulette, alors la margoulette,
48:17c'est la figure.
48:19Maouné, ça veut dire râler un petit peu,
48:22marmonner.
48:23La cliche, mais ça, je pense que c'est un peu partout.
48:26Oui, ça, je crois.
48:27Ça n'existe même pas vraiment ce mot-là.
48:29Et les orteils ?
48:30Ah, alors celui-là, je vous l'ai gardé pour la fin.
48:33Je vous l'ai regardé pour la fin.
48:35Celui-ci que même les jeunes utilisent,
48:38la doille.
48:39La doille ?
48:40Oui, la doille.
48:42Et ça, ce sont les orteils ?
48:43Ah oui, ce sont les orteils.
48:45Alors, on parle de la grosse doille en général.
48:47On se cogne.
48:48Aïe, j'ai mal à ma doille.
48:49Et même les jeunes, actuellement,
48:51on l'utilise,
48:52parce que je sais que tous les étudiants,
48:53quand ils arrivent en région rémoise
48:54ou à Paris,
48:56là, on les regarde avec des yeux.
48:58Qu'est-ce que tu viens de dire ?
48:59Bon, mais ça, c'est vraiment un bonheur.
49:01Et vraiment, c'est la richesse de notre pays.
49:04Toutes ces expressions.
49:06Merci beaucoup, Valérie.
49:07Je retiendrai la doille.
49:09Je ne sais pas si je le dis bien.
49:10Pour les orteils, donc.
49:13Jean-Alphonse Richard,
49:14des expressions régionales,
49:15vous en avez, vous aussi ?
49:16Les Malons, vous savez ce que c'est ?
49:18Non.
49:18C'est le carrelage dans le sud-est de la France.
49:21Il ne faut pas l'écrire.
49:22Je me suis fait engueuler
49:22par un rédacteur en chef.
49:24Il m'avait dit régionalisme.
49:27Bon, on vous retrouve dans un instant.
49:29L'heure du crime.

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