00:00On va rappeler comment ça se passe en France, nous sommes tous présumés donneurs,
00:06sauf si nous nous inscrivons sur le registre national du refus,
00:11et ça vous regarde, pour les raisons qui vous regardent, vous ne voulez pas donner,
00:15vous allez vous inscrire sur un registre national du refus.
00:17Je rappelle que vous pouvez changer d'avis aussi, vous inscrire un moment,
00:21puis après réfléchir et vous désinscrire, mais sinon nous sommes tous potentiellement donneurs.
00:26Sauf que, dans la vraie vie, ça ne suffit pas et ça ne se passe pas réellement comme ça.
00:33Imaginons malheureusement un décès, que va faire l'équipe médicale ?
00:38Si vous êtes potentiellement donneurs, elle va aller regarder sur le registre national du refus.
00:43Si vous êtes inscrit, on ne se pose pas de questions, c'est non.
00:47En revanche, si vous n'êtes pas inscrit, alors que vous êtes potentiellement donneurs,
00:50on va toujours aller demander à la famille s'ils sont d'accord ou pas.
00:57Donc ça ne suffit pas de ne pas être inscrit, on va toujours demander.
01:02Et vous comprenez bien que dans ces moments-là, quand vous êtes dans une souffrance terrible,
01:06souvent un état de sidération, une violence, en plus il faut aller vite,
01:10parce que pour le temps compte, pour la greffe.
01:12Donc souvent on n'en parle pas.
01:14Donc ce qu'il faudrait aujourd'hui, c'est, d'abord je vais vous expliquer,
01:19on va voir qu'il faut en parler en famille, entre proches, on se le dit,
01:22et c'est important, et je vous ai mis quelques sujets de discussion,
01:25mais surtout ce qu'il faut comprendre, c'est que sur le nombre potentiel de donneurs,
01:30il n'y a que 0,2% du nombre de donneurs au total, je parle de tous les décès.
01:39Après, sur les décès qui se déroulent à l'hôpital, là le pourcentage est un peu plus important,
01:45c'est environ 1% des personnes décédées qui seront éligibles au don,
01:50parce qu'il faut évidemment plusieurs conditions pour être éligible au don.
01:56Généralement, il s'agit de mort encéphalique, c'est-à-dire que c'est une mort cérébrale,
02:02maintenant on a inclus, on a ajouté aussi quelques cas dans une mort cardiaque,
02:06mais une mort cérébrale, pourquoi ? Avec en même temps une circulation qui continue,
02:11tout ça, pourquoi ? Parce qu'il faut quand même des organes qui sont oxygénés,
02:14donc une mort encéphalique la plupart du temps, avec des organes bien conservés,
02:20ensuite qu'est-ce qu'on va faire ? Les équipes vont quand même aller regarder
02:22sur le registre national du refus, comme je viens de vous le dire,
02:25ensuite on va étudier organe par organe, on peut très bien avoir des poumons
02:31qui ne vont pas bien, mais des reins ou un foie que l'on peut donner.
02:36Vous voyez ? Et après, ce n'est pas une question d'âge.
02:39Ne vous dites pas, tiens, j'ai 90 ans, maintenant c'est un peu trop tard
02:43pour que je donne et tout. Non, on peut donner à tous les âges,
02:4695, 96 ans, on peut donner à avoir de bons organes en bon état
02:50et que l'on peut greffer sur une autre personne.
02:52Vous voyez ? C'est pour ça que c'est important de bien comprendre,
02:56d'avoir toutes les informations sur le don d'organes,
02:59de savoir comment ça se passe et surtout, surtout,
03:03pour ne pas se retrouver dans ces difficultés,
03:05dans ces moments de souffrance terrible, il faut en parler.
03:08Je vous ai mis les principales causes que tout le monde connaît,
03:12c'est évidemment sauver des vies, en tout cas améliorer la qualité de vie
03:16de certaines personnes. Je vous rappelle tout de même
03:19qu'il y a mille décès chaque année par manque de dons.
03:25Transformer une perte en espoir, être solidaire,
03:28ça, ce sont les causes que tout le monde connaît.
03:30Mais moi, ce que je voudrais, ce que j'aimerais,
03:32pardon, pas ce que je voudrais, ce que je trouverais important,
03:36c'est d'en discuter en famille.
03:38Alors, je sais que parler de la mort, c'est terrible.
03:42Avec les enfants, en plus, c'est souvent tabou.
03:44On a peur de quelqu'un, on a peur que ça porte malheur d'en parler.
03:48Je vous ai mis quelques petits sujets de discussion
03:51et pourquoi pas un ultime recyclage.
03:55En un moment où on gaspille rien, je me suis dit que ça pouvait être
03:59aussi une porte d'entrée de discussion, puisqu'ils sont encore en État.
04:04Pourquoi ne pas les utiliser encore ?
04:06Après, je vous ai mis une forme de...
04:07On ne peut pas choisir à qui on les donne.
04:09Pardon ?
04:09On ne peut pas choisir à qui on les donne.
04:11Ah non, c'était totalement un ultime gratuit en France.
04:14En France, oui.
04:15Et tant mieux.
04:16On a un comité national d'éthique formidable.
04:19Une forme de transmission.
04:20On transmet son patrimoine.
04:21On transmet son argent, ses maisons, ses photos.
04:25On pourrait aussi transmettre des organes à d'autres personnes.
04:30Après, une vraie question aussi.
04:32Est-ce que nous ne sommes que des organes ?
04:35Ça peut être une discussion à table.
04:37Évidemment que non.
04:38Évidemment que non.
04:39Mon cœur pourrait très bien fonctionner sur le corps de quelqu'un.
04:44Non, mais c'est juste pour trouver des sujets de discussion
04:46un petit peu différents en famille que je vous ai mis ça.
04:49Après, une forme de confiance et de solidarité.
04:52On est tous solidaires pour nos impôts.
04:53On est tous solidaires pour tout un tas de choses.
04:55On pourrait être solidaires aussi pour le nom d'organes.
05:00Une forme de réciprocité.
05:01Parce que n'oublions pas qu'il n'y a pas de registre national du non-receveur.
05:06Ça n'existe pas.
05:08Moi, je ne veux pas recevoir.
05:10Si tout le monde veut recevoir.
05:11Donc, évidemment, on est tous donneurs potentiels.
05:14Mais on est tous, tous, tous, tous receveurs potentiels.
05:17Et ensuite, c'est quand même la plus belle forme de désintéressement total.
05:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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