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  • il y a 9 heures
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##PRENEZ_LA_PAROLE-2026-08-13##

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News
Transcription
00:0010h-13h, Anthony Martin Smith.
00:02Et voilà un moment que j'adore sur Sud Radio.
00:05Il est midi passé de 3 minutes.
00:07C'est le vôtre, mes amis.
00:09Au 0826 300 300, la radio libre.
00:12C'est le moment où vous partagez avec nous et avec les auditeurs de Sud Radio
00:16ce que vous pensez, des questions que l'on vous pose.
00:20Est-ce que nos élus municipaux sont le dernier rempart de notre démocratie ?
00:26C'est une démocratie que pour la plupart d'entre vous jugées bien fragilisée, voire malade
00:32avec une déconnexion de celles et ceux qui nous gouvernent.
00:37Une déconnexion qui se ressent, surtout en ce moment,
00:40en tout cas dans les témoignages que l'on reçoit de votre part.
00:43On va aussi revenir sur ces pompiers, les organisations syndicales,
00:47au nombre de neufs qui rencontrent en ce moment même Laurent Lugnez,
00:50ministre de l'Intérieur, pour parler de leurs conditions de travail.
00:53Elles ont déposé un préavis de grève ce jour même.
00:57Je le rappelle que les pompiers, même s'ils déposent un préavis de grève,
01:01sont obligés de travailler par réquisition publique.
01:06On va faire un point avec vous, Antonin Durand, sur les réseaux sociaux.
01:09Mais avant ça, je vais souhaiter la bienvenue à mon compare de cette séquence.
01:16Clément Barguin, bonjour.
01:17Bonjour Anthony, bonjour à tous.
01:19Avec notre invité qui sera en plateau tout à l'heure.
01:21Oui, c'est Stéphane Le Cire-Mezbaille, les porte-parole du syndicat Sud-Sdys.
01:26Il viendra de la réunion Place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.
01:31Il viendra directement en studio pour revenir justement sur ce mouvement de grève.
01:35Des pompiers, entre risques sur la santé, manque d'effectifs, rémunérations.
01:40Les revendications sont très nombreuses.
01:42Il n'est pas sûr que la réunion de ce midi calme la grogne des sapeurs-pompiers.
01:46Il nous dira tout.
01:47Est-ce qu'on va essayer de savoir justement, Antonin Durand, du côté des réseaux sociaux, ça bouge ?
01:51Oui, ça bouge et à la question, est-ce les élus municipaux qui font encore tenir la France ?
01:55C'est plus disparate, vous répondez oui à 62%.
01:59Avec notamment Mona qui dit que c'est loin d'être toujours le cas.
02:02Seuls ceux qui sont toujours pleinement investis dans la vie des villages le sont.
02:06Et il y a Elisabeth qui propose quelque chose, qui dit que la règle suisse s'appliquerait pour redresser la
02:11France.
02:11Une république mosaïque avec nos forces vives et des cantons.
02:15Comme dans notre pays frontalier.
02:17Et notamment la Suisse qui fait des référendums très régulièrement le dimanche, d'ailleurs.
02:21Qui est une démocratie très participative en local.
02:25Sud Radio vous donne la parole au 0826 300 300.
02:29La Radio Libre, c'est le moment, moi je vous dis que j'adore, parce que c'est le moment
02:32où vous nous parlez très directement.
02:33Et puis surtout, c'est le moment où on prend le temps.
02:35C'est le moment où vous venez parler, vous venez faire de la radio avec nous.
02:39Si vous voulez rester à l'antenne quand vous nous appelez, surtout vous nous le dites, moi je vous poserai
02:43la question à chaque fois.
02:44Mais vous pouvez rester avec nous jusqu'au bout, parce que c'est le moment où on prend le temps,
02:48vraiment, de tout se dire.
02:51Et on va aller justement du côté de Tégra, avec Thierry qui nous appelle au 0826 300 300.
02:58Et vous, vous êtes maire, je crois, Thierry.
03:00Bonjour.
03:00Oui, bonjour Anthony, bonjour Clément, maire de Tégra, commune de 500 et quelques habitants.
03:05Eh bien, racontez-nous, vous, Thierry, votre quotidien d'élu.
03:12Alors, le quotidien d'élu, c'est un état d'esprit, déjà, d'être élu local, de vouloir servir ses
03:21habitants, servir aussi sa patrie.
03:24En plus que de dire, comme j'ai entendu tout à l'heure, qu'on est le dernier rempart en
03:28fonctionnement du pays,
03:30moi je dirais plutôt qu'on est un des premiers maillons de la chaîne.
03:33Le maire, il est agent de l'État, il n'est pas fonctionnaire, mais il est agent de l'État.
03:37Et c'est celui qui sent le pouls du village, le pouls de l'économie locale.
03:43Vous voyez, par exemple, moi, la semaine prochaine, je reçois la sous-préfète de mon arrondissement dans mon village.
03:49Elle vient pour voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, prendre des idées,
03:54voir là où il faut mettre de l'huile dans les rouages.
03:57Et donc, le maire, on est là, on est là pour ça.
04:00Bien sûr, on règle des problèmes comme il y en a.
04:03On est souvent appelé pour des choses superfus ou alors plus ou moins importantes.
04:09Lors des incendies de forêt, vous avez vu que les maires ont été vraiment mis à contribution
04:14et ont déclenché des plans communaux de sauvegarde.
04:16Donc, on est un des premiers maillons de la chaîne du fonctionnement démocratique de la France
04:22avec les autres élus locaux, départementaux, régionaux et les parlementaires.
04:27On va accueillir Éric du côté du Cap Ferré qui va dans votre sens, j'ai l'impression.
04:32Bonjour Éric.
04:33Bonjour, vous allez bien ?
04:35Et vous, c'est à vous qu'on doit demander ça.
04:38Ça va ?
04:38Écoutez, ça va beaucoup mieux, beaucoup mieux.
04:41Si vous me le permettez, je vais faire un tout petit stage.
04:44Venez au Cap Ferré.
04:46Mais vous avez raison, c'est ce que nous disait Franck Chomès.
04:49Venez aider les commerçants, venez aider tous les gens.
04:51Moi, je suis à la retraite, j'en ai pas besoin, mais j'essaie d'aider le plus possible
04:54les gens que je connais sur la presqu'île.
04:57Très important que l'on ait des touristes qui viennent découvrir et redécouvrir.
05:01C'est ce que nous disait Franck Chomès en début de semaine sur cette antenne
05:04qui est président national des syndicats professionnels de l'hôtellerie, de la restauration.
05:09Oui, oui.
05:10Ou ça y est, vous êtes prêts à nous accueillir de nouveau ?
05:12Allez-y Eric, excusez-moi de vous avoir interrompu.
05:14Non, non, non, je vous en prie.
05:16Non, tout simplement pour répondre, et je vais dans le sens de votre auditeur précédent.
05:20Qui est toujours là, il vous écoute Thierry.
05:22Très bien, c'est bien.
05:23On a été, il le sait d'ailleurs, vu la couverture médiatique soumise à très très rude épreuve,
05:29et je pèse mes mots.
05:31À titre personnel, le feu s'est arrêté à 500 mètres de la partie, j'habite la partie nord du
05:35ferré.
05:36Moi, je félicite encore une fois, et je leur dis à chaque fois que je les croise,
05:40toute l'équipe municipale, dont le maire, qui avait mis en place un protocole,
05:44et pour lequel d'aucuns avaient décrié la méthodologie, alerté ses preuves.
05:50Il a été extraordinaire, il a géré cette crise le mieux possible en relation avec les organismes publiques.
05:56Alors, on ne va pas revenir sur le pourquoi du comment,
05:58et pour en revenir au mouvement des graves des pompiers,
06:01mais ils ont bien raison, les pauvres bougres,
06:02quand on a affaire à des incompétents chroniques,
06:05comme a été la sous-préfète et le général Vermelaine,
06:08qui n'a toujours pas compris que la ligne Maginot contre le feu, ça ne marchait pas.
06:12Aujourd'hui, grâce à Dieu, on a Bruno Laffont,
06:15qui est un ami en France et qui a permis, si vous voulez,
06:18de débloquer la situation après l'intervention qui a eu lieu avec M. Macron.
06:23Voilà, donc, moi je comprends que ces braves bougres,
06:26ils ont dégusté à cause de lui, quoi.
06:28C'est infernal.
06:29Et il n'y a pas de moyens.
06:31Je crois qu'on est à 67% de bénévoles en France, chez les pompiers.
06:35C'est de la folie.
06:36Alors, 67% d'interventions de la part des pompiers qui sont couverts par les pompiers volontaires, oui.
06:43Oui, c'est ça, c'est ça, voilà.
06:44C'est ça, donc c'est quand même assez monstrueux, quoi.
06:46Quand on découvre l'ampleur du désastre, ça fait froid.
06:48En même temps, c'est leur nombre aussi qui peut l'expliquer.
06:50Ils sont 200 000, les sapeurs-pompiers sont 44 000.
06:53Les sapeurs-pompiers sont des militaires.
06:55Oui, mais il faut quand même gratifier.
06:57Il faut quand même gratifier.
06:58Évidemment qu'il faut les gratifier.
07:00De leurs efforts, de leurs dévouements, vraiment, vraiment.
07:04Moi, je les remercie mille fois, quoi.
07:06On les remercie tous.
07:07On n'aura pas de mots.
07:09Et alors, comment est la situation ?
07:11Est-ce que vous vous dites, ça va bien mieux ?
07:12Aujourd'hui, ça y est, c'est fixé, voire même c'est éteint,
07:16nous disons, on nous dit ici et là.
07:20Alors, oui, sauf que,
07:21puisque moi, je commence un peu à recirculer,
07:24mais pas dans les massifs forestiers.
07:25J'étais sur Bordeaux avant-hier,
07:28et sur Somos, on a vu une reprise de feu,
07:30ou le Temple, à peu près.
07:32Il y a eu une reprise de feu patronne chez moi,
07:34également, sur la partie qui s'appelle le Cro-O,
07:37dont vous avez entendu parler précédemment.
07:39C'est une partie qui était difficile d'accès,
07:41où les pompiers, malheureusement, ont laissé un véhicule.
07:44Voilà.
07:44Donc, il y a sporadiquement une surveillance qui est mise en place.
07:47La police circule toujours beaucoup.
07:50Et on est tous très inquiets de cette canicule,
07:53parce que, je l'ai dit à qui veut le savoir,
07:55l'été n'est pas fini.
07:56Et apparemment, oui...
07:58Non, non, allez-y, pardon, finissez,
08:00et je vous pose une question.
08:00Et tout simplement, je compte sur là-dessus,
08:02apparemment, il y a quand même ce que j'appelle des fous furieux,
08:06qui, a priori, se gargarisent de voir flamber de la pinède
08:10sans prendre conscience des conséquences
08:13qu'il peut y avoir derrière.
08:14Vous restez avec nous, si vous voulez, Eric,
08:16parce que dans un instant, on va recevoir Clément Barguin,
08:21notre représentant syndical.
08:22Oui, Stéphane Lecire, MESBA,
08:24qui est porte-parole du syndicat Sud de SDIS
08:26et qui est, en ce moment même, à la réunion Place Beauvau.
08:30En tout cas, il me disait qu'il tentait d'accéder à...
08:32Ça a l'air très compliqué à Place Beauvau,
08:33il va tout nous raconter.
08:35Mais il sera là avec nous en studio d'ici quelques minutes.
08:38Voilà, donc si vous voulez, Eric, vous restez avec nous,
08:40comme ça, vous pourrez peut-être aussi l'interpeller
08:42et l'interviewer avec nous.
08:44Thierry, je reviens vers vous.
08:46Vous êtes donc maire de Tegra.
08:48Vous, vous n'avez pas été impacté
08:50par ces catastrophes d'incendies
08:53ou même d'inondations ?
08:55Parce qu'on n'en parle pas.
08:56Mais ça serait quand même bien
08:57qu'on se repréoccupe de ce sujet, non ?
09:01Oui, alors nous, nous n'avons pas été impactés.
09:04Nous sommes sur les contreforts de la vallée de la Dordogne.
09:07Mais on est assez épargnés des inondations.
09:12Le risque d'incendie n'existe
09:14vu le cas de la HRS dans toute la France.
09:17Par contre, on est préparés avec des plans communaux
09:19de sauvegarde, ces dispositifs qui sont rédigés
09:24et qui sont éprouvés lors d'exercices à blanc
09:28que nous faisons pour des évacuations,
09:32de l'alerte des populations,
09:34savoir où sont des lieux de repli,
09:36où est du matériel de survie particulier.
09:38Donc, on est prêt à faire face
09:42le jour où intervient un événement.
09:45Un événement, ça peut être un accident d'un bus scolaire,
09:48ça peut être un événement climatique ou autre.
09:50Donc, c'est là où, en tant que premier agent de l'État localement,
09:55les maires ou les conseillers municipaux,
09:58les adjoints, on est là pour faire face
10:01et pour aider aussi tous les services qui vont intervenir,
10:06les services de sécurité, les services de secours,
10:08les services hospitaliers et autres.
10:11Quand, justement, vous parlez de sécheresse,
10:14comment, aujourd'hui, vous faites face à ce niveau inédit
10:17de sécheresse dans notre pays ?
10:18On en a abordé largement hier.
10:21Il y a deux volets.
10:23Il y a la prudence qu'il faudrait affirmer tous les jours
10:26vis-à-vis des gens, des promeneurs,
10:30de surtout faire ses attentions dans leur quotidien.
10:34Pas de barbecue, pas de cigarette éteinte
10:38ou jetée, surtout, dans les bas côtés.
10:42Et puis, aujourd'hui, ce qui devient prépondérant,
10:44c'est les usages de l'eau,
10:45avec une information régulière
10:48qui est faite, d'une part, par la préfecture
10:51et par aussi des fournisseurs d'eau
10:54sur les usages réglementés
10:56pour économiser l'eau dans ses besoins
10:58les plus pertinents.
11:01Thierry, est-ce que vous voulez rester avec nous ?
11:02Dans un instant, on va parler de réduction,
11:05voire suppression du crédit d'impôt
11:06des emplois à domicile.
11:07J'imagine que dans votre commune,
11:09beaucoup ont recours à ces services.
11:12Alors, malheureusement, je ne pourrais pas rester avec vous.
11:14Très bien.
11:15Eh bien, écoutez, merci, en tout cas,
11:17pour votre appel et votre témoignage très précieux.
11:20Je le rappelle, vous êtes maire de la commune de Tégras,
11:23en Dordogne.
11:24Merci infiniment, Thierry.
11:25Eric, vous voulez rester ?
11:27Oui, je suis là, je suis avec vous.
11:30Merci infiniment, Thierry.
11:31Très bien.
11:32Restez avec nous, Eric.
11:33Dans un instant, on revient avec vous
11:36pour la Radio Libre.
11:37Clément Barguin, toujours en plateau,
11:38notre face-à-face du jour.
11:39Ce sera avec Stéphane Lecire-Mesba.
11:42C'est ça, qui est le porte-parole du syndicat Sud-S10.
11:46Eh bien, vous nous appelez au 0826-300-300.
11:48La Radio Libre continue.
11:49Vous avez la parole sur Sud Radio.
11:52Sud Radio.
11:5410h-13h, Anthony Martin Smith.
11:57Et 12h...
11:58Midi, midi.
11:59Midi.
12:00On va être avec 12h.
12:01Midi 17, pardonnez-moi, sur Sud Radio.
12:04Bon appétit si vous êtes attablés.
12:06Merci de nous écouter si vous êtes en voiture,
12:09sur la plage, au bord de la piscine.
12:10En tout cas, si vous vous détendez,
12:12avec une alerte généralisée au niveau national.
12:16Tous les départements sont désormais concernés
12:18par l'alerte rouge canicule.
12:21Clément Barguin, dans un instant, notre face-à-face.
12:23Eh oui, notre face-à-face.
12:24On va revenir sur la mobilisation des sapeurs-pompiers
12:27qui sont en grève aujourd'hui.
12:29Risques sur la santé, manque d'effectifs,
12:31rémunérations.
12:32Les revendications sont très nombreuses.
12:34On va en parler avec Stéphane Lecire-Mesba,
12:36qui est porte-parole du syndicat Sud-S10.
12:39Et au 0826-300-300, vous nous appelez.
12:41Vous êtes assez nombreuses et nombreux, d'ailleurs, à le faire.
12:45On a toujours Éric du Cap-Ferré.
12:46Vous êtes toujours là, j'espère ?
12:48Il est toujours là.
12:49Ah, merveilleux.
12:50Restez avec nous, Éric.
12:52Tout à l'heure, on reçoit justement Stéphane Lecire-Mesba
12:55et on va parler avec lui, justement,
12:57de cette rencontre qui se tient
13:00avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
13:03et de leurs revendications.
13:04Neuf organisations syndicales, quand même,
13:06de pompiers qui font front uni, front commun,
13:09pour leurs revendications.
13:12Ils ont déposé un prêt à vide grève,
13:14comme l'a rappelé Clément.
13:15Et on le rappelle, même s'ils le font,
13:17c'est symbolique,
13:18parce qu'ils sont quand même obligés de travailler.
13:20On accueille Marie-Claire de Bergerac.
13:22Bonjour, Marie-Claire.
13:24Bonjour, vous m'entendez ?
13:25Ah bah oui, très bien.
13:27Merci de nous appeler, Marie-Claire.
13:29On aura aussi Agnès, je crois,
13:31mais j'ai l'impression qu'Aude peine à vous rappeler, Agnès.
13:34Si jamais vous nous entendez,
13:36on cherche à vous rappeler.
13:38Marie-Claire, racontez-nous,
13:41alors vous voulez réagir sur le crédit impôts-emploi à domicile,
13:47dont on a discuté avec notre invité tout à l'heure,
13:50Loïc Gobé,
13:51qui du coup,
13:53Lobé pardon,
13:55qui du coup,
13:57ça vous fait réagir,
13:58parce que vous, vous travaillez à domicile.
14:00Oui, tout à fait.
14:01Moi, je fais du ménage,
14:03je suis une dame,
14:03je suis donc déclarée,
14:05je suis employée par le CISU.
14:07Oui, le chèque-emploi-service universel.
14:10Voilà.
14:11Et si jamais cette loi passe,
14:14c'est-à-dire si on réduit ou si on supprime le crédit d'impôt,
14:18alors je ne sais pas qui sera concerné,
14:20moi je pense que c'est tout le monde ou personne,
14:22et bien moi je ne travaille pas au nom de l'art.
14:23Il y a 26 métiers a priori qui sont concernés par ce crédit d'impôt,
14:30alors est-ce que tout le monde sera concerné là-dessus ?
14:32Les pourtours ne sont toujours pas dessinés,
14:34mais oui.
14:35Allez-y Marie-Claire.
14:37Mais moi, si vous voulez,
14:38s'il y a une suppression,
14:40moi je suis obligée de travailler,
14:41parce que vu ma retraite de 928 euros net par mois,
14:44je ne peux pas vivre,
14:45c'est hors de question,
14:46donc je dois travailler.
14:47Vous êtes à la retraite Marie-Claire ?
14:49Tout à fait,
14:50mais je fais du ménage en plus.
14:52Ah oui ?
14:53Mais je suis déclarée.
14:54Mais pas beaucoup d'heures,
14:55très peu d'heures.
14:56Mais ça me permet de payer des factures d'EDF
15:00ou des choses comme ça.
15:01Pas beaucoup d'heures,
15:01parce que je présume que si vous en faites trop,
15:04on vous sucre votre retraite ?
15:06Oui, mais rien n'est fait pour inciter les gens
15:10à travailler dans ce pays-là.
15:11Donc moi je vais vous dire franchement,
15:13ça sera très clair et net,
15:14je continuerai à travailler au noir.
15:17Oui.
15:18Mais ça c'est le risque que notre invité nous décrivait.
15:22Si vous supprimez ce crédit d'impôt,
15:24les employeurs à domicile
15:26n'auront plus d'autre choix
15:28parce qu'ils ne pourront pas augmenter
15:30le nombre d'heures,
15:32sachant que si on vous supprime ce crédit d'impôt,
15:35c'est-à-dire 50%,
15:36eh bien on vous divisera par deux
15:40le temps qu'on vous emploie,
15:41parce qu'a priori tout le monde ne pourra pas supporter
15:43cette hausse de prix.
15:46Ah bah, les gens ils vont dire
15:47on veut bien vous employer au noir
15:49et moi je suis tout à fait d'accord
15:50de travailler au noir,
15:51j'en ai rien à faire
15:52parce que moi je ne peux pas vivre
15:53avec 928 euros de retraite.
15:55C'est hors des questions.
15:57C'est sous le seuil de pauvreté.
15:59Alors si vous voulez,
16:01ce qui va se passer,
16:02c'est que non seulement je travaillerai au noir,
16:04donc je continuerai à percevoir
16:06des recettes qui seront illégales,
16:09entre guillemets,
16:10et en plus je bénéficierai des aides sociales
16:13parce que comme mes revenus
16:14et mon revenu fiscal de référence
16:16sera abaissé d'autant plus,
16:18eh bien je pourrais prétendre à certaines aides.
16:21Donc en fait je ne sais pas qui pond.
16:25J'emploie volontairement ce mot de pondre.
16:27Des lois pareilles,
16:29parce que ça sera complètement contre-productif.
16:31En fait je ne comprends pas le projet final
16:34du gouvernement d'instaurer ce petit système.
16:36Je ne vois pas où il veut en venir.
16:38Ce sera probablement,
16:40en tout cas une mesure portée par Merci
16:43pour le prochain programme de loi de finances
16:46qui sera soumis au Parlement à partir de la rentrée.
16:49Le but c'est qu'a priori,
16:51si je comprends,
16:52il y aurait une économie de 6 à 7 milliards d'euros
16:56si on s'attaquait à cette niche.
16:57Mais c'est quelque chose,
16:58là aussi notre invité nous le disait tout à l'heure,
17:00qui revient assez fréquemment.
17:02C'est quelque chose sur lequel
17:03on veut essayer de taper à chaque fois.
17:05Il y a une autre mesure
17:06dans laquelle ils essayent de s'engouffrer,
17:09ce serait peut-être de réduire à 45,
17:11voire 40% et non les 50 actuels,
17:14peut-être sur certains métiers.
17:18Mais là...
17:18C'est nickel.
17:19Eh bien oui, mais ça on ne sait pas.
17:21Moi c'est le ménage.
17:21Mais si le ménage est...
17:24De toute façon,
17:25moi je ne peux pas me permettre
17:26de vivre avec 928 euros.
17:28Bien sûr.
17:28C'est hors des questions.
17:29Donc, pourquoi je travaille ?
17:31Ce n'est pas pour la gloire,
17:32c'est parce que je ne peux pas bénéficier
17:34de ma retraite correcte.
17:36Donc, je travaille en plus.
17:37Vous n'avez pas le choix.
17:38Je fais quelques heures.
17:39Eh bien voilà, je n'ai pas le choix.
17:41Donc en fait,
17:41on va pénaliser les gens qui travaillent,
17:44qui ne pourront plus travailler
17:45parce qu'il y a des...
17:47Il y a des personnes
17:48qui ne voudront pas embaucher au noir.
17:50Elles refuseront.
17:51Et je les comprends tout à fait.
17:53Donc ces personnes,
17:54elles se retrouveront sans emploi.
17:55Mais j'imagine en plus
17:56que vous ne le faites pas forcément...
17:58J'imagine que vous ne le faites pas
17:59de gaieté de cœur non plus.
18:02Bien sûr que non.
18:03En plus,
18:04moi je vais vous dire,
18:05j'habite un département,
18:06la Dordogne,
18:07où il n'y a pas de travail.
18:08Il n'y a pas d'industrie,
18:09il n'y a rien.
18:10Il n'y a que le service.
18:12Les professions libérales.
18:14Et encore,
18:15on n'a plus de médecins en Dordogne.
18:17Enfin bref,
18:18je veux dire,
18:18il n'y a rien au niveau de l'emploi.
18:21D'ailleurs,
18:21les jeunes s'en vont,
18:22ils vont sur Bordeaux,
18:24qui est une ville,
18:25une métropole,
18:26où il y a peut-être plus de débouchés.
18:28Mais dans les campagnes,
18:30il n'y a pas de boulot.
18:32Donc le service,
18:34c'est encore un des derniers,
18:36si vous voulez,
18:38qui procure du travail aux gens.
18:40Donc si on met des lois,
18:42alors bien sûr,
18:42ça va rapporter un peu,
18:43mais il faut voir aussi
18:44que les gens continueront
18:45à travailler aux noirs.
18:46Parce que justement,
18:47cette loi,
18:48c'est pour empêcher
18:49le travail aux noirs.
18:50Je ne comprends pas trop.
18:51C'était l'intention du départ.
18:53Effectivement,
18:53Éric,
18:54du côté du Cap Ferré,
18:55vous entendez ce que dit Marie-Claire ?
18:57J'imagine que vous avez aussi
18:58beau à dire.
19:00Très très bien.
19:00Mais bien sûr,
19:01mais je sais,
19:02mon pauvre,
19:03je ne sais plus si je vous l'ai dit,
19:05mais j'ai géré une petite entreprise
19:07pendant 33 ans de ma vie.
19:08Vous ne l'avez pas dit,
19:09mais...
19:10Je vous le dis,
19:11et c'est l'éternel chien
19:13qui se mord la queue.
19:14Moi,
19:15je n'ai vécu que toutes les crises.
19:16J'ai eu l'occasion de passer,
19:18et madame,
19:18sachez-le,
19:19en tant que petit patron,
19:20il m'est arrivé de ne pas me payer
19:21pour payer mes employés.
19:22Je vous jure,
19:23c'est vrai.
19:23Compte tenu des conjonctions économiques
19:25qui...
19:25Mais je vous rejoins tout à fait.
19:28D'abord,
19:28900 euros par mois,
19:29c'est indécent.
19:30C'est indécent,
19:31je ne comprends pas
19:31qu'on en soit encore là.
19:33Et puis,
19:34vous avez tout à fait raison.
19:35On va faire l'inverse
19:37de ce qui est prévu.
19:38L'augmentation du carburant
19:39a provoqué une diminution
19:40de la consommation,
19:41et donc,
19:42en diminuant la consommation,
19:43on diminue les mouvements
19:45du consommateur.
19:46Donc, du coup,
19:46on perd de la TVA.
19:48Donc,
19:48il faut savoir
19:48dans quel chien,
19:49enfin,
19:50par quel gésiribout
19:52on va faire avancer la machine,
19:53quoi.
19:53Voilà.
19:53Par quel bout
19:54on veut manger
19:55la queue du chien ?
19:56Exactement.
19:58C'est ça.
19:58Oui,
19:59bien vu,
19:59bravo.
20:02Parce qu'en fait,
20:03si vous voulez,
20:03il y a des gens
20:05qui continueront
20:06d'employer des personnes
20:08tout en ne bénéficiant pas
20:10des crédits d'impôt,
20:11des gens un peu aisés.
20:13Voilà.
20:13Mais ça ne sera pas
20:14la majorité.
20:15Et qui va être pénalisé,
20:18au final,
20:18c'est des gens qui travaillent.
20:19Alors,
20:20tout le monde bénéficie
20:21de ce crédit d'impôt
20:22dans la limite
20:23de 12 000 euros.
20:24Et ce qui est avancé
20:24notamment par Bercy,
20:26c'est que ça profiterait
20:27aux ménages
20:29les plus aisés
20:29qui sont d'ailleurs
20:33quasiment
20:33les bénéficiaires
20:34pour plus de la moyenne,
20:36plus de la moitié,
20:37pardon,
20:38de ceux qui bénéficient
20:39de ce crédit d'impôt.
20:42Ben oui,
20:42mais les gens
20:43qui gagnent le SMIG
20:44n'embauchent pas
20:45du personnel comme moi.
20:46Ils n'ont pas les moyens
20:47de les payer
20:48parce qu'ils ont déjà
20:49eu du mal
20:49avec leurs propres revenus.
20:50En fait,
20:51ce qui se passe
20:52en France,
20:52c'est que les gens,
20:53c'est que le travail
20:54ne paye plus.
20:56Quel que soit,
20:56d'ailleurs,
20:57le travail,
20:58quelle que soit l'origine.
21:001400 euros,
21:01c'est le SMIG,
21:01enfin 1400 et quelques,
21:03c'est le SMIG,
21:03ça ne suffit pas à vivre.
21:05Je suis désolée.
21:07Merci beaucoup Marie-Claire,
21:09je rappelle,
21:09vous appelez de Bergerac.
21:10Si vous voulez,
21:11restez avec nous
21:12et puis on va parler
21:14dans un instant
21:15des conditions
21:15de nos chers amis,
21:16les pompiers,
21:17avec notre invité,
21:18Stéphane Lecire-Mesba,
21:20qui est actuellement
21:21rentré sur notre plateau.
21:23Bonjour à vous,
21:24d'ailleurs.
21:25Clément Barguin,
21:27cette réunion...
21:28Eh bien,
21:29cette réunion,
21:29justement,
21:31Stéphane Lecire-Mesba,
21:32qui est porte-parole
21:33du syndicat Sud-Sdiz,
21:34va nous dire
21:35comment se déroule
21:35cette réunion actuellement
21:37à Place Beauvois
21:38avec Laurent Nunez.
21:40Les revendications
21:40sont très nombreuses
21:42et pas sûr
21:42que cela suffise
21:44à calmer la gronde
21:45des sapeurs-pompiers
21:46qui sont donc
21:47en grève aujourd'hui.
21:48Marie-Claire,
21:49vous voulez rester avec nous ?
21:50Ben non,
21:51je vais vous laisser
21:51mais je vais vous écouter
21:52à la radio.
21:53Ben écoutez,
21:54Marie-Claire,
21:54je vous embrasse très fort,
21:55merci pour votre appel
21:56et je vous souhaite
21:57beaucoup de courage
21:58et j'espère que
21:59vous pouvez rester au frais
22:00parce que
22:01Météo France déclare
22:02que ça y est,
22:03la canicule qui dure
22:04depuis le 28 juillet
22:06est désormais plus longue
22:08que celle
22:09que nous avons connue
22:10en 2003.
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