00:00Guillaume Casbarian est notre invité politique, député EPR de Réloir et président du parti de la liberté.
00:04Vous avez dit, il faut baisser la dépense publique.
00:08Vous vous engagez avec une série de propositions chiffrées à plus de 250 milliards d'économies.
00:14Et vous dites, oui mais, oui mais, il y a des lobbies, il y a des officines,
00:20il y a des gens, de manière générale, qui ne veulent pas.
00:24C'est qui exactement ?
00:25C'est tous ceux qui ont un intérêt à ce que la dépense publique continue à augmenter
00:29et continue à être importante.
00:31Quand je dis par exemple qu'il faut faire participer avec un forfait
00:35les patients qui bénéficient d'un transport fait par les taxis et les transporteurs,
00:38vous avez nécessairement la corporation des taxis et des transporteurs
00:41qui va gueuler en disant, il ne faut pas faire ce forfait.
00:43Quand je dis, il va falloir toucher aux aides que les régions distribuent à leurs concitoyens,
00:49je reçois des appels de certains cabinets de présidents de région
00:54qui me disent, c'est scandaleux, il ne faut surtout pas toucher aux aides
00:56que l'on distribue localement à nos PME et à nos TPE que l'on aide et que l'on
01:00soutient.
01:01Quand, derrière, je dis qu'il faut supprimer l'abattement de 10% des retraités
01:08sur l'impôt sur le revenu pour frais professionnels,
01:10j'ai des collectifs de retraités qui m'écrivent et qui me disent,
01:13mais jamais je voterai pour vous et nous allons tout faire pour que vous soyez battus
01:17et que jamais personne ne vote pour vous.
01:18Et donc, en fait, vous faites la tournée.
01:20Et quand je dis sur l'hébergement d'urgence pour les migrants irréguliers
01:24que je veux dérembourser et faire en sorte qu'on ne prenne pas en charge
01:26des migrants irréguliers plus de 30 jours,
01:28parce qu'aujourd'hui, c'est 3 ans en moyenne pour les 2 tiers des places à l'hôtel,
01:31quand je dis que je veux changer les règles et que je veux du coup faire des économies sur le
01:34sujet,
01:34j'ai toutes les associations humanitaires,
01:37contre le mal-logement, etc.,
01:39qui me tombent dessus en disant, casse-barré en fachot.
01:41Donc voilà, en fait, si vous voulez, je peux vous prendre la totale des propositions.
01:43On vous dit casse-barré en fachot, il n'y a pas de pouvoir de contrainte.
01:46En revanche, si c'est la région qui vous appelle, c'est extrêmement grave.
01:49C'est-à-dire que c'est une strata administrative bien identifiée.
01:52Là, c'est politique, en l'occurrence.
01:53Bien sûr, ce n'est pas les administrations.
01:55Oui, mais c'est l'administration.
01:56Mais attendez, évidemment que derrière chaque économie,
01:59vous allez avoir des gens qui disent, il ne faut surtout rien toucher.
02:03Et en fait, à chaque fois, on dit, ce n'est pas chez moi, c'est l'autre.
02:05Et du coup, vous avez des politiques qui font miroiter des solutions miracles
02:07comme si les économies seraient indolores pour tout le monde.
02:10Voilà, certains vont vous dire, on va aller chercher la fraude.
02:12D'autres vont vous dire, on va aller chercher le riche.
02:14D'autres vont vous dire, on va aller chercher...
02:15Mais attendez, il n'y a pas de caissette cachée, là.
02:17Donc en fait, si on veut faire vraiment des économies qui ont vraiment un impact,
02:20il faut tous s'y mettre.
02:21Et ce qui rend les choses justes, c'est que moi, je n'ai pas de l'air idéologique.
02:24Je ne suis pas en train d'avoir des tabous dans tout ça.
02:26Je ne suis pas en train de vous dire, il ne faut pas toucher à l'immigration.
02:28Je ne suis pas en train de vous dire, il ne faut pas toucher à l'État.
02:30Je ne suis pas en train de vous dire, il ne faut pas toucher aux retraités.
02:31Je ne suis pas en train de vous dire, il ne faut pas toucher aux RSA.
02:34J'assume que partout où on peut, on baisse.
02:36Mais pourquoi pas juste le plaisir de faire des économies ?
02:38Un, parce que la situation financière fait que sinon, ça va être très grave.
02:41Et pire demain, si on ne fait rien.
02:43Et deux, parce que j'aimerais à un moment qu'on puisse baisser les taxes
02:45et les cotisations des travailleurs.
02:47Et si on veut détaxer le travail, on ne pourra jamais le faire
02:50dans les dix ans qui viennent, si on ne fait pas d'économie massive aujourd'hui.