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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 07 octobre 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, la mobilisation des lycées en net recul, près de 9 lycées sur 10 fonctionnent normalement.
00:15C'est ce qu'annonce le ministère de l'éducation nationale il y a quelques minutes.
00:21Malgré tout, ce mouvement se poursuit avec des blocages ça et là,
00:26et surtout un nouvel appel à la mobilisation pour demain, appel qui sera soutenu par plusieurs syndicats d'enseignants.
00:33Dans ce contexte, Sébastien Lecornu doit prendre la parole ce soir.
00:37Que doit-il annoncer, selon vous, pour apaiser cette colère ? Quelles mesures proposez-vous ?
00:44Vous nous appelez au 3210 pour réagir ou vous nous envoyez un message sur l'application RTL.
00:50Ce matin, sur RTL, Laurent Nunes, le ministre de l'Intérieur, a défendu sa politique de maintien de l'ordre.
00:56Il annonce toutefois la suspension de l'usage des grenades assourdissantes.
01:00Grenades qui sont en cause à Lens, notamment, où un adolescent a eu la main arrachée lundi.
01:07Il faut rétablir l'ordre. Voilà ce que répète Marine Le Pen en déplacement.
01:12Écoutez.
01:13Clairement, moi, je considère que les forces de l'ordre font leur travail.
01:16Ils le font dans des conditions qui sont difficiles.
01:20Et la plupart des fake news qui ont été diffusées par l'extrême gauche depuis le début des événements,
01:25eh bien, ont été immédiatement contredits par les différents procurants en charge de ces affaires.
01:32Et je pense que le président de la République a, nouvelle fois, révélé le fait qu'il ne tient pas
01:38à préserver nos forces de l'ordre.
01:41Marine Le Pen qui réagissait à cette demande d'apaisement du côté d'Emmanuel Macron depuis le salon de l
01:47'élevage de Cournon d'Auvergne.
01:48Elle était au micro-RTL de l'ENA Ménager.
01:51On peut aussi revenir sur cette proposition de loi qui sera examinée tout à l'heure à l'Assemblée nationale
01:59en commission des affaires sociales.
02:01Proposition de loi pour prolonger le dispositif qui vous permet de payer vos courses avec vos tickets restaurants.
02:05Alors, ça ne plaît pas beaucoup aux restaurateurs, mais l'idée, en fait, ce serait de prolonger ce système.
02:13Et vous, qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous faites vos courses grâce à cet Iki Resto ?
02:17Est-ce que vous pourriez ou non vous en passer ?
02:19Là encore, vous réagissez au 3210 ou sur l'application RTL.
02:25Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:29Amandine Bégaud sur RTL
02:32J'interviens pour l'intervention du Premier ministre ce soir, Sébastien Lecornu.
02:35Ce qu'il doit absolument annoncer, c'est un plan de réfection des établissements scolaires.
02:40Pour le remplacement des professeurs, qui est absolument essentiel pour que les jeunes puissent arriver à passer le bac dans
02:45de bonnes conditions,
02:46il faut peut-être faire appel aux vacataires.
02:48Je pense que c'est le type de mesure que nos jeunes attendent aujourd'hui.
02:53Voilà pour ce message laissé sur l'application RTL.
02:57Je vous pose une question simple en fait.
02:59Si vous étiez Sébastien Lecornu, qu'est-ce que vous annonceriez ce soir pour apaiser justement la colère des lycéens
03:06?
03:06Est-ce qu'il faut des mesures fortes ?
03:08Est-ce que ce temps de discussion, ce temps d'échange démocratique qui a été appelé de ses voeux hier
03:14par le Premier ministre,
03:14peut-être la solution ?
03:16Ou est-ce qu'il va falloir des mesures concrètes, comme nous le disait à l'instant cet auditeur ?
03:20On va en débattre avec vous les uns ou les autres, en tout cas que vous soyez parents, lycéens ou
03:25enseignants.
03:26J'attends vos témoignages, vos réactions et vos propositions.
03:30Benoît, bonjour.
03:31Bonjour Amandine.
03:32Professeur de mathématiques, je le rappelle à Lille et très fidèle auditeur de RTL.
03:37D'abord Benoît, un mot sur ces temps démocratiques annoncés par le gouvernement.
03:41Est-ce que ça peut, non pas suffire, parce que j'ai bien cru comprendre que ça ne suffirait pas,
03:47mais est-ce que ça peut être utile ?
03:48Amandine, est-ce que vous vous souvenez, pendant la crise des Gilets jaunes,
03:51des fameux cahiers de doléances qui maintenant croupissent au fond des archives départementales ?
03:57Est-ce qu'ils ont été ouverts ces cahiers ? Non.
04:00Donc là, on est en train de vous dire, on va vous écouter, on va essayer de faire du dialogue.
04:04A noter que quand M. Lecornu fait une allocution, ce n'est pas une conférence de presse.
04:10Il vient avec son discours, il fait du descendant, ça évite les questions qu'il fâche
04:14ou les questions qui piquent des journalistes.
04:16En termes de démocratie ou en termes de dialogue, je trouve que de ce côté-là,
04:21ce n'est peut-être pas non plus une belle image.
04:23Mais je pense que c'est simplement...
04:26Il faut peut-être un temps comme celui-là, mais bien cadré.
04:30Et les syndicats de personnels de direction le disent.
04:33Oui, ils disent qu'on ne peut pas faire ça en appuyant sur un bouton.
04:37Ce n'est pas parce que quelqu'un s'est levé au ministère hier en se disant,
04:39on va faire ça, que ça y est, c'est la bonne idée.
04:42Vous, Benoît, votre lycée, il est perturbé encore aujourd'hui ou pas ?
04:46Alors, hier, j'étais au lycée.
04:48Ce fut un calme olympien.
04:50Je crois que l'incident le plus important de la journée,
04:52c'est quand je me suis fait insulter par une étudiante de BTS
04:54à qui je disais, arrêtez votre portable.
04:56D'accord. Donc, il y a eu cours ?
04:59Il y a eu cours hier, oui, tout à fait.
05:00Malgré la journée de manif.
05:02Il n'y avait pas de manifestation devant le lycée.
05:06Et donc, vos lycéens à vous, vos élèves,
05:08ils ne soutiennent pas ce mouvement ?
05:11Alors, je n'ai pas dit qu'ils ne soutenaient pas.
05:13Certains sont là devant le lycée parfois,
05:16mais hier, en tout cas, c'était calme.
05:17Après, comparaison ne vaut pas raison.
05:20Non, non, mais c'est intéressant quand même de savoir.
05:22Mais oui, ça a été chaud la semaine dernière avec des cocktails Molotov,
05:27avec un personnel de direction qui s'est pris un vélo au dos sur la main,
05:31des choses comme ça.
05:32Voilà. Mais pour là, c'est un peu retombé.
05:35Voilà.
05:36Et quand vous discutez que vous échangez avec eux,
05:40vous avez le sentiment d'un vrai mal-être ?
05:43Un vrai mal-être. Le bâti scolaire, il dépend de qui ?
05:46Il dépend des régions.
05:47Donc, on peut demander à l'État de faire ce qu'il veut.
05:49On est locataire des régions à titre gratuit.
05:52Donc, je pense que ça a peut-être été un cadeau empoisonné
05:54qui a été fait aux régions quand on leur a dit
05:56que vous allez vous occuper des lycées et des départements des collèges.
05:59Ils ont des bâtiments qui sont vieillissants.
06:01Oui, on est dans un bâtiment des années 60.
06:03Au troisième étrage, c'est une vraie fournaise
06:05parce qu'il a eu la bonne idée d'être très mal orienté
06:07quand il a été construit.
06:08On a un lycée frère, pas très loin de chez nous,
06:10enfin, un lycée jumeau, le même bâtiment.
06:13On a fait des travaux de rénovation dessus.
06:15On attend que ces travaux de rénovation aient porté leurs fruits
06:18pour voir si éventuellement, on ne va pas faire les mêmes travaux chez nous.
06:21Voilà le discours de la région.
06:22Sauf que les régions, elles disent,
06:24l'État nous donne moins qu'avant et donc on n'a plus les moyens.
06:27Oui, l'État donne moins qu'avant, on n'a plus les moyens.
06:30J'entendais un de vos interlocuteurs parler de crise de recrutement chez les professeurs.
06:35Oui, il y a une réelle crise.
06:36Alors, cette année, oui, on ne peut pas prendre beaucoup de contractuels
06:38parce qu'en fait, il y a double concours de CAPES.
06:41Il y a un Bac plus 3 et un Bac plus 5.
06:43De ce fait-là, en fait, tous les postes de contractuels
06:45ont été remplacés par des professeurs stagiaires.
06:48Ou à peu près.
06:49Donc, les contractuels sont passés derrière cette affectation.
06:52Mais quand vous commencez votre métier à 1,8 SMIC,
06:56est-ce que vous croyez qu'un Bac plus 5, c'est un salaire décent ?
06:59Et je ne parle pas de moi qui suis en 5 carrières,
07:02qui, le mois dernier, a touché le strict minimum.
07:05Et pour un néglé, je me pose des questions.
07:08Benoît, vous avez un peu de temps pour rester avec nous ?
07:09Oui, oui.
07:10Je voudrais vous faire échanger avec les auditeurs.
07:12L'idée, vraiment, de ce que j'ai, moi, imaginé pour aujourd'hui,
07:16c'est que chacun puisse, un, dire le regard qu'il porte sur ce mouvement
07:20et qu'on essaye de trouver des solutions, si solutions il y en a.
07:23Et je précise qu'un certain nombre d'entre vous ne comprennent pas du tout,
07:27mais pas du tout, ce mouvement des lycéens.
07:29On reçoit des messages sur l'application RTL de gens, en gros,
07:32qui nous disent, c'est un caprice, quoi.
07:34C'est juste des enfants qui ne veulent pas travailler.
07:37Nicolas, bonjour.
07:39Bien, bon à vous.
07:39Vous êtes professeur d'histoire au collège et en université.
07:43Un mot d'abord de ce que je disais.
07:45Effectivement, il y a un certain nombre d'auditeurs qui ne comprennent pas,
07:48qui disent, ce sont juste des élèves qui n'ont pas envie d'aller en classe.
07:53Non, je vais être un peu plus nuancé que ça.
07:56Moi, je partage totalement l'avis du précédent auditeur.
07:59L'État français est un État schizophrène qui se mord en permanence la queue.
08:03Où, d'un côté, on a des revendications sociales qui demandent toujours plus de dépenses
08:06parce que rien ne va.
08:07Et en même temps, on a un État qui demande toujours plus de diminuer les dépenses
08:10parce qu'on est dans une situation économique et financière
08:12proche de la Grèce, de l'Espagne et de l'Italie il y a 10-15 ans.
08:15Donc, vous voyez la contradiction permanente dans laquelle on est.
08:18Avec, en plus, les lois de décentralisation et la subsidiarité
08:21qui fait que tous nos établissements scolaires sont gérés par des échelons locaux
08:25et non plus nationaux.
08:27Donc, vous voyez le problème.
08:28C'est une situation qui est inextricable jusqu'au moins aux élections présidentielles
08:32où là, il y aura des grandes décisions budgétaires, financières
08:34et un cap à donner suite à ces élections.
08:37Mais j'imagine mal un exécutif à 7 mois des présidentielles donner ce cap-là.
08:41Sauf que oui, et puis, j'allais dire, en plus, ils pourront le donner
08:44mais après, effectivement, il pourrait être contredit.
08:46Qu'est-ce qu'on fait, du coup, Nicolas, d'après vous, qui est enseignant,
08:49pour sortir de tout ça, pour que les élèves retournent en cours ?
08:54Moi, je suis aussi un grand baroudeur.
08:56Dès que j'ai un temps libre, j'essaie de parcourir le monde.
08:58Je vois des situations, et comparaison n'est pas raison, bien entendu,
09:01mais dans plein de pays, l'école n'est pas publique et gratuite,
09:04dès 3 ans jusqu'au master, concrètement.
09:06Dans beaucoup de pays, les situations, je voyage pas mal dans les pays en développement,
09:11clairement, ils sont 50-60 par classe, des conditions de travail qui sont abominables
09:15et sur lesquelles, nous, finalement, en France, on n'est pas à rugir.
09:18Mais bien sûr, dans l'état que nous sommes, il y a des conditions qui peuvent paraître
09:22difficilement compréhensibles.
09:23Et je pense que les lycéens peuvent avoir raison, d'une certaine manière,
09:26de revendiquer certains droits, mais peut-être aussi qu'on est sur des générations
09:29qu'on écoute énormément.
09:32Revenez, il y a 100 ans en arrière, les jeunes, clairement, on s'en foutait.
09:36Je ne dis pas que c'était bien.
09:37Mais vous dites qu'on les écoute trop, Nicolas ?
09:39Je pense qu'on est aujourd'hui dans une logique où les adultes,
09:43à toutes les échelles, parents, enseignants,
09:45on est finalement des adultes hélicoptères où, à chaque besoin d'enfants,
09:49à chaque besoin d'adolescents, on intervient pour éviter la contrariété,
09:52pour éviter la frustration et pour éviter la difficulté.
09:55Pour moi, l'école de la vie, c'est l'école qui apprend à être autonome,
09:58à se responsabiliser et à surtout pas attendre des autres que les choses se passent,
10:02à prendre son destin en main.
10:03Moi, c'est vraiment ma philosophie de vie, c'est comme ça que j'ai essayé de grandir.
10:07Donc, non mais c'est très intéressant ce que vous dites.
10:09Bon, on va prolonger les discussions dans un tout petit instant
10:12et se retrouver sur RTL.
10:13Si vous aussi, vous souhaitez intervenir, si vous ne comprenez pas du tout
10:18ce mouvement des lycéens, appelez-nous 3210,
10:20ou vous nous envoyez un message.
10:22Et puis, alors, si vous avez la solution pour apaiser les choses,
10:24là aussi, je vous attends tout de suite.
10:26Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
10:3050 centimes la minute.
10:33Amandine Bégaud.
10:34RTL midi, les auditeurs ont la parole.
10:37Pourquoi manifeste-t-il maintenant,
10:39alors que le gouvernement ne tient plus qu'à un fil
10:42et qu'il peut leur promettre tout ce qu'ils veulent,
10:44ce sera balayé du revers de la main par le prochain gouvernement
10:47qui sera comme fait par le prochain président ?
10:50Tout sera à remettre en question après les élections.
10:53Le message de Raymond au 3210 qui réagit donc à cette mobilisation des lycéens.
11:00On s'interroge.
11:01Que peut annoncer Sébastien Lecornu ce soir ?
11:05Le Premier ministre qui prend la parole pour tenter d'apaiser cette colère.
11:10On est avec Benoît et Nicolas qui sont tous deux enseignants.
11:13Martin également nous a rejoint.
11:14Bonjour Martin.
11:15Oui.
11:16Bonjour.
11:17Je peux me permettre de te tutoyer ou pas ?
11:19Oui, bien sûr, si vous voulez.
11:21Tu es lycéen, élève en quelle classe ?
11:23Je suis élève en terminale.
11:25En terminale.
11:26Alors, tu participes aux manifestations ou non ?
11:29Alors, personnellement, non, pas du tout.
11:31Je ne participe pas aux manifestations en tant que telle.
11:33Mais par contre, bien sûr que oui,
11:35je soutiens en quelque sorte les revendications de tous les lycéens de France.
11:39Mais par contre, je condamne ouvertement la violence qui peut être faite
11:44par les manifestants envers les policiers
11:45et même, si on veut le dire, la violence des policiers.
11:52Dans ton lycée, il y a cours ?
11:53Il y a eu des perturbations ?
11:56Alors, nous, dans notre lycée, en fait, on a eu...
11:58Je suis au centre-ville de Toulouse.
12:00Et oui, on a eu des perturbations.
12:03Le proviseur a décidé de fermer jeudi midi dernier.
12:06Là, jeudi midi dernier, voilà.
12:09Et je n'ai pas eu cours, du coup, vendredi dernier ni hier.
12:13D'accord.
12:14Donc, il n'y a même pas en distanciel.
12:15Il n'y avait pas cours tout court ?
12:16Si, si.
12:18En distanciel, oui.
12:19Quand tu dis je comprends les revendications et je les soutiens, lesquelles ?
12:26Je soutiens en soi à peu près toutes.
12:29C'est-à-dire le manque de moyens, le manque de profs,
12:32mais également, surtout le fait qu'on ait des emplois du temps
12:34qui sont surchargés, c'est énorme.
12:36Alors oui, on est lycéens, oui, on se prépare en quelque sorte,
12:40comme nous le disaient certains de nos profs, à notre vie future.
12:43Parce que nous, quand on sera dans la vie professionnelle,
12:46on aura peut-être des emplois du temps comme ça.
12:49Mais pour le moment, on a encore tous 17 ans.
12:52Et surtout, ce qu'on veut, c'est ça.
12:54Et on veut...
12:56Voilà.
12:56Moi, personnellement, c'est surtout les emplois du temps qui sont surchargés.
13:00Ton emploi du temps, c'est-à-dire, en gros, si on devait faire la semaine assez rapidement
13:04pour bien comprendre, il ressemble à quoi ?
13:07C'est assez étalé, mais c'est surtout du 8h-17h et du 8h-18h.
13:15Et j'ai 31 heures de cours par semaine.
13:1731 heures.
13:18Mais je vais peut-être me retourner vers Benoît
13:23et mes souvenirs de lycéenne.
13:26Mais moi, qui ai 45 ans, je ne pense pas qu'on avait beaucoup moins d'heures.
13:31Benoît, je me trompe ou je fais la vieille imbécile, là, en disant ça ?
13:34Alors, moi qui en ai 57, je pense qu'on avait aussi un peu moins d'heures.
13:38Mais là où votre auditeur a raison, c'est qu'avec le bac à la Blanquer,
13:42avec sa réforme et la personnalisation du parcours pour les élèves,
13:47ils peuvent choisir chacun les spécialités qu'ils veulent,
13:50ça fait forcément des blocs dans lesquels on retrouve telle ou telle matière
13:54et on y met des blocs de 36 élèves pour qu'ils puissent suivre leur spécialité mathématique.
14:00Oui, avant, pour bien expliquer à ceux qui ne sont pas forcément courants,
14:03avant, on avait une filière S, E, S et L.
14:06Aujourd'hui, en fait, on a un bloc commun et on y ajoute des spécialités,
14:10c'est comme ça, des options, une spécialité.
14:14Et effectivement, tout ça se rajoute.
14:16Et puis, comme il faut bien faire court, ça fait soit des journées très longues
14:19ou parfois avec un gros trou aussi au milieu de la journée.
14:22Et surtout, pour que l'ensemble des élèves de première ou de terminale
14:26soient disponibles sur ce créneau-là, on aligne toutes les spécialités.
14:30Voilà.
14:31Et on se retrouve avec des classes qui ne sont plus des classes.
14:33Je prends mon groupe de première spécialité math,
14:35ils viennent de trois classes différentes.
14:37Dix élèves par-ci, dix élèves par-ci, dix élèves par-là.
14:40Ce qui dénature complètement l'ambiance de classe.
14:43Mais on l'a déjà critiqué, on l'a dit dès le départ, dès 2019 ou 2020.
14:48Attention, ça va être un cafarnaum.
14:50Mais non, on ne nous écoute pas, il y a tellement plus intelligents que nous.
14:53Martin, je reviens vers toi, lycéen, donc à Toulouse.
14:56Tu nous disais, je disais, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit prendre la parole ce soir.
15:02Toi, alors, tu participes pas au mouvement mais tu le soutiens.
15:05D'après toi, qu'est-ce qu'il faudrait qu'il annonce très clairement
15:08pour que les élèves, j'allais dire, reprennent le chemin de l'école ?
15:12Par exemple, le temps démocratique, ce temps d'échange, ça, ça peut être utile ou pas du tout ?
15:17En soi, ça peut être utile mais surtout, il faut que ce soit entendu par nos institutions.
15:22On est à quelques centaines de jours de l'élection présidentielle
15:27et je pense que c'est un mouvement qu'il va falloir vraiment mettre au cœur de la campagne,
15:33pas juste le fait de mieux payer les professeurs.
15:36C'est un sujet mais aussi peut-être le fait de nos sujets.
15:39Revoir l'organisation, comme le disait votre précédent auditeur, de nos classes justement.
15:46Nous, des fois, on est dans des spécialités, on ne connaît personne.
15:50Moi, je sais, je suis dans une spécialité, on est cinq classes en même temps.
15:55Martin, restez avec nous.
15:57Enfin, reste avec nous, pardon, j'ai commencé à tutoyer, je vais continuer.
16:00Si tu veux bien, on est avec François. Bonjour François.
16:03Oui, bonjour.
16:05Qu'est-ce que vous préconisez, vous ?
16:08Eh bien, moi, je préconise qu'il va falloir qu'ils travaillent un mois de plus autant que les Allemands.
16:13Les Allemands travaillent un mois de plus que nous.
16:15On ne travaille que 144 jours dans l'année.
16:18Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Ils ne veulent plus travailler ces gens-là ?
16:20Non, mais ils ont des journées plus chargées en fait, François, c'est ça l'histoire.
16:23Non, plus chargées.
16:24Plus chargées.
16:25Alors, attendez, ils veulent de l'augmentation, les profs, alors il faudra qu'ils travaillent un mois de plus pour
16:30avoir l'augmentation.
16:31Toutefois, il mérite salaire.
16:32Ça veut dire quoi ? Tirer toujours sur la corde, la picelle, voilà où c'est qu'on en est
16:35arrivé.
16:36Il n'y a plus de valeur dans l'école maintenant.
16:37Vous avez vu, maintenant, les enfants de huit ans peuvent avoir le bac.
16:40C'est grave, c'est très, très grave.
16:42Donc, automatiquement, il faut remettre cette France-là au travail.
16:44Mais qu'est-ce qu'il attend le Premier ministre d'expliquer les comparaisons avec les autres pays ?
16:48Les autres pays ont à peu près un mois de plus de travail que nous.
16:51Mais avec des journées, François, et j'insiste, parce que c'est un des fonds du problème,
16:56avec des journées qui sont moins longues, moins d'heures de cours.
17:00Il y a moins d'heures de cours, mais plus de jours de cours dans l'année.
17:03Bon, alors peut-être qu'il apprend mieux comme ça.
17:04Non, mais ça, c'est vrai.
17:04Ce n'est pas moi qui l'invente, ce sont les chiffres de l'OCDE.
17:07Non, non, je ne vous mets pas en doute.
17:09Non, mais le système de ça, c'est que la France, elle ne travaille plus depuis les 35 heures.
17:13Elle n'avance plus, elle ne travaille plus.
17:15On a eu la retraite à 60 ans.
17:17Les 35 heures, les RMI, c'est-à-dire les gens se sont enfilés là-dedans et puis ils ne
17:21veulent plus en sortir.
17:22On a un système, on a une bureaucratie qui est surchargée à un mammouth, et puis j'en passe et
17:27des meilleurs.
17:28Il faut remettre tout à plat.
17:29Le Premier ministre, moi, je suis à sa place, moi, je vais dire, écoutez, bon, les profs, ils veulent une
17:33augmentation.
17:34Un mois de plus de travail, vous aurez une augmentation.
17:36Mais il n'y en a pas un qui veut dire la vérité.
17:39Alors, François, essayons d'être constructifs.
17:43Martin, qui est lycéen, est toujours avec nous.
17:46Martin, le rythme scolaire, c'est quelque chose dont on a beaucoup parlé.
17:49Souvent, ça avait été au cœur des réflexions de la Convention citoyenne sur l'éducation nationale.
17:57Et c'est vrai qu'on dit souvent qu'effectivement, l'un des problèmes en France, c'est que les
18:00journées sont ultra chargées.
18:01Mais à côté de ça, on a beaucoup de vacances et notamment ces petites vacances.
18:04Je pense à la Toussaint, 15 jours.
18:06Pour le coup, il y a encore quelques années, c'était qu'une semaine de vacances.
18:08Est-ce que, pour toi, lycéen, si on vous promet des journées moins longues,
18:15mais en échange de quelques jours de vacances en moins, ça, quelque chose d'envisageable ou non ?
18:22En fait, aujourd'hui, moi, je suis content avec le système que j'ai,
18:25mais les mots sont des mots et les actions sont des actions en soi.
18:28Donc, oui, on a eu des conventions citoyennes,
18:30mais moi, dans le privé, moi, dans le lycée où je suis,
18:33je n'ai vu aucun aménagement par rapport à l'an dernier.
18:36Je ne sais même pas si le gouvernement a pris en compte ce qu'on demandait, nous.
18:44Et sur les vacances, est-ce que moins de vacances, un petit peu moins de vacances,
18:47pour des journées plus allégées, ça, c'est envisageable ou non ?
18:52Moi, je suis content, moi, j'aime les vacances.
18:54Mais après, oui, si on pouvait travailler…
18:58Non, mais j'entends, monsieur.
19:00Oui, si on pouvait travailler…
19:02Attendez, François, laissez-le parler.
19:04De manière plus courte, de manière plus succincte dans la journée.
19:07On pourrait faire du sport.
19:09Aujourd'hui, on n'a plus le temps.
19:10Aujourd'hui, on rentre chez nous.
19:11Moi, j'ai des camarades, ils mettent une heure pour rentrer chez eux.
19:14Le matin, quand ils commencent à 6h, quand ils commencent à 8h,
19:18ils doivent se lever à 6h du matin.
19:20Ils ont une heure de transport.
19:23Et après, les devoirs à faire encore le soir.
19:25Voilà.
19:26Et c'est ça.
19:26Et nous, le soir, en terminale, on a des devoirs, mais énormes.
19:31La société change.
19:35Et quand vous entendez François dire
19:37« La France, en général, ne veut plus travailler »,
19:39vous dites quoi ?
19:43C'est que la société a changé.
19:45Ce n'est pas que la France ne veut plus travailler.
19:47Avec d'autres aspirations.
19:49Elle veut travailler différemment.
19:50C'est un sujet dont on parle très régulièrement
19:52avec d'autres aspirations aussi des jeunes aujourd'hui
19:54qui, par exemple, parfois préfèrent gagner un peu moins,
19:57mais faire un métier qui donne du sens.
19:59Attendez, attendez que je rajoute quelque chose.
20:01Oui, attendez, François.
20:02Il n'y a pas de souci.
20:02Oui, mais sans agressivité, s'il vous plaît.
20:05Ah non, non, non, je ne me suis pas dit
20:06d'écouter que je serais agressif.
20:07Je ne suis pas les blackbirds, moi.
20:10Allez, c'est parti.
20:11Comment je voulais vous dire ?
20:13Le lundi, la taxe ouvre à 10h.
20:15Le mercredi après-midi, ils sont libres.
20:17Et le vendredi midi, ils sont libres.
20:19Ils ont trois jours de repos sur sept jours dans la semaine.
20:21Mais ce n'est pas le cas, François.
20:22Écoutez Martin, ce qu'il nous dit.
20:24Martin, il nous parle de journées de 8h, 17h, 8h, 18h.
20:27Vous pouvez vous dire que ce n'est pas beaucoup
20:29par rapport à plein de choses.
20:30Mais en tout cas, ils n'ont pas d'après-midi libre.
20:32Le vendredi après-midi, ils n'ont pas.
20:35Martin, le vendredi, je finis à 18h.
20:40Oui, vous êtes minoritaire.
20:42L'an dernier, je bossais le mercredi après-midi.
20:44Ce n'est plus pareil, monsieur.
20:46Ce n'est plus du tout pareil.
20:47On n'a pas d'après-midi libre.
20:48Si vous commencez à vous plaindre,
20:51il ne faut pas vous mettre dans la médecine et de docteur
20:53et tout cela parce que vous allez avoir des gros problèmes.
20:55Vous allez avoir des gros problèmes.
20:56François, si on ne peut pas parler de manière apaisante,
20:58je suis désolée.
20:59Moi, ce que je trouve bien,
21:00c'est très intéressant d'avoir des points de vue contradictoires
21:03et d'essayer juste de comprendre ce que dit son interlocuteur.
21:06Martin, il n'est pas là pour vous convaincre
21:07et vous n'êtes pas là pour convaincre Martin.
21:09Mais juste d'entendre.
21:10Ne vous moquez pas.
21:11Ne dites pas, si c'est comme ça,
21:12vous ne ferez pas médecine.
21:14Peut-être que Martin ne veut pas faire médecine.
21:16Oui, il peut faire chômeur aussi.
21:19François, si on fait comme ça, j'arrête.
21:22Non, mais continuez, je vous écoute.
21:23Martin, allez-y.
21:25Non, je fais sur ce pot.
21:27Oui, mais voilà.
21:29Je trouve que c'est...
21:30Ce n'est pas pour ça qu'on ne va pas y arriver.
21:31Je trouve que c'est trop facile de tout généraliser.
21:35Donc, d'un côté, en disant...
21:36Je suis d'accord avec vous.
21:37En disant, ce ne sont que des gamins qui ne veulent rien faire.
21:40Et de l'autre aussi, il ne s'agit pas de tout comprendre.
21:43Et oui, il y a eu beaucoup d'abus qui sont révoltants.
21:45Et toutes ces violences, c'est une honte.
21:47Mais à partir du moment où ce mouvement dure, il faut essayer de trouver les solutions pour en sortir.
21:52Et donc, ça passe, j'imagine, en tout cas, c'est aussi l'objectif de cette émission, par du dialogue.
21:56Vous savez quoi, François et Martin ? On va se retrouver dans un instant.
21:58A tout de suite.
22:14Il y avait un jeune qui s'est exprimé, qui disait...
22:17Non, attendez, nos plannings, 8h, 18h, c'est trop.
22:20Non, attendez, jeune homme, l'année du bac, je ne sais pas, il faut m'expliquer.
22:24Si vous n'étudiez pas, s'il n'y a pas un certain nombre de matières sur lesquelles vous devez
22:28plancher,
22:28comment pouvez-vous vous préparer à passer le bac ?
22:31Bonjour, c'est Françoise.
22:33Je sais ce qu'il va dire, monsieur Lecornu, il va dire...
22:36Bonjour, pardon, merci.
22:39Bonne journée.
22:41Le petit clin d'œil de Françoise à Céline Dion.
22:45Effectivement, on évoque cette crise des lycéens, cette colère et surtout les moyens ou pas de l'apaiser.
22:52Avec Sébastien Lecornu qui doit prendre donc la parole ce soir.
22:56Qu'est-ce que vous feriez, vous, à sa place pour apaiser cette colère ?
22:58On en débat ensemble.
23:01François est toujours avec nous.
23:03François, vous compariez à l'Allemagne en disant qu'on n'a qu'à avoir moins de vacances qu'en
23:08Allemagne
23:08et qu'en Allemagne, le système est mieux.
23:12J'ai demandé à Victor, du coup, de faire la comparaison.
23:14Victor, vous avez tous les chiffres clés. Dites-nous.
23:16Oui, alors c'est vrai qu'en Allemagne, la durée de l'année scolaire, elle est plus longue.
23:19C'est entre 200 et 208 jours par an contre 183 jours de classe par an en France.
23:25Mais par contre, si on s'intéresse à la journée, la journée n'est pas du tout construite de la
23:29même manière
23:30puisque typiquement en France, la moyenne, c'est entre 9h et 10h de classe par jour.
23:34Tous ces chiffres-là, c'est pour le secondaire.
23:36Donc, c'est vraiment pour le lycée.
23:37Et c'est 5 à 6h en Allemagne en moyenne.
23:39Typiquement, il commence à 8h et il termine à 15h.
23:42Et ça s'explique aussi parce que la pause déjeuner, elle est plus courte.
23:451h30 à 2h en France, 30 minutes en Allemagne.
23:48Et les cours, ils ne sont plus courts aussi.
23:49C'est 45 minutes en Allemagne, 55 minutes en France.
23:52J'ai une autre mission pour Victor.
23:54D'ici la fin de l'émission, il y a beaucoup d'auditeurs qui sont plutôt d'accord avec François
23:58et qui nous disent sur l'application RTL, mais nous, il y a 20, 30, 40 ans, on faisait 8h,
24:0218h.
24:03Vous pouvez regarder si ça a évolué ou pas ?
24:06En France, s'il y a une variation en France.
24:08En France, il y a 30 ans, c'était les mêmes journées ou pas ?
24:11Alors, Benoît nous disait tout à l'heure, qui est enseignant de maths,
24:14qu'effectivement, l'emploi du temps était complexifié avec la réforme du bac.
24:17Mais ça m'intéresse de savoir le temps qu'on passait à l'école ou au lycée, il y a
24:2020 ou 30 ans.
24:22D'accord, mission acceptée ?
24:23C'est toujours les missions un peu difficiles, mais je suis sûre que vous allez y arriver, Victor.
24:29Christophe est avec nous. Bonjour Christophe.
24:32Bonjour Amandine.
24:33Vous nous appelez d'Evry, c'est ça ?
24:35Oui, c'est ça, oui.
24:37Vous avez des lycéens, vous, à la maison ?
24:39Oui, en fait, chez mon fils, et puis à 20 ans, et ma fille, donc en fait, à 19 ans,
24:45voilà, il manifeste, voilà, ce qui est en fait normal, mais on sent que, en fait, pas psychiquement.
24:53Et moi, je, en fait, trouve pas ça normal que des, en fait, lycéens, ils cassent tout, parce que, pourquoi
25:03ils mettent plein de cartons, en fait, en disant, on manque de matériel, on manque de ça, de ça, mais
25:11ils souffrent, en fait, à force de casser, qui payent ?
25:14Mais ça, on est tous d'accord, je crois, Christophe.
25:16En fait, tout l'argent qu'ils n'ont pas, qui payent où ? C'est nous, en fait.
25:21Mais ça, je crois que, vraiment, pour le coup, tout le monde est d'accord, tout le monde condamne ces
25:25violences, et effectivement, c'est compliqué de réclamer des moyens quand vous détruisez vos lycées, ça, il n'y a
25:32aucun doute.
25:34Et la deuxième chose, par rapport, en fait, au Premier ministre, je pense qu'il a, en fait, une seule
25:42chose à dire, c'est qu'il, en fait, demande pardon à la France, parce qu'il n'a pas
25:48été, donc, en fait, en mesure, et qu'il passe son tour.
25:52Alors, parce que, voilà, et quand on voit ce qu'il a fait, en fait, sur le carburant, voilà, il
25:59a donc passé de la pommade à, en fait, pas mal de personnes, et là, ce qu'il fait, donc,
26:05en fait, avec les jeunes, c'est, en fait, pareil.
26:10Donc, voilà, donc, je pense que le mieux, c'est qu'il soit honnête avec les gens, voilà, c'est
26:17qu'il, en fait, l'arrête de mentir, et qu'il dise, en fait, qu'il n'est pas capable,
26:22et voilà, et qu'il passe son tour, point.
26:25Oui, sauf qu'après, on fait quoi, Christophe ? Pardon, on a une élection présidentielle dans un peu plus de
26:30six mois. En attendant, il y a un budget à voter. S'il n'y a pas de budget pour
26:34la France, c'est vraiment une catastrophe.
26:37S'il faut changer de Premier ministre, c'est compliqué.
26:40On a fait comment avant, et quand il n'y avait pas de Premier ministre pendant quatre, cinq mois ?
26:46Non, ça n'a pas duré. Non, non, il y a toujours eu un Premier ministre, Christophe.
26:49Oui, mais bon, là, en fait, lui, je pense qu'il est donc, voilà, il ne sert à rien. Et
26:58comme, en fait, le président prendra toujours, en fait, sa défense,
27:06donc, je pense que, tant que lui, il sera donc, en fait, au pouvoir, ça sera, en fait, l'enfer.
27:16Mais vous, en fait, voyez que la France, là, à part, en fait, vraiment faite en cacahuètes, à part vraiment
27:23faite en cacahuètes...
27:24Oui, oui, Christophe, mais effectivement, il faut un Premier ministre, il faut un budget pour la France.
27:31Guillaume, vous êtes aussi avec nous.
27:32Oui, mais tous les Premiers ministres, tous les Premiers ministres, ils nous disent, oui, si, en fait, je suis élu,
27:39il y aura ça, ça, ça.
27:41Mais oui, mais en fait, c'est en fait que du vent. Nous, donc, en fait, les paroles, on s
27:47'en fout. Ce qu'on veut, maintenant, en fait, c'est des actes, en fait.
27:51Des actes. Alors, justement, qu'est-ce qu'il faudrait qu'il annonce ? Guillaume, bonjour.
27:57Oui, bonjour, Mambine.
27:58Oui, d'après vous, qu'est-ce qu'il faudrait que le Premier ministre annonce ? Et est-ce que
28:02ça peut servir à quelque chose, cette intervention, ce soir ?
28:06Malheureusement, je pense que ça ne servira à rien. Les effets d'annonce, c'est comme les concertations, c'est
28:10comme beaucoup d'éditeurs le disent.
28:12Malheureusement, on a sept mois des élections, le gouvernement en place, plus personne n'y croit. Ou alors, il faut
28:16être zinzin, malheureusement.
28:19Donc là, des effets d'annonce pour parler, pour parler, malheureusement, ça ne servira à rien.
28:23Parce qu'on sait très bien que les caisses sont vides, que ce soit pour l'agriculture, la médecine, l
28:27'éducation nationale.
28:28Donc malheureusement, là, ça ne va aboutir sur rien du tout.
28:32Donc ces paroles, sa prise de parole, c'est du vent, c'est du blabla.
28:36Et ça va apaiser les choses. À moins d'une semaine des vacances scolaires, là, le mauvais temps va arriver,
28:41les lycéens vont rentrer tranquillement au lycée.
28:42Et puis voilà, ça sera...
28:43Sur le fond, Guillaume, vous les comprenez, vous ou pas, les lycéens ?
28:47Sur le fond, oui. Je suis père d'un lycéen, il y a l'absence de professeur, les moyens donnés,
28:53il y a certaines choses, oui.
28:56Après, sur les cours, 8h en 18h, non, parce qu'avec l'absence des professeurs, moi, mon fils finit le
29:01mardi à 15h, le mercredi à 12h30, le vendredi à 16h.
29:06Ça, depuis le début de l'année, il a un prof absent depuis le début de l'année, il n
29:09'a même pas vu encore depuis la rentrée.
29:11Il n'y a pas de prof remplaçant. Donc oui, sur certaines choses, effectivement, mais c'est quelque chose qui
29:15est récurrent depuis 10-15 ans, ça.
29:18Merci beaucoup, Guillaume. Sophie, bonjour.
29:20Bonjour.
29:20Vous êtes secrétaire administratif dans un lycée. Je vais vous presser un tout petit peu, parce qu'il nous reste
29:24peu de temps avant de changer de sujet.
29:27Qu'est-ce qu'il faudrait annoncer, d'après vous ? Vous travaillez dans un lycée pro ?
29:31Tout ce qu'il pourra dire, c'est de la poudre aux yeux. C'est pour nous faire patienter et
29:35pour que les gamins puissent retourner en cours.
29:40Par exemple, hier, ils ont m'annoncé des mesures pour des AG internes. Sauf que nous, ce matin, le plan,
29:48on fait comme on veut dans les lycées.
29:51Et on n'a aucun écrit ni du gouvernement ni du ministre.
29:54Sur le temps d'échange démocratique, là ?
29:55Oui, oui. Ce n'est pas obligatoire. On fait comme on veut. Et en même temps, comment l'organiser avec
30:00des gamins qui sont sur le goudron, quoi.
30:03Donc, à côté de ça, on ne dit pas que le gouvernement, cette année, a supprimé les heures de remplacement
30:13de courte durée.
30:15Nous, au lycée où je travaille, à Dole, dans le Jura, qui est un lycée professionnel, un petit lycée professionnel,
30:21on avait des heures de RCD, c'est-à-dire que ce sont les profs du lycée qui remplacent les
30:27profs absents.
30:28D'accord.
30:29Et bien, cette année, on nous a divisé les heures de moitié.
30:34Donc, ça veut dire un prof absent deux jours, il n'est pas remplacé ?
30:37Non. Alors, le remplacement, les RCD, c'est des remplacements de courte durée.
30:41C'est-à-dire que c'est des profs du lycée qui prennent les élèves.
30:44Oui.
30:44Donc, ils font leur matière, ils ne font pas la matière du prof.
30:47Mais, au moins, les gamins sont occupés.
30:49Oui.
30:50Et ils travaillent sur d'autres matières.
30:53Donc, quand on dit, moi, quand j'entends dire que les jeunes sont des feignants, non, je ne suis pas
30:56d'accord.
30:57Alors, ils ont la pression.
31:00Et pour eux, moi, j'ai un fils qui est étudiant à Lyon en architecture.
31:05Et bien, lui, il me dit, mais maman, le seul moyen d'avoir quelque chose, c'est de casser.
31:09Donc, quand vous entendez ça, c'est compliqué, quoi.
31:11Oui, j'espère que vous lui dites que non, il ne faut pas faire ça.
31:13Bien sûr, évidemment.
31:15Non, non, non.
31:16On s'est raccrochés au nez ce week-end.
31:17Ah oui, vous êtes fâchés pour ça.
31:19Ah non, mais c'est intéressant, ça, Sophie.
31:20Et puis, alors, les gens qui disent, il faut changer, il faut faire comme en Allemagne, OK.
31:23Mais derrière, on va avoir le tourisme qui va tomber sur le bras raccourci parce qu'on va réduire les
31:28vacances de deux mois.
31:29Et que juillet-août, c'est quand même une période touristique.
31:32Alors, effectivement, en Allemagne, ils viennent en France pour passer leurs vacances.
31:36Non, non, mais c'est vrai que tout ça implique plein de questions.
31:40Mais en tout cas, voilà.
31:43On a ouvert le débat sur RTL.
31:45On suivra bien sur cette allocution ce soir du Premier ministre Sébastien Lecornu.
31:51Vous saurez tout dans RTL soir avec Anne-Sophie Lapix.
31:54Les réactions aussi.
31:55Ce sera bien sûr entre 18h et 19h.
31:58Merci à tous d'avoir échangé autour de ces questions-là.
32:02Martin, merci mille fois.
32:04Parce qu'un lycéen qui prend la parole comme ça sur RTL, ce n'est pas tous les jours.
32:08Donc, vraiment, merci.
32:10Oui, vas-y.
32:11Je peux dire un truc.
32:13Vas-y, vas-y.
32:13Sachez que tous les lycéens ne sont pas des casseurs.
32:16Tout à l'heure, vous le disiez, mais tous les lycéens ne sont pas des casseurs.
32:20Plein de lycéens veulent agir pour le mouvement, mais dans le calme et sans la violence.
32:25On n'est pas une génération de casseurs.
32:27On est une génération qui veut se faire entendre sans les casseurs.
32:30Voilà, c'est important.
32:31Et ce n'est pas nous qui dégradons nos lycées.
32:33Ce n'est pas nous qui avons forcément incendié un lycée à Nantes.
32:37C'est des casseurs.
32:38De le dire effectivement, Martin, comme tous les lycéens ne sont pas des fainéants, comme le pensent certains.
32:44Ça aussi, c'est important de le dire.
32:45En tout cas, Martin, n'hésite pas à nous rappeler, à intervenir sur ce sujet ou sur d'autres dans
32:50les prochains jours ou les prochaines semaines.
32:52Merci beaucoup.
32:53On se retrouve dans un tout petit instant.
32:54On change complètement de sujet.
32:56Faut-il ou pas prolonger le dispositif qui vous permet de payer vos courses au supermarché avec vos tickets resto
33:02?
33:02On en débat dans un tout petit instant.
33:04A tout de suite.
33:19Je mange tous les jours avec les tickets resto en achetant une salade ou un petit plat rapide dans un
33:24petit supermarché à côté de mon travail.
33:26Je ne vais pas au restaurant parce que les restaurants, c'est cher.
33:29Et puis souvent, les plats sont trop copieux, pas équilibrés.
33:33Et ça ne me correspond absolument pas.
33:34Une petite salade dans le supermarché, c'est très bien.
33:37Il faut garder les tickets resto pour faire ces achats-là.
33:40Le message de Serge qui répondait à cette question.
33:43Est-ce qu'il faut prolonger le dispositif qui vous permet aujourd'hui de payer vos courses avec vos tickets
33:48resto ?
33:50La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale examine aujourd'hui une proposition de loi qui va dans ce
33:56sens.
33:56Et l'idée serait de mettre en place un plafond.
33:59En tout cas, c'est ce que certains demandent et notamment les restaurateurs.
34:01On ne pourrait pas dépenser plus de 10 euros par jour en supermarché jusqu'à 25 euros comme c'est
34:06le cas aujourd'hui au restaurant.
34:07Aujourd'hui, c'est 25 euros pour faire ces courses.
34:10Valérie, bonjour.
34:11Bonjour.
34:12Vous nous appelez d'Angers, c'est ça ?
34:14Oui, c'est ça.
34:15Vous, vous utilisez vos tickets resto pour faire vos courses ou pas ?
34:18Oui, régulièrement.
34:23Je viens d'apprendre que le plafond allait descendre à 10 euros.
34:28Ça n'est pas encore voté.
34:30Ce n'est pas encore fait, ça fait partie des réflexions.
34:32Oui, donc si c'est le cas, ça va m'obliger à aller faire mes courses plus souvent.
34:38Parce que moi, je les utilise régulièrement à hauteur de 25 euros dans les supermarchés.
34:44Le restaurant, alors de temps en temps.
34:46Mais je suis assez d'accord avec ce que j'ai entendu tout à l'heure de l'auditeur qui
34:53disait que le restaurant, c'est cher.
34:56Donc moi, j'avoue que je préfère acheter ce qu'il me faut en supermarché, préparer mes repas pour mon
35:03déjeuner lorsque je vais travailler.
35:05Oui, et en termes de pouvoir d'achat, c'est un apport quand même important pour vous au quotidien, j
35:12'imagine ?
35:12Oui, bien sûr.
35:14Oui, oui, oui.
35:14Oui, parce que bon, ça permet d'acheter.
35:16Alors souvent, je trie, mais c'est vrai que le poisson, le fromage, tout ce qui est un petit peu
35:21plus cher, je le concentre sur mes achats avec mes tickets restos.
35:25Oui, c'est des choses que vous ne pourriez pas vous offrir ou moins vous offrir si vous n'aviez
35:31pas ça.
35:32Je dirais moins vous offrir.
35:34Oui, oui, tout à fait.
35:36Merci beaucoup Valérie pour ce témoignage.
35:38Restez avec nous, on est avec Loïc.
35:39Bonjour Loïc.
35:41Bonjour Amandine.
35:42Vous aussi, comme Valérie, vous utilisez vos tickets restos pour vos courses ?
35:46Oui, oui, c'est la même chose.
35:48Je ne peux pas mieux dire que...
35:50Mais si, si, mais dites, comment vous faites ?
35:52À chaque fois, vous prenez 25 euros quand vous faites vos courses ou pas ?
35:55Oui, oui, en fait, c'est ma compagne qui fait les courses la semaine et elle garde ma carte et
36:01c'est elle qui déduit à chaque fois qu'elle a besoin de faire les courses.
36:05Et comme moi, une heure de temps de pause et le midi, je n'ai pas le temps d'aller
36:09au restaurant.
36:09Donc, nous, elle nous sert essentiellement à ça.
36:12Vous pourriez vous en passer si on vous disait que ça n'est plus possible pour faire ces courses ?
36:18Honnêtement, non.
36:19Parce que, surtout en ce moment, avec les histoires du carburant, c'est un sacré coup de pouce.
36:26C'est combien par mois que vous avez, Loïc ? Juste pour avoir une idée, en gros.
36:31Moi, de toute façon, elle est bloquée. C'est pareil. C'est comme vous avez dit, elle est bloquée à
36:3425.
36:35Oui, oui, mais combien ? Quelle somme par mois, vous savez, de garantir qu'un resto ou pas ?
36:40Honnêtement, je pense qu'on dépense dans les 200.
36:43Ah oui, quand même ?
36:44Oui, je pense. Parce qu'on se fait aussi un resto de temps en temps le week-end.
36:47Donc, on en fait quand même. Je vous dis, c'est très proche de ce qu'a dit la personne
36:52juste avant.
36:53Valérie, vous avez combien de tickets resto ? Quel montant par mois, à peu près ?
37:00Alors, en fait, ce n'est pas fixe. Ce que j'expliquais, c'est qu'on a droit à 6
37:03,30 euros par jour travaillé.
37:05D'accord.
37:06Donc, c'est assez fluctuant. Je dirais autour de 90 euros par mois.
37:11D'accord. Oui, donc ça vous permet quand même de faire un certain nombre de courses.
37:17Même si c'est plafonné par 25 euros actuellement et peut-être dix plus tard, effectivement, c'est quand même
37:23une sacrée somme.
37:25Elisabeth, bonjour.
37:27Oui, vous aussi, vous utilisez vos tickets resto pour faire vos courses ?
37:32Ah bah oui, carrément, parce qu'en fait, moi, je suis en 100% de télétravail.
37:36Oui.
37:36Donc, je suis tout à la maison.
37:39Et par rapport à mes collègues qui ont la chance d'inviter près des bureaux, je trouve ça pas juste.
37:47Parce que du coup, moi, je ne peux plus aller faire mes courses.
37:50Parce que je ne vais quand même pas aller au restaurant toute seule tous les midis.
37:53Enfin, il n'y a pas d'intérêt.
37:55Donc, je vais perdre dans mes affaires.
37:58Alors, l'idée, c'est de le plafonner à 10 euros.
38:01Vous ne pourriez pas dépenser plus de 10 euros ?
38:03Oui, mais moi, je fais mes courses une fois par semaine.
38:06Donc, 10 euros une fois par semaine, ça fait 40 euros.
38:09Sachant que je touche environ entre 150 et 200 euros de tickets resto par mois,
38:14ben, en fait, je me demande si ça sera utile que je les garde.
38:17Parce que j'en paye une partie, certes, mais minime.
38:20Jusqu'ici, c'était intéressant parce que 25 euros, tous les samedis par semaine,
38:25ça allait à peu près.
38:26Ça couvrait le solde que je reçois.
38:28Mais là, je ne vois pas.
38:30Je me pose la question si je vais continuer à le garder.
38:33Mais ce n'est pas cool parce qu'il y a une injustice par rapport aux avantages sociaux de mes
38:37collègues.
38:38Parce que c'était quand même dans mon contrat.
38:40Ce n'est pas cool.
38:42Elisabeth et Valérie Ressé, avec nous, on va continuer à échanger.
38:45Et notamment avec un restaurateur qui, lui, dit que le ticket resto, ça doit être pour le restaurant.
38:53Ça, ce sera dans un tout petit instant.
38:55Et puis, à 14h, l'heure du crime.
38:56Jean-Alphonse Richard.
38:57Bonjour Jean-Alphonse.
38:58Bonjour Amandine.
38:59Et aujourd'hui, une fausse erreur judiciaire, mais un vrai violeur.
39:02Oui, Luc Tangor, il cachait bien son jeu.
39:04En 1981, il a 22 ans, étudie en discret.
39:08Il est soupçonné alors d'être le violeur des quartiers sud de Marseille.
39:11Plusieurs femmes attaquées.
39:12Il est condamné à 15 ans de prison.
39:15Il nie avec beaucoup de force.
39:16Il a un comité de soutien.
39:18Des centaines de personnes et des écrivains célèbres dénoncent cette injustice.
39:22Il est gracié par le président François Mitterrand.
39:25Tangor devient alors en France le symbole de l'erreur judiciaire.
39:28C'est une espèce d'icône intouchable.
39:31Sauf que la suite va prouver tout le contraire.
39:34Je vous raconte ce destin criminel.
39:36Luc Tangor, les mensonges d'un violeur.
39:3914h sur RTL.
39:40A tout à l'heure.
39:41A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
39:42Nous, on continue d'évoquer les tickets restaurant.
39:45Est-ce que vous pourriez vous en passer pour faire vos courses ?
39:47On en débat, on échange dans un tout petit instant.
39:49A tout de suite.
39:50Bonne journée sur RTL.
40:0512h30, 14h.
40:07RTL midi, les auditeurs ont la parole.
40:09Avec Amandine Bégaud.
40:11J'espère que le dispositif pour utiliser la carte déjeuner pour payer les courses va se poursuivre.
40:16Pour ma part, c'est un gain qui est non négligeable sur la note finale quand on passe en caisse.
40:21D'autant plus que cette carte, je la confie également à mon fils qui est étudiant.
40:25Et ça lui permet aussi de faire des courses moins onéreuses de son côté.
40:29Le message d'Émilie sur cette question des tickets restos.
40:33Est-ce qu'il faut prolonger le dispositif qui vous permet de payer vos courses avec ces tickets restaurant ?
40:40La proposition de loi est en discussion aujourd'hui en commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale.
40:45Et l'idée, ce serait peut-être d'instaurer un plafond.
40:47Aujourd'hui, vous pouvez dépenser jusqu'à 25 euros par jour en supermarché.
40:51Là, ce serait de redescendre à 10 euros et de laisser les 25 euros pour les restaurateurs.
40:56Jean-Pierre, bonjour.
40:57Bonjour, Armandine.
40:58Vous êtes restaurateur, justement. Dans quelle région ?
41:01Plus dans les Côtes d'Armand, exactement, précisément près de Saint-Brieuc.
41:04Ça vous met en colère, cette histoire de tickets restos ?
41:07Oui, en fait, je comprends tout à fait ce que les auditeurs disent pour le fait que c'est utile.
41:14En termes de pouvoir d'achat, en fait.
41:16En termes de pouvoir d'achat.
41:17Mais par contre, ça a été créé à l'époque pour le ticket restos restaurant.
41:22Aujourd'hui, il est complètement détourné.
41:23D'ailleurs, l'UMNIH le dit, ce sont des millions d'euros détournés à ce profit.
41:30Et puis nous, restaurateurs, en plus des charges, parce que ça nous coûte une blinde, cette connerie.
41:35On essaye de se soulever la tête.
41:38Et en fait, on va être la première chaîne qui va tomber avec tout ce qui arrive.
41:42Déjà, si maintenant, on autorise les magasins à utiliser les 25 euros,
41:47parce qu'il faut savoir qu'il y a quand même quelques magasins...
41:48C'est déjà le cas, Jean-Pierre, aujourd'hui.
41:50Aujourd'hui, c'est 25 euros.
41:51Si on poursuit ça, c'est ça.
41:52Ce que je veux dénoncer, c'est qu'aujourd'hui, avec les cartes restaurants,
41:55contrairement à ce que disait l'auditeur tout à l'heure,
41:58dans les restaurants, ça ne fonctionne pas.
42:00Aujourd'hui, ce sont des cartes.
42:01Les cartes sont bloquées bien souvent le samedi et le dimanche.
42:03Donc déjà, le restaurateur, il est déjà lésé à cet endroit-là.
42:07Alors que ça devrait être ouvert à la restauration.
42:12Mais ensuite, vous allez...
42:13Moi, je connais plein de personnes qui l'ont.
42:15Et puis qu'ils vont acheter toute autre sauce qu'à manger dans les supermarchés.
42:20Ils sont capables d'acheter...
42:22Vous prenez par exemple mon fils lui-même.
42:24Il y en a une par son travail.
42:26Lui, il est capable d'acheter un pack de bière.
42:28Je vais dire une connerie, mais un pack de bière, des piles.
42:31Enfin voilà.
42:32Parce qu'il y a certains magasins...
42:33Oui, ils sont très rigoureux sur l'aspect alimentaire de la chose.
42:38Et ils l'imitent à certains produits.
42:40Et puis d'autres pas.
42:41Quand vous dites que ça nous coûte une blinde, Jean-Pierre,
42:44c'est-à-dire pourquoi ça vous coûte de l'argent ?
42:46Il faut savoir que l'adhésion à l'UNIMH...
42:49Pardon, pas l'UNIMH, mais à Edenrail,
42:51sans les citer, enfin et ainsi de suite,
42:53c'est à peu près 5%.
42:55En plus des 5%,
42:56vous avez la commission qui est de 30 ou 40 centimes.
43:01plus la commission sur le fait d'utiliser le réseau,
43:05plus la commission des frais bancaires
43:07que nous, on a avec notre banque.
43:08Et donc sur un ticket de 10 euros, par exemple,
43:10vous touchez combien ?
43:11Sur 10 euros, à la louche,
43:13mais on va toucher à peu près 9 euros.
43:16Déjà que nos marques sont très impactées.
43:19Là, aujourd'hui,
43:21ce qu'ils veulent, c'est...
43:23Elle a raison, l'auditrice, de dire
43:24au lieu d'aller une fois à 25 euros,
43:26je dirais tous les jours, faire 10 euros.
43:29Elle a entièrement raison.
43:30Non, je n'ai rien contre ça.
43:31Après, l'autre auditrice qui nous disait
43:34qu'effectivement,
43:36elle n'est pas d'accord parce qu'elle a l'entendé de travail.
43:38Bon, à côté de ça,
43:39ses autres employés,
43:40ils ont aussi des frais d'allôme pour aller de travail.
43:42Elle n'a pas.
43:43Oui, oui, oui.
43:44Non, mais oui, vous avez raison.
43:45Tout est discutable.
43:45Tout est discutable et chacun dans son point de vue.
43:48Christophe, bonjour.
43:50Vous entendez ce que dit Jean-Pierre,
43:51qui est restaurateur ?
43:53Oui, bonjour.
43:54Oui, j'entends,
43:54mais j'entends des choses qui ne sont pas forcément vraies.
43:57C'est-à-dire ?
43:58Parce qu'en fait, restaurateurs,
44:00le samedi et le dimanche,
44:01ils ne prennent pas boutique et restaurant,
44:03mais il y en a qui les prennent.
44:05Alors, si vous avez une carte,
44:06ce que disait Jean-Pierre,
44:07si vous avez une carte, c'est bloqué ?
44:09Non, non, pas vrai.
44:10Ah bon ?
44:10Non, non.
44:11Moi, je vais dans des restaurants
44:12qui prennent ma carte le samedi
44:13et qui prennent ma carte le dimanche.
44:14C'est sympa.
44:15Et il y en a qui ne le veulent pas.
44:16Et pourquoi ils ne le veulent pas ?
44:18Parce qu'ils ne veulent pas payer de frais, etc.
44:20Voilà.
44:21Donc, les frais, c'est vrai,
44:22mais il y en a qui ne l'apprennent pas.
44:24Et moi, je suis commercial.
44:26Comme vous me demandiez à peu près
44:27combien il y avait,
44:28je viens de regarder sur ma feuille de prix,
44:30moi, j'ai 255 euros de tickets restaurant par mois.
44:33Le midi, je n'ai pas forcément envie
44:35d'aller manger tout seul dans un restaurant.
44:36Donc, quand je veux y aller avec la famille,
44:38des amis ou peu importe le week-end,
44:40eh bien, on ne me prend pas ma carte.
44:41Sauf certains.
44:43Donc, voilà.
44:44Alors, entre-enquête,
44:45il y a une chose que je ne comprends pas,
44:46c'est pourquoi bloquer la carte ?
44:47Si moi, demain, j'ai 255 euros sur ma carte,
44:51pourquoi, si je vais dans un restaurant
44:52et j'ai envie de donner 200 euros
44:54de tickets restaurant,
44:54pourquoi on ne les prend pas ?
44:55Oui, parce que ça, c'est ça réglementé.
44:58Mais pourquoi ?
44:59Pourquoi la bloquer ?
45:01En fait, les 255 euros,
45:03c'est mon argent.
45:05Donc, si j'ai envie de donner 255 euros
45:07d'un seul coup,
45:09pourquoi on bloquerait ?
45:10Pourquoi ça serait...
45:11Parce que vous allez dans certains magasins,
45:12je ne vais pas donner de marque.
45:14C'était avec les tickets,
45:15mais je ne vais pas citer de marque.
45:17Mais moi, à la fin d'année,
45:18des fois, j'avais 1200 euros de tickets
45:21dont je ne m'étais pas servi.
45:22Vous écouliez ça d'un coup ?
45:23D'un coup ?
45:24Oui, c'est certains magasins.
45:25Mais normalement, c'est hors-la-loi.
45:26Mais en tout cas, oui,
45:28après, vu du terrain,
45:29vous l'avez constaté.
45:31Merci beaucoup, Christophe.
45:32Je suis désolée,
45:32je suis obligée de vous interrompre
45:33parce qu'on arrive en toute fin d'émission.
45:35Victor n'a pas oublié la question que j'ai posée.
45:37Est-ce que les lycéens,
45:38d'il y a 20, 30, 40 ans,
45:40avaient plus d'heures de cours ?
45:41On y répondra demain, tout de suite.
45:43L'heure du crime.