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Trois députés européens débattent des enjeux de la nouvelle présidence du Parlement européen. Avec Michèle Rivasi (Verts/ALE), Jean-Paul Denanot (S et D) et Patrick Le Hyaric (GUE/GVN). Débat animé par Jean-Jacques Régibier.
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00:11Bonjour à tous, bonne année et bienvenue dans ce débat depuis le Parlement européen de Strasbourg.
00:16Qui élit aujourd'hui son nouveau président ?
00:18Un nouveau président, on a envie de dire et après, un nouveau président à quoi ça va servir ?
00:21Et puis surtout, quels sont les défis auxquels va être confrontée l'Europe,
00:26auxquels vous, les députés, allaient être confrontés très vite, très rapidement, dans les semaines qui viennent.
00:30On en débat avec vous, Michel Rivasi, vous êtes député vert Alliance Libre Europe,
00:34Jean-Paul Denano, vous êtes député socialiste et démocrate,
00:38et puis Patrick Leyaric, député gauche unitaire européenne, gauche verte nordique.
00:42Alors, on explique tout de même qu'au moment même où on est en train d'enregistrer cette émission,
00:46qui sera diffusée en fin d'après-midi sur le site de l'humanité.fr,
00:50on n'a pas encore totalement le résultat des courses.
00:54On va peut-être dire quand même un mot sur l'allure que prend à l'issue de ces deux
00:58tours,
00:59cette élection du président de l'Europe.
01:00On ne sait pas si ça intéresse énormément le public en règle générale.
01:05En tous les cas, ici, ça crée quand même, on est quand même au cœur de la vie politique du
01:09Parlement.
01:09Patrick Leyaric.
01:10Un petit détail.
01:11Il faut d'abord expliquer pour que tout le monde comprenne,
01:13c'est qu'il est de tradition, de fonctionnement ici,
01:19qu'au terme des deux ans et demi de mandat,
01:22on renouvelle les présidences de l'institution en général,
01:26les vice-présidents, voire même parfois les présidents de commissions.
01:30Ce n'est pas comme dans notre Assemblée nationale et notre Sénat.
01:33C'est ça.
01:33Donc les députés sont élus pour cinq ans, on le rappelle aussi,
01:35puisque eux sont élus au suffrage universel par tous les électeurs européens.
01:40Le président est élu au sein du Parlement pour deux ans et demi.
01:44Celui qui était président avant, Martin Schultz,
01:46aurait pu se représenter pour les deux ans et demi qui y suivent.
01:50Ça n'a pas été le cas.
01:51Donc c'est la raison pour laquelle on se trouve aujourd'hui dans une nouvelle élection.
01:56Michel Rivasi, on commence peut-être par vous.
01:58Physionomie un peu de ces deux premiers tours.
02:00Est-ce qu'il y a vraiment des surprises finalement dans ces lois ?
02:02Moi je trouve qu'on a loupé le coche.
02:04On a loupé le coche parce qu'on a des candidats qui ne vont pas relancer l'Europe.
02:10Et notamment l'importance du Parlement européen,
02:13parce qu'il faut que vous avez parlé des députés,
02:14mais ils sont démocratiquement élus.
02:17Et là, on a un candidat, Tajani, qui représente le Parti populaire européen,
02:23qui à mon avis va gagner, parce que quand on fait le report des voix,
02:27il a une majorité.
02:29Après on a un candidat socialiste, Pitella,
02:34qui est pas mal mais sans plus.
02:36Là je dis, on a loupé le coche parce qu'on aurait eu un candidat socialiste
02:41qui montrait qu'on cassait la coalition.
02:43Parce qu'il faut expliquer aux gens qu'il y avait quand même une coalition
02:46entre le PPE, les libéraux et les socialistes.
02:50Là, le fait que Schulz démissionne, ça casse la coalition
02:54parce que le problème c'est que s'il n'y a pas un socialiste,
03:01l'ensemble des pouvoirs appartient aux conservateurs.
03:04Et la droite dit, on a gagné les élections,
03:06il n'y a pas de raison que le président ne soit pas de chez nous.
03:08Oui, sauf qu'il y avait quand même un deal en disant
03:10c'est Schulz pendant deux ans et demi et après c'est le PPE.
03:13Sauf que le PPE tient la commission,
03:16puisque M. Juncker est représentatif du PPE,
03:18et le Conseil européen est tenu par Donald Tusk et un PPE.
03:23Donc sinon, tous les pouvoirs sont tenus par un PPE.
03:25Et là où je dis qu'on a loupé le coche,
03:27c'est qu'on n'a pas eu un candidat suffisamment charismatique
03:31qui porte des valeurs de gauche
03:32par rapport à une Europe qui n'est plus crédible
03:36vis-à-vis des citoyens européens.
03:37Vous voyez, il fallait donner une nouvelle dimension.
03:39Et là, on aurait pu faire une coalition avec les libéraux,
03:42avec les socialistes bien sûr, avec les écologistes et la GUE
03:46pour avoir une autre impulsion.
03:49Sauf que là, M. Pitella, c'est dommage,
03:52mais vous voyez, il n'a pas ce charisme
03:54qui pousse à une nouvelle coalition.
03:57Alors Jean-Paul Delon, on en parle souvent autour de cette table,
04:00ce retour à quelque chose qui ressemblerait
04:02à une candidature union de la gauche.
04:04Visiblement, ça ne semble pas être effectivement
04:07l'image que présente Pitella, le socialiste italien.
04:13Qu'est-ce que vous en pensez, vous, un petit peu
04:14de la manière dont se déroule cette élection ?
04:17Pitella s'est engagé quand même à mettre fin
04:20à la grande coalition, c'est-à-dire à se tourner d'abord
04:23vers ses partenaires de gauche, je pense à la GUE,
04:26je pense au vert, avant d'aller éventuellement négocier
04:29avec d'autres.
04:30Donc c'est un engagement fort, ça part,
04:33de faire qu'il y ait une véritable démocratie européenne
04:36qui s'exerce avec des valeurs de gauche qui soient fortes.
04:39Et face à ça, on a effectivement un centre droit
04:43qui s'est renforcé avec une alliance un peu inattendue
04:48entre le PPE et l'LD, qui a été faite hier soir,
04:53on ne sait pas trop dans quelles conditions,
04:54et qui effectivement bouleverse un peu les pronostics.
04:57Mais les choses ne sont pas complètement terminées,
05:00je pense qu'effectivement, si à la fois la GUE,
05:04les Verts, puisqu'on n'est pas sur Europe Écologie les Verts ici,
05:09se mobilisent pour faire en sorte que Pitella puisse être président,
05:12je pense que c'est encore jouable.
05:14Alors Pitella, il a ses qualités et ses défauts,
05:17comme tout le monde, mais il s'est quand même engagé,
05:19effectivement, à jouer la partition de gauche
05:22au Parlement européen, et je crois que c'est un signe
05:24quand même qui est très important.
05:27C'est une nouveauté quand même très forte.
05:28Alors là, la balle est un peu envoyée dans le corps de Patrick Leyaric,
05:33c'est possible que la GUE, ou des députés de la GUE,
05:36en tous les cas, soutiennent à un moment donné
05:38la candidature de Pitella en l'État, j'allais dire.
05:41Comment voyez les choses ?
05:42C'est-à-dire, la nouveauté, c'est qu'en principe,
05:47en vertu d'accord ancien, dès lors que M. Schulz se retirait
05:52au terme de ses deux ans et demi,
05:55la logique ancienne voulait que le candidat commun
06:00de ce qu'on appelle la grande coalition soit quelqu'un du PPE.
06:04Dès lors que nous avons un candidat socialiste,
06:08et des candidats des autres forces de gauche et écologistes,
06:11certes, mais dès lors que nous avons un candidat socialiste,
06:13la grande coalition, de fait, elle subit une déchirure
06:19extrêmement importante, et ça, ça peut être porteur pour l'avenir.
06:23Nous, évidemment, nous ne ferons rien
06:25pour qu'on ait, comme président du Parlement européen,
06:30un ancien commissaire européen,
06:32un ancien compagnon de M. Berlusconi,
06:36parce que même dans le choix du candidat fait par le PPE,
06:40ils ont trouvé quand même celui qui est le plus à droite,
06:44bien que ce dont il s'agit, c'est la gestion du Parlement européen,
06:48mais c'est quand même ce à quoi ça aboutit aujourd'hui.
06:51– Ce manque…
06:53– C'est juste une critique, je suis tout à fait d'accord avec ce que tu as dit.
06:57Nous, pour les écologistes, voter Tajani, c'est très dur.
07:01– Oui, c'est ça, je voulais vous renacer là-dessus.
07:02– Parce qu'en dehors du fait qu'il est berlusconien, il est anti-LGBT,
07:06donc, vous voyez, anti-avortement, etc.
07:08Et en plus, c'est quand même lui qui a été complice en quelque sorte
07:12et qui n'a pas dit au public le problème du scandale de Volkswagen.
07:16Vous voyez, parce qu'il y avait plein d'associations qui l'informaient
07:19que les tests qui étaient faits n'étaient pas en condition réelle,
07:22que c'étaient des tests qui étaient faits par rapport aux industriels,
07:25et lui, il n'a rien fait.
07:27Donc, comment on peut dire, il va porter le Parlement européen,
07:31sachant un peu les casseroles, vous voyez, qu'il a.
07:35Sur, vous voyez, M. Pité, là.
07:38Moi, on va voter, socialiste, mais quand même, on est très déçus,
07:42parce qu'il y a eu plusieurs rencontres, et on lui a dit une chose.
07:46Autant regarder les citoyens européens, critiquent le libre-échange.
07:49Vous voyez, au niveau du TTIP, ça a été plus ou moins abandonné.
07:52Mais il y a le CETA, là, qui va être voté le 2 février.
07:55On lui dit, donnez-nous ainsi d'un engagement,
07:58comme quoi on va saisir la Cour de justice européenne,
08:00pour voir l'adéquation entre ces traités et le traité de Lisbonne ?
08:04Eh bien, il dit non.
08:05Alors, moi, je veux bien, vous faites, soi-disant, sauter la coalition,
08:09parce qu'il se présente, mais en tant qu'individu.
08:12Mais le parti, qu'est-ce qu'il va faire derrière ?
08:14Là, c'était un signe fort, vous voyez, pour qu'il y ait une mobilisation.
08:18Quelle est la politique que je vais faire ?
08:19Moi, je ne fais plus confiance au blabla.
08:21Moi, j'avais envie de quelqu'un qui porte une politique différente
08:24par rapport à toutes les critiques qu'on entend à l'extérieur
08:27sur la mondialisation et sur le fait que ça va contre les consommateurs européens.
08:32Alors, bon, là, on fait allusion, expliquons bien,
08:35on fait allusion, en fait, effectivement, que sur le CETA,
08:37tous les socialistes n'ont pas voté contre,
08:39ce que demandaient, effectivement, les Verts, ce que demandait la Goué,
08:41mais que les socialistes français, quand même, dans leur majorité, étaient contre.
08:44Bon, voilà.
08:46Vous avez écouté, dans la primaire de la gauche en France,
08:49vous avez écouté Vincent Péon, qui a dit clairement qu'il ne voterait pas le CETA.
08:53Donc, on est un certain nombre à être sur ces positions-là.
08:56Et je pense que c'est très important, c'est un signe très important qui vous est donné.
09:00Donc, vous avez plein de raisons de voter pour Pitella.
09:03Oui, mais en fait, M. Fayon, il n'est pas représentatif du Parti socialiste et démocrate européen.
09:08Oui, mais il est dans le groupe socialiste européen.
09:12Bon, ce n'est pas tout à fait terminé.
09:13On va bien voir ce qui va se passer tout à l'heure, Pitella ou pas.
09:17Mais en même temps, on sent bien, dans ce que vous dites,
09:20qu'on ne trouve pas qu'il y ait des candidats qui soient réellement à la hauteur de la mission,
09:25peut-être encore moins que l'était Martin Schulz,
09:27même si vous n'avez pas, les uns et les autres, ménagé vos critiques.
09:31Martin Schulz a été un grand président.
09:33Voilà, alors bon.
09:34Il a porté le point de parole à l'heure.
09:35Alors, allons-y, Bill & Schulz.
09:36Allez-y, les uns et les autres.
09:39Pas le bilan de Schulz, mais moi, je veux faire une remarque qui est la suivante.
09:49Quand il y a des élections européennes,
09:52les élections européennes déterminent le rapport de force dans l'Union européenne,
09:57dans cette Assemblée, voire même, selon les élections, dans le Conseil européen.
10:03Quand il y a beaucoup d'abstentions, comme cela s'est passé en France,
10:07nos forces politiques ont été victimes de cette abstention,
10:12celles qui sont autour de la table.
10:14Et qui a progressé ?
10:17Les forces de l'extrême droite,
10:20qui, elles, ne portent pas un projet de progrès social ou écologique dans cet hémicycle.
10:25Et donc, la question de la participation au vote pour porter des forces progressistes
10:31dans le Parlement européen,
10:33c'est une question qu'il faudra reposer à la lumière de ce qui est en train de se passer.
10:41Alors, qu'est-ce que vous attendez, en réalité, du prochain président ?
10:45On va revenir tout à l'heure un peu en détail sur les dossiers,
10:47parce que c'est quand même ça qui est à l'ordre du jour en ce moment.
10:51Quelle attitude voudriez-vous qu'il ait dans les institutions européennes ?
10:55On va rappeler deux ou trois choses, quand même, qui vous guident politiquement.
10:59Qu'est-ce que vous, parlementaire, député européen,
11:02vous souhaitez de la part d'un président ?
11:04Qu'est-ce que vous allez défendre, finalement, tous les jours dans ce Parlement
11:08par rapport à sa présidence, au sein de l'Union européenne ?
11:10Écoutez, je vais vous prendre un exemple d'actualité.
11:13Hier, j'ai écouté Donald Trump,
11:16qui a critiqué fortement l'Europe...
11:18Vous avez le courage.
11:19...pour dire, écoutez, moi, je félicite l'Angleterre d'être sortie de l'Europe.
11:24Et il va y avoir d'autres pays qui vont le faire.
11:26Sur l'OTAN, c'est un très mauvais accord.
11:29Et en plus, ils ne participent même pas au financement de l'OTAN.
11:32Donc, ça, c'est leur problème.
11:34Quand j'entends ça, j'aurais aimé, vous voyez,
11:37vous vous demandez quel est le rôle d'un président du Parlement,
11:39que M. Schulz, pour un communiqué, qu'il aille chercher M. Juncker,
11:44qu'il aille chercher Donald Tusk, qui est président du Conseil européen,
11:47en disant, on fait un communiqué commun,
11:50et on dit à Donald Tusk, occupez-vous de vos affaires.
11:53Vous avez à gérer les États-Unis, ce n'est pas une mince affaire.
11:55Nous, c'est l'Europe.
11:56Vous n'allez pas nous dire quels sont les pays qui vont quitter l'Europe, etc.
11:59Alors là, ce sont plutôt les chefs d'État qui l'ont fait.
12:02Alors, il y a eu Mme Merkel, il y a eu François Hollande,
12:05mais l'Europe n'existe pas.
12:07Donc, déjà, une dimension politique.
12:09Parce que le Parlement européen,
12:11contrairement à ce qui est véhiculé un peu dans les médias,
12:14alors pas le vôtre, puisque vous nous faites parler,
12:16mais très souvent, c'est toujours Bruxelles,
12:18mais c'est toujours le Conseil européen,
12:19où c'est la Commission.
12:21Rarement, il y a l'intervention des députés européens
12:24qui constitue le côté démocratique de l'Europe.
12:26Parce que vraiment, on représente les citoyens européens,
12:28chacun dans nos pays,
12:30et on est pour l'intérêt général de l'Europe.
12:33Donc ça, pour moi, c'est un rôle politique.
12:35Après, c'est un rôle de faire participer l'ensemble des groupes.
12:38Parce que, moi, ça m'a beaucoup appris.
12:41Vous voyez, j'ai été députée à l'Assemblée nationale
12:42et députée européenne.
12:44À l'Assemblée nationale, on a droite-gauche.
12:46C'est complètement débile, des fois,
12:48puisqu'il y a des choses qui sont proposées,
12:50des amendements de droite,
12:51qu'on pourrait très bien accepter,
12:52parce qu'ils apportent une valeur ajoutée,
12:54ou de gauche, suivant le parti qui est majoritaire.
12:58L'Europe, c'est le compromis.
13:01C'est qu'on essaie de discuter avec l'autre
13:03pour faire avancer les dossiers.
13:04Et je trouve qu'il y a une dimension intelligente,
13:07de l'intérêt général, qui est beaucoup plus forte ici.
13:10On devient moins bipartisme.
13:14Et donc, là, il y a plein de dossiers,
13:16il y a plein de défis auxquels on est confrontés.
13:17Alors, on va y revenir sur ce dossier,
13:19seulement, simplement, Jean-Claude,
13:20un mot par rapport à ce rôle du président.
13:23Non, la question qui est posée,
13:25c'est celle des institutions européennes.
13:26Oui, bien sûr.
13:27C'est-à-dire l'organisation même de l'Union européenne,
13:29avec trois pôles de décision, quelque part,
13:32qui est le Conseil d'un côté,
13:34la Commission de l'autre,
13:35et le Parlement.
13:36En bout de course.
13:37Et donc, c'est le futur président du Parlement,
13:40et ce qu'a commencé à faire Schulz, d'ailleurs,
13:43devra s'imposer davantage par rapport aux deux autres poids
13:47qui interviennent dans les institutions européennes.
13:50Je crois que c'est ça, l'un des problèmes,
13:52faire en sorte que le président du Parlement européen
13:54s'impose par rapport aux autres institutions.
13:57Et s'impose par rapport, notamment, à la Commission.
14:00Le Parlement européen, jusqu'à présent,
14:01n'a pas encore le droit d'initiative.
14:03Je pense qu'il faudrait que le Parlement européen,
14:06à terme, puisse avoir le droit d'initiative.
14:08C'est-à-dire proposer des lois européennes.
14:10C'est ça, le fond de la question.
14:12C'est le vrai enjeu qui est aujourd'hui.
14:13Il faut bien le réexpliquer à ceux qui nous écoutent.
14:14C'est votre avis aussi, j'imagine.
14:16Moi, je crois que c'est un enjeu très important
14:18qu'on ne peut pas résoudre là,
14:20puisque ça découle des traités.
14:23Mais le pouvoir, pour le Parlement européen,
14:26de déposer lui-même des projets de directive,
14:29pour simplifier des projets de loi,
14:31que nous discutons et non pas des tributaires
14:35de textes qui nous viennent de la Commission
14:37après discussion du Conseil,
14:39ça, c'est un gros problème pour la seule Assemblée
14:42élue directement par les peuples.
14:44Je crois qu'il faudrait arriver à porter ça
14:47avec beaucoup plus de force.
14:48Et même un président du Parlement européen
14:50serait autorisé à faire cela,
14:56même si c'est vrai que dans la précédente législature,
14:59le président du Parlement européen
15:00s'est un peu plus affirmé.
15:02Il a d'abord parcouru les pays,
15:04il a été à chaque Conseil,
15:05il est à la table,
15:07il fait valoir parfois des résolutions
15:09que nous votons avant les réunions du Conseil
15:12ou d'autres institutions européennes.
15:16Simplement, j'affaiblis un peu ceci
15:18par le fait qu'il y a ces textes
15:20des cinq présidents que je n'aime pas beaucoup.
15:22Parce que ce sont les textes des cinq présidents,
15:26ça veut dire que chacun des présidents
15:28des institutions,
15:29ils ont ensemble une espèce de texte commun,
15:33de programme commun
15:35que moi je n'aime pas beaucoup.
15:36Parce qu'on confond beaucoup de choses,
15:39on confond l'exécutif
15:40et on confond ceux qui sont chargés
15:43de faire la loi
15:44et ça, ce n'était pas une bonne chose,
15:46je combats plutôt ça.
15:47Et un président du Parlement européen,
15:49il doit respecter ou fait respecter
15:52le pluralisme politique.
15:53On a voté en décembre
15:55un règlement intérieur
15:57qui ne nous convient pas beaucoup
16:01parce qu'en fait,
16:02il affaiblit les forces
16:04les moins importantes du Parlement.
16:06Alors deux ans et demi
16:07de mandat pour le président
16:10qui va sortir là,
16:12ce soir,
16:14ou en tout cas ce soir,
16:16de l'élection ici au Parlement européen.
16:19On le disait,
16:20il va y avoir du pain sur la planche.
16:23Plusieurs défis attendent l'Europe
16:24immédiatement.
16:25Tout de suite,
16:26on va dire un mot du Brexit.
16:28Theresa May,
16:28la première ministre britannique,
16:30vient de faire son discours.
16:33Brexit,
16:34Brexit,
16:35elle vient de redire
16:36qu'elle était plutôt...
16:37Enfin, ce qu'on entend,
16:38ce qu'on retient,
16:39moi j'ai écouté tout à l'heure
16:40le début de son intervention.
16:42on l'entend effectivement
16:44très clair sur le fait
16:45qu'elle n'est pas contre l'Europe
16:47mais elle est contre l'Union européenne,
16:49bien sûr,
16:49et qu'en tous les cas,
16:51elle nourrit une volonté
16:52de retour du Royaume-Uni
16:56vers le monde,
16:57le monde avant l'Europe.
16:59La supranationalité européenne
17:00est en contradiction,
17:01l'Utel,
17:02elle l'a dit tout à l'heure textuellement,
17:04est en contradiction
17:04avec l'avenir mondial,
17:07mondialisé des Britanniques.
17:09Qu'est-ce que vous en pensez
17:11de ce Brexit ?
17:12C'est une menace
17:13ou pas pour l'Europe ?
17:14Comment vous voyez les choses ?
17:16Écoutez,
17:17c'est une menace pour l'Europe,
17:18c'est évident.
17:19On se serait passé
17:22du Brexit.
17:23Mais je crois que justement,
17:25il faut que l'Europe,
17:27les institutions européennes
17:28à leur ensemble
17:28puissent résister
17:30à d'autres volontés,
17:32d'autres pays
17:33qui pourraient avoir
17:34la même tentation.
17:35En expliquant,
17:36et d'ailleurs,
17:36le Royaume-Uni commence
17:37à s'en rendre compte,
17:38en expliquant les difficultés
17:40que ce pays aurait
17:41à l'extérieur de Lyon.
17:44Il y a plein de sujets
17:45qui effectivement rassemblent
17:46les pays de l'Union européenne.
17:48On parle de l'agriculture,
17:50on parle des fonds de cohésion,
17:52on parle de la défense aujourd'hui
17:54de plus en plus.
17:54La question de la défense
17:55va être de plus en plus prégnante
17:57dans les débats qui viennent.
17:59Et ça,
18:00la question de la défense européenne,
18:01elle ne peut pas se faire
18:02pays par pays.
18:03si on veut être à peu près défendu
18:06alors qu'on nous dit
18:07de l'autre côté de l'Atlantique
18:08qu'on va nous laisser tomber,
18:09il faut quand même
18:10qu'on soit conscients
18:11de nos responsabilités.
18:13Donc il faut qu'on travaille
18:13sur ces questions-là.
18:14Voilà.
18:14Il y a plein de sujets
18:15qui nous amènent forcément
18:17à travailler entre pays.
18:18Alors après,
18:19la structure de l'Union européenne,
18:21c'est une autre affaire.
18:22Aujourd'hui,
18:22on est plutôt dans une addition d'État,
18:24ce qui me désespère un peu.
18:25je pense qu'on devrait aller plus
18:27vers des compétences
18:31reconnues au niveau européen.
18:33Au lieu d'avoir des doublons
18:34entre l'Union européenne
18:36et les États,
18:37on pourrait avoir une partition,
18:38comme on le fait
18:39dans les institutions françaises,
18:40par exemple,
18:41entre les diverses collectivités,
18:42un rôle défini pour chacun.
18:46Patrick Léhéry,
18:47toute chose malheureusement
18:47est en bon,
18:48on va le dire comme ça.
18:48Est-ce que, justement,
18:49le Brexit,
18:50ce n'est pas une manière
18:51pour l'Europe
18:52de redéfinir un petit peu
18:53ce qu'elle est à l'heure actuelle ?
18:54Est-ce que ça peut
18:55aller dans ce sens-là ?
18:56Est-ce qu'on peut aller
18:57tirer dans ce sens-là ?
18:59Non,
19:01oui et non,
19:01parce que le Brexit
19:03n'est pas le seul événement.
19:04Moi, je pense qu'il y a
19:05des plaques tectoniques
19:06qui sont en train de bouger
19:08et la géopolitique mondiale
19:09est en train de changer.
19:10L'attitude de Trump
19:11vis-à-vis de la construction européenne,
19:14sa tentative de nouvelle alliance
19:15avec la Russie,
19:16laquelle Russie fait
19:18une nouvelle alliance
19:19avec la Turquie,
19:20laquelle Turquie,
19:20maintenant,
19:22englobe
19:22dans son giron
19:24un certain nombre
19:25d'autres pays.
19:25Donc, il est en train
19:26de se passer des choses
19:28considérables
19:29qui renforcent l'idée
19:31d'une refondation progressiste
19:33et démocratique
19:34de la construction européenne
19:35telle que nous la connaissons,
19:37en associant
19:38beaucoup plus les peuples.
19:39Parce que,
19:39s'il n'y a pas
19:41plus de démocratie,
19:43si les peuples
19:44ne sont pas plus
19:45co-constructeurs
19:46de la construction européenne,
19:49on va continuer
19:50à se déchirer.
19:52Et si on n'avance pas
19:54vers un progrès
19:56social et environnemental
19:58considérable.
19:59Alors, évidemment,
20:00le fait que le Royaume-Uni
20:02s'en va
20:03pour répondre
20:04à cette question-là
20:05est un problème.
20:07Mais on ne sait pas
20:08comment ceci va tourner.
20:10Parce qu'ils ne peuvent pas
20:11avoir le beurre
20:12et l'argent du beurre.
20:13Ils ne peuvent pas,
20:13d'un côté,
20:15faire un mini-paradis fiscal,
20:17se mettre en concurrence
20:18contre nous
20:18et quand même bénéficier
20:20de ce qu'on appelle
20:21le marché intérieur.
20:22Et ainsi de suite.
20:24Donc, il y a plusieurs
20:25questions nouvelles
20:26qui se posent
20:26et qui nécessitent
20:28un débat de refondation.
20:29Mais moi, je souhaite
20:30que ce soit
20:31une refondation progressiste.
20:33Et les autorités françaises,
20:35nous avions suggéré ça
20:38au président François Hollande
20:40au mois de juin
20:41après le référendum britannique,
20:43de lancer l'idée,
20:45ils nous avaient un peu dit
20:48qu'ils retenaient
20:49cette idée
20:49que nous lui avons suggérée,
20:51de lancer l'idée
20:52d'une conférence européenne
20:53de refondation
20:55que moi, je dis progressiste.
20:56Tout le monde n'est pas obligé
20:57d'employer mon terme,
20:58mais c'est mieux
20:59si c'est progressiste
21:00et écologique
21:00que statique.
21:02Michel Rivasi, Brexit.
21:04Moi, je voulais revenir
21:05sur le discours
21:05de Thérèse May
21:06parce que j'étais quand même
21:07un peu choquée
21:08en disant que,
21:10et je reprends aussi
21:11ton expression,
21:12elle veut le beurre,
21:12l'argent du beurre
21:13et la crémière.
21:13parce qu'elle dit
21:15« moi, je veux faire des accords ».
21:17D'ailleurs,
21:17elle a commencé
21:18à vouloir faire des accords
21:19avec les États-Unis
21:19et on lui a dit
21:20« non, vous n'êtes pas encore
21:21sorti de l'Europe,
21:22donc à titre personnel,
21:23vous ne pouvez pas le faire »
21:24et qu'on est prêt
21:25à revenir sur un paradis fiscal.
21:27Or, vous voyez bien
21:28que si l'Angleterre,
21:30elle voulait être dans l'Europe
21:31pour garder ses prérogatives
21:34et pour encourager
21:35la défiscalisation
21:36ou le fait
21:37qu'il y ait des paradis fiscaux,
21:38ça va complètement
21:39contre le projet européen
21:41à l'origine.
21:42Et là où
21:43il faudrait que le Brexit
21:45nous oblige
21:46à savoir
21:47quel est
21:47le nouveau projet européen.
21:49Tout à l'heure,
21:50vous parliez de compétences.
21:52Quand on voit
21:52le défi climatique,
21:53on s'est dit
21:54l'Europe,
21:54c'est la bonne échelle
21:55pour répondre
21:55au défi climatique
21:57par rapport d'ailleurs
21:58à un certain nombre
21:59de propositions
22:00que l'Europe a faites.
22:01Mais il y a aussi
22:02un déficit social
22:03parce qu'on voit
22:04que toute la problématique
22:06sur la directive
22:06sur les travailleurs détachés
22:07ça pose
22:08de la concurrence
22:10à l'intérieur de l'Europe
22:11par rapport aux travailleurs.
22:13Et on voit
22:13et là
22:14elle pose la question
22:15sur le dumping fiscal aussi.
22:18Regardez,
22:19la présidence
22:19maintenant c'est Malte.
22:21On a fait faire
22:22une étude sur Malte.
22:23C'est un paradis fiscal.
22:24On en parlera
22:24dans un autre débat
22:25mais disons-le
22:26puisque vous avez levé
22:27le lien,
22:27si je peux dire.
22:28À un moment,
22:28le Brexit
22:29doit nous poser des questions
22:30sur c'est quoi
22:31le nouveau projet européen.
22:32Il faut qu'il soit progressiste.
22:34Il faut que les gens
22:34se reconnaissent
22:35dans la valeur ajoutée
22:36de l'Europe.
22:37Si l'Europe
22:37devient
22:38qu'un marché
22:40et en plus
22:41un marché hyper mondialisé
22:42où il y a une désindustrialisation
22:44de l'Europe
22:44les gens se disent
22:45à quoi ça sert.
22:46Et donc
22:46il faut retrouver
22:47faire une conférence
22:48tout à fait européenne
22:49en disant
22:50c'est quoi
22:51la valeur ajoutée
22:51de l'Europe
22:52et comment
22:53on peut
22:54apporter un plus
22:55au niveau de nos peuples
22:56sur les minimas sociaux
22:57sur un revenu
22:59si vous voulez
22:59qui est
23:00dans chaque pays
23:01minimum
23:02etc.
23:03Or là
23:03les gens se disent
23:05c'est plus la prospérité
23:06c'est le chômage
23:07il n'y a pas
23:08de grand plan
23:08d'investissement
23:09il n'y a qu'une politique
23:10d'austérité
23:11on voit ce que ça nous coûte
23:13dans notre quotidien
23:14donc c'est refaire
23:16reconstruire
23:17le rêve européen
23:17avec les citoyens
23:19d'où cet aspect
23:20de déficit démocratique
23:21donc on retient de ça
23:22tout de même
23:22vigilance
23:23dans ce qui va se passer
23:24au cours des négociations
23:25sur le Brexit
23:25bien sûr
23:26qui vont forcément
23:27engendrer un débat politique
23:28vous tous
23:29vous allez y participer
23:30et on se rend bien compte
23:31dans le débat
23:32qu'on amorce ici
23:33que vous allez avoir
23:35à définir
23:35vous allez être amené
23:36à définir effectivement
23:37de nouveaux objectifs
23:38européens
23:39dans le cadre
23:40de ce débat
23:41la seule chose
23:42qui m'inquiète
23:42c'est que s'il n'y a que
23:43des PPE
23:43qui sont responsables
23:45de la situation de l'Europe
23:46dans laquelle elle est
23:48quel est l'espoir
23:49qu'on va avoir
23:49c'est pour ça que je suis
23:50très déçu par ce débat
23:52c'est pour ça que vous
23:52votiez pité là
23:53mais oui
23:54dans votre âme
23:54c'est là
23:55mais je ne suis pas sûre
23:57qu'en votant pité là
23:58on va obtenir la majorité
24:00c'est ce que j'allais vous dire
24:01comment est-ce que vous allez
24:02vous y prendre en dehors
24:03de faire une espèce
24:04d'alliance quelque part
24:06il faut bien
24:07à un moment donné
24:08faire une alliance quelque part
24:09pour dire
24:09on a massivement
24:11apporter des valeurs communes
24:12les forces progressistes
24:13elles sont autour de cette table
24:14donc il faut être clair
24:15si elles ne sont pas capables
24:16de se rassembler
24:17ici comme en France d'ailleurs
24:18c'est la même chose
24:19c'est la même problématique
24:20qui est posée
24:21si on n'est pas capable
24:22de se rassembler
24:22elle va disparaître
24:23donc il faut être conscient de ça
24:25il faut que tout le monde
24:25soit bien conscient de ça
24:27est-ce que vous diriez
24:28Jean-Claude Delano
24:29que ces années-là
24:30qui viennent
24:30ces mois-mêmes
24:31vont être quand même décisifs
24:32pour l'Europe
24:33et pour l'image de l'Union
24:34parce que comme le disait
24:35Patrick Loéry tout à l'heure
24:36c'est en train de bouger
24:37tout ça quoi
24:37mais ça c'est clair
24:38les mois
24:40même les mois qui viennent
24:41vont être des mois
24:42cruciaux pour l'avenir de l'Europe
24:44je crois qu'effectivement
24:45si l'Europe n'est pas capable
24:46de se réformer
24:47d'imaginer un avenir différent
24:49effectivement
24:49avec la question
24:50que tu évoquais
24:51des travailleurs détachés
24:52mais la problématique là
24:54elle est qu'il y a
24:55des divergences d'appréciation
24:56entre les états
24:57de l'Union européenne
24:58les anciens états de l'Est
24:59ne veulent pas
25:00l'entendre
25:00à la Pologne
25:01à la Bulgarie
25:01à la Romagne
25:02ils ne sont pas favorables
25:03et donc il faut qu'on arrive
25:04à trouver un dialogue
25:06avec ces pays-là
25:07pour faire en sorte
25:08qu'on abroge
25:09cette directive
25:09des travailleurs détachés
25:10et nous on est prêt
25:11il n'y a pas de souci
25:11mais les autres
25:12ils y voient aussi
25:13leurs intérêts
25:15Patrick Leyaric là-dessus
25:16sur cette question
25:17des mois à venir
25:18de ce que vous allez
25:20tout simplement
25:20vous député européen
25:21faire et investir
25:23pour l'Europe
25:24quels vont être
25:25les points forts
25:26ah oui
25:26c'est crucial
25:28il faut traiter
25:29chacune des questions
25:30qui nous s'est posées
25:31demain on a un vote
25:32sur le pilier social
25:34on a les travailleurs
25:36détachés
25:36donc il faut prendre
25:37chacune des questions
25:38mais il y a quand même
25:40besoin d'une élaboration
25:42d'ensemble
25:42dans le Parlement européen
25:44en lien avec les citoyens
25:45c'est-à-dire
25:46il faut inventer
25:47maintenant autre chose
25:49sinon
25:51ça va imploser
25:52ou en tout cas
25:53ça va se distendre
25:54considérablement
25:55et pas au bénéfice
25:57des gens
25:58pas au bénéfice
25:58de ceux
25:59qui sont au travail
26:00ou ceux
26:00qui n'ont pas de travail
26:01ce sera
26:01toujours au bénéfice
26:03des mêmes
26:03c'est-à-dire
26:04ceux qui aujourd'hui
26:06profitent d'une manière
26:06ou d'une autre
26:07d'une Europe
26:08ultra-libérale
26:09mais demain
26:10si on fait
26:10le national-capitalisme
26:11ce sera la même chose
26:13même on aura peut-être
26:14aggravé encore
26:15la concurrence
26:17et peut-être
26:18un peu la guerre
26:18c'est ce pas-là
26:19que vous avez aussi
26:20sur la planche
26:20Michel-Révisy
26:21là il y a un enjeu
26:24très important
26:25et se poser vraiment
26:26la question
26:26d'une Europe
26:27pour qui
26:28pourquoi
26:28c'est vraiment
26:30associer à la fois
26:31les Etats
26:32et la population
26:33et moi ma crainte
26:34c'est quand je vois
26:36Donald Trump
26:36qui est un semeur
26:37de guerre
26:38je me dis
26:39que si l'Europe
26:40par les valeurs
26:41qu'elle va défendre
26:42par son organisation
26:43et par la défense
26:45des citoyens européens
26:46si elle n'est pas capable
26:47de montrer que ce modèle
26:48marche
26:49que les gens
26:50on augmente
26:51la qualité de vie
26:52de ces gens-là
26:53et pas justement
26:54tous ces dumpings
26:55social, fiscal
26:56etc
26:56et bien on aura
26:59on ira au mur
27:00donc l'enjeu
27:01c'est une construction
27:04de solidarité
27:05parce qu'avec le problème
27:06des migrants
27:07des réfugiés
27:07qui ne va que s'aggraver
27:09il ne faut pas penser
27:10qu'en mettant
27:11des forteresses partout
27:12les gens
27:13ils vont rester chez eux
27:14s'il y a la guerre
27:14ou s'il y a la sécheresse
27:16etc
27:16donc il faut intégrer
27:18tout ça
27:18et jouer sur la solidarité
27:20la coopération
27:21alors qu'on joue
27:22sur la compétition
27:23la concurrence
27:24donc ça c'est un nouveau modèle
27:25et on va mettre
27:27toutes nos énergies renouvelables
27:28les forces progressistes
27:30comme on dit
27:30puisque c'est un terme à la mode
27:32pour essayer de construire ça
27:33c'est bien le renouvelable
27:34merci à vous
27:35j'espère qu'il ne s'est rien passé
27:37juste devant nous
27:38là derrière cet hémicycle
27:39dans cet hémicycle
27:39pendant que vous étiez ici
27:41merci à nous
27:41merci à vous
27:42merci à vous bien sûr
27:43qui nous avez suivi
27:44et puis continuer à suivre
27:46l'actualité de cette session
27:48et du vote au Parlement européen
27:50sur notre site
27:51humanité.fr
27:52et sur Twitter
27:53en direct
27:54au revoir
27:54un autre débat
27:55demain ici
27:56en direct du Parlement européen
27:57on parlera justement
27:58de ce socle social
27:59que vous avez évoqué
28:00les uns et les autres
28:01dans ce débat
28:01merci à vous
28:02merci à vous