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  • il y a 51 minutes
Avec Christelle Thieffine, Présidente de la CFE-CGC
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##C_EST_A_LA_UNE-2026-10-22##

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News
Transcription
00:00Jacques Cardose.
00:01Vous nous rejoignez, il est 7h11, soyez les bienvenus.
00:047h11, c'est à la une, c'est votre rendez-vous, témoignage.
00:06Et nous sommes avec Christelle Thieffine, qui est présidente de la CFE CGC.
00:11Bonjour Christelle Thieffine.
00:13Alors, comment assurer la liberté de manifester tout en assurant la sécurité pour tous ?
00:18C'est un peu l'enjeu de la journée d'hier et évidemment on va beaucoup en parler.
00:22C'était l'une des questions lors de la rencontre entre les syndicats et Sébastien Lecornu
00:26à laquelle vous avez participé.
00:29Certains syndicats ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation, donc le 5 novembre.
00:33Quelle est la position d'abord de la CFE CGC ?
00:37Vous, vous ne participeriez pas à celle de samedi ?
00:40Non, alors effectivement, parce que samedi ce n'est pas une manifestation des organisations syndicales,
00:45en tout cas pas un appel initial.
00:47Et puis, je dirais, pour la CFE CGC, le 5 novembre, à ce stade, nous n'appelons pas la manifestation
00:52parce que tout simplement ce n'est pas dans les habitudes de notre organisation.
00:57Et nous l'avons fait massivement dans le cadre des retraites parce que nous avions un objectif commun et surtout
01:03très clair.
01:04Et nous, en fait, la CFE CGC, on appelle à manifestation à chaque fois qu'on a une revendication précise.
01:09Et on sait à qui on s'adresse.
01:11Voilà, c'est un peu le principe.
01:13La CGT, elle, annonce qu'elle se joint à la manifestation de samedi,
01:16dont le parcours n'a pas encore été validé par la préfecture de Paris.
01:20Alors, elle dit que c'est pour encadrer.
01:23Et en même temps, elle appelle aussi à une journée de manifestation et de grève pour le 5 novembre.
01:28Alors, vous, dans tous les cas de figure, vous considérez que c'est une position de la CGT qui est
01:34extrême ?
01:39En fait, c'est une position qui est très classique, en fait.
01:43Donc, voilà, je dirais que c'est assez naturel.
01:47Et moi, je dirais, les discussions que nous avons hier avec les différents ministres
01:52a été la question de la sécurisation des cortèges.
01:55Et en fait, il y a des organisations syndicales qui savent très bien faire cela.
01:59C'est le cas des grandes cellules syndicales.
02:02C'est en général le cas de la CGT, précisément, qui a cette réputation de savoir bien encadrer.
02:07C'est pour cela qu'elle veut participer.
02:09En tout cas, moi, je ne vais pas parler à leur place, évidemment.
02:11Mais le sujet, c'est bien effectivement une question de sécurisation de ces cortèges.
02:15En tous les cas, vous, est-ce que vous êtes satisfaite ?
02:18Ou bien, est-ce que vous ressortez, au contraire, de cette réunion ?
02:21Je dirais plutôt inquiète au regard de ce qui s'est dit.
02:25Moi, je suis inquiète parce que, finalement, pour la sécurisation du corps social en général,
02:30ce qu'il faut, c'est répondre aux revendications.
02:32C'est ça, en fait, la chose primordiale.
02:35Et en ce moment, vous avez le sentiment, quelque part,
02:38que le discours syndical, il est pris en otage par les casseurs ?
02:43En fait, c'est surtout qu'on a des politiques, aujourd'hui,
02:46qui ne prennent pas la situation vraiment de façon très claire
02:50de la situation qui est dans la rue,
02:52et de savoir répondre à la fois aux jeunes,
02:55parce que c'est quand même partie des jeunes, ces manifestations,
02:58les préoccupations des jeunes, leurs revendications.
03:01Cette écoute-là, nous, on ne l'a pas vue, on ne l'a pas entendue hier.
03:05Et puis, de manière générale, du corps social et des salariés
03:08qui, aujourd'hui, disent quelque chose.
03:09D'autant que vous, en tant que CFECGC, vous représentez aussi
03:13ceux qui ont été cassés, d'une certaine façon.
03:15Vous représentez des directeurs de magasins, des directeurs d'agences.
03:18Qu'est-ce qui vous demande, précisément, de rester en dehors,
03:22et lorsqu'il y a manifestation, d'accepter que ces manifestations
03:25n'aient plus lieu en centre-ville, également ?
03:27Non, alors, ce n'est pas du tout.
03:28Enfin, nous, on n'a pas des demandes de ce type-là, en fait.
03:31Tout le monde sait très bien qu'en fait, les manifestations se passent toujours très bien.
03:34Dans le corps même des manifestants, nous n'avons pas de soucis.
03:37C'est ce qui se passe à côté, et ça, c'est une question de sécurité,
03:41et c'est une responsabilité de l'État.
03:43Est-ce que vous comprenez la position du ministre de l'Économie, Roland Lescure,
03:46qui appelle les organisations et les partis politiques
03:49à ne pas mettre de l'huile sur le feu ?
03:51C'est le terme qui l'emploie ?
03:52En fait, la problématique, c'est que personne ne met de l'huile sur le feu.
03:56C'est un constat qu'il faut avoir.
03:58Les gens sont dans la rue.
03:59Les jeunes sont dans la rue.
04:00Et il faut les écouter.
04:01Et il faut les écouter avec un mot d'ordre.
04:04Si vous deviez nous rappeler ce matin au micro de Sud Radio,
04:07quel serait le mot d'ordre des cadres que vous représentez ?
04:10Pour les cadres, en fait, quand moi je regarde les jeunes,
04:13c'est la responsabilité des entreprises.
04:16Aujourd'hui, nous avons des entreprises qui ont sur leur fronton de leur site Internet
04:21la responsabilité sociale de leur entreprise.
04:24Eh bien, en fait, il faut que ça devienne une réalité,
04:26pas simplement une bannière qui leur fait de la publicité.
04:29Et cette responsabilité des entreprises, elle est notamment sur le partage de la valeur.
04:34Est-ce que vous avez le sentiment aujourd'hui que le gouvernement ne répond pas,
04:38n'écoute pas suffisamment les appels de la rue ?
04:41Mais d'une manière générale, le gouvernement, depuis des mois et des années,
04:46n'écoute pas le corps social.
04:47Ça fait des années, avec les manifestations qu'il y a eu en 2023,
04:50il y a eu des alertes avec les Gilets jaunes.
04:53Je rappelle qu'en 2023, sur les retraites, les jeunes étaient dans la rue
04:56avec les organisations syndicales.
04:58Et tout cela est écrit aussi par les universitaires,
05:02sur le partage de la valeur, sur les niveaux de salaire,
05:04sur les échelles de salaire qui sont tassées.
05:06Moi, je ne parle pas simplement que du SMIC.
05:09Et donc, cette responsabilité du gouvernement,
05:11qui a des alertes, mais aussi les solutions sont posées sur la table.
05:14C'est écrit partout.
05:15Nous avons des rapports dans tous les sens.
05:17Et en fait, aujourd'hui, on a encore un gouvernement qui ne sait pas quoi faire.
05:21Et il est bon peut-être de le rappeler,
05:23parce qu'effectivement, avec la casse et tout ce qui se passe aujourd'hui,
05:25on a fini par oublier quelles étaient vos revendications.
05:28Merci Christelle Thiéphine, présidente de la CFE-CGC,
05:32d'avoir répondu à nos questions ce matin sur Sud Radio.

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