00:00C'est aujourd'hui la journée mondiale de sensibilisation à l'arrêt cardiaque et vous nous dites que chacun d
00:06'entre nous peut sauver une vie.
00:07Alors ça, ça nous intéresse, on vous écoute.
00:09Oui, alors on va rappeler les chiffres, plus de 40 000 arrêts cardiaques chaque année hors hôpital,
00:15ce qui signifie que ça peut arriver au domicile, donc avec quelqu'un que vous connaissez,
00:18ce qui signifie que ça peut arriver dans la rue, ça peut arriver au travail, ça peut arriver en pratiquant
00:23une activité physique.
00:24Je précise aussi que ce ne concerne pas seulement les personnes âgées ou les personnes déjà malades,
00:30on peut faire un arrêt cardiaque jeune.
00:32Je précise aussi qu'il y a une différence entre arrêt cardiaque et crise cardiaque,
00:37qui sont deux choses différentes, qui peuvent être liées.
00:39On peut très bien faire par exemple un infarctus, soit ça se passe très bien et on est pris à
00:44temps, etc.
00:45Soit après, il peut aboutir aussi à un arrêt cardiaque.
00:48Mais ce sont deux choses différentes et c'est important de le préciser.
00:51Et surtout, ce qu'il faut comprendre, c'est que dans la crise cardiaque,
00:56c'est souvent un problème circulatoire, mais dans l'arrêt cardiaque, c'est la pompe cardiaque qui ne fonctionne plus.
01:01Or la pompe, son boulot, c'est d'envoyer le sang partout dans le corps.
01:05Quand je dis partout dans le corps, c'est aussi là-haut.
01:08Donc quand la pompe s'arrête, il faut agir vite, chaque minute compte réellement lors d'un arrêt cardiaque.
01:13Alors déjà, première chose à faire, constater l'arrêt cardiaque.
01:16Dans l'arrêt cardiaque, si vous êtes face à une personne, la personne s'effondre.
01:21Mais brutalement, c'est-à-dire que, boum, il n'y a plus personne.
01:24Il y a une perte de connaissance, vous pouvez lui parler, ce n'est pas la peine de la taper
01:28non plus,
01:29mais vous pouvez lui parler et tout ça.
01:31Elle ne répond à aucune simulation.
01:34Il y a un petit piège, c'est sur la respiration.
01:37Parfois, il y a ce qu'on appelle la respiration agonique.
01:40La personne agonise, mais ce n'est pas une respiration normale.
01:43Donc ne vous laissez pas tromper en disant, tiens, il y a un petit râle, ce sont des gaspes,
01:47ce qu'on appelle des gaspes, c'est irrégulier, c'est bruyant.
01:49Vous voyez, seul piège, c'est ça.
01:52Mais sinon, on voit quand une personne est en arrêt cardiaque.
01:54Et là, on ne perd pas de temps.
01:56On appelle immédiatement les secours.
01:59On appelle le 15.
02:00Et bien souvent, d'ailleurs, le 15 va vous demander de laisser le téléphone en haut-parleur
02:04pour vous guider après pour agir.
02:07Et c'est important, d'ailleurs, si vous pouvez le faire,
02:09de laisser en haut-parleur pendant toute la durée des secours.
02:12Le mauvais réflexe, c'est quoi ?
02:13C'est de ne rien faire.
02:15Donc, quoi qu'il arrive, vous vous massez.
02:18Vous alertez d'abord, vous massez ensuite.
02:21Vous mettez vos deux mains comme ça sur le tiers inférieur du sternum.
02:25Vous ne risquez pas de casser quoi que ce soit.
02:27À un moment, c'est la vie qui est en jeu.
02:30Vous mettez vos deux mains.
02:31Il y a la fameuse chanson, mais là, on ne va pas se mettre à mettre la chanson.
02:34« Saying a love alive » pour le rythme.
02:36Ah oui, parce que c'est « ah, ah ».
02:37Voilà.
02:39Oui, enfin, là, danser en cas d'urgence, c'est bien pour s'y préparer.
02:43Parce qu'en fait, il faut masser.
02:44Écoutez, on l'a la musique.
02:45Oui, je l'ai demandé.
02:47Ce n'est pas un miracle.
02:48De 100 à 120 par minute.
02:51Donc, on le fait dans ce rythme-là.
02:53Voilà, 100 à 120 par minute.
02:55C'est vite, c'est rapide.
02:56100 à 120 par minute.
02:58Donc, il faut y aller.
02:59Ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas envie de faire le bouche-à-bouche.
03:03Le principal, c'est de faire circuler le sang.
03:05Il faut le faire, le bouche-à-bouche ?
03:06Si on est formé au premier secours, on peut le faire.
03:10C'est deux insufflations, tous les 30 compressions.
03:13Mais si on n'est pas formé, ce n'est pas grave.
03:16Le principal, c'est de masser, c'est de faire repartir le sang.
03:19Donc, le principal, c'est la pompe cardiaque.
03:21Donc, pas de souci.
03:23Et ensuite, s'il y a des gens autour, on va demander.
03:27Ou s'il y a un défibrillateur à proximité.
03:30Par exemple, là, est-ce que vous savez, sur ce plateau, s'il y a un défibrillateur quelque part ?
03:35À l'entrée.
03:35Bravo, il y en a un à l'entrée.
03:37Là, juste là, à 5 mètres.
03:39Et on passe devant tous les jours.
03:41Et ce que j'aurais pensé, comme ça, si je vois faire un arrêt cardiaque,
03:44ou je vois quelqu'un faire un arrêt cardiaque, je ne suis pas sûr.
03:47C'est pour ça que je vous ai mis les trois choses à faire.
03:50C'est vraiment d'alerter en priorité les secours, de masser, quoi qu'il arrive, on y va.
03:56Et puis, on ne masser pas, on en fonde de 4 à 5 centimètres.
04:00Masser et défibriller, si on a quelqu'un autour, évidemment, ou si on le sait où il se trouve.
04:05Ça, c'est hyper important.
04:07Je veux juste terminer en disant qu'il faut en parler aussi ce soir.
04:11On n'est pas tellement formé en France.
04:12Seulement 40% des personnes ont été formées.
04:15Il y a plusieurs formations.
04:16Donc, aux gestes de premier secours, des formations de 2 heures, des formations de 7 heures.
04:20Après, il faut regarder autour de soi, comme l'a fait...
04:24Voilà, il savait où était le découvriateur.
04:27C'est important.
04:28Et d'en parler, de sensibiliser les gens tout autour.
04:30Ça, c'est important d'en parler.
04:32On peut sauver des vies avec ces gestes-là.
04:34Et cette journée-là était importante.
04:37Sous-titrage Société Radio-Canada
04:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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