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  • il y a 2 minutes
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 15 janvier 2026.

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00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, le Groenland, Emmanuel Macron a annoncé la nuit dernière l'envoi de militaires français sur place.
00:15Une quinzaine d'hommes pour l'instant de la brigade d'infanterie de montagne de Grenoble.
00:19Ils doivent participer à une mission de reconnaissance, mission à laquelle participent également l'Allemagne et les pays nordiques.
00:25Cette annonce, elle a été faite alors que le Président présente en ce moment même ses voeux aux forces armées.
00:32Emmanuel Macron qui appelle à des efforts pour être puissant, dit-il, dans ce monde si brutal.
00:38L'accélération des périls commande d'accélérer le réarmement de la France.
00:43Pour rester libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant.
00:49Cela suppose que la nation consente à des efforts à la mesure de notre rude époque.
00:54pour préserver la crédibilité opérationnelle de nos armées et faire face si nous devions y être confrontés à un engagement majeur d'ici 3 à 4 ans.
01:04Faire face si nous devions y être confrontés à un engagement majeur d'ici 3 ou 5 ans, dit le Président.
01:12Cela rappelle bien sûr les propos du chef d'État-major qui avait évoqué un potentiel conflit.
01:17On en parle avec vous. Vous réagissez au 3210.
01:20Dans l'actualité également, le Livret A qui va bientôt vous rapporter moins d'argent, 1,5% à partir du 1er février.
01:27C'est deux fois moins qu'il y a 4 ans. C'est même le taux le plus bas depuis 4 ans.
01:33Et puis la France aura peut-être bientôt un budget en tout cas.
01:37Et c'est une info RTL. Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu ont demandé au ministre de ne pas être trop loin de Paris.
01:44Mobilisable ce week-end pour un éventuel conseil des ministres qui pourrait être le préalable au déclenchement du 49-3.
01:53La météo, Peggy, bien agitée, on l'a dit toujours sur le Nord-Ouest avec le Finistère, je le rappelle, en alerte orange.
02:01Et pour demain ?
02:02Demain, cette perturbation va se décaler. On va la retrouver sur une bonne partie du pays.
02:05Ce sera plus vieux toute la journée, du Sud-Ouest aux Ardennes à la Lorraine, avec un peu de neige des 1300-1500 mètres sur les Pyrénées.
02:12Les pluies vont se renforcer sur les Cévennes et elles vont s'étendre à la région PACA.
02:17Elles seront plus éparses. On aura également un peu de neige sur les Alpes du Nord dès 1600 mètres.
02:21Et sur le Nord-Ouest, là, on va retrouver ce qu'on appelle un ciel de traîne entre nuages et éclaircies.
02:25Quelques averses sur la côte atlantique, voire un coup de tonnerre l'après-midi.
02:28Et ça reste plus lumineux sur la façade Est, de l'Alsace jusqu'aux Alpes du Nord.
02:33Les températures minimales en moyenne entre 5 et 7 degrés, souvent un peu moins sur le Nord-Est, jusqu'à 12 près de la Méditerranée.
02:40Et les maximales, souvent 10 à 12 degrés sur la plupart des régions et jusqu'à 16 près de la Méditerranée.
02:45On a une petite idée de notre week-end ?
02:46Oui, ça restera bien perturbé dans le Sud-Est et samedi et dimanche avec des pluies soutenues sur les Cévennes.
02:52Ailleurs, ce sera souvent nuageux avec des averses sur la côte atlantique samedi, plus sec dimanche.
02:58On va retrouver un peu plus d'éclaircies dimanche uniquement sur le Nord-Est.
03:01Merci beaucoup Péguy.
03:03Quel que soit.
03:05Jusqu'à 14h.
03:07Les auditeurs ont la parole.
03:08Amandine Bégaud sur RTL.
03:11On peut reprocher beaucoup de choses de M. Macron et à notre président.
03:15En tout cas, moi, je considère que c'est le seul qui bouge les lignes pour que l'Europe se réveille face à un Trump et face à un Poutine.
03:22Et qui fait en sorte que l'Europe montre un petit peu qu'elle ne se laissera pas faire.
03:29Après, elle dit que pourra.
03:31Le message de Jean-Paul au 3210 autour de cette situation internationale extrêmement tendue.
03:37Il y a l'Iran.
03:38On vous en parlait largement hier.
03:40Le Groenland aujourd'hui avec l'envoi de forces françaises sur place.
03:44Une quinzaine de militaires dans un premier temps pour une mission de reconnaissance.
03:48Est-ce que tout ça vous inquiète ? On en débat avec vous. Bonjour Alain.
03:53Bonjour Amandine. Bonjour à tous.
03:55Et pensons aussi à Taïwan parce qu'ils ont du souci à se faire aussi.
03:59Vous avez raison. Effectivement, les points de tension, hélas, ne manquent pas.
04:04Vous nous appelez d'où Alain ?
04:05Je vous appelle de Mimisan dans les Landes.
04:08Vous avez entendu à l'instant le message de Jean-Paul qui dit Emmanuel Macron est le seul qui bouge les lignes.
04:12Vous êtes d'accord avec ça ?
04:14Alors, c'est mitigé.
04:17Moi, je dis qu'aujourd'hui, alors je vais parler avant tout, je vais faire un aparté avec M. Trump
04:22qui prétend défendre la veuve et l'orphelin.
04:26Comment voulez-vous qu'aujourd'hui, il ait de la crédibilité quant à son action envers Poutine pour l'Ukraine ?
04:32Quand on voit que lui veut faire pareil avec le Groenland, le Groenland ne lui appartient pas.
04:36Il veut le prendre.
04:38Il menace.
04:39Il attaque tout ce qui bouge.
04:41Aujourd'hui, ce que veut M. Trump, c'est certainement mettre un terme à l'OTAN.
04:47On sait d'ailleurs que l'OTAN et M. Trump ne font pas bon ménage.
04:52Si vous imaginez un petit peu, que voulez-vous que nous fassions ?
04:56Il faudrait, oui, votre auditeur qui a laissé le message a raison, il faudrait que tous les pays européens se serrent les coudes.
05:03Mais nous en sommes loin.
05:05Nous avons beaucoup trop d'affinités, qu'elles soient commerciales ou politiques, avec les États-Unis.
05:12Il est fini, ce temps-là.
05:14Aujourd'hui, il va falloir se plier.
05:17Et je vais envoyer des mots très forts.
05:21Je disais tout à l'heure avec un collègue que la Troisième Guerre mondiale n'est pas très loin.
05:25Elle n'est pas très loin.
05:27Et si l'on pensait des temps révolus, il va falloir se préparer au pire.
05:33Alors, je vais aller, j'ajoute juste une petite information qui me parvient à l'instant.
05:39Je disais, Emmanuel Macron est en train d'adresser ses voeux aux forces armées.
05:42Et à l'instant, le Président vient de dire, la France va envoyer d'autres moyens terrestres, aériens et maritimes dans les prochains jours au Groenland.
05:50Ça veut dire que les 15 qui ont été annoncés là, ça n'est qu'un début, visiblement.
05:55Oui, mais que voulez-vous, Amandine, que voulez-vous que nous fassions contre une force américaine, avec à sa tête un président et un vice-président, excusez-moi l'expression, mais qui ont un problème.
06:09D'ailleurs, s'ils avaient pris Elon Musk dans leur équipe, ce n'est pas pour rien qu'ils se ressemblent s'assemblent.
06:14Je veux dire, qu'est-ce qui se passe dans leur tête à ces gens-là ?
06:17Je veux dire, on peut faire ce qu'on veut contre l'armada américaine.
06:22Nous ne pourrons rien.
06:23Nous ne ferons rien.
06:24Il faudrait que l'on amasse tellement de force qu'on ne peut rien contre les Américains.
06:32Aujourd'hui, j'entendais tout à l'heure un Groenlandais qui disait, nous espérons, pauvres gens d'ailleurs, je pense à eux, ils doivent vivre vraiment difficilement la période,
06:41il faudrait trouver un compromis.
06:44Mais il n'y a pas de compromis à avoir, madame.
06:47Le Groenland n'appartient pas aux États-Unis, mais tout ce qu'il peut rapporter à M. Trump, pour son fameux dôme d'argent, là je ne sais quoi,
06:54il met la main dessus sans le moindre souci.
07:02Enfin, je veux dire, ce monsieur n'est pas normal.
07:03Les Américains, quand même, ont mis ce monsieur au pouvoir.
07:06Il est là légalement, il est là.
07:09Mais je ne comprends pas que se passe-t-il dans la tête de ces grands dirigeants.
07:13Et je vous dis que je suis convaincu, j'ai bientôt 60 ans dans quelques jours, je vous dis que nous allons vivre des moments très compliqués à cause de deux ou trois personnes,
07:28et en particulier de M. Trump.
07:30Vous voyez, il a supplanté dans mon esprit M. Poutine.
07:33M. Trump va nous faire vivre un enfer.
07:37Alors Alain, on entend bien tout ce que vous nous dites, et je voudrais vous faire dialoguer avec les auditeurs.
07:42Peut-être d'abord avec Laurent.
07:44Bonjour Laurent.
07:45Oui, bonjour Amandine, bonjour aux auditeurs.
07:47Vous nous appelez de Dreux, vous êtes artisan et ancien militaire.
07:52Oui.
07:53Vous partagez l'inquiétude et les propos d'Alain ?
07:56L'esprit général, pour dire qu'on va vers quelque chose qui ne va pas être très agréable, je pense.
08:06Maintenant, l'affaire du Groenland, c'est un pchit.
08:09Ça fera pchit.
08:11Les Etats-Unis, sans en venir à la confrontation, je ne pense pas qu'ils iront jusque-là, ont d'autres moyens de pression.
08:17Ils peuvent nous couper les vivres en matière d'armement pour ce qu'on fournit à l'Ukraine, par exemple.
08:23Et donc, ça ferait l'ouverture d'un second front à l'Est.
08:26Donc, ça veut dire que là, on bombe le torse, en fait, si je peux le permettre.
08:30Et vous pensez que ça ne sert à rien.
08:32C'est ce que je disais tout à l'heure, la personne charmante qui m'a reçu.
08:37Ce n'est pas, pour faire de l'humour, ce n'est pas 15 pingouins sur un morceau de Heisberg qui vont changer la face du monde.
08:43Non, mais quand vous entendez qu'on envoie d'autres moyens terrestres, aériens, maritimes...
08:47Vous voyez un peu ce que peut coûter un pont aérien jusqu'au Groenland ?
08:52Et vous voyez l'étendue du Groenland ?
08:55Donc, pour vous, ça ne sert à rien ?
08:57Une guerre, enfin, une guerre ou un prépositionnement, il faut avoir un certain volume en homme.
09:05Le général, je crois, ou le colonel que vous avez vu tout à l'heure, la 27ème, enfin, la division alpine, elle n'est pas extensible.
09:12Non.
09:12Ça doit représenter, allez, si mes souvenirs sont bons, 7-8 000 hommes, quelque chose comme ça.
09:18Et ce n'est pas avec 7-8 000 hommes que vous allez couvrir une surface comme le Groenland.
09:21Alors, les Allemands font mieux que nous.
09:24Ils envoient deux hommes, je crois, quelque chose comme ça.
09:26Le Groenland, c'est quatre fois la France, je crois.
09:28Voilà, donc, et les conditions, ce n'est pas la France.
09:32Vous n'envoyez pas, ce que disait le colonel tout à l'heure, vous n'envoyez pas des troupes qui ont combattu au Mali, en short,
09:38où il faut quand même des gens à guérir, des gens qui connaissent le sujet.
09:41Le combat en zone enneigée, c'est des divisions spéciales.
09:46Ça a toujours été des régiments spéciaux, chasseurs alpins,
09:48mais les Allemands appelaient ça, il y a bien ce qui est à guerre aussi.
09:53On en a quand même, Laurent ?
09:55On en a, oui, mais ce n'est pas extensible.
09:57Je vous dis, on en a, si mes souvenirs sont bons, ça doit représenter 7 000 hommes.
10:00Il y a le 27e BCA, enfin, ça date un peu, mais point de repère.
10:06Mais tout ce petit monde est basé du côté d'Annecy, Grenoble, enfin, bien sûr, où il y a de la neige chez nous, pour qu'ils s'entraînent.
10:12Oui, forcément. Laurent, Alain, restez avec nous, on va poursuivre ces échanges.
10:15On accueillera notamment Vincent, jeune retraité de l'industrie de la défense.
10:19A tout de suite.
10:21Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL ou appelez-nous au 3210.
10:2550 centimes la minute.
10:29Amandine Bégaud.
10:30RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
10:33Pour une information, les militaires sont très compétents.
10:35Là, ils vont faire du renseignement, savoir un petit peu établir les bases.
10:38La force de l'armée française, c'est de faire croire aux autres qu'on est incompétent.
10:43La faiblesse des autres, c'est de croire que nous, on est faible.
10:47La force de l'armée française fait de faire croire aux autres qu'on est incompétent.
10:51Le message de Milo au 3210.
10:54Milo qui est un ancien militaire qui a été grand brûlé lors d'une opération qu'on a eue ces derniers jours à plusieurs reprises au téléphone.
11:02On évoque aujourd'hui, cette crise au Groenland, la France va envoyer d'autres moyens terrestres, aériens et maritimes dans les prochains jours.
11:10Voilà ce que dit Emmanuel Macron.
11:12C'était il y a quelques minutes lors de ses voeux aux armées et ça vous fait réagir.
11:16Bonjour Victor.
11:17Bonjour Amandine, bonjour à tous.
11:18Quelques messages publiés sur nos réseaux sociaux.
11:20Exactement, sur Facebook, Anthony nous écrit
11:22« Je suis content que nous montrions notre soutien aux Danois. »
11:25Alexandre, Trump est en train de s'isoler totalement sur le plan international.
11:29Et puis Sylvie, on croyait que le danger viendrait de la Russie.
11:32En fait, il va peut-être venir de l'Ouest.
11:34Sur l'application RTL, je rajoute simplement Marc à Commercy.
11:37Nous assistons aujourd'hui à un nouveau partage du monde.
11:40À la fin de l'OTAN telle qu'elle existe, si Trump occupe le Groenland,
11:43Poutine prendra l'Ukraine et la Chine Taïwan.
11:45Merci beaucoup Victor pour ces messages.
11:48Laurent est toujours avec nous.
11:49On s'est un militaire et on accueille Vincent.
11:51Bonjour Vincent.
11:53Bonjour Amandine, bonjour à tous.
11:54Vous nous appelez d'où Vincent ?
11:56Je vous appelle Delancourt dans les Géblines.
11:57Et donc vous êtes jeune retraité de l'industrie de la défense ?
12:01Exactement, depuis le 1er janvier.
12:03Ma félicitation à vous.
12:05Qu'est-ce que vous faisiez précédemment ?
12:09Alors j'étais commercial à l'export dans une grande boîte
12:13qui vendait notamment du matériel pour le Rafale.
12:16Et quel regard vous portez sur ces annonces, sur le Groenland,
12:21sur tout ce qui se joue en ce moment même ?
12:24Je pense qu'il faut montrer les muscles face aux Etats-Unis,
12:28face à l'équipe Trump, qui sont quand même difficilement gérables en ce moment je trouve.
12:33Et puis faire face pour leur montrer qu'il ne faut pas prendre le Groenland comme ils veulent le faire,
12:38que ce soit de manière soft ou hard comme on peut l'imaginer.
12:42Moi je ne crois pas du tout à un conflit, je ne pense pas qu'on en arrivera là,
12:46ou en tout cas je n'ose pas y croire.
12:48Je pense qu'autour de lui il y aura des généraux qui vont lui dire que ce n'est pas possible,
12:52que ce serait mettre un coup de pied dans l'OTAN et ça signifierait la fin de l'OTAN en fait, tout simplement.
12:59Oui de fait, puisque ce serait un pays de l'OTAN qui est attaqué par un des membres de l'OTAN.
13:05Voilà, donc c'est plutôt un geste de solidarité en ce moment ce qu'on est en train de faire,
13:09c'est très symbolique, il n'y a pas de doute.
13:11Alors effectivement les 15 militaires qu'on a envoyés, c'est la première vague parce qu'il va y avoir des exercices,
13:18ce n'est pas forcément un positionnement de défense,
13:21mais il va y avoir des exercices au Groenland dans les jours qui viennent.
13:25Mais c'est symbolique, il faut montrer au Danemark et puis au Groenlandais qu'effectivement l'Europe est là.
13:30Alors j'entendais vos auditeurs disant la France ne fera pas face, on est tout seul, etc.
13:34On n'a pas la capacité. Il faut bien imaginer que là c'est l'Europe qui se positionne, ce n'est pas que la France.
13:39Oui, c'est une opération qui est menée, enfin l'Allemagne aussi envoie des forces, le Danemark bien sûr, mais un certain nombre de pays.
13:47Et puis s'il arrivait quelque chose, il y aurait tous les autres membres de l'OTAN qui réagiraient aussi.
13:51Donc je ne crois pas à un conflit armé, par contre je n'ai pas de doute sur son envie de prendre le Groenland.
13:58Vincent, et je pourrais réagir aussi Laurent sur ce point, je le disais tout ça intervient alors qu'Emmanuel Macron présentait il y a quelques minutes encore
14:07ses voeux aux forces armées, c'est toujours un moment important qui plus est dans une séquence comme celle qu'on est en train de vivre
14:13avec ses tensions autour du Groenland, avec l'Iran, il y a aussi bien sûr encore et toujours la guerre en Ukraine,
14:19ce qui s'est passé au Venezuela. Emmanuel Macron appelle à plus d'efforts. Il veut 36 milliards d'euros de plus d'ici 2030
14:28pour les armées, pour accélérer le réarmement. Pour être craint, dit le Président, il faut être puissant pour faire face
14:36si nous devions y être confrontés à un engagement majeur d'ici 3 ou 4 ans. 3 ou 4 ans, c'est aussi ce délai qu'avait donné
14:44le chef d'état-major des armées. On se souvient que ça avait fait très peur à beaucoup.
14:51Vous n'y croyez pas du tout, vous, un conflit, un vrai conflit armé d'ici 3 ou 4 ans ?
14:56Alors je ne crois pas à un conflit armé au Groenland.
15:00Trump parle de problèmes de sécurité pour les Etats-Unis et qu'il a besoin de s'implanter au Groenland.
15:04Il faut savoir qu'ils ont déjà une base là-bas qui s'appelle Touleux, qui peut très bien être renforcée.
15:09Il y avait une époque, pendant la guerre froide, il y avait 4 bases majeures américaines au Groenland.
15:13C'est un vrai portavion américain au milieu de l'Atlantique Nord.
15:17S'il voulait, le traité qui existe aujourd'hui lui permet de se renforcer.
15:20Donc moi, je ne crois pas à un conflit armé au Groenland, parce qu'à un moment, ça n'arrivera pas.
15:25Ce n'est pas pour autant que je ne crois pas qu'il y aura un conflit important en Europe dans les années qui viennent.
15:30Je pense qu'aujourd'hui, malheureusement, la position de Trump, qui va un peu dans tous les sens, affaiblit la position de l'Europe face à la Russie.
15:40Et on ne parle plus beaucoup de l'Ukraine.
15:43Vous pensez que Poutine engrange ?
15:46J'aimerais bien savoir ce qu'ils se sont racontés quand ils se sont vus sur le tapis rouge en Alaska, il n'y a pas longtemps.
15:50Parce qu'aujourd'hui, tout ce qui se passe, ça sert à Poutine, à mon sens.
15:53Laurent, vous êtes d'accord avec ça ? Comment vous interprétez cette phrase ?
15:59Il faut être puissant pour faire face si nous devions y être confrontés à un engagement majeur d'ici trois ou quatre ans ?
16:04C'est une vérité, c'est une évidence.
16:08C'est une la palissade.
16:11Oui, si on veut être craint, il faut être puissant.
16:13Maintenant, d'ici trois ou quatre ans, moi, un peu comme votre auditeur, le face-à-face, comme je vous le disais tout à l'heure, américain, je n'y crois pas.
16:20En revanche, il y a d'autres moyens. Vu que c'est un homme qui passe 100 ans à faire des deals, M. Trump, il peut très bien nous fermer le robinet de l'armement destiné à l'Ukraine.
16:32Et auquel cas, c'est ce que je vous disais tout à l'heure, les russes n'ont pas fini de dégouliner à l'Est.
16:37Oui, vous aussi, vous dites que ça risque de profiter à Poutine, tout ça, en fait.
16:40Voilà, c'est les vases communicants. Il peut très bien nous dire, le Groenland, je le veux, soit le Groenland, soit je ferme le robinet de l'armement.
16:50Et là, on sait quoi ?
16:52Ben oui, on n'aura pas le choix, c'est ça.
16:54Oui, et ce n'est pas en quatre ans que vous montez des usines d'armement.
16:59Vincent, tiens, vous qui avez travaillé dans l'industrie de la défense, vous avez senti une accélération, ce fameux réarmement dont on a parlé ces derniers mois, ces dernières années, oui ?
17:08Oui, clairement, il y a eu des contrats passés en urgence, etc.
17:12Mais avec une industrie qui suit ou pas ?
17:14Ben, forcément, elle a besoin de se remettre en route.
17:18Alors, elle était déjà quand même, elle est déjà en bon état.
17:21On a quand même des grandes boîtes qui travaillent, quelles qu'elles soient.
17:24Par contre, je pense qu'il faut réarmer l'Europe et réarmer l'Europe de manière indépendante.
17:28Aujourd'hui, le Danemark est exclusivement ou presque exclusivement équipé de matériel américain.
17:31Ben oui, c'est ça aussi son problème.
17:33Imaginez des F-35 danois qui vont faire face à des F-35 américains.
17:37J'ai peur que ce qu'on appelle le magic switch, qui serait soi-disant un truc opérable à partir des Etats-Unis pour bloquer des avions déjà vendus,
17:46il pourrait fonctionner, quoi.
17:48Parce que la maintenance des avions américains vendus en Europe, c'est la Belgique, c'est le Danemark, la Finlande, l'Angleterre, il y en a partout.
17:57La maintenance dépend des Etats-Unis.
17:59Donc, si effectivement, il veut nous mettre la pression, ben déjà, il ferme ce que c'est là.
18:02Ils arrêtent la maintenance et puis...
18:03Voilà.
18:04Donc, on est quand même beaucoup dépendants des Etats-Unis.
18:07Moi, j'ose espérer qu'à un moment, il y a quelqu'un qui va réagir et qui va l'empêcher un petit peu et qui va le remettre sur les rails.
18:15Le problème, c'est qu'il est entouré, moi aussi, Fadac, lui.
18:17Je suis désolé pour le terme, mais son ministre de la guerre, enfin, bon, ce ne sont pas des gens très raisonnables, quoi.
18:25Bon, Vincent et Laurent, restez avec nous, si vous le voulez bien, parce que votre expertise à chacun est précieuse.
18:30On va accueillir Christopher.
18:31Bonjour, Christopher.
18:33Oui, bonjour.
18:33Je vous remercie de me laisser la parole.
18:35Je vous en prie, vous nous appelez d'où ?
18:37De l'Alsace.
18:38Bon, vous, ça vous inquiète, tout ça ?
18:41Ben, ça m'inquiète, oui et non, parce que ça fait déjà plusieurs années que les Américains ne veulent aucun partage sur l'énergie.
18:47Ça ne date pas d'aujourd'hui, je veux dire, déjà, de Gaulle.
18:50C'est pour ça qu'il s'est un petit peu battu là-dessus, de Gaulle.
18:54Et après, il y a eu aussi François Mitterrand qui avait fait un livre là-dessus.
18:59Est-ce que vous voulez que je vous le lise vite fait un petit peu ?
19:02Le livre ? Non.
19:02Non, pas le livre.
19:03Non, non, moi, je voudrais qu'on parle d'aujourd'hui, Christopher, si c'est possible.
19:06Oui, tout à fait, parce qu'en gros, ça peut, d'après ce que j'allais dire, en gros, ce qu'on a actuellement.
19:12Ça veut dire que l'Amérique ne veut aucun partage.
19:15Il veut une domination sur le monde, et on le voit bien déjà depuis des années que c'est comme ça.
19:20Mais sauf Trump, contrairement aux autres présidents américains, lui, il est sans gêne.
19:24C'est le retour de l'Empire américain tel qu'on l'entendait.
19:27Mais ça a toujours été.
19:29Mais le problème, c'est qu'on ne le voyait pas, on ne voulait pas le voir.
19:32C'est ça le truc, c'est qu'ils ont grignoté au fur et à mesure, je veux dire, sur l'énergie, tout ça.
19:39Ils se sont appropriés, je veux dire, on a bien vu la guerre en Irak.
19:42À l'ONU, tout le monde a refusé, et les Américains sont partis quand même.
19:46Après, comment voulez-vous que les Chinois, je veux dire, ils le font, ils le remarquent assez régulièrement,
19:51que des fois, les Américains, par rapport à des attaques en Irak, ils ont fait ce qu'ils ont voulu.
19:56Donc, ils vont faire la même chose avec Taïwan.
19:58Et après, ils iront peut-être plus loin aussi, au niveau du Pacifique et sur les îles, pour se rapprocher de l'Amérique.
20:03Et c'est ce qui arrive gentiment.
20:04Et le truc, c'est qu'en Rouen, on arrive sur une guerre, forcément, je veux dire, de gros bras.
20:10Voilà, on voit bien les Américains, les Chinois, les Russes, avec qui ils vont peut-être s'allier.
20:14La Corée du Nord, parce qu'on dit qu'on veut libérer l'Iran.
20:18Mais je suis désolé, la Corée du Nord fait pire que l'Iran.
20:21Et là, on n'en dit rien.
20:23On ne veut pas libérer.
20:24Vous voyez, c'est un petit peu ambigu tout ça.
20:26Mais ça vous inquiète, à titre personnel ?
20:28Parce que c'est très construit, tout ce que vous nous racontez, bien sûr.
20:34Mais est-ce que ça vous inquiète ?
20:37Inquiétant, oui.
20:38Parce qu'on voit bien que, depuis des années, nos gouvernements ne font pas grand-chose pour l'armée.
20:44Moi, je vois que mon grand-père, il était colonel dans l'armée.
20:48Il a bien vu que ça déclinait un petit peu.
20:51Et puis, surtout, on voit bien que là, on ne tient pas la route.
20:55Je veux dire, on a un vieux porte-avions.
20:58Je pense, par rapport aux Américains qui investissent des milliards,
21:02mais c'est énorme tout ce qu'ils font, même les Chinois.
21:06Je veux dire, on ne pourra pas suivre.
21:08Je veux dire, on est tributaire de tout le monde.
21:10Restez avec nous, Christopher.
21:11On va poursuivre ces échanges autour de ces questions-là dans un tout petit instant.
21:15À 14h, comme chaque jour, c'est Jean-Alphonse Richard, l'heure du crime.
21:18Bonjour Jean-Alphonse.
21:19Bonjour Amandine.
21:20Et au programme aujourd'hui, le plus vieux des call cases français.
21:23Absolument.
21:23On revient sur le plus ancien ou le plus vieux, comme on veut,
21:26call case français, qui est entre les mains aujourd'hui du pôle judiciaire des call cases.
21:29C'est l'affaire Mechino.
21:31Alors Jacques Mechino, 31 ans, son épouse Pierrette, 29 ans.
21:35Leurs deux fils, Eric et Bruno, 7 et 4 ans.
21:37Ils ont disparu à la nuit de Noël 1973.
21:41C'est-à-dire qu'il y a plus de 50 ans, c'était à Cognac, à Charente.
21:44Pendant toutes ces années, ça n'a pas arrêté.
21:46Les recherches se sont poursuivies et on n'a jamais rien trouvé.
21:50Rien, pas de corps.
21:51Non, cette famille, aucune trace, aucun indice, aucune trace.
21:54Même la voiture, la fameuse simcade de la voiture est complètement introuvable.
21:58Alors, accident, suicide, départ volontaire.
22:01Aucune trace, je l'ai dit depuis plus de 50 ans.
22:03Que raconte cette histoire ?
22:05Eh bien, vous allez le savoir dans l'heure du crime.
22:07Et dans cette émission, le pôle des call cases, une magistrate, sera l'une de nos invitées aujourd'hui,
22:12va lancer un nouvel appel à témoins dans l'affaire Méchino.
22:16L'affaire Méchino, les secrets de la famille disparue, 14h, dans l'heure du crime.
22:21A tout à l'heure.
22:21A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
22:23On poursuit nos échanges autour du Groenland et ses propos d'Emmanuel Macron.
22:27Il faut se préparer en cas de conflit d'ici 3 ou 4 ans.
22:33Il faut être confronté à un engagement majeur, dit précisément le président, d'ici 3 ou 4 ans.
22:39A tout de suite.
22:39Jusqu'à 14h, Amandine Bégaud vous donne la parole sur RTL.
22:5012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
22:54Avec Amandine Bégaud.
22:56Non mais franchement, 15 soldats qu'on va envoyer dans le Groenland,
23:01non mais c'est le retour de la 7e compagnie.
23:03Non mais attendez, c'est pas sérieux.
23:10Allez, je vous laisse, bonne journée à tous.
23:12Le message plein d'humour de Roland de Sainte-Cécile en Vendée,
23:18qui nous a laissé un message au 3210.
23:20Alors je voulais quand même, tiens, pour ceux qui auraient raté tout à l'heure le journal de 12h30,
23:24vous faire écouter ce que nous disait le colonel Père de Jong sur ses 15 militaires français,
23:33donc envoyés au Groenland.
23:34C'est totalement symbolique, on n'est pas du tout sur des grosses opérations,
23:38beaucoup d'avions, du matériel,
23:40donc c'est 15 officiers et sous-officiers qui sont en train de vérifier les conditions.
23:44Donc on voit bien qu'aujourd'hui, les réclamations de Trump font qu'il y a un intérêt des Européens
23:50et des Français, évidemment des Nordiques, sur cette partie du monde.
23:53Donc on va avoir une intensification des exercices,
23:56mais ça reste que des exercices, on n'est pas encore dans une implantation de long terme.
24:00Je peux comprendre l'inquiétude, parce que c'est vrai que cette information,
24:03elle est troublante quelque part.
24:05Mais on est quand même dans un système dans lequel les Américains restent nos alliés,
24:08donc il n'est évidemment pas question de combattre contre eux.
24:10Le colonel Père de Jong, ancien colonel de Marine,
24:14qui était l'invité d'Hertel midi.
24:16Je précise qu'Emmanuel Macron, lui, indique que de nouveaux moyens terrestres,
24:21aériens et maritimes vont être envoyés vers le Groenland dans les jours et semaines qui viennent.
24:27La France et les Européens, dit le Président,
24:29doivent continuer partout où leurs intérêts sont menacés d'être là,
24:33sans escalade, mais intraitables sur le respect de la souveraineté territoriale.
24:38Fin de citation.
24:39On en parle avec vous.
24:40J'en profite pour lancer un appel à celles d'entre vous qui nous écoutent
24:44et qui seraient inquiètes.
24:45Appelez-nous, on n'a que des hommes sur ce sujet depuis le début.
24:49Ce n'est pas désagréable, mais j'aimerais aussi entendre des femmes.
24:53Vous êtes aussi, vous aussi, mesdames, totalement légitimes.
24:57On est toujours avec Laurent, Vincent et Christopher.
24:59On va accueillir Bruno.
25:00Bonjour Bruno.
25:02Bonjour Amandine Dego, bonjour à tous.
25:04Vous nous appelez d'où Bruno ?
25:06Temple-Mampével.
25:07Où ne pleut pas pour l'instant, c'est Ola, mon Dieu.
25:10Bon, alors pourvu que ça dure.
25:12Pourvu que ça dure.
25:13Quel regard vous portez sur tout ça, sur cette crise du Groenland et sur les tensions en général ?
25:18La crise du Groenland qui ne date pas d'aujourd'hui.
25:20Et donc la guerre en Ukraine qui est survenue avec les invasions que les Russes ont faites.
25:27On connaît bien les secteurs, les territoires.
25:30Et depuis le temps que les Américains dialoguent avec les Russes sur le partage des régions.
25:38Et puis je verrai peut-être bien une incursion de navires russes qui passaient bien par le nord total de la mer de Barente.
25:50Et qui ferraient les côtes des îles danoises et du Groenland.
25:57Et pour inciter les Américains à dire, vous voyez, les Russes vont nous attaquer.
26:03Mais c'est ce que dit Donald Trump depuis plusieurs jours.
26:05Il dit, il faut qu'on s'occupe du Groenland parce que sinon la Russie et la Chine vont s'en occuper.
26:09Oui, oui, mais est-ce que ce n'est pas lui qui l'a provoqué avec son ami russe ?
26:12Enfin, son ami, son ami ennemi.
26:15Parce que la juriste ennemi, il en est son ennemi.
26:17Alors moi, ce qui m'inquiète, surtout, c'est que l'Europe ne s'est jamais inquiétée de ce problème.
26:25Et ça, c'est problématique.
26:26Tous les généraux disent, certes, de certains pays, il faut renforcer les armées.
26:33Il faut réarmer les pays.
26:35Il faut prendre les territoires là qu'ils ne sont à nous.
26:38Ils sont à nous.
26:38Le Groenland est à l'Europe.
26:41Donc l'Europe doit être présente militairement très forte pour le défendre.
26:45Parce qu'il dépend de notre avenir.
26:48Si jamais un jour l'Arche, Est-Ouest, par le Groenland, est pris par ces gens-là,
26:56nous, on ne fait plus le tour de la Terre dans le sens nord-sud.
26:59Mais il y a eu des efforts ces dernières années.
27:01Oui, il y a eu des efforts.
27:04Mais les efforts, vous savez, quand on regarde l'histoire,
27:08quand on regarde l'histoire de les prémices de 14-18, 1936, 39-40,
27:16on est tombé dans le panneau et on est arrivé en retard à chaque fois.
27:20Donc là, on risque d'arriver en retard parce que les deux grands protagonistes
27:24qui sont du bloc Est et de l'extrême Ouest américain, eux, ils sont prêts.
27:31Alors en plus, dans le monde, ils ont plein d'amis.
27:34Donc on les connaît.
27:35Donc, aller faire la guerre à droite, à gauche pour tout le monde et essayer de sauver.
27:40Mais ce qui leur intéresse, c'est de prendre les terres là où il y a les grandes richesses.
27:46Point.
27:46C'est tout.
27:47Et nous, l'Europe, on aurait dû partir dessus.
27:50On a fait preuve de naïveté, c'est ce que vous voulez nous dire.
27:53Bien sûr, mais bien sûr.
27:54Encore une fois, on n'a pas anticipé.
27:57Alors qu'on a des grands politiques et des généraux d'armée qui sont forts là-dessus.
28:02On ne les a pas écoutés.
28:03Bruno, reste avec nous.
28:05On va accueillir Marc.
28:05Bonjour Marc.
28:07Oui, bonjour madame.
28:08Vous nous appelez d'où Marc ?
28:10Je vous appelle de Fraisande, dans le Jura.
28:13Bon, quel regard vous avez ?
28:14Je ne suis pas jurassien, mais bon, c'est ça.
28:17C'est là où vous êtes.
28:18C'est là où j'habite.
28:19Pour l'instant, oui.
28:21Vous êtes inquiet, vous ?
28:26Je suis inquiet, non.
28:29Je suis préoccupé depuis un certain temps, avec tout ce qui se passe depuis 5-6 ans.
28:34Mais alors là, je crois qu'on commence à s'approcher, on touche le fond.
28:40Alors, sur l'envoi des troupes, de 12 personnes, des Français en Allemands,
28:47au Groenland, parce que j'écoutais vos auditeurs, ils sont partis sur la Corée, l'Afghanistan, etc., la Russie.
29:04Et bon, moi, je me resterai simplement concentré sur le Groenland, parce que le reste, il y en a avec qui je suis absolument d'accord, d'autres moins.
29:13Mais enfin bon, moi, je ne me concentre que sur le Groenland, parce que c'est l'objet de votre émission.
29:17Mais on ne parle pas de...
29:19Oui, mais c'est vrai que tout ça s'inscrit, pardon, dans un contexte particulier.
29:23Et puis, il y a en même temps ces déclarations d'Emmanuel Macron qui faisaient ses voeux aux armées,
29:27et qui a évoqué, bien sûr, le Groenland, mais qui a évoqué la situation internationale plus globalement.
29:33Mais continue sur le Groenland, vous avez raison.
29:34Voilà, la situation internationale s'est vraiment dégradée depuis les deux, trois dernières années.
29:38Enfin, en gros, depuis l'attaque de la Russie sur l'Ukraine.
29:44Bon, il a un grand pays qui est plein de ressources minérales, qui est sous-développé.
29:49Il va essayer de prendre, entre guillemets, par rapport à la taille de la Russie, un petit pays comme l'Ukraine, il met à feu à sang l'Europe.
29:58Alors, qui se préoccupe de développer son pays ?
30:01Parce que, si vous voulez, lorsqu'on regarde la Russie, dans les grandes villes du type Moscou, Saint-Pétersbourg et autres,
30:07on dirait, tiens, ils sont au même niveau que l'Europe.
30:09Mais lorsqu'on s'éloigne un petit peu et qu'on va dans les campagnes, on dirait qu'on est encore au XIXe siècle.
30:15Alors, cet imbécile, au lieu d'investir dans l'armement et tout, il faudrait bien investir dans l'amélioration des conditions de vie de sa population.
30:23Bon, pour ça, je ferme la parenthèse.
30:25Pour revenir au Gros-Mélande, bon, au lieu de, enfin, au lieu de faire des déclarations,
30:31ah oui, c'est un scandale, Trump veut envahir la, enfin, on réagit.
30:36Enfin, on réagit en envoyant, enfin, en ce qui concerne la France, 12 personnes.
30:40Bon, alors, je ne sais pas s'il y aura d'autres, d'autres, d'autres, d'autres soldats ou la marine qui fera autre chose,
30:49mais pas que la France.
30:49Bon, mais enfin, c'est du symbole, quoi.
30:55Ce qui serait, par contre, intéressant, que les Européens réagissent de manière différente.
31:02Mais c'est-à-dire, il faudrait faire quoi, Marc, d'après vous ?
31:04Eh bien, certains, certains, le premier concerné, c'est le Danemark.
31:10Il a acheté des F-35, où il va les acheter, où il a commandé.
31:14Mais ma foi, il les décommande.
31:15Ah oui, mais sauf qu'ils en ont aussi, et puis ils vont se retrouver sans rien.
31:19Oui, non, mais voilà, mais de toute façon, leur F-35, ils sont inopérants.
31:23Parce que ce sont les Américains qui font les mises à jour de tout le système informatique.
31:28Ils sont un peu pieds et moins liés dans l'histoire, là.
31:31Ben, bien sûr.
31:32Mais il n'y a pas que...
31:34C'est tous les acheteurs, enfin, tous les pays acheteurs et propriétaires de F-35.
31:40Moi, je ne comprends pas.
31:41En Europe, on peut...
31:43Il y a d'autres avions en Europe.
31:45Oui, en Europe, il faudrait rester européen, c'est ce que vous nous dites.
31:47Ben, ouais !
31:47Restez avec nous, Marc.
31:48On fait une toute petite pause et on se retrouve dans un instant.
31:51A tout de suite.
31:52Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
31:5550 centimes la minute.
31:59Amandine Bégaud.
32:00RTL midi, les auditeurs ont la parole.
32:03Je suis très inquiète en ayant deux garçons par rapport aux événements.
32:06Et je n'ai pas forcément envie qu'ils partent, qu'ils s'engagent dans des choses dont on n'est pas responsable.
32:13Merci.
32:14Le message et une inquiétude de Stéphanie.
32:16Au 30 de 10, on évoque à la fois ce qui se passe au Groenland, mais aussi plus globalement, cette tension extrêmement vive au niveau international.
32:28Je disais tout à l'heure, on n'a pas d'appel de femme.
32:31Ben, ça y est.
32:31Après Stéphanie, voici Valérie.
32:33Bonjour Valérie.
32:34Bonjour.
32:35Vous nous appelez d'où Valérie ?
32:36Je vous appelle de Marseille.
32:38En fait, à côté.
32:39Voilà.
32:40On l'entend.
32:41Oui.
32:42Ça fait du bien et du soleil.
32:45Eh bien, écoutez, nous avons du soleil aujourd'hui, donc je vous en envoie un petit peu.
32:49Merci beaucoup Valérie.
32:50C'est très gentil.
32:51Vous êtes inquiète comme Stéphanie ?
32:53Très inquiète, très inquiète. Je vais aller encore plus loin. Je suis tellement inquiète que j'en arrive à ne plus écouter tellement les informations.
33:03À ce point-là ?
33:04Ah oui, oui, à ce point-là, je suis très inquiète parce qu'on entend qu'il y a des conflits partout, à l'est, à l'ouest.
33:13Bon, M. Trump qui veut s'accaparer le Groenland, M. Poutine avec l'Ukraine et puis des petits territoires, mais même sur le continent africain, il y a des petits, des petits, des micro-conflits.
33:27Là même, il y en a partout en fait, partout. Et j'ai peur, je suis très inquiète qu'il va arriver un moment, ça va éclater.
33:35Et en même temps, je me dis que nous, la France, notre petite, ce grain de sable qui est la France, eh bien, nous n'avons pas de véritable armée.
33:46Alors après, je ne sais pas, je suis une femme, je ne m'intéresse pas spécialement aux petits fondats.
33:51On a une armée, Valérie, quand même.
33:53Oui, on a une armée, mais on a une armée de professionnels, quoi, je veux dire.
33:56C'est pas une armée, vous voyez, donc, on ne fait plus le service militaire en France depuis des lustres.
34:02Alors, ça revient, mais...
34:04Ça revient, mais bon, avec, voilà, ça ne revient pas.
34:08Et puis, quand on entend la jeunesse parler, ils n'ont pas envie.
34:12Et je les comprends, qu'ils n'aient pas envie d'aller se battre, qu'ils n'aient pas envie d'aller se faire tuer pour, je comprends très bien.
34:20Moi, si j'étais un homme, je n'aurais pas envie d'aller me faire tuer, c'est évident.
34:25Mais quand on a, je ne sais pas, peut-être qu'en vieillissant, on devient plus inquiet, je ne sais pas.
34:31Mais, non, moi, je suis très inquiète, parce que, voilà, je me dis, on n'a pas de véritable armée.
34:38Après, même si, alors, je dis ça, voilà, encore une fois, je suis une femme, je ne m'inquiète pas.
34:44Enfin, je ne m'inquiète pas, je ne m'intéresse pas vraiment à ce genre de choses, quoi.
34:47Il y a des femmes qui s'y intéressent, Valérie, je vous le dis.
34:49Mais je n'en doute pas, je n'en doute pas.
34:51Mais voilà, mais vous, vous n'y intéressez pas.
34:54Mais justement, on est toujours avec Vincent, à qui je vais donner la parole dans un instant.
34:57Je voulais d'abord entendre Karim. Bonjour, Karim.
34:59Oui, alors, attendez, j'enlève le haut-parleur.
35:02Oui, bonjour.
35:03Bonjour.
35:03Vous nous appelez D'Ajaccio.
35:06Exactement.
35:06Bon, et alors vous, quel regard vous portez sur tout ça ?
35:09Est-ce que vous êtes inquiet, comme Valérie, tiens ?
35:11Alors, moi, je ne suis pas inquiet pour l'histoire du Groenland, particulièrement.
35:15Je suis inquiet par rapport à ce que M. Macron et Mme von der Leyen font,
35:21parce qu'ils nous font des effets de manche.
35:23Donc, je suis un ancien du renseignement.
35:25J'ai bossé pendant plus de 15 ans dans la plupart des pays étrangers.
35:30J'ai collaboré avec les espions, effectivement, de tous les pays, même les Russes,
35:35contrairement à ce qu'on dit, qu'ils ne sont pas si méchants que ça.
35:37Et donc, il faudrait arrêter, je vous dis, de faire ces effets de manche en disant,
35:42on va faire ci, on va faire la guerre à ci, à ça.
35:45De toute façon, on n'est pas prêts.
35:48Mais pourquoi vous parlez des effets de manche ?
35:50Parce que là, il dit, j'envoie une quinzaine d'hommes,
35:53il va y avoir d'autres moyens, terrestres, aériens, maritimes envoyés.
35:57Il appelle à un effort financier.
36:00Alors là, ça dépasse, bien sûr, le Groenland,
36:03mais pour les prochaines années.
36:06Pourquoi vous parlez des effets de manche ?
36:08Parce que, de toute façon, déjà, il envoie quinzaine d'hommes.
36:12Nous, quand on faisait nos missions,
36:13à aucun moment, on prévenait les pays étrangers
36:15comme quand on allait faire une mission chez eux.
36:18Là, c'est vraiment du...
36:19Je vous dis, c'est du fuit de la fumisterie.
36:21Mais ce qu'on disait, ce n'est pas un acte militaire,
36:23mais plutôt diplomatique, c'est symbolique.
36:25Oui, mais bon, de toute façon, plus Macron, sans être méchant,
36:29comment dire, Trump connaît bien Macron,
36:31il sait très bien qu'il en fait ce qu'il en veut.
36:34Donc, ce n'est pas la peine d'essayer de s'affronter
36:37de faire un affrontement avec Trump,
36:41ni un affrontement avec Poutine.
36:44De toute façon, on n'a pas les bras.
36:46Depuis que Chirac a fait arrêter le service national,
36:50on a une armée de métiers qui est là,
36:52sans être méchant, uniquement pour la gamelle.
36:55S'il y a un conflit, je peux vous dire
36:57qu'effectivement, ça fera un petit peu comme en Ukraine.
36:59La plupart des soldats vont se sauver.
37:01On me disait toujours la carême, quand même.
37:03Non, non, mais c'est la réalité.
37:05Écoutez, j'en comptais encore beaucoup.
37:06Et je peux vous dire que si jamais, effectivement,
37:08il y a quelque chose, vous verrez que les soldats français,
37:11on n'en aura plus beaucoup, qui vont rester.
37:14Vincent, vous êtes toujours avec nous ou pas ?
37:16Est-ce que vous pouvez nous rassurer un tout petit peu ?
37:18Écoutez, je les ai un peu côtoyés quand même aussi dans mon métier.
37:21Et je pense qu'il faut être beaucoup plus fier de nos armées
37:23que ce que j'entends à l'instant.
37:25Il y a des professionnels.
37:27Dans les exercices que l'on fait régulièrement avec nos alliés,
37:30on n'est pas les derniers, loin de là.
37:32Donc, il faut arrêter de taper.
37:34Tout à l'heure, j'ai entendu parler de cette y en compagnie.
37:36Il faut arrêter.
37:37Aujourd'hui, on a des vrais professionnels
37:38qui ont du matériel de qualité.
37:41Alors, bien sûr, on n'ira pas gagner un conflit contre les US.
37:45Par contre, on peut même se poser la question par rapport aux Russes.
37:47Les Russes n'ont pas réussi à faire ce qu'ils voulaient en Ukraine,
37:52alors que l'armée était moins indé au niveau de l'armée française.
37:55Donc, il faut arrêter de se battre.
37:57S'auto-flagéler, oui.
37:59S'auto-flagéler, c'est insupportable d'entendre ça.
38:01Il faut être fier de nos forces.
38:02Merci beaucoup, Vincent.
38:04Merci à vous, Karim, Valérie, Marc, Bruno
38:07et tous ceux qui nous ont appelés sur ce sujet.
38:10On va changer de sujet.
38:11Dans un instant, évoquez ce texte
38:14qui a été voté en commission à l'Assemblée nationale
38:17pour interdire les grèves dans les transports,
38:20notamment pendant les vacances scolaires.
38:22Bonne idée ou pas, on en débat dans un instant.
38:23A tout de suite.
38:24Amandine Bégaud.
38:25RTL midi, les auditeurs ont la parole.
38:29Jusqu'à 14h.
38:31Les auditeurs ont la parole.
38:33Amandine Bégaud sur RTL.
38:36Et pour clôturer cette émission,
38:39on va parler de la grève.
38:40Grève dans les transports.
38:42On l'évoquait avec Nathan Bocard.
38:43Les députés ont adopté hier en commission un texte
38:47qui prévoit d'interdire les grèves
38:49dans les transports à certaines périodes
38:51et notamment pendant les vacances scolaires.
38:54Bonne idée ou pas, on en parle avec vous.
38:56Et on commence avec vous, Jean-François.
38:57Bonjour, Jean-François.
38:59Bonjour, Amandine.
39:00Je voulais quand même vous dire, chère Amandine,
39:01que votre voix solaire RTL adoucit les problèmes.
39:05Oh, c'est tellement gentil, ça, Jean-François.
39:07Et vraiment, cette voix solaire de RTL
39:09et d'un agréable moment de déjeuner.
39:11Merci mille fois, chère Amandine.
39:12Je suis ravie de partager ce déjeuner avec vous chaque jour.
39:16Merci tous les jours.
39:17Appuyez-nous tous les jours, Jean-François.
39:19Merci beaucoup.
39:20Bon, sur cette affaire de grève.
39:23Oui, alors je vais attirer sans doute les foudres,
39:25mais tant pis, j'assume autrefois,
39:27enfin autrefois, il n'y a pas si longtemps,
39:29quand on décidait de faire grève,
39:32eh bien, on ne prévenait personne.
39:33C'était comme, si vous voulez, les élections,
39:37on ne demandait jamais à quelqu'un pour qui il votait, etc.
39:40Il y avait la souveraineté des urnes.
39:42Donc là, on prévient, etc.
39:44Il faut prévenir.
39:45C'est-à-dire que le moyen de pression,
39:47il est de moins en moins important.
39:49Oui, c'était Nicolas Sarkozy qui avait mis en place ça
39:51et qui après avait dit,
39:53les grèves en France, on ne les voit même plus dans les transports.
39:56Voilà, absolument.
39:58Et en plus, si vous voulez,
39:59je trouve qu'une grève,
40:01elle est faite, guillemets ou pas guillemets,
40:03pour ennuyer, pour interpeller.
40:06Donc, si on prévient,
40:08si on connaît après tout,
40:09en vacances fin août,
40:10on va décider de faire grève en octobre,
40:12tel jour, tel jour, tel jour.
40:13Donc, ça n'a plus de sens.
40:15Et je pense que derrière ça,
40:17il y a surtout le fait
40:17qu'on veut interdire complètement les grèves.
40:20Alors, est-ce qu'on va un peu vers un régime autoritaire ?
40:22Je ne sais.
40:23Mais je ne suis pas du tout d'accord
40:24avec cette proposition de loi.
40:25Voilà, je vous ai dit ce que j'en pensais,
40:27cher Amandine.
40:27Eh bien, restez avec nous, cher Jean-François,
40:29et on va accueillir Jérôme,
40:30qui, je crois, n'est pas tout à fait d'accord avec vous.
40:33Bonjour, Jérôme.
40:34Merci.
40:35Oui, bonjour.
40:36En fait, oui,
40:37moi, je ne suis pas du tout d'accord avec Jean-François.
40:39Les gens qui font grève
40:41sont des gens qui sont privilégiés.
40:43Et que le jour où,
40:45comme je disais au standard,
40:46il y aura un gouvernement
40:47qui dira
40:48stop, arrêtez de faire grève
40:50pour embêter les gens,
40:51simplement ça,
40:52pour votre profit personnel.
40:54parce que la dernière fois
40:56qu'ils ont fait grève,
40:56je crois, c'était pour une augmentation
40:57de 400 euros.
40:59Mais pourquoi vous dites
40:59que c'est des privilégiés, Jérôme ?
41:02Pourquoi ?
41:02Oui.
41:02Alors, je vous explique.
41:04Trouvez-moi un cheminot
41:05qui prendra sa retraite à 64 ans.
41:09Trouvez-moi-en un.
41:11D'accord.
41:12Moi, je suis pâtissier.
41:13J'ai commencé à travailler à 15 ans
41:15et je vais bosser jusqu'à 64 ans.
41:18On est d'accord.
41:19Et si vous ne travaillez pas,
41:20vous ne gagnez pas d'argent.
41:22C'est ça.
41:23C'est ça.
41:23Moi, j'ai le roi quand je suis en malade.
41:26J'ai les trois jours de carence.
41:27Alors, je ne sais pas
41:28si la SNCF les ont ou pas.
41:29Je ne sais pas.
41:30Je ne peux pas vous dire.
41:32Oui, moi non plus.
41:32Il faudrait que je vérifie
41:33parce que ça a beaucoup évolué,
41:36les jours de carence.
41:37D'accord.
41:38Les jours de carence.
41:39D'accord.
41:40Ils font tout le temps grève.
41:41Ils ont fait grève soi-disant
41:42pour nous, pour ceux-ci.
41:44Vous prenez le Wigo
41:45qui est un train low cost.
41:47Certains trajets coûtent plus cher
41:48que le TGV normal.
41:49Ces gens-là,
41:52le monsieur qui, il y a deux ans,
41:54s'est foutu en l'air
41:55parce qu'il travaillait à Noël
41:56et qu'il n'était pas avec son enfant.
41:58Moi, je travaille tout le temps à Noël.
41:59Et si nous, on ferme,
42:00les boulangeries de France
42:01ferment à Noël,
42:03vous allez hurler.
42:04Les gens vont hurler.
42:05Ils vont dire
42:05« Oui, ce n'est pas normal.
42:07On n'a pas notre bûche.
42:09Ceci, cela.
42:10Vous prenez les dimanches des galettes.
42:12Les boulangers, ils ferment.
42:13Les gens vont hurler.
42:13Ils vont dire
42:14« Mais ce n'est pas normal.
42:15C'est l'épiphanie.
42:16On doit avoir nos galettes et tout. »
42:19Alors, quand ils disent
42:22qu'ils font grève pour nous,
42:24déjà, c'est faux.
42:25Ils font grève pour eux.
42:27Ils ont un régime spécial
42:28où ils ont beaucoup d'avantages.
42:31Qu'est-ce que je veux dire ?
42:31C'est de moins en moins vrai
42:33pour ceux qui, peu à peu,
42:34rentrent dans la SNCF.
42:35Mais je ne veux pas du tout
42:35minimiser ce que vous dites.
42:37Mais c'est vrai
42:37que le statut a beaucoup changé.
42:40Bien sûr.
42:41Mais ce que je veux dire,
42:42c'est que le jour
42:43où il y aura un gouvernement
42:44qui aura une fermeté
42:46comme aux États-Unis
42:47comme M. Trump, par exemple,
42:49qui dira
42:49« Faites grève, ce n'est pas grave.
42:51Nous, dans les casernes,
42:52on a des conditeurs de trains.
42:53On les prend.
42:54Ils vont promener les gens.
42:55Et ce sera tant pis pour eux. »
42:56Mais vous voudriez
42:57un gouvernement à la Trump, Jérôme ?
42:58C'est ce que vous dites ?
43:00Bien sûr.
43:01Bien sûr.
43:02Bien sûr.
43:02Et je ne suis pas le seul
43:03à le penser.
43:04J'écoute le matin
43:05en attendant les auditeurs
43:06dans la parole
43:07vos confrères sur RLC.
43:10Ce que je veux dire,
43:11c'est qu'il y en a beaucoup
43:12qui disent la même chose.
43:15Et je le pense.
43:16Et il faudrait vraiment
43:16remettre les choses à plat,
43:18arrêter d'utiliser,
43:19comme là, dernièrement,
43:21les anciens ministres
43:23qui se plaignaient
43:25de ne plus avoir de chauffeur.
43:26De ne plus avoir de chauffeur.
43:27Oui, alors c'est encore autre chose,
43:28mais je comprends.
43:29Je comprends ce que vous voulez dire.
43:30Est-ce que ça émeut ?
43:32Je voudrais juste
43:33qu'on accueille Richard, Jérôme.
43:34Restez.
43:34Richard, bonjour.
43:36Oui, bonjour.
43:37De Lyon.
43:37Vous vouliez répondre
43:38notamment à Jean-François.
43:40J'étais d'accord avec lui,
43:41moi, parce que dans ces services-là,
43:43c'est vraiment des hauts privilégiés,
43:45pas des hauts fonctionnaires,
43:46mais des hauts privilégiés.
43:47Et je suis tout à fait d'accord
43:48avec ce projet de loi
43:49qui mettra fin à un chantage
43:51vraiment permanent à l'usager
43:55et qui fait que derrière,
43:56on est toutes les fois coincés
43:58lors des départs en vacances,
43:59etc.
44:00Ça devient insupportable.
44:01Je vous signale qu'ils n'ont pas besoin
44:04de faire grève
44:05pour ce que le gouvernement revienne
44:08sur ce qu'ils ont,
44:09notamment les retraites à 65 ans.
44:13Ils ont remis aussi dans notre taux
44:14pour avoir la retraite
44:15bien plus jeune que nous.
44:17Donc, c'est absolument anormal.
44:18D'un mot, Jean-François.
44:19Jean-François, d'un mot,
44:21vous avez déjà été gêné
44:22par une grève dans les transports,
44:23j'imagine ?
44:25Oui, j'ai été gêné
44:26par une grève dans les transports,
44:27surtout ici dans le sud de la France.
44:29Mais je comprends très bien
44:31ce que les auditeurs veulent dire.
44:32Mais moi, je parle sur le projet de loi,
44:34de prévenir, si vous voulez.
44:37Je ne suis pas d'accord avec ça du tout.
44:39Mais je comprends bien
44:40que ça puisse gêner certaines personnes.
44:42Mais la grève,
44:43elle n'est pas là pour faire plaisir.
44:45Merci à tous les trois
44:46d'avoir ouvert ce débat.
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