- il y a 3 semaines
SMART BOURSE du 12 octobre 2026, L’émission à l’écoute des marchés
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00:01Générique
00:05...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à midi 30 et à 17h30.
00:16Vous nous retrouvez en rattrapage en replay sur notre site bismart.fr
00:20et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, les cours du pétrole s'étaient détendus ce matin
00:31avant de repartir à la hausse très vite dans la matinée avec un baril de Brent autour de 106 dollars
00:37au plus haut depuis deux semaines.
00:39Une baisse initiale qui était intervenue dans un climat tendu marqué par de récentes attaques
00:45contre des infrastructures maritimes et des aéroports évidemment dans le Golfe.
00:50Ce repli des prix du pétrole initial faisait suite à une annonce venue de Washington.
00:55Donald Trump affirmait avoir obtenu un cessez-le-feu immédiat entre la Russie et l'Ukraine
01:00sur le front des installations énergétiques.
01:04Un cessez-le-feu que l'Ukraine accuse déjà la Russie d'avoir violé quelques heures
01:11après la potentielle mise en place de ce cessez-le-feu sur les installations énergétiques.
01:16Sur le terrain, la surprise a été totale.
01:19Pris de court, le président ukrainien affirmait ne pas avoir été informé tout en se disant prêt à accepter cette
01:25mesure-ci.
01:26La Russie faisait de même.
01:28De son côté, Moscou a gardé le silence.
01:31Derrière cette initiative surprise se cache un enjeu politique majeur.
01:36La Maison-Blanche cherche coûte que coûte à faire chuter les prix à la pompe
01:39à seulement quelques semaines maintenant des élections de mi-mandat.
01:44Discussion à suivre sur ce plateau dans un instant.
01:48Sous surveillance également, en plus des prix du pétrole, la situation française.
01:52Après des années d'endettement massif pour faire face aux crises,
01:56les investisseurs perdent confiance dans la capacité de la France à maîtriser sa dette.
02:01La crise obligataire française est désormais ouverte et le spectre d'une contagion à l'ensemble du continent européen refait
02:08surface
02:09alors même que l'État français devra rembourser pas moins de 91 milliards d'euros à ses créanciers d'ici
02:152027.
02:16Sur les marchés, la sanction est immédiate.
02:18Ces dernières semaines, la chute des cours a propulsé les coûts d'emprunt français à des niveaux inédits depuis près
02:24de 25 ans.
02:25Vendredi, l'écart de taux avec la dette italienne a même atteint un record historique.
02:31À l'approche de l'élection présidentielle du mois d'avril,
02:34l'incapacité du gouvernement à assainir ses finances publiques plonge le pays dans une période d'incertitude prolongée.
02:41Les inquiétudes budgétaires devraient donc s'étaler jusqu'à cette élection présidentielle en 2027.
02:46D'autant que les propositions des favoris inquiètent les marchés entre objectifs budgétaires jugés irréalistes par les analystes
02:54et propositions radicales d'annulation ou de gel d'une partie de la dette.
02:58Aujourd'hui, le rendement français à 10 ans est stable et évolue toujours autour de 4,90%.
03:04Il n'est pas stable, pardon, il est en hausse.
03:07Autour de 4,90%.
03:09Le spread franco-allemand se traite entre 140 et 150 points de base.
03:14Dans le reste de l'actualité, c'est évidemment le top départ de la saison des résultats du troisième trimestre.
03:19Vendredi, on a pris connaissance des résultats de Delta contraints d'abaisser ses prévisions de bénéfices
03:25à cause de l'envolée des prix du carburant.
03:27Ce soir, LVMH se livrera à l'exercice.
03:30On attend surtout le vrai top départ de cette saison avec les publications des banques américaines à partir de demain
03:36avec entre autres JP Morgan et Goldman Sachs.
03:40Mercredi, la suite des bancaires, Bank of America, Morgan Stanley.
03:44BlackRock également et en fin de semaine côté français, c'est Schneider Electric qu'on regardera.
03:50Là aussi, on va en parler dans un instant sur ce plateau.
03:53Et puis enfin, en direct du Mondial de l'Auto qui a ouvert ses portes aujourd'hui à Paris,
03:58Emmanuel Macron annonce un pacte franco-allemand à venir pour prémunir et soutenir l'industrie européenne.
04:15Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
04:19Kevin Tozet, membre du comité d'investissement de Carmignac.
04:22Bonsoir Kevin.
04:32Bonsoir Pauline.
04:33Kevin, commençons avec ces nouvelles tensions géopolitiques.
04:38Le président américain a annoncé l'arrêt des frappes sur les infrastructures énergétiques entre la Russie et l'Ukraine.
04:45L'Ukraine qui disait ne pas en avoir connaissance.
04:48La Russie ne dit rien.
04:50Toujours est-il que cette annonce a fait d'abord reculer, puis les prix du pétrole sont repartis à la
04:56hausse.
04:56Qu'est-ce qu'on retient ? Qu'est-ce qu'on peut dire de cette séquence ?
04:59Oui, je crois que vous le disiez tout à l'heure, il y a des échos de quelques heures après
05:04ces annonces de casser le feu,
05:05d'une centrale à Kharkiv qui aurait été touchée par des frappes russes.
05:11Je crois que ce que ça dit, c'est une forme de panique de M. Trump.
05:16Il y a quelques semaines des élections de mi-mandat.
05:18Il a à peu près moins de 38% des intentions de vote.
05:21La probabilité que la chambre basse et la chambre haute aux Etats-Unis basculent.
05:28Côté démocrate, on est en train de s'envoluer.
05:30On est à plus de 60% de probabilité.
05:33Et donc des mesures un peu, je ne sais pas si c'est en fantaisisme,
05:37mais en tout cas c'est un peu une goutte d'eau.
05:39C'est-à-dire qu'il y avait notamment ces annonces d'achat de diesel russe.
05:44On parle de 300 000 tonnes sur le mois d'octobre.
05:47300 000 tonnes, c'est une demi-journée de consommation de diesel aux Etats-Unis.
05:49Je ne suis pas sûr que ça fasse bouger grandement le prix à la pompe.
05:54Et côté russe, non plus, parce qu'on parle de quelques dizaines de millions,
05:581,2 milliard sur l'ensemble de ce qui a été annoncé.
06:00Ça fait 0,05 point du PIB russe.
06:04Par contre, je pense que politiquement, ça envoie quand même un signal qui est très mauvais.
06:07Et pour le soutien américain à l'Ukraine,
06:09et puis pour les mesures qui ont été mises en place en Europe,
06:12qui coûte la croissance européenne,
06:14pour essayer de limiter les revenus de l'Etat russe.
06:19Oui, parce que je disais, en fait, l'intention de Donald Trump,
06:22c'est de faire baisser les prix du diesel,
06:24qui est donc un produit raffiné.
06:26En revanche, ces mesures annoncées ne permettront pas
06:30de rouvrir le détroit d'Hormuz pour l'instant.
06:32Et c'est quand même par là que transite pas mal de pétrole.
06:38Geoffroy, est-ce que...
06:39Alors, si vous avez des commentaires sur cette séquence,
06:42sinon on peut parler évidemment des taux et puis de la situation française.
06:48Est-ce que vous voulez commenter déjà ces prix du pétrole ?
06:51Oui, alors juste un point qui est intéressant à souligner,
06:54parce que c'est vrai que souvent on regarde le WTI ou le cours du Brent.
06:57Ce qui est important de regarder aussi, c'est le vrai prix spot du prix du baril.
07:02Et c'est vrai que lui, il traite plutôt autour des, aujourd'hui, 133, 134 dollars.
07:06C'est vraiment le prix spot, si on veut échanger aujourd'hui, le prix d'un baril.
07:09Tout ce qui s'achète à moins d'un mois.
07:10Il faut qu'il y ait livré dans moins d'un mois.
07:12Exactement.
07:12Donc ça, c'est vrai que c'est pas forcément quelque chose que tout le monde regarde sur les marchés,
07:15bon, de plus en plus maintenant.
07:17Mais voilà, quand on commence le WTI ou le prix du Brent, on voit que c'est élevé.
07:22On a toujours ce prix, le fameux prix de 200 dollars, le baril,
07:25qui reste une référence et qui peut être un seuil psychologique.
07:28Mais il faut voir que le prix du spot se traite déjà sur des niveaux plus élevés.
07:31Plus élevés.
07:32Bien plus élevés.
07:33Et alors, c'est vrai qu'il y a toute la composante flux, circulation dans l'étroite d'Hormouze.
07:37Et que finalement, c'est vrai qu'il y a quand même pas mal de barils qui circulent.
07:40Donc toute la problématique sur les prix du pétrole, c'est le pétrole raffiné en grande partie.
07:45Et voir si justement, il y a moyen d'avoir accès à toute la production.
07:52En tout cas, sur les niveaux qui étaient pré-crise et pré-guerre en Iran.
07:56Mais justement, les niveaux d'exportation de barils ont retrouvé ces niveaux d'avant-crise la semaine dernière, Geoffroy ?
08:04Oui, alors on n'est pas loin.
08:05Quasiment, oui.
08:06C'est sûr qu'aujourd'hui, et c'est pour ça que Donald Trump intervient dessus, c'est surtout au
08:11niveau du diesel, le prix du diesel.
08:14Et donc, il y a ces incitations, on va dire, à réouvrir les échanges commerciaux avec la Russie pour essayer
08:20de faire baisser le prix du diesel.
08:21Maintenant, ce que, soi-disant, pourrait fournir la Russie au reste du monde et aux États-Unis,
08:27c'est une portion quand même assez limitée de toute la production qui serait nécessaire pour que ça joue vraiment
08:33sur le prix du diesel.
08:34Alors, vos commentaires sur ces prix du pétrole et puis ensuite, on parlera des taux.
08:40Bon, sur le pétrole, franchement, je n'ai pas grand-chose à dire.
08:43Je pense qu'une fois de plus, Donald Trump se trompe complètement dans tout, c'est-à-dire dans l
08:48'analyse,
08:50dans les fondements de cette crise et puis dans les solutions à apporter.
08:53Donc, bon, on ne va pas épiloguer.
08:55Je pense qu'en plus, il y a de nouvelles tensions de l'autre côté du détroit d'Hormuz qui
09:00grandissent chaque semaine, pratiquement.
09:03Donc, on est sur une situation qui est dégradée, mais qui, je dirais, pas plus dégradée qu'il y a
09:0715 jours.
09:07Enfin, un petit peu plus dégradée qu'il y a 15 jours, mais disons que c'est dans la lignée
09:10de ce qu'on pouvait attendre.
09:11Donc, c'est un peu embêtant, ce spot pétrole qui est à 133 avec un baril à terme qui est
09:19à 107, grosso modo.
09:20Ça, c'est quand même quelque chose de gênant.
09:22Et puis, on a un problème de raffinage de biens pétroliers qui se retrouve à la pompe en Europe et
09:28aux États-Unis.
09:29Et aux États-Unis, le diesel est quand même l'outil, l'instrument indispensable pour la livraison dans tous les
09:37États-Unis
09:37avec un pays qui est beaucoup moins ferroviaire que plein de pays européens, par exemple.
09:43Donc, on est dans une situation qui est très mauvaise sur ce plan, qui contribue au taux d'intérêt.
09:50Et là, je vous le fais, la liaison.
09:52La liaison toute trouvée, merci Alain.
09:55Oui, effectivement, je disais en intro, je parlais de la France en intro.
09:58C'est une remontée, Kevin, assez globale des taux d'intérêt aux États-Unis, évidemment, avec un rendement à 10
10:03ans autour de 5,30%.
10:04En France, parce que la situation politique est évidemment sous surveillance, la dette, le déficit, etc.
10:11Quels sont vos commentaires ?
10:13Est-ce que ce spread franco-allemand autour de 150 points de base est inquiétant ?
10:18Est-ce que la BCE pourrait-elle agir aussi ?
10:20Oui, la première chose, c'est que c'est quand même un phénomène global.
10:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est la France qui concentre beaucoup de l'attention des investisseurs.
10:27Ça a pu être par le passé, ou plus ou moins lointain, à la Royaume-Uni.
10:30Ça a pu être le Japon cet été.
10:34Et c'est ce qu'on appelle les bons du gilandais, je ne sais pas si les super héros, les
10:38super méchants des marchés obligataires.
10:39Mais en tout cas, ils sont clairement de retour.
10:42Aujourd'hui, ils regardent la France et demain, ils pourront regarder d'autres émetteurs.
10:46Il y a quand même, voilà, j'ai parlé de quatre grandes économies qui partagent quand même certains symptômes.
10:53Des niveaux de dette qui sont élevés, des niveaux de déficit qui sont élevés.
10:57Et donc, dans un environnement où des taux remontent, l'attention, elle se concentre sur celui qui cumule le plus
11:02de problèmes,
11:03un peu comme un diagramme de veine, si vous voulez, avec les déficits d'un côté, le niveau de la
11:07dette de l'autre,
11:07et puis la fragmentation politique.
11:10Aujourd'hui, c'est en France, ça pourra malheureusement évoluer.
11:15Mais sur ce qui concerne l'attention, la France est devenue, on va dire, un pays ou un instrument avec
11:21un bêta élevé,
11:22c'est-à-dire qu'il a tendance à amplifier les mouvements.
11:23Pourquoi ? Parce que c'est sans doute le pays en Europe où c'est question de soutenabilité de la
11:27dette,
11:28de coût de la charge de la dette et des plus prégnants.
11:31Donc, c'en est un.
11:32Un autre enjeu, c'est quand même qu'on a assez peu de croissance comparé aux autres pays européens.
11:36Et donc, on fait quelque part figure d'exception.
11:41Donc, ça, c'est un premier point.
11:44Le deuxième, qui était sur les niveaux de primes de risque,
11:47ce fameux spread, cet écart de taux entre des obligations françaises et allemandes,
11:53150 points de base, oui, c'est élevé.
11:56Surtout que ça reste à 150 depuis plusieurs jours.
11:59Oui, alors, il faut différencier le niveau de la vitesse du mouvement.
12:04C'est quand même, si dans 6 mois, 9 mois, on est à 200 points de base, admettons,
12:09et que ça s'est fait de façon graduelle, sans doute que les marchés paniqueront moins
12:12que s'il y a une remontée très très forte de ces primes de risque.
12:15Quand on essaye de quantifier ça, c'est-à-dire, votre question qui était,
12:20est-ce que ça peut déclencher une intervention des autorités européennes ?
12:23Les autorités européennes, elles ont quand même aussi un coût de hasard moderale budgétaire,
12:28si vous voulez, c'est-à-dire que si elles interviennent pour venir faire baisser
12:32les taux d'entrain en France, alors même que le déficit est structurellement à 5% ou ailleurs,
12:39ça va quand même poser quelques questions de la part de nos partenaires européens,
12:43et sans doute que 150 points de base, c'est pas encore un niveau qui est assez douloureux
12:46ou assez inquiétant pour les voir intervenir.
12:49Si je regarde historiquement, on dit qu'on va prendre quelques états périphériques en Europe,
12:54sur les 10-15 dernières années, on met des crises souveraines, européennes, italiennes, etc.
12:59Ce qui a déclenché des niveaux d'intervention, c'était plutôt des selles de 200 points de base en Italie,
13:04la flexibilité à Pantéon, au plan d'épargne, au plan d'achat de la BCE.
13:10Si je regarde sur la crise italienne de 2017, on était plutôt sur des niveaux de 250 points de base,
13:15où on a vu des mouvements de l'euro très forts, qui ont là aussi déclenché des réponses,
13:19alors sur la crise souveraine des années 2010, là c'était sur des niveaux encore plus élevés.
13:24À la question de qu'est-ce qu'elle peut faire, cette BCE, la première réponse,
13:28ça pourrait être de monter moins fortement ses taux d'intérêt.
13:32On a eu les minutes de la BCE il n'y a pas très longtemps,
13:35il y avait quand même unanimité pour que le taux remonte en septembre,
13:38les taux français étaient déjà sous pression.
13:43On a parié qu'elle va bien remonter ses taux d'intérêt lors de sa prochaine réunion de Banque centrale.
13:47Qu'est-ce qu'elle peut faire d'autre ? Acheter des instruments obligataires.
13:51Aujourd'hui, ce qui est bien, c'est qu'elle s'est dotée des outils pour le faire.
13:54Il y a un cadre qui l'autorise.
13:57On pense notamment au TPI,
14:01un instrument qui sert à se prévenir de la contamination,
14:05si vous voulez, de ce qui peut se passer sur un pays.
14:07Sauf que cet instrument-là, il a été conçu pour des chocs externes.
14:12Là, le déficit français, c'est clairement pas quelque chose qui nous est tombé dessus d'un coup d'un
14:18seul.
14:19Le déficit primaire français ajusté du cycle, il est en territoire négatif depuis plus de 25 ans.
14:26Donc, qu'est-ce qu'elle pourrait faire ?
14:27Elle pourrait utiliser cet instrument-là, par exemple, pour acheter de la dette italienne.
14:30Donc là, ça calmerait ces craintes de contagion.
14:34Et ça, on verrait, je crois, un signal assez clair aux autorités françaises
14:38qu'il faut s'adresser au problème qui est le problème de déficit.
14:42Il y a d'autres instruments, ce qu'on appelle des OMT,
14:45qui sont là des instruments qui peuvent être utilisés par la Banque Centrale Européenne,
14:49mais avec une conditionnalité.
14:50Je ne suis pas sûr que, voilà, j'ai mis quelques doutes,
14:54ou en tout cas quelques questions de l'état de la rue française,
14:57si on devait avoir la Troïka à Bercy.
15:01Donc voilà, c'est le panel d'instruments qui pourrait être à la disposition de la Banque Centrale Européenne.
15:07Il y en a d'autres, c'est-à-dire que la contamination, elle peut se faire par l'euro,
15:10elle peut se faire par les primes de risque des autres États européens,
15:13elle peut aussi se faire par les banques.
15:14Et donc là, la Banque Centrale Européenne a des outils de TLTRO
15:17qui sont une forme d'apporter de la liquidité à des banques pour qu'elles continuent à prêter,
15:22sachant que la contamination au secteur bancaire,
15:27ou les craintes de contamination, c'est peut-être plus un réflexe un peu pavlovien
15:31de ce qui a pu se passer par le passé qu'une réalité.
15:33Aujourd'hui, les banques françaises, elles détiennent,
15:36dans leur actif, il y a moins de 4% de ce qu'elles détiennent,
15:38qui sont des obligations françaises.
15:40Si on regarde la Grèce de 2010, c'était plutôt 16-20%.
15:43Donc on en est quand même très loin, mais il y a quand même tout un panel d'instruments.
15:47150 points de base, c'est sans doute un peu tout.
15:50Si vous me demandez mon avis, il faudra plutôt qu'on se rapproche des 200 points de base
15:52pour voir une réaction, en tout cas entendre une réaction forte des autorités européennes.
15:57Oui, c'est sûr qu'on va suivre, et la Banque Centrale Européenne suit certainement aussi
16:01ces mouvements sur les taux.
16:02Geoffroy, justement, je voulais revenir à ce que Kevin disait
16:07sur la contagion à l'ensemble de la zone euro.
16:09On voit que l'euro est quand même bas par rapport au dollar, notamment,
16:13au plus bas depuis 17 mois, un euro dollar à autour de 1,1170 aujourd'hui.
16:21Est-ce que, justement, ça c'est quelque chose qui doit nous alerter,
16:24qui doit alerter les marchés sur une possible contagion à l'échelle européenne,
16:28sachant qu'il n'y a pas que la France qui attend des élections prochainement,
16:32il y a l'Italie, il y a évidemment ce qui se passe en Allemagne avec l'AFD,
16:36il y a les élections anticipées en Espagne le 29 novembre,
16:39et puis il y a nous en France avec notre élection présidentielle.
16:43Oui, il y a pas mal de choses, et je voudrais rebondir sur ce qu'a dit Kevin sur l
16:47'OAT,
16:47parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses qui ont été dites
16:49et que je partage complètement, mais c'est vrai qu'il y a aussi,
16:52en plus de ça, des facteurs très techniques sur les niveaux du spread,
16:56OAT contre Boone, c'est vrai que là, on avait touché les 150-160,
17:01on va dire au pire de la semaine précédente, début octobre,
17:04mais on voit bien que techniquement, il y a eu des forces de rappel,
17:07il y a eu des acheteurs qui sont arrivés justement sur cette zone de 150 points de base,
17:10ce qui a permis de ramener le spread autour des 140,
17:14donc c'est intéressant de voir cette dynamique-là,
17:16et on voit qu'on est quand même dans un marché qui est quand même très dirigé,
17:20très orienté par les flux et par les fameux algorithmes
17:24qui achètent automatiquement sur certains niveaux.
17:27Et aujourd'hui, c'est vrai que quand on regarde le marché,
17:29on a l'impression que le marché est soit neutre, soit short sur les OAT,
17:33donc plutôt vendeur, est-ce qu'il y a eu un nettoyage qui a été fait,
17:38qui est suffisant pour maintenir ce niveau autour des 140-150
17:41pendant quelques temps, quelques semaines ?
17:44Ça reste à voir, parce que c'est vrai que les fast money ou les hedge funds
17:49peuvent assez rapidement reconstruire des positions,
17:52mais ça va être intéressant de voir justement cette dynamique-là.
17:55Maintenant, c'est vrai que comme ça a été dit,
17:56il y a quand même beaucoup de choses qui font qu'aujourd'hui,
17:59les investisseurs essayent d'être immunisés contre un risque lié à la France
18:04et qu'on a les élections, donc on peut en parler pendant encore un petit moment,
18:09je pense qu'on a au moins six mois devant nous,
18:10on peut parler de l'OASI,
18:12les législatives, ce sera en juin,
18:15et je pense que c'est des élections encore plus attendues
18:18pour savoir s'il y aura une majorité ou pas.
18:20Exactement, on va en parler longtemps,
18:21et c'est vrai que les risques de contagion sur d'autres pays,
18:23ça a été dit, le bêta de la France,
18:25c'est la France qui a le bêta le plus élevé,
18:27donc la réaction, la sensibilité au risque de marché le plus élevé.
18:30Maintenant, on voit bien que, même si le bêta est plus faible,
18:33d'autres pays comme l'Italie ou même l'Espagne
18:35peuvent bouger, évoluer dans le même sens que le spread français.
18:42Alain, vos commentaires, il y a déjà beaucoup de choses qui ont été dites,
18:45on peut aussi parler des taux, mais ailleurs qu'en France,
18:48si vous le voulez, on peut parler des Etats-Unis
18:50avec ce 10 ans à 5,30% environ,
18:53depuis déjà quelques temps maintenant également.
18:55En fait, moi, ce que je voudrais dire, c'est la manière dont s'est passée
18:59la contamination récente, c'est-à-dire qu'en fait,
19:01ça a commencé réellement par les emprunts d'Etat,
19:03ce qui est quand même quelque chose d'original,
19:05parce que normalement, ça arrive plutôt par le crédit,
19:07les problèmes de contamination, quand les choses se dégradent,
19:10ça commence par se dégrader par le crédit,
19:12pour une raison ou pour une autre,
19:13ça peut être un accident de crédit,
19:14ça peut être des tensions sur les taux courts
19:16qui génèrent des tensions sur le crédit.
19:18Là, on a constaté quelque chose qui est assez rare,
19:20donc c'est les govizes qui ont été les premières perturbées,
19:23donc la France, on en parlera après.
19:25Après, c'est le crédit, les bancaires,
19:27enfin d'abord, ça a été le crédit, pardon,
19:28qui a commencé à se tendre un tout petit peu,
19:31on voit les primes, enfin les CDS qui se sont dégradées
19:33un petit peu en Europe et aux Etats-Unis,
19:36les bancaires, c'est l'effet plavlovien évoqué par Kevin,
19:39mais qui répond aussi à une logique,
19:41on va voir les résultats qui vont tomber,
19:43est-ce que les banques vont réussir à garder
19:47le même niveau de rentabilité ?
19:48Ça va être difficile, elles sont sur des pics
19:49de rentabilité historique, donc voilà,
19:51donc il y a eu un peu de prise de profit,
19:52on a quand même tapé des moins 25 sur la société générale,
19:55des moins 20 sur pas mal de banques européennes,
19:57donc ça commence à être quelque chose de significatif,
20:00et puis ça a commencé à contaminer l'euro,
20:02qui a baissé la semaine dernière,
20:05enfin qui a baissé nettement la semaine,
20:06enfin il y a une dizaine de jours,
20:08et puis voilà, on espérait, enfin on espérait,
20:10je ne vais pas espérer, mais disons qu'on se disait
20:11que ça allait contaminer les actions,
20:13et finalement les actions, elles ont été tellement tirées
20:15par les techs que les indices sont passés
20:18un peu au travers, même si après,
20:20si on regarde dans le détail,
20:21il y a quand même pas mal de titres
20:22qui se sont fait quand même découper en rondelles
20:23depuis quelques mois.
20:25Donc là, on arrive à ce que disait Geoffroy,
20:28Geoffroy, c'est ça ?
20:29Geoffroy.
20:29Geoffroy, pardon, excusez-moi.
20:31C'est qu'il y a eu, sur des niveaux de taux élevés,
20:34des baisses de 20-25% en 15 jours, 3 semaines,
20:36bon, il y a quand même des intérêts qui apparaissent,
20:38donc on est sur une forme d'attentisme
20:41un petit peu comme ça depuis 3-4 jours,
20:44où les stress se sont un peu détendus,
20:46mais le problème qu'on a,
20:48et là on va rentrer dans les choses
20:49vraiment fondamentales,
20:50c'est qu'autant on peut avoir un marché actions
20:53qui se remet très facilement
20:56s'il y a une injection de liquidité,
20:58s'il y a de très bons résultats d'NVIDIA
20:59ou je ne sais pas quoi,
21:00là le sentiment de marché peut évoluer rapidement,
21:03là le problème c'est que tout le monde sait
21:05que le problème des taux d'État,
21:09c'est la dette,
21:10dans beaucoup de pays,
21:11tous les pays évoqués par Kevin,
21:13c'est des pays qui ont un problème
21:14de gestion de leur dette,
21:16alors plus ou moins aiguë,
21:17et puis comme souvent,
21:19les marchés,
21:21c'est un peu, vous savez,
21:22c'est une caravane d'animaux
21:23qui traversent le désert,
21:24et puis il y a les prédateurs
21:27qui sont autour
21:27et puis qui regardent le plus fragile,
21:29et là le plus fragile a quand même
21:30une bonne tête de français quand même,
21:32donc c'est quand même un peu embêtant,
21:35donc on a un peu les vautours
21:36qui tournent autour de nous,
21:38alors j'aime bien,
21:39parce que c'est un peu une manière
21:41de provoquer,
21:41mais il y a beaucoup de gens
21:42qui disent on est dans la situation
21:43de la Grèce, etc.,
21:46ce qui, par rapport aux chiffres,
21:47est totalement absurde,
21:48parce que ça n'a aucun rapport,
21:50par contre, moi je trouve
21:51que la situation est plus grave,
21:52en fait, c'est-à-dire qu'elle est plus grave
21:54parce que la France est beaucoup
21:55plus importante que la Grèce,
21:56la Grèce c'est quelques pourcents
21:57de l'économie européenne,
21:59la France c'est plus du tout
22:00les mêmes enjeux,
22:01avec les instruments évoqués par Kevin,
22:03qui sont des instruments
22:04à peu près adaptés pour la Grèce,
22:06le Portugal, l'Espagne, l'Italie,
22:09déjà l'Italie on commence
22:10à un peu être aux limites de la machine,
22:12la France on a un double problème,
22:13c'est que les instruments,
22:14là on commence à être sur des tailles
22:16qui commencent à être un peu gênantes,
22:17puis si le marché commence
22:18à être vraiment très agressif
22:20contre la France,
22:20on peut avoir quand même un problème,
22:21parce que nos gentils hedge funds
22:23qui vont se ramener
22:24avec des leviers de sang
22:25le jour où ça commence à mal tourner,
22:26on va quand même être un peu,
22:27ce n'est pas les assureurs
22:28qui vont acheter,
22:29qui sont aujourd'hui,
22:30qui vont acheter,
22:31parce que c'était tranquille pour eux
22:32d'acheter sur ces niveaux-là,
22:34vu les montants,
22:35ils vont attendre,
22:35et donc on va se retrouver
22:36avec une dynamique
22:36qui va quand même être très mauvaise,
22:38avec des instruments
22:39qui ne sont pas adaptés
22:39à l'État français,
22:40enfin à la situation française,
22:41d'autant plus qu'on n'imagine pas,
22:44donc il y a le fantasme
22:45de la Troïka,
22:45qui revient souvent,
22:46moi j'y pensais longtemps,
22:47je me suis dit,
22:48un jour en France,
22:49on aura nos hommes politiques
22:51qui iront en robe de bure
22:52à Bruxelles
22:53pour quémander la Sébie
22:56pour pouvoir financer
22:57leurs fonctionnaires,
22:58ce n'est pas comme ça
22:58que ça va se passer,
22:59ça va se passer de la manière suivante,
23:00je pense que l'Europe,
23:02dans une période de crise
23:03qui ne feront rien à froid,
23:05donc à un moment donné
23:05où les taux ont pris 100 BP
23:06dans la semaine,
23:07où on sera avec des spread
23:08qui seront passés de 150,
23:09à 250 en trois jours,
23:11des trucs très perturbants
23:13et là ils vont commencer
23:15à se demander
23:15ce qu'ils vont faire,
23:16mais ils ne vont pas arriver
23:17en nous disant ce qu'il faut faire,
23:18ils vont arriver en disant
23:19pour vous aider,
23:20il faudrait qu'il y ait une trajectoire
23:21et là on se retrouve
23:22avec le problème social
23:23qui est qu'aucun gouvernement
23:25dans les élus
23:27avec une majorité
23:28qui sera probablement
23:29ric-rac,
23:30voire assez faible,
23:32voire même inexistante
23:33si on est encore en tripartition
23:35après l'élection présidentielle,
23:37aucun gouvernement
23:38leur a les mains
23:39assez fortes,
23:40assez solides
23:42sur le gouvernail
23:43pour gérer
23:44une situation de tension
23:45avec la Banque centrale.
23:46Donc on est dans une situation
23:47qui je trouve
23:48est beaucoup plus complexe
23:49parce qu'on est
23:50sur un problème
23:51qui est fondamental
23:52que les hommes politiques
23:52n'ont pas résolu encore,
23:53c'est qu'on est tous les ans
23:55grosso modo
23:56avec les programmes
23:57qui sont annoncés aujourd'hui
23:58entre 120 et 150 milliards
23:59de déficits par an,
24:01ce qui nous amène
24:01gentiment dans 5 ans
24:02à grosso modo
24:035 000 milliards de dettes.
24:05Donc ça,
24:05ce n'est pas résolu.
24:06Donc à partir de là,
24:08bon courage
24:08pour les relations
24:09avec la Banque centrale.
24:10Vous fousiez le parallèle
24:11avec la Grèce.
24:12Tu peux me tutoyer.
24:15Le parallèle,
24:16c'est peut-être l'Italie,
24:16c'est-à-dire qu'en 2017,
24:18il y avait quand même
24:20certains...
24:20Mais ils ont tordu
24:22le bras politiquement.
24:23Ils ne pourront pas faire ça
24:24en France.
24:24On a quand même eu
24:25le mariage de la carpe
24:26et du lapin
24:26entre 5 étoiles
24:28et la Ligue.
24:29C'est ça mon point.
24:30Et on n'aura jamais ça
24:31en France.
24:31Ah bah ça,
24:32d'avenir nous le dira.
24:35Bon, il nous reste
24:353 minutes, messieurs,
24:37même pas pour faire
24:37un tour de table.
24:38Donc 1 minute chacun
24:39sur cette saison des résultats.
24:41Je change de sujet.
24:42Mais il faut aussi
24:43qu'on en parle.
24:43C'est le top départ,
24:44Kevin,
24:45de ces résultats.
24:46Justement,
24:47on parlait des bancaires
24:48avec Alain.
24:48Les bancaires qui commencent
24:50demain à publier
24:50aux Etats-Unis.
24:51Qu'est-ce que vous attendez
24:52de ce T3 ?
24:53La saison de résultats,
24:54elle a attendu quand même.
24:56Elle devrait être
24:57assez stellaire.
24:58C'est-à-dire qu'aux Etats-Unis,
25:00c'est quoi,
25:0120-25% de croissance
25:02des bénéfices par action
25:05au troisième trimestre
25:06de 2026
25:07par rapport à la suite
25:08de 2025.
25:09Avec quelques effets de bord.
25:11Mais bon,
25:11si on enlève
25:12même les très forts contributeurs,
25:14donc le secteur technologique
25:15ou les super-stars technologiques,
25:16on reste quand même
25:17à une quinzaine
25:18de croissance
25:19des bénéfices par action.
25:20Et si on regarde
25:21la valeur moyenne
25:23au sein du S&P 500,
25:24c'est 8%,
25:25enfin médiane, pardon,
25:26c'est 8%
25:26de croissance
25:27des bénéfices par action.
25:28C'est une bonne saison
25:29de résultats
25:30qui se dessine devant nous
25:31a priori.
25:32Et en Europe,
25:33on n'a pas les 23%,
25:34c'est plutôt entre 10 et 15,
25:36mais le niveau médian
25:38ou la valeur médiane
25:40du stock 600,
25:41c'est 7%
25:42de croissance
25:42des bénéfices par action
25:43aussi.
25:44Donc,
25:45voilà,
25:45ça devrait être une bonne
25:46saison de résultats
25:47parce qu'il y a
25:48de la croissance économique.
25:49On parle de taux d'intérêt
25:50qui remontent,
25:51alors pour des mauvaises raisons,
25:52je vais faire le coup du bon
25:53et du mauvais chasseur,
25:54mais il remonte aussi
25:54pour des bonnes raisons,
25:55c'est parce qu'il y a
25:56de la croissance économique
25:57et ça,
25:58ça se retrouve
25:58dans les résultats
25:59des entreprises.
26:00Geoffroy,
26:01sur ces résultats,
26:02on attend justement
26:03dans la tech,
26:04ASML et TSMC
26:05cette semaine.
26:06Qu'est-ce que vous attendez
26:07pour ces entreprises
26:09et plus globalement
26:09pour cette saison ?
26:10On a une dynamique
26:10qui est très forte
26:11sur la tech,
26:12sur l'IA,
26:13je ne vais pas revenir dessus,
26:14avec deux premiers trimestres
26:14qui ont été très bons,
26:15le deuxième en particulier.
26:17Là, le troisième,
26:17c'est vrai que moi,
26:18je mettrai un petit point
26:19d'attention quand même
26:20sur les attentes
26:20qui sont extrêmement élevées
26:22encore une fois.
26:22Stratosphérique.
26:23C'est énorme.
26:24Donc, voilà,
26:24il ne faut pas qu'il y ait
26:25de déceptions.
26:26C'est-à-dire qu'il faut
26:26que les résultats d'ASML
26:28ou même des sociétés américaines
26:29type Nvidia ou autre
26:31doivent être au rendez-vous.
26:33ASML,
26:33c'est 12 milliards
26:35de résultats,
26:35de ventes attendues
26:36sur le trimestre
26:37avec des marges
26:38à 50-60%.
26:39Donc, ça a donné de là,
26:41mais c'est vrai
26:41qu'il va falloir regarder
26:42un peu tous les autres secteurs.
26:43L'énergie aussi
26:44peut avoir des bons résultats
26:46à publier.
26:47Maintenant,
26:48c'est vrai qu'il faut
26:48être vigilant.
26:49Le marché va surveiller
26:50de plus en plus
26:51tous les petits signaux faibles
26:52qu'il pourrait y avoir
26:54au cours de ces publications.
26:56Donc, voilà,
26:56petit point de vigilance.
26:57Maintenant,
26:57la dynamique est tellement forte.
26:59Et puis,
26:59pour un investisseur,
27:00aujourd'hui,
27:00que faire à part la tech ?
27:02La tech, en fait,
27:03c'est presque un effet de Tina
27:04aujourd'hui
27:05sur la tech.
27:06C'est dur d'exister.
27:06Donc, c'est vrai que ça,
27:07voilà,
27:07il faut bien surveiller
27:09cette période.
27:10Alors, un mot de série.
27:11Normalement,
27:12on dit deux salles,
27:13deux ambiances.
27:14Là, il va y avoir
27:14plus d'eux salles
27:15et plus d'ambiances.
27:16C'est-à-dire qu'en fait,
27:17je pense que
27:18les États-Unis,
27:19ça va aller.
27:21Globalement,
27:21ça devrait plutôt être pas mal.
27:22En Europe,
27:23ça peut être un peu plus discuté.
27:26Il y a un peu plus d'écarts
27:27entre les bons
27:28et les mauvais élèves.
27:29Et puis,
27:31on va regarder
27:32les signaux faibles
27:32et les discours.
27:33Et là,
27:34on va voir
27:34par exemple,
27:35le discours sur les bancaires,
27:36il va être assez intéressant
27:36parce que les bancaires,
27:37elles sont quand même
27:38dans une situation
27:38qui est quand même
27:39un peu paradoxale.
27:40Il va falloir qu'elles travaillent
27:41un peu ce truc-là.
27:42Et puis,
27:43on a notre problématique
27:45pour la gestion.
27:45C'est un vrai problème.
27:46C'est-à-dire que
27:47si vous n'êtes pas investi
27:48sur la tech
27:49et puis,
27:50quand vous ne prenez pas
27:50un mouvement sur l'énergie
27:51ou les bancaires
27:52et que vous prenez mal
27:54ces trucs-là,
27:55c'est assez mauvais.
27:56Donc,
27:56tout un tas de réflexions
27:58de gestion habituelles
27:59ne fonctionnent pas trop
28:00en ce moment.
28:00Normalement,
28:00on a l'habitude de dire
28:01qu'il ne faut pas mettre
28:02tous ses oeufs dans le même panier.
28:03Là,
28:03c'est un peu le contraire.
28:04Il faut mettre tous ses oeufs
28:05dans le même panier
28:05et surveiller le panier.
28:07Merci beaucoup,
28:08messieurs Alain Pitou,
28:09senior advisor AI for Alpha,
28:11Kevin Tozet,
28:12membre du comité d'investissement
28:14de Carmignac
28:14et Geoffroy Lenoir,
28:16directeur des gestions OPC
28:17de Ophi Invest Asset Management.
28:19Merci à tous les trois
28:21d'avoir été sur ce plateau.
28:22Merci à vous de nous avoir suivis.
28:23On se retrouve demain
28:24à midi et demi
28:24sur Bsmart.
28:25Sous-titrage Société Radio-Canada