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  • il y a 7 heures
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0111h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:05Gabriel Cusel, avant de donner la parole à Michel Joupon comme ça, là-haut, sur le vif,
00:10vous samedi, quel est votre état d'esprit ?
00:13Écoutez, samedi, je vais faire en sorte qu'aucun membre de ma famille ne soit dans Paris.
00:18Voilà, j'ai des enfants, comme vous savez, il est absolument hors de question que l'un d'entre eux
00:23traîne dans les rues parisiennes.
00:25Donc, si vous voulez, c'est désolant, parce que c'est un octon confinement, finalement,
00:30c'est-à-dire que nous décidons de rester chez nous, parce que nous avons un gouvernement qui est impuissant
00:36à faire en sorte que les délinquants, eux, soient coffrés, identifiés, coffrés.
00:42Moi, je suis assez choquée par cette annonce que vous avez citée de la préfecture de police de Paris,
00:48qui invite les commerçants à recourir à des agents privés pour assurer leur sécurité.
00:52Encore des dépenses ?
00:54Déjà, c'est beaucoup de dépenses, donc des dépenses, des dépenses, des dépenses.
00:58J'aimerais bien qu'elles soient chiffrées, il y a les assurances sortent des premiers chiffres,
01:02mais ce serait intéressant de toutes les avoir, parce qu'il y a aussi le coût des policiers mobilisés,
01:06le coût de... enfin, il y a beaucoup de coûts qui viennent se surajouter,
01:11donc on nous rajoute celui-ci, mais c'est surtout un terrible aveu d'impuissance.
01:15Dans les coûts, il y a nos impôts, nos impôts, ils sont censés servir, notamment, à assurer notre sécurité.
01:21Donc, que nous dit l'État, là ? Bah écoutez, débrouillez-vous, parce qu'il faut que vous trouviez quelqu
01:24'un en renfort,
01:25parce que nous, on ne va pas y arriver. Voilà.
01:27– Gabriel Cluzel, si on ne va pas dans un instant, on posera cette question aussi à Laurent Marcangeli,
01:31président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale.
01:33Et c'est vrai qu'on se dit, mais bon, les agents de sécurité ne sont pas armés, comment est
01:37-ce qu'ils peuvent faire ?
01:37Et vous, Géraldine, comment vous appréhendez samedi ?
01:40Ensuite, Michel, restez en ligne, je vous prends.
01:42– Alors, samedi, je vais faire comme Gabriel, je crois que, enfin, je vais rester tout simplement chez moi.
01:49Et j'ai peur de voir le même chaos que samedi dernier.
01:54Et franchement, honnêtement, vendredi, on en parlait sur l'antenne d'Europe 1,
01:58je pense que je ne pensais pas voir ces scènes.
02:02Je pense qu'on a passé, on a basculé, en fait.
02:05On a passé un cap qu'on n'a jamais connu.
02:08Enfin, je me souviens des manifestations, même des...
02:10En plus, c'était à la base pour défendre un mouvement des lycéens,
02:14et là, c'est complètement...
02:14– Vous qui êtes ancienne enseignante.
02:15– Tout à fait que je comprenais, mais ces violences-là, c'est juste insupportable.
02:19Et quand on entend les commerçants, on a reçu des commerçants qui ont tout perdu, mais tout.
02:25Elles ne savent même pas quand est-ce qu'elles vont recommencer à travailler, je trouve ça...
02:28– Géraldine, à mon sur-repeu, Fabrice, la fille de votre fille, elle est enseignante,
02:31elle vient de passer le cap, est-ce qu'au moins, quel est son état d'esprit ?
02:34– Alors, la semaine dernière, elle voulait aller se promener dans Paris avec des amis,
02:38et je lui ai dit « non, non, n'y va pas », elle ne me croyait pas.
02:40Et quand elle a vu les images, on en a reparlé hier soir, elle m'a dit « t'as
02:42eu entièrement raison, papa ».
02:43– Idem pour l'enfant de la démonstration.
02:44– Oui, exactement, ça servit de leçon.
02:47– Très intéressant. Idem pour le fils de ma soeur. Non mais c'est fou.
02:51– Et ma fille, donc, qui vient de passer son capès, qui est dans un collège,
02:54elle sent monter une... alors pas une violence, mais une puissance chez les élèves,
02:57elle me dit « je sens qu'eux aussi, dans les collèges, peut-être par mimétisme,
03:01ils veulent exploser, y aller aussi ».
03:04et envoyer des messages WhatsApp dans un instant.
03:07On aura Jean-Claude qui nous appelle du Jura.
03:08Mais d'abord, accueillons Laurent Marc-Angélé.
03:11Vous êtes président du groupe Orison à la Servi-Nationale.
03:13Je vous dis en direct, en on, ce que je vous ai dit en off.
03:17Dites à Edouard Philippe de regarder CNews,
03:19parce qu'il a dit qu'il ne regarde pas CNews.
03:22Non, mais dites-lui.
03:23Alors, comment vous réagissez ?
03:25On a entendu là, on en parlait il y a quelques instants,
03:27avec le préfet de police de Paris
03:30qui demande aux commerçants de prendre des agents de sécurité
03:34privés.
03:35Laurent Marc-Angélé, ce n'est pas là un aveu d'échec
03:38de la protection des Français ?
03:40Alors d'abord, avant de vous répondre sur la question que vous me posez,
03:42je veux dire que je suis heureux, dans ce désastre,
03:45qu'on parle un peu des commerçants.
03:47Parce que j'ai axé ma question au gouvernement mardi
03:50sur les commerçants.
03:51Tout à fait.
03:51Edouard Philippe a rendu visite à des commerçants
03:53du quartier République.
03:55Ils sont un peu l'angle mort, je le dis,
03:57de tout ce que nous avons pu voir.
03:59Nous avons tous été choqués, à juste titre,
04:01par l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges.
04:04Par les images de dévastation des quartiers de Paris
04:07et de Marseille et de Lille et de Bordeaux également,
04:11où la résidence de la préfète de Gironde
04:14a été prise d'assaut par des manifestants.
04:16Et on n'a pas beaucoup parlé de nos commerçants.
04:18Et je trouve que ce qui se passe pour celles et ceux
04:21qui voient parfois l'œuvre de leur vie réduite à un néant
04:25en quelques minutes, devrait être davantage évoquée.
04:28Et c'est ce que je ferai tout à l'heure
04:30lorsque je serai à Matignon,
04:31puisque je serai présent à Matignon en tant que président
04:33de groupe à l'Assemblée nationale,
04:34je redemanderai au Premier ministre
04:37d'être bien précis sur ce qu'on compte faire
04:40pour pouvoir venir en aide de nos commerçants.
04:42Alors, je vais vous le dire.
04:44Angélie, présidente du groupe Horizon à l'Assemblée nationale
04:47en direct sur Europe 1.
04:48Je vais vous le dire.
04:50Je n'apprécie pas véritablement que l'État,
04:55dans cette séquence, dise d'ores et déjà aux commerçants
04:59l'informent que vous vous débrouillez.
05:00Et je suis inquiet. Pourquoi ?
05:01Parce que ce matin, je lisais vos confrères du Parisien,
05:04je vois que l'achat d'armes de défense a augmenté.
05:09Et je suis un républicain favorable à un État de droit
05:13où la violence légitime, elle est exercée par l'État.
05:16Sinon, c'est le retour au Far West.
05:18Et j'ajoute par ailleurs,
05:20comme cela a été dit précédemment,
05:22que les agents de sécurité privés
05:24ne bénéficient pas du matériel parfois adapté
05:29à une défense, voire même une contre-attaque
05:32en cas d'agression.
05:34Et la sécurité des biens et des personnes,
05:37c'est aussi une mission qui doit être exercée par l'État.
05:40Alors je trouve, à titre personnel,
05:42que c'est assez maladroit,
05:44à quelques jours de cette manifestation,
05:46qui me fait peur tout autant que vous, mesdames,
05:48que l'État, à travers le préfet,
05:53avoue à demi-mot déjà ce qui risque de se passer.
05:56Et ça m'inquiète énormément.
05:57Laurent Marc-Angeli, président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale.

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