- il y a 9 heures
Avec Magali Vicente, Mathias Leboeuf, Philippe Coy
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NewsTranscription
00:0210h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:06A vous de le dire, c'est votre émission 0826 300 300, Emmanuel Galasso vous accueille au Standard.
00:12Venez nous dire ce que vous pensez de tous les débats de la journée, en l'occurrence cette grande journée
00:17de mobilisation.
00:18On en parle avec Magali Vissante, communicante politique, Mathias Leboeuf, journaliste, philosophe,
00:24et Philippe Coye, buraliste, vice-président des entrepreneurs.
00:27C'est reparti donc pour un tour, grève et manifestations partout en France, à l'appel des syndicats,
00:34qui, il faut bien le dire, aimeraient bien reprendre la main dans cette histoire.
00:38Manifestation des salariés du privé, enfin bon, il y aura plus de fonctionnaires, je pense,
00:43contre la vie chère, les jeunes et les retraités sont invités à rejoindre les cortèges,
00:47tout comme les gilets jaunes et des agriculteurs.
00:50Les organisateurs espèrent jusqu'à un million de manifestants,
00:54alors évidemment, les commerçants, eux, sont partagés.
00:58J'entendais certains commerçants, je ne pourrais pas vous dire si c'est la majorité ou non,
01:03en tout cas soutenir le mouvement, parce qu'évidemment, il y a un problème en France.
01:07Je disais qu'un Français sur deux avait des difficultés à vivre, tout simplement,
01:11un sur trois à payer les factures d'énergie.
01:14Il y a un vrai sujet, il y a un sujet de salaire bas, c'est une certitude d'inflation.
01:18Mais qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce que c'est bien d'aller dans les rues ?
01:21Là, je voyais quand même que ça y est, il y avait des premiers lycées locales en feu,
01:26dans un lycée notamment à Toulouse, des feux de poubelle ici ou là.
01:31On a peur évidemment que ça dégénère.
01:32Je vois l'œil noir de Philippe Coy en train de se dire,
01:35est-ce qu'on va resubir ce qu'on a subi le 17 octobre ?
01:38C'est vrai qu'il y a toujours ce risque.
01:40Est-ce que ça vaut le coup d'aller manifester au risque de provoquer des violences,
01:44alors que dans quelques mois, il y a tout simplement le droit de voter ?
01:47C'est la question du jour.
01:50Est-ce que ça vaut le coup de casser pour porter votre message ?
01:54C'est là où je pense qu'on atteint la limite de l'exercice.
01:57Quand vous avez une revendication, soit-elle légitime, la vie chère ?
02:01Vous vous disiez que les commerçants pourraient être dans ces manifestants.
02:05Oui, parce que nos entreprises aujourd'hui subissent de plein fouet
02:09la crise énergétique, la crise mondiale, la déconsommation.
02:13Nous avons de plus en plus de mal.
02:14D'ailleurs, il suffit de regarder le taux de défaillance
02:16qui sera malheureusement en 2027 encore plus supérieur qu'en 2026.
02:21Cela traduit bien les difficultés sectorielles de la consommation,
02:25du commerce de proximité.
02:27Mais aujourd'hui, on en a ras-le-bol.
02:29On veut aussi travailler.
02:31Et pour travailler, il nous faut de la sérénité.
02:33Vous avez vu à quoi ressemblent nos centres-villes aujourd'hui ?
02:36C'est des rues désertes ou des rues placardées de planches,
02:39comme vous venez de le dire, Stéphanie.
02:40Ce n'est pas le sens même de la convivialité du centre-ville accueillant
02:45et d'un moment apaisé.
02:48Les revendications, elles doivent être exprimées,
02:50mais elles doivent être aussi dans le respect mutuel.
02:53Et brûler des poubelles pour des jeunes étudiants,
02:56je ne crois pas que ce soit une solution en soi.
02:58Magali ?
02:58Il y a plusieurs sujets derrière tout ça.
03:01Et c'est vrai que moi, je pense qu'il faut continuer
03:06à exprimer les voix parce que c'est nécessaire.
03:08Parce que finalement, ça fait 18 mois
03:10que quelque part, on a un gouvernement
03:12qui tente de les faire taire en disant...
03:14Et c'était la mission de Sébastien Lecornu.
03:17C'était de faire en sorte que ça tienne,
03:18qu'on ait un gouvernement qui tienne jusqu'à la fin.
03:20On est au bout du système.
03:22Et qu'est-ce qui se passe ?
03:23Moi, je le dénonce tous les jours.
03:25C'est-à-dire qu'on a des politiques
03:26qui continuent à avoir un langage de gestion
03:29face à ce qu'ils devraient avoir,
03:31c'est-à-dire un langage de considération.
03:32Je m'explique.
03:33Un langage de gestion, c'est tous les jours.
03:35J'explique comment je vais gérer la crise.
03:37Je vais mettre des policiers en plus.
03:39Je vais donner des sous à l'un ou à l'autre.
03:40Il y a eu des annonces pour les étudiants.
03:43Mais ces annonces, elles ne sont pas audibles.
03:46Pourquoi ? Parce qu'elles ne sont pas crédibles.
03:47Derrière, on a un gouvernement
03:48qui n'a pas de voix sur le budget.
03:51On le voit bien.
03:51Et elles sont trop tardives
03:53parce que ça fait 18 mois
03:54qu'on a un gouvernement
03:55qui n'entend pas et qui n'écoute pas.
03:57Donc, on a ce qui s'est passé.
03:59Alors, moi, je ne suis pas là
04:00pour justifier les violences
04:01et surtout pas parce que je les dénonce.
04:03Mais ce que je veux dire,
04:04ce qui s'est passé dans la société,
04:05c'est de dire, ok, on ne nous écoute plus.
04:07On va passer à une phase de violence
04:09pour qu'on nous écoute.
04:10Pourquoi on est passé à cette phase-là ?
04:12Ce n'est pas logique non plus.
04:13Donc, il faut arriver à avoir d'un côté
04:15un gouvernement qui est prête.
04:15D'une certaine manière,
04:16vous légitimez une forme de violence
04:17en suivant cette question.
04:20J'essaye d'expliquer ce qui se passe
04:22dans le cerveau d'un certain nombre de personnes
04:23que vous avez entendues sur les plateaux
04:25et qu'ils l'ont dit de manière très claire
04:27en disant, on ne nous écoute plus.
04:29Eh bien, du coup, on casse.
04:30Je ne légitime pas.
04:30Oui, mais vous savez quoi ?
04:31Il y a un truc magique,
04:32c'est l'urne.
04:34Exactement, tout comme quand on n'aime pas
04:36une chaîne de télé,
04:37il y a un truc magique,
04:37c'est la télécommande.
04:38Et ça repositionne l'engagement
04:40du citoyen acteur.
04:41C'est-à-dire qu'on a des gens
04:42qui cassent,
04:42mais qui ne se sentent pas
04:44non plus concernés
04:44par ce qu'ils vivent au quotidien,
04:46qui ne sont pas capables
04:47de se positionner politiquement
04:49pour dire, ok,
04:49qu'est-ce que je peux faire
04:50en tant qu'acteur ?
04:51Mais un acteur sur le terrain
04:52qui soit éduqué,
04:54un acteur qui soit engagé
04:56et qui soit engagé
04:56sur le domaine de la citoyenneté.
04:58C'est ce qu'on n'a pas.
04:59On en est loin, parfois, non.
05:00Exactement.
05:01Il faut pas confondre aussi
05:02les actes violents,
05:03les casseurs, les pilleurs
05:05et le message de fond.
05:06Il ne faut pas non plus
05:07qu'on tombe dans ce travers-là
05:09parce qu'il y a
05:10une vraie légitimité
05:11et je le redis
05:11en tant que vice-président
05:13Mais on a fait le contraire
05:14depuis le début, bien sûr.
05:153 millions de chefs d'entreprise
05:16qui souffrent et qui galèrent
05:17et qui ne savent pas
05:18s'ils vont finir le mois.
05:20On pourrait tous se retrouver
05:21dans une concorde
05:22et une concertation.
05:24Le problème,
05:25c'est que depuis juin 2024
05:26et la dissolution,
05:27ce pays a explosé.
05:29Je ne vais même pas parler
05:30de 10 ans d'Emmanuel Macron.
05:31Depuis la dissolution,
05:32plus rien ne fonctionne.
05:33On a cassé le modèle
05:34et ce gouvernement pilote
05:35C'est pour mettre quoi,
05:38Mathias Leboeuf ?
05:38C'est pour mettre la pression
05:39sur le futur gouvernement ?
05:41C'est ça ?
05:41Parce qu'on sait très bien,
05:42encore une fois,
05:43que là, Sébastien Lecornu,
05:44Magali, l'a dit
05:45la marge de manœuvre,
05:46elle est quoi ?
05:46Il n'arrive même pas
05:47à faire un budget à l'équilibre.
05:49Vous voyez ce que je veux dire ?
05:50Quel dessin ?
05:52C'est compliqué à dire.
05:53C'est-à-dire qu'on est dans un système
05:55qui est en train de craquer
05:56et quand ça pète,
05:58le moment n'est pas forcément
06:01choisi,
06:01Magali disait tout à l'heure,
06:02elle pose une question,
06:03c'est qui n'est pas en calaire
06:04aujourd'hui ?
06:05Qui ?
06:05On n'a pas ras-le-bol.
06:06Mais tout le monde
06:06ne va pas dans la rue
06:07et tout le monde
06:07n'a pas les moyens
06:08d'aller dans la rue.
06:09Et les artisans,
06:09ils n'ont pas les moyens
06:10d'aller dans la rue.
06:11C'est quelque chose
06:12de très...
06:13Moi, je trouve
06:14qu'il y a quelque chose
06:15de très français
06:15et je le dis ironiquement,
06:17c'est-à-dire qu'on passe
06:18tous notre temps
06:20à constater que tout va mal,
06:22que ça va mal politiquement,
06:23que ça va mal socialement,
06:24que ça va mal fiscalement,
06:26que ça va mal,
06:27je ne sais pas,
06:29économiquement.
06:30Et puis,
06:30quand ça pète,
06:31on dit,
06:32oh ben non,
06:32mais attention,
06:34c'est quand même embêtant
06:35parce qu'on ne peut pas
06:36faire nos courses
06:36trop sereinement.
06:38Donc,
06:39il y a une sorte de paradoxe
06:40et bien évidemment...
06:41Il y a des gens
06:42qui n'ont pas
06:42la même philosophie.
06:43Moi, j'entendais un artisan
06:44dire ce matin,
06:45moi, quand ça ne va pas,
06:46je vais voir mon patron,
06:47j'essaye de m'en sortir,
06:48je ne demande pas tout
06:49à l'État non plus.
06:50C'est ça aussi.
06:51Ça ne suffit plus aujourd'hui.
06:52On n'en est plus là.
06:53Mais il y a ces voix-là aussi,
06:54il faut les entendre.
06:55D'ailleurs,
06:55on ne les entend pas.
06:56La colère est telle aujourd'hui
06:57que,
06:58comme vous l'avez rappelé,
06:59il y a une famille sur deux
07:00qui n'arrive pas
07:01à boucler son fin de mois.
07:03Oui,
07:03mais les gens
07:04qui gagnent 1300 ou 1400 balles
07:07et qui sont dans le rouge
07:08à partir du 15 du mois,
07:09vous ne pouvez pas leur dire
07:10écoute, Coco,
07:12attends 6 mois,
07:13tu vas voir,
07:13tu vas pouvoir voter.
07:14que c'est ce gouvernement-là
07:15qui va changer les choses ?
07:16Il faut écouter
07:17les programmes des présidentielles
07:19et peut-être,
07:20en effet,
07:21refonder tout le système
07:22de l'AZ.
07:24Pourquoi la colère
07:25descend dans la rue ?
07:26Parce que,
07:26justement,
07:27elle n'a pas été entendue,
07:29elle n'a pas été écoutée
07:30et moi,
07:30je pense qu'il y a
07:31un effondrement total
07:32du politique.
07:33C'est-à-dire que
07:34le politique a répondu,
07:36justement,
07:37en cherchant
07:38à pourrir le mouvement,
07:40en gagnant du temps
07:41et en répondant
07:43avec,
07:43effectivement,
07:44des mesures de gestion
07:45à minima.
07:46Et ça ne suffit plus,
07:47donc ça craque.
07:48Pourquoi ça craque ?
07:48Il est en fin de règne,
07:50Emmanuel Macron,
07:50c'est la première fois
07:52et vous êtes plus
07:55érudit que moi
07:55en la matière,
07:56qu'il y a un mouvement
07:57social
07:58à quelques mois
07:59aussi.
08:00Oui,
08:00c'est quand même
08:01inédit.
08:01À quelques mois
08:02d'une élection
08:02majeure
08:03qui est l'élection
08:04présidentielle
08:05qui,
08:05comme vous le dites,
08:06Stéphanie,
08:07va donner le cap
08:07au pays
08:08avec un bulletin de vote
08:09et j'invite chacun
08:10qui,
08:11aujourd'hui,
08:11n'est pas content
08:12à aller voter
08:12parce que,
08:13là aussi,
08:14regarder élection
08:15après élection,
08:16que ce soit
08:16les municipales
08:16et législatives,
08:17c'est ce que fait
08:18une démocratie saine
08:20a priori.
08:21Alors,
08:21on n'est plus
08:21en démocratie.
08:24La liberté
08:25de manifester,
08:26ça fait partie
08:26de la démocratie.
08:27La liberté
08:29d'exercer son métier
08:30comme tous les commerçants
08:31aussi.
08:32J'ai vu les chiffres,
08:34moins 60%
08:35les hôteliers,
08:36les commerçants,
08:37ils ont tout perdu.
08:38Je ne veux pas
08:39donner l'impression
08:39de légitimer
08:40en quoi que ce soit
08:41les violences
08:42et la casse.
08:43Bien évidemment,
08:44c'est absolument
08:46scandaleux.
08:47mais je voulais
08:48juste rappeler
08:48une chose.
08:49Vous avez,
08:52mettons,
08:52300 à 400 000 personnes
08:54qui,
08:55notamment le week-end
08:56dernier,
08:56ont manifesté,
08:58qui ont manifesté
08:59pour la plupart
08:59dans la sérénité
09:01la plus totale
09:02pour une immense
09:02majorité.
09:03À quel prix ?
09:0370 000 forces
09:04de l'ordre
09:05à chaque fois ?
09:05D'accord,
09:06mais sur ces 400 000
09:07personnes,
09:08vous avez
09:08400 casseurs.
09:10400 casseurs.
09:11C'est 1 pour 1 000.
09:13Rendez-vous compte
09:13que le 1 pour 1 000...
09:16Qu'on n'a pas anticipé
09:16a priori.
09:17Alors voilà,
09:18la grande question,
09:20tout d'un coup,
09:21on s'aperçoit
09:21qu'il y a des casseurs,
09:22on ne les a pas anticipés.
09:23Alors,
09:24le week-end dernier,
09:26ça s'est un peu mieux passé
09:27parce qu'il y a eu
09:28moins de casse.
09:29Mais il y a quand même
09:31un problème
09:31de doctrine
09:32de maintien de l'ordre.
09:33Ou alors,
09:34on instrumentalise ça
09:36pour noyauter,
09:37encore une fois,
09:37les mouvements.
09:38Ou alors,
09:39on est incapable.
09:40400 casseurs,
09:42400 000 manifestos,
09:431 pour 1 000.
09:44Je pense qu'il y a
09:45plus de 400 casseurs
09:47comme vous regardez
09:47ce qui s'est passé,
09:48notamment le week-end
09:50du 17 et 18 octobre
09:51qui a été
09:51le chaos total
09:53de ce pays.
09:53Il est vrai que le 24
09:55et le week-end dernier,
09:55le gouvernement a fait
09:56son mètre à coupard.
09:56Même s'il y avait
09:57une crainte
09:57autour d'Halloween,
09:59ça a été contenu.
10:00Mais néanmoins,
10:01on est à 6 mois
10:02de l'élection présidentielle,
10:04on ne peut pas s'empêcher
10:05de penser
10:06qu'il y a
10:07une volonté politique,
10:08une organisation politique
10:09qui,
10:10dans la détresse sociale
10:11globale
10:12que l'on partage,
10:13bien évidemment,
10:14anime ce combat,
10:16excite les coups
10:17pour avoir justement
10:18un conflit dans la rue.
10:20Ça s'appelle
10:20la programmation
10:22de la bordélisation.
10:23Ça a été le cas
10:24à l'Assemblée nationale.
10:25Aujourd'hui,
10:25ils jouent avec les Français,
10:27on joue avec nos nerfs
10:28parce que,
10:29vous l'avez dit,
10:29chacun aujourd'hui
10:30a le droit de revendiquer
10:31et peut revendiquer
10:32une difficulté.
10:33Mais je suis...
10:35Vous ne pensez pas,
10:36je vais me faire
10:36un petit peu provocatrice.
10:37Aujourd'hui,
10:38on est en train
10:38de mettre le pays
10:40à genoux
10:41avec des orientations
10:43et des volontés politiques
10:44pour servir
10:45l'échéance
10:46qui arrivera
10:46au moins.
10:46Ce n'est même pas
10:47des volontés politiques
10:48pour moi.
10:48C'est de la manipulation
10:49émotionnelle pure et dure.
10:51C'est-à-dire que,
10:52je repositionne le fond
10:53du débat
10:53parce qu'on dit
10:54que les gens manifestent
10:55pourquoi
10:55et il faut qu'ils se tournent
10:56sur les présidentielles.
10:58Ok,
10:58mais quand on regarde
10:59le débat de fond
10:59sur la présidentielle
11:00et les programmes,
11:01ils ne répondent toujours pas
11:02à la colère
11:03qui est manifestée
11:04dans la rue.
11:06Prenez les étudiants.
11:08Là, Magali,
11:09plus de 1000 lycées
11:10bloqués
11:10sur les 3700.
11:11Il y a beaucoup
11:12de lycéens
11:13qui veulent retourner
11:14sur les bancs de l'école.
11:15Là,
11:15c'est l'union syndicale lycéenne
11:17qui appelle
11:18à la manifestation
11:20les syndicats de gauche
11:21des lycéens
11:21alors qu'il y a eu
11:22quand même
11:22des réponses.
11:23Il y a eu
11:24un engagement
11:25sur Parcoursup.
11:26Il y a eu 10 milliards d'euros.
11:27Tout le monde sait
11:28que ça va être compliqué
11:28de les sortir.
11:30Vous savez quoi
11:30sur cette instrumentalisation ?
11:31Vous n'êtes pas d'accord
11:32et Mathias ?
11:33Attendez,
11:33je vous donne la parole
11:34dans quelques instants.
11:35Et vous,
11:36qu'est-ce que vous en pensez ?
11:37Venez nous le dire
11:370 826 300 300.
11:40Est-ce que la gauche,
11:41parce que c'est en substance
11:42ce que vous nous disiez,
11:43Philippe Coye,
11:45instrumentalise,
11:46profite de cet instant
11:47pour exprimer
11:48cette...
11:48Et Mathias
11:49qui boue
11:49et qui va nous en parler
11:50dans quelques instants.
11:51Il n'est pas d'accord.
11:54Stéphanie Demiru.
11:56A vous de dire
11:56avec aujourd'hui
11:57Magali Vissante,
11:59Mathias Leboeuf,
12:00Philippe Coye.
12:01On parle évidemment
12:01de cette grande journée
12:03de mobilisation,
12:04des manifestations
12:05non autorisées.
12:06On débutait en tout cas
12:07à Paris.
12:08Évidemment,
12:09c'est un grand moment
12:09de tension.
12:11On en parle ici
12:12dans ce studio
12:13à l'instant.
12:14Philippe Coye
12:14qui nous explique
12:15que d'une certaine manière
12:17l'extrême gauche
12:18instrumentalise
12:18ce mouvement.
12:20Et puis on posait
12:21la question de savoir.
12:22Moi, je l'ai posé
12:23en tout cas.
12:23Il y a ce qu'on appelle
12:25une présidentielle
12:26dans quelques mois
12:27avec des urnes,
12:29un bulletin
12:30qu'on peut déposer
12:31pour dire
12:32quand on n'est pas content.
12:33Mathias Leboeuf,
12:34vous n'êtes pas d'accord
12:35avec ça ?
12:35Il n'y a pas
12:35d'instrumentalisation
12:36de la gauche,
12:37vous dites ?
12:38Je ne sais pas.
12:39Sur le fait
12:40que la présidentielle
12:41soit dans sept mois.
12:43Oui,
12:44la présidentielle
12:44est dans sept mois
12:45mais encore une fois,
12:46vous ne pouvez pas dire
12:47aux gens qui souffrent
12:48et qui sont en colère
12:49et qu'on en aura le bol
12:51écoute,
12:52tu es bien gentil
12:52mais attends sept mois
12:53rentre sept mois
12:54et souffre en silence
12:55pendant sept mois
12:56et après tu auras le droit
12:57de voter.
12:57Ben non,
12:58ça ne se passe pas
12:59comme ça
12:59parce que justement
13:00les gens en ont
13:01ras-le-bol
13:02et ce n'est pas un propos
13:03de studio,
13:04les gens sont dans la rue.
13:05On est tous d'accord
13:06avec ça,
13:07Mathias,
13:07je suis la première
13:07à vous dire.
13:08J'ai cité les chiffres,
13:10un Français sur deux
13:10qui souffre,
13:11un Français sur trois
13:12qui n'arrive pas
13:12à payer ses factures
13:14mais est-ce que c'est
13:15en allant,
13:15parce qu'il y a déjà
13:16des violences,
13:17c'est ça le problème aussi.
13:18Et vous faites quoi Stéphanie
13:19pour lutter contre ça ?
13:21C'est-à-dire que...
13:23J'écoute déjà
13:24les programmes
13:25qu'on a à nous proposer
13:26pour la prochaine présidentielle
13:27et puis j'essaye
13:28de voter en fonction
13:29de ce que je pense
13:30être le mieux
13:30pour le pays
13:31et pour les gens
13:31qui souffrent
13:32et en effet,
13:34c'est incontestable,
13:35personne ne le dit
13:36et d'ailleurs
13:36vous êtes d'accord
13:37avec Marie-Lise Léon,
13:38secrétaire générale
13:39de CFDT,
13:40le pouvoir de vivre
13:41ne peut attendre six mois
13:42et elle a certainement raison,
13:43on l'écoute.
13:44Est-ce que le pouvoir de vivre
13:45il peut attendre six mois ?
13:46Non, il ne peut pas
13:46attendre six mois.
13:47Aujourd'hui,
13:47il y a des problématiques
13:48très concrètes
13:49et c'est là-dessus
13:50qu'on peut peser
13:51et avoir des réponses
13:52très concrètes.
13:53La CFDT,
13:54elle propose
13:54l'augmentation du SMIC
13:55parce qu'aujourd'hui
13:56quand on est au SMIC,
13:57on travaille à temps plein,
13:58on ne peut pas vivre
13:59dignement de son travail.
14:01Lorsqu'on a des problématiques
14:03de concilier
14:04un logement accessible,
14:06des mobilités,
14:07c'est-à-dire
14:08pouvoir aller travailler
14:09avec la question
14:10du hausse du carburant,
14:11la situation n'est pas tenable
14:13et ça ne peut pas
14:14attendre six mois.
14:15Bon voilà,
14:15là au moins c'est concret,
14:16elle dit,
14:17ça ne peut pas attendre six mois,
14:18on veut une augmentation du SMIC.
14:19D'ailleurs,
14:19Roland Lescure a dit
14:20qu'il y aurait des annonces
14:21donc c'est vrai
14:21qu'on obtient des choses.
14:23Sur l'instrumentalisation
14:24de la gauche,
14:26parce que c'est une petite musique
14:27que j'entends
14:28et notamment l'extrême gauche.
14:29L'extrême gauche
14:31instrumentaliserait
14:32les mouvements.
14:33Alors déjà,
14:34je veux bien l'entendre
14:35mais encore faut-il
14:36dire comment,
14:37pourquoi
14:39et pourquoi
14:39cette instrumentalisation
14:40et comment elle s'incarne.
14:42Par exemple,
14:42je ne sais pas,
14:43je peux vous dire
14:43comment les lycéens...
14:45Non mais c'est normal.
14:47Ils emmerdent les autres
14:48qui ont envie
14:49d'aller en cours,
14:50je suis désolé.
14:51Non mais voilà,
14:52on en revient.
14:53Non mais les blocages,
14:54c'est normal.
14:56C'est normal.
14:56Vous êtes en train de dire
14:59c'est quand même incroyable,
15:02la gauche soutient
15:02les mouvements sociaux,
15:03ils instrumentalisent
15:04les choses.
15:05Ils bloquent,
15:05ça peut être
15:06qu'ils empêchent
15:06ceux qui ne sont pas d'accord
15:07d'aller en cours.
15:08Donc vous prenez,
15:09voilà,
15:09vous vous demandez...
15:10C'est déjà une autre technique.
15:12Non mais l'instrumentalisation,
15:13elle existe.
15:14Elle est fine,
15:15mais elle existe.
15:16L'instrumentalisation,
15:17c'est la manipulation émotionnelle
15:18qui se joue sur les extrêmes
15:20aujourd'hui.
15:20C'est-à-dire que la notion
15:21de colère
15:22et la notion d'injustice,
15:23elle est instrumentalisée
15:25émotionnellement parlant.
15:25Je ne parle pas du programme de fond,
15:27je parle de l'émotion,
15:28c'est-à-dire
15:28comment je rejoins tout le monde
15:30sur le fond de la colère,
15:31comment j'en fais
15:31en fait un combat collectif,
15:33comment j'en fais
15:33une lutte révolutionnaire
15:35et je vais exacerber
15:37ces colères
15:37pour exacerber
15:39un mouvement dans la rue.
15:40Et c'est ça
15:41l'instrumentalisation politique.
15:42Elle existe
15:43parce que c'est
15:43de la manipulation.
15:44Et moi je le redis,
15:45aujourd'hui on manipule
15:46les gens politiquement
15:47à longueur de temps.
15:49Et donc la réponse,
15:50c'est l'esprit critique
15:52et la notion
15:52de responsabilité individuelle.
15:54Mais moi je ne crois pas
15:55qu'il y ait une instrumentalisation
15:57parce qu'il n'y a même pas besoin
15:58d'instrumentaliser.
15:59La colère,
16:00elle est là.
16:00Il y a éventuellement
16:01une récupération
16:03de ce mouvement.
16:04Ce qui est autre chose.
16:05Pourquoi une récupération ?
16:06Parce que justement,
16:07moi je suis descendu
16:08dans la rue
16:09voir les gens un peu.
16:10Vous prenez les gens,
16:11les lycéens,
16:12ils ne demandent pas
16:13le grand soir.
16:14Ce n'est pas des révolutionnaires.
16:16Ils demandent 10 milliards.
16:18Ils demandent à pouvoir...
16:20Les demandes initiales
16:21des lycéens,
16:22c'est des demandes...
16:23Mais il y a eu
16:23des engagements
16:25sur Parcoursup,
16:26la profonde totale
16:27de Parcoursup.
16:28Il y a eu des engagements.
16:29Il y a eu l'embauche
16:30de professeurs.
16:32Ce que je veux dire,
16:33c'est que les revendications
16:34des lycéens,
16:35c'est des revendications
16:36d'adhésion au contrat social,
16:37c'est-à-dire pouvoir étudier
16:39normalement,
16:40avoir des portes.
16:40C'est une sélection d'université,
16:41vous le savez très bien.
16:42Mais non,
16:44le problème de la sélection,
16:45c'est un autre problème.
16:47Parcoursup,
16:48c'est tellement opaque
16:49que tout le monde
16:50est d'accord pour dire
16:51que Parcoursup,
16:51il faut changer ce système.
16:53Ce que je veux dire,
16:54c'est que les revendications
16:55des lycéens,
16:56quand on les écoute,
16:57franchement,
16:59sur les représentants
17:00des coordinations,
17:01on n'a pas affaire
17:02à des gens
17:03qui sont du révolutionnaire.
17:05Vous avez vu
17:06les plateaux de télévision
17:07un petit peu ?
17:07Oui, parce que
17:07les plateaux de télévision
17:10radicalisent des choses.
17:12Les égotraités
17:14qui sont dans la rue
17:15et qui manifestent
17:16pour sauvegarder
17:17leur retraite,
17:18ce n'est pas non plus
17:19des dangereux gauchistes
17:20pour la plupart.
17:21Et les gueux
17:22qui, eux,
17:24manifestent pour la vie chère,
17:25les gueux
17:25ou les pigones
17:26des gilets jaunes,
17:28pareil,
17:29ne me faites pas dire
17:29ce que je ne veux pas dire.
17:30Je ne suis pas en train
17:31de vous dire
17:31qu'il n'y a pas de souffrance.
17:32Je suis la première à le dire.
17:33Mais est-ce qu'on prend
17:34le problème du bambou ?
17:36Moi, je me tourne
17:36vers Philippe Coy.
17:37C'est vrai que là,
17:38les commerçants,
17:38j'en ai entendu pas mal
17:40dire qu'ils sont inquiets
17:41ce matin.
17:42Ils sont barricadés.
17:43Ils jouent leur vie.
17:44Mais on joue leur vie
17:45parce que c'est une vie
17:46d'engagement familiale.
17:48Je rappelle que la plupart
17:49des commerçants,
17:50ce sont des entreprises
17:51patrimoniales,
17:52familiales,
17:52qui sont en première ligne,
17:54qui animent un territoire,
17:55qui ont mis tout
17:56ce qu'ils avaient
17:57dans l'exercice
17:59de ce métier
18:00de commerçant de proximité,
18:01quel que soit le métier.
18:03Je suis buraliste,
18:04restaurateur,
18:04mais quel que soit le métier.
18:06Moi, ce que j'entends
18:07à travers les propos de Mathias,
18:08la colère,
18:09elle y est.
18:10Elle n'y est pas d'aujourd'hui.
18:11Elle n'y est pas depuis un mois.
18:12Elle y est depuis
18:13très longtemps, malheureusement.
18:15Elle dépasse la gauche
18:16très largement.
18:17Il dépasse la gauche.
18:18Je suis complètement
18:19d'accord avec vous.
18:20Le pouvoir exécutif,
18:22depuis trop longtemps,
18:23est sourd
18:24à tous les corps intermédiaires
18:26qui font remonter
18:27les souffrances du pays,
18:30les souffrances des professionnels,
18:32pour trouver collectivement
18:33des solutions.
18:34On n'est pas entendus
18:35et aujourd'hui,
18:36c'est le bordel.
18:37Bon, ça réagit au standard,
18:38évidemment.
18:38C'est passionné.
18:39Chacun a son avis.
18:40Bonjour, Claude.
18:42Oui, bonjour.
18:43Merci de me recevoir.
18:45Merci.
18:46Alors, moi,
18:47je voulais réagir
18:47au niveau
18:48de l'instrumentalisation
18:49de ces manifestations
18:52en disant qu'effectivement
18:53les militants au départ
18:55avaient effectivement
18:56de bonnes raisons.
18:57Mais je pense que ça a été
18:58la gauche a sauté
19:01sur l'occasion
19:01qu'elle avait perdue.
19:04Par exemple,
19:04pourquoi n'a-t-elle pas
19:05soutenu les agriculteurs ?
19:07Donc, là,
19:08elle intervient,
19:09je pense,
19:11dans ces manifestations.
19:13Et on les a vues,
19:14les députés
19:15qui étaient à l'entrée
19:15des lycées.
19:18Et ensuite,
19:19si vous voulez,
19:19je pense que la cause
19:20de l'air social
19:21effectivement est là.
19:22Le problème,
19:23c'est qu'elle est manipulée
19:25par l'extrême-gauche,
19:26par les syndicats.
19:27J'en veux pour preuve
19:28d'avoir entendu
19:29sur votre antenne...
19:30Vous avez fâché, Mathias Lefeu.
19:31À côté, je le sens bouillonne.
19:32Ah non.
19:34Bouillonné.
19:34Il y a à peu près
19:35deux mois et demi
19:36sur votre antenne,
19:37il y avait les gilets jaunes
19:39de la première heure.
19:40Donc, ceux qui avaient décidé
19:41les gilets jaunes.
19:42Qui disaient à juste titre...
19:44Moi, j'ai écouté ça sur Philippe
19:47David qui disait
19:48nous ne nous intervenirons pas
19:50et nous ne voulons pas intervenir
19:52parce que cette colère
19:53ne nous représente pas.
19:55Et là, je vois les gilets jaunes
19:57qui arrivent.
20:00Cette colère,
20:01elle existe
20:02et elle est réelle
20:03et elle est juste,
20:04effectivement.
20:05Mais malheureusement,
20:06elle est siphonnée
20:07par les syndicats,
20:08elle est siphonnée
20:08par l'extrême-gauche
20:09et voilà.
20:12Et Claude,
20:13qu'est-ce que vous en pensez,
20:13vous ?
20:14Est-ce que cette journée
20:15de mobilisation
20:16à l'appel d'ailleurs
20:16des syndicats
20:17qui appellent à la fois
20:19le privé et le public,
20:20les fonctionnaires
20:21et les salariés ?
20:22Est-ce que c'est une bonne chose
20:23pour vous ?
20:23Est-ce que c'est pertinent
20:24à quelques mois
20:25de la présidentielle ?
20:28Non, ce n'est pas pertinent.
20:29Non, je pense que si vous voulez...
20:31Alors, effectivement,
20:31j'entendais attendre 5 mois,
20:33effectivement,
20:34pour certaines personnes,
20:35c'est absolument impossible
20:36et je peux le comprendre.
20:37Seulement, si vous voulez,
20:40ça pénalise.
20:41Alors, quand on parle du privé,
20:43pas tout le privé quand même
20:44parce qu'il y a des personnes...
20:45Je suis d'accord,
20:46il y en a qui ne peuvent pas manifester.
20:48Et voilà.
20:49Et voilà.
20:49Donc, je dirais
20:50que la limite
20:50est toujours les mêmes.
20:51C'est les syndicalistes.
20:53Je n'ai rien contre les fonctionnaires,
20:54mais c'est souvent eux aussi,
20:56au niveau des lycées.
20:59Mais si vous voulez,
21:00je trouve que ça n'apportera rien.
21:02Ça n'apportera rien.
21:03Et sur le fait, par contre,
21:04là où je suis d'accord avec vous,
21:05je me poserai la question
21:06de savoir pourquoi
21:07on n'arrive pas, effectivement,
21:10à éradiquer du back-box.
21:13C'est vrai, c'est une vraie question.
21:15Vous avez raison de la poser.
21:16Je me suis souvent posée
21:17la même question.
21:19Merci, Claude, en tout cas,
21:20pour votre intervention
21:20et je donnerai la parole
21:21à Mathias,
21:22parce que c'est vrai
21:23qu'il a peut-être envie
21:23de vous répondre.
21:24On peut peut-être d'ailleurs
21:25vous garder en ligne.
21:27Mathias vous répondra
21:28dans quelques instants
21:29sur Sud Radio.
21:31À vous de le dire.
21:32Sur Sud Radio,
21:33soyez les bienvenus
21:34avec Magali Vissante,
21:35Mathias Leboeuf
21:36et Philippe Coye.
21:37On parle de cette journée
21:38de mobilisation
21:39et la question de savoir
21:41ou non
21:41si cette action,
21:44cette souffrance palpable
21:45et réelle des Français,
21:46est-ce qu'elle est aussi
21:48instrumentalisée par la gauche ?
21:49Il y avait un débat nourri
21:50entre Philippe Coye
21:50et Mathias Leboeuf
21:51et Claude,
21:52à l'instant,
21:53qui est toujours en ligne
21:54avec nous d'ailleurs
21:54sur Sud Radio,
21:55qui disait,
21:55bah oui,
21:56ces mobilisations
21:58instrumentalisées
21:59et puis ça ne sert pas
21:59à grand-chose
22:00de manifester,
22:00il ne se passera pas
22:01grand-chose avant
22:02la présidentielle.
22:03Et Mathias,
22:03vous voulez répondre.
22:04Je vous donne la parole.
22:05Moi, c'est le terme
22:06d'instrumentaliser
22:07qui me...
22:09En fait,
22:10je ne comprends pas.
22:11C'est normal
22:12que la gauche
22:13et l'extrême-gauche
22:14soutiennent
22:14les mouvements sociaux,
22:16même s'ils n'en sont pas
22:17à l'origine.
22:18Les mouvements sociaux,
22:19c'est une chose
22:19souffler sur les braises
22:20et dire que la violence
22:21est légitime
22:22comme l'a fait
22:22le maire de Saint-Denis,
22:23c'est autre chose.
22:24Dire sur la violence,
22:26effectivement,
22:26qu'elle est appelée
22:28à l'agitation,
22:29mais très objectivement,
22:31je ne crois pas
22:32que ce soit
22:32l'ensemble de la gauche
22:33à part quelques exaltés,
22:34effectivement,
22:35qui se prennent
22:36pour des révolutionnaires
22:37au petit pied.
22:39Mais que la gauche
22:41soutienne
22:41les mouvements sociaux
22:42et cherche à récupérer,
22:45par contre,
22:45un mouvement
22:46dont ils ne sont pas
22:47à l'origine,
22:47oui, ça,
22:48bien évidemment,
22:49mais c'est le jeu
22:50politique normal.
22:51Je voulais revenir
22:52sur une chose,
22:53sur ce que vous disiez,
22:54sur le fait de dire
22:55dans 6 mois,
22:577 mois,
22:57il y a des élections
22:58et on peut attendre.
22:59Sauf que l'argument,
23:01il peut être repoussé
23:02de mois en mois.
23:03Oui, alors,
23:04attendons 6 ou 7 mois
23:05les élections
23:06et puis un nouveau pouvoir
23:07va arriver en place.
23:08Sauf que le nouveau pouvoir
23:09en place,
23:10il va avoir besoin
23:11lui aussi
23:11de 3, 4, 5 mois
23:13pour mettre en place
23:14une politique.
23:15Donc,
23:15on repousse sans cesse
23:16et ça nous ramène
23:17à un an prochain.
23:19Et les Français
23:20n'en peuvent plus.
23:21C'est-à-dire qu'il y a
23:22vraiment un ras-le-bol
23:23et quand le ras-le-bol
23:24est consommé,
23:25à un moment donné,
23:26la colère s'expume dans la rue.
23:27Non, mais je pense
23:28que le ras-le-bol,
23:29il est là, effectivement,
23:30mais il est là
23:31depuis très longtemps.
23:32Donc, à la limite,
23:33j'aurais pensé,
23:35par exemple,
23:36au mois de décembre,
23:37quand il y a eu
23:37les manifestations
23:38des agriculteurs,
23:40je n'ai pas vu
23:41un seul syndicat,
23:42je n'ai pas vu la gauche
23:44intervenir pour les aider.
23:46Ils ont été tous seuls
23:47et finalement,
23:48ça a périclité.
23:49Donc, moi,
23:51je suis d'accord avec vous
23:51quand vous me dites
23:52que les mouvements sociaux
23:53c'est normal que la gauche,
23:54oui, la gauche,
23:55mais dans quelque chose
23:57de raisonnable.
23:58Et ce n'est pas raisonnable.
23:59Alors, la colère
24:00n'est pas raisonnable,
24:00certes,
24:01mais ça ne justifie pas
24:04les propos d'abord
24:06LSI.
24:08Parce que quand vous parlez
24:08de la gauche,
24:09je ne suis pas sûre
24:10quand même que M. Guzmane
24:12soit tellement,
24:14comment dirais-je,
24:15aussi exalté
24:16que peut l'être
24:16un mouvement comme LSI.
24:18Il se fait siffler
24:18en général par LSI.
24:19C'est un défi, M. Glucksmann,
24:21quand il sort faire sa campagne,
24:22il n'y arrive pas.
24:23Donc, quand on me parle
24:24de la gauche,
24:25moi, j'aimerais bien
24:25qu'on mette le terme
24:26extrême-gauche derrière.
24:28Oui, oui.
24:28Moi, ça me conviendrait.
24:30Voilà.
24:30Et c'est pour ça,
24:31si vous voulez,
24:32que quand vous me dites
24:33les salariés,
24:34je ne suis pas sûre
24:34que les salariés
24:36ou les fonctionnaires,
24:37qu'ils soient de gauche
24:38ou de droite,
24:38je ne crois pas que,
24:40voilà,
24:41que...
24:41Et je ne pense pas,
24:43si vous voulez,
24:43que ça serve à...
24:44Alors, vous dites un an,
24:47peut-être,
24:47mais de toute façon,
24:49je pense que depuis le départ,
24:50si vous voulez,
24:51quand il y a eu
24:51les gilets jaunes
24:53avec les fameux
24:53cahiers de l'oléance,
24:55on les mette sous le tapis,
24:56on a la conséquence
24:57de tout ce qui a été mis
24:58sous le tapis
25:00depuis...
25:01Ça, c'est pas faux.
25:03Et c'est peut-être utile
25:04de mettre la pression.
25:06Je crois que les gens
25:07qui sont dans la rue aussi
25:08ont la mémoire
25:10de la façon,
25:11pardonnez-moi,
25:12dont les gilets jaunes
25:13se sont fait enfumer
25:14avec les cahiers de l'oléance,
25:16parce que les cahiers de l'oléance
25:17ça a été quand même
25:18un grand enfumage.
25:19Ça a coûté 17 milliards
25:21de mémoire à l'État,
25:22quand même,
25:23Mathias Leboeuf,
25:23quand même,
25:24le mouvement des gilets jaunes.
25:26Non, mais la colère
25:27des gilets jaunes,
25:28elle a été désamorcée
25:29en ouvrant des cahiers blancs
25:31dans les mairies.
25:32Et puis le chéquier aussi,
25:3417 milliards.
25:35Et à l'arrivée,
25:35il ne s'est rien passé.
25:36C'est-à-dire qu'il y a eu...
25:38Quand même...
25:39Non, mais en tout cas,
25:40il y a eu...
25:40Alors, la joie a mal été utilisée.
25:42C'est que la grande consultation
25:43ou les cahiers de l'oléance
25:44ne sont pas arrivés
25:46à produire ce que les Français,
25:48les contributeurs,
25:49en attendaient.
25:50Je vous le disais,
25:51c'est comme la parole
25:53des corps intermédiaires,
25:54que ce soit les organisations syndicales,
25:55nous,
25:56dans le mouvement patronal
25:57ou dans les branches professionnelles.
25:59On a des choses à dire.
26:00On a une expérience.
26:01Il faut la partager
26:02avec le pouvoir,
26:03puisque c'est l'exécutif
26:04qui met en oeuvre.
26:05Et ce que je ne comprends pas,
26:06c'est qu'Emmanuel Macron
26:07n'a jamais fait
26:08de référendum citoyen.
26:10Il n'y a plus de dialogue
26:10avec ses corps intermédiaires.
26:12Souvent,
26:13vous m'entendez dire à l'antenne
26:14le bar tabac chez moi,
26:15c'est le Parlement du peuple.
26:16C'est là où on entend
26:17tout ce qui se passe.
26:18Mais les corps intermédiaires,
26:19on écoute les professionnels,
26:22les organisations syndicales
26:23et il n'y a pas eu d'anticipation
26:25parce qu'on est toujours
26:26dans la gestion du lendemain.
26:28Ça date,
26:29l'auditrice le dit,
26:30depuis très longtemps.
26:30C'est encore plus vrai
26:32depuis 2024 et la dissolution
26:33où il n'y a plus rien
26:34de cohérent dans ce pays.
26:36Mais là où je m'inquiète,
26:37ce mouvement social
26:37qui a certainement une légitimité.
26:39Et vous dites
26:40la gauche qui soit mobilisée,
26:43c'est logique,
26:44bien évidemment.
26:44Mais je rappellerai,
26:45comme disait un grand homme politique,
26:46la gauche n'est pas
26:47le monopole du cœur non plus.
26:49Et bien évidemment,
26:50aujourd'hui,
26:51il est urgent
26:52d'avoir un dialogue apaisé
26:53pour trouver des solutions.
26:54Et parmi les doléances,
26:55il y avait les fameux référendums
26:57des initiatives citoyennes
26:58et Emmanuel Macron
27:00ne les a jamais mis en place
27:01contrairement aux promesses.
27:02Bonjour Guy.
27:03Il y a plein de gens
27:03qui ne sont pas de gauche.
27:04Oui,
27:05comme ça,
27:05incontestablement.
27:06Bonjour.
27:07Bonjour,
27:08bonjour à vous
27:08et à tous vos intervenants.
27:12Voilà,
27:12moi,
27:13je veux bien entendre
27:15que les gens
27:15aient besoin de manifester.
27:17Ça,
27:17je le comprends très bien.
27:18La situation
27:19est très,
27:20très difficile.
27:20Mais enfin,
27:21vous savez,
27:21quand j'entends
27:22que dans les établissements,
27:24les toilettes ne marchent pas,
27:26le cil,
27:27j'ai une amie
27:29qui est en région parisienne
27:31qui a fait toute sa carrière
27:32justement à gérer
27:33tous ces trucs-là.
27:34Elle était directrice du service
27:36et elle me dit
27:37t'as pas fini de réparer un truc
27:38et c'est démoli.
27:39D'accord ?
27:40Donc je pense que quand même,
27:42malgré tout,
27:43les personnes
27:43qui sont,
27:44qui utilisent
27:46les locaux
27:47ne sont pas toujours
27:47respectueux
27:48de ce qu'on leur donne.
27:49Vous parlez
27:50des établissements scolaires,
27:51des lycées ?
27:53Je parle des établissements scolaires.
27:56Oui.
27:56Parallèlement,
27:57moi je pense que bon,
27:59ils se plaignent
28:00de l'enseignement.
28:01Moi j'ai été
28:01parent délégué
28:02et un jour
28:03j'ai demandé
28:05au proviseur
28:06s'il pouvait me donner
28:07un justificatif
28:08parce que les élèves
28:11en six mois
28:12des hauts de cours
28:13n'avaient pas eu
28:14une seule semaine entière
28:15sans absence
28:16des professeurs.
28:18D'accord ?
28:19Donc je me demande
28:20comment on peut
28:22être absent
28:22autant de fois.
28:24Et une autre chose,
28:25alors là vous allez hurler
28:26de ce que je vais vous dire.
28:28Allez-y, tentez.
28:29Vous allez hurler
28:29parce que je pense
28:30qu'il n'y a jamais personne
28:31qui soulève ce problème
28:32hormis M. Bridgeli
28:34d'accord ?
28:35Que vous interroivez
28:35qui vient souvent
28:36sur votre radio.
28:38Quand est-ce qu'on va demander
28:39aux enseignants
28:40d'avoir un résultat ?
28:42Parce que ce n'est jamais
28:43de leur faute
28:44quand les élèves
28:44ne s'en sortent pas.
28:45Et les élèves
28:46ils ont bien raison
28:46de refaiter.
28:48Voilà.
28:48Parce que moi je vais vous dire
28:49vous faites le topo
28:50de votre scolarité
28:51vous vous posez la question
28:52de savoir combien
28:53d'enseignants
28:54vous ont marqué
28:55dans votre scolarité
28:56et vous ont intéressé.
28:58Le problème il est là aussi.
29:00Est-ce que les enseignants
29:01si on leur demandait
29:03mais comme avait dit
29:04une personne en son temps
29:05c'est un mammouth
29:06qu'il faudrait dégraisser
29:07d'accord ?
29:09Parce que les enseignants
29:10ne sont soumis
29:10à zéro résultat.
29:12C'est un problème
29:14qu'on soulève
29:14d'ailleurs dans d'autres
29:16dans d'autres fonctions.
29:18Par exemple
29:18beaucoup demandent
29:19la responsabilité des juges
29:21et même pourquoi pas
29:22des politiques.
29:23Ce qu'on peut dire
29:24à notre auditeur
29:27à Guy
29:28c'est le problème
29:29c'est que si on en enlève
29:31on a déjà du mal
29:33à en trouver
29:33c'est aussi le recrutement
29:35vous avez raison
29:35c'est vrai
29:36qu'ils ne sont pas
29:36très bien payés
29:37quand le professeur
29:38quand le professeur vient
29:40parce qu'avant
29:41je l'ai caricature
29:42mais qu'il était mécanicien
29:43et qu'on l'a auditionné
29:46très vite
29:47ça pose aussi
29:48un problème
29:49par rapport à ça
29:50et par rapport aussi
29:51où le métier
29:52ne fait plus rêver
29:53vous avez raison
29:54au-delà du métier
29:56c'est le système éducatif
29:57tout court
29:58qui fait plus rêver
29:58mais pourquoi
30:00on en arrive là aussi
30:00c'est parce qu'en fait
30:01on a un manque
30:01de courage politique
30:02depuis plus de 15 ans
30:03sur le sujet
30:04de l'éducation
30:04on a un retard
30:06aujourd'hui
30:07qui fait qu'aujourd'hui
30:09oui il y a un problème
30:10du système
30:11qui est un mammouth
30:11et que personne ne veut
30:12prendre la responsabilité
30:13de revoir totalement
30:14on a une intelligence artificielle
30:16qui ne fait que multiplier
30:18aujourd'hui en fait
30:19les avancées
30:19et on a un système éducatif
30:21qui est incapable
30:21en fait de l'intégrer
30:22pour changer la façon
30:23dont il va faire
30:24de l'enseignement
30:25tout est à modifier
30:27mais personne ne veut
30:28prendre la responsabilité
30:29et donc moi je replace
30:30la responsabilité
30:31au cœur du sujet
30:32parce que dans la notion
30:34d'instrumentalisation
30:35et je reviens sur ce terme
30:36parce que je pense
30:36qu'il est essentiel
30:37dans la notion
30:38d'instrumentalisation
30:39il y a une prise de conscience
30:41qu'il faut avoir
30:41c'est que oui la réalité
30:43c'est que les gens
30:43sont déresponsabilisés
30:45et le sujet aujourd'hui
30:47quotidien
30:47c'est de rétablir
30:48la responsabilité individuelle
30:50oui chacun est responsable
30:52de sa voix
30:52quand il va la porter
30:53parce qu'on a tous
30:54des choses à dire
30:54par rapport à ce qu'on vit
30:55au quotidien
30:56et on est tous responsables
30:57de la façon
30:58dont on se comporte
30:59mais LFI
31:00en tout cas l'extrême gauche
31:01fait en sorte
31:01qu'il y ait une déresponsabilisation
31:03pour ramener les foules
31:05les manipuler
31:06de manière émotionnelle
31:07pour que derrière
31:07effectivement la colère
31:08en fait s'exprime
31:09de toutes les manières
31:10et que ça leur serve
31:11dans leur lutte révolutionnaire
31:13parce que le mot révolutionnaire
31:14est aussi associé
31:15que je disais en préambule
31:16j'entendais un art dissident
31:17ce matin dire
31:19mais moi j'en ai ras-le-bol
31:20qu'on demande tout
31:21aussi à l'État
31:22c'est vrai que c'est
31:22la responsabilité individuelle
31:24des uns et des autres
31:24alors c'est pas
31:25peut-être pas un discours de gauche
31:26Mathias Leboeuf
31:28mais il y a un moment
31:29vous voyez
31:30il faut peut-être
31:31être responsable
31:31de son propre destin
31:33et arrêter
31:34de demander toujours
31:35aux autres
31:36ce qu'ils peuvent faire
31:36pour vous
31:38quand vous êtes lycéen
31:40votre destin
31:41il est quand même tributaire
31:42vous les avez pas eu
31:43les classes à plus de 30
31:44vous
31:44enfin je sais pas
31:45on les a tous eu
31:46moi je vais pas les changer
31:47je suis réel
31:49je sais pas
31:49pour quelqu'un
31:51moi je suis un pur produit
31:53justement
31:53du système éducatif
31:56et de républicains
31:58d'autant plus
31:59que figurez-vous
32:00moi j'étais pas amené
32:02à devenir docteur en philosophie
32:04loin de là
32:04j'ai fait un docteur en philosophie
32:06parce que j'ai eu une bourse
32:07une allocation de recherche
32:08pour le faire
32:09donc je suis vraiment
32:10un pur produit du système
32:11mais pour quelqu'un
32:13comme moi
32:13combien sont restés
32:15sur le carreau
32:16et ont dû faire autre chose
32:18donc
32:19on parlait
32:20je vais mettre les pieds dans le plat
32:22moi j'adore la philo
32:22j'en faisais aussi
32:23mais peut-être que la philo
32:24malheureusement
32:25il y a moins de débouchés
32:27que les fileurs professionnels
32:28il faudrait peut-être
32:28réformer tout ça aussi
32:30vous inquiétez pas
32:31des philosophes
32:32il y en a pas un
32:33des philosophes
32:33on n'en produit pas
32:34énormément
32:35deux c'est pas contagieux
32:36en plus
32:36donc
32:37j'ai pas de souci
32:41j'ai pas de souci
32:42c'est le sens
32:47qu'on met derrière la philo
32:47on sait quand on fait philo
32:48qu'a priori
32:49bon bah ça va peut-être
32:50être plus compliqué
32:51que quand on fait
32:52un CAP menuiserie
32:53où on est sûr
32:54de trouver du boulot
32:54bon
32:56oui je suis d'accord
32:57et en même temps
32:58ça nous amènerait
32:59dans un débat très compliqué
32:59mais là n'en fâche pas l'autre
33:00on n'est pas un philosophe
33:01menuisier
33:02ça pose même la question
33:03de la culture générale
33:04et est-ce qu'enseigner la culture
33:06et la culture générale
33:07c'est intéressant
33:08ou pas intéressant
33:08est-ce que ça rapporte
33:09est-ce que ça rapporte pas
33:10est-ce que c'est pratique ou pas
33:11mais ça c'est un autre
33:12vous parliez de responsabilité
33:15moi justement
33:16je trouve que
33:17puisque au départ
33:18de ce mouvement
33:19c'est les lycéens
33:20qui comment dire
33:21mettent un peu
33:22le feu
33:22au baril de poudre
33:24la demande des lycéens
33:26c'est une demande
33:27de responsabilité
33:28ils prennent
33:29leur responsabilité
33:30et leur avenir
33:31en main
33:32il y en avait beaucoup
33:33c'était l'emploi du temps
33:3371% des doliens
33:35c'était l'emploi du temps
33:36et les journées trop longues
33:37on a traité ça
33:38avec un mépris
33:39mais enfin
33:40quand vous commencez
33:40à 8h30
33:41que vous finissez
33:42à 18h
33:43la vie professionnelle
33:44c'est quoi ?
33:45et vous savez
33:46combien de gens
33:47sont malheureux
33:47dans leur vie professionnelle ?
33:48heureusement
33:49qu'ils sont en colère
33:51allez dire ça aux chinois
33:52non mais
33:53si votre modèle
33:54c'est les chinois
33:55non mais non
33:55c'est pas les chinois
33:56c'est pas le modèle
33:58mais est-ce qu'on va y arriver ?
34:00non mais
34:02la mauvaise foi collective
34:04en France
34:05on passe notre temps
34:06à se comparer
34:07et à dire
34:08ah l'Allemagne
34:09c'est formidable
34:10en Allemagne
34:11les lycéens
34:12ils n'ont pas cours
34:12l'après-midi
34:13ils font des activités
34:15non mais ils font des activités
34:16mais là
34:17c'est obligatoire
34:19il n'y a pas la même charge
34:21de cours
34:22et il n'y a pas
34:22le même emploi du temps
34:24quand les lycéens
34:26revendiquent
34:26d'avoir un aménagement
34:28de leur temps de travail
34:29et de leurs cours
34:30parce qu'ils font cours
34:31de 8h30
34:32à 18h
34:33on dit
34:33oh mais les petits gars
34:34vous allez voir
34:35qu'est-ce que vous allez devenir après
34:37vous savez ce que c'est
34:38que bosser ?
34:39bah non
34:39on ne peut pas répondre comme ça
34:40c'est d'une condescendance
34:41je n'ai pas vu le temps passer
34:43incroyable
34:45on va aussi parler un peu
34:47des réseaux sociaux
34:47parce que il y a aussi
34:48vous savez
34:49on parlait de ces mouvements de casseurs
34:50ils s'organisent aussi
34:51sur les réseaux sociaux
34:52donc c'est pas totalement hors sujet
34:54c'est aujourd'hui
34:55la journée du harcèlement scolaire
34:58Emmanuel Macron
34:58voulait les faire interdire
34:59au moins de 15 ans
35:00il n'a pas réussi
35:01à cause du conseil constitutionnel
35:02on en discutera dans quelques instants
35:04sur Sud Radio
35:0610h midi
35:07Sud Radio
35:08à vous de le dire
35:09Stéphanie Demiru
35:10mon fils
35:11dernière partie
35:12d'à vous de le dire
35:14avec Magali Vissant
35:15Mathias Leboeuf
35:16Philippe
35:17les débats qui continuent
35:18même pendant les pubs
35:20c'est vrai que c'est nourri
35:22ce matin
35:22avec cette journée de mobilisation
35:24alors je vous propose quand même
35:25c'est notre dernière partie
35:27de parler des réseaux sociaux
35:28parce que beaucoup de choses
35:29se jouent quand même aussi
35:30sur les réseaux sociaux
35:33en l'occurrence
35:33Emmanuel Macron
35:34voulait les interdire
35:35au moins de 15 ans
35:36alors ça en est où ?
35:37ça en est nulle part
35:38parce que le conseil constitutionnel
35:39a retoqué cette mesure
35:41on en parle parce que
35:42c'est quand même
35:42la journée mondiale
35:43du harcèlement scolaire
35:45décidément
35:45Emmanuel Macron
35:46il y avait la retraite
35:47bon bah
35:48ça a été aboli
35:49cette réforme
35:51et puis les réseaux sociaux
35:52c'est non aussi
35:52Jupiter
35:53a perdu sa superbe
35:57c'est vrai
35:59pour le coup
36:00j'étais assez d'accord
36:01avec Emmanuel Macron
36:02ça aurait été bien
36:03même ça aurait donné
36:04un coup de pouce
36:04aux parents
36:05qui galèrent
36:05à interdire
36:07les réseaux sociaux
36:07non vous n'êtes pas d'accord
36:09Magali ?
36:10non en fait
36:10c'est impossible
36:11d'interdire les réseaux sociaux
36:12on a bien l'exemple
36:13de toute façon
36:13dans le monde
36:14et l'Australie
36:15les premiers
36:15c'est qu'il y a
36:16un détournement
36:17qui est très facile
36:18donc vendre une promesse
36:19d'interdire les réseaux sociaux
36:20en fait
36:21c'est fait rêver
36:22et c'est une utopie
36:23c'est une utopie totale
36:24par contre
36:25là où on a les moyens
36:25et pour moi
36:26quand on vend ça
36:27c'est un aveu d'impuissance
36:28et de compréhension
36:30aussi du système
36:30mais quand on vend ça
36:32finalement
36:33et quand on est au coeur
36:34du système
36:34et qu'on s'y intéresse
36:35le levier
36:36le levier
36:37c'est les algorithmes
36:37là où l'état
36:38a sa puissance
36:39c'est de dire aujourd'hui
36:40et d'imposer
36:41en fait
36:41aux différentes plateformes
36:42comment fonctionnent
36:43les algorithmes
36:44il est là en fait
36:45le levier
36:45il y a 15 jours
36:47j'étais à l'assemblée
36:48pour le documentaire
36:50qui a été diffusé
36:51qui a été fait
36:51par France Télévisions
36:53sur les dangers mortels
36:54de TikTok
36:55et la journaliste
36:57en question
36:57en fait
36:58s'est immergée
36:58comme une adolescente
36:59de 13 ans
37:00dès le départ
37:00et on voit bien
37:01que l'algorithme
37:02immédiatement
37:03parce qu'on a 13 ans
37:04vous amène sur
37:05comment en fait
37:06faire une tentative
37:06de suicide réussie
37:07comment se scarifier
37:09et le témoignage
37:10des parents
37:11est édifiant
37:12de comment la vie
37:13d'un enfant bascule
37:14donc le levier
37:15il existe
37:15ce sont les algorithmes
37:17c'est la pression
37:17en fait aux différentes plateformes
37:19c'est au niveau de l'Europe
37:20de fermer TikTok
37:21en France
37:21il ira bien
37:22nous mettre en difficulté
37:23mais c'est là
37:24où on va voir
37:25la puissance de l'Etat
37:26c'est-à-dire
37:26notre Etat
37:27aujourd'hui
37:27doit s'imposer
37:28et évidemment
37:29la souveraineté
37:30elle existe
37:31le débat
37:32il est là
37:33c'est l'algorithme
37:35interdire
37:35les réseaux sociaux
37:37à au moins 15 ans
37:38c'est discriminatoire
37:40donc ça ne m'étonne pas
37:40que le conseil constitutionnel
37:42est retoqué
37:43le vieux libertaire
37:45que je suis
37:45il trouve qu'interdire
37:46c'est jamais la bonne solution
37:48ça donne un petit coup de pouce
37:50aux parents
37:50qui disent
37:50c'est la règle
37:51c'est comme ça
37:52c'est interdit
37:55en France
37:56qui est censé être
37:57le pays de la liberté
37:58dès qu'on a un problème
38:00on interdit
38:00et c'est un syndrome français
38:02parce que
38:02c'est la solution
38:03voilà
38:03il y en a que ça tue
38:05les réseaux sociaux
38:05sincèrement
38:06il y a un père
38:07qui a porté plainte
38:08il y a une loi
38:10qui existe
38:12comment se fait-il
38:13que les réseaux sociaux
38:15soient des zones
38:16de non-droit
38:17appliquons les règles
38:18sur la discrimination
38:19sur la violence
38:20sur l'incitation
38:22à la haine
38:22appliquons
38:23n'importe quel journal
38:25est-ce que c'est faisable ?
38:26est-ce que c'est plus faisable
38:27que des interdits ?
38:28trouvons les moyens
38:29que ce soit faisable
38:30pardonnez-moi
38:31mais il y a des tas de pays
38:33la Russie
38:34quand elle veut
38:35baïonner
38:36ou réguler
38:37ses réseaux sociaux
38:38elle le fait
38:39pourquoi nous en France
38:40on ne met pas en place
38:41des pare-feux
38:49qui n'autorisent plus
38:53les publications
38:54qui contreviennent
38:55à la loi
38:56tout simplement
38:57il y a des comptes
38:57qui ont été bloqués
38:58pour les manifs
38:59il y a des comptes
38:59TikTok
39:00qui ont réussi
39:00à être bloqués
39:01par contre
39:02vous avez toujours
39:02des comptes
39:03où il y a des appels
39:04à la haine
39:05systématiques
39:06et pour autant
39:06ils sont toujours là
39:07comment c'est possible ?
39:10ça ne devrait pas être toléré
39:11Philippe Coye
39:12ce que cela traduit
39:14c'est un vrai désarroi
39:15une vraie détresse
39:16et encore émotionnel
39:17parce qu'on réagit
39:18à quelque chose
39:19qui s'est installé
39:20dans la société
39:22chacun le dit
39:23avec sa conviction
39:24nos ados
39:24ont aujourd'hui
39:26une consommation
39:26exacerbée
39:27des réseaux sociaux
39:28il y a une baisse
39:29de la culture générale
39:30on le disait
39:30au rentable
39:31mais par contre
39:31il y a une culture
39:33de l'IA
39:34des technologies
39:35et des people
39:36qui est encore plus
39:38exacerbée
39:38que par le passé
39:40que ce soit interdit
39:41ou refusé
39:42par le conseil constitutionnel
39:43c'est un fait
39:44ça relève quand même
39:45d'un sujet
39:46de société
39:47d'éducation
39:49d'accompagnement
39:49de contrôle
39:51aussi des contenus
39:52parce que
39:52bien évidemment
39:53vous ici
39:54médias
39:54ou tout autre média
39:56de la place publique
39:57référencés
39:58à une obligation
39:59avec l'ARCOM
40:00en fonction
40:00de ce que vous dites
40:01et là vous avez le droit
40:02de dire n'importe quoi
40:04vérifier ou pas
40:05sur les réseaux sociaux
40:06et je m'interroge
40:08en écoutant le sujet
40:10le mouvement des jeunes
40:11des lycéens
40:12qui a démarré
40:13il y a un mois
40:13aujourd'hui
40:14est-ce qu'il ne fait pas suite
40:15là aussi
40:16à ce qu'a mis
40:17l'éducation nationale
40:18en place
40:19à la rentrée scolaire
40:20l'interdiction du téléphone
40:21et j'ai l'impression
40:22en écoutant le débat
40:24ce matin
40:24qu'on est
40:25ce qu'on a connu
40:26en 2018
40:27les gilets jaunes
40:27les 80 km heure
40:29avec aujourd'hui
40:30l'interdiction du téléphone
40:31qui a fait
40:32peut-être déborder
40:33la goutte
40:34du vase
40:35le gaulois
40:36n'aime pas être empêché
40:37mais oui c'est ça
40:37si elle l'a fait déborder
40:38c'est parce que
40:39la notion d'interdiction
40:40elle vient systématiquement
40:41entamer la liberté individuelle
40:43et tout le monde
40:44est profondément
40:45attaché
40:46évidemment
40:47mais le problème
40:48de la liberté
40:50c'est aussi
40:51de respecter l'autre
40:52merci beaucoup
40:53à tous les trois
40:53Magali Vincent
40:54Vincent
40:56Mathias Leboeuf
40:56et Philippe Coy
40:57et le grand pericot
40:58les gars
40:58c'est apparu
41:00bonjour
41:00immense Stéphanie
41:02alors un sud radio
41:03c'est pas la grève générale
41:04c'est la mobilisation générale
41:05voilà
41:06nous sommes tous
41:07sur une forme de barricade
41:08d'ailleurs
41:08puisque nous défendons
41:09les valeurs
41:11nous allons savoir
41:12ce que pensent
41:12les patrons
41:13de cette grève générale
41:14de cette mobilisation
41:15et de la situation économique
41:16puisque je reçois
41:17l'ancien président du MEDEF
41:18Pierre Gattaz
41:19qui va nous dire
41:20très posément
41:21ce qu'il pense
41:21de la situation
41:22et je sais qu'il a toujours
41:23des idées
41:24après André Bercoff
41:25qui donnera son avis
41:26je recevrai
41:27Naïma Mfadel
41:27qui a écrit un livre
41:28sur les élites
41:29et on va savoir
41:30comment les élites
41:31ont trahi le peuple
41:31et on en est là
41:32aujourd'hui
41:33on aura aussi
41:34un représentant
41:35des banlieues
41:35qui s'appelle
41:36Julien Cocoa
41:36qui a fait de la prison
41:37et qui est réinséré
41:38pour nous dire
41:39et puis on aura
41:39Christine Bouillot
41:43comment évolue le cortège
41:44on espère bien
41:45nous sommes à plein temps
41:47sur l'actualité
41:47et en phase
41:48avec la nation
41:49et bonne émission
41:50et nous on se retrouve
41:51demain à 10h
41:52on parlera de bonne manière
41:53à 10h
41:53avec Jérémy Co
41:54qui sont celles de la maison
41:55oui évidemment
41:56ce sont tous les vôtres
41:58c'est Pierre Perico
41:58bon à demain
41:59n'hésitez pas
42:01à venir réagir
42:01en tout cas
42:010 826 300 300
42:03chez Perico
42:04mais demain
42:05dans à vous de le dire