00:00Alors je voulais bien sûr qu'on parle de Quentin et des différentes informations qu'a donnée le procureur de
00:06la République de Lyon.
00:08D'abord il a fait un rappel des faits de ce qui s'est passé tout à l'heure.
00:13En marge d'une conférence de la députée européenne Rima Hassan, un petit groupe de 7 jeunes femmes du collectif
00:18Nemesis
00:19organisait une démonstration devant l'Institut politique de Lyon pour dénoncer cette venue.
00:24Elles avaient au préalable demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violence.
00:29Néanmoins ces derniers restaient à l'écart.
00:31Vers 18h ils étaient pris à partie violemment par un groupe d'une vingtaine d'individus masqués, cagoulés.
00:37La plupart parvenaient à s'enfuir mais trois personnes se retrouvaient isolées et étaient immédiatement frappées par plusieurs individus.
00:44Ces trois jeunes hommes dont Quentin qui était alors jeté au sol puis frappé à de très nombreuses reprises par
00:49plusieurs individus, au moins six pour Quentin de Ranque.
00:52Quentin de Ranque était alors immédiatement pris en charge et hospitalisé en urgence, son pronostic vital étant très largement engagé.
00:59Il décédait à l'hôpital le 14 février à midi 25.
01:02Le procureur de la République de Lyon Thierry de Ranque a également fait un point sur l'enquête.
01:08Une enquête criminelle des chefs d'homicide volontaire et une enquête délictuelle aux violences aggravées par trois circonstances.
01:14Les trois circonstances c'est réunion, masqué et porteur d'armes. Ce sont des armes par destination.
01:19Et du chef d'association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de cinq ans de reprisonnement a
01:23été confié au service de police de Lyon de la division criminelle territoriale.
01:27Ces derniers ont effectué de très nombreuses investigations, notamment l'édition de plus d'une quinzaine de témoins.
01:33Les analyses des vidéos sont en cours. Les constatations techniques se poursuivent toujours très activement.
01:39À ce stade, l'enquête cherche à identifier l'ensemble des auteurs directs d'effets criminels.
01:44Puis, des interpellations seront effectuées. Au moment où je vous parle, il n'y a pas eu d'interpellation.
01:49On en est au début de l'enquête. Moi, ce que je retiens quand même, c'est l'ultra-violence
01:53des chocs.
01:55Six personnes, au moins six personnes sur ce jeune Quentin. Où s'arrête la violence en France aujourd'hui ?
02:03Visiblement nulle part. Je voudrais quand même saluer effectivement cette décision de qualifier ceci en homicide volontaire.
02:12C'était déjà visiblement dans le pays.
02:13Et circonstances aggravantes.
02:14Et circonstances aggravantes. C'était déjà, honnêtement, vraiment, dans ce pays, pas forcément gagné.
02:19Donc, je pense qu'en fait, dans la tristesse et dans le désespoir que vit en ce moment la famille
02:23de Quentin et les proches de Quentin,
02:25c'est déjà quelque chose. Maintenant, sur la violence, oui, bien sûr, aujourd'hui, il n'y a pas de
02:30limite.
02:31Aujourd'hui, il y a des partis politiques, la France Insoumise, pour ne pas les nommer, qui participent à cette
02:35banalisation de la violence.
02:36Quand vous avez une députée européenne, Rima Hassan, qui, dès lors qu'elle a un adversaire, alors elle n'essaie
02:41même pas de débattre,
02:42elle les prend pour cible. Quand on voit avec Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur,
02:47elle dit « Abba Bruno Retailleau », Laurent Duplomb, le sénateur Laurent Duplomb, qui est à l'origine de la
02:52loi Duplomb.
02:52Oui, il y a une sémantique qui est choisie.
02:54Elle demande, est-ce que ce sénateur aille en prison ?
02:56En fait, à LFI, que vous soyez militant, que vous soyez cadre, il n'y a pas d'adversaire, il
03:01n'y a que des cibles.
03:02Donc, forcément, quand vous avez un parti politique qui se comporte de cette manière-là,
03:05avec des militants qui, évidemment, se comportent aussi de cette manière-là,
03:09voilà, vous banalisez la violence et puis vous donnez un blanc-seing à tous les militants les plus violents et
03:13les plus fous.
03:14Jean-Claude Essier.
03:16Moi, je m'intéresse beaucoup à deux personnes, M. Mélenchon, bien sûr,
03:21qui est, me semble-t-il, par un discours qui a changé, là.
03:26Il a présenté, non pas ses excuses, mais il a fait part à la famille de sa peine,
03:33que je crois sincère, enfin, je veux le croire.
03:36Vous aimeriez le croire.
03:37Ça, c'est le début du discours.
03:38J'aimerais le croire. Après, il a changé de ton très vite.
03:40Après, il repart sur la jeune garde.
03:43Absolument.
03:44Après, il part sur LFI, sur les camarades qui sont heureusement là pour défendre des convictions, etc.
03:49Et l'inversion accusatoire en accusant Nemesis.
03:52Il a commencé moderato et très vite, il est revenu dans le ton et le contenu d'un discours
03:59qui est un discours qui, qu'on le veuille ou non...
04:02Qui est toujours le même, qui est un discours insurrectionnel.
04:0620h44, on va en parler dans un instant, mon cher Jean-Claude.
04:09Une pause et le rappel des titres de l'actualité. C'est sur Europe.
04:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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