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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 06 octobre 2026.

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00:0412h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une cette journée sous haute tension, à haut risque, en tout cas, les lycéens sont à nouveau
00:14dans la rue, des manifestations un peu partout en France déjà.
00:18Ce matin, ça a été le cas à Lyon, à Toulon, à Marseille, mais aussi à Rennes, à Paris.
00:23La manifestation partira tout à l'heure à 14h de la place de la République, direction Nation, et déjà le
00:31ministère de l'Intérieur répertorie quelques 86 000 manifestants dans les cortèges de régions.
00:38Dans le même temps, près de 900 établissements sont toujours bloqués ou partiellement, les cours en tout cas y sont
00:44suspendus, c'est ce qu'indique le ministre de l'Éducation nationale.
00:49Et quelques incidents à signaler, notamment à Noisy-le-Grand, où un jeune a tiré au mortier en direction des
00:56policiers, policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes.
00:59Le jeune auteur de ses tirs aurait mal réagi au produit et commencé à convulser.
01:03Information confirmée par la préfecture, qui explique qu'il a été transporté en milieu hospitalier par les pompiers et devrait
01:09être pris en charge dans le cadre de la procédure judiciaire,
01:13dans les jours qui viennent, quand son état en tout cas le permettra.
01:17Des manifestations dans lesquelles on a vu aujourd'hui beaucoup d'adultes, ça peut être des parents, des enseignants, encore
01:22les services d'ordre, des syndicats.
01:24Est-ce que vous trouvez ça bien que des adultes viennent en renfort pour que ces manifestations se passent le
01:29plus pacifiquement possible ?
01:30On peut en débattre, échanger dans un instant.
01:33Vous nous appelez au 3210 où vous nous laissez un message sur l'application RTL.
01:38Et puis l'autre sujet sur lequel j'aimerais vous entendre, c'est celui des aidants.
01:4211 millions de Français concernés, des Français qui s'occupent d'un proche, d'un parent malade.
01:49C'est souvent extrêmement difficile, difficile de concilier sa vie et celle de ce proche.
01:56Ça implique beaucoup de fatigue, beaucoup de sacrifice aussi.
02:01Là aussi, j'attends vos témoignages au 3210 ou sur l'application RTL.
02:06La météo avec vous Marina.
02:08Et je le disais, attention dans le sud avec cette alerte.
02:11Alors qui entre en vigueur ce soir ?
02:12À 22h, oui.
02:13Dans le Gard et dans les Rots.
02:14Exactement, vigilance orange pour les orages mais aussi les pluies, inondations.
02:18C'est un nouvel épisode méditerranéen qui se met en place.
02:22Ça commence déjà tout doucement.
02:24Là, on a des averses orageuses.
02:25Ça va donner un ciel assez nuageux sur le quart sud-est du pays avec un risque d'averses.
02:29Mais c'est vrai que ça va s'intensifier ce soir et demain.
02:32Situation à surveiller.
02:34Autre zone perturbée, c'est sur la façade atlantique.
02:36Ça commence par la Bretagne et les Pyrénées.
02:38Mais de la Bretagne aux Pyrénées, cet après-midi, ce sera de plus en plus nuageux avec un risque d
02:42'averses et d'orages.
02:43Mais sinon partout d'ailleurs, donc quand même une grande partie du pays, vous avez un temps sec, assez ensoleillé.
02:48Il y a un voile nuageux de l'Île-de-France à la Manche mais ça reste quand même agréable.
02:53Surtout vu les températures, ce qui fait très chaud.
02:5529 à Jeun, 28 au Mans, 27 à Rennes et à Nantes, 26 à Marseille, 25 à Paris, 24 à
03:01Perpignan, 22 à Lille et 20 à Brest.
03:03Et demain Marina, changement de temps pour tout le monde.
03:05Exactement, cet épisode méditerranéen qui va s'intensifier et se décaler en plus vers la Provence, Alpes, Côte d'Azur
03:11et la Corse.
03:11On attend beaucoup de pluie sur le sud-est du pays jusqu'aux Alpes.
03:14Et puis cette perturbation sur l'Atlantique qui va traverser quasiment tout le pays avec des averses, des orages, du
03:20vent.
03:20En fait, il n'y a vraiment que le nord-est qui va garder un temps sec et ensoleillé avant
03:24que la perturbation arrive.
03:25Mais plutôt en fin de journée.
03:27Donc à un moment ou l'autre de la journée, vous aurez au moins de la pluie, peut-être des
03:31orages pour certains.
03:32Puis surtout une baisse des températures.
03:34On va perdre, certains vont perdre 9 degrés.
03:36Ce sera le cas par exemple au Mans ou encore à Rennes et à Nantes, 19 degrés demain après-midi.
03:41C'est l'automne et il était temps.
03:42Il était temps. On a besoin de cette pluie. Tant qu'elle ne fait pas de dégâts, elle est bienvenue.
03:45Merci beaucoup Marina.
03:48Jusqu'à 14h.
03:50Les auditeurs ont la parole.
03:52Amandine Bégaud sur RTL.
03:55Bien sûr qu'il faut que les syndicats soient dans la rue avec les lycéens.
03:59Ils ont des services d'ordre qui fait qu'à chaque fois qu'il y a des manifestations, ils sont
04:03organisés.
04:04Ils ne se laissent pas déborder par les black blocs.
04:06Il faut absolument aider les jeunes.
04:08Ça suffit de les voir se faire tabasser, massacrer dans les rues.
04:11Il faut les soutenir, il faut les aider.
04:13Ils ont le droit d'étudier dans de bonnes conditions.
04:16Le message de Nicole qui réagissait à cette nouvelle journée de mobilisation des lycéens.
04:20Je vous le disais, l'une des particularités aujourd'hui, en tout cas dans les cortèges en région ce matin,
04:26c'est qu'on y a vu de nombreux adultes, des enseignants, des parents, mais aussi les services d'ordre
04:32des différents syndicats.
04:33Marc, bonjour.
04:35Oui, bonjour.
04:35Vous nous appelez de Saint-Brieuc, c'est ça ?
04:37Oui, tout à fait, oui.
04:39Ça s'agit d'à Saint-Brieuc ou pas ?
04:41Oui, tout à fait.
04:42J'habite à côté du lycée Fréciné.
04:44La semaine dernière, c'était assez houleux.
04:47Ils ont brûlé des poubelles.
04:48Ils ont pris les poubelles de la résidence pour les brûler.
04:53Ils ont brûlé ça sur le bitume.
04:55Maintenant, bien sûr, le bitume est complètement destroy.
04:57Ce matin, je sortais et à côté de chez moi, il y a une boucherie traiteur.
05:02Ils avaient 4-5 poubelles, des grandes poubelles, des grandes poubelles de commerçants.
05:08Des jeunes sont arrivés et ils les prenaient.
05:10Je leur ai dit, mais arrêtez d'une voix assez forte.
05:15Du coup, les deux personnes qui travaillent dans la boucherie sont sorties aussi.
05:19Les jeunes, quand ils ont vu ça, ils sont partis en courant.
05:21Il y en avait un qui était déguisé en black bloc, tout en noir, avec un masque noir.
05:25Mais en réalité, c'est des jeunes, dès qu'on leur fait un petit peu,
05:30dès qu'on leur parle un peu fort, ils partent en courant.
05:32Je me disais que, c'est vrai, c'est un peu ce que vous disiez tout de suite,
05:36c'est que si des parents qui sont concernés par leurs enfants
05:39et qui ne sont pas d'accord que ce sont des manifestations dégénères,
05:42qu'ils aillent.
05:44Parce qu'en réalité, quand des parents se mêlent aux enfants
05:48en les résonnant de manière plus sensée,
05:51je pense que ça diminue la violence, c'est mon point de vue.
05:55Et d'ailleurs, on le voit en tout cas ce matin,
05:57que ce soit à Toulon où était Étienne Baudu pour RTL
06:01ou à Lyon où était Frédéric Perruche,
06:04où il y avait effectivement des adultes.
06:06Il y a eu pas ou peu d'incidents.
06:09Là, à Lyon, la situation est à surveiller.
06:11Mais effectivement, ça change sans doute quelque chose.
06:16Je pense, en effet, qu'il n'y a pas que des casseurs, des méchants dans ces manifestations.
06:22Il y a vraiment des enfants qui sont là, entraînés par les autres.
06:25C'est certain, c'est le principe de la foule et de la masse.
06:29Et que quand on redivise un peu la masse et la foule,
06:32ça devient beaucoup plus raisonnable.
06:34Le moment où il y a une personne qui va gérer, entre guillemets, d'autres jeunes,
06:40ça va se calmer.
06:41Les revendications de départ sont gentilles, les revendications de départ.
06:45Mais d'avoir plus de profs, c'est très très bien.
06:47Mais malheureusement, l'éducation nationale n'a pas une baguette magique.
06:49Ce n'est pas l'école Poudlard.
06:50Ils ne peuvent pas inventer des profs comme ça.
06:52Et je pense que malheureusement, cette manifestation,
06:54si sur le départ, elle est logique,
06:57à l'arrivée, il ne peut pas y avoir de miracle.
06:59Oui, c'est le manque de profs, les profs non remplacés,
07:03les journées trop longues,
07:06Parcoursup aussi, dont ils demandent une réforme
07:09et qui terrorise bien des parents et des lycéens, en effet.
07:14J'allais dire, ce n'est rien de nouveau,
07:16mais il y a un moment où c'est la cocotte,
07:19ça monte, ça monte, ça monte.
07:20Et puis effectivement, aujourd'hui, ils se retrouvent dans la rue.
07:24Marc, restez avec nous, on va accueillir Mélanie.
07:25Bonjour Mélanie.
07:26Oui, bonjour Amandine.
07:28Vous nous appelez d'où Mélanie ?
07:29De Capère, dans le comité.
07:30Ah, écoutez, la Bretagne est en force aujourd'hui.
07:35Quel regard vous vous portez, justement, sur ces adultes
07:38qui manifestent aussi aujourd'hui aux côtés des lycéens ?
07:41Moi, je rejoins l'auditeur précédent.
07:44Je trouve ça très, très bien que les adultes s'y mêlent
07:46parce qu'ils sont aussi concernés, mine de rien.
07:48Quand on est parent, on a toujours ces angoisses de parcoursup,
07:51de savoir comment nos enfants étudient,
07:53comment ça se passe quand il n'y a pas de profs,
07:55quels seront leurs résultats,
07:57quels seront les perspectives qu'ils auront.
07:59Donc, je comprends tout à fait que les adultes s'en mêlent.
08:02Et je comprends encore plus qu'on a vu des images innommables par les médias.
08:07Eh bien, d'avoir des adultes pour venir cadrer un peu ça,
08:09à chaque fois qu'on voit des gamins qui causent des dégradations,
08:12on se dit, ben, que font les parents ?
08:13La réponse, elle est là.
08:14Ils sont là.
08:15Ils sont là.
08:16Vous avez des enfants, Mélanie ?
08:17Oui, j'ai deux enfants, d'ailleurs,
08:19qui viennent avec votre sujet suivant,
08:21c'est les bandes d'un enfant en situation de handicap.
08:23D'accord, oui.
08:23On peut dire que son parcours sub, s'il reste tel qu'il est aujourd'hui,
08:27c'est déjà une angoisse, alors qu'il vient seulement de rentrer en sixième.
08:30Oui, et donc, aidant, ça, ça vous parle à vous aussi, Mélanie,
08:33ce sera effectivement notre premier et prochain sujet.
08:37J'ai aussi un enfant qui est handicapé, épileptique,
08:41qui a eu un parcours difficile aussi,
08:43mais bon, c'est la circonstance de la vie, c'est pas...
08:46Oui, mais c'est...
08:47En tant que parent, en tant qu'aidant, c'était bien aussi, quoi.
08:51C'était difficile.
08:52Merci beaucoup à tous les deux.
08:54Dominique, bonjour.
08:55Bonjour Amandine, bonjour à tous.
08:58Vous trouvez ça bien qu'il y ait aujourd'hui les services d'ordre des syndicats dépêchés
09:01dans ces cortèges ?
09:03Ah oui, tout à fait.
09:04Parce qu'effectivement, les services d'ordre ont un certain savoir-faire.
09:07C'est ce que vous disait Nicole, votre auditrice, dans son message.
09:11Moi, ça me rassure.
09:12C'est-à-dire que des services d'ordre de la CGT,
09:15quand il y a des agitateurs, ils savent les mettre de côté.
09:17Et puis, ça peut même dissuader de faire n'importe quoi.
09:21Et puis, on me dit, oui, mais ça peut faire récupération politique,
09:24mais elle est déjà là, la récupération, de toute façon.
09:28Les élèves ne se sont pas levés un jour en disant,
09:30tiens, aujourd'hui, je vais te faire un blocus.
09:32C'est qu'il y a des personnes, des réseaux sociaux,
09:34qui ont un peu influencé en disant,
09:36ce serait bien de faire ce genre de manifestation.
09:40Donc, moi, je suis tout à fait favorable à ce qu'il y ait à un encadrement,
09:44et par les parents, et par les syndicats.
09:46Parce que, de toute façon, les jeunes,
09:49quand ils vont voir que leurs parents sont présents,
09:50ils ne vont pas faire les marioles, vous pensez bien.
09:53Vous êtes très, très nombreux à aller dans ce sens.
09:57Françoise, par exemple, de Châteauneuf-sur-Sarthe,
09:59qui dit grand bravo aux familles qui accompagnent les jeunes.
10:00Dommage que cela n'ait pas commencé dès le début,
10:02vu les violences, effectivement, qu'on a vues.
10:06D'ailleurs, ma fille, pardon, j'ai une fille qui est en première,
10:10et qui n'a pas osé aller aux manifs tout à l'heure,
10:13parce qu'elle avait peur des débordements.
10:15Oui, donc, ça a dissuadé un certain nombre de lycéens, sans doute.
10:18Oui.
10:20Effectivement, ces débordements qu'on a vus ces derniers jours.
10:24Merci à vous, Dominique, Marc, Mélanie.
10:27On garde, bien sûr, un œil sur ces mobilisations qui se poursuivent,
10:31des manifestations toujours en cours en région.
10:33À Paris, je vous le disais, ça doit débuter à 14h.
10:36Toutes les équipes d'RTL sont sur le terrain.
10:38Donc, s'il se passe la moindre chose, bien sûr, je vous en fais part
10:42et on retrouvera nos équipes sur place.
10:45Dans un tout petit instant, on change de sujet.
10:46Les aidants, journée nationale des aidants.
10:49Cela concerne 11 millions de Français.
10:51Alors, ça peut être effectivement des parents
10:53qui s'occupent de leurs enfants malades ou en situation de handicap,
10:57mais ça peut être aussi des enfants devenus adultes
10:59qui s'occupent d'un proche ou d'un parent malade.
11:04Pas facile de concilier tout ça au quotidien.
11:07J'attends vos témoignages.
11:08À tout de suite sur RTL.
11:22Moi, j'ai de bonnes épouses qui a la maladie de la sclérose en plaques.
11:26Il est vrai que ce n'est pas facile tous les jours,
11:28mais nous y arrivons.
11:29Mais je songe de plus en plus à trouver un emploi
11:31qui me permette d'être plus proche d'elle
11:33et plus souvent à la maison.
11:34Le message de Guillaume.
11:37L'un de ses 11 millions d'aidants.
11:40Vous êtes 11 millions à accompagner un proche au quotidien dans la maladie.
11:45Ça peut être un conjoint, comme dans le cas de Guillaume,
11:48mais aussi un parent ou un proche peut-être parfois plus éloigné.
11:53Aidants, 11 millions et de plus en plus nombreux.
11:56C'est vrai que c'est souvent difficile de concilier ça
11:58avec une vie de famille, avec une vie professionnelle.
12:02C'est pour ça qu'on voulait aujourd'hui vous donner la parole.
12:04Je ne vous cache pas que vous êtes très, très, très nombreux
12:06à nous envoyer des messages, à nous appeler au 3210.
12:10Message sur l'application RTL.
12:12N'hésitez pas, ça peut être un message écrit ou vocal.
12:15On les a qui arrivent au fur et à mesure.
12:17On les lit à l'antenne, on les diffuse et on vous rappelle
12:21si vous le souhaitez.
12:22Frédéric, bonjour.
12:24Oui, bonjour Amandine et bonjour à tous.
12:26Vous nous appelez de Royan ?
12:28Oui.
12:28Vous, vous avez été donc aidante à plusieurs reprises.
12:32Racontez-moi.
12:34J'étais à la retraite, donc j'ai pu quand même aider mes parents.
12:39Il y a trois ans, c'était ma maman qui avait la maladie d'Exzémeur.
12:44Donc, ils avaient du mal, tous les deux, avec mon père,
12:48de recevoir une aide à domicile, une auxiliaire de vie pour maman.
12:54Donc, il a fallu aider, mais ce n'est pas facile.
13:00Et puis, maman est décédée.
13:02Comment ? Concrètement, qu'est-ce que vous faisiez, Frédéric ?
13:06Eh bien, là, maman étant décédée, mon papa,
13:10je me suis occupée de mon papa au mois de septembre l'année dernière,
13:12qui lui partait aussi.
13:13Et on voyait qu'il avait du mal à manger.
13:20C'était surtout le repas.
13:23Il mangeait comme il avait envie.
13:26À midi, il mangeait son café au lait.
13:28Puis, le soir, il mangeait presque rien.
13:30Donc, il a fallu que je sorte de chez moi avec mon époux
13:36et qu'on aille vivre auprès de lui pour qu'il ait une vie relativement...
13:43C'est que, le matin, se lever à des heures fixes, manger fixe.
13:49Mais du coup, c'était à plein temps, Frédéric,
13:51si vous avez dû aller vous installer chez lui.
13:53Oui, j'étais à la retraite, donc j'ai pu m'en occuper.
13:56Mais il n'a pas ce qu'il ne voulait pas, d'une aide à domicile.
14:00On était tout à l'heure avec notre invité qui a publié ce livre,
14:05« Je suis devenue le parent de mes parents ».
14:07C'est le sentiment que vous avez eu, Frédéric ?
14:09Avec ma maman, oui, mais pas mon papa.
14:12Mon papa, il y avait encore toute sa tête, lui.
14:15C'est maman qui avait des difficultés comme ça, effectivement.
14:19Et puis, il y a le refus aussi.
14:21Il y a des fois, autant avec leurs petits-enfants, ils sont complices.
14:26Et là, on peut faire passer des messages, ça passe bien.
14:29Ma nièce, elle arrivait à bien communiquer.
14:33Mais des fois, quand on n'arrivait pas à faire ce qu'on voulait,
14:38on s'énervait un petit peu auprès d'eux parce qu'ils refusent, ils l'aident.
14:43Vous disiez à Victor, au Standard, quand on était dans,
14:46on sait qu'on est seul.
14:48Ça vous est arrivé de craquer, Frédéric ?
14:51Oui, oui, oui, de pleurer, mais pas devant eux.
14:55Oui, et j'entends que c'est difficile encore aujourd'hui.
14:58Oui, parce que ça fait sept mois qu'il est parti.
15:01Et je pense à ma petite soeur qui a eu un accès bien avec la famille.
15:07Et eux aussi ont eu des difficultés parce qu'ils ne le voyaient pas régulièrement.
15:14Moi, j'étais 24 heures sur 24 avec lui.
15:17Mais vous l'avez accompagné ?
15:18Je l'ai accompagné jusqu'au bout, mais quand je lui disais, on va aller voir le médecin.
15:22Mais qu'est-ce que je vais aller faire voir le médecin ?
15:25Je lui disais, viens, on va aller se promener.
15:27Oh non, pas aujourd'hui.
15:28Donc voilà, ce n'est pas évident.
15:31Et j'imagine qu'il y a aussi une fatigue physique ?
15:35Eh bien, on arrivait entre deux, quand j'allais faire les courses, de me ressourcer, d'aller voir la mer.
15:43Et puis, c'est vrai, on a cette chance-là d'être à l'océan Atlantique.
15:49Donc, on arrive à se ressourcer.
15:53Merci beaucoup, Frédéric, pour votre témoignage.
15:55Par contre, je voudrais dire à tous ceux qui nous écoutent, les aidants et puis les enfants, les aidants,
16:03c'est qu'il faut, avec le temps, essayer de faire comprendre que l'aide à domicile est un moyen
16:13aussi de pouvoir s'évader un petit peu.
16:16Oui, il faut arriver à déléguer un peu pour arriver à tenir.
16:23Les générations des baby-boom comme nous, on est les années 50-60, on va accepter.
16:32Mais ceux qui n'acceptent pas, c'était les années 36 jusqu'à 49.
16:40Eux ont du mal, ils savent tout faire.
16:42Donc, ils ne veulent pas qu'on rentre dans leur vie.
16:45Mais nous, on connaît ces aides et on va accepter.
16:50Oui, vous, si ça vous arrivait, vous dites, Frédéric, aujourd'hui, pour vos enfants, vous accepteriez d'avoir de l
16:54'aide à domicile autre que pour les soulager.
16:58Peut-être aussi, Frédéric, parce que vous avez vécu ça.
17:01Voilà.
17:02Et puis, en plus, j'étais dans le maintien à domicile.
17:03J'ai fait 18 ans dans le maintien à domicile puisque je travaillais dans une association qui a été dissoute
17:10il y a quelques années,
17:12donc l'ADAR et j'ai travaillé et on voyait les gens de la génération de mes parents qui avaient
17:19du mal à accepter les aides à domicile.
17:22Restez avec nous, Frédéric. Je le disais, on a beaucoup, beaucoup de témoignages.
17:26Gides, bonjour.
17:28Allô ?
17:29Oui, bonjour.
17:30Oui, bonjour.
17:31Vous nous appelez de l'Agnon, c'est ça ?
17:33Oui, de l'Agnon, dans la Côte d'Armoire, oui.
17:35Vous vous occupez de vos deux parents ?
17:38Eh oui, malheureusement.
17:40Les deux parents, une maman qui est placée en EHPAD depuis un an et demi maintenant,
17:45et un papa qui aurait dû être placé et qu'on a réussi à ramener à la maison, non sans
17:51mal, avec grande difficulté,
17:55et surtout sans aucune aide de personne, contrairement à ce qu'on peut croire.
17:59Alors, on nous dit que c'est bien le maintien à domicile, qu'il faut qu'il reste, que c
18:04'est important, qu'on a plein de monde pour nous aider.
18:07En fait, non, il n'y a personne.
18:09On est vraiment livré à nous-mêmes.
18:10On est dépourvus, dépourvus parfois de solutions, dépourvus d'aides que l'on pourrait prétendre avoir.
18:24Je parle, par exemple, de l'APA des Côtes d'Armor, un service, une expérience très douloureuse que nous avons
18:31eue avec ce service-là.
18:32Je parle des assurances privées, des assurances privées que mes parents ont cotisées depuis plus de 20 ans,
18:40et qu'on n'arrive pas à faire valoir par rapport à ce degré de dépendance important chez notre papa,
18:46donc qui est à la maison avec un GIR 3 quand même,
18:49donc pour les gens qui connaissent, ça veut dire qu'il y a une dépendance quand même.
18:54Je parle aussi de la dépendance de ma maman qui, elle, est en EHPAD,
18:58mais malheureusement, nos EHPAD, même nos EHPAD de fonction publique hospitalière, sont dépourvus de personnel.
19:06Il n'y a plus personne à vouloir travailler dans les EHPAD, c'est une réalité.
19:09Avec des agents qui ne sont pas formés majoritairement, pas d'aide-soignants ou très peu,
19:14et des agents qui se retrouvent confrontés à donner à manger à 18 résidents en étant à 2,
19:21alors qu'il faudrait qu'ils soient 3 ou qu'ils soient 4.
19:26Et là, pour preuve, je reviens d'avoir été donné le déjeuner de ma maman en EHPAD.
19:31Vous allez lui donner un déjeuner ?
19:34Oui, je lui donne son déjeuner le midi,
19:36et il y a tout le temps quelqu'un qu'un de mes frères ou soeurs qui vont le soir
19:40donner le diner,
19:41parce que sinon elle mange comme elle peut ou elle ne mange pas, c'est la réalité aussi.
19:45Et le personnel de l'EHPAD ne pourrait pas le faire si vous n'y alliez pas ?
19:49Mais ils sont débordés, le personnel de l'EHPAD.
19:51Je vous donne l'exemple de l'endroit où se trouve ma maman.
19:55C'est 28 résidents dans une maisonnée,
19:58et ils sont 17 à devoir avoir à manger avec le personnel.
20:05Et ils ne sont que 2 le soir et 3 le midi.
20:08Donc vous imaginez bien qu'ils ne peuvent pas s'attarder sur les repas,
20:13c'est un moment super important.
20:15Donc ça c'est la réalité aussi.
20:17Mon papa, il est tout seul à la maison.
20:19Alors on a mis un plan d'aide en place,
20:22mais le plan d'aide, c'est nous qui l'avons mis,
20:25avec un prestataire privé,
20:26parce qu'après on nous parle de prestataires qu'on aurait dû prendre,
20:31des membres qui ont un agrément avec le département des Côtes d'Armor.
20:40Mais avant de prendre ce prestataire qui a l'agrément avec les Côtes d'Armor,
20:45il faudrait peut-être qu'on soit informé.
20:47Mais bien sûr.
20:48Et Gilda, j'imagine que c'est pesant au quotidien.
20:51C'est épuisant.
20:52Moi j'ai pris ma retraite en janvier,
20:55de la fonction publique hospitalière où j'étais infirmier.
20:58Nous sommes en octobre, je suis épuisé.
21:01Mes frères et sœurs sont épuisés.
21:04Nous n'avons l'aide de personne.
21:06Je remercie quand même le prestataire petit-fils
21:09qui fait un travail extraordinaire à domicile avec mon papa.
21:13Je les remercie énormément.
21:15C'est trois fois par jour qu'ils sont chez mon papa.
21:17Donc ce sont des jeunes qui passent, c'est ça ?
21:19Ce sont des auxiliaires de vie qui passent.
21:22Que mon papa paye plein pot.
21:24Je vous donne l'exemple, pour l'hébergement de mon papa,
21:29pour le maintien à domicile de mon papa,
21:32nous sommes à une prestation de 2300 euros par mois.
21:372300 euros par mois, alors même qu'il habite chez vous.
21:40Oui, c'est la prestation de ma maman,
21:42nous sommes à 2300 euros par mois en institution.
21:46Avec l'obligation d'aller lui donner ses repas.
21:50C'est complètement fou effectivement, Gilda, ce que vous nous racontez.
21:52Restez avec nous, on va se retrouver dans quelques tout petits instants sur RTL.
21:55A tout de suite.
21:56Tous les jours, toute la journée.
21:58Mais j'aimerais te rencontrer encore pour la première heure.
22:04C'est RTL.
22:05Votre radio.
22:0912h30, 14h.
22:11RTL midi, les auditeurs ont la parole.
22:13Avec Amandine Bégaud.
22:37Le message de Jackie, on a tendance à s'oublier.
22:41Voilà ce qu'il dit dans ce travail d'aidant.
22:45Gildas, vous êtes toujours avec nous.
22:47Vous vous occupez, vous nous le disiez, de vos deux parents.
22:49Votre maman qui est à l'EHPAD, mais à qui vous allez donner à déjeuner chaque jour.
22:54Votre papa qui est chez vous.
22:57Gildas, quand vous entendez, on a tendance à s'oublier.
22:59Vous confirmez ?
23:01Tout à fait, tout à fait.
23:03Et heureusement qu'on a une fratrie solide qui nous permet effectivement de prendre des relais,
23:08d'avoir un petit peu d'ouverture qui nous permet de souffler.
23:13Parce que sinon, effectivement, quand on est sans frères et sœurs,
23:17ça va être compliqué effectivement de devoir gérer ces deux parents-là.
23:21Voilà. Moi, le message que je voudrais dire, c'est que toutes ces personnes qui sont dans ces situations-là,
23:28et je pense qu'elles sont bien plus nombreuses qu'on ne le croit, très souvent elles ne disent rien.
23:32Et moi, ma colère aujourd'hui, c'est de voir qu'on n'est pas aidé.
23:36On croit. On nous fait croire qu'on est aidé.
23:39Mais on n'est pas aidé une fois qu'on est rentré à la maison.
23:41On est seul. Seul aux décisions qui sont à prendre, face aux décisions qui sont à prendre.
23:46Seul face aux orientations qui sont à décider en temps réel.
23:52Vous voulez avoir un renseignement.
23:54Je vous donne un exemple de la carte MDTH que je dois,
23:58la carte à mobilité incluse que je dois renouveler pour mon papa.
24:02J'y suis depuis le mois de juin pour une date de péremption qui est au mois d'août.
24:07Donc, je n'ai toujours pas la carte de mobilité incluse de mon papa, le renouvellement.
24:11Et je me suis pris trois mois à l'avance.
24:14J'imagine que c'est pour tout.
24:16Et quand vous appelez la MDTH, les codes d'armor, on vous dit que ce n'est pas la priorité.
24:18Je me suis pris trois mois à l'avance.
24:20Comment font les gens qui n'ont pas l'idée de s'y prendre à l'avance ?
24:23Vous voyez, c'est tout ça.
24:25On est vraiment isolés.
24:26Les évaluations qui ne savent pas qu'ils sont désagréables.
24:29Gildas, vous êtes très, très, très nombreux à nous envoyer des messages,
24:33à vouloir prendre la parole.
24:34Donc, j'aimerais, si ça ne vous ennuie pas, je me permets de vous couper.
24:36Mais restez avec nous et on continuera d'échanger.
24:39Anne est également avec nous.
24:40Bonjour, Anne.
24:41Bonjour.
24:42Vous nous appelez d'où, Anne ?
24:43Je vous appelle de Pont-à-Mousson.
24:45C'est une petite ville entre Nancy et Metz.
24:47Et vous, vous êtes aidante de trois personnes.
24:50Alors, aidante, c'est la première fois que j'utilise le mot.
24:53C'est en vous écoutant que je me suis dit, ah oui, je suis peut-être aidante.
24:57J'ai papa et maman qui ont 87 et 88 ans.
25:00Papa a un cancer.
25:01Il a une maladie assimilée à Alzheimer, donc complètement perdue.
25:05Et maman s'en occupe depuis longtemps.
25:08Ça fait une dizaine d'années qu'il est déjà diminué intellectuellement.
25:14Et maman a fait un infarctus le 1er mai 2025.
25:19Quinze jours après que j'ai moi-même perdu mon boulot.
25:22Et je me dis, c'est peut-être une bonne chose.
25:23D'ailleurs, que je l'ai perdue parce que j'ai pu les aider quand maman a été hospitalisée.
25:29Et là-dessus, papa a une soeur qui n'a que famille, que ma soeur et moi.
25:35Et qui, elle, tombe aussi régulièrement malade.
25:38Et dernièrement, elle a eu un cancer du rectum qui a nécessité une ablation totale avec la mise en place
25:45d'une stomie.
25:47Donc, deux mois d'hospitalisation, d'accompagnement.
25:51Beaucoup, beaucoup d'angoisse parce que je consulte ma soeur souvent.
25:57Ma soeur ne peut malheureusement pas être là, disponible parce qu'elle travaille à l'étranger.
26:01Et elle vit toute seule, elle est sa fille toute seule.
26:04Et donc, toutes les deux, on essaye de s'en sortir, de prendre les bonnes décisions.
26:09Et ils sont où ?
26:11Alors, mes parents, je les ai déménagés l'année dernière.
26:14Ils avaient une grande maison et on leur a trouvé un petit appart sympa, pas loin de chez moi.
26:21Mais ma tante vit à 30 kilomètres où vit ma soeur.
26:26Mais ma soeur est en partie toute la journée à Luxembourg.
26:28Elle ne peut pas être là.
26:31Et on va de surprise en surprise.
26:34Mais ça veut dire que tous les jours, Anne, vous allez voir et vos parents et votre tante ?
26:37Alors, ma tante, je ne peux pas y aller tous les jours.
26:40Ce n'est pas possible parce que moi-même, je suis une personne handicapée suite à un accident de la
26:45voie publique.
26:46Et j'avais pris un peu cette année, après avoir perdu mon boulot, pour me reposer.
26:52Et non seulement je ne me suis pas reposée, mais je suis arrivée cette année au mois de juin,
26:57après un déménagement, le cancer de ma tante, les hôpitaux et tout,
27:00à être dans un état d'épuisement moral et dans une angoisse permanente.
27:07J'imagine qu'il y a tout un tas de choses, Anne, que vous ne faites plus.
27:11Je ne sors pas parce que je n'ai pas le courage d'entendre en plus les autres.
27:15Les autres personnes souvent se plaintent de choses.
27:19Et je ne peux pas le biser beaucoup parce que j'aimerais faire plus, mais je n'en suis pas
27:22capable.
27:23Je ne suis pas capable d'être tout le temps avec eux parce que ça me renvoie à une image
27:27tellement triste de la vie.
27:33Je ne sais pas bien expliquer ce que je peux ressentir.
27:37Ça me fait tellement de peine de les voir tous les trois comme ça, dépendant de nous.
27:43C'est vraiment difficile.
27:45Et là encore, je ne suis pas comme l'auditeur précédent.
27:48Et je rejoins tout à fait ce qu'il dit.
27:50Il faut aller, quand les parents sont placés ou les tantes ou peu importe,
27:55tous les jours s'occuper d'eux parce qu'on sait bien que les structures n'ont pas ce qu
27:59'il faut.
27:59Et je me dis, j'ai encore de la chance d'être dans l'étape où ils sont chacun dans
28:03des apparts,
28:03avec des pathologies lourdes, donc il faut s'en occuper.
28:06Mais quand il va falloir aller donner à manger à tout le monde, je ne sais pas comment on va
28:10faire.
28:10Puis moi, il faut que je retravaille.
28:13Toute cette année, toutes mes économies sont passées.
28:17Oui, c'est un impact financier aussi.
28:20Très lourd.
28:20Sur toute votre vie en fait.
28:22Votre vie perso, votre vie professionnelle, financière.
28:25Alors perso, ça va encore.
28:26J'essaie de m'en sortir.
28:27Vous voyez, le week-end, par exemple, sont uniquement dédiés à un mari.
28:31Moi, j'ai la chance d'avoir un mari formidable.
28:34Il m'a dit, tu prends tout le temps qu'il te faut pour te retaper.
28:37Mais j'ai l'impression des fois que je pars avec eux.
28:40Parce que je me fais du souci en permanence.
28:44Vous voyez, là, ma tante, son téléphone est décroché depuis hier.
28:47Elle a dû m'amailler Internet, je ne sais pas quoi.
28:49Je m'imagine tout un tas de choses.
28:51Mais je ne peux pas prendre la voiture, surtout que là, en ce moment, elle est au garage.
28:54Donc, je n'ai pas de véhicule.
28:56Pour aller voir, faire 70 kilomètres, aller-retour, pour raccrocher le téléphone.
29:02Oui, donc c'est tout le temps.
29:03Et c'est tout le temps aussi une source d'angoisse.
29:06Moi, je suis hyper angoissée.
29:08Patrick est avec nous.
29:09Il va peut-être pouvoir vous donner quelques pistes, en tout cas,
29:13pour essayer de vous protéger un peu.
29:15Parce que c'est ça aussi l'idée.
29:17Bonjour Patrick.
29:19Bonjour Amandine.
29:20Vous avez été aidant, c'est ça ?
29:22Oui.
29:23Et vous êtes membre d'une association, racontez-moi.
29:26Oui.
29:26En fait, je regroupe un peu les trois auditeurs précédents.
29:30Moi, j'étais aidant pour une maladie de Parkinson à effet cognitif très sévère.
29:35J'ai connu les EHPAD et je confirme ce que dit GIDAS.
29:39où malheureusement, ils ne sont pas assez nombreux et il fallait que je me substitue un petit peu.
29:45Moi, je me trouve enfant seul, donc j'avais deux parents en EHPAD.
29:49Donc là, voilà.
29:50Et j'ai réussi, moi, à me protéger mentalement pour éviter l'épuisement psychologique.
29:57Donc, il y avait toujours la fatigue physique, mais j'ai réussi à me protéger de l'épuisement psychologique.
30:03Mais comment on fait concrètement pour se protéger de ça ?
30:06Alors, moi, j'ai eu la chance, entre guillemets, d'étant un peu en relation avec le sport de haut
30:13niveau.
30:14J'ai eu une formation de développement personnel.
30:17Je suis maître praticien en programmation neurolinguistique et j'ai appliqué certaines méthodes
30:22et ça a réussi à me protéger d'un point de vue moral.
30:26J'imagine qu'aller voir une association aussi, c'est quelque chose d'important.
30:30Voilà.
30:31Voilà.
30:31Et donc, je me suis protégé mentalement.
30:34Et là, maintenant, j'ai rejoint l'association France Tutelle, où nous apportons des soutiens,
30:41de l'accompagnement, mais aussi un soutien du point de vue financier.
30:45Pour reprendre ce que disait l'auditrice précédente, on essaye de, quand il y a une plateforme téléphonique
30:52et en fonction des messages que l'on reçoit, on fait notre maximum pour essayer de voir avec les aidants
30:58et trouver des solutions psychologiques et financières.
31:02Anne, vous avez essayé ça, d'aller voir une association ?
31:06Oui, oui, oui. On me l'a proposé assez rapidement quand j'ai fait tous les papiers à la MDPH
31:12pour mes parents.
31:13Comme moi-même, j'ai un dossier à la MDPH.
31:17Mais je n'ai pas le temps et je ne me sens pas d'aller parler.
31:22Franchement, je n'ai rien à dire parce que je suis dans la culpabilité permanente.
31:26Non, mais c'est un cheminement, Anne, qu'il faut faire.
31:29Il y a quelques minutes, vous me disiez, je ne me considérais pas comme aidante jusqu'ici.
31:34Là, c'est la première fois que je dis le mot.
31:35Peut-être qu'il faut accepter cette situation-là et puis vous pousserez la porte d'une association,
31:40même juste pour parler de temps en temps, aller boire un café et avoir en face de vous
31:44quelqu'un qui ne vous juge pas et quelqu'un qui aidera à dialoguer avec vous.
31:49Anne-Patrick, Gilda, c'est Frédéric. Restez avec nous.
31:51On se retrouve dans un tout petit instant sur RTL.
31:54Si vous vous retrouvez dans ces témoignages, appelez-nous. A tout de suite.
31:57Bonne journée sur RTL.
32:06RTL. Votre radio. L'énergie solaire.
32:11Amandine Bégaud. RTL midi. Les auditeurs ont la parole.
32:15J'ai eu mon père pendant deux ans chez moi.
32:17Il y a quelqu'un qui est venu au matin pour le laver la semaine, lui donner à manger à
32:21midi quand on n'était pas là.
32:23Et une fois, il m'a dit, je suis bien content d'être là et j'aurais su, je serais
32:25venu plus vite.
32:26Quand vous attendez ça, ça fait chaud au cœur.
32:29Et je ne l'ai pas regretté, les deux requêtés, c'était magnifique.
32:33Le message d'Hervé, extrêmement touchant, bien sûr, qui lui a aidé son père pendant deux ans.
32:38Vous l'entendez.
32:3911 millions d'aidants aujourd'hui en France, de plus en plus nombreux.
32:43C'est l'une des conséquences, bien sûr, du vieillissement de la population.
32:48Ça suppose beaucoup de fatigue.
32:49On l'entend avec vos témoignages, des sacrifices aussi.
32:53Valérie, bonjour.
32:55Bonjour.
32:57Vous nous appelez d'où, Valérie ?
32:59Je vous appelle de Meurthe-et-Moselle.
33:01Bienvenue, je crois que c'est la première fois que vous nous appelez.
33:04C'est la première fois, oui.
33:06Et en fait, c'est en entendant les autres témoignages ?
33:09Oui, ben écoutez, oui, je vous écoute régulièrement, tous les jours.
33:14Et ce témoignage-là, effectivement, j'ai préféré vous appeler pour vous dire aussi mon ressenti
33:21par rapport à cette problématique des dents.
33:24Parce que donc, on a aidé, alors je ne suis pas seule, je suis, on est trois enfants.
33:29Donc, et on a aidé mon papa qui a été atteint d'une maladie de Alzheimer.
33:35Et meurt, et là, actuellement, ben on est aux côtés de ma maman.
33:41Parce que son souhait, c'est de rester en autonomie chez elle.
33:44Mais bon, elle a une DMLA, donc elle ne voit plus clair.
33:48Et puis donc, elle a une dégénérescence aussi, donc mentale.
33:53Et du coup, elle ne peut plus s'assumer de façon autonome toute seule, quoi.
33:59Donc...
33:59Donc elle reste chez elle ? En revanche, vous y allez tous les jours ?
34:02Alors, on s'est arrangé tous les trois.
34:05Donc, on a un agenda de ministre.
34:08Donc, on s'arrange tous les trois, donc entre frères et sœurs.
34:13Donc, c'est important d'avoir une famille unie.
34:16Bien sûr.
34:17C'est sûr que ça.
34:17Oui, c'est ce que disait Gilles Lasse tout à l'heure.
34:19Voilà.
34:20Et puis, on a surtout mis en place, ben, beaucoup d'aide.
34:25Alors, parce qu'on a quand même une société qui nous permet aussi...
34:29Alors, c'est vrai que ça coûte, c'est un budget, mais bon, ça rentre quand même dans le cadre
34:35de ce qu'on peut mettre de ma maman, de sa retraite et puis de nous individuellement.
34:41Donc, on a mis en place des aides pratiquement tous les jours.
34:45Que ça soit ménage, un peu d'aide au repas, un peu d'aide au coucher.
34:50On a des personnes qui sont d'une gentillesse et qui nous accompagnent.
34:55Et puis, mais malgré tout, ben, on est présents tous les jours.
34:58Oui, ça reste une charge importante malgré tout, Valérie Jardine.
35:02Alors, c'est une charge psychologique surtout.
35:04Parce que, comme je vous dis, on est en retraite et on aimerait être un petit peu, on aspire un
35:09petit peu, on va dire, de tranquillité.
35:12Oui.
35:12Mais bon, il faut qu'on soit toujours dans l'affût de quelque chose, quoi.
35:17Voilà. Et puis, ben, nous, on est un peu la génération où on a nos enfants qui ont besoin de
35:24nous.
35:25Parce qu'ils travaillent et puis, pour les gardes-enfants, c'est un petit peu coûteux.
35:31Et puis, donc, on aide nos enfants et on aide nos parents.
35:35Oui, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, la génération Sandwich.
35:38On était avec Vincent Valenduc.
35:40Je rappelle d'ailleurs le titre de son livre parce que ça peut aider certains d'entre vous.
35:44Je suis devenue le parent de mes parents.
35:46et il racontait très bien, effectivement, vous êtes de cette génération.
35:50Je peux donner votre âge, Valérie ?
35:51Oui, oui, c'est 64 ans.
35:5364 ans.
35:54Donc, effectivement, des petits-enfants jeunes et avec des enfants qui ne peuvent pas toujours s'en occuper
36:00et qui vous appellent à la rescousse.
36:02Et puis, des parents dont il faut aussi s'occuper.
36:08Vous diriez, Valérie, que vous faites des sacrifices pour ça ?
36:11Ah oui, ah oui, oui, ah oui, oui.
36:14Moi, alors, personnellement, après, ce n'est peut-être pas les mêmes réflexions des personnes,
36:20mais je trouve qu'au fond de moi-même, des fois, je me dis que nos parents sont un peu
36:26égoïstes
36:28de vouloir, à tout prix, rester à domicile et que ce soit la contrainte des enfants.
36:36Ça ne devrait pas.
36:37Bon, après, je suis d'accord.
36:40Et puis, on a des sentiments.
36:43Bien sûr.
36:44On ne doit pas les laisser tomber, c'est sûr.
36:46Mais malgré tout, excusez-moi, je n'ai plus de voix, malgré tout, ça nous coûte des sacrifices.
36:54Voilà.
36:56Et même, vous voyez, regardez Gildas, dont la maman est placée en épal,
37:00qui est obligée d'aller la faire déjeuner et dîner le soir parce qu'il n'y a pas suffisamment
37:05de personnel.
37:07Ce n'est pas forcément...
37:09Peut-être que ça peut soulager, le placement, mais ce n'est pas forcément non plus la solution idéale.
37:15Merci beaucoup, Valérie, pour votre témoignage.
37:17Restez avec nous.
37:18On va accueillir Emmanuel dans un tout petit instant.
37:20Bonjour, Emmanuel.
37:21Bonjour.
37:22Vous êtes plus jeune que les personnes qu'on a eues jusqu'ici.
37:25Vous, ça a des répercussions et vous allez nous l'expliquer dans un instant sur votre vie professionnelle,
37:30sur votre travail.
37:31On vous retrouve dans un tout petit instant.
37:33Et puis, à 14h, ce sera l'heure du crime.
37:36Jean-Alphonse Richard.
37:37Bonjour, Jean-Alphonse.
37:37Bonjour, Amandine.
37:38Et au menu aujourd'hui, l'étrange suicide du Kennedy allemand.
37:41Qui c'est celui-là, j'allais dire ?
37:44Ouvé Barchel, c'est son nom.
37:4643 ans, jeune loup allemand de la politique.
37:48Il était même pressenti à l'époque pour succéder au chancelier Helmut Kohl.
37:52C'est quelqu'un d'important.
37:53On est en 1987.
37:54On le retrouve mort dans un palace à Genève, à demi immergé dans une baignoire.
37:59La conclusion immédiate, c'est un suicide.
38:01Il se sentait calomnié, il était malheureux.
38:03Suicide au somnifère.
38:04Mais curieusement, on ne trouve aucune trace, aucune boîte de médicaments dans la chambre.
38:09Un produit corrosif est retrouvé sur une serviette, mais on ne l'analyse pas.
38:13Des relevés d'empreintes approximatifs.
38:15Un coup sur le crâne, mais effectivement, on passe à côté.
38:18Alors, qu'est-ce qu'on cherche à cacher dans cette histoire ?
38:21C'est là que commence le mystère Ouvé Barchel, qui est digne.
38:23Vous allez voir des meilleurs romans d'espionnage.
38:26C'est très étonnant, cette histoire.
38:28Ouvé Barchel, un suicide empoisonné.
38:3014h, vous allez voir, il y a du suspense.
38:32A tout à l'heure, Jean-Alphonse, on sera là.
38:34Bien sûr, d'ici là, restez avec nous.
38:36On continue à parler des aidants.
38:38Vous êtes 11 millions dans cette situation.
38:40A tout de suite.
38:42Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
38:4550 centimes la minute.
38:47Jusqu'à 14h.
38:50Les auditeurs ont la parole.
38:51Amandine Bégaud sur RTL.
38:54Ma soeur et moi, nous avons été aidantes pendant 10 ans.
38:59C'est très difficile.
39:01Il faut en parler autour de soi.
39:03Surtout, le plus tôt possible, à pouvoir bénéficier d'aide à domicile.
39:08Elles ont été formidables.
39:11D'infirmières aussi.
39:12Et comme Gaëlle, vous êtes très, très nombreux à réagir.
39:16Un journée nationale, je le disais, des aidants.
39:18Ça représente 11 millions de personnes aujourd'hui en France.
39:20Qui aident au quotidien un proche, un parent, un enfant malade.
39:26Et qui font, par là, un certain nombre, bien sûr, de sacrifices.
39:29Ça épuise aussi cette extrême fatigue.
39:32Vous êtes très nombreux à nous en parler.
39:34Victor, on a aussi beaucoup de messages sur l'application.
39:36Oui, Fred, dans la région de Bordeaux, nous écrit.
39:39J'ai été aidant de ma mère ces 10 dernières années.
39:41Elle est décédée le 16 décembre dernier, à 76 ans, déçue d'un AVC.
39:45Et ça me laisse un immense vide.
39:47Je me retrouve tout seul.
39:48Et ça faisait 10 ans que je consacrais ma vie à ma mère.
39:51Ça m'a isolée socialement.
39:53Et là, tout s'arrête.
39:54C'est très brutal.
39:54Et puis, Pierrick a qu'imperlé.
39:56Je suis aidant de mes deux parents.
39:58Et quand on est aidant, on est seul face aux administrations, face aux assurances.
40:02Et c'est très dur financièrement ainsi que moralement.
40:05Pardon, Victor.
40:06J'avais un petit truc dans la gorge.
40:08Merci beaucoup.
40:09On parle beaucoup depuis le début de cette émission d'enfants devenus adultes
40:12qui se retrouvent aujourd'hui à aider leurs parents malades, âgés.
40:17Je pense aussi à tous les parents qui aident leurs enfants.
40:21Et notamment ce message de Jean-Louis de Soissons qui est très touchant.
40:24Mon fils de 24 ans a un petit truc en plus.
40:27J'ai 53 ans, veuf depuis 6 ans.
40:29J'ai abandonné toute vie privée.
40:31Je ne prends jamais de vacances.
40:33Bon courage.
40:33Eh bien, Jean-Louis, on pense aussi bien fort à vous et à tous ceux d'entre vous qui sont
40:38dans cette situation-là.
40:39Emmanuel, bonjour.
40:41Bonjour.
40:42Vous nous appelez d'où, Emmanuel ?
40:44Dévreux.
40:45Dévreux.
40:45Vous vous êtes aidant de vos deux parents.
40:49Alors, ça a raccroché avec Emmanuel qu'on va donc rappeler dans un tout petit instant.
40:58En attendant, je vous repropose de réentendre Frédéric.
41:04Oui.
41:05Frédéric, vous entendez, vous étiez avec nous au tout début de l'émission.
41:09Merci beaucoup d'être resté avec nous.
41:11Vous êtes occupée de vos deux parents qui, depuis, sont décédés.
41:16Vous disiez, je ne suis plus aidante officiellement depuis 7 mois.
41:21Oui.
41:21Est-ce que ça va mieux ?
41:24Eh bien, on essaie de penser à eux et puis d'aller de l'avant.
41:33Parce que maintenant, je vais continuer à m'occuper de ma fille, mes neveux et nièces.
41:42Et puis, voilà, essayer d'aider ceux qui en ont besoin, puisque j'ai des cousins qui sont plus âgés
41:50que moi.
41:51Et puis, des fois, voilà.
41:52Mais pensez à vous un peu, Frédéric ?
41:55Oui, on pense, avec mon mari, on pense à nous.
42:00Là, on doit partir en Bretagne, rejoindre des anciennes collègues militaires.
42:07Et puis, après, il y a les Invalides, le 18 octobre, pour rejoindre Jean-Louis Martinez,
42:15qui s'occupe de tout aussi, de ces militaires blessés, décédés, des jeunes et tout.
42:22Non, non, ça va aller.
42:25Bon, il y a un temps à reprendre une vie.
42:28Bien sûr.
42:29Voilà, ça va le faire.
42:31Et puis, je pense à toutes mes personnes âgées que j'avais connues et les enfants qu'on a aidés.
42:39Et puis, les auxiliaires de vie qui partent à la retraite.
42:42J'ai de recevoir un petit message d'une qui m'a écoutée sur RTL et qui m'a dit
42:47merci.
42:48Mais oui, non, mais je pense au monsieur qui m'a dit que dans les côtes d'Armor, on ne
42:54les aide pas.
42:55Nous, en Charente-Maritime, on a eu beaucoup d'aide au niveau du Conseil général.
43:02Et de soutien.
43:03On travaillait dedans.
43:04Et effectivement, les situations, oui, sont sans doute différentes d'un département à un autre.
43:10Emmanuel, on vous a retrouvé.
43:11Oui.
43:12Oui, pardon, ça avait coupé.
43:13Vous vous occupez, je le disais, de vos deux parents.
43:15Oui, depuis à peu près six mois, mes parents sont tombés d'un coup sec.
43:19Donc, moi, en plus, je suis assez jeune.
43:20J'ai 48 ans.
43:21Moi, mes deux parents ont 80 ans, tous les deux.
43:25Et c'est vrai que je suis dans un tourbillon.
43:29C'est-à-dire que, comme je dis souvent aux médecins, parce que moi, mon père est actuellement hospitalisé,
43:36aussi pour un cancer et plus de la démence, on n'est pas préparé à ça.
43:40C'est-à-dire, vraiment, on n'est absolument pas préparé du tout, du tout.
43:43Et puis, ça vous tombe comme un coup près.
43:45Après, c'est ce que je disais...
43:47Vous vous en occupez du matin au soir, quoi.
43:49Du matin au soir.
43:50C'est-à-dire que j'ai fait, en fait, les demandes avec les centres sociaux, les aides de la
43:56part.
43:56Mais c'est ce que je disais à votre assistant.
44:00Il faut tout le temps être derrière.
44:01C'est ce qui est la grosse problématique.
44:03Et moi, qui, en fait, il y a du monde autour de moi.
44:07Mais je ne vois même pas un pain pour mon papa qui est actuellement à l'hôpital.
44:11Si je ne suis pas à 18h30 pour lui couper sa viande, voilà.
44:18Bon, ben, le plateau, il est posé dans la chambre.
44:22Et il est repris.
44:23Et si mon papa est parti un peu dans les vapes et tout ça, il ne mange pas, en fait.
44:30Et vous conciliez votre travail avec ça, Emmanuel ? Comment vous faites ?
44:33Eh bien, ça fait 25 ans que je suis dans la même boîte.
44:38Et ça fait, eh bien, depuis six mois, j'ai pris deux avertissements parce que, alors que j'ai toujours
44:45eu une carrière, voilà, tranquille, sans aucun problème.
44:48Mais avec, ben, en fait, il faut tout le temps courir, courir après, voilà.
44:53Les médecins qui vous disent tout de suite, il faut venir vous poser tout, etc.
44:57Donc, parce que, en plus, moi, je suis fils unique.
45:00Donc, voilà, c'est, en fait, on me dit juste, des fois, je me dis le soir, quand est-ce
45:07que je vais m'écrouler, voilà.
45:08Et vous disiez, c'est un tourbillon.
45:11En tout cas, vous êtes très, très nombreux à nous avoir fait part de votre quotidien.
45:15Merci beaucoup.
45:17Et Emmanuel, j'ai envie de dire, alors bon, c'est encore peut-être récent, mais n'hésitez pas à,
45:22effectivement, vous faire suivre vous-même auprès de votre médecin.
45:24Et puis, à en parler, vous tourner vers d'autres, vers des associations, par exemple.
45:28Ça peut être aussi une solution.
45:30Merci beaucoup à tous pour vos témoignages.
45:33Je vous souhaite une très, très belle après-midi dans un tout petit instant.
45:36L'heure du crime.
45:37Jean-Alphonse Richard est un étrange suivi.

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