Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
14 restaurants de burgers pour PNY, 26 000 salariés pour le Groupe SOS : Graffi Rathamohan et Matthieu Taugourdeau dirigent deux entreprises que tout oppose, du fast-casual à l’insertion, de la santé à l’éducation. Conditions de travail, burger responsable, projets utiles mais non rentables : ils racontent comment leur activité se heurte, au quotidien, à leurs ambitions sociales et environnementales.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:16Bienvenue dans ce tout premier épisode d'Impact sur table.
00:19Une entreprise, ça crée des emplois, de la richesse, des opportunités.
00:23Mais toute activité économique a aussi son revers, notamment sur le plan social ou environnemental.
00:30Alors comment faire mieux ? Qu'est-ce qui bloque ?
00:33Et surtout, qu'est-ce que les dirigeants sont vraiment prêts à changer ?
00:37Voilà, alors Alex, on se retrouve pour une troisième saison ensemble sur un nouveau format avec une conviction renforcée,
00:42celle de donner la parole à des leaders au grand cœur, des dirigeantes et des dirigeants
00:46qui au quotidien essaient de réussir la périlleuse équation de la pérennité économique avec l'impact sociétal.
00:52Ce nouveau format, il va viser à créer davantage d'ancrage sur leur vécu du quotidien,
00:57leurs difficultés, leur fierté, parfois les renoncements qu'il faut assumer ou pas
01:00et comment ils arrivent à embarquer leurs équipes dans tout ça.
01:03C'est pour ça que cette émission s'appelle Impact sur table.
01:06Et aujourd'hui, deux univers assez différents.
01:09D'un côté, Graffi Ratamohan, cofondatrice de P&Y, une enseigne de burger
01:14qui compte désormais 14 restaurants en France.
01:17De l'autre, Mathieu Togourdeau, directeur général du secteur inclusion et territoire du groupe SOS.
01:22Un ensemble d'entreprises et d'associations qui interviennent notamment dans la santé, l'insertion, l'éducation et la solidarité.
01:30Bienvenue à tous les deux.
01:31Merci d'inaugurer ce nouveau format avec nous.
01:33Merci à vous.
01:34Chers invités, vous le voyez, il y a quelques cartes sur cette table et elles ne sont pas là pour
01:38décorer, Thomas.
01:39Tout à fait, puisque ma langue a déjà fourché dès la première prise de parole.
01:42On va dévoiler, effectivement, puisqu'on a décidé de faire un format où on joue cartes sur table,
01:46d'avoir de véritables cartes pour jouer ensemble, en quelque sorte, à travers les réponses que vous nous donnerez,
01:51avec la minute de vérité qui vous imposera d'être le plus transparent et sincère possible dans votre réponse,
01:56ou vue d'emphase qui permettra d'adresser la même question à l'autre invité,
02:00ou encore « et toi, à ton échelle », c'est-à-dire en tant que leader, en tant que
02:04dirigeante ou dirigeant,
02:05qu'est-ce que ce que tu nous racontes là veut dire ?
02:07Et puis, il y aura donc deux cartes bonus, si je puis dire.
02:10Oui, et tu as oublié le joker.
02:12Chacun a un joker.
02:13Il y aura une carte joker si vous vous souhaitez passer une question, seulement une.
02:17Voilà, vous aurez droit à un joker.
02:18Et pour que ce soit équitable, j'ai aussi deux cartons pour Thomas.
02:22Je vous les donne, un jaune, un rouge.
02:25Un jaune, si ça devient trop long ou jargonnant quand Thomas prend la parole.
02:30Un rouge, s'il commence à donner des leçons.
02:32Et puis, s'il dit « permet entreprise » plus de trois fois, n'hésitez pas à lui mettre un
02:36jaune.
02:37Le principe est simple, donc parler de choses sérieuses sans trop se prendre au sérieux.
02:43D'ailleurs, Thomas, on va commencer avec toi.
02:44Évidemment.
02:45Histoire de montrer l'exemple.
02:47Ou pas.
02:47Animer cette émission, c'est de l'engagement ou c'est de la com ?
02:50Ah, alors, c'est un gros engagement pour faire de la com,
02:53puisqu'on s'en investit du temps pour organiser cela
02:55et donner la parole à ces personnes, à ces personnalités dont on pense
02:58qu'elles ont des choses très importantes à raconter sur cet équilibre économique impact.
03:03Donc, moi, personnellement, c'est un engagement pour faire de la com,
03:06pour raconter des histoires, pour mettre en lumière ces leaders.
03:09Merci, Thomas.
03:10On passe à la séquence carte de visite.
03:11Est-ce que j'ai un carton jaune ou un carton rouge sur cette réponse ?
03:15Non, ce serait sévère, dis donc.
03:16Ce serait sévère.
03:17Bon, alors, on peut continuer.
03:18On passe à la séquence carte de visite.
03:20Maintenant que Thomas s'est prêté au jeu, c'est à vous, chers invités.
03:24Vous avez chacun une minute pour nous convaincre.
03:26Pas de grand discours.
03:27On veut savoir ce qui rend votre entreprise vraiment différente des autres.
03:31Graphy, on commence avec vous.
03:33Qu'est-ce que P&Y fait de mieux que les autres ?
03:35Non, on s'est lancé avec l'idée d'essayer de faire les meilleurs burgers possibles.
03:40Donc, on consacre des heures par jour à juste s'améliorer sur cette proposition de valeur.
03:47Et ça, pour faire ça, ça passe par essayer de trouver les meilleurs ingrédients possibles,
03:52ce qui coûte cher.
03:53Je rejoins la question de la pérennité économique et faire les choses bien.
03:57C'est vraiment un vrai sujet.
03:59Et nous, on a choisi de faire les choses bien.
04:03Et donc, ça a un prix.
04:07Et donc, on a choisi d'être sur le secteur du burger premium.
04:11On va pouvoir y revenir plus en détail.
04:13Mathieu, même exercice.
04:14Qu'est-ce que le groupe SOS fait de mieux que les autres ?
04:17La fête.
04:20C'est une bonne réponse.
04:21Je dirais peut-être le vivre ensemble.
04:23On est 26 000 salariés.
04:25On fait des journées des équipes.
04:26On a fêté nos 40 ans l'année dernière.
04:28Il y avait 6 000 personnes au Zenith sur Magic System.
04:33Et en fait, ce qui est assez fascinant pour moi, je dirais même assez émouvant.
04:36Masterclass sur ce qu'il y a présent.
04:39Mais c'est que tu as des médecins qui sont avec des jardiniers, avec des éducateurs, avec des consultants, Bac
04:46plus 8.
04:47Et en fait, tout ce monde, toute cette France qui se rassemble, qui bosse ensemble, pour moi, est une preuve
04:53qu'on peut vivre ensemble.
04:54Merci. Bien respecté l'enjeu.
04:57Il est temps d'approfondir un peu.
04:59On passe tout de suite à la séquence A Découvert.
05:02Bon, maintenant qu'on connaît un peu mieux vos entreprises, on va s'intéresser à vous, à la façon dont
05:07vous fonctionnez.
05:09Pas trop de réflexions.
05:10On joue le jeu de la spontanéité.
05:12Graphy, vous avez fait HEC, alors que depuis toute petite, vous rêviez de travailler dans la restauration.
05:18Vous avez toujours été la bonne élève qui faisait ce qu'on attendait d'elle ou vous aviez déjà un
05:22petit côté rebelle ?
05:23Ah non, moi, j'ai été très, très, très bonne élève.
05:25J'avais sur mes épaules le poids de rendre mes parents fiers.
05:30Donc, il y avait quelque chose de cet ordre d'être première de la classe, pas faire de vagues.
05:37Non, non, ouais.
05:38Mathieu, vous avez commencé votre carrière chez KPMG avant de rejoindre le groupe SOS en 2005.
05:43Cette envie de changer le monde, elle a toujours fait partie de vous.
05:45Ou vous avez eu votre période où faire carrière passée avant le reste ?
05:50J'ai aussi fait une école de commerce beaucoup moins prestigieuse que Graphy.
05:55Et en fait, c'est à la fois une période magique de sa vie parce qu'on a 20 ans,
05:59on a plein de copains.
06:00C'est génial.
06:00Mais j'étais très embêté de ce qu'on apprenait et de ce pour quoi on nous préparait.
06:07Et donc, j'étais un peu le rebelle de l'école pendant quelques années.
06:12Et j'ai eu la chance d'être tombé dans une école qui, longtemps avant d'autres écoles,
06:18travaillait sur le sujet de l'économie sociale et solidaire.
06:20Et quand j'ai découvert un matin, tu sais, on te dit quel SP tu peux choisir pour ta dernière
06:26année, etc.
06:27Je suis tombé sur cette SPESS.
06:29Et là, ça a été une révélation.
06:31Et d'un coup d'un seul, je savais ce que j'allais faire.
06:34Donc, APMG a été pour moi un très, très bon outil de formation, d'apprentissage,
06:39de connaissance notamment du secteur associatif pour ensuite réellement avoir une finalité
06:45qui me convenait au sein du groupe SOS.
06:46Je vais activer la minute de vérité parce qu'il se trouve que j'ai fait une école de commerce
06:49aussi
06:50et que je suis toujours curieux de savoir ce qui, à un moment donné, fait que dans ton cursus,
06:54avec ces cours qu'on te donne de finance, de marketing, de compta, etc.,
06:59dit en fait, tout ce bagage-là, j'ai envie de le mettre au service d'une finalité de justice
07:03sociale,
07:04de soutenabilité écologique et en trouvant un modèle économique qui tienne la route.
07:07Moi, par exemple, c'est 2008, crise des subprimes, je suis en cours de finance,
07:10on me vend les théories des marchés financiers.
07:12Je me dis, putain, mais ça ne tient pas la route ce truc.
07:15Il n'y a pas de monde à l'avenir où ça peut continuer à exister sous cette forme-là.
07:18Il faut absolument qu'on crée d'autres conditions.
07:20Parce que là, il y a des centaines de milliers de gens qui se retrouvent dehors.
07:22C'est un des exemples, mais vous, c'était quoi ?
07:24Si à un moment, il y a un point de bascule ou un truc, vous dites,
07:26tout ce qu'on m'apprend là, ça n'a de sens que si je le mets au service d
07:29'une finalité sociétale.
07:33Moi, je me souviens d'un cours très précis qui était en fait un cours d'éthique,
07:38mais qui ne disait pas son nom.
07:40Le business des affaires ?
07:41Un peu, ouais.
07:43On avait un cas concret qui disait, t'es le patron d'une boîte
07:47et en fait, t'as plein de produits qui sont périmés.
07:49Qu'est-ce que tu fais ?
07:50Est-ce que tu jettes tout ?
07:52Ou est-ce que tu trouves une solution pour ne pas trop perdre de...
07:55Tu mets ça entre deux tranches de pain et tu trouves des clients pour les vendre ?
07:58En fait, tu ne crois pas si bien dire, Thomas.
08:00C'est qu'autour de moi, les deux tiers de la classe disaient,
08:02non, non, mais attends, on va vendre ça sur des marchés populaires
08:05à des gens qui n'ont pas de thunes.
08:07Et je me suis dit, mais what the fuck ?
08:09C'est quoi cet état d'esprit ?
08:10Et quelle est cette inversion des valeurs ?
08:13Et comment on peut, à ce point-là,
08:15mettre des enjeux économiques au-delà d'enjeux humains ?
08:18Et toi, Graffy, du coup, parce que faire mieux,
08:21meilleure qualité, meilleur goût, j'espère,
08:23mais je peux en témoigner,
08:25qu'est-ce qui, toi, à un moment donné, te fait dire
08:26ce bagage HEC, je vais le mettre au service de...
08:29Alors là, ou même d'une finalité, en l'occurrence culinaire,
08:31mais qui n'est peut-être pas la voie royale toute tracée
08:33quand on sort d'HEC ?
08:34Je pense que ce n'était pas aussi conscient que chez Mathieu.
08:38Il faut savoir que dans la restauration parisienne,
08:40en cuisine, c'est souvent des Sri Lankais,
08:43des Bangladais, des Pakistanais.
08:44Et donc, moi, j'ai vu, toute ma jeunesse,
08:47mes oncles, travailler dans la restauration,
08:50et j'ai vu leurs conditions de travail.
08:52Et en fait, quand on monte Piennois avec Rudy,
08:55on se dit qu'un des objectifs de la boîte,
09:00ça allait être de réussir à monter une boîte
09:04qui respecte le code du travail.
09:05C'était déjà de respecter le standard.
09:07Et en fait, quand on racontait ça à l'époque,
09:10qu'on allait monter un resto
09:12où les gens pouvaient prendre des week-ends,
09:15partir en vacances,
09:16être payés les heures qu'ils faisaient,
09:18on passait pour des révolutionnaires.
09:21C'est fou quand même.
09:22Je vous propose qu'on passe à une flopée de réponses courtes.
09:27Parce que là, elles étaient trop longues.
09:28Non, mais du tac au tac.
09:30Ok, tac au tac.
09:31Plutôt du genre à décider trop vite
09:33ou à réfléchir pendant des heures.
09:34C'est le coup de chaud.
09:35Là, c'est le coup de chaud.
09:36Il faut vraiment être très cash.
09:38Vous avez entendu ?
09:38Plutôt du genre à décider trop vite
09:40ou à réfléchir pendant des heures.
09:41Décider trop vite.
09:43Décider trop vite.
09:44Vous préférez perdre votre plus gros client
09:47ou votre meilleur salarié ?
09:49Le client.
09:50Je préfère perdre le client sans hésiter.
09:52Le défaut que vos équipes vous reprochent le plus.
09:55Mon côté bisounours.
09:58Bisounours.
09:59Impatience.
10:00Vous êtes plutôt du genre à reconnaître vos erreurs
10:02ou avoir du mal à lâcher le morceau.
10:09Lâcher le morceau.
10:10J'ai un peu les deux.
10:11Ça dépend du contexte.
10:13Avant, on va voir comment vous réagissez
10:14quand ça se complique.
10:15Graphie, en 14 ans, à la tête de P&Y,
10:18quel a été le moment où vous avez vraiment eu peur
10:20pour votre entreprise ?
10:23Nous, en 14 ans, tu as le temps de vivre tous les hauts et les bas.
10:26Et donc, on a frôlé la clé sous la porte.
10:30Ça se dit, ça ?
10:31Oui.
10:31C'est français, ça ?
10:32On a compris.
10:32Vous avez compris.
10:35Vraiment, c'était au début.
10:38On a monté un autre concept qui s'appelle Paris-Texas
10:42qui ne marchait pas du tout, mais vraiment pas du tout
10:45et qui siphonnait tout notre réseau.
10:48C'était une adresse dans Paris ?
10:49Oui.
10:50Une adresse dans Paris qui siphonnait tout notre réseau
10:52et on a heureusement réussi à le vendre à temps.
10:56Mais j'aurais pu passer un mois où je ne pouvais pas payer les salaires.
11:00Mathieu, vous êtes au groupe ASOS depuis plus de 20 ans.
11:04C'est quoi votre plus grosse sueur froide professionnelle ?
11:09Il y en a eu des centaines,
11:11mais peut-être pour rebondir sur ce que dit Graphie,
11:13Graphie, c'est une vraie entrepreneur.
11:14Moi, je suis un entrepreneur en pantoufle
11:16dans un groupe de 26 000 salariés
11:18avec des gens autour de nous.
11:22Donc, je pense que les sueurs froides,
11:23si on est humble et honnête,
11:25ce n'est pas du tout la même chanson pour Graphie
11:27qui est à la tête de sa boîte
11:28et moi qui fais partie d'un groupe.
11:31Après, on en a eu des centaines.
11:33Mais en exemple, il faut être concret.
11:35Alors, moi, ce qui m'a beaucoup marqué,
11:37c'est plutôt des sujets humains.
11:40C'est des moments avec des salariés,
11:43des moments difficiles.
11:44Peut-être, je ne sais pas si ça correspond à ta question,
11:46mais ça va être ma réponse, comme disait l'autre.
11:49Nous, on a un salarié qui était en salarié en insertion
11:52qui était un peu compliqué,
11:52qui avait des gros problèmes d'alcool,
11:54qui avait un passé militaire,
11:55qui avait fait de la prison.
11:57Il fallait s'en séparer.
11:58Et le directeur sur place n'était pas super à l'aise.
12:02Les équipes n'étaient pas super à l'aise.
12:03Et donc, je débarque un matin à Abil
12:06pour faire son entretien de licenciement.
12:08Il était déjà fortement alcoolisé,
12:12fortement agité.
12:12et il était venu à 9h30 avec son fils de 8 ans.
12:17Ça, c'était un moment fort pour moi.
12:21Et tu vois beaucoup, beaucoup de choses
12:24de notre société, de l'humain,
12:26dans les yeux de ce gosse de 8 ans,
12:28avec la situation de son père.
12:31Merci pour ces deux témoignages.
12:33On passe tout de suite à la séquence double face.
12:36On entre maintenant dans le cœur de l'émission.
12:39D'abord, ce qui fonctionne,
12:40les décisions dont vous êtes fiers,
12:41les choses que vous avez réussi à faire bouger.
12:44Et ensuite, on retournera la carte.
12:46C'est la séquence à double face
12:47pour parler de ce qui coince encore.
12:50Je m'aperçois que depuis le début de l'émission,
12:52je vous vois, on avait convenu de se tutoyer.
12:54Oui, c'était un scandale.
12:55Et maintenant, pour ce qu'on est un peu mieux,
12:56je me permets, je vous tutoie.
12:58Graphy, chez PNY,
13:00tu as fait plusieurs choix assez forts,
13:03notamment sur les conditions de travail.
13:05Pas de coupures dans la journée,
13:06des heures supplémentaires payées
13:08et beaucoup d'autonomie laissée
13:10aux directeurs de restaurants
13:11dans un secteur où les conditions de travail
13:13sont souvent difficiles.
13:15Quel est le choix dont tu es la plus fière ?
13:19Il y en a beaucoup.
13:21Et je pense que c'est plutôt
13:23une histoire de philosophie.
13:25Chez PNY, on considère que c'est à la boîte
13:28de s'adapter aux employés
13:30et non pas l'inverse.
13:31et en fait, tout le fonctionnement répond à ça
13:36parce qu'on estime qu'on ne peut pas mettre des gens
13:43dans des cases.
13:44Et donc, on va plutôt dessiner la case
13:48autour des personnes.
13:49Ça, c'est très dur à faire
13:50parce qu'en plus, le produit qui est vendu
13:52ne restitue pas finalement les conditions de travail
13:55qu'il y a derrière.
13:56Le client qui a le burger dans son assiette,
13:57à la limite, qu'il y a des heures suppas payées ou pas,
13:59lui, il ne le voit absolument pas.
14:01Donc, c'est d'autant plus remarquable
14:02dans le cas de PNY
14:03que tu ne peux pas le valoriser directement
14:06dans l'offre ou très peu
14:07parce que tu n'as peut-être même pas le temps
14:08d'expliquer aux gens qui viennent manger un burger
14:10en coup de vent à midi
14:12qu'en fait, tu as mis en place
14:13tout un dispositif social
14:14qui est bien plus au-dessus de la moyenne
14:16que ce que fait le marché.
14:18Mathieu, le groupe SOS, c'est 26 000 salariés.
14:21Je ne me trompe pas.
14:21Absolument.
14:22Des activités dans la santé,
14:23l'insertion, l'éducation.
14:24Mais derrière cette diversité,
14:26j'aimerais qu'on s'arrête sur ton secteur,
14:29quelle décision a eu le plus d'impact
14:31sur le terrain ?
14:32Carton jaune.
14:33Carton jaune.
14:34Non, ce n'était pas le but.
14:36Je ne vais pas être ciblée, moi.
14:38Quelle décision a eu le plus d'impact
14:41sur le terrain ?
14:44C'est une bonne question.
14:49Je pense que c'est des choix.
14:52Je dirais qu'il y a deux types de décisions
14:54qui peuvent avoir de l'impact.
14:56Il y a les bonnes décisions,
14:57notamment chez nous, sentir le marché.
14:59On ouvre un bar sur les berges de Seyde
15:01qui s'appelle le Silicette
15:03et on fait le choix de faire uniquement
15:04service au bar.
15:05Je pense que c'est un truc qui correspondait
15:07aux attentes des clients.
15:09Le bar marche super bien.
15:11C'est une entreprise d'insertion
15:11par activité économique.
15:12On a fait des choix.
15:14On a banni le bœuf.
15:15Désolé, graphie.
15:16Mais en se disant que ce n'est pas un lieu
15:18gastronomique, c'est un lieu de fête.
15:20On boit, il y a de la convivialité.
15:22Là, on a senti le marché.
15:24C'était vachement pertinent
15:25et c'est un carton économique, social, environnemental,
15:27même si on peut faire bien mieux sur plein de sujets.
15:29Et puis, il y a un deuxième sujet
15:31où paradoxalement, il y a de l'impact.
15:33C'est quand on fait le choix
15:35d'arrêter des activités
15:37qui n'ont pas de modèle économique
15:38ou qui n'ont pas suffisamment d'impact
15:40pour justement se concentrer
15:42sur les structures
15:43qui ont de l'avenir,
15:44qui ont de la pérennité
15:45et qui vont maximiser l'impact.
15:46On passe à la phase B,
15:48justement, ce qui reste à relever.
15:51Jusque-là, on a parlé de ce qui marche.
15:54Maintenant, on retourne la carte
15:55parce qu'on imagine bien
15:56que tout n'est pas parfait.
15:57Graphie, tu défends une restauration
15:59plus responsable
16:00avec des produits soigneusement sélectionnés,
16:02des burgers végétariens.
16:04La carte, depuis le premier jour,
16:06mettons le produit phare,
16:07ça reste quand même le burger au bœuf.
16:09Et on sait que la viande bovine
16:11a un impact environnemental important.
16:14Alors, est-ce qu'un burger au bœuf
16:16peut vraiment être responsable ?
16:17Alors, c'est une très bonne question.
16:20Nous, quand on s'est lancé,
16:22on n'avait pas du tout
16:25une conscience écologique.
16:27On n'a pas du tout lancé Pied-n-Ouil
16:30avec cette perspective-là.
16:32Sauf que, quelque part,
16:33la nature, elle est bien faite.
16:35Et pour que ce soit bon,
16:37il faut que ça soit bien élevé.
16:39Et donc, en cherchant un éleveur
16:43qui fait les choses bien,
16:45on a fini par rencontrer
16:46notre éleveur actuel
16:48qui a un élevage
16:53très, très, très extensif,
16:56ce qui permet d'être,
16:59comment on dit,
17:00labellisé low carbone.
17:02Donc, en fait,
17:03une bête qui ne fait que manger de l'herbe
17:05pour grandir,
17:07c'est la façon la plus low carbone
17:10qui puisse exister
17:11pour avoir du bœuf.
17:13Et en fait,
17:14ce qui va faire du mal
17:17au niveau environnemental,
17:18c'est ces bêtes
17:19qui vont être nourries
17:22aux céréales,
17:23gavées,
17:24pour qu'elles grandissent
17:25hyper vite.
17:26Mais quand on laisse
17:27le temps au temps,
17:29en vrai,
17:29c'est bien fait.
17:30Il faut dédiaboliser le truc.
17:31Le sujet,
17:32ce n'est pas tant
17:32de manger du bœuf,
17:33c'est d'en manger
17:34six fois par semaine,
17:35huit fois,
17:35dix fois par semaine.
17:36Mais est-ce que,
17:36néanmoins,
17:37à terme,
17:37il ne faudra pas réduire
17:38la viande ?
17:38Une ou deux fois par semaine,
17:40personne ne te dira
17:41que ce n'est pas tenable.
17:42Ce qu'il faut,
17:43c'est moins
17:43et puis il faut
17:44des alternatives.
17:45Donc si tu as un restaurant
17:46qui fait de la qualité
17:47sur le bœuf,
17:47qui ne te pousse pas
17:47à en manger tous les jours
17:48et qu'il y a une alternative
17:49et j'ai en l'occurrence,
17:51pour le coup,
17:51ça tient très bien la route.
17:53Mathieu,
17:53tu l'as déjà évoqué
17:55juste avant
17:55au groupe SOF,
17:56SOS.
17:58L'objectif,
17:59c'est justement
18:00de développer des activités
18:01qui ont une utilité sociale,
18:03mais une activité
18:04peut être très utile
18:05et ne pas être viable
18:06économiquement.
18:08Vous,
18:08au groupe SOF,
18:09vous avez dû renoncer
18:10à un projet
18:11alors qu'il répondait
18:12à un vrai besoin.
18:13Bien sûr.
18:14Est-ce que tu peux
18:14nous donner un exemple ?
18:17Il y en a plusieurs.
18:20Ça nous est arrivé
18:21de reprendre des structures,
18:23y compris à la barre du tribunal,
18:24pour essayer
18:24de sauver de l'emploi,
18:26pour pérenniser
18:27un projet économique
18:29et social
18:29qui pour nous
18:29avait du sens.
18:31J'en ai deux en tête.
18:32On a repris une chocolaterie.
18:34Donc c'était un super projet
18:35avec des super gars,
18:37Guillaume, Mathieu,
18:38que tu connais sûrement Thomas.
18:40Et on n'a pas trouvé le public,
18:42on n'a pas trouvé la clientèle.
18:43Donc on a dû arrêter.
18:45Dans un autre style,
18:46on a ouvert
18:47un salon de coiffure.
18:49Tu connais peut-être moins Thomas.
18:50Un salon.
18:52Carton rouge.
18:54Elle est bien placée.
18:56Non, non,
18:56c'est masterclass.
18:58Tu l'as très bien vu.
18:59Et on a fait
19:02des mauvais choix.
19:02Mauvais timing aussi.
19:03On ouvre au moment du Covid.
19:05Donc c'était un peu compliqué.
19:06Et voilà.
19:07Et là aussi,
19:07ça rejoint un peu
19:08ce qu'on disait tout à l'heure.
19:08C'est le moment
19:09de trouver aussi le courage
19:10de dire stop.
19:11On ne va pas y arriver.
19:12Il faut qu'on se concentre
19:13sur ce qui marche.
19:14Et au-delà des timings,
19:15parfois effectivement,
19:16tu arrives à un moment donné
19:17où le marché n'est pas là.
19:18Absolument.
19:18Ou la démographie,
19:20ou le territoire
19:21dans lequel tu t'implantes
19:22est plus forcément réceptif,
19:23etc.
19:24Mais il y a un fil conducteur quand même.
19:26Et ça, je pense qu'on le développera
19:26pas mal cette saison.
19:28C'est que quand on veut développer
19:29une activité qui est mieux disante
19:30sur le plan social,
19:31c'est ce que Géraphie sait
19:32beaucoup faire sur le plan social
19:33aussi chez toi,
19:35environnemental,
19:35on l'a évoqué,
19:36tu fais face à des marchés
19:38et c'est vrai dans plein
19:39de secteurs d'activité
19:40où il y a malgré nous,
19:41enfin indirectement,
19:42une prime au vice.
19:43En gros,
19:44tu as des conditions fiscales,
19:46tu as des subventions,
19:47etc.
19:48qui ne récompensent pas suffisamment
19:49les acteurs comme Géraphie
19:51qui payent plus cher,
19:52déjà qui payent
19:53pour le temps travaillé,
19:55les gens en cuisine.
19:57Alors toi,
19:57tu bénéficies peut-être
19:58de cadres réglementaires
19:59un peu particuliers
20:00pour l'économie sociale,
20:01mais en rayon,
20:02tu ne bénéficies pas
20:03par exemple de TVA particulière
20:05pour les produits
20:05qui sont plus engagés
20:06socialement, écologiquement,
20:07alors qu'ils font du bien
20:08à l'emploi,
20:09au territoire,
20:10etc.
20:10Et ça,
20:11c'est le grand combat
20:12qu'on doit mener,
20:12c'est de réussir
20:13à créer les conditions
20:14et on en parlera sûrement
20:15dans les élections 27
20:16qui permettent
20:17à ces entreprises-là
20:18de maintenir les emplois,
20:19de continuer à se développer
20:20pour reprendre des parts
20:20de marché sur des entreprises
20:22qui dégradent
20:22la valeur sociale
20:23et environnementale
20:24et ça,
20:24en plus,
20:24c'est un coût pour l'État
20:25qui n'arrive plus
20:26à boucler son budget.
20:27Donc,
20:27on a un énorme challenge
20:28et qui peut être hyper intéressant
20:30pour le pays à relever
20:31à travers ça.
20:32J'aimerais qu'on clôture
20:33cette séquence
20:34par une même question
20:35posée à tous les deux.
20:36Quelle est la critique
20:37la plus dure
20:37ou la plus injuste
20:38selon vous
20:39quand vous êtes adressé
20:41sur vos entreprises
20:42respectives ?
20:45Grande respiration.
20:45Ah oui,
20:47pas simple.
20:48Tu veux que je commence ?
20:49T'en as une
20:50si t'en as une sous le coup de...
20:51Ouais,
20:51moi je trouve que
20:53le groupe SOS
20:54peut être critiqué
20:55ici ou là,
20:56notamment parfois
20:56par certains
20:58responsables politiques
21:01parce que
21:01dans le monde associatif
21:02on n'est pas habitué
21:04à un groupe associatif
21:05de 26 000 salariés
21:07parce qu'on n'est pas habitué
21:08à un groupe
21:09qui se développe,
21:10qui reprend des structures,
21:11etc.
21:12et moi ça me blesse,
21:14ça me fait beaucoup de mal
21:15parce que
21:16je suis au contact
21:17au quotidien
21:18avec mes 3 000 salariés,
21:20avec les 26 000 salariés
21:20du groupe
21:21qui font un boulot
21:22absolument extraordinaire
21:23et je suis désespéré
21:24parce qu'à chaque fois
21:25ces critiques
21:26ne viennent que
21:27de personnes
21:28qui n'ont jamais parlé
21:29avec quelqu'un
21:30du groupe SOS,
21:31qui n'ont jamais rencontré
21:32une personne du groupe SOS
21:33et à chaque fois
21:34qu'on se fait,
21:35moi je m'amuse parfois
21:36quand vraiment
21:37la critique est trop forte
21:38ou que la personne
21:39a un peu de followers
21:40sur des réseaux sociaux
21:42je lui dis
21:42on va déjeuner ensemble
21:43voilà
21:44en 10 minutes c'est réglé
21:45en 10 minutes c'est réglé
21:46et il me dit
21:47mais qu'en fait
21:48il ne savait pas
21:48que c'est extraordinaire
21:49que c'est magnifique
21:50que c'est super
21:50et c'est ça qui me désole
21:52et je pense
21:54que c'est aussi
21:55peut-être à l'image
21:55de la société
21:56qui est terriblement clivée
21:57aujourd'hui
21:59et donc c'est simplement
22:00avant de critiquer
22:01avant de faire
22:02des grandes envolées lyriques
22:03sur les réseaux sociaux
22:04on se rend compte
22:05on se parle
22:06et après tu peux dire
22:08ce que tu en penses
22:09Marie
22:09moi je pense que c'est le
22:12qu'est-ce que c'est bon
22:13mais qu'est-ce que c'est cher
22:14et en fait
22:15je trouve ça
22:16hyper dommage
22:17parce que
22:17quelque part
22:18c'est aussi à l'image
22:19de la société
22:19et de cette fameuse
22:20Primovis
22:21dont tu parlais à l'instant
22:22c'est qu'on n'est plus
22:23du tout habitué
22:25à payer
22:26pour
22:29pour la qualité
22:30les gens qui font
22:31les choses bien
22:32et
22:34bah
22:34oui on est dans un monde
22:36où
22:37acheter des oeufs bio
22:38ça coûte plus cher
22:38que d'acheter
22:39des oeufs de batterie
22:40de poule élevée
22:42et concrètement
22:42un prix de revient
22:43un burger frites par exemple
22:45en moyenne chez toi
22:45ça revient à combien
22:47ça
22:48alors à mes yeux
22:49c'est pas
22:49c'est pas cher
22:50on est à 18 euros
22:52burger plus frites
22:53voilà donc
22:54si t'y vas pas tous les jours
22:55c'est pas plus cher
22:56qu'un autre restaurant
22:57pour moi
22:59et aujourd'hui
22:59tu as 14 restaurants
23:00c'est ça
23:00c'est ça
23:01donc voilà
23:01ça montre qu'il y a quand même
23:02oui il y a une clientèle
23:04pour ça
23:04et
23:06comment on réussit
23:07à adresser le prix
23:08de notre côté
23:09c'est en proposant
23:10une restauration
23:12traditionnelle
23:12donc c'est une restauration
23:13assise
23:14service à table
23:15avec
23:15comme au groupe SOS
23:17en tout cas aussi
23:19avec
23:19on met les bougies
23:20sur les tables
23:21etc
23:21donc ça permet de
23:22prémiumiser
23:23l'expérience
23:24et c'est ça qui fait
23:25que les gens acceptent
23:26de payer le prix
23:26mais pas du tout
23:28parce que
23:30on va avoir
23:31voilà
23:31à des œufs bio
23:32la conscience
23:35de la valeur
23:35elle est ailleurs
23:37il est temps
23:38de passer
23:38à notre dernière séquence
23:40on a parlé
23:41de ce qui fonctionne
23:42de ce qui coince encore
23:43ce qui nous intéresse
23:44c'est aussi
23:45ce que vous allez faire
23:45pour avancer
23:47Graphy
23:47quelle est la prochaine
23:48décision importante
23:49que tu vas prendre
23:49pour réduire
23:51l'impact environnemental
23:52de ton activité
23:53wow
23:54très bonne question
23:56nous
23:56on est toujours
23:57en amélioration
23:59incrémentale
23:59donc là
24:00le prochain sujet
24:02c'est
24:02c'est très terre à terre
24:04c'est la poitrine fumée
24:05j'aimerais qu'elle soit
24:06sans nitrite
24:08on a déjà fait le test
24:10par le passé
24:10mais ça n'a pas fonctionné
24:12parce que les clients
24:13nous renvoyaient les assiettes
24:14parce que le bacon
24:15était gris
24:17donc un déconditionnement
24:19et du coup là
24:22on réfléchit à comment
24:24réussir à quand même
24:25faire passer
24:26et c'est quoi les solutions
24:27aujourd'hui ?
24:28des couleurs naturelles
24:30ça a été évoqué
24:32en réalité
24:32parce que ça existe
24:33ça existe
24:35c'est qu'aujourd'hui
24:36vous avez retiré le produit
24:37on a retiré le produit
24:38et on s'est dit
24:40on va plutôt peut-être
24:40former le staff mieux
24:42pour répondre
24:43à l'intention
24:45voilà
24:45au questionnement
24:46sur la couleur
24:48Mathieu au sein du groupe SOS
24:50quel est le chantier
24:51que tu veux absolument
24:53faire avancer cette année ?
24:57c'est une très bonne question
25:00je pense qu'on a un sujet
25:02nous d'ancrage territorial
25:03donc justement
25:05de continuer
25:06à faire preuve de pédagogie
25:07à rencontrer des élus
25:09des partenaires
25:10sur l'ensemble du territoire
25:11on a des sujets
25:13de structuration
25:15d'amélioration
25:15de notre gestion
25:17etc etc
25:19et puis on a des sujets
25:20aussi
25:20d'un point de vue
25:21environnemental
25:22je fais un gros sujet
25:23de solarisation
25:23d'un paquet de toitures
25:25de nos structures
25:26chez nous
25:26on finit de basculer
25:28notre parc
25:28de véhicules
25:29entièrement électriques
25:30on est sur la fin
25:31mais les chantiers
25:32sont hyper nombreux
25:34on a quand même
25:34peut-être pour un petit clin d'œil
25:35on a un traiteur
25:37qui s'appelle
25:37le Traiteur T
25:37avec le chef
25:39Thierry Marx
25:40où je rejoins
25:41les problématiques
25:41de graphie
25:43sur le bœuf
25:44où à la fois
25:44nous on aimerait
25:45travailler là-dessus
25:45on sert du bœuf
25:46mais parce que les clients
25:47ont une demande
25:48très très forte
25:49et donc c'est très très difficile
25:51de leur dire
25:52sur des repas
25:52qui sont somptueux
25:54qui sont très
25:54haut de gamme
25:55d'enlever
25:57cet aliment
25:58qui a aussi
25:59une très forte noblesse
26:01et donc
26:02tout l'enjeu aussi
26:02c'est de s'améliorer
26:03là-dessus
26:03pour voir comment
26:04on peut continuer
26:05à convaincre les clients
26:06d'avancer
26:07sur ces sujets-là
26:08Alix
26:09j'active mon joker
26:10promis je serai très court
26:11vous pouvez dégainer un carton
26:11si jamais je suis trop long
26:13un chemin de progrès
26:14qui je pense
26:15lie les deux aventures
26:16à des échelles très différentes
26:17qui peuvent être
26:18celles de P&Y
26:18du groupe SOS
26:19mais que moi je constate
26:20dans le mouvement Bicorp
26:21au sein d'Impact France aussi
26:22je pense qu'au niveau
26:23de nos organisations
26:24et ce sera vrai
26:25chez Norcisse
26:26évidemment
26:27on a besoin
26:28de plus intégrer
26:29les parties prenantes
26:30dans la gouvernance
26:30de l'entreprise
26:31les clients
26:31dans la conception
26:32des produits par exemple
26:33peut-être le plus en amont
26:34pour que même
26:34puisse être ambassadeur derrière
26:35là sur le traiteur
26:37les consommateurs
26:37les clients
26:38les entreprises
26:38qui demandent etc
26:39et puis des parties prenantes
26:41peut-être moins directes
26:42chez Norcisse
26:42depuis deux ans
26:43c'est la nature
26:44qui est représentée
26:44ce sera plus de femmes
26:46plus de jeunes
26:46qui ont des attentes différentes
26:48pour que l'entreprise
26:49réponde mieux aux attentes
26:50de l'ensemble des personnes
26:51qui sont impactées
26:51par son activité
26:52ça c'est un vrai chemin
26:53de progrès
26:53qu'on doit développer
26:54à l'avenir
26:55on passe à la toute dernière question
26:58de cette émission
27:00si on vous retrouve
27:01dans un an
27:02tous les deux
27:03quelle bonne nouvelle
27:04vous souhaiteriez
27:05nous annoncer ?
27:12Alors tu peux activer
27:14le joker
27:14si tu veux
27:15Mathieu
27:16est-ce que tu as une réponse
27:17qui vient
27:17sinon moi je peux en donner une
27:21moi j'ai une bonne nouvelle
27:22personnelle
27:23mais que je ne vais pas partager
27:25mais qui sera très très importante
27:27pour moi
27:29non et puis après
27:31un miracle
27:32une prise de conscience
27:34du peuple français
27:35pour mai 2027
27:37et qu'on se dirige
27:39justement vers
27:39beaucoup plus de
27:40vivre ensemble
27:43pour les prochaines années
27:44et qu'on réconcilie ce pays
27:46Thomas tu veux
27:47le fait est qu'on est dans une période
27:49qui est très difficile
27:49à traverser économiquement
27:50et encore plus
27:51pour les acteurs engagés
27:52qui supportent des structures de coûts
27:53qui font que les prix affichés
27:55sont moins intéressants
27:56à un moment où le pouvoir d'achat baisse
27:58et les capacités d'achat aussi
27:59des donneurs d'ordre privés
28:01comme publics
28:01baissent aussi
28:01donc on est sur un moment très chaud
28:03moi je pense que si dans un an
28:04on se retrouve en disant
28:05nos entreprises
28:06elles sont toujours là
28:06elles ont la même voilure
28:08voire elles ont continué
28:09à se développer
28:09en trouvant des nouveaux relais
28:10en ayant des cadres réglementaires
28:12qui sont mieux adaptés
28:14à nos offres etc
28:15c'est qu'on aura franchement
28:16fait un beau chemin
28:18déjà voilà
28:18en restant
28:19en restant sur nos appuis
28:21voire en continuant à nous développer
28:22un petit mot de la fin Graphine
28:23écoute je prends
28:24tu prends
28:25voilà
28:25donc on se retrouve dans un an
28:27avec ces constats là
28:29merci beaucoup
28:30à tous les trois
28:31merci d'être venu
28:32inaugurer
28:33ce tout premier épisode
28:35d'Impact sur table
28:36et on vous dit
28:37à très bientôt
28:38sur Bismarck Exchange
28:38merci d'avoir regardé cette vidéo
Commentaires

Recommandations