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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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Transcription
00:00Ajoutez à cela la menace qui vient de l'étranger, la menace russe, cette guerre hybride dont le président nous
00:05a parlé vendredi avec une menace exacerbée.
00:09Vous, vous êtes dit quoi à votre échelle lorsque vous avez entendu le président dire cela, annoncer tout un tas
00:15de mesures, notamment le renforcement des sites sensibles
00:17et peut-être aussi en quelques mots rappeler ce qu'il a dit pour ce qui concerne le territoire national
00:23et ce qui va se passer là dans les prochains jours ?
00:25Oui, exactement. Suite à ces réunions, en fait, très concrètement, chaque préfet va devoir faire une sorte de situation, comment
00:33dire, de réunion
00:34pour savoir quelles sont les forces qu'il pourrait utiliser en cas de crise majeure dans son département.
00:39Parce qu'en fait, ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'en cas de crise majeure, ce ne
00:42sera pas seulement les militaires.
00:43Donc c'est aussi en termes de quelles entreprises privées pourraient participer, quelles associations, quels citoyens.
00:48Et en fait, ce qu'ils essayent d'anticiper, c'est quels sont les réseaux d'approvisionnement, comment, quelle serait
00:53la résilience aussi citoyenne
00:55et concrètement, il va y avoir un exercice, un exercice grandeur nature en cas de crise qui sera dans les
01:01rots
01:01et qui pourrait simuler une cyberattaque qui aurait pour conséquence un blackout d'électricité.
01:06Dans ces cas-là, comment concrètement on réagit ?
01:09Ça change quelque chose pour vous, à votre échelle, ce qui a été dit par le président vendredi ?
01:14Alors, je vais essayer de ne pas trop m'avancer parce qu'on est quand même sur, on va dire,
01:18une thématique
01:18qui très vite peut engendrer des inquiétudes parmi nos concitoyens.
01:22Évidemment que les instructions qui sont données sont prises au sérieux.
01:28Nous, la question, ça avait la question de la neutralisation d'une éventuelle attaque qui arrive de l'extérieur.
01:33On l'a vu il y a quelques jours dans un pays voisin, notamment les attaques de drones.
01:38Le Code de sécurité intérieure dans la loi de programmation militaire avait prévu des dispositifs concernant la neutralisation des drones.
01:44On a les outils pour le faire.
01:45On sait neutraliser un drone, que ce soit par le brouillage ou, et là, dans ce cas-là, on tombe
01:50dans une sorte de droit commun,
01:52c'est-à-dire la neutralisation du drone par arme à feu, mais parce qu'on serait dans la légitime
01:56défense.
01:57Donc, tout cela, on s'y attend.
01:58Est-ce qu'il y a une formation typiquement pour cela ? Non.
02:01Je rappelle juste que notre pays est en paix depuis quelques dizaines d'années.
02:04Et donc, du coup, ça ne rentre pas dans la formation des agents de sécurité intérieure.
02:08Néanmoins, c'est quelque chose sur lequel, en fait, on est quand même sensibilisés.
02:12Mais vous participez à ces exercices de résilience, vous, par exemple, policiers ?
02:17Alors, historiquement, malheureusement, les policiers en sont écartés.
02:22Et heureusement, j'ai envie de dire, parce que le pays est pacifié depuis quelques dizaines d'années.
02:25Depuis les attentats de 2015, qui sont des attentats sur notre territoire,
02:29il y a une formation qui est entrée, celle dite de tuerie de masse.
02:32Ça peut être inquiétant comme expression, mais malheureusement, c'est très représentatif de ce qu'on a connu.
02:37Et donc, aujourd'hui, c'est intégré dans la formation continue des policiers de manière assez soutenue.
02:42Et aujourd'hui, il y a de nouvelles formes d'attaques.
02:44Et malheureusement, pour le moment, la police n'est pas...
02:46Enfin, je veux dire, la sécurité intérieure n'est pas encore au point là-dessus.
02:49Il faut plutôt voir du côté militaire.
02:50Néanmoins, en termes de sécurisation de sites sensibles,
02:53sur ça, on est tout à fait en coordination avec les différents services de l'État.
02:56Je pense notamment aux services qui...
02:59Enfin, les sites d'énergie, les sites sensibles comme les sites cultuels, par exemple.
03:04Je pense particulièrement aux synagogues.
03:06Mais à d'autres lieux, en effet, qui pourraient être ciblés par de l'étranger.
03:10Je vais vous dire honnêtement, Madame Darfeuil,
03:11la question qu'on doit se poser à cet instant,
03:13mais je pense que je ne parle pas seulement pour les policiers,
03:15je parle aussi pour les armées, c'est quelles sont nos ressources ?
03:18Voilà, je ne veux pas inquiéter, mais quelles sont nos ressources ?
03:21C'est une manière de dire que nos ressources ne sont pas suffisantes.
03:23Elles sont déjà insuffisantes pour assurer la sécurité intérieure
03:26au quotidien.
03:27Si vous ajoutez, en fait, des règles comme celles dont on vient de parler,
03:31des instructions comme celles dont on vient de parler,
03:33il faut espérer que ce ne soit pas de grande intensité et pas tout de suite.
03:35Donc, c'était plutôt un...
03:36Pour vous, ça vous a inquiété ?
03:39On souffle et on se demande comment on va faire.
03:42Voilà.
03:43Mais malheureusement, il va falloir rester sur le qui-vive
03:45et notre mission restera celle d'assurer la sécurité sur le territoire français,
03:50quelle que soit la menace, qu'elle soit endogène ou de l'extérieur.
03:53Merci beaucoup, Linda Kebab, d'avoir été avec nous.
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