00:00Sur le risque d'ingérence, quand on voit que par exemple la primaire de la gauche
00:04et la plateforme qui était censée porter le vote électronique a été victime d'une cyberattaque,
00:09alors je précise qu'il n'y a aucun scénario privilégié à ce stade,
00:13une enquête va être mise en place, ça fait partie des possibilités, c'est quand même assez terrifiant.
00:19Ça ne vous inquiète pas sur ce qui se profile, la campagne présidentielle, le vote ?
00:23Mais vous savez, moi j'ai vécu des campagnes où j'étais candidat dans l'Est de la France,
00:26où j'avais des stands de partis politiques allemands qui venaient faire campagne,
00:30qui s'installaient, qui distribuaient des tracts, le SPD, la CDU, pour dire qu'il ne fallait pas voter pour
00:34moi.
00:34Ça c'était une ingérence allemande, mais ça on n'en parle pas, ce n'est pas les Russes donc
00:37on n'en parle pas.
00:38Les ingérences américaines, elles sont gigantesques en France, infiniment plus grandes que les ingérences russes.
00:43Quand M. Obama appelle à voter pour Macron, quand on écoute avec les grandes oreilles américaines de la NSA
00:48les présidents français qui ne protestent même pas, ça ce sont les ingérences américaines.
00:52Pourquoi on parle de la Russie ? Parce que c'est vous qui mettez sur la table le soutien à
00:56l'Ukraine.
00:56Donc forcément on en vient à la Russie.
00:58Parce qu'il n'y a pas 36 000 pays dans le monde, heureusement, ou 200 pays dans le monde,
01:01à qui on fait des chèques de milliards d'euros tous les mois.
01:04Il n'y en a qu'un aujourd'hui, c'est l'Ukraine.
01:05Et en plus on ne sait pas dans quelle perspective.
01:07On n'écoute même pas le peuple ukrainien qui lui réclame des négociations de paix comme moi.
01:11Il faut négocier, il faut reparler à la Russie.
01:14Le défenseur du peuple ukrainien.
01:15Juste sur la cyberattaque quand même.
01:17Moi je le défends mieux que vous.
01:18Vous voulez le condamner à la guerre perpétuelle.
01:21La paix du soir.
01:22Et puis j'aimerais bien qu'il puisse voter le peuple ukrainien.
01:23Sur la cyberattaque qui a visé, excusez-moi, c'est pas rien quand même,
01:26la primaire de la gauche du Parti Socialiste et des places publiques.
01:30Du coup vote décale à dimanche.
01:32Nous on avait prévu une émission spéciale demain soir avec 450 invités.
01:37On décale tout.
01:38Vous avez des informations ?
01:40Je précise que vous soutenez Olivier Faure en l'occurrence.
01:43Alors précisez rien parce que nous sommes en pleine procédure
01:46et donc nous n'avons pas le droit d'en parler.
01:47Pas du tout.
01:48Donc nous n'en parlons pas du tout.
01:49Motius et bouche cousue.
01:50Mais est-ce que vous avez des informations quand même sur ce qui s'est passé ?
01:54Sur la nature de la cyberattaque ?
01:56Non, moi je n'ai pas d'informations.
01:58Mais ça commence mal quoi.
02:00Oui, alors ça s'est rétabli là, les gens peuvent voter.
02:03Mais disons que ça a été un peu perturbant cette journée, oui.
02:05En fait ça crée des files d'attente.
02:07C'est ça, ça n'a pas biaisé la sincérité du vote.
02:10Non, non, il y a quand même pas mal de gens qui ont pu voter finalement aujourd'hui.
02:13Mais la décision a été prise assez sagement de prolonger une journée pour...
02:18Si j'ai bien compris, c'était une saturation de la plateforme de vote.
02:21Je vous trouve très calme en tout cas.
02:23Ça ne vous inquiète pas outre mesure.
02:25Non, c'est-à-dire que je vous ai expliqué, je n'ai pas le droit de parler de la
02:28primaire.
02:28Donc je ne veux pas trop en parler.
02:31C'est aussi simple que ça.
02:33C'est le fonctionnement en tout cas qui est impacté.
02:35Donc nous décalons notre émission spéciale à dimanche soir.
02:38Et oui, ça fait partie des aléas évidemment du direct, comme on dit.
02:44Merci à tous.