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  • il y a 11 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:00100% politique week-end, merci de nous rejoindre, je suis ravi d'être avec vous.
00:04Je vais vous poser une question simple à mes invités que je vous présenterai dans un instant.
00:09Sommes-nous en pré-guerre civile ?
00:12Sommes-nous en pré-guerre civile après les images des meutes, de violences qu'on va revoir évidemment,
00:15qu'on a vues ces dernières heures ?
00:18On n'est évidemment plus du tout dans les questions des élèves, des profs, du bien-être,
00:24de ce qu'il faut pour les bâtiments, pour le bâti, etc.
00:26Quoique la question des profs qui apparaît est assez intéressante, elle a été évoquée par Édouard Geffrey.
00:34En tout cas, tout le monde a vu les images, celles que vous revoyez, c'était hier à la Bastille.
00:39Ces jeunes gens en capuchet, dans des manifestations, qui veulent en découdre et qui ont un plan.
00:44Et vous allez le voir, dans un instant, il y a un vrai plan, on va aller à Nantes.
00:48C'est la preuve qu'il y a vraiment quelque chose qui a été anticipé.
00:51Je salue Myriam Diabali-Larac, bonsoir, vous êtes professeur d'économie, président de l'association Regards Lycéens.
00:57Je crois que vous-même, vous avez quelques lycéens qui ont eu affaire à la justice, aujourd'hui, c'est
01:02ça ?
01:02C'est ça.
01:03Bon.
01:03Mathieu, qui est avec nous, secrétaire général de Millénaire, et Axel Ronde, président CFTC Police.
01:09L'IGPN a ouvert 24 enquêtes.
01:12C'est ça, oui.
01:1324 enquêtes.
01:14Encore une fois, on préfère donner des gages, finalement, alors que ça brûle et qu'on devrait soutenir l'Assemblée
01:20des forces de l'ordre.
01:21On va chercher tout de suite les responsabilités du côté des forces de l'ordre, alors même qu'on voit
01:29bien que les condamnations pour toutes les interpellations qu'on a faites, il n'y en a quasiment pas eu.
01:35Alors, quand je disais, on va y revenir, mais quand je disais qu'on a un plan, que certains ont
01:39un plan, il faut commencer par regarder ce qui se passe à la fac de Nantes,
01:42où sont entassés des centaines et des centaines de pavés, où il y a des guetteurs pour surveiller les mouvements
01:49des policiers, où en fait, tout a été anticipé pour le chaos.
01:53Regardez ce reportage de Félix Pérolas.
01:57A l'intérieur de l'université, les salles de classe sont méconnaissables, tant elles sont dégradées, taguées ou encore salies
02:06par des projections d'alcool et de nourriture.
02:08Des tags, justement, il y en a dans chaque recoin, à l'entrée comme dans les couloirs, avec des slogans
02:15anti-police, anarchistes ou pro-palestiniens.
02:19Certains escaliers sont devenus inaccessibles, bloqués par des chaises et des tables.
02:24Voilà à 48 heures que cette université de Nantes est occupée par des étudiants.
02:29Lors d'une assemblée générale, plus de 1000 participants ont voté pour le prolongement de l'occupation.
02:36Un membre du personnel appelle même les étudiants à se préparer en cas d'intervention des autorités.
02:42Normalement, ils vont tous quasiment rentrer pour la plupart, une grande partie par le rez-de-chaussée.
02:46Est-ce que vous auriez pensé à des solutions telles que produits à vaisselle, gel douche, savon ?
02:52On ennuie le sol, les matières qui glissent.
02:56C'est possible, ils ont des glaces, ils ont des visières pour se protéger, pour voir sur leur balance de
03:01la peinture, de la farine avec de l'eau, des œufs.
03:03Faites-nous, s'il vous plaît, une toilette sèche, avec une poubelle, pour pouvoir faire plaisir à tous ces gens
03:09-là.
03:09Joui, rando !
03:11Conséquences d'états de pavés réservés aux policiers ont été entreposés devant cette salle.
03:17Certains atteignent plusieurs dizaines de centimètres.
03:20A l'extérieur du campus, des guetteurs ont été spécialement missionnés pour scruter chaque personne qui rentre, par la seule
03:28entrée accessible, et pour noter les plaques d'immatriculation des policiers en civil.
03:34C'est exceptionnel, vraiment, vous avez bien compris que c'est un siège.
03:38On a dit que c'est une ZAD, évidemment.
03:40Ou un point de deal.
03:42C'est vrai, un point de deal, c'est exactement comme ça.
03:44Ils les protègent exactement pareil, donc à mon avis, ils ne sont pas allés très loin.
03:46Mais là, ça va plus loin.
03:48On veut savonner le sol pour empêcher les policiers d'arriver.
03:52On veut envoyer des excréments, c'est ce qui est dit en sous-texte, aux policiers.
03:57On peut leur envoyer de la farine, etc., tout ce qui pourra gêner la production.
04:01On est dans un siège.
04:03Bien sûr, c'est des techniques de guerrilla urbaine.
04:05Écoutez, nous, on a dit que c'était des violences urbaines, que ce n'était pas un mouvement lycéen, pacifique,
04:12absolument pas, qu'il y avait des gens derrière qui manipulaient.
04:14Parce que vous savez, dès les premiers jours, dès la première journée, on a été pris d'assaut.
04:20On a subi une violence inouïe.
04:22C'était mes collègues de commissariat qui venaient juste regarder, faire les recensements des blocus.
04:28Juste ça, ils ont eu un déchaînement de violence.
04:31Je peux vous dire qu'ils se sont organisés.
04:33Il y a même des ravitailleurs de mortiers d'artifices.
04:36Ils ont des cachettes de mortiers.
04:37Ils se cotisent, si vous voulez, pour payer des mortiers d'artifices.
04:41Et vous avez des ravitaillements avec des trottinettes et des sacs à dos.
04:45On en a interpellé pas mal pour donner, si vous voulez, aux jeunes ces mortiers d'artifices pour nous les
04:50tirer dessus.
04:51Méthode de dealer.
04:52Méthode de dealer, c'est exactement la même chose.
04:54On est dans une ZAD.
04:56Oui, en effet, en France.
04:57Mais ce n'est pas n'importe où, c'est Nantes.
04:59Dans un contexte qu'on connaît à Nantes, et en plus à l'université, autre contexte évidemment très particulier.
05:05Mais ce que l'on voit de plus en plus, c'est qu'en France, toutes les émeutes tendent de
05:08plus en plus vers une logique insurrectionnelle.
05:11Une insurrection, c'est trois choses.
05:12C'est un mode d'opératoire qui est précis.
05:15Et on le voit, et on l'a vu dès le début, vous l'avez dit à Axel Ronde, dès
05:20le premier jour des manifestations des lycéens,
05:24on a vu des profils émeutiers qui sont bien connus des services de police, cagoulés, masqués, etc.
05:28et qui ont un mode d'opératoire précis.
05:30Le deuxième point, c'est que ça vise une administration, une organisation précise, d'une insurrection.
05:35Et le troisième point, c'est que ça cherche à leur renverser.
05:37Et on voit bien qu'aujourd'hui, les casseurs, les black blocs, etc.
05:41sont dans une logique de vouloir renverser l'administration, renverser l'ordre établi,
05:46au motif qu'il y aurait des violences policières.
05:48Et il faut condamner, donc, effectivement, toutes les personnes qui font cela, c'est certain,
05:53mais aussi toutes les personnes qui, moralement, légitiment le fait que l'on puisse dire
05:57qu'il y a des violences policières dans notre pays, ce qui est une fake news.
06:00Myriam, j'ai commencé l'émission en posant la question, mais est-ce qu'on est dans un moment de
06:05pré-guerre civile ?
06:06D'ailleurs, ce n'est pas moi qui le dis, c'est chez William Goldanel.
06:09Dans le Figaro, vous le voyez, l'école est devenue le laboratoire d'une guerre civile de basse intensité.
06:16En tout cas, on voit la force de la tyrannie d'une minorité violente, ultra-violente,
06:22et qui est intolérante et qui veut dicter sa loi.
06:24Et je crois que, en tout cas, la réaction de l'État a été défaillante,
06:29puisque, vous le disiez tout à l'heure, Axel, vous avez dit que quand les blocus ont commencé,
06:33la police est juste venue voir.
06:35Et c'est peut-être là l'erreur.
06:36Pourquoi n'a-t-on pas fait comme David Lissnard à Cannes ?
06:39Il est directement intervenu et il a fait ce que la police et ce que la police municipale auraient dû
06:44faire,
06:44c'est-à-dire interpeller et rappeler qu'un blocus est illégal,
06:47puisque c'est puni par le coût de la loi.
06:49C'est un délit d'entrave.
06:50Article 431.22, on n'en serait peut-être pas là.
06:53Juste appliquer la loi et les textes de loi comme dont on en dispose.
06:57Parce qu'aujourd'hui, ça nous a échappé.
06:59Il n'y a rien de lycéen là-dedans.
07:00Je ne dis pas que les revendications n'existent pas.
07:03Mais a priori, quand on est dans un état de droit,
07:06on ne discute pas avec des tirs de mortier.
07:08On ne discute pas quand on asperge des sens improviseurs.
07:11On ne discute pas quand on attaque l'école.
07:13Pourtant, vous avez un président qui vous dit que les polices manquent d'empathie.
07:19C'est quand même l'autorité civile, elle vient de lui.
07:22C'est eux qui nous donnent les ordres.
07:24Président, Premier ministre, ministre de l'Intérieur, les préfets.
07:30On entendra tout à l'heure le préfet de police de Paris qui dit ce soir
07:32« Non, c'est proportionné, il n'y a pas de problème, on le fait bien, etc. »
07:38Il prend la défense des policiers.
07:40Mais c'est vrai qu'on est exactement aujourd'hui, me semble-t-il,
07:43dans un moment de convergence très intéressant.
07:46C'est Philippe de Villiers qui l'a rappelé.
07:48Je crois que c'est Jean-Luc Mélenchon qui l'a théorisé comme ça.
07:51On est dans la convergence de la rue Saint-Guillaume, de Sciences Po,
07:55et des quartiers et des banlieues, en quelque sorte.
08:00C'est une convergence absolument inédite,
08:02mais avec une puissance de feu qu'on voit là, aujourd'hui.
08:06On voit bien que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise
08:09instrumentalisent ces émeutes-là pour prospérer d'un point de vue électoral
08:13et d'un point de vue politique, et effectivement faire avancer leur agenda.
08:16Parce qu'ils l'ont toujours dit, il faut tout conflictualiser.
08:18Et ce qui ne pourra pas être obtenu de façon démocratique et par les élections
08:23devra être obtenu par la rue, par le chaos et par la crise.
08:27Et ça, c'est quelque chose qui est vraiment problématique.
08:30Le point qu'il faut quand même mettre, me semble-t-il,
08:33c'est que le gouvernement a des moyens pour agir.
08:34Pourquoi, par exemple, ne pas interpeller et mettre,
08:38on va dire de façon temporaire en prison,
08:41les fichiers S pour ultra-gauche
08:43qui sont en lien avec les mouvements que l'on peut voir de manière préventive.
08:50Ensuite, pour justement éviter qu'on puisse avoir des attroupements
08:52et éviter justement le phénomène de casse que l'on voit tous les soirs.
08:56Mathieu, il y a quand même un nombre record d'arrestations,
08:59sans doute de garde à vue.
09:01Et peut-être que vous allez nous raconter ce qui s'est passé.
09:04Parce que vous avez des élèves, en réalité, qui ont été arrêtés.
09:10En même temps, il ne peut pas y avoir de comparution immédiate
09:12quand ce sont des mineurs, c'est ça ?
09:13A priori, oui.
09:14Après, il y en a un certain nombre qui ont été arrêtés.
09:18Ce qu'on sait, ce qui remonte du terrain et ce qui est certain,
09:20c'est que tous ces jeunes qui étaient venus à la base,
09:22je parle de jeudi et mardi dernier,
09:25sont des casseurs professionnels.
09:27Et que certains élèves, en fait, ont suivi.
09:29Et puis, on a été...
09:31Ils ne savaient pas qui ils suivaient ?
09:32Bien sûr que si, mais en fait, quand vous avez...
09:35En France, on a entre 80 000 et 100 000 jeunes,
09:38entre 16 et 18 ans, qui n'ont pas d'affectation.
09:41C'est-à-dire qu'ils ne sont ni à l'école, ni en formation, ni en diplôme.
09:45Ils ne sont ni suivis par la mission locale.
09:47C'est le chiffre de l'INSEE et de la mission locale,
09:49qui nous dit que de 80 000 à 100 000 jeunes,
09:51vous vous rendez compte, de 16 à 18 ans,
09:53on ne sait pas où ils sont.
09:55Ils sont dans la nature.
09:56Ces jeunes-là, ce sont des dangers en puissance,
09:59puisqu'ils ne sont suivis par personne.
10:01Et de deux, dans la voie professionnelle,
10:03on a 20 000 jeunes qui n'ont pas trouvé de place.
10:05Alors même qu'en même temps,
10:07le ministère de l'Éducation influe et injecte
10:10un milliard d'euros par an dans la voie professionnelle.
10:14Ça n'en fait pas forcément des casseurs.
10:16Ça n'en fait pas forcément de ceux qui manifestent aujourd'hui.
10:19Quand on est désœuvré et quand on en veut à l'éducation nationale...
10:22Vous savez ce qu'on a eu dans...
10:23Enfin, vous regardez un petit peu les réseaux sociaux.
10:24Je ne vais pas parler de mon établissement en particulier.
10:26Ce que je peux dire, c'est que dans le post-bac où j'enseigne,
10:30par exemple, dans une grande université,
10:31ils ne sont pas du tout politisés.
10:33Ils ont fait cours normalement toute la semaine.
10:35Dans les lycées où j'enseigne, par contre,
10:38effectivement, on a dû débrayer.
10:39Je veux dire qu'on a dû repasser en distanciel.
10:41Et ça veut dire que cette minorité-là a gagné.
10:43Moi, ce que je dis, c'est qu'il ne faut pas baisser les bras
10:45et qu'il faut enseigner.
10:46Vous restez avec nous.
10:47On revient dans un instant.
10:49On vous remontrera les images fortes,
10:50notamment les images fortes de la journée.
10:52Et puis, on écoutera aussi le préfet de police de Paris.
10:54parce que c'est intéressant.
10:55Et puis, on est allé au tribunal aussi
10:56pour voir ce qui s'était passé aujourd'hui.
10:59C'est très important.
10:59Mais bon, je vais un peu teaser.
11:03Vous allez voir.
11:04Restez bien avec nous.
11:05Vous serez très étonnés des résultats.
11:08A tout de suite.
11:13La suite de 100% Politique Week-end
11:15avec Myriam, Djabed-Ilarac, Mathioc, Axel Ronde.
11:18Je vais vous montrer des images
11:19qui ont été tournées à Lormont, près de Bordeaux.
11:23C'est ce qui circule sur les réseaux sociaux.
11:27On a vu...
11:27Ça, c'est le maire de Lormont
11:28qu'on écoutera sans doute tout à l'heure.
11:30Mais on a vu des jeunes cagoulés.
11:33Peut-être qu'on peut sortir de cette image,
11:36je le dis en régie.
11:37On l'écoutera tout à l'heure.
11:38On a vu des jeunes cagoulés
11:40se conduire comme des sauvages.
11:42Mais vraiment comme des sauvages.
11:43Casser des vitres.
11:44Lancer des vélos sur les vitres.
11:47Les voilà.
11:48Contre des salles de classe.
11:49Des salles où des ordinateurs ont été renversés.
11:52Ils ont également mis le feu
11:53à la salle d'imprimerie
11:54qui sert aux élèves
11:56parce que c'est également un lycée technique.
11:59C'est vraiment l'outil de travail
12:00qui a été détruit dans cet établissement
12:02qui accueille un millier de lycéens.
12:04On dirait qu'il y a une tornade
12:06qui est passée.
12:06Une vraie tornade.
12:08Et le préfet, d'hier,
12:09disait que ce n'étaient pas des lycéens
12:12qui étaient à l'intérieur, évidemment,
12:13de cet établissement.
12:15On va regarder la séquence
12:17assez rapidement en entier
12:20avec le son.
12:27La séquence.
12:29La séquence.
12:35Téma, téma, téma.
12:43Vous êtes des fous, Allah.
12:48Vous êtes des fous, voilà.
12:50Voilà le commentaire.
12:52Je voulais qu'on écoute
12:53le maire socialiste de Lormont
12:54sur le profil de ces jeunes
12:55dont il reconnaît
12:56que certains, peut-être,
12:58appartiennent à l'établissement.
12:59Il n'est pas sûr non plus.
13:02Il peut y avoir plusieurs causes.
13:04Il peut y avoir la bêtise collective,
13:06bien sûr.
13:06Mais n'oublions pas
13:07qu'il y a aussi tous les produits
13:10que ces jeunes peuvent prendre
13:11avant de passer à l'acte.
13:13On est une ville
13:14qui a été pionnière
13:15sur les gaz du protoxyde.
13:18Il y a toutes les drogues
13:20qui circulent, etc.
13:22Dans quel état était-il
13:23quand ils ont choisi
13:24de pénétrer dans le lycée ?
13:25On peut se poser la question également.
13:27Voilà.
13:27Moi, je trouve ça intéressant
13:28qu'il aille chercher,
13:29essayer de trouver,
13:30une raison pour laquelle, peut-être,
13:32ils se comporteraient
13:33comme des petits sauvages,
13:34comme des sauvageons,
13:35comme des racailles.
13:36En réalité, il ne veut pas le dire.
13:38Il ne veut pas le dire.
13:38Il ne veut pas admettre
13:39que c'est juste
13:40de la violence gratuite,
13:42absolument débridée
13:43et en toute impunité.
13:45Ils sont complètement en roue libre,
13:46ces gamins.
13:47Donc, que voulez-vous faire ?
13:48On demande aux policiers
13:49de ne pas forcément intervenir,
13:51d'avoir de l'empathie.
13:52Il faut les accompagner,
13:54finalement, dans la violence.
13:55C'est une police à la dolto,
13:57finalement, qu'on réclame.
13:59En tous les cas,
13:59c'est ce qu'on a l'impression
14:00de devenir.
14:02À un moment donné,
14:03vous voyez la réalité.
14:04Si on ne met pas les policiers,
14:05vous avez tout de saccagé.
14:07Mais au-delà de ça,
14:08tout à l'heure,
14:09vous avez parlé
14:09de convergence des luttes.
14:10Mais je pense qu'il y a
14:11une convergence des luttes
14:12avec certains jeunes des banlieues.
14:13Parce que vous savez quoi ?
14:14Actuellement, le trafic de drogue,
14:15il n'a jamais été aussi prospère
14:18qu'aujourd'hui,
14:18puisqu'on ne pilonne pas
14:22les points de deal,
14:22puisqu'on est sur le maintien
14:25de l'ordre actuellement,
14:26et que finalement,
14:27on n'a plus les capacités
14:28de traiter tout ce trafic de drogue,
14:31parce que vous avez vu,
14:31tout le nombre d'interpellés
14:32qu'on a eus,
14:34forcément,
14:34ça bloque la machine.
14:36Vous êtes encore une fois enseignante.
14:40Si vous deviez découvrir
14:41votre établissement,
14:43votre lieu de travail,
14:45votre outil de travail
14:46dans cet état,
14:47diriez-vous quoi ?
14:47On l'oublie souvent
14:49dans cette crise,
14:49c'est que beaucoup d'établissements
14:50ont été saccagés.
14:52On parle juste des barrières,
14:53mais entre les barrières
14:54et la porte d'entrée,
14:55on a des portes d'entrée
14:56qui ont été saccagées.
14:58On a des personnels,
14:59et on l'oublie,
15:00des personnels enseignants,
15:01des personnels administratifs
15:02qui se sont barricadés
15:03dans leur salle.
15:04J'ai vu votre reportage
15:05et j'avais la boule au ventre
15:05parce que ça m'a rappelé
15:06des événements que moi,
15:07j'ai vécu personnellement
15:08et que l'équipe pédagogique
15:10à laquelle j'appartiens
15:12a vécu personnellement,
15:14comme beaucoup d'autres collègues,
15:15je pense,
15:16et on les a oubliés
15:17parce qu'ils se sont retrouvés
15:18avec des élèves
15:19qui voulaient étudier
15:19dans des classes
15:20à vivre un confinement
15:21et cette fois,
15:22ce n'était pas un exercice.
15:23C'était un vrai confinement.
15:25Donc, à fermer la porte à clé
15:26en se disant
15:27oui, ils vont arriver,
15:28en sentant de la fumée
15:29quelquefois dans les bâtiments,
15:30en s'entendant, pardon,
15:34insulter avec des personnels
15:35de direction
15:36qui ont tenu le coup,
15:37qui ont fait plus preuve
15:39de bravoure,
15:40de courage également
15:41pour sauver,
15:42puis des AED
15:42qui ont essayé
15:43de s'interposer
15:44et qui ne reconnaissaient pas
15:46ni leurs élèves
15:47ni les personnels
15:48avec qui ils étaient.
15:49Et pourtant,
15:50et pourtant,
15:50on a été prévenus.
15:52On ne pouvait pas dire
15:52qu'on ne savait pas.
15:53Deux jours avant,
15:54on nous a dit
15:55n'ouvrez pas.
15:56Deux, trois jours,
15:57voire une semaine avant,
15:57dans beaucoup de lycées,
15:58on a dit
15:59attention, on va arriver.
16:01Mais pas avec cette violence,
16:02pas de cette manière.
16:03Alors, bien sûr que si
16:04avec cette manière
16:05puisque la première,
16:05il y a eu deux séquences.
16:06Il y a eu mardi,
16:07pas ce mardi-là,
16:08mais mardi dernier
16:09où déjà,
16:10on avait essayé
16:11et puis ça n'avait pas
16:12trop marché
16:13parce qu'en fait,
16:14vous savez,
16:15dans une ville,
16:15il y a deux, trois lycées
16:16et on voyait déjà
16:17certaines personnes
16:18qui n'appartenaient pas
16:19au lycée
16:19mais qui faisaient
16:20eux tous les lycées
16:21pour dire comment ça se passait
16:22et puis qui apportaient
16:23les armes,
16:24armes blanches,
16:24qui apportaient
16:25des bidons d'essence,
16:26etc.
16:27Et qui arrivaient
16:28en disant
16:29voilà, on arrive.
16:29Et puis ça avançait
16:31comme une giclée de feu
16:32parce que sur les réseaux,
16:34c'était un point de vue.
16:34Alors à 8h,
16:35on a réussi à éviter.
16:36Dans beaucoup de lycées,
16:37on a réussi à combater
16:38le mardi.
16:38À 10h,
16:39ils ont bassé la première fois.
16:41C'était des insultes.
16:42C'était la police
16:42qui arrivait
16:43et qui était obligée
16:44de reculer
16:44justement parce qu'ils
16:45n'ont pas pu disperser
16:46et parce que peut-être
16:47les ordres leur disaient
16:48non, ne dispersez pas.
16:49Et c'est là, moi,
16:50que j'en veux à l'État
16:51parce qu'on aurait dû
16:52dès le départ
16:54tuer le problème dans l'œuf
16:55et puis intervenir
16:56et disperser
16:57parce que ce n'était pas
16:59des lycéens.
17:00Et jeudi,
17:01qu'est-ce qui s'est passé ?
17:02Eh bien là, jeudi,
17:02ils ont forcé les portes.
17:04Ils sont rentrés.
17:05Ils ont mis le feu.
17:05C'est-à-dire qu'il y a eu
17:06une gradation,
17:07une évolution dans la violence.
17:08Mais la question,
17:09c'est ce « ils ».
17:09Ce « ils », c'est qui ?
17:10C'est des lycéens ?
17:12En fait, c'est ça.
17:12C'est un groupe.
17:13C'est un mélange de tout.
17:14Alors je vais vous dire,
17:14moi, j'ai été chercher les chiffres
17:15parce que quand on dit
17:16c'est des lycéens,
17:17c'est pas vrai.
17:18C'est à peu près
17:19moins de 3%
17:20des lycéens dans le lycée.
17:21Parce que si vous comptez
17:22aujourd'hui, il y a 94...
17:23Je rappelle qu'il y a
17:244% seulement
17:25des lycées
17:26qui étaient en grave aujourd'hui.
17:27Voilà, 96%
17:28des lycées ouverts.
17:29Et si on ramène ça
17:30au ratio national,
17:31je veux dire,
17:31il faut une cinquantaine de personnes
17:33pour foutre le boxon.
17:34Pour foutre...
17:34Il y en a quand même
17:35pour des millions.
17:37Pour des millions.
17:37Je vous donne juste
17:38deux autres infos à Bordeaux.
17:39Parce qu'à Bordeaux,
17:40là, on était près de Bordeaux.
17:41À Bordeaux,
17:42c'est un commissariat
17:42qui a été la cible
17:43d'une tentative d'incendie.
17:44Les forces de l'ordre
17:45ont été la cible
17:46de jets de mortiers.
17:47Le véhicule de police
17:48a été incendié également
17:50à Strasbourg.
17:51Et puis, à Marseille,
17:52c'est un professeur adjoint
17:53qui a été cogné.
17:54Et moi, je me souviens
17:55d'une image
17:56la semaine dernière
17:56qui m'avait choqué.
17:58C'était à La Ciotat,
18:00il me semble,
18:01où...
18:02Oui, c'est ça.
18:03Où on a essayé
18:04de mettre le feu,
18:05d'envoyer
18:06un cocktail monophobe
18:07sur un prof.
18:09Donc, on est
18:10dans un truc
18:11de dingue.
18:12Alors, on va s'intéresser,
18:13Mathieu,
18:14aux arrestations
18:15et aux condamnations.
18:16Le nombre des arrestations
18:17est très élevé,
18:18on l'a dit.
18:19Est-ce que ça veut dire
18:20que le nombre
18:20de condamnations
18:21va l'être ?
18:22Est-ce que les condamnations
18:23surtout vont être
18:23à la hauteur
18:25des dégâts
18:26et puis de la violence ?
18:27Tanguy Hamon
18:28était toute la journée
18:29au tribunal judiciaire
18:30de Paris
18:30où il a assisté
18:31aux premières comparutions
18:32immédiates
18:32et il vous donne les chiffres.
18:34Plusieurs comparutions
18:35immédiates ont eu lieu
18:36à Paris en lien
18:37avec les violences lycéennes.
18:39Elles ont toutes débouché
18:40sur un renvoi de procès
18:42une tension provisoire
18:43n'a été prononcée,
18:44c'est-à-dire que personne
18:45n'est resté derrière les barreaux.
18:47C'est le cas, par exemple,
18:48pour deux jeunes hommes,
18:49Timéo et Antoine,
18:50âgés d'une vingtaine d'années,
18:52c'est-à-dire qu'ils ne sont
18:53absolument pas lycéens,
18:54mais ils sont jugés
18:55pour des violences
18:56commises le 6 octobre
18:57contre les forces de l'ordre.
18:59L'un d'eux a été décrit
19:00comme souffrant d'une maladie
19:01qui l'empêche
19:02de travailler et d'étudier,
19:03mais qui ne l'a donc pas
19:04empêché d'être vu
19:05en train de jeter des pavés
19:06contre des policiers
19:07de la Bravem.
19:08Un autre est un élagueur
19:10poursuivi pour un coup de pied
19:11qu'il a donné par derrière
19:12à un policier.
19:13Ces deux jeunes hommes
19:14sont donc ressortis
19:15libres du tribunal
19:16dans l'attente de leur procès
19:17qui va se dérouler
19:18d'ici plusieurs mois.
19:19Ils n'ont même
19:20aucune interdiction,
19:22pas même celle
19:23de manifester,
19:24c'est-à-dire qu'ils pourront
19:25donc se retrouver
19:26et se confronter
19:27à nouveau aux forces de l'ordre
19:28lors d'une prochaine mobilisation.
19:31Même pas l'interdiction
19:32de porter une arme,
19:33même pas l'interdiction
19:33de paraître,
19:34même pas l'interdiction
19:35d'aller dans une manifestation.
19:376 900 gardes en vue,
19:392400 poursuites.
19:40Alors on vous donne
19:40des chiffres tous les jours,
19:41tous les soirs à la télévision.
19:42On a un ministre,
19:43un préfet qui vient
19:44de nous donner des chiffres
19:45mais le résultat,
19:46il est là.
19:46C'est ce que décrit Tanguy.
19:48Exactement.
19:48C'est ce qu'on appelle
19:49une justice d'abattage.
19:50On essaye de faire
19:50des procédures rapides,
19:52etc.
19:52Mais quels sont
19:53les résultats concrètement ?
19:54Et effectivement,
19:55en France,
19:56l'un des vrais problèmes
19:57sur la sécurité,
19:58c'est que vous avez
19:59la police qui attrape
20:00les délinquants
20:01et la justice
20:02qui les relâche
20:02systématiquement.
20:03Ça, ça ne peut plus durer
20:05pour la simple et bonne raison.
20:06Quand vous prenez
20:06la comparaison,
20:07nous l'avons faite
20:08avec les émeutes de 2023,
20:09pareil, consécutive
20:10à la mort de Naël,
20:11vous aviez eu
20:1390% de taux de jugement.
20:15Donc c'est un taux
20:16qui est quand même
20:16très important.
20:1760% en comparution immédiate
20:19pour le public des majeurs
20:20puisque la comparution immédiate,
20:21comme vous l'avez rappelé
20:21tout à l'heure,
20:22n'est pas possible
20:23pour les mineurs.
20:24Et vous aviez
20:25sur ces 60%
20:27un prononcé moyen
20:28de la peine
20:29qui était de
20:309 mois de prison
20:31en moyenne.
20:329 mois de prison,
20:33vous avez systématiquement
20:34un bracelet électronique
20:35à la place.
20:36Donc vous n'allez pas
20:36en prison.
20:37Donc c'est une invitation,
20:39une incitation
20:39à récidiver
20:40et à recommencer
20:41parce que mettez-vous
20:42à la place
20:42d'un délinquant.
20:43Quand vous passez
20:44devant le juge,
20:46même 48 heures
20:47après avoir commis
20:47votre méfait,
20:49vous sortez avec un bracelet,
20:50vous vous dites
20:51aux jeunes de votre quartier
20:52« Eh bien, je n'ai rien eu,
20:54j'ai juste un bracelet,
20:55j'ai rien,
20:55alors on va recommencer
20:56et le lendemain,
20:57les policiers se plaignent
20:58de devoir réinterpeller
20:59la même personne. »
21:00Parce que l'autre chiffre
21:02n'est pas un nombre de mineurs
21:03qui sont interpellés,
21:05qui sont arrêtés,
21:05qui passent quelques heures
21:06également en garde à vue,
21:08comme si c'était
21:09la raison pour laquelle
21:12on expliquerait
21:12qu'ils ont été entraînés,
21:14que ce sont bien
21:14des lycéens, etc.
21:15Ça aussi,
21:15c'est un cache-sexe.
21:18Écoutez ce que dit l'avocat
21:19d'un homme arrêté
21:19et jugé en comparution immédiate.
21:21La comparution immédiate,
21:22c'est carrément fallacieux.
21:23C'est pour faire peur
21:24aux manifestations,
21:25c'est pour vous empêcher
21:26d'aller dans la rue.
21:28C'est hallucinant
21:29ce que vous avez entendu
21:29de la part de cet avocat.
21:31C'est un dévouement total
21:33de la garde à vue
21:33de la procédure pénale
21:34qui est simplement
21:35une application
21:36de ce que souhaite
21:37aujourd'hui le ministère
21:39et des grandes directives
21:41qui sont prises,
21:41c'est-à-dire de faire cesser
21:43ce mouvement
21:43et de faire peur
21:44à la jeunesse
21:45justement en les enfermant
21:47en garde à vue
21:47pour des motifs
21:48qui sont fallacieux
21:49et infondés.
21:50Voilà, fallacieux,
21:51infondés.
21:52Oui, tout va bien,
21:53rien ne se passe finalement.
21:54Il n'y a pas de lycée saccagé,
21:56il n'y a pas de bâtiments brûlés,
21:58de policiers,
21:59il n'y a pas 800 policiers
22:00qui ont été blessés
22:01par exemple
22:02ou mercredi soir
22:04par exemple à Brest
22:05une gendarmerie mobile
22:06a été pillée.
22:08On a volé
22:08énormément
22:10de caisses
22:10de grenades lacrymogènes.
22:12Qu'est-ce que vont devenir
22:13ces grenades ?
22:14Qui va les utiliser ?
22:15Donc on voit
22:16qu'actuellement
22:16il y a une sorte
22:18d'insurrection
22:19dans certains endroits
22:20et nous
22:21on craint énormément
22:22ces prochains jours.
22:24Insurrection,
22:26émeute,
22:27pré-guerre civile
22:28c'est peut-être
22:29le terme,
22:30je ne sais pas,
22:30je voulais vous le montrer,
22:31alors là ça concerne aussi
22:32les policiers,
22:33parce qu'à Rouen
22:34il y a eu des tirs de mortier
22:35ces derniers années,
22:36des mortiers d'artifice
22:37contre la police.
22:38L'un de vos collègues
22:39déployés devant le lycée
22:40Roosevelt de Reims
22:41a été touché
22:44également au visage
22:45par un tir de mortier.
22:46En fait il y en a partout
22:47des tirs de mortier
22:48contre les policiers
22:50transportés aux urgences.
22:51Ce policier de Reims
22:52souffre d'une blessure
22:53à l'œil.
22:54Et encore une fois,
22:55je rappelle qu'Emmanuel Macron
22:56privé s'est dit furieux
22:57contre les forces
22:58de sécurité intérieure.
23:00Les images qu'il a vues
23:01au point que Laurent Nunez
23:02a retiré une grenade.
23:04Une grenade assourdissante
23:06parce qu'il y a eu
23:07un accident.
23:08Un jeune
23:09a ramassé cette grenade
23:11alors qu'il ne faut pas
23:12ramasser
23:12tout ce qui est matériel
23:14de maintien de l'ordre.
23:15Il ne faut surtout pas
23:16y toucher
23:16parce qu'effectivement
23:18si vous le prenez
23:19en pleine main
23:19vous vous arrachez
23:21la main tout simplement.
23:22Ça c'est triste,
23:22c'est dommage
23:23qu'un gamin
23:24parce qu'il ne le savait pas
23:25mais en tous les cas
23:26il faut que l'information
23:27circule.
23:28Il ne faut pas toucher
23:28mais il ne faut pas
23:29les interdire
23:30parce que si on nous interdit
23:31qu'est-ce qu'on va faire ?
23:32Comment vous voulez
23:32qu'on travaille en sécurité
23:34si on n'a pas de capacité
23:36quand on utilise ces grenades ?
23:37Ça veut dire qu'il y a
23:37une situation
23:39extrêmement chaotique
23:40et d'ailleurs
23:41elles sont tirées
23:41sur ordre ces grenades.
23:43Ce n'est pas d'initiative.
23:44Ce n'est pas le policier
23:45d'initiative
23:46qui tire ce type de grenades.
23:47C'est l'autorité
23:48encore une fois
23:50civile
23:51qui nous autorise
23:52à les tirer.
23:53En fait, c'est le commissaire
23:54qui autorise
23:56ces effectifs
23:57à utiliser ces grenades.
23:5824 enquêtes
23:59de l'IGPN
24:00qui sont ouvertes
24:01mais ce soir
24:02il y a quand même
24:02le préfet de police de Paris
24:03qui a défendu
24:04les policiers
24:05qui a dit
24:05nous on est dans la proportionnalité.
24:08Écoutez-le.
24:10... et gradué.
24:12Donc ça ne change pas
24:13ça n'a jamais changé
24:14il n'y a aucune raison
24:15que ça change.
24:16Alors effectivement
24:17je sens bien
24:18qu'on cesse de dire
24:20il y a de la retenue
24:21on demande etc.
24:22Non, non, en fait
24:23il y a la proportionnalité
24:24c'est tout
24:24de la proportionnalité.
24:26Et c'est pour ça qu'hier
24:26typiquement
24:27on a utilisé
24:28l'engin lanceur d'eau
24:29parce que
24:30alors maintenant
24:31on critique parfois
24:32le lanceur d'eau
24:32sauf que en fait
24:33contre des jets de pavés
24:35des cheminées
24:36qui tombent des toits
24:37lancer de l'eau
24:38je trouve que c'est
24:39très proportionné
24:40et c'est très efficace
24:41pour disperser
24:41ou éloigner
24:42et permettre la manœuvre.
24:43Mais on le disait
24:44dès la semaine dernière
24:45le danger d'abord
24:46c'est d'avoir
24:47des jeunes
24:48effectivement
24:48qui seraient blessés
24:49qui deviendraient
24:50des martyrs
24:51mais au bout quand même
24:52de dix jours
24:53et de tensions
24:55évidemment qu'il y a
24:55de la fatigue
24:56évidemment aussi
24:57que ça se tend
24:58du côté des policiers.
24:59Vous avez tellement raison
25:00et en fait
25:01il y a un propos politique
25:02qu'il faut quand même
25:02dénoncer ici
25:03c'est aujourd'hui
25:04les deux derniers présidents
25:06de la République
25:06Emmanuel Macron
25:07et François Hollande
25:08sont ceux qui ont
25:09le plus utilisé la police.
25:11On utilise la police
25:11pour tout aujourd'hui
25:12dans notre pays
25:13elle n'a jamais été
25:13aussi mise à contribution
25:15elle n'a jamais d'ailleurs
25:16eu autant d'heures
25:18qui n'ont pas été payées
25:19par le ministère
25:20de l'intérieur
25:21à l'heure
25:21aux policiers
25:22des heures travaillées
25:22qui ne sont pas payées
25:24il y a une dette
25:24chaque année là-dessus
25:25ce qu'il faut quand même dire
25:26160 heures par fonctionnaire
25:27de police
25:27exactement
25:28160 heures par fonctionnaire
25:29de police
25:29qui ne sont pas
25:30aujourd'hui payées
25:31les deux derniers présidents
25:33sont ceux qui ont le plus
25:34utilisé la police
25:35pour tout
25:35comme je le disais
25:35mais ce sont ceux
25:37qui la respectent le moins
25:38parce que si vous prenez
25:39juste Emmanuel Macron
25:40François Hollande
25:40il a été élu
25:41dans l'alliance
25:41du nouveau fond populaire
25:42avec la France insoumise
25:43avec les voix de LFI
25:44qui dit
25:44violence policière
25:45la police tue à cab
25:46mais surtout Emmanuel Macron
25:48depuis le début
25:50de sa carrière politique
25:51il s'est toujours trompé
25:52sur les questions
25:53de la police
25:54en 2017
25:55sur l'affaire Théo
25:57il a toujours dit
25:58qu'il était du côté
25:59plus de Théo
25:59que de la police
26:00en disant
26:01j'ai les citations
26:03l'autorité des forces
26:04de l'ordre
26:05se conquiert
26:05par l'exemplarité
26:06etc.
26:06sur l'affaire Naël
26:07rappelez-vous aussi
26:08c'était inexcusable
26:10etc.
26:11et inacceptable
26:11là aussi
26:12il parle de manque
26:13d'empathie
26:14il faut avoir de l'empathie
26:15pour la réponse
26:16des forces de l'ordre
26:16mais Axel Ronde
26:17vient de le dire
26:17c'est déjà très compliqué
26:18de maintenir l'ordre
26:20c'est aujourd'hui
26:21un véritable problème
26:21que les responsables politiques
26:22qui utilisent
26:23la police
26:24qui l'utilisent
26:24même pour les gilets jaunes
26:25en fait ils ont la trouille
26:26il y a une trouille
26:27il y a une peur
26:29mais c'est pour la place
26:30des français aujourd'hui
26:31qui eux aiment leur police
26:32ce qu'ils n'ont pas
26:33compris totalement
26:34c'est qu'en phase 2
26:35ce n'est pas des lycéens
26:36c'est des émeutiers
26:37c'est contre-productif
26:38si on les laisse faire
26:39ça va monter encore
26:40en création
26:41déjà
26:42je veux dire
26:43quand on a 7 piles
26:44d'arrestations
26:46il reste 3 minutes
26:48et moi je voulais
26:48que Myriam
26:49nous réponde
26:51là-dessus
26:52sur l'arrivée magique
26:54des profs
26:543000 profs
26:55comme ça
26:56on ne savait pas
26:56où ils étaient
26:57et maintenant
26:57qu'on sait où ils sont
26:58la logique
26:59parce que
27:00la logique
27:00dans ces temps d'émeute
27:01on ne discute pas
27:02on attend que tout ça
27:03s'arrête
27:03on se calme
27:04mais non
27:04le ministre
27:05c'est une erreur
27:07le ministre a décidé
27:08quand même
27:09de donner des gages
27:10je lui disais
27:10très bien
27:10il faut consulter
27:11il faut la démocratie
27:13à l'intérieur des lycées
27:14il faut dire
27:15toutes vos idées
27:16et puis surtout
27:17on apprend
27:18qu'il y a
27:1910 000 profs
27:20qui sont comme ça
27:20quelque part
27:21dans la nature
27:22et que 3000
27:23peuvent être utilisés
27:24tout de suite
27:24écoutez
27:27Edouard Cheffray
27:27le ministre
27:28nous a dit
27:29j'ai un nouveau logiciel
27:30et en plus
27:31il est boosté à l'IA
27:32alors maintenant
27:32on va trouver les profs
27:33c'est un outil
27:35qu'on a aussi dopé à l'IA
27:36et qui permet de savoir
27:37notamment
27:40comment dire
27:40qui permet d'avoir
27:41en fait
27:41une géolocalisation
27:42plus précise
27:42et qui mesure
27:43le temps de transport
27:44des professeurs
27:45et ça
27:46ça nous aide
27:46évidemment
27:46à les affecter
27:47parce que
27:47si vous affectez
27:48quelqu'un
27:48au bout de sa zone
27:49et que tous les jours
27:50il fait
27:50je ne sais pas combien
27:52de temps en voiture
27:53etc
27:53vous compliquez
27:53évidemment
27:54singulièrement sa tâche
27:55ces dispositifs-là
27:56en fait
27:56ils ont pour certains
27:57à peine quelques jours
27:58je vois qu'on a un peu
27:59boosté les choses
27:59ces dernières semaines
28:01et ils nous permettent
28:02aujourd'hui
28:02d'utiliser
28:03toute la ressource disponible
28:04c'est à dire
28:04ces 3000 professeurs
28:06voilà
28:06donc on aura
28:07des profs boostés
28:08à lire
28:08je veux dire
28:09retrouver
28:09c'est quand même dingue
28:11ou alors
28:12le logiciel
28:13et l'arrivée
28:14la mise en place
28:15de ce protocole
28:16de cette machine
28:18arrive à point nommé
28:19simplement
28:20il met le doigt
28:21sur un problème structurel
28:22qu'on a depuis longtemps
28:23alors il le dit
28:24de manière
28:24plutôt poétique
28:25c'est la mauvaise
28:27allocation des ressources
28:27parce qu'effectivement
28:28on a un grand placement
28:30il nous manquait
28:303000 professeurs
28:31ça c'est le
28:32on n'a pas mis le son
28:33en entier
28:34mais il parle de 10 000
28:35de 10 000 profs
28:36qui sont comme ça
28:38à la rentrée
28:38il y avait 3000 professeurs
28:40manquants
28:40c'est à dire de postes
28:41non pourvus
28:42c'est à dire que
28:42notamment en maths
28:44physique
28:45anglais et allemand
28:45on a une pénurie
28:46c'est des postes
28:47il n'y a pas eu
28:49de candidats
28:49et là pouf
28:50en fait on a un stock
28:51de TZR
28:52les TZR
28:52ce sont les titulaires
28:53de zones de remplacement
28:54qui eux
28:55viennent justement
28:56à la rescousse
28:56ce sont des contractuels
28:58des vacataires
28:59qui viennent aussi
28:59qui peuvent venir
29:00on a du mal
29:00à les trouver
29:01semble-t-il
29:02il fallait un logiciel
29:02pour les trouver
29:03en fait c'est que
29:04le rectorat
29:05le rectorat
29:06et la bureaucratie
29:07met environ
29:082 à 3 semaines
29:09à mettre
29:10un poste
29:11et c'est là le problème
29:12et on a un autre souci
29:13c'est que quand on a
29:14un prof absent
29:14pour 15 jours de maladie
29:16il n'est jamais remplacé
29:17jamais
29:18par contre quand on a
29:19des longues maladies
29:20là c'est remplacé
29:21donc on a une bureaucratie
29:22aujourd'hui
29:23pachydermique
29:23comme ailleurs
29:24qui nous empêche
29:25de faire le travail
29:25mais qu'on ne me dise pas
29:26que l'éducation nationale
29:27manque de moyens
29:28ça c'est pas vrai
29:29je le répète
29:29c'est pas 3000
29:30qui sont en réserve
29:31c'est 10 000
29:31oui oui les TZR
29:33il y en a
29:33c'est là où on comprend
29:34plus ce qui se passe
29:35dans ce pays
29:35puisqu'en fait
29:36on est le pays
29:36qui taxe le plus
29:38les gens
29:38on est à 48%
29:39de taux de prélèvement
29:40obligatoire
29:41et on se dit
29:41mais pour quel résultat
29:43l'école ne marche pas
29:44il manque des profs
29:45etc
29:45alors que justement
29:46ce soir on a appris
29:47qu'il y a des profs
29:50c'est qu'en fait
29:51l'éducation nationale
29:53est mal gérée
29:54en fait
29:54et ne s'est pas gérée
29:55parce qu'aujourd'hui
29:56vous l'avez rappelé
29:57il y a aujourd'hui
29:57de 25 à 33%
29:59des dépenses de l'éducation nationale
30:00qui sont des dépenses
30:01de bureaucratie
30:02c'est ça qui fonctionne
30:03et en fait
30:03plus vous dépensez de l'argent
30:05et finalement
30:06moins vous avez de résultats
30:07puisqu'en fait
30:07l'argent ne va pas
30:08jusque dans les classes
30:09il se perd dans les rectorats
30:10dans la bureaucratie
30:11on voit ça
30:12dans l'éducation nationale
30:13on voit ça aussi
30:13dans d'autres ministères
30:14peut-être dans la police
30:15donc je ne sais pas
30:16si l'argent est
30:17on voit bien
30:18l'officiel
30:19qui est nous
30:19de rédaction
30:21qui a coûté
30:21360 millions
30:22et qui n'a toujours pas
30:24vu le jour
30:24c'est celui-là
30:25qu'il faut booster
30:25à l'IA
30:26bah oui
30:30merci beaucoup
30:31à tous les trois
30:32d'avoir été
30:32là ce soir
30:33pour cette version
30:34un peu réduite
30:35de 100% politique
30:36week-end
30:36mais on était heureux
30:37de vous retrouver
30:38dans un instant
30:39Mickaël Dorian
30:40et moi je vous retrouve
30:40demain soir
30:41bye bye

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