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  • il y a 2 jours
Avec Christophe Béchu, maire d'Angers et Secrétaire général d'Horizons

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-10-21##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00L'invité politique, Jacques Cardoz.
00:05A 8h28 sur Sud Radio, votre invité politique, Jacques, ce matin, c'est Christophe Béchut, maire d'Angers, secrétaire général
00:11d'Horizon.
00:12Bonjour Christophe Béchut.
00:14Bonjour M. Cardoz.
00:15Les Français sont encore sonnés par cette casse-sépillage de ce week-end et l'exécutif tente de reprendre la
00:19main après avoir reconnu une faille.
00:22Samedi, le Président demande une réunion avec les partis politiques.
00:25C'est vous qui serez à Matignon demain devant Sébastien Lecornu en tant que secrétaire général d'Horizon.
00:31Qu'allez-vous lui dire ?
00:33D'abord, j'espère qu'il va nous aider à comprendre comment une journée comme samedi a pu se dérouler
00:40de cette manière.
00:41L'urgence, à mes yeux, c'est évidemment que celle de samedi se passe bien,
00:45mais à quel moment on peut avoir une faille de renseignement qui fait qu'on sudimensionne le dispositif de cette
00:50manière
00:51avec ces images qui n'ont pas seulement choqué, qui ont consterné à la fois les Français,
00:55mais stupéfié toute une partie de ceux qui regardent depuis l'étranger notre pays avec des conséquences en cascade.
01:04D'abord pour des commerçants qui ont objectivement été livrés à des pillages.
01:09Ensuite, pour ceux qui n'ont pas été touchés, mais avec le risque que la petite musique de « il
01:13ne faut plus aller dans les centres-villes » se diffuse,
01:16avec des conséquences, c'est que tout ça va faire en sorte que notre dette va nous coûter de plus
01:20en plus cher,
01:20parce que les pays vont se dire, les Français qui se retrouvent avec un déficit extrêmement élevé,
01:26au lieu de se mettre d'accord sur la manière de régler le problème, ils sont en train de brûler
01:30leur propre bâtiment.
01:31Tout ça est une dinguerie.
01:33Christophe Béchut, ça c'est le cadre général, et on comprend que ce soit important pour vous de le dire,
01:37mais qu'est-ce que vous allez lui dire concrètement au Premier ministre ?
01:40Alors, d'abord que nous avons, dans ce pays, en réserve, si j'ose dire, près de 30 000 policiers
01:47municipaux,
01:48qui aujourd'hui sont bloqués pour des raisons juridiques de pouvoir être totalement aux côtés de la police nationale.
01:54Je donne trois exemples.
01:55Un policier municipal ne peut pas verbaliser quelqu'un qui tag un bâtiment.
01:59Il faut qu'il appelle quelqu'un de la police nationale.
02:01Un policier municipal ne peut pas contrôler une identité, fouiller un sac,
02:06ouvrir un coffre pour vérifier qu'on n'a pas des gens qui viennent avec des mortiers d'artifice ou
02:10des choses de ce type.
02:12On ne peut pas contrôler une identité.
02:14On ne peut pas être équipé de gaz lacrymogène alors que les trois quarts de nos policiers municipaux
02:19sont des anciens policiers ou des anciens gendarmes qui ont déjà fait ça.
02:22Donc, on est dans le paradoxe.
02:23Ils peuvent avoir des armes létales, mais qui ne peuvent pas pleinement être associées à des opérations
02:28qui permettent, face à des scènes telles qu'on les a vécues samedi,
02:31d'être aux côtés des forces de l'ordre pour renforcer le pouvoir de l'ordre, de la loi.
02:36Mais comment on fait là ? On ne peut pas changer la loi ?
02:39Eh bien si, ça fait quatre ans, M. Cardo.
02:42Il y a quatre ans, Gérald Darmanin, garde des Sceaux, Eric Dupond...
02:45Pardon, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur à l'époque,
02:48Eric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ont lancé ce qu'on a appelé le Beauvau des polices municipales.
02:51Quasiment toute la classe politique était d'accord.
02:54Est arrivée la dissolution, le texte a été perdu dans les limbes,
02:58il a été voté en février au Sénat, il y a donc sept mois,
03:04et on attend son inscription à l'Assemblée nationale pour pouvoir, nous maires,
03:07disposer de pouvoirs qui nous permettent d'être aux côtés des forces de l'ordre,
03:10d'être équipés de drones. C'est très concret.
03:12Donc ce que vous demandez au Premier ministre, là, c'est juste une inscription
03:15et de la publication, en réalité, au journal officiel.
03:18Édouard Philippe a écrit au Premier ministre, hier, pour lui demander d'accélérer l'inscription
03:24et pour faire en sorte que nous ayons le plus vite possible ces dispositions
03:27qui nous permettent de faire en sorte d'être aux côtés des forces de l'ordre
03:30dans le moment que nous sommes en train de vivre.
03:33Alors vous allez, et vous serez demain à Matignon pour cette réunion,
03:37Jean-Luc Mélenchon a clairement expliqué qu'il allait pourrir cette réunion,
03:41ce sont ses termes.
03:43J'aurais envie de vous dire que plus rien ne m'étonne,
03:45et pourtant j'ai été extrêmement choqué par ses propos,
03:48extrêmement choqué par la manière dont, dans la même conférence publique,
03:52parce que les propos que vous citez, il les a, c'est pas un tweet,
03:55c'est quelque chose qu'il a exprimé comme une stratégie à l'ensemble de ses troupes,
03:58tout en disant qu'il allait certainement s'amuser, là aussi, je cite à peu près de mémoire,
04:02à signer un bout de papier pour dire qu'il fallait condamner les pillages
04:06ou des choses de ce type.
04:07Sa phrase très précise, c'est nos discussions n'auront de sens que si nous partageons sans ambiguïté
04:11la condamnation de la violence, trois petits points, laquelle ?
04:15Tu crois vraiment qu'on va le faire ?
04:17Bien sûr que non, on va y aller et on va te pourrir la réunion.
04:20Vous savez, M. Cardoz, c'est absolument scandaleux.
04:26Une des choses qui m'a le plus choqué, au-delà de la journée de samedi,
04:30c'est l'inversion accusatoire avec laquelle les leaders de la France insoumise,
04:34à l'unisson parfois de certains leaders écologistes,
04:37ont expliqué que si on en était là,
04:40c'était parce que les forces de l'ordre avaient provoqué cette situation.
04:44J'ai entendu des leaders politiques expliquer que s'il y avait eu des pillages,
04:48des violences, des tirs de mortier sur les forces de l'ordre,
04:50c'est parce que place de la République, on aurait gazé ou nassé des manifestants.
04:54Moi, ce que je sais, c'est qu'à Angers,
04:56personne n'était en train de regarder ce qui se passait à la place de la République.
04:59Comment se fait-il qu'à Limoges, qu'à Marseille, qu'à Lyon,
05:02que partout en France, on se soit retrouvé avec des scènes,
05:05des meutes, des gens qui s'en prennent à des bâtiments publics,
05:07parce qu'on aurait, à Paris, été dans une situation
05:11où on n'aurait pas été suffisamment gentil avec les manifestants ?
05:14Les forces de l'ordre, elles sont l'honneur de ce pays.
05:17Laissez dire, laissez entendre qu'il y aurait une violence,
05:19qui viendrait des forces de l'ordre, qui auraient justifié tout ça,
05:22mais, sincèrement, c'est absolument abominable, comme sous-entendu.
05:28On y reviendra un petit peu plus tard.
05:29Votre candidat, Édouard Philippe, n'a pas fait mystère de sa déception
05:33après l'intervention du président de la République dimanche soir.
05:36Est-ce que vous diriez que le président est à la hauteur de ce qui se passe ?
05:41Édouard Philippe est quelqu'un de poli.
05:44Donc, les mots qu'il a utilisés me semblent être en deçà
05:46de ce que nous avons été un grand nombre à penser.
05:50Au soir d'une journée cataclysmique,
05:53je le redis, l'office de tourisme de Lyon,
05:56la mairie de Marseille, la mairie de Limoges,
05:58des milliers de commerces pillés.
06:02L'intervention du président de la République,
06:04elle a donné le sentiment de ne pas être à la hauteur de l'événement.
06:07Et je dois dire que, quand dans la continuité,
06:11au lieu, sur le plan national,
06:13de tenir des propos pour évoquer des couvre-feux,
06:17des dispositifs de sécurité,
06:19tirant des conséquences pour la suite,
06:22vous quittez le territoire national,
06:24alors que des pillages sont en cours,
06:27alors qu'on est dans une situation
06:28où nos concitoyens ont besoin de comprendre,
06:32je pense très sincèrement,
06:35qu'il aurait fallu des mots qui soient beaucoup plus forts
06:39et pas un espèce de en même temps
06:40qui, dans ces circonstances, est incompréhensible.
06:44C'était une erreur de partir dans le golfe ?
06:46Bien sûr.
06:47Il aurait pu décaler ?
06:48Bien entendu.
06:49C'est une faute ?
06:52Entre erreur et faute,
06:53je laisse les auditeurs et les gens juger très sincèrement.
06:57En fait, ça n'est pas compréhensible.
06:59C'est plutôt comme ça que je vois les choses.
07:00Tout à l'heure, Jean-Baptiste Moreau nous révélait,
07:02ici sur Sud Radio,
07:03avoir rappelé dimanche le président de la République
07:06en lui disant
07:07« Tu as plutôt intérêt, finalement, à démissionner, là, rapidement. »
07:12Est-ce que vous, vous diriez la même chose ?
07:15Vous savez, quelques mois après l'élection présidentielle,
07:17Edouard Philippe
07:19avait dit que, compte tenu de la dissolution ratée,
07:22du pari qui avait été fait,
07:23de la situation politique dans laquelle on se trouvait,
07:27le président de la République pourrait réfléchir à cette hypothèse.
07:31Je ne sais pas si vous vous donnez de la violence,
07:32pour le coup,
07:33que sa position avait généré d'à peu près tout le monde,
07:36en expérant que c'était la clé de voûte des institutions,
07:38qu'il ne fallait pas remettre en cause le calendrier.
07:40Je ne participe pas à ça,
07:41on est maintenant à six mois de l'élection présidentielle.
07:44Ça n'a pas de sens.
07:45Ce que je dis,
07:46c'est que ce que nous sommes en train de vivre,
07:48c'est aussi une des conséquences de cette dissolution ratée.
07:51Le fait de ne pas avoir de majorité pour être capable de voter un budget,
07:55et donc d'apporter des réponses à des demandes qui peuvent être faites
07:58dans le cadre de manifestations qui sont légitimes.
08:00Le fait de ne pas avoir une majorité qui permette de fixer un cap clair pour le pays.
08:06Tout ça, ça conduit pour partie à ce qu'on ait ou une inquiétude,
08:11ou des colères.
08:12Mais rien, monsieur Cardos,
08:14parce que vraiment, je veux qu'on soit très clair.
08:17Rien, personne ne peut légitimer la violence
08:21sans prendre au bien, sans prendre au personne,
08:22sans prendre au symbole.
08:23Et tous ceux qui minimisent,
08:27qui excusent,
08:28qui expliquent,
08:30qui ne viennent pas nous expliquer,
08:32qui ne sont pas les complices,
08:34ou les instigateurs
08:36de la violence à laquelle on est en train d'assister.
08:38Lorsque le président de la République, dans son allocution,
08:41dit que le temps du débat doit arriver,
08:43on doit profiter de ces six mois
08:45pour qu'il y ait ce débat.
08:48Est-ce que ça vous paraît être un argument suffisant
08:51pour ne pas démissionner ?
08:53Parce qu'on sait bien que...
08:55On est à six mois de l'élection présidentielle.
08:57Il faut évidemment suivre et respecter le calendrier.
09:00Il reste six mois,
09:01moins de six mois même,
09:03même si, à certains égards,
09:05ça risque d'être long,
09:06quand on voit la manière dont les choses se passent.
09:08Mais je vais vous dire,
09:09on a besoin d'un débat.
09:11Il y a cinq ans,
09:13l'élection présidentielle,
09:15à cause de la guerre en Ukraine.
09:16Elle n'a pas donné lieu
09:19à un débat, j'allais dire,
09:20aussi profond,
09:22aussi intense,
09:22aussi approfondi
09:23que celui qu'on a pu connaître par le passé.
09:25La dissolution,
09:27il n'y a pas eu de débat.
09:28On a eu trois semaines
09:29entre la fin des élections européennes
09:30et le moment pour voter.
09:32Si on n'a pas un temps
09:33pour discuter du cap
09:34que le pays doit suivre,
09:36sincèrement,
09:37vu les incertitudes,
09:38vu le contexte géopolitique,
09:39politique, budgétaire, social,
09:41dans lequel nous sommes,
09:42on a besoin
09:42de ce temps démocratique.
09:43Passons au 24 et à cette journée de samedi
09:45qui fait peur à tout le monde.
09:48Ces couvre-feux, par exemple,
09:49est-ce que c'est une bonne solution ?
09:50Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
09:52Les couvre-feux,
09:54ça peut être une bonne solution.
09:55Il faut regarder ville par ville.
09:57Je vais vous dire,
09:57chez moi,
10:00à date...
10:01Vous ne l'avez pas fait.
10:02Non, pour une raison simple,
10:04c'est que je ne veux pas pénaliser
10:04des restaurateurs
10:06qui, déjà,
10:07à cause de la journée de samedi,
10:09craignent de se retrouver
10:10avec moins de monde
10:11toute une partie du temps
10:12en les obligeant
10:13à fermer plus tôt
10:14ou en fermant
10:15une partie des terrasses
10:16alors que nous n'avons eu
10:17aucun débordement
10:18depuis samedi
10:19sur aucune des soirées.
10:21En revanche...
10:21C'est un dilemme
10:23parce que, dans le même temps,
10:24d'autres gens ont peur.
10:25Je l'entends.
10:26Mais ce que je veux dire,
10:27c'est que si vous ne proportionnez
10:28pas les choses
10:28et que vous rajoutez une peine
10:30à une partie des restaurateurs
10:32ou des bars,
10:33vous finissez par fragiliser
10:35une partie de votre tissu économique.
10:36En revanche,
10:38on ne peut rien exclure
10:40parce que force doit rester à la loi.
10:41Donc moi,
10:41je le dis de façon très claire,
10:44le couvre-feu
10:46est une arme à disposition.
10:48Et si les circonstances l'exigent,
10:50il faut l'utiliser
10:51sans trembler
10:52de la même manière
10:52que l'état d'urgence
10:54qui a été réclamé
10:55par un certain nombre
10:56de responsables politiques
10:57des dimanches.
10:59Bon.
11:00Moi, je comprends
11:00qu'il n'ait pas été mis en place
11:01puisque réclamer l'état d'urgence
11:04à la fin d'un événement,
11:05tant qu'il n'y en a pas
11:05un deuxième qui a été annoncé,
11:07tant qu'on ne sait pas
11:07ce qui se passe,
11:08ça aurait presque eu le sentiment
11:09qu'on dégainait
11:10après la bataille.
11:11Et puis, vous faites quoi ?
11:11Il faut le faire respecter, etc.
11:13En revanche,
11:15l'état d'urgence,
11:16on ne peut pas l'exclure
11:17si les circonstances,
11:18si la façon dont les choses
11:19se passent samedi, ici.
11:20La suite doit nécessiter...
11:21La journée test, c'est ce week-end ?
11:23Ce qui est certain,
11:24c'est qu'après ce qui s'est passé
11:26samedi dernier,
11:27la journée de samedi
11:28ne peut pas ressembler
11:30au 17 octobre
11:31en termes de maintien de l'ordre,
11:32en termes de sécurité
11:33et en termes de capacité
11:35à éviter les scènes d'émeute
11:36et de pillage
11:37que nous avons rencontrés.
11:40Christophe Béchut,
11:41ça veut dire que
11:41s'il se passe à peu près
11:43la même chose,
11:44il faudra instaurer
11:45l'état d'urgence
11:45à ce moment-là ?
11:46Je préfère ne même pas
11:47me placer dans cette situation.
11:48Bruno Retailleau
11:49a dit ses craintes
11:50que les commerçants
11:51ne basculent dans l'autodéfense.
11:53Certains restaurateurs le disent.
11:54On l'entend ici ou là.
11:55C'est un vrai risque ?
11:57Je pense que dans ces circonstances,
11:59se montrer à la hauteur
12:00des événements,
12:00c'est éviter les prophéties
12:02autoréalisatrices.
12:02Donc je vais préciser ma pensée.
12:04Aller suggérer
12:05que les gens pourraient
12:06penser à s'armer,
12:07ce serait bien
12:07de ne pas leur donner l'idée
12:08parce que je pense
12:09que nous n'en sommes pas là
12:10et que je suis attaché
12:12à un cadre dans lequel
12:13ce sont les forces de l'ordre
12:14qui ont le monopole
12:15de la violence légitime.
12:16Donc ça n'est pas responsable
12:17de dire cela
12:17de la part de Bruno Retailleau ?
12:18Ce que je pense,
12:19c'est que même s'il exprime
12:20des choses qu'on peut voir
12:21passer sur les réseaux sociaux
12:22ou des cris de colère,
12:23d'alarme de commerçants,
12:25j'ai eu l'occasion
12:26en allant à la rencontre
12:27de ceux qui de chez moi
12:28ont eu des vides cassés
12:29ou se sont retrouvés
12:31vandalisés,
12:32d'entendre des réactions
12:33de détresse.
12:35Mais il faut tout faire
12:37pour le décourager.
12:38Quels que soient les mots,
12:39les précautions d'usage,
12:40est-ce que vous faites, vous,
12:41un lien entre difficultés
12:42d'intégration
12:43et les pillards
12:44que l'on a pu voir samedi ?
12:46Avec les pillards, oui.
12:47Ce que je veux dire,
12:48c'est qu'on a assisté
12:49à plusieurs phénomènes,
12:50M. Cardoz,
12:50qui se sont mélangés,
12:53intriqués,
12:54enchevêtrés les uns les autres.
12:55D'abord,
12:55vous aviez des manifestants
12:56qui étaient venus
12:57pour manifester.
13:00Et de façon normale,
13:02légitime,
13:02comme on le fait en démocratie.
13:03Ils étaient très nombreux.
13:05Mais en étant très nombreux,
13:06ils ont aussi servi
13:07de paravent
13:08à des émeutiers,
13:09à des pillards,
13:10à des black blocs
13:11et à des gens
13:13avec une idéologie
13:14d'extrême-gauche
13:15qui sont venus
13:15pour casser du flic,
13:17pour taper
13:18sur les bâtiments publics.
13:19Vous savez,
13:20quand on tag sur une banque
13:22sioniste,
13:23ce ne sont pas des lycéens
13:24qui sont mécontents
13:25de leurs horaires de cours
13:26qui font ça.
13:27On est d'accord.
13:27Et ce ne sont pas non plus
13:29des jeunes
13:29qui sont en difficulté
13:30d'intégration.
13:31Donc,
13:31on s'est retrouvés
13:32pendant l'après-midi
13:33avec des gens
13:33qui ont attaqué
13:34les bâtiments publics,
13:35qui ont parfois essayé
13:35d'y mettre le feu
13:36et qui ont cherché
13:37à en découdre
13:38avec les forces de l'ordre.
13:38Et quand la journée
13:39s'est avancée,
13:40que le chaos
13:40s'est un peu généralisé,
13:41qu'on a vu
13:41que les forces de l'ordre
13:42avaient du mal,
13:43là,
13:44on a effectivement
13:45des délinquants
13:45qui,
13:46pour beaucoup,
13:47sont venus
13:47des quartiers périphériques
13:48de nos villes
13:51avec manifestement
13:51des difficultés
13:52d'intégration
13:52pour beaucoup d'entre eux
13:54et des profils
13:57qu'on est en train,
13:58j'allais dire,
13:59de repérer
13:59au fur et à mesure
14:00que la justice
14:01va faire son travail
14:03et révéler
14:03qu'ils sont les mis en cause,
14:04avec un petit risque d'ailleurs.
14:06C'est qu'on est
14:06une surreprésentation
14:07de ces pillards
14:08dans ceux qui ont été arrêtés.
14:09Parce qu'en milieu
14:09d'après-midi,
14:10il y a eu moins
14:10de garde à vue
14:11et d'arrestations
14:12parmi ceux
14:14qui étaient dans des logiques
14:15de black bloc
14:15et qui se tenaient au chaud.
14:17Et que la journée
14:18s'est tirant
14:19à la fin de la journée.
14:20Ceux qui se retrouvaient seuls,
14:22ceux-là,
14:22ils ont été arrêtés.
14:23Par exemple,
14:24sur cette question
14:24de lien entre
14:25difficulté d'intégration
14:26et les pillards,
14:29est-ce que vous attendez
14:30de la commission d'enquête
14:30parlementaire
14:31qui va avoir lieu,
14:32qui a été décidée,
14:33qu'elle réponde
14:34à ce genre de questions ?
14:35Une commission d'enquête,
14:37si c'est pour dire
14:37ce que tout le monde sait,
14:39je vais dire que ça n'a pas
14:40beaucoup d'intérêt.
14:40Si c'est pour nous expliquer
14:41combien il y avait
14:42de manifestants
14:42et ce qui s'est passé,
14:43donc elle doit faire
14:45la lumière sur
14:46comment est-ce que
14:47des failles de sécurité
14:48ont conduit
14:48à ce qu'on ne dimensionne
14:49pas l'équipement ?
14:50Pourquoi n'y avait-il
14:51pas davantage de policiers ?
14:52Comment n'avons-nous pas
14:53été capables
14:54de maintenir l'ordre ?
14:55Qui étaient
14:56les émeutiers ?
14:57Quels sont les appels
14:58lancés sur les réseaux sociaux
14:59qui pourraient relever
15:00de l'article 40
15:02et d'une forme
15:03de mise en cause pénale
15:05de responsables
15:06qui ont armé
15:07au moins philosophiquement
15:09une partie de ceux-là
15:09en les incitant à la violence ?
15:11Quels sont les profils
15:11des pillards ?
15:12Est-ce qu'il y a eu
15:13coordination ?
15:14Qui sont-ils ?
15:15Mais bien sûr,
15:16c'est ça une commission d'enquête.
15:17Avec tout cela, Christophe Béchut,
15:19vous maintenez votre confiance
15:20à Laurent Nouniez
15:20pour la journée de samedi ?
15:21Vous savez,
15:22ce que je crois,
15:23c'est que quand on est
15:24entre deux épisodes complexes,
15:28tel que c'est le cas,
15:29et avec un ministre
15:30de l'Intérieur
15:31dont la démission
15:32a été refusée
15:33par le président
15:33de la République,
15:34je préfère me concentrer
15:36sur comment on réussit
15:36la journée de samedi prochain
15:38plutôt que sur
15:39les responsabilités individuelles
15:41de samedi dernier,
15:42même si des questions
15:42quand tout ça sera terminé
15:43devront évidemment se poser.
15:44Christophe Béchut,
15:45maire d'Angers,
15:46secrétaire général d'Horizon,
15:47vous restez avec nous
15:48dans la deuxième partie.
15:48Un auditeur vous interrogera
15:50sur la question des primaires
15:51de la droite et du centre.
15:52Là, il y aura évidemment
15:52l'actualité des réseaux
15:53de Benjamin Glaze
15:54et puis votre carte blanche
15:56qui sera consacrée
15:57à la jeunesse.
15:58A tout de suite.
16:01Le Grand Matin Sud Radio,
16:037h10h, Jacques Cardoze.
16:05Christophe Béchut,
16:06maire d'Angers,
16:07secrétaire général d'Horizon
16:08et notre invité politique
16:09ce matin.
16:10Commençons, Christophe Béchut,
16:11par vos trois minutes
16:12pour convaincre.
16:13Vous avez choisi
16:14de nous faire part
16:14de vos propositions
16:15concernant l'enfance
16:16et la jeunesse.
16:18Alors ça peut paraître
16:19totalement décalé
16:20après ce qu'on a vécu,
16:21mais moi je suis maire,
16:23maire de la ville d'Angers
16:25et le choix que j'ai fait
16:26avec toute mon équipe municipale
16:28il y a plusieurs mois,
16:29c'est de se dire
16:29la priorité pour ce mandat,
16:31on doit la mettre
16:32sur l'enfance
16:33et sur la jeunesse.
16:35Et donc on a décidé
16:36de lancer des assises
16:37de l'enfance et de la jeunesse
16:38qui ont commencé,
16:39j'allais dire,
16:39presque en marge
16:40des manifestations lycéennes
16:41à partir de deux idées simples.
16:43La première,
16:44c'est que dans un pays
16:44qui vieillit
16:45où on parle davantage
16:45de l'âge de la retraite
16:46et d'euthanasie
16:47ou de fin de vie,
16:48c'est normal
16:49qu'on ait une jeunesse
16:50qui se demande
16:50quelle est sa place.
16:51Et au milieu de ça,
16:53il faut aussi
16:54qu'on soit fier
16:55de transmettre
16:56un certain nombre de choses.
16:57Donc on a décidé
16:58de s'entourer
16:59de plein de gens
16:59pour être capable
17:00de regarder
17:00comment améliorer les choses.
17:01La première mesure
17:02qu'on a prise
17:02pour lutter
17:03contre le poids des écrans
17:04qui pèsent
17:05sur la manière
17:06dont se forme
17:07une partie des plus petits,
17:08c'est d'abonner
17:08tous les enfants
17:09de CE1 et de CE2
17:09à un magazine de lecture
17:11de leur choix
17:12qui arrive dans leur boîte aux lettres.
17:14Et ça,
17:14on le fait à budget constant
17:15parce qu'on diminue
17:16le budget d'informatisation
17:17d'une partie de nos écoles.
17:19Il y a dix ans,
17:20on achetait des iPads
17:22pour les mettre
17:22dans les mains des enfants
17:23en se disant
17:24que dans certaines familles,
17:25il n'y avait pas d'écran.
17:26Aujourd'hui,
17:26il y a des écrans partout.
17:27En revanche,
17:27il n'y a plus de livres partout.
17:29Si on n'est pas capable
17:30de défendre la lecture,
17:32ce qui se fait en partage,
17:33les jeux de société,
17:34on commence à détricoter la société
17:36en construisant
17:36une forme d'individualisme
17:37et on livre déjà
17:38des enfants
17:39à des algorithmes
17:39qui conduisent
17:41beaucoup plus loin
17:42mais à des formes
17:43ensuite
17:45de radicalisation,
17:45en tout cas d'enfermement
17:46parce qu'on finit
17:47par ne vous mettre en relation
17:48qu'avec des gens
17:48qui pensent la même chose que vous.
17:49Et ce qui est dramatique
17:51dans notre pays,
17:52dans le contexte
17:53dans lequel nous sommes,
17:54c'est qu'on a le sentiment
17:54qu'il y a une sorte
17:56d'archipélisation
17:57qui fait que
17:57chacun se retrouve
17:58autour d'un petit groupe
18:01avec le fleurissement
18:02de théories
18:04qui deviennent
18:04y compris complotistes
18:06ou tout ce qu'on veut
18:06avec une manière
18:07entre guillemets
18:08de s'écarter du réel
18:09parce qu'en cessant
18:11de s'informer
18:11sur des médias traditionnels
18:12où les choses sont sourcées,
18:13en multipliant
18:15les interactions
18:16avec des contenus
18:17dont la vérité
18:18n'est pas toujours avérée.
18:19C'est une menace
18:19sur l'esprit critique
18:20d'une certaine façon ?
18:21Bien entendu
18:22et sur la formation
18:23de la jeunesse,
18:23il faut qu'on s'alarme
18:24si le classement PISA baisse,
18:26si aujourd'hui
18:27on constate que
18:28les enfants passent
18:28dix fois plus de temps
18:29sur les écrans
18:30qu'à lire
18:31et qu'on ne se préoccupe
18:32pas de notre jeunesse.
18:34C'est la relève
18:34de la société
18:35avec laquelle on aura
18:35un problème.
18:36Donc moi j'entends
18:37une partie de la détresse lycéenne,
18:39je dénonce
18:39tout ce qui s'apparente
18:40à de la violence
18:41mais je dis que
18:42dans une société
18:42qui vieillit,
18:43il faut d'autant plus
18:44s'occuper des jeunes
18:45qu'ils sont l'avenir
18:46et la relève
18:47mais qu'il faut le faire
18:48sans œillère
18:49mais sans complaisance
18:51aussi par rapport
18:51à certaines thèses
18:52qui sont relayées.
18:52Christophe Béchut,
18:54une question
18:54de l'un de nos auditeurs.
18:57Bonjour M. Béchut,
18:58Frédéric de Blagnac.
18:59Pourquoi Edouard Philippe
19:00sauf Stiltine
19:01a refusé une primaire
19:03alors qu'il baisse
19:03dans les sondages
19:04et que sans méthode claire
19:05de départage à droite,
19:07on file tout droit
19:08vers un second tour
19:09Le Pen-Mélenchon ?
19:10Merci de votre réponse.
19:13Merci Frédéric de Blagnac.
19:16D'abord,
19:17si les primaires fonctionnaient,
19:18ça se saurait.
19:20Elles n'ont permis
19:20ni la qualification
19:22de Mme Pécresse,
19:23ni la qualification
19:24de M. Hamon,
19:25ni même la qualification
19:26de M. Fillon.
19:27En fait,
19:27elles n'ont fonctionné
19:27qu'une fois,
19:28c'était avec François Hollande
19:29et très sincèrement,
19:31je pense que pour beaucoup
19:32de Français,
19:32ce n'est pas le meilleur souvenir.
19:33J'observe d'ailleurs
19:34qu'aujourd'hui,
19:35lui-même ne veut pas
19:36de primaire.
19:37Une primaire,
19:38c'est une machine
19:39qui consiste à ce que
19:40des femmes et des hommes
19:41s'invectivent
19:42sans nécessairement
19:43se soutenir à la fin.
19:44Ni M. Mélenchon,
19:45ni Mme Le Pen,
19:46ni M. Macron
19:47n'ont eu besoin
19:48de primaires
19:48pour réaliser
19:49des scores
19:50qui les ont placés
19:51aux trois premières places
19:52de la dernière élection présidentielle.
19:54La présidentielle,
19:55c'est la rencontre
19:55entre un homme
19:57et le peuple
19:59et c'est exactement
19:59ce que nous jouons.
20:00En revanche,
20:01oui,
20:02on a un besoin d'union.
20:04On a un besoin d'union
20:05parce qu'il n'y aura pas
20:06trois places qualificatives
20:08vis-à-vis du deuxième tour
20:10et que le risque,
20:12Mélenchon-Le Pen,
20:13existe.
20:14Et que c'est un cauchemar absolu,
20:15y compris parce que
20:16si vous vous retrouvez
20:17avec l'un des deux au pouvoir,
20:19en fait,
20:19vous vous retrouvez
20:20avec les deux.
20:22Christophe Béchus,
20:22ça signifie quoi ?
20:23Ce que vous venez de nous dire
20:24à l'instant,
20:24on a besoin d'union ?
20:25Concrètement,
20:26ça veut dire quoi ?
20:26Vous appelez Gabriel Attal
20:27à arrêter sa campagne
20:29et à vous rejoindre ?
20:29Parce qu'on voit bien
20:30que vous êtes au coude à coude.
20:31Ça veut dire que depuis
20:33des mois,
20:34ce que nous disons,
20:34c'est qu'il y aura besoin
20:35de se rassembler
20:36et que la période
20:37de rassemblement,
20:38elle commence à partir
20:38du mois de novembre.
20:39Nous sommes mi-octobre.
20:42Depuis six mois,
20:43on explique qu'il est légitime
20:44que les uns et les autres
20:45avancent et proposent
20:46leurs idées,
20:46mais qu'à un moment,
20:47entre novembre
20:48et le début de l'année,
20:50il va être nécessaire
20:51de se rassembler.
20:52Nous tendons la main,
20:52nous appelons les uns
20:53et les autres,
20:54jusqu'à M. Retailleau
20:55à se retrouver autour
20:56d'une table pour qu'on discute
20:57et pour qu'on avance,
20:57que tous ceux qui pensent
20:59que l'extrême gauche
21:00et l'extrême droite,
21:01c'est le même péril,
21:02le recto et le verso
21:03entre guillemets
21:04d'une même page,
21:05se retrouvent pour qu'on puisse
21:06proposer une candidature.
21:07Donc, vous fixez une limite
21:08ce matin, clairement.
21:10Il y a une période
21:11durant laquelle,
21:11et à un moment donné,
21:12il faudra en tirer
21:13les conséquences.
21:15La réponse est oui.
21:16Dans le moment
21:17que nous vivons,
21:19j'ai parfaitement conscience
21:20qu'il y a d'autres sujets
21:21que de savoir
21:23comment les uns et les autres
21:26décident de se rassembler.
21:28Ce que je veux vous dire,
21:29c'est qu'il n'y a rien de nouveau.
21:30Nous disons depuis des mois
21:31qu'il y aura besoin
21:32de se rassembler.
21:32Ce qui est nouveau,
21:33peut-être,
21:33c'est le nombre de candidats.
21:35Est-ce qu'on peut les lister
21:36ce matin ?
21:36Avec qui vous souhaitez parler ?
21:39M. Retailleau,
21:40vous l'avez cité,
21:40David Lissnard ?
21:41Nous l'avons invité.
21:43Et Gabriel Attal ?
21:44Nous l'avons invité.
21:45Nous avons invité
21:46les représentants du centre,
21:48les gens du Modem,
21:49les gens de l'UDI,
21:49en considérant qu'à un moment,
21:50c'est la droite et le centre
21:51qui doivent se rassembler
21:52tous ensemble.
21:53Et si Gabriel Attal
21:54se rapproche de Raphaël Glucksmann ?
21:56Vous savez,
21:57à la fin,
21:58ce sont les électeurs
21:59qui décident.
21:59Si les candidats
22:00ne sont pas responsables,
22:01les électeurs
22:02le seront pour eux.
22:03Je crois une chose,
22:03M. Cardoz,
22:05il y a 5 ans,
22:06à la même époque,
22:08Mme Pécresse
22:09était aux alentours
22:10de 15% dans les sondages.
22:12Et Mme Hidalgo
22:12était très au-dessus
22:13du score qu'ils ont fait.
22:14Et parce qu'à un moment,
22:15les Français se sont dit
22:15qu'il y avait un risque
22:16que tout ça se termine
22:17avec une confrontation
22:18des extrêmes,
22:19vous avez eu une forme
22:20de vote utile
22:21qui fait que Mme Pécresse
22:21a terminé sous les 5
22:22et Mme Hidalgo sous les 2.
22:24Tous les candidats
22:25qui maintiendront
22:26une candidature,
22:27au bout,
22:27en n'ayant pas de chance
22:28in fine de se qualifier,
22:30connaîtront le même score
22:31avec une sorte
22:32de toboggan électoral.
22:33Nous avons toujours dit
22:33que nous prendrions
22:34nos responsabilités
22:35si nous étions dans une situation
22:36de ne pas être les mieux placés.
22:38Aujourd'hui,
22:38nous appelons les uns
22:39et les autres,
22:40comme nous l'avons fait
22:40il y a des mois,
22:41à la même responsabilité.
22:42Il y a eu urgence
22:43puisque Jean-Luc Mélenchon,
22:44et ce n'est pas
22:44le premier train de sondage,
22:46il est systématiquement
22:47ou très souvent donné
22:48devant vous.
22:49Je vous le confirme,
22:50quand nous sommes éclatés,
22:51nous avons des chances
22:52d'être éliminés.
22:52On passe à l'actualité
22:53des réseaux sociaux
22:54avec vous,
22:54Benjamin Glez,
22:55vous nous avez rejoint.
22:56Bonjour M. Glez.
22:57Je voudrais revenir
22:58avec vous
22:58sur cet échange
23:00très tendu.
23:00Vous l'avez vu hier
23:01à l'Assemblée nationale
23:02entre Mathilde Panot
23:03et Sébastien Lecornu
23:05en cause de la patronne
23:06des députés insoumis
23:06reproche au gouvernement
23:08d'avoir transformé
23:09en quelque sorte
23:10LFI en bouc émissaire
23:11des violences
23:11du week-end dernier.
23:12Mathilde Panot
23:13qui fait référence
23:13notamment à l'article
23:15de Mediapart
23:15dans lequel un commissaire
23:17des renseignements
23:17affirmait sous couvert
23:18d'anonymat
23:18qu'il lui avait été demandé
23:20d'écrire que LFI
23:21était derrière.
23:23Tout cela,
23:23on écoute Mathilde Panot.
23:24Votre propagande politicienne
23:26est en train de s'effondrer.
23:28Monsieur le Premier ministre,
23:29vous êtes dangereux
23:31pour la démocratie.
23:32Vous ne gouvernez pas.
23:33Vous vous contentez
23:34de durer.
23:35Quand on n'a plus rien
23:36à dire au pays,
23:37quand il ne vous reste
23:38que la répression,
23:39c'est le signe
23:40qu'il faut partir.
23:41Mathilde Panot
23:41qui demande la démission
23:42de Sébastien Lecornu
23:43en guise de réponse.
23:44Le Premier ministre
23:44l'a interpellé
23:45à son tour
23:46en lui posant cette question.
23:47Madame la Présidente Panot,
23:48il vous reste deux secondes.
23:49Condamnez-vous
23:50l'incendie
23:51de la mairie de Limoges.
23:53Vous n'avez pas eu
23:54un mot pour le jeune
23:55qui a perdu une main
23:56à Saint-Étienne.
23:57Pas un mot pour la jeune
23:58qui a perdu un oeil
23:59à Moulouse.
24:00Pas un !
24:01C'est le moment,
24:02comme je vous le disais,
24:03de la grande clarification.
24:05Toujours la même
24:07rhétorique.
24:08Celle qui consiste
24:09à semer le chaos
24:10et ensuite
24:11à se victimiser
24:12par le mensonge
24:14ou l'anathème.
24:15Donc oui,
24:16vous avez effectivement
24:17choisi votre camp.
24:19Madame la Présidente Panot,
24:20c'est le camp
24:21de la honte
24:21et nous vous combattrons.
24:23Christophe Béchut,
24:24est-ce que LFI
24:24est devenu
24:25le bouc émissaire
24:26du gouvernement,
24:27l'idiot utile
24:27du gouvernement
24:28sur ce sujet ?
24:29Le bouc émissaire,
24:30non,
24:30parce que ça voudrait dire
24:32qu'entre guillemets,
24:33il n'y serait pour rien.
24:33Enfin,
24:34cette séquence,
24:34elle est extrêmement éloquente.
24:35Comment vous pouvez
24:36ne pas condamner
24:37l'incendie de la mairie de Limoges ?
24:38Comment...
24:40Comment est-ce que vous pouvez
24:41avoir des propos ?
24:42Face caméra,
24:43on n'est pas en train
24:43de parler d'un commissaire
24:44anonyme
24:45qui aurait dit quelque chose
24:46à un journaliste.
24:46Non,
24:46on est en train de parler
24:49de M. Mélenchon
24:50qui explique
24:51qu'il faut abattre
24:51la citadelle,
24:52qui défend
24:53la jeune garde
24:54qui s'est livrée
24:55à des actes violents,
24:57qui soutient
24:58ou qui abrite
24:58sous son aile
24:59un syndicat étudiant
25:01solidaire
25:01qui explique
25:02que samedi dernier
25:04il y a eu
25:04de la casse légitime
25:05et ciblée
25:06sur des symboles
25:07du capitalisme
25:08et que la violence
25:09est légitime.
25:09On parle du parti
25:10de M. Bagayoko
25:11qui explique que
25:12la violence peut être légitime.
25:13Donc,
25:13elle est-ce que
25:14elle se victimise ici ?
25:15C'est votre avis ?
25:16Mais c'est pire que ça,
25:17M. Gleiz.
25:19Après avoir
25:20philosophiquement armé
25:21une partie des casseurs
25:22et des émeutiers,
25:23après avoir laissé entendre
25:25que la violence
25:26était une manière
25:27d'exister en politique,
25:28ils font comme s'ils
25:30étaient les victimes.
25:31On est dans
25:31l'inversion accusatoire.
25:33Vous allumez le feu
25:34et ensuite vous dites
25:35comment se fait-il
25:36que les pompiers
25:36ne l'aient pas éteints
25:37plus vite ?
25:38Mais c'est abject.
25:39Le gouvernement
25:40reconnaît quand même
25:41quelques erreurs
25:41par rapport au week-end dernier
25:43en matière de maintien
25:44de l'ordre.
25:45Mais il a raison
25:45d'en reconnaître.
25:45Mais je reviens
25:46à mon sujet.
25:48À un moment,
25:49dire,
25:50vous savez,
25:51tout ce qui s'est passé samedi,
25:52c'est parce que les pompiers
25:53ne sont pas arrivés
25:53assez vite.
25:54Non,
25:55tout ce qui s'est passé samedi,
25:56c'est parce qu'il y a des gars
25:56qui ont foutu le feu.
25:57Et qui a donné les allumettes ?
25:59Qui a fourni
26:00le géricane d'essence ?
26:01Ce sont les amis
26:02de M. Mélenchon.
26:02Vous avez confiance
26:03en Laurent Nunez
26:04pour que ça se passe bien
26:05samedi prochain ?
26:06Ça n'est pas le sujet.
26:07J'ai confiance dans les forces
26:08de l'ordre de ce pays.
26:09Je ne supporte pas
26:10qu'on les mette en cause.
26:11Vous savez,
26:11ça fait mal à ma France
26:12quand je vois des idiots
26:14aller écrire à CAB,
26:16laisser entendre
26:16qu'un bon flic
26:17est un flic mort.
26:18On parle de femmes et d'hommes
26:19qui pour moins de deux fois
26:21le SMIC
26:22se retrouvent désormais
26:23à risquer leur vie
26:24pour nous défendre.
26:26Vous, moi,
26:27des gens qu'on ne connaît pas
26:28et pour assurer
26:29le maintien
26:30finalement
26:31du respect de la loi,
26:32c'est-à-dire de la préservation
26:33et de la protection
26:34des plus fragiles.
26:35qui disent qu'on ne les a pas
26:36protégés ?
26:38Des commerçants
26:39qui ont constaté
26:39que le dimensionnement
26:42du dispositif de sécurité
26:43n'a pas permis
26:43de protéger tout le monde.
26:45Il y a eu chance
26:46à ce que samedi prochain
26:47ce ne soit pas pareil.
26:48Je le redis,
26:49j'ai pleinement confiance
26:50dans nos forces de l'ordre.
26:50Je ne supporte pas
26:51l'expression
26:52violence policière.
26:53Je ne supporte pas
26:54l'inversion accusatoire
26:55qui consiste à laisser penser
26:56que si les pompiers
26:58n'interviennent pas assez vite,
26:59c'est de leur faute
27:00en ne regardant pas
27:01la responsabilité des émeutiers.
27:02Au vu de ce que vous dites
27:03concernant la France insoumise,
27:05pourquoi ne pas aller
27:06dans le sens
27:07de ce que dit Bruno Retailleau
27:08qui demande à l'interdiction
27:09de la France insoumise ?
27:10Parce que ça n'a pas de sens.
27:12Mais vous comprenez
27:13la philosophie de ce qu'il dit ?
27:14Pour le coup,
27:15je comprends la ficelle politique
27:16mais il y a des partis
27:17encore plus à gauche,
27:19aussi surprenants
27:20que ça puisse paraître.
27:21Le NPA, par exemple.
27:22Qui ont des propos
27:23encore plus délirants
27:24par le passé
27:25dont personne n'a jamais
27:26réclamé l'interdiction.
27:27LFI, il faut les battre
27:28dans les urnes.
27:30Et que des gens
27:31qui vont expliquer
27:31on va te pourrir ta réunion,
27:33on ne va pas te signer ton papier.
27:34C'est d'un tel niveau.
27:35Mais vous savez
27:35ce qui est dramatique ?
27:37C'est que
27:38ils sont déjà devenus
27:39les gens les plus détestés
27:40de France.
27:41Et donc en se victimisant,
27:42bon,
27:43mais ils sont en train
27:44de paver la route
27:45de l'extrême droite
27:45pour essayer finalement quoi ?
27:46Qu'on se retrouve
27:47dans les prochaines années ?
27:48Ils font très très fort
27:48sur la jeunesse,
27:49M. Béchut.
27:50Et ils sont pour le moment
27:51qualifiés pour le second tour.
27:52Et avec des gros clins d'œil
27:53comme une notariste
27:54qui ne m'ont pas échappé
27:55par rapport à un certain nombre de gens.
27:56Je termine juste une chose,
27:57vous savez.
27:58Finalement,
27:59c'est presque leur rêve.
28:00Parce que si Marine Le Pen
28:01était en responsabilité,
28:02ça pourrait justifier
28:02d'aller faire ça
28:03tous les week-ends,
28:04toutes les semaines.
28:04Et donc de se retrouver
28:06avec des airs de résistance
28:08à piller le pays,
28:09à s'attaquer à ses symboles
28:10et à générer le chaos.
28:12Mais ceux qui pensent
28:14que Mme Le Pen
28:15ou l'extrême droite
28:16ce serait la garantie de l'ordre,
28:17je les invite à regarder
28:18ce qui s'est passé en Italie.
28:19Mme Mélanie est au pouvoir
28:20depuis 4 ans
28:22et on a vécu
28:22les mêmes scènes en Italie
28:23que celles qu'on a vécues en France.
28:24Oui, rapidement,
28:25les militaires de l'opération Sentinelle
28:26qui seront mobilisés
28:27alors en statique
28:28pour protéger
28:29un certain nombre de sites,
28:30est-ce qu'il faut mobiliser
28:31l'armée
28:32dans ces opérations
28:34de maintien de l'ordre ?
28:36Je ne pense pas.
28:37Les militaires,
28:38ils ne sont pas formés
28:39pour faire du maintien de l'ordre,
28:40ils sont formés
28:41pour se battre
28:42et pour tuer
28:42si nécessaire.
28:44Qu'ils défendent
28:45des bâtiments
28:45de manière statique,
28:46ça permet de soulager
28:47une partie du dispositif
28:49de sécurité
28:49mais qu'on puisse imaginer
28:50les utiliser
28:51pour maintien de l'ordre,
28:52c'est ne pas connaître l'armée
28:54et ce serait une erreur
28:55en termes d'utilisation.
28:57Merci beaucoup
28:58Christophe Béchut,
28:59maire d'Angers,
28:59secrétaire général d'Horizon
29:01d'avoir été notre invité
29:02ce matin
29:02dans le grand entretien politique
29:04de Sud Radio.

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