- il y a 1 jour
Avec Mathias Nirman, Philippe Coy, Mehdy Raïche
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NewsTranscription
00:00A vous de le dire et mes débatteurs qui m'ont rejoint pour cette partie débat.
00:05On va évidemment revenir sur ces émeutes qui sont toujours à la une de l'actualité.
00:10Évidemment, quelles conséquences judiciaires, quelles réponses judiciaires.
00:14On a entendu le garde des sous être à la manœuvre, il annonce de la fermeté comme d'habitude.
00:18Mais bon, c'est vrai qu'il y a au moins 123 personnes qui ont manifestement passé la nuit en
00:23prison.
00:24Réponse aussi économique, on avait Serge Papin dans la matinale de Sud Radio.
00:27Ce matin, le ministre des PME qui a fait quelques annonces, notamment le chômage partiel pour les salariés des commerces
00:35touchés.
00:36On discutera de tout ça avec vous messieurs, Mathias Nierman, fondateur du cabinet de conseil ChefCab.
00:42Bonjour.
00:43Philippe Coye, buraliste, vice-président des entrepreneurs.
00:47Bonjour.
00:47Bonjour.
00:48On parlera beaucoup des commerçants avec vous parce que j'imagine que vous avez des nouvelles et que le moral
00:53n'est pas bon.
00:54Mehdi Raich, analyste politique.
00:57Bonjour Mehdi.
00:58En attendant, c'est le Zapping avec vous, Gilles Gansman.
01:02Sud Radio, 10h midi, l'instant Zapping.
01:05Si évidemment les manifestations ont marqué nos esprits français, ce week-end, c'est aussi plusieurs pays d'Europe qui
01:11se sont soulevés.
01:13Panorama des manifestations en Europe par M6.
01:16La Belgique, l'Italie ou encore le Portugal.
01:19Plusieurs pays d'Europe sont également touchés par des manifestations contre la vie chère, la peur de l'avenir ou
01:23la crise du logement.
01:24En Italie, la France inspire les lycéens.
01:27Dans les cortèges de lycéens italiens, on y entend le slogan « Facciamo come in Francia », soit « Faisons
01:32comme en France ».
01:33Mais la mobilisation a dégénéré dans plusieurs villes du nord du pays.
01:36A Milan et à Turin, par exemple, des affrontements ont eu lieu entre casseurs et forces de l'ordre.
01:40En Belgique, ce sont des étudiants et des lycéens qui sont à l'origine du mouvement.
01:44Ils manifestent notamment pour dénoncer la hausse des frais d'inscription à l'université.
01:48Et le 17 octobre, des rassemblements ont eu lieu contre des mesures budgétaires du gouvernement.
01:53Mais là aussi, des casseurs ont causé des débordements.
01:55Parmi les revendications sociales, il y a la question du logement qui touche des pays comme l'Espagne, le Portugal
02:00ou encore la Grèce.
02:02Les manifestants critiquent la hausse des loyers et de l'immobilier en général, ce qui complique la possibilité de se
02:07loger dignement.
02:08A Lisbonne, des manifestants ont même dormi dans des tentes en plein centre-ville pour montrer leur colère.
02:13Et à Athènes, en Grèce, au début du mois d'octobre, des étudiants ont montré leur soutien à la jeunesse
02:18française.
02:19Des pancartes écrites en grec et en français ont été vues dans les cortèges.
02:23Et oui, c'est toute l'Europe qui est touchée.
02:26D'ailleurs, à Marseille, on a vu qu'il y avait aussi pas mal de personnes qui venaient de pays
02:33étrangers.
02:33Donc, c'est un vrai mouvement qui se soulève.
02:37C'était la question, d'ailleurs, que j'ai posée hier au spécialiste des radicalités, Olivier Vial.
02:41Est-ce qu'il y a une organisation, une concertation entre tous ces mouvements ?
02:45Il avait répondu oui.
02:46Et c'est pour ça que je voulais vous montrer ce son.
02:48Est-ce que ça vous fait réfléchir de voir que c'est aussi l'Europe de l'extrême-gauche qui
02:55se soulève ?
02:56Oui.
02:58Alors déjà, les revendications sont assez similaires.
03:01C'est plus surprenant en Italie, puisqu'on a beaucoup vendu l'idée que Giorgia Meloni était plutôt une présidente
03:06qui avait réussi à concilier un petit peu la nation italienne, qui était un peu discordante il y a quelques
03:11temps.
03:12Après, est-ce que je suis surpris ?
03:13On pourrait aussi dire que quelque part, c'est un peu un mouvement assez historique.
03:18On a beaucoup parlé de ce qui s'est passé avec l'AFD en Allemagne,
03:20qu'il y avait un mouvement qui était vraiment plus que très souverainiste, mais vraiment très à droite.
03:25Il y avait une vague conservatrice qui était en train de déferler sur l'Europe.
03:28Là, on voit peut-être aussi un moment de bascule à l'inverse.
03:31C'est qu'il y a une réponse qui se fait plutôt du côté de la jeunesse, qui est plutôt
03:34politisée.
03:35Essentiellement, à gauche, c'est plutôt un trait de caractère.
03:37Donc, j'analyserais plutôt comme ça.
03:39C'est peut-être aussi une réponse à ce qui s'est passé, notamment en Allemagne.
03:42Et on voit ces mouvements conservateurs qui sont très forts.
03:45Et une réponse plutôt politique, civile, je dirais, de gauche, qui s'incarne dans la jeunesse.
03:50Oui, et puis on voit que ce qui préoccupe nos jeunes et ce qui préoccupe les lycéens
03:57et ce qui préoccupe un certain nombre de manifestants qui se sont exprimés samedi dernier en France
04:06trouvent racine dans notamment la crise énergétique qui est à l'œuvre, le retour de l'inflation.
04:14Et donc, ces éléments-là, cette inquiétude, cette colère sociale,
04:18elle s'exprime ailleurs en Europe.
04:20Donc, ça ne tient pas uniquement, ça n'est pas un sujet franco-français.
04:23Il faut regarder ces mouvements et ils sont évidemment préoccupants.
04:27Alors, c'est sûr que la crise énergétique a bon dos quand on va piller des commerces.
04:31Parce que c'est ce que nous expliquait Gilles dans ce sujet d'M6.
04:36C'est que ça commence par une grogne lycéenne.
04:38Alors, je rappelle quand même les revendications des lycéens.
04:42La plateforme qui a accueilli 100 000 doléances, 71% sur les emplois du temps.
04:48Mais il faut quand même remettre l'église au milieu du village.
04:50Je ne vois pas ce que viennent faire les emplois du temps dans le fait de piller des commerces.
04:54Parce que c'est à ça qu'on assiste aujourd'hui.
04:57Vous voyez ce que je veux dire ?
04:58Oui, absolument.
04:59Il n'y a rien à voir avec la crise de l'énergie.
05:01Bon, Philippe Coye.
05:02Écoutez, c'est la consternation.
05:04J'entends ce que l'on peut dire sur ces mouvements européens,
05:08ces grognes, ces revendications de jeunes,
05:12avec certainement un bien fondé.
05:14Mais il y a une politisation du débat
05:16qui s'égrène au fil de toute l'Europe.
05:21Vous venez de le dire, Gilles,
05:22en citant tous ces pays qui rentrent dans le mouvement.
05:25Mais est-ce que c'est colère ?
05:27Ces revendications, soient-elles légitimes ou pas,
05:31doivent amener à ces scènes de chaos
05:33que nous vivons ici en France,
05:35mais ailleurs également en Italie, en Espagne.
05:40Parce que bien évidemment,
05:41tous les médias ont eu les regards sur ce 17 octobre,
05:44qui restera dans l'esprit de tous.
05:46Mais si on regarde un zapping européen,
05:49malheureusement, cette violence se décline partout.
05:52C'est une jeunesse violente.
05:53Elle n'est pas celle du dialogue.
05:55Pourtant, elle est celle des réseaux sociaux,
05:56qui a 500 000 amis sur Facebook,
05:58mais qui ne sait plus discuter avec ses contradicteurs,
06:03ne sait plus débattre,
06:05ne sait plus s'exprimer à travers des messages,
06:09je dirais, pacifistes,
06:11certainement raisonnés.
06:12Ce que nous vivons est un scandale.
06:17Soutenu aussi par certains partis politiques de gauche,
06:21quand même, qui soufflent sur les braises.
06:22Il faut bien le dire.
06:24Je ne vais pas faire de politique,
06:25ce n'est pas mon rôle.
06:27En tous les cas, je le redis,
06:29mais Mehdi le fera mieux que moi.
06:31Mais il est vrai que vous l'avez rappelé, Stéphanie,
06:33ce mouvement, cette colère, cette protestation,
06:36est partie d'un mouvement lycéen.
06:38Elle est partie aussi samedi.
06:40Vous savez ce qu'était le thème des gens
06:42qui devaient se retrouver ?
06:43Le ras-le-bol de la vie chère.
06:45Et en définitive, aujourd'hui,
06:47elle va nous coûter encore plus cher
06:48pour payer ses dégâts,
06:50pour payer ses réparations,
06:51pour payer les vies brisées des entrepreneurs,
06:54des commerçants.
06:55Donc, un moment, soyons logiques,
06:57on peut tous subir le coût de l'énergie,
07:00le coût du logement,
07:02le coût de la vie,
07:03parce que nous sommes tous des citoyens
07:05de notre pays et de cette planète.
07:08Nous le revivons au quotidien.
07:10Mais rien, je le dis très sincèrement,
07:13ne justifiera ces heures que nous venons de vivre.
07:15Alors que la jeunesse pense à son avenir,
07:18c'est légitime.
07:19Qu'elle pense à travailler,
07:20qu'elle pense à être utile à son pays,
07:22qu'elle pense à l'amour de son pays.
07:24Médhi Raïch ?
07:26Je suis d'accord avec ce que vient de dire Philippe.
07:29Sur le fait que des jeunes soient politisés,
07:31moi j'ai un peu de mal avec ce concept-là.
07:33Je me vois encore à 16 ans
07:35et je sais qu'on peut être traversé par des idées
07:37que finalement on ne comprend pas,
07:38on ne saisit pas totalement.
07:40Et j'ai vraiment du mal à accepter cette idée
07:42que des partis politiques disent par exemple
07:44on va baisser de l'âge légal du vote à 16 ans.
07:46Et lorsque vous étiez à 16 ans,
07:47vous n'étiez pas conscients politiquement.
07:49C'est uniquement lorsque vous commencez à travailler,
07:51que vous étiez à la fac,
07:52que vous avez fait un petit peu d'études supérieures,
07:53que vous êtes confrontés aux autres,
07:55que vous commencez à peine pleinement
07:57à comprendre certaines idées politiques
07:58et les enjeux que ça peut avoir réellement
08:01dans le concret, dans le réel et le quotidien des gens.
08:03Donc s'amuser à politiser une jeunesse
08:05et à se servir de cette jeunesse en se disant
08:06il faut la politiser un max.
08:08Et là on retourne sur la question des violences
08:10que du coup les jeunes peuvent aussi passer par la violence.
08:12j'ai du mal avec cette conscientisation
08:14et à dire il faut absolument que la jeunesse soit politisée.
08:16Qu'elle se politise naturellement en se disant
08:18j'ai envie de m'intéresser à des sujets, oui,
08:21mais pas de cette manière.
08:22Vraiment à 16 ans,
08:23la seule chose qui doit vous intéresser
08:24c'est de s'amuser avec vos amis
08:26et ensuite faire des études
08:27et être pleinement performant à l'école.
08:29C'est la seule chose qui doit vous intéresser.
08:30Le reste ensuite ça viendra naturellement.
08:32Non mais on peut parler politique
08:32mais parler, vous voyez,
08:33pas tout conflictualisé.
08:35Mais la conflictualisation c'est instrumentalisé.
08:37Moi je suis plutôt heureux
08:39que la jeunesse s'intéresse à la vie publique de son pays.
08:42Quelles que soient les idées des uns et des autres.
08:45Et il n'y a pas d'âge.
08:47Et vous dites, je vais corriger,
08:49quand on commence à faire des études supérieures
08:50on peut avoir une idée sur la politique.
08:52Ça tombe bien,
08:53je n'en ai pas fait d'études supérieures
08:55mais j'ai une idée sur la vie de mon pays
08:57depuis que je suis engagé dans la vie du travail,
09:00dans le respect des valeurs de la République,
09:02dans le respect des valeurs
09:05que m'a inculqué mon patron
09:07quand j'étais en apprentissage.
09:08Et je crois qu'aujourd'hui
09:09on a une génération,
09:10celle qu'on voit dans la rue,
09:12qui est aussi le reflet de ses parents.
09:14Qui est un ricochet d'une famille
09:18complètement éclatée,
09:19qui a perdu l'autorité,
09:21Vous avez vu à Marseille,
09:22certaines mères étaient sur les scooters
09:23et attendaient leur fils
09:25qui pillait les magasins.
09:26Et on n'a pas que des hommes.
09:28Cette fois-ci,
09:28on a aussi beaucoup de femmes
09:29qui ont été à la manœuvre
09:31de ces pillages et de ces agressions.
09:33Je ne dis pas le contraire.
09:34C'est que, pour moi,
09:35à 16 ans,
09:35vous n'êtes pas encore totalement construits.
09:37Mais bien sûr.
09:37Et là, tu as parlé du travail.
09:39Je suis d'accord.
09:39Tant que vous n'avez pas
09:40véritablement commencé à traiter,
09:41que vous n'avez pas vécu
09:42le monde du travail,
09:42une certaine violence
09:43qu'il peut y avoir au travail,
09:44c'est très difficile
09:45de conceptualiser les choses.
09:46Et utiliser que des partis politiques
09:49utilisent ça sur des jeunes,
09:50je trouve ça scandale.
09:51Même moi, 23 ans.
09:53J'ai le casse.
09:54Je ne sais pas tout.
09:5523 avant-tier.
09:5623 ans et demi.
09:58Vous avez tous vu
09:58ce commerçant de Nice
10:00violemment attaqué
10:01dans le dos
10:02alors qu'il défendait
10:03seul sa boutique.
10:05Une image qui a marqué.
10:06Mais vous allez l'entendre.
10:09Certains exploitent
10:09son désespoir.
10:11Et c'est pire que tout.
10:12Il y a eu des cagnotes
10:14qui ont été faites
10:15sur son dos.
10:16Vous y croyez, ça ?
10:18Je n'ai pas l'habitude
10:19de m'exprimer face caméra.
10:20Ce n'est pas mon métier.
10:21Maintenant,
10:22je me vois contraint
10:23de réagir à quelque chose.
10:24Je vois des cagnotes en ligne.
10:25Je ne suis au courant de rien.
10:27Personne ne m'a contacté
10:29pour ce genre de choses.
10:30Je suis en lien avec personne.
10:32Les cagnotes ne sont pas
10:33de mon fait.
10:34Donc, prenez soin de vous.
10:36Évitez ce genre de choses.
10:37Évitez ce genre d'arnaques,
10:38s'il vous plaît.
10:40Ne vous faites pas avoir
10:41pour le moment.
10:42Rien n'est fait.
10:43Si vous voulez de nos nouvelles,
10:45peut-être que j'en donnerai ici.
10:47sur mes réseaux sociaux
10:48ou ailleurs.
10:51Vous pouvez venir
10:51à nos rencontres
10:52et ce genre de choses.
10:53Mais vraiment,
10:54pour le moment,
10:55il n'y a rien en ligne.
10:55Donc, ne vous faites pas avoir.
10:57Merci beaucoup.
10:58Vous imaginez,
10:59il s'est pris un coup dans le dos
11:00et derrière,
11:01il y a des gens
11:01qui montent des cagnotes
11:02pour se faire de l'argent
11:03sur son dos.
11:03Non, mais c'est le cauchemar
11:05de A à Z, en fait.
11:06Quelle époque vivons-nous ?
11:08Déjà, son magasin d'informatique
11:10a été pillé, vandalisé.
11:12De manga, monsieur.
11:13Ou de manga.
11:14Il a voulu défendre son magasin.
11:16La lâcheté des agresseurs.
11:18Il n'attaque pas en face,
11:21il sautant dessus dans le dos.
11:23Et aujourd'hui,
11:23en plus,
11:25certains trouvent le culot.
11:26Et je suis sûr
11:27que l'exemple que vous citez,
11:28on peut le retrouver
11:29malheureusement ailleurs,
11:30des profiteurs,
11:32des usurpateurs
11:33vont certainement
11:34utiliser ces moyens.
11:35Vous savez,
11:36aujourd'hui,
11:36il y a tant de choses
11:37à dire sur ce genre de cagnotes,
11:39sur ce qu'ils revendent
11:40sur les plateformes.
11:41Enfin, en tous les cas,
11:41je pense qu'on en parlera
11:42durant l'émission.
11:43Et d'ailleurs,
11:43de la légitime défense,
11:44parce qu'il a cherché
11:45à se défendre lui-même.
11:46Ça me rappelle,
11:47au début,
11:47que j'ai cru que vous alliez parler,
11:48vous savez,
11:49le fameux,
11:49l'affaire emblématique
11:50de la légitime défense,
11:51le bijoutier de Nice,
11:52qui avait tiré dans le dos
11:54de son agresseur
11:54et qui avait été condamné.
11:56On avait beaucoup parlé
11:57à ce moment-là
11:58du concept
11:59de la légitime défense
12:00qui est évidemment
12:01très encadré
12:01par la justice.
12:03Mais on en reparlera
12:04parce que c'est malheureusement
12:05la tentation
12:06de beaucoup de commerçants
12:07aujourd'hui
12:07et ça inquiète
12:09le gouvernement.
12:10On en parlait d'ailleurs
12:11ce matin sur le radio.
12:12Ça nous inquiète à tous
12:12parce que la réponse
12:14n'est pas la force
12:15par la force
12:16et l'autorité doit rester
12:18celle de la République
12:19et celle des forces de l'ordre.
12:20Vous l'avez dit
12:21dans l'émission précédente
12:22avec une grande pensée
12:23pour tous ceux
12:24qui essayent
12:25de faire respecter l'ordre.
12:27Et c'est,
12:27j'avoue,
12:28la plus mauvaise idée,
12:30même si elle peut être légitime,
12:32de vouloir défendre,
12:33se défendre,
12:34quand vous voyez
12:35la masse d'agresseurs
12:37que vous avez en face.
12:37Oui, absolument.
12:38On a vu des commerçants
12:41appeler désespérément
12:43le 17
12:44attendre des heures
12:46durant une intervention
12:47de la police.
12:48On va certainement en parler
12:49mais ça pose aussi
12:50la question
12:52des défaillances
12:53ou du manque d'anticipation
12:55dans les moyens
12:55qui ont été mobilisés.
12:58Ce n'est plus un secret.
12:58Ça a été assumé
13:00au sommet de l'État
13:01et par le ministre
13:03de l'Intérieur.
13:04Et donc, évidemment,
13:05puisqu'il y aura
13:06dans les prochains jours,
13:07dans les prochaines semaines
13:08d'autres manifestations,
13:11ça dit quelque chose
13:11du dispositif
13:12qui devra être
13:13cette fois-ci
13:14à la hauteur
13:15des menaces
13:16qui continuent
13:17de peser
13:18sur l'ordre public.
13:19On les a entendus
13:20en première partie
13:21de l'émission.
13:22Ces policiers
13:22sont inquiets.
13:23Il m'a fait un petit peu peur,
13:24Marc Silvéra,
13:25tout à l'heure,
13:26nous dire
13:26qu'on ne sait pas
13:27si on va pouvoir répondre.
13:29Il y a une grande détresse
13:30chez les policiers.
13:31Ils sont en droit de l'être.
13:32Je rappelle
13:32qu'il y a
13:33mille policiers
13:34qui ont été blessés
13:36le 17 octobre.
13:37Plus de 2000.
13:39Et c'est le chiffre
13:39officiel,
13:40il nous disait.
13:41C'est effectivement
13:43préoccupant.
13:45L'anticipation,
13:46j'en parlais,
13:47les services
13:48de renseignement
13:48territorieux
13:48tablaient sur
13:49100 000 manifestants.
13:50On voit que les chiffres
13:51ont été explosés.
13:52Donc ça,
13:52c'est un premier élément.
13:53Le dispositif
13:53de l'éducation
13:54n'a pas été à l'auteur.
13:55De voir des policiers
13:56à court de mission
13:57battre retraite
13:59et parfois
14:01violenter,
14:01évidemment,
14:02c'est inadmissible
14:04et je comprends
14:04aujourd'hui
14:06leur colère,
14:07elle est légitime.
14:08Et que vous parliez
14:09d'heures
14:09ou de jours,
14:11on va parler d'heures
14:12parce que ce soit
14:12pour ceux qui sont
14:13en Ile-de-France
14:14et là où on a vu
14:15ces scènes de chaos
14:16à Paris,
14:16mais comme dans
14:17bon nombre de villes
14:18en France,
14:19il y a un match de foot.
14:20Et hier,
14:21chacun s'interrogeait
14:21si ce match
14:23allait être maintenu.
14:25La France ne veut pas
14:26s'avouer vaincu,
14:27même si on a
14:28certainement
14:28un genou à terre.
14:29Mais on peut être
14:30à nouveau inquiets,
14:31même s'il y a
14:32ces couvre-feux
14:32qui ont été instaurés
14:33depuis hier.
14:35Et il y a
14:35le 24 octobre,
14:37le 4 novembre.
14:39Est-ce qu'on repart
14:40dans une série ?
14:42La nuit d'Halloween
14:42aussi qui a été annoncée
14:43comme étant...
14:44La nuit d'Halloween,
14:45je ne suis pas
14:45à vous inquiéter,
14:46c'est normal,
14:46il y a des gens masqués
14:48et qui aillent des vampires
14:50et qui aillent des masques.
14:52Mais ça a été annoncé hier
14:53qu'il y avait potentiellement
14:54des choses à l'Halloween.
14:55Tout sera excuse
14:56à aller piller,
14:58saccager,
14:59ravager.
14:59Vous croyez
15:00que c'est un sac
15:01ou un bonbon ?
15:03Quelle naïveté
15:04mon cher Gilles.
15:05Mais c'est bien,
15:05j'aimerais vivre dans votre monde
15:06le bisounours.
15:08Un appel ou un bonbon ?
15:11Non, pas la suite,
15:12on va marquer une petite pause
15:13et on se retrouve
15:14dans quelques instants
15:15avec vous mes débatteurs.
15:16Mathias Nierman,
15:17Philippe Coye,
15:18Mehdi Raich
15:19et la suite du zapping
15:19de Gilles Gansman.
15:20A tout de suite.
15:21Aujourd'hui,
15:22Mathias Nierman,
15:23Philippe Coye,
15:24Mehdi Raich
15:24et c'est la suite
15:25du zapping de Gilles Gansman
15:27consacrée évidemment
15:28à la suite
15:28de ces émeutes,
15:29ces faits graves
15:30qui se sont déroulés
15:31dans tout le pays,
15:32dans toutes les villes
15:33de France,
15:33petites et moyennes.
15:35Gilles.
15:35À peine les exactions commises
15:37que avant que le gouvernement
15:39s'en aperçoive,
15:40les produits volés
15:41se sont retrouvés
15:42en vente très vite
15:43sur les plateformes
15:45telles que eBay,
15:46Vinted ou autres.
15:47C'est un reportage
15:48qui a été diffusé
15:49à midi par M6
15:51lundi
15:52avant qu'on s'aperçoive
15:53évidemment
15:54que le gouvernement
15:55allait prendre en charge.
15:56Vous allez en parler
15:57mais dès midi
15:58durant tout le dimanche
15:59il y avait eu
16:00déjà de nombreuses ventes.
16:02C'était sur M6 Info.
16:03Des objets pillés
16:05en marge des manifestations
16:06contre la vie chère
16:07se retrouvent déjà
16:09sur les plateformes
16:10de vente en ligne.
16:11Sur Vinted,
16:12des dizaines d'annonces
16:12proposant du maquillage
16:14vendu en lot
16:14ou par sac entier
16:16pour quelques dizaines d'euros.
16:18On trouve également
16:18des chaussures
16:19et des maillots de foot
16:20parfois encore équipés
16:22de leur antivol
16:23comme l'a remarqué
16:24un internaute.
16:25D'autres utilisateurs
16:26ont repéré
16:27des parfums de luxe
16:28ou des jeux vidéo.
16:29Beaucoup de ces annonces
16:30ont été dépubliées depuis.
16:32De leur côté,
16:33certains internautes
16:34demandent à ce qu'on
16:35les contacte directement
16:36afin d'obtenir
16:38des prix cassés.
16:39Ces annonces
16:39devraient aussi intéresser
16:40les enquêteurs
16:41qui pourraient scruter
16:42les plateformes
16:43de vente en ligne
16:44pour tenter d'identifier
16:45les auteurs des casses
16:46et des pillages.
16:48Plus de 1500 boutiques
16:49auraient été vandalisées
16:50ce samedi 17 octobre
16:52selon la Fédération
16:53du Commerce
16:53et de la Distribution
16:54pour un préjudice
16:56estimé à plusieurs centaines
16:57de millions d'euros.
16:59Et oui.
17:00Alors ça, c'est un autre sujet
17:02parce que, d'ailleurs,
17:04je voudrais vous faire écouter.
17:05Je ne m'attendais pas
17:05à ce que vous me donniez
17:06la parole, Gilles.
17:06Pardon, j'étais surprise.
17:08Je pensais que vous aviez
17:08continué.
17:09Mais bref, peu importe.
17:10Serge Papin,
17:11sur Sud Radio,
17:12ce matin,
17:12le ministre des PME
17:14a répondu justement
17:15à cette histoire
17:17de revente d'objets volés.
17:18Il parle de recel.
17:19Écoutez, on a obtenu
17:21une opération
17:22parce que c'est complètement
17:24anormal.
17:24Vous vous rendez compte
17:25des produits.
17:26Il y a certains commerçants
17:27qui voient leurs produits
17:29sur ces plateformes.
17:31Et j'ai utilisé le mot
17:32avec ces plateformes hier.
17:33On a trouvé un accord.
17:35J'ai utilisé le mot recel.
17:38Parce qu'évidemment,
17:39s'il y a des ventes de produits
17:41qui sont issus du pillage
17:43sur ces plateformes,
17:44ça s'appelle du recel.
17:46Donc, on a appelé
17:47à leur responsabilité.
17:48D'ailleurs,
17:48ils l'ont accepté.
17:50Philippe,
17:50je sais que c'était
17:51l'un de vos chevaux de bataille.
17:53Vous avez été
17:53intéressé à Serge Papin hier.
17:54Le ministre Papin
17:55a convoqué les forces
17:58représentant le monde économique,
18:00le commerce.
18:01Et nous avons pu échanger,
18:02notamment remonter
18:03cette première information
18:05qui a sidéré tout le monde
18:06de retrouver...
18:07Alors, on avait déjà
18:08l'habitude à Noël,
18:09à peine le cadeau donné,
18:11on le retrouvait.
18:12Ça vous a sidéré ?
18:12C'est déjà choquant,
18:14je trouve, pour Noël.
18:15Mais là, la rapidité
18:17comme quoi il y a
18:18une organisation.
18:19Et puis, ça interroge
18:20sur ces sites
18:21de revente en ligne
18:22de particuliers,
18:23soi-disant en particulier,
18:25sur les messageries aussi
18:26comme Snapchat
18:27avec les messages éphémères.
18:29On le dénonce régulièrement
18:30pour tout ce qui est trafic
18:31de stupéfiants,
18:33de tabac.
18:33Mais là,
18:34on voit bien
18:34que c'est les mêmes
18:36personnages
18:37qui ont déjà
18:38une méthodologie
18:39bien éprouvée
18:40qui ont de suite
18:42remis leurs produits.
18:43et il paraît,
18:44parce que je n'ai pas pu
18:45le regarder
18:45et je ne le ferai pas
18:46de toute façon,
18:47qu'ils étalaient
18:48en disant
18:48c'est les primes
18:52ou ce que j'ai pu
18:53récupérer le 17 octobre.
18:55Enfin, voilà.
18:56Il y avait même
18:56des challenges
18:57sur les réseaux sociaux
18:59pour montrer
18:59le nombre d'articles
19:00que chacun avait pu
19:02récupérer.
19:02C'est scandaleux.
19:03et je m'associe
19:05au propos du ministre
19:06ce matin
19:06à votre antenne,
19:08il faudra aussi
19:09que chacun porte
19:10ses responsabilités.
19:11Vous ne pouvez pas
19:11vous dédouaner
19:12en étant fournisseur
19:13d'accès
19:13et dire
19:14ce n'est pas de ma faute.
19:15Vous avez
19:16une responsabilité.
19:18Moi, dans mon commerce,
19:19j'ai la responsabilité
19:19des produits que je vends.
19:21Eh bien,
19:21je dis que ces plateformes,
19:23quelles qu'elles soient,
19:24où qu'elles soient,
19:25ont la même responsabilité.
19:26Mais vous croyez vraiment
19:27que ça va être efficace
19:28ou que ce n'est pas
19:28des effets d'annonce ?
19:29Écoutez, si on dit toujours
19:30est-ce que c'est efficace,
19:31il ne se passera rien.
19:32Ils vont trouver d'autres moyens
19:32de revendre.
19:34Ils vont trouver d'autres moyens
19:35sur Telegram ou autre.
19:37Là, vous invisibilisez
19:39ce commerce-là
19:40que la police
19:41aurait pu remonter.
19:42C'est-à-dire que
19:43quand on a le contact
19:43ou qu'on voit sur les plateformes,
19:45c'est plus facile
19:45à remonter
19:46que sur une plateforme
19:47comme Telegram.
19:47Eh bien, je dis
19:48à la police judiciaire
19:49trouver d'autres moyens.
19:50Mais arrêtons d'être laxisme.
19:53Ces plateformes
19:54ne peuvent pas être
19:55les hubs de revente
19:57de produits volés
19:58en permanence
19:59ou de produits contrefaits.
20:00Moi, je pense que
20:03j'invite tout le monde
20:04et nous-mêmes
20:05à ne plus utiliser
20:06de plateforme en ce moment
20:07et puis à donner
20:07des coups de pouce
20:08aux commerçants
20:09tout simplement.
20:09Consommer local
20:10comme a dit le président
20:11de la ferme de commerce.
20:13Ceux qui rachètent
20:14ces volés
20:15qui sont coupables
20:16pour vous ?
20:17Sincèrement, oui.
20:18Parce qu'on va chercher
20:18mon fils de 15 ans
20:20qui voulait s'acheter un pull.
20:21J'ai dit
20:21tu ne mets pas
20:22un seul pied
20:24chez Bintay
20:24en ce moment.
20:25C'est net.
20:26De toute façon,
20:27les précautions.
20:28Désolée.
20:28Moi, j'avais regardé
20:32dimanche matin,
20:33il y avait déjà
20:34des articles
20:34qui étaient revendus
20:35en disant
20:36on a chopé ça
20:37le 17 octobre.
20:37Il y a un hashtag
20:3817 octobre.
20:39Sur TikTok,
20:40vous trouvez des lives
20:41sur TikTok,
20:42pas souvent de TikTok.
20:43Sur TikTok,
20:43vous trouvez des lives
20:44où les gens
20:44reventent en direct
20:46encore avec les antivoltes
20:48ce qu'ils ont chopé
20:49le 17 octobre.
20:49C'est du fichage
20:51de tronc.
20:51C'est du réseau.
20:52C'est du réseau,
20:54très clairement.
20:54C'est pensé,
20:55c'est voulu.
20:55Ils vont passer
20:56par des messages
20:56récryptés aussi,
20:57donc on ne pourra
20:58pas remonter jusqu'à eux.
20:59Là, c'est la question
21:00des messages récryptés.
21:01Sur les sites,
21:02comme Vinted,
21:03pour moi,
21:04il y a une certaine
21:05forme de complicité.
21:05Là, on peut parler
21:06de recel.
21:06Je suis d'accord.
21:07La responsabilité
21:08de la plateforme
21:09est de dire
21:09s'il y a des gens
21:10qui mettent ouvertement
21:11des articles
21:11en disant
21:1117 octobre
21:12et que la plateforme
21:13ne sanctionne pas,
21:21c'est dur à dire
21:23si c'est volé ou pas.
21:25On est chefs d'entreprise,
21:26on doit assumer
21:27les responsabilités.
21:28Ils sont des chefs d'entreprise,
21:29ils doivent assumer
21:30les responsabilités.
21:31Ça peut choquer,
21:32mais aujourd'hui,
21:33ils sont collaborateurs
21:35de ces pillages.
21:37Parce que,
21:37bien évidemment,
21:38il y aura toujours,
21:39de toute façon,
21:39le voleur a toujours
21:40un coup d'avance
21:40sur la police,
21:41c'est vieux
21:42comme la nuit des temps.
21:43Mais si aujourd'hui,
21:44et comme l'a dit le ministre,
21:45ils vont au bout
21:46des enquêtes,
21:47ils vont au bout
21:48des sanctions
21:49à travers ces plateformes,
21:52écoutez,
21:52tant mieux.
21:53Et certainement
21:54que les larcins
21:57se retrouveront ailleurs.
21:59Mais écoutez,
21:59au bout d'un moment,
22:00Ils ont déjà du mal
22:01à agir sur le terrain
22:04et punir vraiment.
22:06Vous imaginez bien
22:07que quelqu'un
22:08qui achète un petit pull
22:09sur une taine,
22:10il ne va pas être condamné.
22:11Vous parlez de TikTok
22:11qui est un produit chinois
22:13quand même aussi.
22:14C'est marrant,
22:15quand en Chine,
22:16vous avez une critique
22:17sur le gouvernement,
22:18c'est bloqué de suite.
22:19Donc,
22:19qu'on ne nous dise pas
22:20là aussi
22:21qu'il n'y a pas de moyens
22:22d'entraver,
22:23de filtrer,
22:24de contrôler.
22:25Allez en Chine,
22:26écrivez quelque chose
22:27sur TikTok,
22:27vous allez voir
22:28si vous avez fait longtemps.
22:29Mais c'est pas le même pays.
22:31C'est pas le même pays.
22:32On va en parler
22:33parce que couper
22:35les réseaux sociaux,
22:35d'ailleurs,
22:36c'était un des problèmes
22:36de ce 17 octobre.
22:38Tout s'est fait
22:39sur les réseaux sociaux,
22:40évidemment.
22:40Il l'avait proposé,
22:41il l'avait mis en oeuvre
22:42quand il était Premier ministre
22:43pour les incidents
22:45en Nouvelle-Calédonie.
22:47Si on doit en passer par là,
22:49je suis désolé,
22:49mais à un moment,
22:50on ne peut plus avoir
22:51ces chaînes de communication.
22:52Mathias Niermann.
22:53Oui,
22:53et puis,
22:54effectivement,
22:55ces plateformes
22:55ont été rattrapées
22:56assez vite
22:57par la patrouille,
22:57convoquées,
22:58reçues,
22:58et je crois savoir
22:59que des premières mesures
23:00ont été prises.
23:01Ça renvoie aussi
23:03à l'affaire Chine,
23:04il y a quelques mois
23:05qui avait,
23:06souvenez-vous,
23:08accueilli sur son site
23:11des produits
23:12à caractère pédopornographique
23:14et il avait fallu
23:14plusieurs jours,
23:15plusieurs semaines
23:15pour les faire bouger.
23:18J'ai envie de dire,
23:19le mal est fait,
23:20et moi,
23:20j'ai une pensée,
23:21évidemment,
23:21pour les milliers de commerçants
23:22et les centaines de millions
23:23de dégâts
23:24qui, aujourd'hui,
23:25étant moi-même un entrepreneur,
23:26sont six pieds sous terre
23:27et doivent se relever.
23:29Évidemment,
23:29c'est insultant,
23:31et c'est la goutte d'eau
23:32qui a déjà fait
23:33des bordels le vase,
23:34mais c'est insupportable
23:37de voir, évidemment,
23:38ces produits,
23:38aujourd'hui,
23:39se retrouver vendus
23:40sur la place publique.
23:40Ça prouve bien
23:41que derrière,
23:42quand même,
23:43parce que ce n'est pas
23:44le phénomène juste parisien,
23:45il y avait une anticipation,
23:47c'est des phénomènes
23:48qui se sont passés
23:49partout sur le territoire.
23:51Oui, c'est une opportunité.
23:52Oui, mais l'opportunité,
23:53vous passez devant,
23:54et il y a la vitre
23:55qui est brisée,
23:56vous rentrez.
23:57Là, ça s'est passé
23:57aux quatre coins
23:58de l'Hexagone.
23:59Je pense qu'en amont,
24:01il y a eu
24:01une vraie préparation,
24:03d'ailleurs,
24:04certains l'évoquent,
24:05pour avoir déposé
24:07des armements,
24:08pour avoir déposé
24:09des matériels
24:10pour aller casser
24:11des vitrines,
24:12donc il y a une anticipation,
24:13et là,
24:14je reviens aussi
24:15à ces messageries cryptées,
24:16ma génération
24:17n'est pas celle
24:18des générations cryptées,
24:19mais il y a dû y avoir
24:21quelque chose
24:22qui a pu
24:24haranguer les foules
24:25en amont,
24:25pour que tout soit
24:26bien organisé.
24:28Olivier Vial
24:28nous en a parlé hier,
24:29il me l'a envoyé
24:30le site
24:3217 octobre,
24:33où tout le monde
24:34s'est donné rendez-vous,
24:35c'est clair,
24:36c'est net,
24:37c'était documenté
24:38sur ce site.
24:38Se donner rendez-vous
24:38et se donner des missions,
24:40et une organisation,
24:41parce que quand vous avez vu
24:42ces petites bandes
24:43agiles
24:43se déplacer,
24:45défier la police,
24:46casser,
24:47d'autres arriver
24:47pour vider,
24:49piller,
24:49et encore,
24:50je ne sais pas,
24:51on peut voler,
24:53ce n'est pas acceptable,
24:54mais saccager,
24:55c'est honteux.
24:57On en parle évidemment
24:58avec vous,
24:59puisqu'il y a eu
24:59des réponses judiciaires,
25:01aujourd'hui,
25:02couvre-feu,
25:03certains appellent même
25:04à l'interdiction
25:05de la mobilisation
25:06samedi prochain.
25:07Vous,
25:07qu'est-ce que vous en pensez
25:08à vous le dire ?
25:090826-300-300.