- il y a 4 heures
SMART BOURSE du 12 juin 2026
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00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché, Florian Rielpaux est avec nous, le
00:14responsable de la macro chez l'ombarodier IM, bonsoir Florian.
00:17Bonsoir Guégoire.
00:18Mabrouk Chetouane nous accompagne, le responsable global de la stratégie de marché de Natixis IM, bonsoir Mabrouk.
00:23Bonsoir Guégoire.
00:24Et Nicolas Sopel est également à nos côtés, stratégiste en chef chez Quintet Banque Privée, bonsoir et bienvenue Nicolas.
00:30Bonsoir Guégoire.
00:30Vos commentaires messieurs Nicolas sur SpaceX, évidemment l'opération en tant que telle, le message ou le signal que ça
00:38peut envoyer de manière un peu plus large au marché, aux investisseurs, autour de ce thème de l'IA, de
00:45ce thème du spatial, de la connectivité également.
00:48Et puis SpaceX donne le coup d'envoi d'une grande série ou d'une série de grandes introductions en
00:55bourse, c'est plutôt comme ça qu'il faut le dire.
00:58Je le disais en introduction, qui pourraient bouleverser des équilibres de marché qu'on connaît quand même depuis plus de
01:0320 ans à Wall Street.
01:05Alors oui, parlons de cette IPO Jules Verne, pour faire plaisir à un de mes collègues à qui on en
01:11parlait, une IPO qui vend du rêve, on est d'accord, et un rêve qui pour le moment coûte cher.
01:18C'est un petit peu le point de départ, je pense que tout le monde attend donc ce prix, on
01:24a quoi sur 90 fois les revenus, c'est énorme, pour un projet, pour un projet, d'accord, qui repose.
01:36Si on regarde le plan de rémunération d'Elon Musk, c'est pour se rémunérer une colonie d'un million
01:44d'êtres humains sur Mars, alors il n'y a pas de deadline là-dessus, mais vous voyez des plans...
01:51C'est en Russie pour le métal, peut-être que dans 20 ans on vous repassera la bande, quand Elon
01:56Musk et 100 millions de congénères seront partis sur Mars.
02:02Voilà, c'est à partir de fusées qu'on peut réutiliser, allier le spatial, la connectivité et l'intelligence artificielle,
02:14c'est un projet un peu fou, ça tombe bien, c'est géré par un type un peu fou, on
02:20va dire visionnaire,
02:21donc peut-être que le problème de gouvernance au final, c'est pas tant un problème que ça, c'est
02:25bien d'avoir je pense un pouvoir fort pour gérer ce type de projet.
02:28C'est adapté à la situation on va dire.
02:30Voilà, malgré tout, avec ce niveau de valorisation, sur des projets qui reposent sur Starship, pour envoyer ce fameux million
02:39d'êtres humains sur Mars,
02:41voilà, c'est le moindre accro pourrait coûter cher.
02:46Néanmoins, pour rester optimiste, c'est quand même basé sur SpaceX, qui a envoyé 80% de la masse orbitale
02:52en 2025.
02:54Je sais pas, je l'ai encore regardé tout à l'heure, la vidéo, le retour de cette fusée,
02:58j'ai regardé ça comme un gamin, comme quand je regardais les films de science-fiction étant petits,
03:02le retour de la fusée sur sa rampe de lancement.
03:06Voilà, on se dit, c'est un projet fou, mais les premiers éléments qu'on a sont quand même assez
03:12probants.
03:12Alors, Mars, il faut le dire, c'est une obsession muskienne, et pourquoi pas ?
03:17C'est quand même le haut de la pyramide, c'est-à-dire qu'entre-temps, comme vous le dites,
03:21il y a l'activité spatiale de lancement, il y a l'activité Starlink,
03:25deux activités particulièrement rentables quand même au sein du groupe SpaceX,
03:29et avant d'aller sur Mars, il y a quand même l'idée de déployer des data centers en orbite,
03:34ce qui semble techniquement faisable, estiment les spécialistes,
03:38et ce qui pourrait faire massivement baisser le coût d'utilisation de l'IA.
03:43C'est aussi pour ça qu'on s'intéresse à cette introduction en bourse aujourd'hui, Nicolas.
03:48Oui, tout à fait.
03:49C'est vrai que de mettre des panneaux solaires au-dessus des nuages,
03:52c'est quand même un peu plus évident que de les mettre en dessous.
03:55Donc, on est sur un projet qui est très fort.
03:58L'utilisation de data centers dans l'espace,
04:01alors c'est là qu'il va, ce n'est pas un conflit d'intérêts,
04:04mais de voir aussi avec les futures introductions d'Enthropic ou d'OpenAI,
04:09qui vont pouvoir louer ces data centers.
04:12Alors, je crois qu'on parlait d'un milliard de dollars par mois pour utiliser les data centers.
04:16Donc voilà, c'est tout un écosystème qui va être lié.
04:20Elon Musk l'a prouvé par le passé, c'est un visionnaire,
04:24il veut faire ses avancées technologiques, on s'intéresse à ça,
04:26et on suit ça de manière un petit...
04:28Pour nous, c'est la nouvelle conquête de l'espace,
04:32mais avec un prisme un petit peu différent.
04:35Bon, Florian, comment vous regardez, vous, vos équipes,
04:37les discussions que vous pouvez avoir sur cette introduction en bourse ?
04:41Est-ce que c'est un nouveau monde ?
04:43Est-ce que c'est une nouvelle manière de valoriser les entreprises ?
04:46Est-ce que c'est la consécration d'un nouveau leadership ?
04:48Elon Musk détient plus de 80% des droits de vote.
04:51Donc évidemment, un minoritaire chez SpaceX ne pèse rien.
04:56Bien sûr, où est-ce qu'on est dans une exubérance totale
05:01qui nécessitera un retour sur Terre à un moment ?
05:05Il y a deux éléments, je pense.
05:07Le premier, c'est ce genre d'IPO a tendance à survenir un petit peu,
05:11généralement, dans un environnement d'appétit pour le risque extrêmement fort,
05:15c'est-à-dire que ce n'est pas spécialement un hasard, justement,
05:17qu'on se prépare une année d'IPO extrême,
05:21avec des projets d'entreprises qui, en partie, ne sont pas rentables,
05:25avec plutôt un narratif.
05:27Pour avaler un narratif, il faut être justement dans un moment
05:30où c'est l'appétit pour le risque qui est fort.
05:31Alors, l'appétit pour le risque, c'est quelque chose qui fluctue,
05:33vous le savez, qui a tendance à connaître des cycles,
05:37de façon de l'aborder.
05:39Soit vous vous dites, je me mets avec, justement,
05:41ce grand flux, j'en peux profiter, le momentum.
05:43Parce qu'on parle beaucoup, aujourd'hui, du monde asiatique
05:47qui tente d'acheter, justement, ce qu'il n'a pas pu acheter de SpaceX
05:50au travers des fournisseurs de la chaîne de valeur qui l'entoure.
05:53C'est une façon de le voir.
05:54Pour l'instant, on pense que ça continue d'ajouter du momentum.
05:58Simplement, il faut aussi penser que ce momentum,
06:00il peut être, on dit mean reverting en anglais,
06:02il peut faire preuve de phase de retour à la moyenne.
06:05Ça, c'est un petit peu dangereux.
06:06Et voilà, la question reste en suspens.
06:08Après, on n'en aura pas beaucoup dans les portefeuilles,
06:10de toute façon, au vu du fonctionnement.
06:13Pour commencer, pour les indices qui acceptent SpaceX dès le départ,
06:18ou quasiment, ça ne va pas représenter un poids délirant.
06:22Absolument.
06:23Nvidia, dans le Nasdaq, je crois que c'est plus de 10% du Nasdaq,
06:25maintenant, c'est ça.
06:26Enfin, l'ordre de grandeur, c'est ça.
06:28Voilà.
06:28Là, on sera très loin.
06:30Oui, à cause du free float qui est plus faible.
06:32Ça, c'est une premièrement.
06:33Le deuxième élément, oui, on est dans un monde qui change,
06:35mais pas dans un monde qui change
06:36parce qu'on va partir à la conquête de l'espace
06:38et on n'est pas dans Star Trek.
06:40Par contre, ce qui est en train de changer,
06:42c'est que ces grandes IPOs,
06:44ces grands plans d'émissions obligataires
06:45sont en train de drainer une épargne.
06:47Donc, on est en train de drainer l'épargne des ménages,
06:52globalement, à un moment où ces ménages vieillissent.
06:54C'est-à-dire, à un moment où ces ménages
06:55ont de plus en plus besoin de leur épargne pour vivre.
06:58Donc, on a, quelque part, une baisse du taux de croissance de l'épargne.
07:02Donc, elle devient se raréfier.
07:04Et en même temps, on est en train de la drainer
07:05parce qu'on va aller chercher chez les ménages
07:08le financement pour SpaceX.
07:09On va chercher chez les ménages
07:11pour financer les grands projets infra-européens,
07:13pour financer les grandes émissions.
07:16Je veux dire, on a des entreprises technologiques américaines
07:18qui sont venues taper à la porte de la Suisse
07:20pour drainer, justement,
07:22pour émettre des obligations en France-Suisse.
07:24Ça nous rappelle quelques souvenirs.
07:25On a vu au Japon, au UK,
07:27il y a eu plein d'émissions dans différentes devises.
07:30Et Suisse, notamment.
07:30Donc, il y a ce côté appétit pour le risque
07:32qu'il faut garder en tête.
07:34Ça fait partie du narratif actuel.
07:35Se mettre contre ça, c'est très dangereux,
07:37en tout cas, à court terme.
07:38Mais il faut être vigilant.
07:39Les valorisations, tu en parlais.
07:40L'autre élément, c'est qu'il faut se rendre compte
07:42qu'il y a un mouvement de balancier
07:44qui est en train de se produire.
07:45Il y a un renchérissement qu'on suit
07:47dans l'évolution des taux réels.
07:48Les taux réels sont en train de progresser.
07:49Et ils ne progressent pas uniquement
07:51parce que le détroit d'Ormouz est fermé.
07:54Ils progressent également
07:55parce qu'on est en train de drainer
07:56une épargne qui, elle, se raréfie.
07:58Donc, la demande progresse,
07:59le prix de l'épargne progresse,
08:00les taux montent.
08:01Et ça, c'est une contrainte
08:02lorsqu'on vit dans un monde d'investissement.
08:05Bien sûr.
08:06Grand rééquilibrage épargne-investissement.
08:08SpaceX et les autres impérations
08:10en sont le reflet.
08:12Mabrouk, comment vous regardez ce moment ?
08:15Paroxystique, j'en sais rien.
08:16Mais en tout cas, c'est vrai que,
08:17comme le disait Florian,
08:18ça dénote ou ça démontre quand même
08:20l'atmosphère d'appétit pour le risque
08:22qui permet ces opérations aujourd'hui.
08:26Absolument.
08:27Et en fait, ce que ça nous...
08:28Ce que ça indique par ailleurs,
08:30ce que ça pose comme question,
08:31même sur la...
08:32Et Florian a soulevé sur la manière
08:34dont finalement cette épargne
08:35va être finalement allouée,
08:37c'est est-ce qu'aujourd'hui,
08:38on va correctement allouer cette épargne
08:40sur des projets de croissance ?
08:42Et finalement, qu'est-ce que c'est
08:43le monde, les marchés boursiers ?
08:46C'est une manière de financer l'économie
08:48et d'allouer de manière optimale,
08:51si je puis dire, le capital.
08:53Et en fait, c'est tout l'enjeu,
08:54en fait, de la réalité.
08:55C'est que toute cette épargne
08:56qui est déplacée vers ces projets,
08:59effectivement, donc,
09:00d'intelligence artificielle,
09:03de fusées dans l'espace
09:04de colonies sur Mars, etc.,
09:05et tout ce qu'on veut,
09:06et bien finalement,
09:07est-ce que ceci constituera
09:08quelque part les fondamentaux
09:10de la croissance future ?
09:11Et finalement, on est en train
09:12un peu de lessiver
09:14les autres secteurs
09:15qui ne vont plus avoir accès,
09:17finalement, à cette margne,
09:18à cette épargne.
09:19Donc, il y a des effets d'éviction
09:20importants quand même,
09:21c'est le problème.
09:22Et quand on dit effets d'éviction,
09:23on dit, et là,
09:24je rejoins ce que disait Florian,
09:25des taux d'intérêt,
09:26effectivement,
09:26qui mécaniquement augmentent.
09:27Et ça, c'est peut-être
09:28le danger auquel on fait face.
09:30L'épargne disponible,
09:32alors, l'épargne financière
09:33des ménages,
09:33donc elle est disponible
09:34en quantité,
09:35mais elle n'est pas infinie.
09:36Les besoins, par contre,
09:37en investissement,
09:38eux, sont infinis,
09:39manifestement,
09:39quand on écoute les projets.
09:42Et encore une fois,
09:43Elon Musk a été visionnaire.
09:44Personne n'avait, au départ,
09:45parié un copec sur Tesla.
09:47On voit, effectivement,
09:48le parcours de Tesla.
09:49Il y a eu des mots,
09:50il y a eu plein de bas par ailleurs,
09:52mais Tesla est toujours là
09:53et finalement,
09:53peut-être qu'elle ne va pas
09:56disparaître de sitôt.
09:57Et donc, fondamentalement,
09:58c'est ça que ça pose comme question,
09:59c'est où va cet argent,
10:00comment va être alloué cet argent,
10:01va-t-il être alloué
10:02de manière optimale ou non,
10:04et quid des secteurs,
10:05finalement,
10:05qui ont encore besoin
10:06de ce capital,
10:07de cette source financière,
10:09de ressources financières.
10:10Et qui sont moins rentables.
10:11Et qui sont moins rentables.
10:11Parce qu'ils n'ont pas tous
10:12les mêmes taux de rentabilité.
10:13Qui sont moins rentables,
10:14en tout cas,
10:15qui ont une rentabilité,
10:16alors que SpaceX,
10:17elle n'en a, entre guillemets,
10:18pas encore.
10:19Ça va peut-être arriver
10:20très certainement.
10:22Je crois que c'est pas,
10:22dans le prospectus,
10:23je crois pas que...
10:24Il y a de la rentabilité
10:26chez SpaceX,
10:26les lanceurs,
10:27chez Starlink,
10:28mais pour l'ensemble
10:29du groupe SpaceX,
10:30je crois pas que Musk
10:32signale la perspective
10:33d'une rentabilité.
10:34C'est pas son sujet.
10:35C'est pas le sujet,
10:35en fait, exactement.
10:36Donc, oui,
10:37vous l'avez entendu,
10:37il y a plusieurs blocs.
10:39Et Starlink, effectivement,
10:40est le seul bloc,
10:41entre guillemets,
10:42mais c'est l'économie
10:42de l'abonnement.
10:43Donc, encore une fois,
10:44c'est des choses
10:44qui sont aujourd'hui
10:45vieilles comme le monde.
10:46Et aujourd'hui,
10:48sur la partie un peu
10:48forward-looking,
10:50on sait pas,
10:51Nicolas l'a souligné,
10:51c'est très cher,
10:52effectivement,
10:53pour ce projet,
10:53pour ce rêve.
10:54Et est-ce que le capital
10:55sera correctement alloué
10:57pour un projet
10:58dont on ne sait,
10:59finalement,
11:00pas grand-chose,
11:01au fond.
11:01Donc,
11:03ça interpelle,
11:03et à l'échelle macroéconomique,
11:05cette question
11:06de l'allocation du capital,
11:07pour moi,
11:07est essentielle.
11:08Et si jamais
11:09ce capital est mal alloué,
11:11Min Reverting Process,
11:12ça va effectivement,
11:12à un moment donné,
11:13corriger.
11:14Il ne faut pas se planter,
11:14parce que les calculs
11:16de coins de table
11:16qu'on peut faire,
11:17donc,
11:17les cinq gros hyperscalers
11:19veulent installer
11:20120 gigas
11:21de puissance
11:22de data center.
11:24Arthur Mensch nous dit
11:25qu'un giga,
11:25aujourd'hui,
11:26ça coûte autour
11:26de 40 milliards,
11:28voire 50 demain,
11:29avec l'inflation
11:30des prix
11:31des composants.
11:32Donc,
11:32on peut vite arriver
11:33à en cumuler
11:34sur quelques aînés
11:35à 6 000 milliards
11:36de dollars
11:37de dépenses
11:38d'investissement,
11:39de capex.
11:40Pour rentabiliser ça,
11:42il va falloir en faire
11:43du chiffre d'affaires.
11:44Il va falloir effectivement
11:45en avoir de la demande
11:46pour ces nouveaux services.
11:49de la productivité,
11:50il va falloir que tout ça suive.
11:51Exactement,
11:52mais surtout de la demande,
11:53parce qu'à un moment donné,
11:53il va falloir que tout ceci
11:54se monétise.
11:55Et en fait,
11:56ça,
11:56c'est un grand sujet,
11:57ça va être la next step.
11:59Comment on rend tout ceci,
12:00tous ces services
12:00d'abonnement,
12:01finalement monétisables
12:03et quelle va être
12:03finalement la valeur,
12:04le revenu,
12:05le flux de revenu
12:05qui va être généré ?
12:06Dans un contexte,
12:07encore une fois,
12:08de raréfaction croissante
12:10finalement de cette épargne
12:12et globalement,
12:12d'augmentation finalement
12:14des conditions,
12:14de tension
12:15sur les conditions financières.
12:17On va voir,
12:18franchement,
12:18l'équation commence à être
12:20un peu,
12:21comment dire,
12:21un peu complexe
12:22et tout le monde
12:23va commencer à marcher
12:23un peu sur nos cordes
12:25un peu raides.
12:25l'accord devient
12:26de plus en plus fine.
12:27Nicolas,
12:28en termes de stratégie
12:30d'investissement,
12:30comment on reste exposé
12:32au thème de l'IA ?
12:32Parce que j'imagine
12:33que c'est incontournable
12:34et ça pourrait être
12:35pris comme une erreur
12:36ou une faute
12:37de ne pas s'exposer
12:38à cette méga tendance.
12:40Mais comment on fait
12:41pour s'y exposer
12:42avec des clients privés,
12:43notamment avec un
12:44riche reward
12:45convenable
12:46au profil
12:46de clients privés,
12:48par exemple,
12:49Nicolas ?
12:50C'est un thème qui bouge,
12:51qui évolue,
12:52qui est mouvant.
12:53On voit que les Max 7
12:54ne surperforment plus
12:55mais que d'autres poches
12:56du marché
12:56sont beaucoup plus chaudes
12:57aujourd'hui.
12:58Comment on arbitre ?
12:59D'accord.
13:00Alors,
13:00c'est une très très
13:01très bonne question.
13:03En fait,
13:04le sujet,
13:05nous,
13:06on ne va pas essayer
13:06de mettre en avant
13:08sur quelle entreprise
13:09il faut parier.
13:10Donc,
13:10en tant que gestionnaire
13:11de patrimoine,
13:12la première approche
13:13est une approche
13:14diversifiée.
13:15Maintenant,
13:16le constat,
13:16il est,
13:18si on ne veut pas parier
13:19sur quel modèle
13:20EA va surperformer,
13:22va être plus rentable
13:23que l'autre,
13:24quelle compagnie,
13:24etc.
13:25Il faut regarder,
13:26c'est une approche
13:27un peu fractale,
13:27on va zoomer à l'intérieur,
13:29on va regarder
13:29de quoi ces entreprises
13:31ont-elles toutes besoin
13:32de composants,
13:34purement et simplement.
13:34Et c'est pour ça,
13:35c'est quelque chose
13:36que je mets en avant
13:38depuis un moment.
13:40Et c'est venu
13:41sur le devant de la scène,
13:42les semi-conducteurs,
13:44on s'est dit,
13:45peut-être un phénomène
13:46de surchauffe récemment,
13:47mais peut-être
13:48que certains investisseurs
13:49ont justement fait
13:49de la place
13:50dans les portefeuilles
13:51pour allouer
13:51sur SpaceX,
13:53mais au final,
13:54des composants,
13:55il y en a partout.
13:56D'accord ?
13:57Mettez des data centers
13:59en espace,
14:00il va falloir
14:02avoir du composant.
14:03Donc une exposition,
14:04alors cette exposition,
14:05elle peut se faire
14:06de manière régionale,
14:07avec évidemment
14:09une exposition
14:10aux Etats-Unis,
14:11mais aussi
14:11sur les émergents
14:12et évidemment
14:13sur la zone Asie.
14:15la Chine
14:15est le premier
14:16exportateur
14:17tech au monde,
14:19maintenant on ne présente
14:20plus évidemment
14:21SKINX,
14:22Samsung Electronics
14:23et TSMC,
14:24donc ça c'est
14:25une autre façon.
14:26Il y a aussi
14:28encore une approche
14:29un petit peu plus fractale,
14:30c'est de regarder
14:30de quoi,
14:32comment ces composants,
14:33de quoi sont-ils faits,
14:34il y a tous les matériaux
14:36nécessaires derrière
14:37et ça par exemple
14:38c'est quelque chose
14:38que nous mettons en avant
14:39dans notre approche
14:40thématique,
14:41tout ce qu'on appelle
14:41ressources stratégiques
14:43qui servent justement
14:44à construire
14:45cette infrastructure,
14:47donc tout ce dont
14:48on a besoin
14:49pour les composantes
14:51mais aussi
14:51pour construire
14:52toute cette infrastructure.
14:55Et là il y a encore
14:55du potentiel
14:56dans ces dimensions-là,
14:57dans ces segments-là
14:58parce que c'est vrai
14:59que regardez
15:00le chart du SOX
15:01effectivement
15:02ça peut être
15:04un peu vertigineux
15:05quand même
15:05notamment
15:06depuis quelques mois
15:07mais vous dites
15:08sur du moyen long terme
15:10il y a encore
15:11de la place
15:11effectivement
15:12pour que ces segments-là
15:14génèrent de la performance.
15:16Je pense que l'indicateur
15:17actuellement
15:18le plus important
15:18c'est effectivement
15:19les dépenses
15:20des ces hyperscalers.
15:23En 2026
15:25c'est à peu près
15:252% du PIB américain
15:27c'est un soutien fiscal
15:28tant que ce cycle
15:29de dépenses
15:31alors qu'il soit financé
15:31avec du cash flow
15:33ou de la dette
15:34tant que ça dépense
15:36il n'y a pas de raison
15:37de remettre en cause
15:38les projections
15:39qu'on a en matière
15:40de capex
15:40sur des horizons visibles
15:42c'est-à-dire
15:422027
15:432028
15:44on est à l'aise
15:45confortable
15:45encore avec
15:46les trajectoires
15:47de dépenses
15:48d'investissement
15:48qui sont signalées
15:49par les hyperscalers.
15:50Tout à fait
15:50alors peut-être
15:51que le rythme
15:52de croissance
15:52va ralentir
15:54un petit peu
15:54on va peut-être
15:54plus croître
15:55à 50%
15:57en termes de dépenses
15:58aux alentours
15:59de 25-30%
16:00mais ça reste
16:01quand même
16:01une croissance
16:02phénoménale
16:03et tant que
16:04ces composants
16:05ces matériaux
16:06restent centraux
16:07à cette révolution
16:12il n'y a pas de raison
16:13et quand on regarde
16:14même les valorisations
16:15une vidéo
16:16ce n'est pas si cher
16:16que ça
16:17non non
16:17moins cher
16:18plus le temps passe
16:19moins si cher
16:19exactement
16:20parce que derrière
16:21en fait
16:21les prix montent
16:23mais les earnings
16:24les bénéfices
16:24aussi
16:25donc du coup
16:26les valorisations
16:26s'ajustent
16:27et il y a encore
16:28de ce point de vue là
16:29il y a vraiment
16:31un soutien
16:32à cette thèse
16:33c'est que
16:34comment vous jaugez
16:35le rich reward
16:36du thème IA
16:36aujourd'hui
16:37chez Lombard
16:38Audi AIM
16:38venant d'une semaine
16:40un peu de micro-secousse
16:41alors évidemment
16:42il y a l'introduction
16:43en bourse de SpaceX
16:44qui a pu provoquer
16:45un peu d'arbitrage
16:47mais on voit
16:48une Broadcom
16:49qui visiblement
16:51donne une guidance
16:52à un milliard
16:53en dessous
16:53du consensus
16:54voilà ça suffit
16:55aujourd'hui
16:56quand même
16:56à sanctionner
16:57des titres
16:58est-ce que c'est sain
16:59comme réaction
17:00d'ailleurs
17:00de voir que le marché
17:01est capable
17:02quand même encore
17:03de réajuster le tir
17:04sur certaines valeurs
17:05spécifiques
17:05au gré des résultats
17:07et des guidance
17:08qui sont livrés
17:08oui et puis
17:09et pas que
17:10moi j'aime bien
17:11cette idée
17:11on est dans un cycle
17:13d'investissement
17:14qui a été très fort
17:15où l'accélération
17:16est quasi parabolique
17:17et puis au bout d'un moment
17:18enfin en tout cas
17:19dans les projections
17:19il y a
17:20fin de 2026
17:21vous avez un point
17:22de retournement
17:22c'est à dire
17:23que ça continue à croître
17:24comme tu le disais
17:25mais moins vite
17:26moins fort
17:26c'est à dire que
17:27là aujourd'hui
17:28on a une performance
17:29de marché
17:29qui est très
17:32focalisée
17:32autour de ce secteur-là
17:33parce que la demande
17:35concrète
17:36de puces
17:37d'infrastructures
17:38est très forte
17:39et très concentrée
17:40sur une sous-partie
17:41du marché
17:41mais le moment
17:42où cet investissement
17:43va commencer
17:44à ralentir
17:45et que l'adoption
17:46de l'IA
17:48soit suffisamment
17:49répandue
17:49parmi nous
17:50on pourra enfin voir
17:52ce qu'on attend
17:52je pense en tout cas
17:53parce que les économistes
17:53attendent
17:54la monétisation
17:55au travers
17:55de la productivité
17:57et là
17:57on va commencer
17:58à se poser la question
17:58de quels sont
17:59les secteurs
18:00qui bénéficient
18:00le plus
18:01de cet environnement
18:01pour le moment
18:02on a à peu près
18:0356% des stocks
18:04qui sont en-dessus
18:04de l'en moyenne
18:05mobile de 100 jours
18:06donc on n'a pas
18:06une immense
18:07participation de marché
18:08ça veut dire
18:09qu'en gros
18:09il y a une partie
18:11des stocks
18:12des actions
18:12qui ont encore
18:13pas mal de marge
18:14devant elles
18:14vous le voyez
18:15de cette manière-là
18:16vous le voyez
18:16comme plutôt
18:17un réservoir
18:18d'élargissement
18:20du rallye
18:21et de la hausse
18:22je pense qu'on ne le dira
18:23jamais assez
18:23c'est pas comme une fragilisation
18:24la progression des prix
18:26reflète la projection
18:27des earnings
18:27la projection des earnings
18:28reflète la projection
18:29avant tout
18:30de la productivité
18:31et cette productivité
18:32il y a une manne
18:33de productivité
18:34qui doit venir
18:34de ces applications
18:35qu'on utilise aujourd'hui
18:36dans nos vies
18:37de tous les jours
18:37et c'est cette chaîne
18:39c'est cette chaîne
18:40de valeur
18:40qui doit justement
18:42guider nos investissements
18:43on est aujourd'hui
18:44un gérant de portefeuille
18:46c'est ce que font
18:46nos gérants de portefeuille
18:47c'est que justement
18:48ils tentent de remonter
18:49à la source
18:50de cette productivité
18:51et de voir à quel point
18:52elle commence
18:52à s'infiltrer
18:54dans différents secteurs
18:55autour de nous
18:56pour l'instant
18:56évidemment
18:57si vous posez la question
18:58à nos gérants
18:58d'action asiatique
18:59ils vont être très concentrés
19:00sur la technologie
19:01justement directement
19:02mais quand on commence
19:03à leur parler
19:03ils sont plus sélectifs
19:04ils commencent à penser
19:05matériel
19:05ils commencent à penser
19:06industrielle
19:07il y a des effets
19:08de second tour
19:09comme disent les économistes
19:10qui sont en train
19:10de se mettre en place
19:11et chercher la productivité
19:13toujours et partout
19:14ça laisse la question
19:15de l'Europe
19:16en suspens
19:17évidemment
19:17parce que l'Europe
19:18c'est peut-être
19:19l'endroit du monde
19:19où on investit le moins
19:20dans cette révolution
19:21mais dont on pourrait
19:22aussi bénéficier
19:23c'est-à-dire que
19:24voilà
19:24on a chez GPD
19:25on est exposé à l'IA
19:27et on est plutôt
19:28dans la deuxième vague
19:29une de nos forces
19:30c'est l'électrification
19:33l'aspect énergétique
19:34c'est quand même
19:35un savoir-faire
19:36et c'est quand même
19:36là aussi
19:37où il y a des investissements
19:38en Europe
19:38qui ne sont pas totalement
19:41décorrélés
19:42du sujet
19:43IA
19:43et du sujet
19:44de la technologie
19:45quand Arthur Mensch
19:46dit que
19:47chez Mistral AI
19:48et chez les autres
19:49ils transforment
19:49de l'électricité
19:50en intelligence
19:51ça éclaire bien
19:52quand même
19:53le besoin
19:54d'avoir une énergie
19:55disponible
19:56bon marché
19:56si possible
19:57décarbonée
19:58etc
20:00la connexion industrielle
20:01je distinguerai
20:01la connexion industrielle
20:02de l'effet stricto
20:03sensu sur la productivité
20:04on vit dans un monde
20:06qui vieillit
20:06on sera moins nombreux
20:07au moment où
20:08je passerai de l'arme à gauche
20:09il y aura probablement
20:10moins d'habitants sur terre
20:11qu'en ce moment
20:13on a un besoin
20:14justement
20:15voilà
20:16d'une augmentation
20:17de nos capacités humaines
20:19et pour arriver
20:20à générer davantage
20:21de productivité
20:21c'est-à-dire
20:21faire davantage
20:23avec autant de moyens
20:25et c'est ça
20:25vraiment l'enjeu
20:26et c'est l'enjeu
20:27du marché aujourd'hui
20:28mettre un prix
20:29sur cette productivité
20:30à propos de productivité
20:33Mabrouk
20:33venons-en peut-être
20:34à la Banque Centrale Européenne
20:36elle était productive
20:37cette semaine
20:37elle n'avait rien fait
20:39depuis un an
20:40et donc là
20:41ça y est
20:42elle s'est décidée
20:44à l'unanimité
20:45à monter les taux
20:47de 25 points de base
20:49comme tout le monde
20:49l'attendait
20:50comme cela avait été
20:51parfaitement signalé
20:52au marché
20:52de ce point de vue-là
20:53la communication
20:53a été plutôt bonne
20:54en amont
20:55de la réunion
20:58décision robuste
20:59nous dit Christine Lagarde
21:00unanime
21:00une décision évidente
21:02au regard
21:03de ce qu'ils appellent
21:06un élargissement
21:07quand même
21:08du choc de prix
21:09une diffusion
21:09du choc de prix
21:10on n'est plus juste
21:11dans la notion de risque
21:12comme au mois d'avril
21:14il y avait ce risque
21:15effectivement
21:15de voir ce choc de prix
21:16se diffuser
21:17la BCE le constate
21:18l'observe aujourd'hui
21:19et donc cette observation
21:21ce constat
21:21appelle une décision évidente
21:23qui est celle
21:24de remonter de 25 points de base
21:25les taux directeurs
21:27quel que soit d'ailleurs
21:29le scénario
21:29dans lequel la BCE
21:30navigue
21:31il y a aujourd'hui
21:32un quatrième scénario
21:33même qui a été rajouté
21:35aux trois autres
21:36le scénario central
21:37le scénario adverse
21:37le scénario sévère
21:38maintenant un scénario
21:39plus bénin
21:40mais dans l'ensemble
21:41de ces scénarios
21:42Christine Lagarde
21:43nous dit
21:43il nous faut
21:44il nous fallait
21:45hier en tout cas
21:46remonter les taux
21:47de 25 points de base
21:48oui donc la décision
21:49a été parfaitement anticipée
21:51par les marchés
21:51on se demande d'ailleurs
21:52si ce n'est pas les marchés
21:53qui ont fait la décision
21:54plutôt que la banque centrale européenne
21:55donc ça c'est effectivement
21:56le lien de causalité
21:57moi je l'interroge
21:59sur cette fameuse diffusion
22:00je serais beaucoup plus circonspect
22:02en réalité
22:02quand on regarde
22:03tout un tas de métriques
22:04on constate fondamentalement
22:06que oui
22:07l'inflation a augmenté
22:07mais elle va-t-elle
22:08se diffuser de manière
22:10aussi sévère
22:10effectivement
22:11que le choc
22:12qu'on avait observé
22:13trois ans par avant
22:14la réponse est non
22:15en fait
22:15et c'est là en fait
22:16qu'on a véritable souci
22:18de lecture
22:18on a bien sûr
22:19un impact très marqué
22:21très substantiel
22:22finalement
22:22sur la partie énergétique
22:24on a effectivement
22:25cette nouvelle invention
22:25qui consiste à dire
22:26qu'on a des effets directs
22:27des effets indirects
22:28des effets de second tour
22:29donc on a multiplié
22:30les effets pour
22:30on voit bien
22:31effectivement
22:32il y a une espèce
22:32de travail sémantique
22:33pour pouvoir justifier
22:34cette hausse de taux
22:3525 centimes ne change rien
22:36la nature du choc
22:37fait que de toute façon
22:38la banque centrale
22:38est impuissante
22:39pour pouvoir gérer
22:40ce choc inflationniste
22:41dans un contexte
22:42où il faut le rappeler encore
22:43l'état conjoncturel
22:44de la zone euro
22:45n'est pas le bon
22:47entre guillemets
22:47n'est pas non plus optimal
22:48je sais ce que vous allez me dire
22:50de toutes les façons
22:51le mandat de la banque centrale
22:52est monocéphale
22:53elle n'en a que faire
22:54finalement du cycle macro
22:55et d'ailleurs
22:56ça s'est bien vu
22:57finalement dans sa projection
22:58de croissance 0,8
22:59je pense que là encore
23:01on marche un peu sur la tête
23:02globalement
23:03pour aller chercher le 0,8
23:04avec un acquis de croissance
23:05qui talonne les zéros
23:06ça veut dire que globalement
23:08là on part finalement
23:08avec un énorme boulet
23:09finalement en termes de croissance
23:10et j'ai presque envie de dire
23:12même en retraite en l'Irlande
23:13parce que maintenant
23:14il va falloir quand même
23:15regarder la croissance
23:15de la zone euro
23:16soit effectivement
23:17on fait une politique monétaire
23:19en disant
23:19on ne regarde pas
23:20les prix du pétrole
23:21on ne regarde pas
23:22effectivement
23:23toutes les composantes volatiles
23:24l'Irlande, le pétrole etc
23:25il y a une manière
23:26de regarder la croissance irlandaise
23:28qui permet d'exclure
23:29quand même
23:29la volatilité
23:30liée au secteur multinational
23:33on est à plus 0,2
23:34on est à plus 0,2
23:35effectivement
23:36en retraite en l'Irlande
23:37on est à moins 0,1
23:38ou moins 0,2 je crois
23:39on peut garder la partie domestique
23:40de l'économie irlandaise
23:43quels sont les moteurs
23:44de la croissance européenne
23:46quand on regarde
23:46qu'est-ce qui compte
23:47dans une croissance
23:48c'est la demande interne
23:49il n'y en a pas
23:50il n'y en a pas
23:51donc c'est aussi simple que ça
23:52il n'y a pas de croissance
23:53de la consommation
23:53il n'y a pas de croissance
23:54de l'investissement
23:55et à un moment donné
23:56si c'était quelque chose
23:57de ponctuel
23:57ok on dirait
23:58c'est pas grave
23:59c'est quelque chose
23:59de structurel
24:00le seul pays qui investit
24:01en zone euro
24:01c'est l'Espagne
24:02bon c'est les seuls
24:03effectivement
24:04et ce sont les entreprises
24:05espagnoles
24:05on ne parle pas de l'Etat
24:06quand on regarde
24:07l'investissement privé
24:08ça augmente
24:08donc moi je questionne
24:09effectivement une hausse de taux
24:11pour envoyer un signal
24:11oui on prend en compte
24:12la situation
24:13on regarde
24:14finalement ce qui se passe
24:15et on en tient compte
24:16et on agit
24:17très bien
24:17on se demande effectivement
24:18à quoi ça sert
24:19et le problème qu'on va avoir
24:20c'est
24:21parti comme ils sont partis
24:22finalement on va se dire
24:23bon bah pourquoi pas juillet
24:24pourquoi pas septembre
24:25tant qu'on y est
24:25et là fondamentalement
24:27on rentre finalement
24:28dans un spectre
24:29où là on se dit
24:30mais finalement
24:30où est-ce qu'on va
24:31à quelles vont être les conséquences
24:32ça ne traitera pas
24:34le problème d'inflation
24:35et c'est pas mon problème en fait
24:37parce que le mandat
24:38principal de la Banque Centrale Européenne
24:39d'ailleurs la garde
24:40ne dit pas que ça va traiter
24:41le problème d'inflation
24:41elle dit que c'est le job
24:43de la Banque Centrale Européenne
24:45de délivrer sur son mandat
24:47de traiter la stabilité des prix
24:48donc là finalement
24:49c'est le serpent
24:50qui est par là
24:50mais vos recommandations
24:52elles s'adressent à la BCF
24:53ou elles s'adressent
24:54aux gouvernants
24:55aux dirigeants
24:55à ceux qui font
24:57les politiques budgétaires
24:58les politiques fiscales
24:59les politiques réglementaires
25:02la dynamique de l'investissement
25:04elle dépend aussi
25:05de cette partie
25:06du policy mix
25:07Mabrouk
25:07je veux bien qu'on mette
25:08tout sur les épaules
25:09de la Banque Centrale Européenne
25:10je ne blâme pas
25:11je n'accable pas
25:12la Banque Centrale Européenne
25:12je trouve que ça occulte
25:14quand même l'autre partie
25:15du policy mix
25:16qui est le cadre budgétaire
25:17fiscal réglementaire
25:18qui permet aussi
25:20de générer de la croissance
25:21potentielle
25:21encore une fois
25:23encore une fois
25:24quand on regarde
25:25effectivement les performances
25:25de l'économie américaine
25:27il n'y a pas de mystère
25:27non plus
25:28on a une politique
25:29qui est pro-croissance
25:30on en parlait
25:30la dernière fois
25:31sur ce plateau
25:31on parlait de la résilience
25:33notamment
25:33on parlait de la France
25:34et en fait
25:34la résilience
25:35j'ai arrivé à la conclusion
25:35que ça s'organise
25:36tout ceci s'organise
25:38ça se décrète même
25:38vous aviez dit
25:39ouais ça se décrète
25:40quand on est effectivement
25:41emporté par votre enthousiasme
25:43oui sans doute
25:43mais quand on est
25:45quand on est un dirigeant chinois
25:46ça peut se décréter
25:46quand on est en fait
25:47dans une
25:48on va dire
25:48dans une grande démocratie
25:49ça s'organise en fait
25:50en réalité
25:51et en fait
25:51on voit bien que globalement
25:52chacun
25:54joue entre guillemets
25:55enfin son rôle
25:56en zone euro
25:57mais sans vision globale
25:58et donc
25:58est-ce que c'est le moment
25:59de remonter les taux
26:00alors que tout va mal
26:01et que même la production
26:02de crédit
26:02commence à montrer
26:04quelques signes de faiblesse
26:05je ne suis pas tout à fait sûr
26:06et l'inflation
26:07oui c'est un problème
26:08quand elle sort finalement
26:10quand elle devient
26:10hors de contrôle
26:11est-elle vraiment hors de contrôle ?
26:13Je ne vois pas
26:14l'inflation dans les services
26:15elle est quand même
26:16un peu chaude
26:17on peut imaginer
26:18peut-être encore à démontrer
26:20je ne dis pas
26:20mais
26:21que le débat
26:22est quand même ouvert
26:23sur la transmission
26:25de ce choc de prix énergétique
26:26à d'autres secteurs
26:27de l'économie
26:28et on ne sait qu'une fois
26:29que ça rentre dans le système
26:30ça peut y rester
26:31et puis sur l'inflation
26:33par les salaires
26:35ok j'entends qu'aujourd'hui
26:36il n'y a pas de sujet
26:38mais quand vous avez en tête
26:39que la force de travail
26:40va baisser dans la zone euro
26:41tout au long des prochaines années
26:44peut-être que c'est un pari risqué
26:46aussi de se dire
26:46qu'il n'y aura plus jamais
26:47de boucle prix salaire
26:49dans un monde
26:50structurellement plus frictionnel
26:51et plus inflationniste
26:52ce n'est pas ce qui a été évoqué hier
26:53donc
26:53non
26:54non mais c'est quand même
26:55une partie de la discussion
26:56une partie de la discussion
26:57qui a été totalement occultée
26:58par ailleurs
26:59croissance des salaires réels
27:00aujourd'hui
27:00c'était pour cette année projetée
27:02on est de l'ordre de 0,2 à 0,4
27:03il n'y a pas grand chose
27:05en réalité
27:05et ceux qui attendent
27:06des effets de second tour
27:07ils vont attendre longtemps
27:08bon
27:08Nicolas
27:09la BCE ne nous signale pas
27:11non plus
27:11c'est pas un virage
27:12de politique monétaire
27:13c'est un recalibrage
27:15ils ne nous disent pas
27:15qu'ils sont partis
27:16pour 400 points de base
27:17de hausse de taux
27:19je ne vais pas vous faire l'affront
27:21de relire
27:22ou de redire
27:22le communiqué de presse
27:24qui a été répété
27:25main de main de fois hier
27:26par madame Lagarde
27:27moi je
27:28c'est marrant
27:29parce que pendant la
27:30je vais vous répondre
27:31avec
27:32en faisant la promotion
27:33de l'IA
27:34pendant la
27:34pendant la conférence de presse
27:37j'ai demandé
27:38à mon outil
27:39IA
27:39que nous utilisons
27:41chez Quintet
27:42je lui ai dit
27:42s'il vous plaît
27:43dessine-moi
27:43non pas un mouton
27:44mais dessine-moi
27:45une représentation
27:46de madame Lagarde
27:47qui ouvre le détroit
27:49d'Ormouz
27:49en remontant
27:50les taux d'intérêt
27:51et c'est la première fois
27:53non juste pour dire
27:54c'est la première fois
27:54que l'IA répond juste
27:56du premier coup
27:57et m'a dit
27:57désolé je ne peux pas
27:59ça n'existe pas
28:00il n'y a pas de monde
28:00où c'est possible
28:01donc j'ai pas envie
28:02d'enfoncer un peu plus
28:03la BCE
28:04je crois qu'ils ne disent pas ça
28:06c'est pas ce qu'ils disent
28:08ils ne disent pas
28:08que cette hausse de taux
28:09aura une efficacité
28:11sur
28:11mais sur la sensibilité
28:14à l'énergie
28:15dans le propos
28:16liminaire de Christine Lagarde
28:18elle renvoie là aussi
28:19sous forme de recommandation
28:20aux états
28:21charge à vous
28:22justement
28:23de vous désensibiliser
28:25de cette dépendance
28:26aux énergies fossiles
28:27accélérée sur la transition
28:29accélérée sur l'électrification
28:31et on n'aura plus
28:32ce genre de problème
28:33nous à gérer
28:33ou ce genre de dilemme
28:35à gérer
28:36du point de vue
28:37de la Banque Centrale Européenne
28:38je trouve qu'il y a quand même
28:39un équilibre à avoir
28:40s'il faut critiquer
28:41je trouve qu'il y a un équilibre
28:43à avoir
28:43on est tout à fait d'accord
28:44et l'Europe est à la traîne
28:45Florian le mentionnait
28:47que ce soit en termes
28:48de défense
28:49d'énergie
28:49ou de tech
28:50on est à la ramasse
28:51sur la tech
28:51on importe 80%
28:53de nos besoins
28:54que ce soit les composants
28:55que ce soit les services
28:56ou même les brevets
28:57d'intelligence artificielle
28:58donc effectivement
28:59il va falloir investir
29:00il va falloir que les états
29:01dépensent
29:02mais si vous prenez
29:03le prisme de la défense
29:05les membres de l'OTAN
29:06doivent maintenant
29:08dépenser jusqu'à 5%
29:09de leur PIB
29:10pour leurs besoins
29:11de défense
29:12beaucoup de ces membres
29:13de l'OTAN
29:14beaucoup de ces pays
29:15de l'OTAN
29:15sont membres de l'eurozone
29:17donc vous rajoutez
29:205% de dépense
29:21même un pays
29:22qui a des finances
29:23très saines
29:24comme le Luxembourg
29:25se retrouvera en déficit
29:26on ne va pas parler
29:26de la France évidemment
29:27donc il y a vraiment
29:29au point qu'on se demande
29:30si ces dépenses vont avoir lieu
29:31quand vous regardez
29:32la tête du secteur
29:33de la défense en bourse
29:34on a l'impression
29:35qu'un petit doute
29:36est en train de s'installer
29:37on en parlait
29:38au mois de mars 2025
29:39et j'étais le premier
29:40à être surpris
29:42par ces effets d'annonce
29:43par le fait
29:44que ça aille très très vite
29:45mais depuis
29:48les actions défense
29:49en Europe
29:49ont bondi
29:50mais depuis
29:50ça stagne
29:51pour ne pas dire
29:53c'est un des plus mauvais secteurs
29:54depuis le début de l'année
29:56il y a peut-être
29:57un rappel
29:59c'est un peu
29:59le Conan Rome
30:00qu'on a en Europe
30:01c'est qu'il faut dépenser
30:02mais comment ?
30:03voilà
30:04c'est un petit peu
30:06le problème
30:07où il va falloir
30:08faire plus d'émissions obligataires
30:10voilà
30:11c'est déjà un peu le cas
30:12j'ai vu là
30:12sur les souverains
30:13les grandes nations
30:14ont déjà émis
30:14sur les 6 premiers mois
30:15de 2026
30:17plus que sur les 6 premiers mois
30:18de 2020
30:19marqué quand même
30:20par le besoin
30:21d'accommoder
30:22le choc Covid
30:23et la pandémie
30:24sur 6 mois
30:24c'est pas la même taille
30:25de dette aussi
30:26il faut refinancer
30:27oui oui
30:28pour dire que
30:29les montants
30:30d'appel
30:31au marché
30:31c'est quand même
30:32toujours plus important
30:33donc sur la banque centrale européenne
30:35est-ce qu'il faut
30:36crier à l'erreur
30:37immédiatement
30:38ou est-ce qu'on attend
30:38un peu quand même
30:39avant de décréter
30:41que c'est une
30:42erreur de plus
30:43de la part de la banque centrale européenne
30:44vous qui avez un petit regard extérieur
30:46justement
30:47sur notre zone économique
30:48et monétaire
30:50c'est la première fois
30:55ma lecture
30:56elle est peut-être
30:57beaucoup plus simple
30:58c'est de dire
30:58est-ce que l'inflation
31:00vient de l'offre
31:00ou de la demande
31:01et ça conditionne
31:02l'ampleur de la réponse
31:03de la BCE
31:04elle est très dogmatique
31:05très systématique
31:06elle est très lisible
31:06quelque part
31:07on peut le lui reprocher
31:08parce qu'elle ne tient pas
31:09enfin elle tient moins compte
31:10de l'environnement
31:11de croissance
31:12que d'autres banques centrales
31:13un choc de demande
31:16généralement
31:16un choc d'inflation
31:18pardon
31:18par la demande de 1%
31:19va générer
31:20entre 5 et 7 hausses
31:24de taux
31:24alors que du côté
31:25du côté offre
31:27ce serait plutôt
31:27entre 2 et 3 hausses de taux
31:29donc l'idée
31:30c'est d'ancrer
31:32les anticipations
31:33en tout cas
31:33d'éviter de désancrer
31:34les anticipations
31:35je rappelle que le Michigan
31:36aux Etats-Unis
31:37qui est sorti
31:37l'enquête Michigan
31:38sur l'inflation anticipée
31:39ça baisse
31:40mais on est quand même
31:41à 10 ans
31:41très très désancré
31:43par rapport à l'objectif
31:44de 2%
31:45ça c'est les anticipations
31:46des ménages
31:46voilà des ménages
31:47c'est quand même eux
31:48qu'il faut arriver à convaincre
31:49c'est eux qui génèrent
31:50les effets d'inflation
31:51par la demande
31:51donc là-dessus
31:52on va être assez clair
31:53donc la BCE
31:54pour moi
31:55fait son job
31:56je suis content
31:57de l'avoir fait son job
31:58c'est même assez propre
32:00je trouve
32:00dans la façon de délivrer
32:02c'est très européen
32:03c'est très allemand
32:04dans la façon de concevoir
32:06la présence
32:06très ordo
32:07c'est très schnabel
32:09libéral
32:09mais c'est très
32:11qu'il en déprescotte
32:11pour vous renvoyer
32:13un argument
32:14il y a quelques années
32:15c'est très
32:16voilà
32:17c'est une règle
32:17qu'on applique
32:18et on l'applique
32:19de façon systématique
32:20et quand on l'applique
32:21on devient lisible
32:22donc c'est aussi
32:23c'est ce qui rassure
32:24c'est ce qui fait
32:24que les taux l'ont baissé
32:25pendant la séance
32:26parce qu'on a une banque centrale
32:27qui est capable
32:28de nous rassurer
32:28est-ce que les Etats-Unis
32:29en seront capables ?
32:30la question que vous avez posée
32:31parce que depuis
32:32le début du conflit
32:33le 27 février
32:34enfin la date
32:35la veille du démarrage
32:36du conflit
32:37si on regarde
32:38c'est plutôt
32:38les taux l'ont américain
32:39qui ont plus monté
32:40que les taux l'ont européen
32:42est-ce qu'il y a
32:43un sujet de crédibilité
32:44aussi du côté
32:45de la réserve fédérale américaine
32:46au moment où le pouvoir
32:47est en train de changer de main
32:52l'emploi semble retrouver
32:53du momentum
32:54par rapport au trou d'air
32:55qu'on a connu
32:56en fin d'année dernière
32:57donc disons que cette partie
32:58du mandat
32:58ne doit pas être un sujet
32:59pour la Fed
33:00alors que l'autre partie
33:01du mandat
33:02qui est celle
33:03de l'inflation
33:06on enchaîne
33:07les mois
33:07les trimestres
33:08les années
33:09sans voir l'inflation
33:10revenir à sa cible
33:11aux Etats-Unis
33:11ça fait plus de 5 ans
33:12que c'est le cas maintenant
33:13alors que Christine Lagarde
33:15l'a très bien dit
33:16désolé Florian
33:17je vous coupe
33:18nous ça fait un an
33:19et elle n'a pas bragué
33:20elle ne s'est pas vantée de ça
33:21mais elle a simplement
33:22constaté que ça fait un an
33:23que l'inflation
33:24est à la cible
33:24en zone euro
33:25le job est fait
33:26côté BCE
33:27il n'est pas fait
33:27du côté de la Fed
33:28c'est clair
33:28et justement
33:29côté Fed
33:30c'est quelqu'un
33:31qui doit s'inquiéter
33:32de sa trajectoire
33:33d'inflation
33:34à brison 12 mois
33:34c'est pas les Européens
33:35comme le disait
33:36Mimbou
33:36on n'a pas de croissance
33:37et salaire réel
33:38quelle inflation
33:40par contre
33:41côté Amérique
33:42côté Etats-Unis
33:43même sans
33:45ce choc
33:45de matière première
33:46on aurait eu
33:47une accélération
33:48de l'inflation
33:48à 12 mois
33:49parce que
33:50ce qui fait
33:51ce qui fait
33:51l'inflation
33:52globalement
33:53c'est la force
33:53de la demande
33:54et l'économie américaine
33:56pardon
33:57a connu un plus bas
33:59au troisième trimestre
34:00de l'an passé
34:01et depuis
34:02connaît un rebond
34:02et ce qui se passe
34:03sur le marché de l'emploi
34:04c'est simplement
34:05l'une des étapes
34:06de ce rebond
34:06donc la demande est forte
34:07la croissance va bien
34:08l'investissement est fort
34:09alors on dit que cet investissement
34:11pourrait être inflationniste
34:12pourquoi pas
34:12tout ce qui est intéressant
34:13de voir c'est de se dire
34:14on a aujourd'hui
34:15un mélange entre
34:16l'inflation par l'offre
34:17et l'inflation par la demande
34:18aux Etats-Unis
34:18et la partie service
34:21de l'inflation
34:21du rapport sur l'inflation
34:23de mercredi
34:24mardi, mercredi, mercredi
34:25on avait une inflation
34:27dans les services
34:28supérieurs à sa moyenne historique
34:29on est quasiment à 4%
34:30voilà
34:30c'est visqueux
34:31c'est visqueux
34:32on est face à une inflation
34:33visqueuse
34:33qui vient de la demande
34:34et c'est un danger
34:35cette analyse macro-américaine
34:38est-ce qu'elle permet
34:39justement d'orienter
34:39des portefeuilles
34:40vers quelque chose
34:41de plus cyclique
34:42par exemple ?
34:43alors c'est la question
34:44des small
34:45c'est la question
34:47des small caps
34:47quelque part
34:48c'est-à-dire
34:49lorsqu'on a des taux réels
34:50qui sont aussi positifs
34:51que ce qu'ils sont aujourd'hui
34:52est-ce qu'on peut encore
34:53acheter des small caps
34:53pour l'instant
34:53le marché dit oui
34:54c'est peut-être plus
34:55plus fragile de ce côté-là
34:57mais en tout cas
34:57le risque
34:58il est plutôt du côté obligataire
35:00que du côté cyclique
35:01de notre point de vue
35:02est-ce que la Fed
35:02peut encore imaginer
35:04ne pas monter les taux
35:05cette année
35:06il y a
35:08quelques contraintes
35:09entre guillemets
35:09concernant la Fed
35:10la première contrainte
35:11est la nomination
35:12effectivement
35:12enfin l'arrivée
35:13pardon
35:14de monsieur Warch
35:15du coup à la tête
35:16du FOMC
35:17donc il faut lisser la transition
35:19on ne peut pas arriver
35:20en disant
35:20bon moi très bien
35:21la situation
35:22la situation
35:23je la lis comme ça
35:24je monte les taux
35:24overnight
35:25et donc du coup
35:26mécaniquement
35:27ça va toujours créer
35:28on va dire
35:28l'arrivée d'un nouveau chairman
35:30crée toujours un peu de tension
35:31on attend de voir
35:32quel va être son style
35:33et il avait déjà introduit
35:34finalement l'idée
35:35de vouloir changer
35:35quand même pas mal de choses
35:37dans la communication
35:37donc premier meeting
35:39on ne va pas non plus
35:40entre guillemets
35:41trop bousculer
35:41et puis finalement
35:42on a cette séquence aussi
35:44qui arrive avec les mid-terms
35:45qui va aussi
35:47engendrer un peu de bruit
35:48donc on ne monte pas
35:49non plus aux alentours
35:50des mid-terms
35:51on aura finalement
35:52d'autres occasions
35:53de voir les banquiers centraux
35:54s'exprimer
35:54on pense effectivement
35:55au symposium de Jackson Hole
35:56qui va être à un moment donné
35:58aussi de recalibrage
35:59aussi de la politique monétaire
36:00on préparera les esprits
36:01et on a cette hausse de taux
36:03anticipée par le marché
36:04sur la Fed
36:04au mois de décembre
36:06et puis après
36:07on va avoir effectivement
36:08une séquence d'hausses
36:08si le momentum macro
36:10aux Etats-Unis
36:11donc qu'on a tendance
36:12toujours à sous-estimer
36:13par ailleurs
36:13se maintient
36:14et vous dites effectivement
36:16l'inflation n'était jamais
36:17à la cible
36:18finalement aux Etats-Unis
36:19mais la croissance
36:20n'était jamais au potentiel
36:21elle a toujours été au-dessus
36:22au-dessus
36:22donc à un moment donné
36:24une économie qui croit
36:25au-dessus de son potentiel
36:26génère automatiquement
36:27de l'inflation
36:28et cette économie
36:29qui croit au-dessus
36:30de son potentiel
36:30à un moment donné
36:31effectivement
36:32aurait nécessité peut-être
36:33un peu plus finalement
36:34de tour de vis monétaire
36:36si je puis dire
36:36mais là globalement
36:37Kevin Warch
36:38il ne peut pas non plus
36:39remonter tout de suite
36:40les taux d'intérêt directeur
36:41il est bloqué finalement
36:42dans ce calendrier
36:44et après globalement
36:45on peut parfaitement
36:46laisser le marché
36:47faire
36:48c'est-à-dire qu'en gros
36:49resserrer les conditions
36:50monétaires et financières
36:51avec juste un discours
36:52de politique monétaire
36:53un peu plus
36:54équilibré
36:55plus restrictif
36:56mais le dernier point
36:58finalement sur les taux
36:58d'intérêt réel
36:59et c'est juste
37:01un travail que l'on fait
37:02on décompose finalement
37:03cette trajectoire
37:04de taux d'intérêt réel
37:04en plusieurs facteurs
37:05et en fait
37:05un des facteurs
37:06qui nous montre
37:06pourquoi ça monte
37:07et pourquoi finalement
37:08ce n'est pas non plus
37:09problématique
37:09c'est qu'il y a de la croissance
37:1217h45
37:13au moment où on se parle
37:14toujours pas de cotation
37:15pour SpaceX
37:16mais les indications
37:17sont quand même en train
37:18de baisser
37:19on est à 175
37:19première indication
37:20là on est sur des indications
37:22entre 160 et 162 dollars
37:23pour la cotation
37:25toujours attendue
37:25de SpaceX
37:26merci beaucoup
37:26messieurs
37:27d'avoir été avec nous
37:28ce soir
37:28Florian Yelpo
37:29Lombard-Odi
37:30IEM
37:30Mabrouk Chetouan
37:31Natix ICM
37:32et Nicolas Sopel
37:33Quintet Banque Privée
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