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Dans son édito du 10/10/2026, Mathieu Bock-Côté revient sur la jeunesse d'extrême gauche.
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00:00La crise lycéenne, Mathieu Bock-Côté, a déjà plus d'une semaine derrière elle.
00:04Et comme chaque fois, elle fait émerger des leaders.
00:08Parmi ceux-là, un certain Éloine.
00:10Mais il n'est pas seul, ils sont nombreux et ils sont les visages d'une nouvelle génération d'extrême
00:16gauche.
00:16Comment notre système fabrique-t-il cette jeunesse qui toujours se renouvelle ?
00:22En fait, depuis Daniel Cohn-Benzet, depuis mai 68, on peut dire que tout, depuis bien avant en fait,
00:28mais avec la société médiatique, ça s'accélère.
00:30Tout mouvement social génère sa propre, on pourrait dire ses propres leaders
00:36qui deviennent figure décrétée, charismatique pendant un temps.
00:40Et c'est l'occasion pour ces figures ensuite, soit de faire carrière, soit ensuite on les oublie.
00:45Je me permets d'en mentionner quelques-unes au fil du temps.
00:47Cohn-Benzet, qui a fait une longue carrière ensuite de professionnel de la politique
00:51après avoir eu un début plus compliqué.
00:54SOS Racisme, rappelez-vous au début des années 80 avec Harlem Désir.
00:57Au moment des retraites, je crois que c'était Manel, si je ne me trompe pas.
01:01On l'a oublié, celui-là.
01:02Mais il parlait comme Jean-Luc Mélenchon, puis il avait 13 ou 14 ans, je crois.
01:05Mais là, nous avons aujourd'hui Elouane, mais quelques autres aussi.
01:08Vous notez que ce que j'appelle Elouane, Philemon, Eustache,
01:13des prénoms qui témoignent probablement pas d'une appartenance à la classe ouvrière.
01:17Mais quoi qu'il en soit, cette nouvelle génesse émerge.
01:20Et ce qui frappe, bien évidemment, mais comme toujours,
01:24c'est qu'elle s'engage dans la gauche radicale.
01:26Pourquoi s'engage-t-elle dans la gauche radicale ?
01:28Pourquoi assez rarement, je ne dis pas que ça n'arrive jamais,
01:31pourquoi assez rarement on ne trouve pas un engagement à droite
01:34qui serait de manière aussi décomplexée ?
01:36Je ne dis pas qu'il n'y en a pas.
01:37J'ai que la tendance d'autre conduite à gauche, dans la gauche dure.
01:40Et ce qu'on doit chercher à décrypter, je pense,
01:43dans cette jeune génération qui émerge,
01:45c'est d'abord et avant tout le charme absolu de la radicalité.
01:49Quand vous avez 16 ans, 15, 16, 17, 18 ans,
01:53et que vous voulez vous engager dans la cité,
01:54vous n'êtes pas tenté par les charmes infinis
01:58de la vie d'apparachique pontifiant à la Olivier Faure.
02:01Ça ne vous tente pas.
02:02Vous souhaitez une politique poétique.
02:05Vous souhaitez une politique sous le signe de l'absolu.
02:07Vous souhaitez une politique avec des majuscules.
02:09Vous souhaitez une politique qui donne l'impression de changer l'histoire.
02:12Vous souhaitez une politique qui transfigure votre existence
02:15et vous transforme en croisés des temps nouveaux.
02:17Dès lors, vous souhaitez la radicalité.
02:19Mais vous souhaitez une radicalité qui ne va pas gâcher votre vie ensuite.
02:23C'est-à-dire que si vous ne choisissez pas la bonne radicalité
02:25et que vous vous perdez dans des messages sur Messenger à 17 ans,
02:30on va peut-être vous les rappeler jusqu'à la fin de vos jours.
02:33Alors que si vous êtes dans la bonne radicalité,
02:35la radicalité de gauche,
02:37la radicalité conquérante du presque avec des slogans communistes,
02:40eh bien, vous serez vu comme les enfants rebelles admirables
02:44de la génération qui monte.
02:46Donc, plus vous serez dans l'incandescence révolutionnaire
02:49et plus la génération au pouvoir va vous regarder avec tendresse.
02:53J'ajoute une chose.
02:54Si vous avez des ambitions,
02:56et on a des ambitions dans la vie,
02:58eh bien, vous ne voulez pas vous gâcher à droite trop tôt.
03:00Mais si vous...
03:01Alors, résumons ici.
03:02Si, à 17-18 ans, vous citez, par exemple,
03:06Maurras, des choses comme ça, ou Barès,
03:07on va vous le rappeler jusqu'à la fin de vos jours,
03:10à tort ou à raison.
03:10Mais si vous citez Lénine, Trotsky,
03:14si vous pensez qu'Alain Badiou est un grand penseur,
03:16si vous vous êtes amouraché pour Che Guevara,
03:19si vous brandissez un drapeau communiste,
03:21l'URSS, la fossé et le marteau,
03:23comme on l'a vu cette semaine,
03:23on ne vous le reprochera jamais, jamais, jamais.
03:28Il faut comprendre une chose
03:29qui est probablement la part centrale
03:30dans le débat politique aujourd'hui,
03:32c'est que la gauche radicale est beaucoup plus...
03:35Enfin, je reformule, le centre-gauche
03:36est beaucoup plus proche de la gauche radicale
03:38que du centre-droit.
03:39Le centre-gauche et la gauche radicale
03:42partagent les mêmes idéaux, le même imaginaire.
03:45Mais dans un cas, le centre-gauche,
03:47ils sont déjà dans la carrière.
03:49Dans l'autre côté, c'est la jeune génération,
03:50comme la jeune pousse majusculaire,
03:53qui rêve de révolution.
03:54Mais les deux voient le monde de la même manière.
03:56Et on a vu, on a eu la preuve,
03:58rappelez-vous, en 2024,
04:01quand il y a eu une alliance, en fait,
04:03du centre et de la gauche radicale
04:04contre l'ERN au moment des législatives.
04:07Il y a eu cette idée qu'il fallait faire barrage à tout prix.
04:10Donc, s'engager dans la gauche radicale
04:12quand on est très jeune
04:13ne vous coûtera rien socialement
04:15quand vous serez plus vieux.
04:17Il n'y aura pas de prix à payer pour cela.
04:20Autrement dit, et je reviens là-dessus,
04:22cette jeune génération a un désordre de radicalité,
04:25la possibilité de la carrière,
04:27la possibilité de l'adoulement médiatique,
04:28le fait d'être présenté comme la nouvelle génération
04:31de leaders admirables,
04:32mettez tout ça ensemble,
04:34ça donne envie d'embrasser Mélenchon sur la joue.
04:35Mais n'y a-t-il pas quelque chose de plus profond
04:37qui explique, Mathieu Bocoté,
04:40cette passion pour l'extrême-gauche ?
04:41Oui, mais je crois qu'il faut comprendre,
04:43en fait, et là, il faut fouiller
04:45les sous-bassements moraux et anthropologiques
04:47de notre société.
04:48Vous me pardonnerez cette horrible formule.
04:50En 68, Pompidou avait noté,
04:53dans Le Neugordien,
04:54le livre qu'il a consacré à 68,
04:56il a parlé d'une crise spirituelle,
04:58d'une crise de civilisation.
04:59Et je pense que cette crise
05:01qui s'est révélée en 68,
05:04on n'en est jamais sorti, finalement.
05:05Elle n'a fait que se radicaliser
05:07au fil du temps.
05:09Qu'est-ce qui caractérise cette époque,
05:10fondamentalement ?
05:11C'est le rejet de la civilisation antérieure
05:13structurée autour de la verticalité,
05:16autour du christianisme,
05:18autour d'une certaine conception
05:19de l'être humain.
05:20Et c'est la volonté de s'arracher
05:22fondamentalement à cette histoire
05:23pour embrasser la promesse
05:26d'un temps nouveau,
05:26ce que j'appelle la religion moderne.
05:28Parce que la modernité,
05:29ce n'est pas simplement une époque.
05:30La modernité, c'est aussi une religion.
05:32C'est cette idée que l'homme
05:34deviendra à lui-même son propre créateur.
05:37Et cet idéal-là,
05:38il est au cœur de nos sociétés.
05:40Ce qui fait en sorte que
05:41notre obsession aujourd'hui
05:43à faire tomber toutes les frontières,
05:44les frontières politiques,
05:45les frontières religieuses,
05:47les frontières civilisationnelles,
05:48les frontières culturelles,
05:49les frontières ethniques,
05:50les frontières nationales,
05:52toutes ces frontières,
05:53on veut les faire tomber.
05:54Pourquoi?
05:55Parce qu'on a cette idée
05:56qui nous vient véritablement des Lumières
05:58que l'être humain,
05:59véritablement,
06:00doit être un individu
06:01absolument universel.
06:03Et tout ce qui l'ancre
06:04dans une culture,
06:06tout ce qui l'ancre
06:06dans une histoire,
06:07tout ce qui l'ancre
06:08dans une société,
06:09eh bien,
06:10il doit s'en débarrasser
06:11pour devenir un individu
06:12absolument universel.
06:14Donc,
06:15c'est quand,
06:16vous vous rappelez vous,
06:16probablement la formule
06:17de Sandrine Rousseau
06:18qui parlait de l'homme déconstruit,
06:21la formule avait fait rire,
06:22mais cette formule
06:23disait une vérité.
06:24L'homme déconstruit,
06:25c'est l'homme véritablement,
06:26c'est l'idéal de notre temps.
06:28L'homme déconstruit,
06:28c'est celui
06:29qui toujours renie
06:30ses appartenances
06:31pour devenir
06:32une figure universelle,
06:33mais dans les faits,
06:34cette figure universelle,
06:35elle est absolument désincarnée.
06:37Elle est vide,
06:38elle est nulle,
06:39elle est sans intérêt.
06:40Et comme de fait,
06:41le vide appelle le plein,
06:43comme qui dirait.
06:44Alors là,
06:44quand vous êtes absolument vide,
06:46vous faites l'expérience
06:47du nihilisme,
06:48vous faites l'expérience
06:49du fait que vous n'avez
06:49absolument aucun enracinement,
06:51aucune profondeur,
06:52mais quand se présente
06:53à vous un autre plein,
06:55vous l'embrassez
06:56de manière peut-être parodique,
06:57vous vous identifiez
06:58à lui de manière fantasmée,
06:59ce qui fait qu'aujourd'hui,
07:00un jeune Français,
07:01par exemple,
07:02qui peut être absolument
07:03anti-nationaliste en France,
07:05deviendra passionnément
07:06nationaliste
07:06s'il s'agit du drapeau
07:07palestinien ou algérien
07:09ou marocain
07:10ou de n'importe quel autre pays,
07:11mais jamais du sien.
07:13Le jeune homme occidental
07:14voit une forme
07:15d'élévation spirituelle
07:16dans le reniement de soi.
07:18Donc, de manière très simple,
07:19je dirais que nos sociétés
07:20sont engagées
07:21dans un processus
07:22d'autodestruction culturelle
07:24et civilisationnelle
07:25depuis plusieurs dizaines d'années,
07:27si ce n'est pas davantage,
07:28mais là,
07:29on arrive au point d'aboutissement.
07:30Parce qu'au début,
07:31quand on déconstruit les traditions,
07:32ça peut donner
07:33un peu d'oxygène.
07:33Je dirais l'arbre de la tradition,
07:35il faut entailler
07:35des branches de temps en temps
07:36pour qu'il n'écrase pas tout.
07:38Qui a envie de vivre
07:39dans un monde
07:40où tout est déjà réglé,
07:41où tout est déjà fixé,
07:42où il n'y a pas de liberté,
07:43où il n'y a pas
07:43de possibilité
07:44pour l'individu
07:45de s'inventer?
07:45Très bien.
07:46Donc là,
07:46on décide de dépoussiérer
07:47de temps en temps.
07:48Mais qu'est-ce qui se passe?
07:49Un moment donné,
07:50on a déconstruit,
07:51déconstruit,
07:52déconstruit,
07:52déconstruit,
07:53et il ne reste plus rien.
07:54Et j'ai l'impression
07:55que cette espèce
07:56de nihilisme
07:57qui caractérise notre époque
07:58et qui rencontre
08:01le très plein
08:02et qui vient de l'étranger,
08:03ça caractérise notre époque.
08:05J'ajoute un élément aussi,
08:05cette idéologie dominante
08:06que je vous présente ici,
08:08qui conduit,
08:09c'est très concret,
08:10ce qui s'est passé
08:10à Nantes aujourd'hui,
08:11ce qui s'est passé cette semaine,
08:13la violence contre
08:13les forces de l'ordre,
08:14tout ça,
08:14c'est la traduction pratique,
08:16politique,
08:17de cette crise psychique,
08:18de cet effondrement psychique
08:19dont je vous parle.
08:20Eh bien,
08:21tout ça,
08:21en fait,
08:22c'est une idéologie
08:23qui est portée à la fois
08:24par la technocratie
08:24et par les médias.
08:26Donc,
08:26si vous voulez faire carrière,
08:27vous devez embrasser
08:28cette idéologie.
08:32carrière,
08:32si vous êtes un destructeur
08:33de votre propre société,
08:34vous serez probablement
08:35financé à même l'État
08:36pour cela.
08:37Mais la droite
08:37n'a-t-elle pas
08:38ses propres idéaux
08:39à proposer, Mathieu?
08:40Alors,
08:41quand elle n'est pas
08:42qu'une gauche molle,
08:43oui.
08:43Parce que qu'est-ce que c'est
08:44la droite,
08:44normalement,
08:45c'est une gauche au ralenti,
08:46une gauche molle.
08:47C'est un truc
08:48pas vraiment intéressant,
08:49soyons honnêtes.
08:50Mais,
08:51mais cela dit,
08:52il existe une telle chose
08:53qu'une droite
08:54qui ne soit pas
08:54qu'une non-gauche.
08:55Normalement,
08:55on lui colle
08:56une mauvaise étiquette
08:56d'ailleurs.
08:57Donc,
08:57cette droite,
08:58entre guillemets,
08:59assume ce qu'on pourrait
08:59appeler la dimension
09:00spirituelle de l'existence.
09:02Elle assume la verticalité,
09:03la part de sacré
09:04dans l'existence.
09:05Elle ne se contente pas
09:06d'une définition
09:07strictement procédurale
09:08de la société
09:09par le droit,
09:10par l'administration.
09:11Elle préfère la liberté
09:12à l'égalité.
09:13Par exemple,
09:13cette droite
09:14ne croit pas,
09:15ne multiplie pas
09:18les génuflexions
09:18devant le totem
09:20égalitariste.
09:21Cette droite croit,
09:22par exemple,
09:22à un individu
09:23qui doit se construire
09:23et ne croit pas
09:24et pense fondamentalement
09:25que l'égalité,
09:26ça consiste généralement
09:27à couper ce qui dépasse.
09:28Elle n'est pas
09:29contre la lutte,
09:29contre la misère.
09:30Lutter contre la misère,
09:31c'est bien.
09:31Mais l'égalité
09:32comme horizon de société,
09:33c'est la production
09:34de fourmis interchangeables.
09:36C'est détestable
09:37à bien des égards.
09:38Deuxième élément,
09:40c'est l'identité
09:40plutôt que le faux universalisme.
09:42L'universalisme chrétien,
09:43j'entends,
09:43c'est-à-dire cette idée
09:44que nous sommes tous frères
09:46égaux devant Dieu.
09:47Mais pour le reste,
09:48l'identité plutôt
09:49que l'universalisme,
09:50cette idée d'être
09:50citoyen du monde,
09:51c'est une machine
09:52à décharner les êtres,
09:53à les priver de leur âme.
09:55De ce point de vue,
09:55il y a une forme
09:56de génération identitaire,
09:57pas dans le sens
09:58du mouvement qui existait,
09:59mais une génération
09:59qui a le sens
10:00de l'identité qui existe.
10:01Mais quand vous avez
10:02cet appel de l'identité,
10:03de l'enracinement du pays
10:05et que vous voulez le toucher,
10:07très souvent,
10:08ça se présente à vous
10:08comme une tradition odieuse.
10:10Ça se présente
10:10comme inaccessible.
10:11Ça se présente
10:12comme une pathologie.
10:13Vous êtes fermé sur l'autre.
10:14Vous êtes réactionnaire.
10:15Vous êtes infréquentable.
10:16Et d'ailleurs,
10:16vous aurez une vie
10:17absolument gâchée
10:18parce que vous a rembrassé
10:19les mauvais idéaux.
10:20C'est une politique,
10:21cela dit,
10:22la droite, en guillemets,
10:23parle à bien
10:24les déclassés de notre temps.
10:25Tous ceux qui ont fait
10:26l'expérience
10:27de la mutilation
10:28de la modernité radicale,
10:29la perte des libertés,
10:30la perte d'identité,
10:31la perte de culture,
10:32ça, donc ça existe,
10:33ces gens-là.
10:34C'est une jeune génération.
10:35La jeune génération
10:36identitaire au sens large
10:37représente probablement
10:38cette droite
10:38à la recherche
10:39d'un langage de l'idéal.
10:40Vous noterez,
10:41cela dit,
10:41justement,
10:41qu'elle est persécutée.
10:43On lui fait payer
10:43le prix de son engagement.
10:45Peut-être,
10:45peut-être,
10:46cela dit qu'il s'agit
10:46du sacrifice fécond
10:47qui permettra
10:48dans une,
10:49deux,
10:49trois générations
10:50de faire naître
10:51quelque chose d'autre.
10:51Vous savez,
10:52quand les pionniers
10:53sont rarement ceux
10:55qui remportent le gros lot.
10:56C'est-à-dire,
10:57vous fondez un mouvement,
10:58vous vous sacrifiez,
10:58puis 100 ans plus tard,
10:59on reconnaît votre grandeur.
11:00C'est le cas
11:01de Patrick Pierce en Irlande.
11:03C'est le cas
11:03de tant de figures
11:04des gens qui ont sacrifié
11:06quelque chose
11:06de leur existence
11:07et un siècle plus tard,
11:08on récolte.
11:08Mais c'est le drame
11:09de l'existence à droite
11:10en ce moment.
11:11C'est qu'on vous promet
11:11la sueur,
11:12les larmes
11:12et ensuite les insultes.
11:14Et puis,
11:14il y a des personnages
11:15qui émergent.
11:16Louise Montangon,
11:17cette semaine,
11:18qui sera notre invitée
11:19demain soir à 20h.
11:20Et elle est très intéressante
11:21parce qu'elle tient tête
11:22au régime,
11:23elle ne parle pas
11:23le langage du régime.
11:24Les gens sont déstabilisés.
11:25Oui, c'est un ovni
11:26dans ce monde.
11:28Espérons que ça ne soit
11:29pas une étoile filante.
11:30On verra bien.