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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00L'autre question dans l'actualité, ce dimanche, le duel RN-LFI est-il inévitable ?
00:05À en croire les sondages en l'état, c'est bien l'affiche du second tour, d'où cette tribune
00:09signée par plus de 60 parlementaires dans la tribune dimanche
00:12qui appelle solennellement à une primaire pour éviter, je cite, le spectre d'un second tour entre la France Insoumise
00:18et le Rassemblement National.
00:20Il y en a un qui y croit, c'est Gabriel Attal, il s'est exprimé à notre micro tout
00:23à l'heure.
00:24Il y a deux ou trois semaines, quasiment personne n'était pour la primaire.
00:28Si on avait cet échange, vous m'auriez dit, Bruno Retailleau ne souhaite pas la primaire, des personnalités importantes de
00:35LR ne souhaitent pas la primaire.
00:36Regardez ce qui s'est passé depuis. Bruno Retailleau est favorable à la primaire, Michel Barnier, Valérie Pécresse, Gérard Larcher
00:42ont pris la parole pour défendre la primaire.
00:46Moi je vous dis, cette primaire aura lieu, j'en suis absolument convaincu.
00:49Je me tourne vers le soutien de Gabriel Attal, il est franchement un peu optimiste là, Gabriel Attal, ça bloque
00:54complètement.
00:55Déjà personne ne propose la même chose et il y en a un des acteurs principaux, Édouard Philippe, qui dit
01:01non, je suis contre.
01:01Vous savez madame, en fait c'est un problème de méthode. On est chez les fous en France.
01:05Je pense qu'aujourd'hui tout le monde déteste son voisin.
01:08L'objectif c'est quoi ? C'est un contrat, effectivement c'est un contrat qui doit être fait sur
01:13ce contrat de coalition, ce contrat de gouvernance.
01:16Moi j'ai envie de m'adresser au maire qui est en face de moi.
01:18Comment il fait pour gérer sa mairie ? Il a un accord, il peut discuter avec l'opposition pour faire
01:23en sorte que les citoyens se sentent bien.
01:25L'idée c'est quoi ? Elle est très simple. Les Français ne veulent pas obéir, ils veulent adhérer.
01:29D'abord on va arrêter de dire, on ne veut pas un second tour RN et les filles.
01:33Les Français choisissent. Donc dans la proposition de ce contrat, c'est une proposition faite par les Français.
01:39Les Français vont proposer le programme, pas uniquement les politiques qui nous disent,
01:43« Ne vous inquiétez pas, j'ai un programme Dormez Tranquille et Gentil Français ».
01:47Troisième point, c'est des tiers de confiance.
01:49Quand on voit quelqu'un comme Jean-Louis Borloo, avec des syndicalistes, avec des philosophes,
01:53qui puissent eux collecter à la fois la demande des Français et des politiques...
01:58Donc ce serait lui, Jean-Louis Borloo, qui encarderait le blog du Chant d'Asse-Droit ?
02:01Il est sorti du système, il n'a pas de chapelle. On ne va pas mettre des gens qui ont
02:04leur chapelle.
02:05Et puis si on va plus loin, vous avez une responsabilité, vous les chaînes et les créateurs de contenu.
02:11Et là, à ce moment-là, c'est des face aux Français, où il y a une proposition qui est
02:15faite.
02:16Qui peut accéder là ? Est-ce que c'est les candidats ou candidates qui ont 5% ou 200
02:20maires qui parrainent ?
02:22C'est fait devant vous avec plusieurs débats.
02:25Un deuxième tour pour les qualifiés et surtout, et surtout, les 100 premiers jours.
02:30Ça fait 40 ans de déni. Qu'est-ce qu'on fait pour la retraite ?
02:33Qu'est-ce qu'on fait pour une vraie décentralisation ?
02:35Qu'est-ce qu'on fait pour cet État ? Est-ce qu'on garde 577 parlementaires ?
02:40Mais pardon, où en est l'état des discussions ?
02:42Alors, je me tourne vers le porte-parole d'Horizon, parce que c'est chez vous que ça bloque.
02:47Édouard Philippe, c'est terminé ? Il n'y a pas de discussion possible ?
02:49La primaire, il ferme la porte ?
02:50C'est pas une primaire, c'est un contrat de gouvernance.
02:52Quand on a mon ami Patrick Vignal, moi je suis très zen sur le sujet.
02:56Nous, on a toujours dit...
02:57Vous êtes d'un seul.
02:58Non, mais c'est ce que l'on a toujours mis en avant au sein de cette famille politique,
03:03et ce qu'Édouard Philippe a toujours défendu.
03:05Moi, je vais vous dire, on vient de parler, et c'était honnêtement très intéressant,
03:08du pouvoir d'achat du SMIC.
03:10C'est ça les vrais sujets des Français ?
03:11Vous pensez que c'est vraiment cette tambouille politicienne ?
03:13Il faut qu'il y ait un pour incarner ces sujets.
03:16Mais si M. Lysnard, M. Retailleau et M. Attal,
03:19les trois personnes pour lesquelles j'ai éminemment de respect,
03:22honnêtement, et qui sont trois personnalités importantes,
03:24importantes et politiques importantes,
03:27et avec qui on doit travailler tous ensemble,
03:29veulent faire une primaire ensemble, qu'ils la fassent.
03:31On ne va pas leur interdire de la faire.
03:32Oui, mais sans Édouard Philippe, pardon.
03:34Les chances d'accéder au second tour, c'est pas compliqué.
03:37Mais chacun doit prendre, et Édouard Philippe, il l'a rappelé.
03:40Et récemment, chacun prendra ses responsabilités au moment venu.
03:44Vous savez qu'on vient de rentrer sous l'heure d'hiver,
03:47et que l'élection, c'est l'heure d'été.
03:49Donc, entre l'heure d'hiver et l'heure d'été, il va se passer six mois.
03:51C'est une éternité.
03:53Et nous, moi, je ne comprends pas cette précipitation,
03:56cette envie, soudainement, là, depuis quelques jours...
03:59Donc, vous dites, chacun prendra ses responsabilités.
04:01Donc, potentiellement, dans quelques semaines,
04:03Édouard Philippe, finalement, ouvrira la porte et dira, peut-être...
04:06On a du temps. Et ce qu'il faut, et Mme Marco a la raison,
04:09elle a du temps, on a du temps, et on doit parler des vrais sujets.
04:12– Mais, on n'est pas d'accord, mais ce sont les vrais sujets
04:15qui intéressent les Français.
04:16– Vous y attendiez pas, celle-là !
04:17– La forme, la mécanique, la tuyauterie de savoir
04:20qui doit représenter éventuellement, ça n'intéresse personne.
04:23– Non, mais là, alors, M. le maire, vous avez raison...
04:25– Vous n'êtes pas d'accord, M. Villard ?
04:26– Non, non, non, je suis d'accord avec vous sur la temporalité.
04:29Comment je peux dire aujourd'hui à David Linnard,
04:31à Édouard Philippe, à Gabriel Attal, un peu différemment,
04:35et à Rotaillot, on se met une coalition.
04:38Pour l'instant, dans votre couleur, vous avez raison.
04:39– Mais passé, vous savez en plus qu'on se parle tous tous les jours.
04:43– Oui, vous savez, j'ai pas de problème.
04:44– On se parle dans nos mairies, on se parle dans nos départements,
04:47dans nos régions, au Parlement, on se parle tous.
04:49– Si vous voulez que les Français retrouvent la confiance,
04:51ils ne veulent pas obéir, enfin, s'ils veulent adhérer,
04:53c'est que, un, il faut que ce soit eux qui proposent le programme,
04:56et deux, au mois de janvier, si on n'a pas décollé,
05:00moi, si Édouard Philippe n'est pas à 30%,
05:02il faut s'associer, il faut nos énergies communes.
05:04– Les candidats d'abord, le programme après,
05:06le programme d'abord, les candidats après,
05:08quel périmètre, quelle personne,
05:09et vous savez que la culture de la primaire,
05:12et je tiens juste à rendre hommage un peu aux partis socialistes,
05:15parce que cette culture de la primaire,
05:17ils l'ont davantage que chez nous.
05:18À droite, il n'y a jamais eu de primaire,
05:20qui ont été couronnées de succès.
05:21Il n'y a pas un seul président de la République
05:23qui ait été déterminé ou qui ait gagné une primaire préalablement.
05:26– Monsieur le maire, moi, ce n'est pas pour diviser nos différences,
05:30c'est pour additionner nos compétences,
05:33parce que je suis désolé, aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils disent ?
05:35– Mais moi, je suis pour le rassemblement, Patrick,
05:36et je suis pour travailler avec toi.
05:39– Les Français, ils disent, ils nous fatiguent avec leur politique.
05:43J'oublie un truc important, le programme,
05:45c'est les Français qui le feront,
05:47ça sera validé par les candidats,
05:49et c'est la tripartition qui va nous gêner.
05:51Enfin, moi, je sors de l'Assemblée,
05:53c'est ingouvernable ce ministre.
05:54– Vous pouvez avoir un désaccord, ça.
05:55– On les dit en direct, les débats du centre-droit,
05:58c'est pas gagné, on peut dire ça.
06:00– Il n'y a pas que le centre-droit, parce qu'à gauche,
06:01vous avez le même problème, à savoir que
06:03vous avez au Rassemblement National
06:06une candidate, une incarnation, un projet, un sein, portable.
06:11À gauche, à l'extrême-gauche,
06:14vous avez Jean-Luc Mélenchon qui a un programme,
06:16une force, je veux dire, qui est encore réaffirmé,
06:18et ils sont forts de la faiblesse des autres.
06:20Alors, est-ce que c'est une faiblesse qui peut être résonue
06:23par des problèmes de tuyauterie ?
06:24Moi, je crois que les problèmes d'incarnation sont prioritaires.
06:28Alors, peut-être qu'ils viendront ensuite,
06:30dans un moment où, s'ils n'arrivent pas, au fond,
06:32à porter un dessin, mais c'est vrai qu'aussi bien
06:35Raphaël Glucksmann à gauche
06:36qu'Édouard Philippe à droite,
06:39ils ne sont pas, pour l'instant,
06:41porteurs de quelque chose
06:42qui transcende, qui porte,
06:44qui nous emmène au-delà.
06:46– Est-ce qu'un Jean-Louis Borneau,
06:47tiens, Arnaud Péricard, puisque c'était proposé,
06:49non proposé par Patrick Lignal,
06:51est-ce que ce n'est pas quelqu'un
06:53qui peut transcender, justement ?
06:55– Non, mais que les uns et les autres
06:56qui ont eu un moment ou un temps politique
06:59il y a quelques années
07:00aient envie de porter une parole,
07:02un tiers de confiance,
07:03je ne sais pas ce que c'est qu'un tiers de confiance.
07:05– Un rassemblement !
07:06– Non, mais qu'ils aient envie
07:08d'œuvrer au rassemblement.
07:09Moi, je trouve ça plutôt salutaire,
07:11mais de grâce, nous, on a créé
07:12une formation politique autour d'Édouard Philippe
07:14il y a cinq ans, dans une trajectoire.
07:16Elle s'est inscrite dans une trajectoire présidentielle
07:19avec constance, avec cohérence.
07:21Encore une fois, c'est deux choses
07:22qui sont importantes dans l'ADN
07:24de la formation politique
07:25dont je porte la parole aujourd'hui.
07:27Donc, on aura, effectivement,
07:28on a un candidat,
07:29on a 500 maires qui nous soutiennent,
07:31on a de quoi financer cette campagne.
07:32– Mais vous avez un candidat
07:33qui ne suscite pas quand même l'adhésion
07:35sinon de Mme Artaud,
07:36ce que je comprends,
07:37ni de notre ami ici, sur votre droite.
07:39– Il reste six mois.
07:39– Je ne suis pas sûr que le candidat…
07:42– Il reste six mois.
07:43– Il reste six mois.
07:44– C'est une éternité en politique.
07:45– Alexandre Nicolich,
07:46vous frottez les mains, là ?
07:48– Non, non, je regarde ça
07:50et je me dis qu'ils ne prennent pas conscience
07:51de la raison pour laquelle
07:53ils sont aussi bas
07:55dans les enquêtes d'opinion, notamment.
07:57Parce qu'en réalité,
07:58ils ont incarné,
07:59que ce soit Édouard Philippe
08:00ou Gabriel Attal,
08:00le macronisme.
08:01Édouard Philippe en étant Premier ministre
08:02pendant trois ans,
08:03puis ensuite Gabriel Attal.
08:04Et le bilan,
08:05on évoque tout à l'heure,
08:06depuis tout à l'heure,
08:06la question sociale.
08:07Mais il y a aussi un bilan global
08:09qui a amené notre pays économiquement
08:11droit dans le mur.
08:12On parlait des fermetures d'entreprises,
08:13on peut parler du déficit commercial.
08:14Mais la situation qui nous amène
08:16à être en danger pour demain.
08:19Quand Emmanuel Macron
08:20avec Édouard Philippe
08:21prennent le pouvoir en 2017,
08:23nous empruntions à 0,6%.
08:25Maintenant, les taux d'emprunt
08:27sont à quasi 5%.
08:28La dette a augmenté
08:29de 1 400 milliards d'euros.
08:30Le déficit public annuel
08:32en termes de chiffres
08:33est passé de 59 milliards
08:35à 150 milliards.
08:36de 2,6% à plus de 5%.
08:38Ce bilan-là
08:39et cette catastrophe-là,
08:40elle est la conséquence
08:41d'une politique
08:42parce qu'il y a des dépenses publiques
08:43qui n'ont jamais été touchées
08:47et qui nous mettent
08:48ce droit dans le mur.
08:48Nicolas Domenach.
08:49On a compris le bilan
08:51que vous faites
08:51qui est assez catastrophique.
08:52Il y a du vrai.
08:53J'ai une question à vous poser.
08:54J'aimerais bien connaître ta réponse.
08:55Vous l'avez évoqué tout à l'heure,
08:57l'électorat ouvrier
08:58qui est très majoritairement
09:00en votre faveur.
09:00c'est incontestable.
09:01Mais les jeunes
09:03sondés
09:04sont à 55%,
09:0554%
09:06pour Jean-Luc Mélenchon.
09:08Comment vous comprenez,
09:09comment vous pouvez
09:11combattre
09:11cette situation-là
09:13qui ne vous est pas
09:13si favorable ?
09:14Elle est favorable
09:15chez les ouvriers,
09:15défavorable dans la jeunesse.
09:17Je vais vous répondre.
09:19Entre 15 et 19 ans,
09:20j'étais d'extrême-gauche.
09:21J'étais engagé à 15 ans.
09:23À 15 ans,
09:23j'organisais les manifs
09:24anti-Le Pen dans le lycée.
09:25Ce que je veux dire,
09:27c'est que la jeunesse
09:30depuis toujours
09:32a été très à gauche.
09:35Et ensuite,
09:35vous avez une évolution.
09:36Et la France
09:38qui travaille aujourd'hui
09:39vote massivement
09:40à des scores
09:4035-40%
09:41pour le Rassemblement National.
09:42J'ai parlé de mon cas personnel.
09:44Je vais juste te dire
09:44qu'il y avait un article
09:45du Figaro
09:45qui m'avait cité d'ailleurs
09:46et qui m'avait pris
09:47comme exemple symbolique
09:49et en en citant d'autres,
09:50mais qui avait pris des chiffres.
09:51En 2002,
09:53chez les 18-24 ans,
09:55Jean-Marie Le Pen
09:55fait 7%.
09:5793% avaient voté
09:58pour Jacques Chirac.
10:00En 2022,
10:01cette même tranche d'âge
10:02qui avait donc
10:03entre 38 et 44 ans
10:04avait voté à 50%
10:06pour Marine Le Pen.
10:07C'est-à-dire que
10:07cette même tranche d'âge
10:08avait évolué totalement
10:09dans son vote
10:10quand elle a été confrontée
10:11aux enjeux d'insécurité,
10:12aux difficultés
10:13de pouvoir d'achat
10:14quand il travaillait,
10:15au fait d'acheter un logement,
10:16au fait de se confronter
10:17à la vie.
10:18Nathalie Arthaud,
10:20le fait est que
10:21les travailleurs,
10:21les ouvriers,
10:22ils votent RN ?
10:23Moi, je crois
10:24qu'ils ont été
10:25extrêmement déçus
10:26par tous ceux
10:27qui ont gouverné
10:27et en effet,
10:29aujourd'hui,
10:29il y a beaucoup
10:30de sentiments
10:33d'impuissance
10:35dans le monde
10:36du travail
10:36parce qu'ils voient bien
10:38que plus ils font d'efforts,
10:39plus ils se démènent
10:40à chercher un boulot,
10:41etc.,
10:41moins ils arrivent
10:43à vivre en fait.
10:43donc c'est tout ça,
10:45c'est ce recul-là.
10:46Moi, je crois que le vote,
10:47ce qui se tourne vers Le Pen,
10:49c'est le vote du désespoir,
10:51en fait.
10:52Moi, je ne suis pas seulement
10:54commentatrice, en fait.
10:55Est-ce que c'est toujours un vote ?
10:57Est-ce que ce n'est pas un vote d'adhésion ?
11:00Est-ce qu'on peut toujours parler
11:01d'un vote de désespoir ?
11:02Quand on pense
11:03qu'on peut s'en sortir mieux
11:04en attaquant d'autres travailleurs
11:06et d'autres qui sont plus pauvres,
11:07en leur retirant des droits
11:08parce qu'ils sont immigrés,
11:09parce qu'ils sont étrangers,
11:10je pense que c'est du désespoir.
11:13Vous ne voulez pas des travailleurs ?
11:14Alors même,
11:14je ne vous ai pas coupé,
11:16alors même que ceux
11:17qui sont responsables
11:18de tous ces ravages,
11:21c'est une classe capitaliste
11:22qui domine,
11:23qui dirige
11:24l'ensemble de la société.
11:25Vous avez parlé
11:25de la priorité nationale.
11:26Moi, vous savez,
11:27je veux juste dire là-dessus
11:28sur toutes ces discussions-là,
11:30moi, je ne suis pas seulement
11:31une commentatrice,
11:31je suis candidate
11:32à l'élection présidentielle,
11:36hors catégorie,
11:37il faut le dire,
11:38hors catégorie,
11:38parce que justement,
11:39moi, je dis
11:40aux travailleurs
11:40et aux travailleurs
11:41qu'il n'y aura pas
11:42de sauveur suprême
11:43et qui que ce soit
11:44qui s'installera à l'Élysée,
11:47la réalité,
11:47c'est qu'on sera confronté
11:48à une crise grave
11:49du capitalisme,
11:50on sera confronté
11:51à des puissances financières
11:52Jean-Luc Mélenchon
11:53n'est pas le sauveur suprême.
11:54Ni Mélenchon
11:55et sûrement pas
11:56Le Pen.
11:57Je ne les renvoie pas
11:57dos à dos
11:58parce que vous voyez,
11:59Mélenchon, lui,
12:00il n'est pas en train
12:01d'expliquer
12:03qu'il faut s'en prendre
12:04à plus pauvre que soi,
12:05qu'il faut empêcher.
12:07Quand vous dites
12:08que...
12:08La priorité nationale ?
12:09Oui, la priorité nationale.
12:10C'est-à-dire,
12:11quand vous dites
12:11aux travailleurs,
12:12y compris immigrés,
12:14étrangers,
12:14vous aurez le droit
12:15d'aller porter
12:16les sacs de ciment,
12:17de construire les logements,
12:18mais vous ne pourrez pas
12:19y habiter.
12:20Eh bien, ça,
12:21c'est juste
12:22pas supportable.
12:22Je reprends une phrase.
12:25Alors, attendez,
12:25la réponse en une phrase.
12:27En une phrase,
12:28c'est pas obligé,
12:29on est obligé.
12:31Contrairement à la priorité nationale
12:32véhiculée par Salangro
12:33en 1931
12:34et la gauche
12:34dans les années 30
12:35qui était vraiment
12:35sur le monde du travail,
12:37nous, notre priorité nationale,
12:38elle concerne
12:39les aides sociales
12:39pour ceux, justement,
12:41qui ne travaillent pas.
12:41Nous, on considère
12:42que quand on arrive en France,
12:44il faut avoir travaillé,
12:45cotisé durant 5 ans
12:46de manière légale
12:47pour pouvoir bénéficier
12:49d'aides sociales.
12:49Je ne comprends pas
12:50que ceux qui défendent
12:51la France est le travailleur
12:52et les autres
12:53qui disent qu'ils veulent
12:55défendre une immigration
12:55de travail
12:56défendent des aides
12:57pour ceux qui ne travaillent pas
12:58avec l'éducation.
12:59Patrick Vignel.
13:00On a une partie
13:02de la classe politique
13:03qui est en décomposition.
13:05Je pèse mes mots.
13:06Regardez les communistes.
13:08Stéphane Peu,
13:09président des groupes communistes,
13:11va avec LFI.
13:12Chez les écolos,
13:13ils ont un candidat,
13:14mais Sandrine Rousseau
13:15ne la soutient pas.
13:16Au PS,
13:17on ne sait pas
13:17si Olivier Faure
13:18ne va pas se ranger
13:19avec LFI.
13:20On va arrêter ça.
13:22Moi,
13:22Nathalie Arco,
13:23c'est l'une d'ouvrières,
13:24c'est le camp des travailleurs,
13:26c'est qu'on n'offre pas
13:28de rien
13:28si on ne retrouve pas
13:29dans les luttes collectives.
13:31Moi,
13:31j'ai envie de récupérer
13:32les bonnes volontés.
13:33Les Français,
13:34ce qu'ils veulent,
13:34de l'énergie,
13:35de l'espoir,
13:36il y en a partout,
13:37madame.
13:37Sauf que quand vous écoutez
13:38un candidat comme Lysnard,
13:39il dit
13:40je ne pourrais pas gouverner
13:41des macronistes.
13:42Vous avez Rotaillot
13:43qui dit
13:44jamais avec Guzmane,
13:45mais on s'en fout
13:46de eux.
13:46Les électeurs,
13:47ils ne sont pas achetables.
13:48Les Français,
13:49ils veulent un projet,
13:50ils veulent qu'on sorte
13:51de ce pays
13:51qui aujourd'hui
13:52est au beurre du burn-out.
13:53Voilà ce qu'il faut créer.
13:54Merci beaucoup,
13:56merci beaucoup
13:56à tous les cinq.
13:57Merci.

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