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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Dernier sujet abordé ce soir dans Europe 1 Soir avec Ophélie Roch et avec Gilles Boutin du Figaro,
00:10parce qu'elle était chez nos confrères de France Inter,
00:13Madame Hidalgo a parlé du scandale du périscolaire. On écoute.
00:18Je veux dire ici aux familles que je suis à leur côté, j'ai toujours pris le parti des victimes.
00:23J'ai eu hier une femme du collectif des parents du 11e arrondissement.
00:27Anne Hidalgo, elle ne s'est jamais déplacée pour nous voir.
00:30Elle ne nous a jamais reçus à la mairie de Paris.
00:32Il n'y a pas une demande à ce moment-là de réception.
00:34Il y a des réunions qui sont organisées auxquelles je n'assiste pas.
00:38Mon regret, c'est de ne pas avoir effectivement participé à ces réunions.
00:42Donc là-dessus, vous reconnaissez qu'il y a eu un manque peut-être d'empathie vis-à-vis des
00:45familles des victimes ?
00:46Non, pas d'empathie. D'abord, on était dans une phase où les informations remontaient,
00:50où on structurait la réponse aussi institutionnelle de la ville.
00:54Et deuxièmement, en pleine campagne des municipales.
00:56Ce qui n'empêche pas de recevoir les familles des victimes.
00:58C'est vrai, mais qui était un moment complexe.
01:00Bon, c'est un naufrage.
01:02Oui, c'est un naufrage.
01:03Enfin, là, c'est une catastrophe.
01:04Je ne comprends même pas comment elle l'ose tenir ce genre de discours,
01:07de dire qu'elle était aux côtés des parents,
01:10alors qu'on voit bien que pas du tout, qu'elle assume.
01:12Je veux dire, à un moment, quand on se comporte mal dans la vie,
01:14il vaut mieux encore assumer.
01:15Parce que là, c'est catastrophique.
01:16Et j'ai même envie de dire, c'est une autre claque, une nouvelle,
01:20qui est infligée à ces pauvres parents,
01:22qui non seulement se retrouvent avec des enfants qui sont blessés dans leur chair ou dans leur esprit,
01:27et puis en plus, avec une sorte d'ancienne mère qui dit,
01:30mais attendez, j'ai toujours été à vos côtés.
01:32Mais pas du tout.
01:33Vous venez à côté de personne.
01:35Gilles Boutard, c'est sauf qu'il peut, effectivement.
01:37Et puis, même l'argument des municipales est horrible,
01:40puisque en creux, ça revient à reconnaître que ce n'est pas du tout bon
01:43pour l'élection de son successeur, qui lui-même était impliqué,
01:48qui était en responsabilité de ces questions-là.
01:51Premier adjoint à la mairie de Paris.
01:52Et la question de la responsabilité, en fait, elle est fondamentale,
01:55et il ne me semble pas qu'elle soit évoquée.
01:56Parce que quand on voit l'ampleur, à un moment donné,
01:58il faut arrêter de vouloir sans arrêt se défendre,
02:00prendre un petit peu de recul, penser un peu contre soi-même,
02:02et regarder, parce que la ville de Paris a suspendu 132 animateurs.
02:06C'est hallucinant.
02:08Dont 52 pour suspicion de violence.
02:12Violences sexuelles ou sexistes.
02:14Donc, l'ampleur est énorme.
02:16C'est monumental.
02:18Et donc, de se dédouaner ainsi,
02:21de chercher à dire qu'on est aux côtés émotionnellement de parents,
02:26et dire que, évidemment, la crise a été graduelle,
02:29ils s'en sont rendus compte petit à petit,
02:30mais on ne peut pas tenir des propos comme ça a posteriori.
02:33Et ça questionne vraiment le niveau de conscience de notre classe politique
02:36sur ce qu'est la responsabilité.
02:38On n'est pas forcément dans la tambouille,
02:40on ne se rend pas compte,
02:41on ne fait pas les recrutements des personnes,
02:42évidemment, puisqu'on a une ville entière à gérer.
02:44Mais on est responsable fondamentalement,
02:46et aussi des grandes lignes directrices qu'on donne.
02:48Et ça, elle devrait reconnaître le tragique de son rôle,
02:52ou de son inaction dans ce scandale.
02:55Mais j'ai un peu l'impression, parfois,
02:56que c'est un petit peu comme ces histoires de sang contaminé
02:59il y a une vingtaine d'années,
03:00c'est-à-dire que vous savez qu'il y a un problème.
03:02Vous le savez.
03:03Mais vous décidez...
03:04Ça fait 40 ans, le sang contaminé.
03:06Mais vous décidez, finalement, de dire,
03:08ben non, parce qu'on a besoin de sang pour...
03:10On prend le risque.
03:11Et je pense, en effet, que la mairie de Paris a choisi le risque.
03:14De dire, en effet, on va prendre des animateurs,
03:17on en suspecte certains de ne pas être forcément très très clair.
03:21Dans les recrutements,
03:22on ne va pas forcément non plus élever le niveau.
03:24On prend le risque.
03:25Pourquoi ?
03:26Parce qu'on aura, face à nos administrés,
03:28on pourra leur dire,
03:29ben attendez, il y a quelqu'un qui peut s'occuper de vos enfants.
03:31Donc, le reste, savoir comment ils s'en occupent,
03:33ça, c'est une autre question.
03:35Et surtout, alors, il y a deux choses.
03:37La première, c'est que pendant les municipales,
03:39juste avant,
03:42Mme Hidalgo avait répondu à l'opposition au Conseil de Paris.
03:46Paris, vous revenez de façon obsessionnelle avec ce sujet.
03:51On se souvient de cette vidéo totalement tragique,
03:54alors qu'on était dans la souffrance, le traumatisme.
03:57On en avait les tout premiers signalements dans les associations SOS Périscolaire,
04:02qui aujourd'hui, le téléphone sonne de tous les coins de la France.
04:05Il n'y a pas que Paris, hélas.
04:07Il y a des signalements, malheureusement, quotidiens.
04:10Et puis, signalons quand même que Mme Hidalgo,
04:13au même titre que M. Grégoire et M. Bloch,
04:16qui était celui, ou qui était, comment dirais-je,
04:20le réceptacle de ce périscolaire à la mairie de Paris,
04:25vont être auditionnés par la commission d'enquête parlementaire
04:28menée par la sénatrice LR Agnès Évrenne.
04:31Et ça sera au Sénat, bien sûr, et toute la lumière sera faite.
04:35Je ne suis pas totalement sûr qu'avec ce genre d'argument,
04:39Mme Hidalgo arrivera à convaincre les sénateurs.
04:42Il y a aussi une question de chaîne de responsabilité,
04:46puisque les communes se retrouvent obligées d'appliquer
04:48une nouvelle réglementation, celle du périscolaire.
04:52Mais ça questionne aussi à quel moment,
04:56à quel seuil d'incompétence,
04:57identifiée chez des candidats à ces postes quand même pas négligeables,
05:02à quel moment une collectivité se dit,
05:04il faut parler, il faut s'exprimer et demander à l'État de rétropédaler,
05:08ou en tout cas de dire, on n'a pas la capacité d'embaucher les personnes.
05:12Et ça, là on est dans la dilution totale,
05:15et personne, à ma connaissance, n'a osé porter un tel discours.
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