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  • il y a 2 mois
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:00:00Bonsoir, je m'appelle Olivier de Caronfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end, 22h sur
00:00:05CNews, le journal.
00:00:07Tout de suite, Augustin Donadieu. Augustin, bonsoir.
00:00:12Bonsoir Olivier, bonsoir à tous. Bruno Retailleau, officiellement désigné candidat pour les Républicains pour la présidentielle de 2027.
00:00:19Ils étaient 76 000 adhérents appelés à voter électroniquement pour trois propositions.
00:00:24La première, une primaire fermée, réservée exclusivement au candidat LR qui n'a recueilli que 12,2% des voix.
00:00:31La deuxième, celle qui prévoyait de l'ouvrir aux sympathisants, l'a fait à peine mieux, 14%.
00:00:36C'est finalement la troisième proposition, celle qui désignait Bruno Retailleau candidat officiel pour la présidentielle 2027
00:00:43qui a obtenu le plus de voix avec 73,8% du scrutin.
00:00:48Au total, le parti a enregistré 46 000 votants.
00:00:52La marine américaine a tiré sur un cargo iranien dans le golfe d'Omane.
00:00:58Il en a pris le contrôle, selon Donald Trump, qui communique sur son réseau social.
00:01:02Le cargo iranien, long de 275 mètres, a tenté de franchir le blocus naval américain, selon le président.
00:01:08L'équipage iranien a refusé d'obéir et notre navire de guerre l'a donc stoppé net en perçant un
00:01:14trou dans la salle des machines.
00:01:15Nous avons la pleine garde du navire et sommes en train d'inspecter son contenu, a-t-il déclaré ?
00:01:21Et vous en parlerez dans quelques instants avec vos invités, Olivier.
00:01:24Après la mort hier d'un casque bleu français dans une embuscade attribuée au Hezbollah,
00:01:29Emmanuel Macron recevra mardi le premier ministre libanais, Nawaf Salam, selon l'Elysée.
00:01:34Cette visite sera l'occasion pour le chef de l'État de rappeler deux choses.
00:01:38La première, son attachement au respect du cessez-le-feu au Liban.
00:01:40Et la seconde, le soutien de la France à l'intégrité territoriale du pays.
00:01:46Et l'antisémitisme qui franchit la Manche.
00:01:49Le premier ministre britannique a dénoncé ce dimanche des incendies criminels à caractère antisémite survenus ces dernières semaines à Londres.
00:01:56La nuit dernière, une nouvelle attaque a visé une synagogue, mais n'a pas fait de blessés et des dégâts
00:02:01mineurs.
00:02:02La police antiterroriste enquête sur un éventuel lien avec le régime iranien.
00:02:06La plupart des précédents incidents ont été revendiqués par un groupe peu connu qui serait pro-Iran.
00:02:13Et on termine par l'Inde où une explosion dans une usine a fait 20 morts et 6 blessés ce
00:02:19dimanche.
00:02:19L'origine de ce drame n'est pour le moment pas connue.
00:02:22Le premier ministre indien a qualifié ces décès de tragique et fait part de son immense chagrin.
00:02:27En Inde, il faut savoir que les feux d'artifice sont très populaires.
00:02:29Les explosions dans les usines et les ateliers de fabrication sont fréquentes.
00:02:33Le mois dernier, une explosion du même type dans une usine a fait 17 morts.
00:02:38Si, beaucoup, Augustin Donadion.
00:02:40On vous retrouve à 23h pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:43L'actualité que nous décryptons avec Lara Tchékov.
00:02:45Bonsoir Lara.
00:02:46Joseph Touvenel est également avec nous.
00:02:48Bonsoir Olivier.
00:02:48Bonsoir Philippe de Gestas.
00:02:49Bonsoir Olivier.
00:02:50Et le colonel Vincent Arbarétier.
00:02:52Bonsoir.
00:02:52Bonsoir.
00:02:53On va démarrer avec cette actualité puisque, souvenez-vous, vendredi, Donald Trump, il semblait très optimiste.
00:02:59Oui, mais ce soir, on sent bien qu'il y a un risque d'escalade puisque la marine américaine a
00:03:05tiré sur un cargo iranien dans le golfe d'Omane et en a pris le contrôle.
00:03:10Voilà ce que a déclaré Donald Trump il y a quelques minutes sur son réseau social Trousse Social.
00:03:17Autre information, l'Iran affirme ne pas pour l'heure participer au nouveau pour parler prévu demain à Washington.
00:03:26Pourtant, ces pourparlers étaient annoncés par le président américain.
00:03:31On peut ajouter à cela Vincent Arbarétier.
00:03:34Ce navire, ce cargo français qui, lui aussi, a été, alors non pas visé, mais a eu des coups de
00:03:42semonce, des coups de sommation.
00:03:44On a le sentiment ce soir que la situation se tend particulièrement dans la région golfe d'Omane, détroit d
00:03:50'Ormouz.
00:03:50On peut parler d'une escalade, c'est le terme ?
00:03:52En fait, c'est un retour, je dirais, au statut co-hanté dans la mesure où, vendredi, il y avait
00:03:56plutôt de bonnes nouvelles dans la mesure où les Iraniens disaient que les étroits d'Ormouz étaient ouverts.
00:04:02Les Américains, eux, sceptiques, disaient qu'ils allaient maintenir tout de même le filtrage.
00:04:07En fait, c'est un blocus filtrant.
00:04:09Et puis, depuis, ça s'est envenimé, effectivement, depuis, je pense, le refus iranien samedi, finalement, de rouvrir le détroit
00:04:23d'Ormouz.
00:04:23Donc, en fait, ils ont joint le geste à la parole en lançant des coups de semonce.
00:04:28Alors, les coups de semonce, c'est les premiers avertissements pour stopper un navire.
00:04:33Sommation.
00:04:34Alors, c'est les tirs de sommation. Dans l'armée de terre, on dit tir de sommation. Dans la marine,
00:04:38on dit tir de semonce.
00:04:40C'est-à-dire qu'on tire un coup trop long, un coup trop bas, mais on essaie de ne
00:04:43pas toucher le navire.
00:04:45Et puis, avant, il y a eu des contacts aux radios.
00:04:47Mais ça veut dire que, malgré les contacts aux radios, le bateau français a dû poursuivre sa route.
00:04:51Donc, c'est là qu'il y a des coups de semonce.
00:04:53Et puis, probablement que le bateau français, la CGM, a dû faire demi-tour.
00:04:58Donc, dans le cas des Américains avec le cargo iranien, c'est un peu plus difficile, un peu plus musclé.
00:05:04Il n'y a pas eu que de tir en haut, tir en bas. Là, ça a été la salle
00:05:08des machines visée.
00:05:09La salle des machines, ce qui veut dire que le bateau ne peut plus normalement fonctionner au plan moteur.
00:05:14Parce que la salle des machines, c'est tout ce qui met en œuvre les moteurs du bateau, pour parler
00:05:19un peu crûment.
00:05:20Et donc, ensuite, les marines se sont occupées, se vont occuper le bateau et inspectent le navire.
00:05:26Alors, probablement qu'ensuite, il va être arraisonné et mis en place dans une base amie.
00:05:31Un navire iranien, donc.
00:05:34Quelle répercussion ce tir peut avoir ?
00:05:37Parce qu'on imagine qu'il va y avoir une réponse côté iranien.
00:05:40La répercussion, on l'a, vous l'avez cité, c'est le refus des Iraniens de participer aux négociations.
00:05:45Voilà. On est dans un langage mixte, militaire et diplomatique.
00:05:52On va y revenir largement, tout à l'heure, sur ces dernières informations, donc, dans le golfe d'Omane et
00:05:57au Détroit d'Hormuz.
00:05:58Détroit d'Hormuz, où nous voyons l'activité en direct sur ces images.
00:06:02Mais avant, je vous propose de revenir sur la mort du sergent-chef, Florian Montorio.
00:06:08La nation a donc perdu son deuxième soldat dans la guerre au Moyen-Orient.
00:06:12Il a été tué, un hier, dans le sud du Liban, lors d'une embuscade contre des casques bleus.
00:06:17Trois autres de ses camarades ont été blessés.
00:06:20Alors, selon le chef de l'État, tout laisse à penser que le militaire français que nous voyons, donc, à
00:06:27l'antenne, est tombé sous les balles du Hezbollah.
00:06:29Le Hezbollah, qui est également pointé du doigt par l'armée israélienne dans la mort d'un soldat israélien, là
00:06:35encore, au sud de Liban.
00:06:36Alors, l'organisation terroriste, elle dément toute implication.
00:06:40Le président libanais, qui doit venir à Paris la semaine prochaine, lui, a promis de poursuivre les responsables.
00:06:46On voit les détails et ils sont signés.
00:06:48François Tiskevitch.
00:06:54C'est le président français en personne qui a accusé le Hezbollah lors de son message, annonçant le décès du
00:07:00sergent-chef Florian Montorio.
00:07:03La nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires
00:07:08engagés pour la paix au Liban.
00:07:10Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah.
00:07:16Même accusation, du côté des forces intérimaires des Nations Unies au Liban, qui dénoncent une attaque délibérée.
00:07:23Dans un communiqué, le Hezbollah n'y avoir un lien avec l'incident survenu avec la finule.
00:07:28Mais pour le spécialiste du Proche-Orient, Michel Fayad, il y a peu de doutes sur la responsabilité du groupe
00:07:33terroriste.
00:07:35Il est dans une stratégie aujourd'hui qui est offensive, qui est meurtrière et il n'est pas du tout
00:07:43dans une idée de pacifique et de remise des armes comme Donald Trump le réclame.
00:07:48Ils veulent juste empêcher que ce cessez-le-feu aboutisse à un accord de paix.
00:07:53Parce qu'en fait, ils savent très bien que l'accord de paix signifierait leur désarmement.
00:07:59Et s'ils sont désarmés, petit à petit, ils vont perdre même leur influence politique.
00:08:05Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné l'attaque contre les casques bleus français et a promis de poursuivre les
00:08:11responsables.
00:08:14Deuxième mort français dans cette guerre contre l'Iran, après l'adjulant chef Rion, le sergent-chef Montorio.
00:08:20Dans cette guerre, Philippe de Gestas, ce que l'on constate, ce que les téléspectateurs constatent, c'est que les
00:08:25militaires français sont à portée de balle.
00:08:27Et guerre défensive ou pas, bien la guerre, c'est la guerre.
00:08:29Il faut peut-être juste bien préciser pour ceux qui nous écoutent que les forces auxquelles appartenait le sergent-chef
00:08:36sont des forces non belligérantes.
00:08:37Ce sont des forces de paix qui sont missionnées par l'ONU depuis fort longtemps pour assurer le respect, normalement,
00:08:44de la paix au sein du Liban.
00:08:46Donc, ce qui est intéressant et ce qui est interloquent également, c'est que le Hezbollah, puisqu'il semblerait bien
00:08:52que ce soit lui,
00:08:53se soit attaqué à une force de paix et non pas à une force belligérante.
00:08:56Donc, je ne sais pas si on peut dire que les Français étaient visés, mais ce qu'on peut remarquer,
00:09:00c'est qu'il y a une escalade quand même dans l'action du Hezbollah
00:09:03qui aujourd'hui ne craint pas de s'attaquer à une force de paix mandatée par l'ONU.
00:09:07Une force de paix, effectivement, que vous avez suivie.
00:09:10Je vous donne la parole, colonel Vincent Arbariki, mais que vous avez suivie.
00:09:13Alors, on profite de votre présence, Lara Tchékov, puisque vous avez été, vous, sur le terrain auprès des forces de
00:09:18la Finule.
00:09:18C'est quoi la Finule ? C'était quoi leur mission ? Qu'est-ce que vous avez vu ?
00:09:22Alors, la Finule, ce sont les forces des Nations Unies qui sont stationnées à la frontière entre le Liban et
00:09:28Israël.
00:09:28Moi, je me suis rendue dans les petits villages libanais du sud Liban, donc à Kfar Kila, par exemple,
00:09:33où on voit effectivement ces forces des Nations Unies stationnées sur des...
00:09:38Donc, elles circulent dans des camions, elles patrouillent, elles sont sur des postes d'observation.
00:09:43Et pourquoi on peut dire aujourd'hui que la mission de la Finule est un échec ?
00:09:50Parce qu'il y a eu une polémique il y a quelques mois, je ne sais pas si vous vous
00:09:53en souvenez,
00:09:54mais pendant des semaines et des semaines, le Hezbollah a creusé des tunnels sous les postes d'observation de la
00:10:02Finule.
00:10:03Alors, je ne parle pas d'un silence complice, évidemment, mais en tout cas, il y a peut-être eu
00:10:08une certaine négligence de la part de ces soldats de la Finule
00:10:11qui n'ont pas vu que pendant des mois, le Hezbollah a creusé des tunnels sous leurs pieds, en fait,
00:10:18sous leur poste d'observation.
00:10:20Et d'ailleurs, il y a deux jours encore, l'armée israélienne a trouvé une cellule terroriste au niveau de
00:10:28leur poste d'observation.
00:10:31Donc, c'est pour ça qu'aujourd'hui, la mission de la Finule est en tout cas remise en question.
00:10:36D'ailleurs, son mandat s'arrête fin 2026 et les moyens de la Finule, il a été question en tout
00:10:44cas, selon le ministère des Armées,
00:10:45à un moment donné, qu'il soit alloué à la stabilisation à Gaza.
00:10:50En tout cas, je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui, c'est toujours d'actualité, mais
00:10:53il y a quelques semaines, c'était ça.
00:10:55163 militaires français morts au Liban depuis 1978.
00:10:58Pour quel résultat, Vincent Barretti ? Est-ce que la Finule, c'est un échec ?
00:11:02Non, moi, je suis absolument, je remets en cause complètement ça.
00:11:06C'est facile de dire que c'est un échec.
00:11:08C'est une force d'interposition, il y a eu ailleurs, à d'autres moments.
00:11:11L'histoire du tunnel sous les postes, ce sont les Israéliens qui le disent.
00:11:15Mais ça n'a pas été, la Finule ne l'a pas affirmé.
00:11:18Moi, ce que je voudrais dire, dans la mort du sergent-chef, c'est que lui, il était du génie,
00:11:24une unité d'élite, du 17ème régiment parachutiste,
00:11:28du génie parachutiste, et sa mission était une mission d'ouverture d'itinéraire.
00:11:31Donc, ce n'était pas ce que vous dites, rester dans des camions ou dans des observatoires.
00:11:34C'est ouvrir un itinéraire, c'est le déminer, éventuellement bousculer les obstacles, et pourquoi pas les barrages qui l
00:11:44'obstruent,
00:11:44parce qu'il y avait un poste de la Finule d'une autre nationalité, je ne sais pas laquelle d
00:11:48'ailleurs, ça n'a pas été dit par le ministère des Armées,
00:11:51qui était isolé. Isolé, ça veut dire quoi ?
00:11:53Ça veut dire que ce poste ne pouvait pas recevoir de ravitaillement, était complètement isolé, et par qui ?
00:12:00Pas par les Israéliens, en l'occurrence, mais plutôt par le Hezbollah.
00:12:03Ce qui fait dire au Président de la République que cette embuscade, parce qu'il s'agit d'une embuscade,
00:12:07qui a été dressée contre le détachement du sergent-chef qui a été tué,
00:12:13eh bien, c'est tout simplement dans le cadre d'une mission militaire, comme on en ferait, en temps de
00:12:20guerre, ailleurs.
00:12:21Donc, si vous voulez, moi je vais contre l'image du soldat de la Finule qui attend dans son poste
00:12:25de combat,
00:12:26et qui ne fait rien, qui observe. Ça, c'est ce que les Israéliens veulent dépeindre en permanence.
00:12:31Effectivement, il y a eu des morts, mais il y a toujours des morts dans les opérations militaires,
00:12:34que ce soit en Bosnie, en Afghanistan ou au Liban.
00:12:38Et ensuite, que la mission soit remise en cause politiquement, ça c'est autre chose.
00:12:44Parce qu'en fait, le problème, c'est de savoir où se trouve le centre de gravité des activités de
00:12:51l'ONU sur la zone,
00:12:52et il semblerait que Gaza soit plus important.
00:12:53Et maintenant, quelle réponse de la France ?
00:12:56C'est-à-dire que l'adjudant-chef Rion, qui a été tué en Irak, pas de réponse.
00:13:00En tout cas, pas de réponse officielle.
00:13:02Là, visiblement, étant donné qu'Emmanuel Macron considère le Hezbollah,
00:13:07considère l'entité politique qu'il distingue de l'entité militaire,
00:13:12on imagine mal une réponse militaire de la part de la France.
00:13:16Peut-être qu'elle sera au menu, je ne sais pas, de la rencontre avec le président libanais,
00:13:19mais quelle riposte possible de la France ?
00:13:22Quelle riposte ? Contre qui ?
00:13:24Ça n'aurait pas de sens.
00:13:27Est-ce que vous allez participer aux côtés de l'armée israélienne aux frappes sur le Hezbollah ?
00:13:31Non, la France, depuis le début, dit qu'elle ne participe pas à ces opérations forcives,
00:13:35parce qu'elle n'est pas en guerre contre le Hezbollah, elle n'est pas en guerre contre le Liban.
00:13:40Même si l'un de ses soldats a été tué dans un acte de guerre ?
00:13:43Mais ça a été vrai.
00:13:45Quand un soldat, ça fait partie des risques, c'est malheureux à dire, ce sont les risques du métier.
00:13:51Mais la France n'a pas à riposter parce qu'un casque bleu a été tué.
00:13:55Le casque bleu qui a été tué, il a été tué dans le cadre de sa mission.
00:13:59Alors, il est évident que s'il y avait davantage d'incidents, qu'est-ce qui pourrait se passer ?
00:14:02Il n'y a pas autre chose qui pourrait se passer dans le cadre de l'ONU,
00:14:05c'est que la France replie son contingent.
00:14:07Ça, c'est possible.
00:14:08En Afghanistan, le président Sarkozy avait un autre cadre de mission,
00:14:12ce n'était pas des casques bleus, suite aux attentats qui avaient eu lieu
00:14:16dans le cadre d'un OMLT, c'est-à-dire d'une mission d'encadrement de l'armée afghane
00:14:24où les gens avaient été tués par des soldats afghans qui étaient instruits,
00:14:28eh bien, le président Sarkozy avait décidé de retirer les soldats français.
00:14:32Voilà.
00:14:33Sinon, vous n'allez pas vous venger à l'avoglette.
00:14:35Si vous voulez, il n'y a pas de vengeance dans le langage politique ou le langage militaire.
00:14:40Il s'agit ensuite de faire une enquête, et en fonction de cette enquête,
00:14:43effectivement, ensuite, il y a eu, on peut, par exemple, estimer que la France peut réaliser une action militaire,
00:14:51mais il faut que ce soit dans un cadre légal et dans un cadre qui soit militairement compréhensif.
00:15:01Si vous voulez, on ne va pas tirer dans tout ce qui bouge parce qu'on a eu un soldat...
00:15:07Sans employer le mot vengeance, beaucoup de Français n'acceptent pas que leurs soldats au service du drapeau,
00:15:13eh bien, qu'il n'y ait pas de réponse, si vous voulez.
00:15:17Peut-être que ça peut nous rappeler à nos devoirs.
00:15:19Notre premier devoir, c'est qu'il y a deux orphelins.
00:15:21Il avait deux enfants.
00:15:22Notre premier devoir, c'est de penser à la famille et aux orphelins.
00:15:25Notre deuxième devoir, c'est de penser à tous ceux qui sont tombés.
00:15:29Et de continuer à transmettre leur mémoire.
00:15:32Et on a suffisamment de soldats qui sont tombés, notamment à Beyrouth, qui sont tombés au Liban, qui sont tombés
00:15:36ailleurs.
00:15:37Ce régiment, il a été aussi frappé sur notre sol.
00:15:41Rappelez-vous, Mohamed Merah, il a tué deux parachutistes de ce régiment.
00:15:48Il a gravement blessé un parachutiste qui est toujours aux Invalides, qui est étraplégique, qui a un garçon extraordinaire.
00:15:54Et peut-être que le sacrifice de nos soldats, c'est de nous rappeler que nous devons être reconnaissants vis
00:15:59-à-vis d'eux et vis-à-vis de leur famille.
00:16:01On va prendre la direction, si vous le voulez bien, d'Israël.
00:16:04On va retrouver Olivier Benkemoun, qui fait sur place un travail formidable.
00:16:08Puisque, mon cher Olivier, vous parcourez la frontière entre Israël et le Liban, pour nous, pour nous raconter ce qui
00:16:15s'y joue.
00:16:16On sait qu'il y a un accord de cessez-le-feu fragile.
00:16:19Alors, l'armée israélienne, nous parlions de notre soldat français qui est tombé dans le sud de Liban.
00:16:23L'armée israélienne a aussi perdu un soldat, le sergent de première classe, Lidor Porat, 31 ans, dans des conditions
00:16:30quasi similaires à celles du soldat français, d'après ce que l'on sait, Olivier.
00:16:37Pas tout à fait, mais ce qui se passe pour ce soldat, qui est un soldat réserviste de 31 ans,
00:16:43il y a un deuxième soldat également qui est décédé, qui a 48 ans, qui était commandant.
00:16:47En fait, ce qui se passe en ce moment, ce qui se joue en ce moment au sud de Liban,
00:16:51ce sont des opérations de nettoyage.
00:16:54L'armée israélienne profite, en principe, du cessez-le-feu et du calpe pour tout nettoyer.
00:17:00Et quand je dis nettoyer, c'est découvrir des caches d'armes, les dynamités.
00:17:06Ils ont découvert également un tunnel, peut-être que vous aurez tout à l'heure les images.
00:17:10Il y a beaucoup de choses qui se passent, mais lors de ces opérations où ils avancent,
00:17:15il y a quand même de temps en temps des poches où il y a des combats, où ça mitraille.
00:17:20Il y a deux, trois Hezbollahs qui sont là, ça canarde, etc.
00:17:24Et ce qui s'est passé pour ces brigades-là qui étaient en mission de nettoyage,
00:17:30c'est qu'ils sont arrivés et qu'il y avait des engins explosifs qui étaient ensevelis.
00:17:36Et au passage de leurs jeeps, de leurs appareils et de leurs véhicules, ça a sauté.
00:17:43Donc c'est vraiment là où on a eu les informations aujourd'hui.
00:17:47Ce n'était pas tout à fait l'embuscade qu'ont connu les soldats de la Finule.
00:17:52Parce que vraiment, il faut le dire, il faut le répéter, les soldats de la Finule,
00:17:54ils ont été pris pour ci, ils ont été attendus, ils ont été tirés à bout portant, à 10 mètres.
00:18:00Donc ce n'est pas tout à fait ce qui s'est passé pour les soldats de Tsaal.
00:18:03D'ailleurs, si ça s'était passé de cette manière, il y aurait eu violation et fin du cessez-le
00:18:07-feu.
00:18:08Comme ce sont des engins explosifs, il n'y a pas eu violation du cessez-le-feu.
00:18:13Mais c'est vraiment, vraiment très ténu.
00:18:16Il se passe beaucoup de choses encore aujourd'hui au sud du Liban.
00:18:22Mais l'objectif, encore une fois, des soldats de Tsaal, de l'armée israélienne,
00:18:28c'est de nettoyer et de sécuriser.
00:18:32Olivier Vengemoun, une carte pour bien comprendre là où vous vous êtes rendu,
00:18:37c'est-à-dire juste avant cette ligne jaune, ce que l'armée israélienne appelle la ligne jaune.
00:18:42Donc dans le sud du Liban, cette carte que vous nous avez fait parvenir,
00:18:46et vous, vous êtes donc rendu à la limite.
00:18:48C'est bien cela côté israélien, Olivier.
00:18:52Exactement.
00:18:53Alors cette ligne jaune, effectivement, elle est à la fois d'un côté,
00:18:58le plus bas, c'est la partie israélienne, c'est la frontière israélienne.
00:19:02Et puis ce qui est au-dessus, c'est la limite au-dessus.
00:19:05On n'est pas tout à fait au fleuve Litanie, ça dépend.
00:19:08Mais en tout cas, c'est la partie qui est sous contrôle aujourd'hui des Israéliens.
00:19:13Et le grand vide que vous avez là, qui va jusqu'au port de Tir,
00:19:18eh bien une grande partie, c'est la vallée de la Beka.
00:19:21Alors normalement, qui est vide.
00:19:23Mais on sait qu'il y a aussi des cages du Hezbollah.
00:19:25Et la question qui se posait ce soir à l'armée israélienne,
00:19:30à l'état-major israélien, c'était de savoir s'il tirait au-delà de cette ligne jaune,
00:19:34s'il y avait une menace qui venait au-delà de cette ligne jaune,
00:19:37s'il mettait en danger, en péril ou non, le cessez-le-feu.
00:19:41Encore une fois, ce cessez-le-feu, il est évidemment fragile,
00:19:44mais surtout, il doit servir, il est imposé en quelque sorte par Donald Trump.
00:19:50C'est Donald Trump qui a dit, qui a décidé et qui a annoncé, je vous le rappelle,
00:19:54qu'il y aurait un cessez-le-feu et que Benjamin Netanyahou devrait le respecter quoi qu'il arrive.
00:20:00Vraiment, il ne devait pas tirer.
00:20:02D'ailleurs, ça fait un tel pataques ici que certains médias israéliens rapportent
00:20:07parce qu'à Washington, l'ambassadeur israélien Washington a convoqué des diplomates américains
00:20:17pour avoir une réunion pour dire, attention, on ne parle pas comme ça à Benjamin Netanyahou,
00:20:21jusque-là, on donnait des conseils plutôt sympathiques.
00:20:25Là, c'est une injonction et une interdiction.
00:20:27Mais en tout cas, pour ce qui est de cette ligne jaune,
00:20:30vous avez exactement à présent ce que contrôlent les Israéliens dans cette partie du sud-Liban.
00:20:37Et ils voudraient garder le contrôle de cette partie
00:20:41parce qu'en fait, c'est la zone qui permet de protéger tous les villages du nord
00:20:46où nous sommes allés les protéger des tirs d'Hézbollah.
00:20:50Vous retournerez demain, on vous retrouvera justement demain tout au long de la matinée
00:20:55pour suivre vos observations.
00:20:57Merci beaucoup Olivier Benkemoun, merci pour votre travail.
00:21:01On se retrouve très vite sur CNews.
00:21:04Donc, on voit bien qu'il y a ce cessez-le-feu entre Liban et Israël
00:21:09et cette troisième entité qui est le Hezbollah
00:21:11et qui pose bien évidemment problème.
00:21:14On y reviendra à 23h.
00:21:17Très courte pause si vous le voulez bien.
00:21:18On va revenir en France dans un instant
00:21:20et puis on va s'intéresser à ces élites, à ces politiques
00:21:24qui au fond en France méprisent les citoyens.
00:21:29Lorsqu'on compare par exemple avec nos voisins européens,
00:21:32on se rend compte que sur la question du carburant,
00:21:34absolument rien n'a été fait.
00:21:36Alors pourquoi nous nous interrogeons dans un instant
00:21:38mais de ces mêmes élites qui s'émeuvent de micro-phénomènes ?
00:21:42A tout de suite.
00:21:45Ces élites qui s'émeuvent de micro-phénomènes
00:21:48mais qui se taisent au fond sur la souffrance des Français.
00:21:51Dernier exemple en date, la non-affaire, puisque c'est une non-affaire,
00:21:55Grasset.
00:21:56Le départ d'Olivier Nora, la tête de la maison d'édition,
00:21:59vous l'avez peut-être vu, a provoqué des réactions en chaîne.
00:22:02170 auteurs, dont Bernard-Henri Lévy ou Virginie Despentes,
00:22:05ont annoncé ne plus vouloir être publiés par la maison d'édition Grasset
00:22:11tout en pointant Vincent Bolloré, responsable de la situation.
00:22:15Alors Vincent Bolloré, il est à la tête d'Achette
00:22:17et Achette, c'est le groupe auquel appartient Grasset.
00:22:21Et Vincent Bolloré, alors c'est très rare,
00:22:23c'est vrai que Lara Tchékov, vous représentez le JDD,
00:22:25c'est tout à fait rare que Vincent Bolloré,
00:22:27c'est même la première fois, me semble-t-il, réagisse.
00:22:29Oui, c'est la toute première fois qu'il prend la parole
00:22:33effectivement dans les colonnes du JDD sous la forme d'une tribune.
00:22:37Je crois que Geoffroy Lejeune est à l'initiative de cette proposition d'ailleurs.
00:22:44Et donc on peut le saluer.
00:22:47C'est une tribune au sein de laquelle il répond aux attaques qui le concernent.
00:22:53Et effectivement, Vincent Bolloré est un chef d'entreprise
00:22:57qui n'a de leçons à recevoir de personnes
00:23:01et encore moins, comme il le décrit parfaitement,
00:23:03d'une petite caste de bobos intellectuels du sixième arrondissement de Paris
00:23:08qui s'agit dans tous les sens sur cette affaire.
00:23:10Il s'étonne effectivement d'un tel séisme.
00:23:13Et il parle du milieu littéraire de Saint-Germain-des-Prés
00:23:15comme une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous.
00:23:20Et derrière, Vincent Bolloré explique un choix, un choix économique.
00:23:25On apprend qu'en 2025, le dernier chiffre d'affaires de Grasset
00:23:28a diminué de moitié.
00:23:30600 000 euros de chiffre d'affaires.
00:23:31Quant aux attaques concernant mon idéologie,
00:23:33je le rappelle une fois de plus, je suis chrétien démocrate
00:23:35et les dirigeants de Hachette continueront à plombier
00:23:37tous les auteurs qui le souhaitent.
00:23:39Car effectivement, il a été attaqué, Vincent Bolloré,
00:23:41sur son idéologie.
00:23:42On va peut-être voir aussi cette déclaration
00:23:44concernant le salaire, puisque ça doit interpeller
00:23:47aussi beaucoup de Français.
00:23:49Le salaire d'Olivier Nora, donc un peu plus d'un million.
00:23:53Et en 2025, un chiffre d'affaires à 600 000 euros.
00:23:58Alors, Benoît Perrin, j'avais cette interrogation.
00:24:00Comment peut-on inverser un salaire d'un million d'euros
00:24:02alors qu'une entreprise génère 600 000 euros par an ?
00:24:06Mathématiquement, je ne suis pas un krach,
00:24:08mais il me semble qu'il y a un hic.
00:24:11Alors, la logique du privé, elle est simple.
00:24:12C'est que vous avez des responsabilités, vous êtes bien payé.
00:24:14Et la deuxième règle, c'est que si vous avez de bons résultats,
00:24:17si vous avez de bonnes performances,
00:24:19vous avez votre salaire qui est augmenté.
00:24:21Voilà, globalement, c'est ça les règles du capitalisme.
00:24:23Là, on est un peu dans un cas différent,
00:24:24c'est-à-dire que vous avez une augmentation de salaire
00:24:26effectivement très importante, 22%,
00:24:29alors que d'une part, vous l'avez dit,
00:24:30le chiffre d'affaires est en chute libre,
00:24:32donc moins 25% en un an.
00:24:34Et pire que ça, le résultat opérationnel.
00:24:36Le résultat opérationnel, c'est simple,
00:24:37vous prenez le chiffre d'affaires,
00:24:38vous enlevez les charges,
00:24:40on met les dettes et les impôts de côté,
00:24:43qui chutent de 50%,
00:24:44donc ce qui est absolument faramineux.
00:24:47Donc, les règles du capitalisme,
00:24:49sain, en tout cas de la bonne gestion,
00:24:52effectivement, peut s'étonner
00:24:53qu'on ait un salaire,
00:24:55en l'occurrence 1 million,
00:24:56qui soit supérieur au résultat opérationnel de l'entreprise.
00:25:01On peut dire que ce n'est pas commun
00:25:02et on peut même dire que ça peut être choquant pour beaucoup.
00:25:04Et en tout cas, beaucoup de bruit pour rien,
00:25:06si je puis dire,
00:25:07puisque, effectivement, nous sommes dans une période
00:25:09où les Français sont obligés de se serrer la ceinture,
00:25:12notamment avec les hausses de carburant
00:25:15liées à la guerre contre l'Iran.
00:25:17Alors, c'est intéressant de mettre en parallèle
00:25:19toute la communication de ces écrivains,
00:25:22de cette caste,
00:25:23et puis d'une autre star,
00:25:25mais joueur de football, cette fois,
00:25:26alors qu'il a fait vibrer des millions et des millions de personnes,
00:25:29c'est le gardien de football,
00:25:33Grégory Coupé.
00:25:34Grégory Coupé.
00:25:35Alors, on a un petit problème technique.
00:25:40Grégory Coupé,
00:25:41qui, vendredi, s'est exprimé en disant
00:25:44« C'est étonnant,
00:25:45comme ils sont plus réactifs pour augmenter les prix de l'essence
00:25:47que pour baisser les prix après l'ouverture du Détroit d'Hormuz. »
00:25:50Alors, c'est vrai que c'était au moment de l'annonce
00:25:52de la réouverture du Détroit,
00:25:53qui est une nouvelle fois fermée, on y reviendra,
00:25:55mais c'est vrai qu'on peut avoir été une grande star du foot,
00:26:00Joseph Touvenel,
00:26:01et en même temps,
00:26:01être attentif et touché par le quotidien des Français.
00:26:04Il a peut-être une très grosse voiture,
00:26:06il le ressort beaucoup.
00:26:07Voilà.
00:26:08Mais non, plus sérieusement,
00:26:10hier, à l'Évillage, j'étais en province.
00:26:12J'ai vu, j'ai discuté avec des vignerons,
00:26:15avec des éleveurs,
00:26:17avec des gens qui travaillent,
00:26:18qui sont très, très loin,
00:26:20de ce petit séisme du boulevard Saint-Germain.
00:26:24Leur préoccupation, elle n'est pas là.
00:26:26Leur préoccupation, pour certains,
00:26:28c'est comment je vais pouvoir utiliser ma voiture
00:26:30en payant ma prime d'assurance,
00:26:32qui a encore augmenté,
00:26:34et en mettant de l'essence,
00:26:35pour emmener les enfants à l'école
00:26:37ou pour aller travailler.
00:26:38Ça, c'est la réalité du quotidien des Français.
00:26:41La réalité du quotidien des Français,
00:26:43c'est aussi des gens qui perdent leur emploi.
00:26:45Oui, d'accord.
00:26:47Je pense à la fermeture
00:26:48du magasin du printemps à Rennes.
00:26:51Oui.
00:26:51Et printemps qui annoncent 229 personnes
00:26:53qui vont perdre leur emploi.
00:26:55Et puis, on peut revenir à la presse,
00:26:57qui n'est pas loin de l'édition.
00:26:59La Montagne prévoit 152 suppressions d'emplois,
00:27:02le groupe de La Montagne.
00:27:04Bayard, 59 suppressions d'emplois.
00:27:07Et je n'entends pas hurler le boulevard Saint-Germain
00:27:09en disant...
00:27:10Parce que là, il hurle pour quelqu'un.
00:27:12Si c'est juste la vision économique,
00:27:14ça a très bien été dit par Benoît,
00:27:16ce que Benoît disait,
00:27:17c'était pour les grosses entreprises.
00:27:19Parce que les entreprises de taille plus réduite,
00:27:21mon artisan, mon commerçant, mon boucher,
00:27:24c'est quelqu'un qui prend des risques tous les jours.
00:27:26Et qui, évidemment, n'a pas ces rémunérations-là.
00:27:29Et donc, quand on a ces rémunérations-là,
00:27:31tant mieux pour ceux qui les ont,
00:27:32mais un peu de décence.
00:27:33Ce 1 million, c'est 83 333 euros à peu près par mois.
00:27:39Le salaire médian en France, c'est 1850 euros.
00:27:43Avec des gens qui ont 65% de leur budget,
00:27:46qui partent dans des charges fixes,
00:27:49liées notamment au logement,
00:27:51liées à l'essence, liées à l'électricité,
00:27:53liées aux primes d'assurance.
00:27:55Et donc, il y a une certaine indécence
00:27:56d'entendre les gros bourgeois de l'ouvard Saint-Germain
00:27:59crier aux voleurs, aux assassines.
00:28:02Ils sont toujours aussi ridicules.
00:28:04Voilà.
00:28:04Bon, c'était important de rappeler cette réalité.
00:28:08La flambée des prix,
00:28:09les zones à faible émission,
00:28:11les gueux ne se laisseront pas faire.
00:28:13Alors, ce n'est pas moi qui le dis,
00:28:14c'est Alexandre Jardin dans le JDD aujourd'hui.
00:28:18Hausse du carburant,
00:28:19voiture électrique,
00:28:20zone à faible émission.
00:28:22Le journal passe au cri.
00:28:23Plusieurs choix du gouvernement
00:28:25est vivement contesté, d'ailleurs,
00:28:27par les experts.
00:28:28On voit tout cela avec Chloé Tarka.
00:28:30Et puis, on analyse.
00:28:34Flambée des prix, ZFE,
00:28:36inaction du gouvernement.
00:28:38Une couverture offensive du journal du dimanche.
00:28:41Alors que les prix du carburant s'envolent,
00:28:44le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:28:46présentait récemment les grandes lignes
00:28:48du plan d'électrification du pays.
00:28:50Parmi les annonces,
00:28:5110 milliards d'euros investis chaque année
00:28:54d'ici 2030,
00:28:55avec l'objectif que deux voitures neufs sur trois
00:28:58soient électriques d'ici là.
00:28:59Interrogé, l'écrivain Alexandre Jardin
00:29:02dénonce une mesure déconnectée des Français.
00:29:04Vous n'avez pas d'argent ?
00:29:05Achetez des véhicules électriques à 30 000 euros.
00:29:08Comment vous allez dire cela au moment même
00:29:10où ils paient leur gasoil 2,30 euros le litre ?
00:29:12Une critique partagée par le président
00:29:14de 40 millions d'automobilistes.
00:29:16On parle de véhicules à 30 000 ou 40 000 euros.
00:29:19Et même quand le véhicule est envisageable,
00:29:21les contraintes restent nombreuses.
00:29:23Absence de bornes,
00:29:24impossibilité de recharge en habitat collectif,
00:29:26manque d'infrastructures dans certaines zones.
00:29:28Pour plusieurs spécialistes interrogés,
00:29:30le remède pourrait finalement coûter
00:29:32plus cher que le mal.
00:29:33Car la consommation d'électricité attendue
00:29:35n'a, selon eux, pas explosé comme prévu.
00:29:38Malgré les nombreuses subventions
00:29:40accordées depuis 10 ans,
00:29:42l'électrification progresse
00:29:43à un rythme homéopathique.
00:29:45En effet, selon ces spécialistes,
00:29:47la consommation d'électricité,
00:29:49annoncée en forte hausse,
00:29:51est revenue en 2025 à son niveau de 2006.
00:29:55Conséquence redoutée,
00:29:56une surproduction chronique d'électricité
00:29:58et une facture qui pourrait encore grimper.
00:30:02Benoît Perrin,
00:30:03le pari de l'électrification,
00:30:05il ne passe pas,
00:30:06en tout cas notamment auprès d'Alexandre Jardin.
00:30:08Effectivement, ce n'est pas une bonne idée,
00:30:10selon vous,
00:30:11après avoir décrypté tout ça de près ?
00:30:13Alors, sur le sujet de l'électrification,
00:30:15je pense qu'il y a deux problèmes.
00:30:16Il y a d'abord un problème de timing,
00:30:17c'est-à-dire qu'on voit bien
00:30:18que les Français attendent des réponses
00:30:19vraiment immédiates
00:30:20et on leur propose un plan
00:30:22qui va mettre des années à être déployées.
00:30:24Ça, c'est le premier point,
00:30:25c'est vraiment problème de calendrier.
00:30:26Après, sur le fond,
00:30:27l'électrification, pourquoi pas,
00:30:29même si on sait que ça va quand même,
00:30:30en tout cas à ce stade,
00:30:31favoriser surtout les Chinois,
00:30:32parce que c'est eux qui sont les plus performants
00:30:34en termes de voitures électriques
00:30:36ou en tout cas ceux qui vendent
00:30:37les moins chères leurs voitures.
00:30:39Mais le sujet central,
00:30:40c'est que si vous voulez changer
00:30:41les habitudes des Français,
00:30:42c'est-à-dire que si vous voulez vraiment
00:30:43les inciter à aller vers l'électrique,
00:30:46il n'y a qu'un seul élément qui compte,
00:30:47c'est le prix.
00:30:48Tant que le prix de l'électricité
00:30:50ne baissera pas,
00:30:51les Français ne changeront pas
00:30:53leur comportement.
00:30:54Et là, on arrive malheureusement
00:30:55à une situation qui est très embêtante
00:30:57avec un texte qui a été voté
00:30:58il y a quelques semaines au Parlement,
00:31:00qui est donc la programmation
00:31:02pluriannuelle de l'énergie,
00:31:04qui effectivement consacre
00:31:06beaucoup d'argent
00:31:07aux énergies renouvelables intermittentes,
00:31:10ce qui va du coup
00:31:11faire gonfler encore
00:31:12la note d'électricité
00:31:13pour les Français.
00:31:14Donc vous voyez,
00:31:15les Français,
00:31:15ils ont absolument besoin
00:31:17d'électricité par définition.
00:31:18Joseph disait tout à l'heure
00:31:19que ça faisait partie
00:31:20des dépenses contraintes.
00:31:22Il a évidemment totalement raison.
00:31:23Mais il n'y aura pas
00:31:24d'électrification du pays
00:31:26tant que nos gouvernements
00:31:28ne s'arrangeront pas
00:31:30à faire baisser
00:31:30cette fameuse facture
00:31:31qui est aujourd'hui très importante,
00:31:33qui est à augmenter
00:31:33d'à peu près 50%
00:31:35ces dernières années.
00:31:35Alors, dans le même temps,
00:31:36on a le ministre des Commerces
00:31:39qui affirme,
00:31:39et là encore,
00:31:40c'est dans les colonnes du JDD,
00:31:41que face à la crise du carburant,
00:31:43on ne peut rien faire.
00:31:44On ne peut rien faire
00:31:44car baisser la fiscalité
00:31:46sur le carburant,
00:31:48c'est baisser la dette.
00:31:49Dans le même état d'esprit,
00:31:50on a cette fois
00:31:51dans les colonnes du Parisien,
00:31:53Ronan Lescure,
00:31:54qui alerte sur l'état
00:31:55des finances en France.
00:31:56Si la crise se prolonge,
00:31:57la situation pourrait devenir
00:31:59beaucoup plus difficile.
00:32:00La réalité,
00:32:01c'est que les Français,
00:32:01les Français qui travaillent,
00:32:02continuent à payer leurs impôts,
00:32:05continuent effectivement
00:32:05à participer
00:32:08pour nos services publics.
00:32:10Et on a des pays voisins,
00:32:11eux,
00:32:11qui prennent des mesures,
00:32:12et nous,
00:32:13nos politiques disent
00:32:14que c'est absolument impossible.
00:32:15Est-ce qu'il y a des mesures concrètes
00:32:17aujourd'hui
00:32:18que nous pourrions prendre
00:32:19sans pour autant creuser
00:32:21le déficit de la dette ?
00:32:24Alors d'abord,
00:32:24la première chose à dire,
00:32:25c'est que c'est normal
00:32:26que les Français
00:32:27se tournent vers l'État.
00:32:27D'habitude,
00:32:28je dis que ce n'est pas normal
00:32:30de se tourner systématiquement
00:32:31vers l'État
00:32:31parce que l'État
00:32:31n'est pas notre nounou.
00:32:33Mais là,
00:32:33c'est normal
00:32:34puisque les Français
00:32:34savent très bien
00:32:35que plus de 50%
00:32:36de la facture de l'essence
00:32:38va dans les poches de l'État.
00:32:39Donc c'est normal
00:32:40qu'on se tourne vers l'État.
00:32:41Deuxièmement,
00:32:42les Français voient bien
00:32:43que partout en Europe,
00:32:44les gouvernements
00:32:45prennent des mesures
00:32:45pour baisser,
00:32:46en tout cas pour amener
00:32:48en quelque sorte,
00:32:49la facture de carburant
00:32:51pour leurs concitoyens.
00:32:52Vous prenez l'Allemagne,
00:32:54vous prenez l'Italie,
00:32:54ils ont baissé
00:32:55la taxe sur l'essence.
00:32:56Vous prenez l'Espagne,
00:32:58elle a baissé la TVA.
00:32:59Donc vous voyez,
00:32:59les Français voient bien
00:33:00que nos voisins
00:33:02finissent par agir
00:33:03pour justement
00:33:03protéger leurs concitoyens.
00:33:05Après,
00:33:05en termes de solutions,
00:33:06il est évident
00:33:07qu'on ne peut pas,
00:33:08compte tenu de nos finances publiques,
00:33:10faire n'importe quoi,
00:33:11évidemment.
00:33:12Donc si vous baissez les recettes,
00:33:13il faut absolument
00:33:14de l'autre côté
00:33:14baisser les dépenses.
00:33:15Et c'est là où le bas blesse.
00:33:16Comme vous le savez,
00:33:17la dépense publique
00:33:18n'est plus maîtrisée
00:33:19depuis des années,
00:33:20plus encore 40 milliards
00:33:21cette année,
00:33:22et nos gouvernements
00:33:24et celui-ci en particulier
00:33:26refusent de taper,
00:33:27effectivement,
00:33:28de faire des économies.
00:33:29Donc puisqu'il ne veut pas
00:33:30faire d'économies,
00:33:31et bien effectivement,
00:33:32il refuse de baisser les taxes
00:33:33sur l'essence,
00:33:34ce qui est vraiment
00:33:35une vraie difficulté
00:33:36parce que la taxe sur l'essence,
00:33:37il y en a trois importants.
00:33:38Vous avez les certificats
00:33:39d'économie d'énergie,
00:33:40vous avez la taxe sur l'essence
00:33:42et vous avez la TVA.
00:33:43Donc vous voyez,
00:33:43il y a plusieurs leviers
00:33:44qui sont possibles
00:33:45pour faire baisser la facture
00:33:46du consommateur
00:33:48et par l'acheter,
00:33:49nos gouvernements
00:33:51refusent justement
00:33:52de faire des économies
00:33:53qui permettraient
00:33:54ces baisses de taxes.
00:33:55Par l'acheter,
00:33:56par rapport à qui ?
00:33:57Par l'acheter,
00:33:58par rapport à un certain nombre
00:34:00de clientèle
00:34:00parce que le problème
00:34:01de la dépense publique,
00:34:02elle est simple,
00:34:03c'est qu'au final,
00:34:04c'est toujours de l'argent
00:34:05qui va dans la poche
00:34:06d'un particulier
00:34:06ou dans la poche
00:34:07d'une entreprise.
00:34:08Donc il faut effectivement
00:34:09des responsables politiques
00:34:10qui aient le courage
00:34:10de dire,
00:34:11vous voyez,
00:34:12les carburants,
00:34:12c'est essentiel pour les Français,
00:34:14pour ceux qui travaillent,
00:34:15pour ceux qui ont besoin
00:34:16d'emmener leurs enfants
00:34:16à l'école,
00:34:17pour ceux qui ont besoin
00:34:18d'aller se faire soigner.
00:34:19Donc autant d'éléments essentiels
00:34:20et la politique,
00:34:21c'est faire des choix.
00:34:22Donc c'est-à-dire
00:34:23qu'on pourrait se dire,
00:34:24mettons,
00:34:24on suspend l'argent
00:34:25qui va être consacré
00:34:26par exemple
00:34:27aux énergies renouvelables
00:34:29intermittentes.
00:34:30On pourrait se dire,
00:34:31compte tenu de la situation,
00:34:33on gêne un peu
00:34:34ces investissements
00:34:34et on baisse les taxes
00:34:36qui permettraient effectivement
00:34:37aux Français de souffler.
00:34:38Sauf que là,
00:34:39le gouvernement
00:34:39n'a pas ce courage
00:34:41en fait d'affronter
00:34:42des corporations
00:34:43qui se lèveraient
00:34:45si jamais on décidait
00:34:46de baisser la dépense.
00:34:46Et sachant qu'il y a
00:34:46beaucoup de secteurs
00:34:47où nous pourrions faire
00:34:48des économies,
00:34:49en tout cas où l'État
00:34:49pourrait faire des économies
00:34:51aujourd'hui très concrètement,
00:34:52Benoît Pierre.
00:34:53Alors des économies,
00:34:54il y en a partout,
00:34:54j'entends ça dire,
00:34:55que ce soit dans l'État,
00:34:56que ce soit dans les collectivités locales
00:34:58ou encore dans la protection sociale.
00:35:00C'est sûr que la facture
00:35:01est extrêmement lourde.
00:35:03C'est vrai que malheureusement,
00:35:05nos responsables politiques
00:35:06refusent en fait
00:35:07en quelque sorte
00:35:07d'examiner la facture.
00:35:09Un truc tout bête,
00:35:09vous recevez une facture
00:35:11dans votre copropriété,
00:35:12vous regardez le montant
00:35:14de la facture
00:35:14et vous regardez
00:35:15ce qui peut être baissé.
00:35:16Évidemment,
00:35:16on réagirait tous
00:35:17de la même manière.
00:35:17Mais l'État ne fait pas ça.
00:35:19On peut toujours aller piocher
00:35:21dans la poche des Français
00:35:22et donc, hors de question,
00:35:23de revoir la dépense
00:35:24pour en plus
00:35:25ne pas mécontenter
00:35:27telle ou telle corporation
00:35:28qui serait susceptible
00:35:29effectivement
00:35:30de faire des grèves,
00:35:31de pourrir la vie des Français
00:35:33et donc par lâcheté,
00:35:34effectivement,
00:35:35il lâche les cantons de la bourse.
00:35:36Lâcheté et idéologie.
00:35:37Il n'y a pas que la lâcheté
00:35:39face à des corporations.
00:35:39Il y a aussi beaucoup d'idéologie.
00:35:41Sinon, comment expliquer
00:35:42qu'un étranger
00:35:44en situation irrégulière
00:35:45puisse être soigné gratis surtout
00:35:48ce qui n'a pas le droit
00:35:50à un étranger
00:35:50en situation régulière ?
00:35:52C'est vraiment
00:35:53là de l'idéologie
00:35:54et ça nous coûte
00:35:54au bas mot
00:35:55un peu plus d'un milliard par an.
00:35:56Il me semble
00:35:57que là,
00:35:58il y a des économies à faire.
00:35:59Il y a d'autres endroits.
00:36:01On a un ministre du Travail.
00:36:03C'est lui-même
00:36:04qui a annulé,
00:36:05quand il était à la tête
00:36:06de la SNCF,
00:36:07les efforts
00:36:08qu'on demandait aux cheminots
00:36:09pour avoir des retraites
00:36:10qui sont à peu près
00:36:11cohérentes
00:36:11avec les gens du privé.
00:36:12C'est de l'idéologie
00:36:14avec une dose
00:36:15de crainte corporative.
00:36:16C'est-à-dire que
00:36:17ces gens-là...
00:36:18Regardez ce que nous dit
00:36:19Laurent Lescure.
00:36:20Si la crise se prolonge,
00:36:21la situation pourrait devenir
00:36:22beaucoup plus difficile.
00:36:24C'est Roland Lapalisse.
00:36:25Et ce sont les mêmes gouvernements
00:36:28qui ont embauché
00:36:29plus de 100 000 fonctionnaires
00:36:30en seulement deux ans.
00:36:31Ce qu'on leur demande,
00:36:32c'est d'agir.
00:36:33qu'on a un nombre de fonctionnaires
00:36:34largement supérieur
00:36:35à tous nos voisins européens.
00:36:36Là, on pourrait faire des économies
00:36:37en disant qu'on gèle
00:36:38par exemple
00:36:39l'embauche de fonctionnaires
00:36:40dans les services administratifs.
00:36:42Philippe de Gestas,
00:36:43vous nous emmenez peut-être
00:36:44dans les coulisses
00:36:45du fonctionnement de l'État
00:36:46puisque vous avez été
00:36:48sous-préfet également.
00:36:50Aujourd'hui,
00:36:51comment est-ce que vous expliquez
00:36:52que l'exécutif,
00:36:55le politique,
00:36:55ne semblent pas entendre
00:36:56la souffrance des Français ?
00:36:58Il y a l'inaction
00:36:58sur le prix du carburant.
00:37:01On l'a vu,
00:37:01mais je pense par exemple
00:37:02au cahier de doléances
00:37:03après la crise des Gilets jaunes.
00:37:05Ils n'ont jamais été élus,
00:37:07vraisemblablement.
00:37:08C'est une déconnexion
00:37:09ou c'est du mépris ?
00:37:10Non, je ne sais pas.
00:37:11Je n'arrête pas de mépris.
00:37:11Il y a d'abord
00:37:12une forme de déconnexion
00:37:13des élites,
00:37:14notamment des élites administratives.
00:37:15On aura peut-être
00:37:16l'occasion d'y revenir.
00:37:17Il y a un autre phénomène,
00:37:19c'est qu'on a totalement
00:37:21détruit la capacité
00:37:22à la prise de décision.
00:37:24C'est-à-dire qu'en réalité,
00:37:25quand M. Lescure dit
00:37:26que ça va être difficile,
00:37:27tout simplement parce que
00:37:28je pense qu'ils ne savent
00:37:29même plus par où commencer.
00:37:30Vous voyez,
00:37:31en le sens qu'on a tellement
00:37:32multiplié
00:37:33les organes de consultation,
00:37:35les organes de décision,
00:37:38les normes qui s'appliquent
00:37:40également à l'action
00:37:40de l'administration,
00:37:41c'est qu'en réalité,
00:37:43aujourd'hui,
00:37:44on a, moi j'oserais dire,
00:37:45un bateau,
00:37:46non pas ivre,
00:37:47mais qui avance tout seul
00:37:48et plus personne n'est capable
00:37:50de le faire,
00:37:51de le gouverner.
00:37:52Et d'ailleurs,
00:37:52j'ajouterai au passage
00:37:53que je rejoins
00:37:55ce que dit
00:37:56Bonapérain,
00:37:56notamment sur le poids
00:37:58exorbitant
00:37:58de la fonction publique.
00:38:00Mais les premières victimes
00:38:01de ce poids,
00:38:01c'est les fonctionnaires eux-mêmes
00:38:02dont la majeure partie
00:38:04ne sait même pas
00:38:05pourquoi elle travaille,
00:38:06qui ne voit même pas
00:38:07le fruit de son travail,
00:38:08qui ne sait même pas
00:38:08à quoi cela sert.
00:38:10Et je pense que d'ailleurs
00:38:11ce serait leur rendre
00:38:12un grand service
00:38:12que de leur dire
00:38:13que le métier qu'ils font
00:38:14serait probablement
00:38:15mieux rémunéré,
00:38:16plus d'utiliser
00:38:16s'il était fait
00:38:17en dehors de la fonction publique,
00:38:19ce qui permettrait précisément
00:38:21aux politiques que nous élisons
00:38:22d'être capables
00:38:23de prendre des décisions
00:38:24et de les faire appliquer.
00:38:25Mais aujourd'hui,
00:38:26ils sont impuissants
00:38:28non seulement à prendre des décisions
00:38:29pour des raisons idéologiques,
00:38:31mais également tout simplement
00:38:32parce qu'ils n'ont plus
00:38:33la maîtrise de ce qui se passe.
00:38:35Vous parliez des décisions
00:38:36politiques pour demain.
00:38:37On va découvrir
00:38:37l'affiche de campagne
00:38:38pour 2027
00:38:39de Bruno Retailleau.
00:38:41Elle a été dévoilée
00:38:42aujourd'hui
00:38:43puisque Bruno Retailleau
00:38:45a été largement élu
00:38:47par les adhérents.
00:38:49Bruno Retailleau,
00:38:50candidat officiel
00:38:51des Républicains
00:38:52et Lara Chekhov.
00:38:54Au total,
00:38:55plus de 73%
00:38:56des adhérents
00:38:57ont désigné
00:38:58le sénateur de Vendée
00:38:59comme leur champion
00:39:00pour 2027.
00:39:02Il y avait trois questions,
00:39:03me semble-t-il,
00:39:04qui étaient posées.
00:39:04C'est ou Bruno Retailleau
00:39:06ou une primaire.
00:39:07Et une troisième question,
00:39:09c'est Bruno Retailleau
00:39:09qui...
00:39:10Oui, Bruno Retailleau
00:39:11qui a été désigné
00:39:13à 73,4%
00:39:16des voix.
00:39:17Il y a plus de 60%
00:39:18des adhérents
00:39:19qui ont donné
00:39:20leur avis.
00:39:21Les militants
00:39:22ont tranché
00:39:23pour le projet
00:39:24pour le projet
00:39:24très clair
00:39:25de Bruno Retailleau
00:39:26qui peut entrer
00:39:30en campagne
00:39:30sans se soucier
00:39:32de la primaire
00:39:33et qui fera campagne
00:39:34notamment pour
00:39:34mieux rémunérer
00:39:35le travail
00:39:36parce que c'est
00:39:37une de ces mesures
00:39:38importantes.
00:39:40Mais pour autant,
00:39:42ce soir,
00:39:43on peut noter
00:39:43qu'il n'y a pas eu
00:39:44de réaction officielle
00:39:45de Laurent Wauquiez,
00:39:46le président des Républicains,
00:39:47à l'Assemblée nationale.
00:39:49On peut également signaler
00:39:51que David Lissnard
00:39:53et que Xavier Bertrand
00:39:55seront également
00:39:56certainement candidats
00:39:58face à Bruno Retailleau.
00:40:01Donc,
00:40:02tous chez LR
00:40:04ne sont en tout cas
00:40:04pas derrière
00:40:05Bruno Retailleau
00:40:08qui donc ce soir
00:40:10sera sur le départ
00:40:12certainement en 2027
00:40:14où il y aura peut-être
00:40:15un jeu d'alliance,
00:40:16rien n'est moins sûr
00:40:17mais en tout cas,
00:40:18il semble déterminé
00:40:19il n'a cessé de répéter
00:40:21qu'il avait un projet
00:40:23et qu'il le porterait
00:40:25jusqu'au bout
00:40:27quoi qu'il arrive
00:40:28face à Gabriel Attal
00:40:30et Edouard Philippe.
00:40:31En tout cas,
00:40:32c'est une première étape
00:40:33qui est franchie
00:40:35par Bruno Retailleau
00:40:36mais c'est la plus facile
00:40:37en réalité.
00:40:38Le défi est énorme
00:40:39aujourd'hui pour la droite,
00:40:40pour les LR notamment,
00:40:42sans aucun doute
00:40:43des bâtons
00:40:44dans les roues à venir.
00:40:46Il y a ce défi
00:40:48de créer un élan
00:40:49autour de sa candidature.
00:40:52En fait,
00:40:52c'est intéressant
00:40:53parce que si vous voulez,
00:40:54rappelons-nous
00:40:55les débats
00:40:55qui ont agité
00:40:57le monde politique.
00:40:57Encore une déconnexion
00:40:59avec les attentes
00:40:59du peuple français
00:41:00sur faut-il une primaire
00:41:01comme ceci,
00:41:02comme cela,
00:41:03etc.
00:41:03En fait,
00:41:03la solution,
00:41:04elle était très claire.
00:41:05Il suffisait de demander
00:41:06l'avis des adhérents
00:41:07et les adhérents,
00:41:07ils ont un avis très clair aussi.
00:41:09Ils ont dit
00:41:09on veut que ce soit
00:41:10Bruno Retailleau,
00:41:11point barre.
00:41:12Et donc vous voyez,
00:41:12ce qui est intéressant,
00:41:13c'est que quand on rend
00:41:14la parole aux Français,
00:41:15eh bien en fait,
00:41:16il donne une réponse
00:41:17et cette réponse
00:41:17en général,
00:41:18elle est claire.
00:41:18Elle est claire
00:41:19et elle va dans ce genre
00:41:20des positions claires
00:41:21parce qu'on peut
00:41:22ne pas être d'accord
00:41:22avec M. Retailleau
00:41:23sur tel point
00:41:24ou tel point
00:41:25mais ce qu'on peut
00:41:26lui reconnaître
00:41:26de manière générale,
00:41:27c'est qu'il est extrêmement
00:41:28cohérent
00:41:28et extrêmement clair
00:41:29dans son projet.
00:41:30Eh bien,
00:41:31il a posé une question
00:41:32en tant que président
00:41:32d'un parti,
00:41:33les adhérents ont répondu,
00:41:34la chose est claire.
00:41:35Maintenant,
00:41:35vous donnez un deuxième point
00:41:37et ce qu'il y a
00:41:37un élan à donner,
00:41:38maintenant,
00:41:39on a un candidat de plus
00:41:40qui se déclare
00:41:43à l'élection présidentielle
00:41:44sur la partie droite
00:41:45de l'échiquier politique
00:41:46et là,
00:41:47pour le coup,
00:41:47je pense qu'il aura
00:41:49autant d'ennemis
00:41:51que je dirais
00:41:52de l'autre côté
00:41:52de l'échiquier
00:41:53que sur ses côtés à lui.
00:41:54Alors,
00:41:54c'est vrai que le parti,
00:41:55ce n'est pas tout
00:41:56mais ça lui confère
00:41:57une sorte de légitimité
00:41:58aujourd'hui,
00:41:58c'est vrai,
00:41:59c'est ça,
00:41:59Joseph Thouvenel aussi.
00:42:00Ça lui donne la légitimité
00:42:01effectivement
00:42:02parce que quand on voit
00:42:02le résultat,
00:42:03c'est les adhérents,
00:42:04les adhérents ont voté,
00:42:05c'est clair.
00:42:06Ça le met aussi un peu
00:42:07dans le centre
00:42:08parce que les autres candidats,
00:42:10on va dire
00:42:11la zone LR
00:42:12et ce qui navigue autour,
00:42:13parce que moi,
00:42:13je ne comprends pas
00:42:13avec ceux qui rentrent,
00:42:14ceux qui sortent,
00:42:15style Xavier Bertrand,
00:42:16ils y sont,
00:42:17ils n'y sont pas.
00:42:18Les bébés Chirac,
00:42:19que vont-ils faire ?
00:42:19Ils vont être obligés
00:42:20de se positionner
00:42:21par rapport à son programme
00:42:22parce qu'on est d'accord
00:42:24ou pas d'accord
00:42:24avec Rataillon
00:42:25mais il a une armature,
00:42:26il a déjà travaillé
00:42:28un programme
00:42:28qu'il est capable
00:42:29de présenter.
00:42:30Puis le syndicaliste
00:42:31que je suis
00:42:32s'amuse un petit peu
00:42:33parce que je vois
00:42:34qu'il y a 76 000
00:42:35adhérents au LR,
00:42:36c'est très bien,
00:42:37je note que
00:42:37la Confédération chrétienne
00:42:38c'est presque deux fois
00:42:39plus d'adhérents
00:42:40donc quand les politiques
00:42:41nous disent
00:42:41les syndicats
00:42:42vous ne posez rien,
00:42:43regardez les nombres
00:42:44d'adhérents
00:42:45des uns et des autres.
00:42:45Bon ça c'est dit
00:42:46en tout cas.
00:42:47Celui qui doit se frotter
00:42:48les mains ce soir
00:42:49c'est Edouard Philippe
00:42:49parce que très probablement
00:42:50il va récupérer
00:42:52ceux qui sont finalement
00:42:53relativement,
00:42:53qui ne se sentent pas à l'aise
00:42:54avec la ligne
00:42:55défendue par Bruno Rotaillot
00:42:56et qui vont très probablement
00:42:58provoquer un petit schisme
00:43:00en ne se reconnaissant pas
00:43:01dans cette ligne
00:43:02vont partir vers un candidat
00:43:03qu'il leur ressemble davantage
00:43:04et là effectivement
00:43:05on va avoir le clan chiracien
00:43:07qui va se reformer.
00:43:08Clan chiracien,
00:43:08Valérie Pécresse,
00:43:09tiens réaction,
00:43:10on va peut-être la voir,
00:43:10David Lysla également,
00:43:12on va découvrir tout cela
00:43:13à l'antenne.
00:43:13Valérie Pécresse a un an
00:43:14de l'élection présidentielle,
00:43:15les adhérents,
00:43:16les Républicains ont fait
00:43:16le choix clair
00:43:17de désigner Bruno Rotaillot
00:43:18pour porter leur aspiration.
00:43:20Les LR ont désormais
00:43:21un candidat
00:43:21qui portera leur conviction
00:43:22et c'est un bon point de départ.
00:43:24Maintenant tout reste à construire.
00:43:25D'abord bâtir
00:43:26un puissant projet de rupture
00:43:27pour redresser la France
00:43:28et rendre l'espoir aux Français.
00:43:30Ensuite rassembler la droite
00:43:32et le centre
00:43:32pour desserrer les taux
00:43:33des extrêmes.
00:43:35Telle est notre mission.
00:43:36C'est à cette double condition
00:43:37que nous pourrons incarner
00:43:38un vrai chemin pour la France.
00:43:40J'y mettrai toute mon énergie.
00:43:41David Lysla,
00:43:42alors on va découvrir
00:43:43ce qu'il dit lui.
00:43:43On rappelle juste que Valérie Pécresse
00:43:45avait fait 4, quelque chose pour 100
00:43:48aux dernières élections.
00:43:49C'est vrai,
00:43:50c'est à noter effectivement.
00:43:52Rien n'est changé.
00:43:53Voilà comme prévu,
00:43:54la droite est ce soir
00:43:55dans la même situation
00:43:56d'un pass électoral.
00:43:57Il est temps de sortir
00:43:58des logiques des partis,
00:43:59de permettre
00:44:00une proposition nouvelle
00:44:01d'émerger,
00:44:02de proposer un choix populaire.
00:44:03Il est temps d'organiser
00:44:04la grande confrontation
00:44:05ouverte à tous
00:44:06pour désigner le candidat
00:44:07qui pourrait gagner
00:44:08à la présidentielle.
00:44:09Nos divisions
00:44:10qui font perdre les élections,
00:44:11nos compromis de notables
00:44:13qui font perdre la France
00:44:14ou au grand choix des Français
00:44:15ou à l'alternative
00:44:16forte et indépendante
00:44:17ou à la nouvelle énergie
00:44:18que pour la France gagne.
00:44:20Ce qu'il demande
00:44:20David Lysla,
00:44:20Philippe de Gesta,
00:44:21c'est finalement
00:44:22que les Français
00:44:23choisissent ensuite
00:44:24entre Bruno Retailleau,
00:44:26pourquoi pas David Lysla,
00:44:28et d'autres candidats.
00:44:29Alors, est-ce qu'il faut
00:44:30aller les chercher au centre ?
00:44:31Est-ce qu'il faut aller
00:44:32les chercher plus à droite ?
00:44:33Ça, ils le verront.
00:44:35Peut-être qu'il y aura
00:44:36un deuxième choix à faire.
00:44:37À demander aux Français
00:44:37de choisir,
00:44:37ça s'appelle une élection.
00:44:38Donc, on pourrait prendre
00:44:39M. Lysla
00:44:42au mot en disant,
00:44:42écoutez, oui,
00:44:43en mai, l'année prochaine,
00:44:45les Français
00:44:46pourront diviser.
00:44:46Parce qu'en fait,
00:44:47on a cette...
00:44:48Ce qui est intéressant,
00:44:49moi, je trouve,
00:44:49ce qui me fascine
00:44:50dans les partis de droite,
00:44:51c'est qu'en fait,
00:44:52on passe son temps
00:44:52à parler d'union,
00:44:53mais j'ai encore jamais compris
00:44:57l'oral qui fait qu'à la fin,
00:44:58on a un seul candidat
00:44:59qui se présente.
00:45:00Très vite,
00:45:00ça devient une querelle
00:45:01de personnes.
00:45:02Moi, ce que j'attends
00:45:03de chacun,
00:45:03c'est qu'il m'explique
00:45:04ce qu'il propose
00:45:05pour les Français.
00:45:06Alors, reconnaissons,
00:45:07encore une fois,
00:45:08à M. Rotaillot
00:45:09d'avoir un certain
00:45:09nombre de propositions
00:45:10à faire.
00:45:11Reconnaissons aussi
00:45:12au demeurant
00:45:13à M. Lysna
00:45:14de commencer à proposer
00:45:15de manière,
00:45:15je dirais,
00:45:16un peu plus large
00:45:17les propositions
00:45:18qu'il a à faire.
00:45:18Mais je dirais,
00:45:19en quelque sorte,
00:45:20soit que certains s'effacent,
00:45:22soit que simplement,
00:45:23ce soit l'élection démocratique
00:45:25qui soit le juge de paix
00:45:26l'année prochaine.
00:45:26Bon, je sens que ce sujet
00:45:29vous enthousiasme,
00:45:30vous avez des choses à dire.
00:45:31Je vous propose
00:45:32d'y revenir à 23h30.
00:45:33On va marquer
00:45:34une très courte pause
00:45:35et on s'intéresse
00:45:36dans un instant
00:45:37à la situation
00:45:38au Moyen-Orient.
00:45:39Cette guerre
00:45:39qui se poursuit,
00:45:40peut-être une escalade.
00:45:42Y aura-t-il des négociations
00:45:43demain ?
00:45:43Rien n'est moins sûr.
00:45:44On en parle dans un instant.
00:45:45On vous remercie,
00:45:46Benoît Perrin.
00:45:47Merci pour votre invitation.
00:45:48Merci pour vos éclairages.
00:45:49A tout de suite sur CNews.
00:45:53De retour sur le bateau
00:45:54de 100% politique.
00:45:55Tout de suite,
00:45:56le Flash Info.
00:45:57Gustin Donadio.
00:45:58Augustin, rebonsoir.
00:46:01Bonsoir Olivier.
00:46:02Bonsoir à tous.
00:46:03Des minages réussis
00:46:04à Colombes
00:46:05dans les Hauts-de-Seine.
00:46:06La bombe découverte
00:46:07datant de la Seconde Guerre mondiale
00:46:09a été neutralisée
00:46:10ce dimanche après-midi.
00:46:11Un engin explosif
00:46:12qui a donné du fil
00:46:14à retordre
00:46:14pour les démineurs.
00:46:15Une première tentative
00:46:17avait échoué
00:46:17dans la matinée.
00:46:18Dès l'aube,
00:46:19plus de 15 000 riverains
00:46:21avaient dû évacuer
00:46:21le secteur par précaution.
00:46:23Ils ont tous été
00:46:24pris en charge
00:46:25par cinq centres d'accueil.
00:46:27Bruno Retailleau,
00:46:28officiellement désigné
00:46:29candidat pour les Républicains
00:46:31à la présidentielle de 2027.
00:46:32Ils étaient 76 000 adhérents
00:46:34appelés à voter électroniquement
00:46:36pour trois propositions.
00:46:38La première,
00:46:39une primaire fermée
00:46:40réservée exclusivement
00:46:41au candidat LR
00:46:42qui n'a recueilli
00:46:43que 12,2% des voix.
00:46:45La seconde,
00:46:46celle qui prévoyait
00:46:47de l'ouvrir aux sympathisants,
00:46:49a fait à peine mieux,
00:46:5014%.
00:46:51Et c'est finalement
00:46:52la troisième proposition,
00:46:53celle qui désignait
00:46:54Bruno Retailleau,
00:46:55candidat à la présidentielle
00:46:57pour 2027
00:46:58qui a été
00:47:00plébiscité
00:47:00par les électeurs
00:47:02à 73,8%
00:47:03des voix.
00:47:05À l'étranger,
00:47:06la marine américaine
00:47:07a tiré sur un cargo iranien
00:47:09dans le golfe d'Omane
00:47:11et en a pris le contrôle
00:47:11selon Donald Trump
00:47:12qui communique
00:47:13sur son réseau social.
00:47:14Le cargo iranien
00:47:15long de 275 mètres
00:47:17a tenté de franchir
00:47:18le blocus naval américain
00:47:20selon le président.
00:47:21L'équipage iranien
00:47:22a refusé d'obéir
00:47:23et notre navire de guerre
00:47:24l'a donc stoppé net
00:47:25en perçant un trou
00:47:26dans la salle des machines.
00:47:27Nous avons la pleine garde
00:47:29du navire
00:47:29et sommes en train
00:47:30d'inspecter
00:47:31son contenu,
00:47:32a-t-il déclaré ?
00:47:34Les Etats-Unis,
00:47:35toujours,
00:47:36qui n'ont pas dit
00:47:37leur dernier mot.
00:47:38Le vice-président
00:47:39Gilles Evans
00:47:40se rendra finalement
00:47:41au Pakistan
00:47:42dès demain
00:47:43avec une délégation
00:47:44pour tenter de trouver
00:47:45un accord avec l'Iran.
00:47:46Mais Donald Trump prévient
00:47:48si les négociations échouent,
00:47:49les Américains détruiront
00:47:50les infrastructures iraniennes.
00:47:53Sur son réseau social,
00:47:54il accuse également Téhéran
00:47:55d'avoir violé
00:47:56le cessez-le-feu
00:47:57qui expire dans trois jours
00:47:58en lançant notamment
00:47:59des attaques samedi
00:48:00dans le détroit d'Hormuz
00:48:01contre des navires français
00:48:03et un britannique,
00:48:04selon lui.
00:48:05Et le corps du militaire français
00:48:08tué samedi
00:48:09dans le sud du Liban
00:48:10a été rapatrié en France
00:48:11ce dimanche.
00:48:12Florian Montorio,
00:48:13aux 40 ans,
00:48:14était rattaché
00:48:15au 17e régiment
00:48:16du génie parachutiste
00:48:17de Montauban.
00:48:18Un hommage a été tenu
00:48:19par les habitants
00:48:20de la ville aujourd'hui.
00:48:22Les modalités concernant
00:48:23un hommage national
00:48:24ne sont pas encore définies.
00:48:26Le militaire français
00:48:27avait été pris
00:48:28dans une embuscade
00:48:28contre des casques bleus
00:48:30de la fidule hier
00:48:30dans le sud du Liban.
00:48:31Trois de ses camarades
00:48:33avaient été rapides.
00:48:35Merci beaucoup Augustin Donadieu
00:48:37que nous retrouverons
00:48:38pour l'édition de la nuit.
00:48:39Alors,
00:48:40y aura-t-il
00:48:41des négociations demain
00:48:42entre les Etats-Unis
00:48:44et l'Iran ?
00:48:45Eh bien,
00:48:46tout cela semble mal parti
00:48:47puisque nous l'avons appris
00:48:48donc en fin d'après-midi,
00:48:51la marine américaine
00:48:53a tiré en direction
00:48:54d'un navire iranien.
00:48:56conséquence,
00:48:57l'Iran ne compte pas
00:48:58pour leur participer
00:48:59à deux nouveaux
00:49:01pour parler
00:49:01avec Washington.
00:49:03Alors,
00:49:03Vincent Arbarretier,
00:49:04la situation,
00:49:05elle se tend
00:49:06ces dernières heures.
00:49:08Nous sommes bien loin
00:49:09du côté
00:49:09de l'optimisme
00:49:10affiché par Donald Trump
00:49:12vendredi.
00:49:14Nous sommes devant
00:49:16une escalade
00:49:17de la situation.
00:49:19Ce n'est pas une escalade,
00:49:20en fait,
00:49:20c'est une tension,
00:49:21c'est un retour
00:49:22au statut couranté,
00:49:24c'est-à-dire au bombardement
00:49:25américain sur l'Iran
00:49:26et au bombardement
00:49:29plus sporadique
00:49:30des Iraniens
00:49:30sur les pays du Golfe.
00:49:32Donc,
00:49:32si vous voulez,
00:49:33si Donald Trump
00:49:37fait ce qu'il dit,
00:49:38il va reprendre
00:49:39les bombardements
00:49:40s'il n'y a pas
00:49:41de négociations.
00:49:41Donc,
00:49:41en réalité,
00:49:42peut-être que les Iraniens
00:49:43vont faire monter
00:49:45les enchères.
00:49:46Il ne faut pas oublier
00:49:47qu'il y a le Pakistan
00:49:48qui joue un rôle important
00:49:49qui, lui,
00:49:50a intérêt
00:49:50à ce qu'il y ait
00:49:51des négociations
00:49:52et un résultat
00:49:53qui lui permettent
00:49:56de jouer un peu
00:49:56le rôle
00:49:57que jouait l'Iran
00:49:58du temps du chat,
00:49:59c'est-à-dire un peu
00:50:00le gendarme de la région.
00:50:01Parce qu'il y a quelques
00:50:03vendredis,
00:50:04il y a eu des troupes
00:50:05pakistanaises
00:50:05qui sont arrivées
00:50:06en Arabie Saoudite
00:50:07pour aider les Saoudiens
00:50:08à se protéger
00:50:09contre d'éventuels
00:50:11bombardements
00:50:11ou tirs de missiles
00:50:13iraniens.
00:50:13Donc,
00:50:14c'est important
00:50:14de montrer que le Pakistan,
00:50:15qui est allié des États-Unis,
00:50:17mais également
00:50:17qui a de bons rapports
00:50:18avec la Chine,
00:50:19peut jouer un rôle important.
00:50:20Donc,
00:50:20dans ce cadre-là,
00:50:22le Pakistan va faire
00:50:24tout ce qu'il peut
00:50:24pour faire venir
00:50:25les Iraniens
00:50:26à la table des négociations
00:50:28et puis également
00:50:29pour dire aux Américains
00:50:31de peut-être
00:50:33moins insister
00:50:33sur certains points
00:50:34qu'ils ne l'ont fait
00:50:35jusqu'à présent.
00:50:36puisque Donald Trump
00:50:37dit « Fini de jouer
00:50:38si les négociations
00:50:39n'aboutissent pas ».
00:50:40Or,
00:50:41ce soir,
00:50:42l'Iran dit
00:50:42« Nous ne participerons
00:50:43pas aux négociations ».
00:50:45Donc,
00:50:45ces deux informations-là
00:50:46nous laissent penser
00:50:47qu'il peut y avoir
00:50:48un risque de retour
00:50:49des bombardements.
00:50:50le risque existe,
00:50:51mais les Iraniens
00:50:52peuvent aussi revenir
00:50:53sur ce qu'ils ont dit.
00:50:55En fait,
00:50:55ils sont en contact
00:50:56permanent
00:50:57avec les Américains,
00:50:58il ne faut pas l'oublier,
00:50:59avec les Pakistanais
00:51:00et puis avec d'autres
00:51:01comme les Turcs
00:51:01ou les Égyptiens
00:51:02qui, eux,
00:51:02ont intérêt
00:51:03à ce que la situation
00:51:04se stabilise,
00:51:05de même que nous autres
00:51:06occidentaux européens.
00:51:07Fini,
00:51:08Monsieur Gentil,
00:51:09dit Donald Trump.
00:51:10On va en parler
00:51:10avec Sébastien Boussois,
00:51:12docteur en sciences politiques
00:51:13et spécialiste
00:51:14des États-Unis.
00:51:15Sébastien Boussois,
00:51:16merci d'être avec nous
00:51:17ce soir dans
00:51:17100% politique.
00:51:19Je le disais tout à l'heure,
00:51:20vendredi,
00:51:20c'est vrai que Donald Trump
00:51:22affichait son optimisme.
00:51:24Tout semblait aller
00:51:24pour le mieux,
00:51:25c'était même
00:51:26peut-être trop beau.
00:51:27Aujourd'hui,
00:51:28il menace donc l'Iran
00:51:30à la veille
00:51:30de ces négociations
00:51:31qui vraisemblablement,
00:51:33en tout cas pour le moment,
00:51:34ne vont pas avoir lieu
00:51:35puisque l'Iran
00:51:35les a refusés.
00:51:37Multiple revirements donc.
00:51:38Est-ce que Donald Trump
00:51:39maîtrise encore la situation ?
00:51:42Écoutez,
00:51:42c'est compliqué pour Donald Trump
00:51:43depuis un mois et demi,
00:51:45évidemment,
00:51:45parce qu'il espérait
00:51:46à la fois une capitulation rapide,
00:51:47il espérait un effondrement
00:51:49du régime
00:51:49et aujourd'hui,
00:51:50il se retrouve à négocier
00:51:51dans une guerre
00:51:51qu'il aimerait la plus rapide
00:51:53ou en tout cas
00:51:53la moins longue possible.
00:51:55Donc on voit bien
00:51:55que des négociations
00:51:56d'un tel ordre
00:51:57sont quand même
00:51:58extrêmement compliquées
00:51:59pour l'administration américaine.
00:52:01Je rappelle quand même
00:52:01que l'Iran
00:52:02a une expérience
00:52:03de la diplomatie
00:52:04extrêmement importante,
00:52:05que l'Iran s'inscrit souvent
00:52:07dans le temps très long,
00:52:08ce qui n'arrange pas
00:52:09Donald Trump,
00:52:10que l'Iran aime
00:52:12discuter
00:52:12des moindres détails
00:52:14d'une négociation,
00:52:15ce qui, dans un accord,
00:52:16peut paraître
00:52:16tout à fait logique
00:52:17quelque part
00:52:18et Donald Trump
00:52:19veut aller vite
00:52:19et veut arriver
00:52:20à pouvoir sortir
00:52:22la tête haute
00:52:22de cette histoire.
00:52:23Donc à l'heure
00:52:24et à l'instant T
00:52:25où nous parlons,
00:52:28il n'y a pas
00:52:28de négociation
00:52:30et dans le même temps,
00:52:31ça a été dit justement,
00:52:32le Pakistan,
00:52:33même s'il rame,
00:52:34c'est le cas de le dire,
00:52:35essaye de ramener
00:52:37l'ensemble des partis,
00:52:38en l'occurrence juste
00:52:38les États-Unis
00:52:39et l'Iran
00:52:41à la table
00:52:42des négociations.
00:52:43Mais on arrivera
00:52:44toujours sur des points
00:52:45d'achoppement majeurs
00:52:46qui concernent
00:52:46la question du nucléaire,
00:52:48la question
00:52:48des fameux kilos
00:52:50d'uranium enrichi
00:52:51que Donald Trump
00:52:52aimerait extirper
00:52:54du pays,
00:52:55de la question
00:52:55de la levée
00:52:56des sanctions économiques.
00:52:58On est toujours
00:52:58à peu près nulle part
00:52:59sur cette histoire.
00:53:00Le risque,
00:53:01ce sont évidemment
00:53:02de basculer
00:53:03pour faire un parallèle
00:53:04dans des négociations
00:53:07pour rien,
00:53:08non pas des élections,
00:53:09mais des négociations.
00:53:10Et là,
00:53:11Donald Trump,
00:53:11évidemment,
00:53:12est dans une situation
00:53:13extrêmement risquée,
00:53:16alors que l'Iran
00:53:17est le maître
00:53:18des horloges
00:53:19sur Hormuz,
00:53:20qui peut l'ouvrir
00:53:21et qui peut le fermer.
00:53:22Et que là,
00:53:22on est vraiment
00:53:23dans le jeu
00:53:23du chat
00:53:24et de la souris
00:53:25et de ce rapport
00:53:26de force
00:53:27qui ne rend
00:53:28évidemment pas facile
00:53:28la possibilité
00:53:29d'une négociation.
00:53:31Je le dis à chaque fois,
00:53:31c'est ce strike and talk.
00:53:33C'est à la fois frapper
00:53:35et en même temps discuter.
00:53:36Tout ça peut nous paraître
00:53:37assez lunaire.
00:53:38Le contexte paraît
00:53:39quand même très défavorable,
00:53:40mais il est possible
00:53:41qu'effectivement,
00:53:42il y ait une délégation
00:53:42d'Iraniens qui arrive.
00:53:43Les Iraniens ne font plus
00:53:44vraiment confiance
00:53:45à Donald Trump.
00:53:46Ils sont arrivés
00:53:46quand même en nombre massif
00:53:48lors des premières négociations.
00:53:50Ils espéraient beaucoup.
00:53:52Ils n'ont pas eu grand-chose.
00:53:53Je ne sais pas
00:53:54ce qui pourrait radicalement
00:53:55changer la donne demain.
00:53:57Et avec un Donald Trump
00:53:58qui veut aller vite,
00:53:59qui veut un deal rapidement,
00:54:01c'est ce que l'on sent
00:54:01aussi ces derniers temps.
00:54:03Oui,
00:54:04c'est de l'ordre
00:54:04de l'homme d'affaires.
00:54:06À chaque fois,
00:54:06on ressort toujours
00:54:07cet argument,
00:54:08mais il faut aller vite
00:54:10et il faut aller bien.
00:54:12Il voudrait évidemment
00:54:13que cette guerre en Iran
00:54:16entache le moins possible
00:54:17le processus
00:54:18des élections
00:54:19de mi-mandat
00:54:20qui risque
00:54:21de lui coller
00:54:22à la patte.
00:54:22On a encore
00:54:23un grand nombre
00:54:24d'électeurs magas
00:54:25qui sont derrière Donald Trump
00:54:27sur cette histoire de guerre,
00:54:28mais ils l'étaient
00:54:29évidemment majoritairement
00:54:30sur un...
00:54:31Alors au départ,
00:54:31ils ne l'étaient pas,
00:54:32mais après,
00:54:33ils ont suivi
00:54:33leurs leaders maximaux
00:54:34et ils l'ont été
00:54:35un maximum
00:54:36dès l'instant
00:54:37où Donald Trump
00:54:38continuait à penser,
00:54:40à espérer
00:54:40que ce soit une guerre
00:54:42courte.
00:54:42Aujourd'hui,
00:54:43évidemment,
00:54:43les choses durent.
00:54:45Tout est relatif,
00:54:46c'est un mois et demi,
00:54:47mais les choses durent
00:54:48quand même
00:54:48et tout ça
00:54:49pourrait évidemment
00:54:50se retourner largement
00:54:51contre le président américain
00:54:53qui n'avait promis
00:54:53aucune intervention.
00:54:55Donc l'Iran
00:54:55est toujours là
00:54:56et je rappelle quand même
00:54:57pour finir
00:54:58que l'objectif
00:54:59d'un certain nombre
00:55:00de pays
00:55:01et notamment Israël,
00:55:03c'était l'effondrement
00:55:04et le renversement
00:55:05du régime.
00:55:05Aujourd'hui,
00:55:06on n'est plus du tout
00:55:07dans cette situation-là.
00:55:08L'Iran a peut-être même
00:55:09renforcé son régime.
00:55:11Les Iraniens,
00:55:12on n'en parle
00:55:13malheureusement plus
00:55:13et les Américains
00:55:15et les Israéliens
00:55:16pataugent un peu
00:55:17et sont rendus
00:55:18à effectivement
00:55:19négocier d'un côté
00:55:20avec le Hezbollah,
00:55:21de l'autre côté
00:55:22avec le régime
00:55:23des mollahs
00:55:24pour essayer de sortir
00:55:25de cette situation,
00:55:27apaiser la situation régionale
00:55:28et apaiser surtout économiquement
00:55:29la situation mondiale.
00:55:30Un proche de Donald Trump
00:55:32qui ne voulait pas
00:55:33de cette intervention militaire
00:55:35qui n'y était pas favorable,
00:55:36c'est G. Davance
00:55:37et c'est lui
00:55:39aujourd'hui
00:55:40qui est envoyé
00:55:42dans la délégation
00:55:43d'Islamabad
00:55:44après un premier échec
00:55:45des négociations.
00:55:46Il reste l'homme
00:55:47de la situation,
00:55:48G. Davance ?
00:55:50Oui, il vaut mieux
00:55:51et puis il garde
00:55:51en même temps
00:55:52cette spécificité
00:55:56qui peut le rendre
00:55:57beaucoup plus crédible
00:55:59à l'égard du régime iranien
00:56:00si tant est
00:56:01qu'il faille
00:56:02que ça le soit
00:56:02mais dans une négociation
00:56:03il faut qu'il y ait
00:56:04un minimum de confiance.
00:56:05G. Davance
00:56:06a toujours été
00:56:07l'acteur
00:56:08je dirais
00:56:09le plus symbolique
00:56:10de la politique
00:56:11Trumpiste
00:56:12qui était
00:56:12la non-intervention.
00:56:14Marco Rubio
00:56:15n'était pas non plus
00:56:15extrêmement favorable
00:56:16on ne l'entend pas
00:56:17beaucoup d'ailleurs
00:56:17en ce moment
00:56:18mais G. Davance
00:56:18est celui
00:56:19qui était finalement
00:56:20le plus Trumpiste
00:56:21des Trumpistes.
00:56:22Si l'on reprenait
00:56:23la parole du chef
00:56:25à la lettre
00:56:26c'était non-intervention
00:56:28non-ingérence
00:56:29non-engagement
00:56:29des Etats-Unis
00:56:30dans de nouveaux
00:56:31conflits sans fin
00:56:32comme Donald Trump
00:56:33le disait
00:56:34et là il s'est embarqué
00:56:35dans cette histoire
00:56:36il y a effectivement
00:56:36un mois
00:56:37un mois et demi
00:56:38G. Davance
00:56:39peut être celui
00:56:39qui peut arriver
00:56:40en tout cas
00:56:41à parler
00:56:42à discuter
00:56:43avec les Iraniens
00:56:45sans se mettre
00:56:46pour autant
00:56:46en porte-à-faux
00:56:47puisque dans la première
00:56:48négociation
00:56:49il n'a rien cédé
00:56:50sur un certain
00:56:51nombre de dossiers
00:56:52mais après voilà
00:56:53une fois sur place
00:56:54à Issam Abad
00:56:55je ne sais pas honnêtement
00:56:56ce qui pourrait
00:56:57véritablement
00:56:57les mettre d'accord
00:56:58sur un accord
00:56:59qui permette
00:57:00au moins
00:57:01de maintenir
00:57:01ce c'est le feu
00:57:02qui je le rappelle
00:57:03finit dans trois jours
00:57:03pour essayer
00:57:05de rediscuter
00:57:06de ressortir
00:57:07sur la table
00:57:07toutes ces négociations
00:57:09il faut aussi réfléchir
00:57:10peut-être à d'autres médiateurs
00:57:11c'est vrai que le Pakistan
00:57:12même s'il est allié
00:57:13de ces pays-là
00:57:14reste quand même
00:57:14très éloigné
00:57:15des préoccupations
00:57:17majeures du Golfe
00:57:18il faut peut-être
00:57:19mettre dans la balance
00:57:19le Qatar ou Oman
00:57:20je ne sais pas
00:57:21mais des pays
00:57:21qui peuvent véritablement
00:57:23peser
00:57:23parce qu'ils sont impactés
00:57:24et impliqués directement
00:57:25et qu'ils ont aussi
00:57:26l'oreille
00:57:27des deux belligérants
00:57:28Merci beaucoup Sébastien Boussois
00:57:31docteur en sciences politiques
00:57:32spécialiste des Etats-Unis
00:57:34Vincent Arbarétier
00:57:35j'avais préparé une question
00:57:36il y a quelques heures
00:57:37les négociations
00:57:38sont-elles déjà en péril ?
00:57:40Et bien quelques heures après
00:57:41les choses vont tellement vite
00:57:42que oui
00:57:42on peut l'affirmer
00:57:43elles sont en péril
00:57:45puisque je le rappelle
00:57:46l'Iran ne compte pas
00:57:47pour leur participer
00:57:48à ces nouveaux
00:57:48pour parler avec Washington
00:57:49aujourd'hui
00:57:50qui gagne le bras de fer
00:57:52pour reprendre cette formule
00:57:53souvent utilisée
00:57:54Iran ou Etats-Unis ?
00:57:56Moi ce que je pourrais dire
00:57:58c'est que le bras de fer
00:58:00actuellement
00:58:01c'est plutôt l'Iran
00:58:01qui le gagne
00:58:03même s'il est en situation
00:58:04militaire très délicate
00:58:05très fragilisée
00:58:06et elle le doit
00:58:07à quoi ?
00:58:08Enfin le gouvernement iradien
00:58:09le doit
00:58:09à un homme
00:58:10dont on parle assez peu
00:58:12mais qui est en fait
00:58:12le chef de la délégation
00:58:13iranienne
00:58:14qui pour l'instant
00:58:15a été épargné
00:58:16par les frappes
00:58:17israéliennes et américaines
00:58:18c'est Mohamed Galibaf
00:58:19qui est un ancien combattant
00:58:21de la guerre Iran-Irak
00:58:23à 19 ans
00:58:24il était chef de section
00:58:26et il est passé général
00:58:27à 22 ans au feu
00:58:28ensuite il a fait des études
00:58:30de sciences politiques
00:58:31il est devenu docteur
00:58:33en géographie politique
00:58:34ce qui correspond
00:58:35à des sciences politiques
00:58:36et il a entamé à la fois
00:58:38une carrière administrative
00:58:39une carrière politique
00:58:40il s'est présenté
00:58:41quatre fois
00:58:42aux élections
00:58:43pour être président
00:58:44de la république islamique
00:58:45auquel il a échoué
00:58:46mais en même temps
00:58:47il a été maire de Téhéran
00:58:48il a été directeur
00:58:50de la police iranienne
00:58:51et il a été chef d'état-major
00:58:52de l'armée de l'air iranienne
00:58:53donc vous avez quelqu'un
00:58:54de redoutable
00:58:55quelqu'un qui sait
00:58:57ce que sont les rapports
00:58:58de force
00:58:58qui sait très bien
00:58:59que les occidentaux
00:59:00en général
00:59:01et les américains
00:59:01en particulier
00:59:02n'ont pas intérêt
00:59:03à avoir trop de pertes humaines
00:59:05contrairement aux iraniens
00:59:06et donc si vous voulez
00:59:07il sait très bien
00:59:08où sont les faiblesses
00:59:09des négociateurs
00:59:10en plus vis-à-vis
00:59:11d'un J.D. Vance
00:59:12qui effectivement
00:59:13était défavorable
00:59:14à la guerre
00:59:15donc lui
00:59:15il peut très bien
00:59:16comme ça a été très bien dit
00:59:18jouer la montre
00:59:18comme on dit
00:59:19un peu vulgairement
00:59:19et puis entraver
00:59:23les différentes tentatives
00:59:24américaines
00:59:24de faire plier
00:59:25l'Iran
00:59:26d'une manière
00:59:27ou d'une autre
00:59:27et puis surtout
00:59:28ce qui est très surprenant
00:59:29c'est que
00:59:31il s'arc-boute
00:59:32sur l'histoire
00:59:32de la recherche nucléaire
00:59:34mais il pourrait faire
00:59:35comme le ancien ministre allemand
00:59:38de la fin de la première guerre mondiale
00:59:40Stresemann
00:59:40qui finassait
00:59:42c'est un terme allemand
00:59:43qui finassait
00:59:44en disant
00:59:45oui ça on ne va pas le faire
00:59:46parce qu'en fait
00:59:48vous voyez
00:59:48il peut très bien
00:59:49reprendre la recherche nucléaire
00:59:50sans le dire
00:59:51et donc
00:59:52avoir un accord
00:59:53avec les américains
00:59:53surtout que l'Iran
00:59:54est un pays très grand
00:59:55où on peut cacher
00:59:56des centres de recherche
00:59:57il y a des villes
00:59:58complètes
00:59:59enterrées
00:59:59où ils fabriquent des drones
01:00:00donc ça ça peut être fait
01:00:01mais non il ne le fait pas
01:00:02pourquoi ?
01:00:03parce qu'il veut faire en sorte
01:00:04que l'Iran
01:00:05tel quel que soit son régime
01:00:06apparaisse comme le défenseur
01:00:08j'allais dire du tiers monde
01:00:10des pays du sud
01:00:11contre l'occident
01:00:13arrogant
01:00:14méprisant
01:00:14que représentent pour lui
01:00:15les Etats-Unis
01:00:16Israël
01:00:17et d'une manière moindre
01:00:18les occidentaux que nous sommes
01:00:20donc il y a ça aussi
01:00:21c'est montrer que l'Iran
01:00:22est le héros des faibles
01:00:24face au fort
01:00:25donc la faiblesse de Donald Trump
01:00:26aujourd'hui
01:00:26c'est d'avoir montré
01:00:27qu'il voulait aller vite
01:00:28qu'il voulait un deal rapide
01:00:30et à vous entendre
01:00:31on comprend bien
01:00:31que les gardiens de la révolution
01:00:33eux
01:00:33on a le sentiment
01:00:34qu'ils ont tout le temps
01:00:35et les pertes humaines
01:00:36peu importe
01:00:37ils ont le temps
01:00:37et ils élargissent le conflit
01:00:39et
01:00:39il a raté son blitzkrieg
01:00:41il a raté sa guerre rapide
01:00:43voilà
01:00:43et malheureusement
01:00:44il se retrouve dans une guerre
01:00:46qui s'englue
01:00:47et puis en plus
01:00:49qui provoque une crise
01:00:50économique mondiale
01:00:51et quelles concessions
01:00:52aussi pourrait-il faire
01:00:53vous vouliez réagir
01:00:54Lara Chekhov
01:00:55c'était une chose importante
01:00:56que rapporte
01:00:58le New York Times
01:00:59aujourd'hui
01:00:59qui dit que
01:01:00selon les services
01:01:01de renseignements
01:01:02américains
01:01:03le régime iranien
01:01:04aurait toujours accès
01:01:05à environ 70%
01:01:06de ses stocks
01:01:07de missiles balistiques
01:01:08d'avant-guerre
01:01:08et environ 60%
01:01:10de ses lanceurs
01:01:12de missiles
01:01:13ce qui montre bien
01:01:13que les Iraniens
01:01:15ont encore
01:01:16des ressources
01:01:17et ce soir
01:01:18en refusant
01:01:19de négocier
01:01:20ça montre bien
01:01:21qu'ils veulent mettre
01:01:22des bâtons
01:01:23dans les roues
01:01:25de Trump
01:01:26parce qu'il y a
01:01:27ce fameux congrès
01:01:29on arrive au 60ème jour
01:01:30de la guerre
01:01:31Trump
01:01:32il y a un mois
01:01:33disait que la guerre
01:01:34finirait dans 15 jours
01:01:34dans deux semaines
01:01:35il y a ce fameux congrès
01:01:37qui s'approche
01:01:37à grands pas
01:01:38et durant lequel
01:01:39le président
01:01:41américain
01:01:42saura
01:01:42s'il pourra
01:01:44prolonger
01:01:45ou pas
01:01:45son offensive
01:01:46qu'il a déclenché
01:01:48d'ailleurs
01:01:48sans consulter
01:01:49le congrès
01:01:50qui pourrait d'ailleurs
01:01:51très bien passer
01:01:52du côté des démocrates
01:01:53après les élections
01:01:55prochaines
01:01:56des mid-terms
01:01:57donc
01:01:57tout en sachant
01:01:59qu'il y a aussi
01:02:00un problème
01:02:01une question
01:02:01de politique intérieure
01:02:03parce que cette guerre
01:02:04est très coûteuse
01:02:06aussi
01:02:06pour les américains
01:02:08et là
01:02:09on a bien vu
01:02:10que les négociations
01:02:11de la semaine dernière
01:02:11avec J.D. Vance
01:02:14ont été un échec
01:02:16il est resté
01:02:1624 heures
01:02:17et ça n'a rien donné
01:02:19et que cette fois-ci
01:02:21Trump a voulu
01:02:22accélérer
01:02:22en envoyant
01:02:23en plus de J.D. Vance
01:02:25Steve Wittkopf
01:02:26et Jared Kushner
01:02:28qui sont
01:02:29moins pacifistes
01:02:30que J.D. Vance
01:02:32et qui sont
01:02:32disons plus favorables
01:02:34à Israël
01:02:35et que
01:02:36du coup
01:02:37les dirigeants
01:02:38iraniens
01:02:39les auraient rencontrés
01:02:41mais là
01:02:41visiblement
01:02:42ils ne le font pas
01:02:43ils ne le souhaitent pas
01:02:44et un but de guerre
01:02:45dont on ne parle
01:02:47absolument plus
01:02:48Joseph Touvenel
01:02:49c'est le sort
01:02:49de la population
01:02:50iranienne
01:02:51puisque
01:02:51au début
01:02:52effectivement
01:02:53il était affiché
01:02:54que l'objectif
01:02:56c'était de libérer
01:02:57libérer cette population
01:02:58qu'il demandait
01:02:59de l'emprise
01:03:00des gardiens
01:03:00de la révolution
01:03:01on n'en parle plus
01:03:02plus personne n'en parle
01:03:04mais c'est pas nouveau
01:03:05quand on était
01:03:06à affronter
01:03:07le bloc de l'Est
01:03:10Radio Free Europe
01:03:12donc les américains
01:03:13faisaient des grandes déclarations
01:03:14pour la libération
01:03:16notamment à Budapest
01:03:17par exemple
01:03:17ou à Prague
01:03:18ils en vous laissera
01:03:19jamais tomber
01:03:20et ils ont tout de suite
01:03:21laissé tomber
01:03:21donc c'est pas nouveau
01:03:23le sort des peuples
01:03:24intéresse souvent peu
01:03:25les décideurs politiques
01:03:26on peut le regretter
01:03:28et ce qu'on peut regretter aussi
01:03:30alors moi je ne peux pas dire
01:03:31s'il y a négociation
01:03:32ou pas négociation
01:03:33il peut y avoir négociation
01:03:34officielle
01:03:34mais des discussions
01:03:36qui commencent
01:03:36par les intermédiaires
01:03:37et qui continuent
01:03:38en permanence
01:03:39mais ce qui me frappe
01:03:41c'est l'isolement
01:03:42de la France
01:03:43et l'isolement
01:03:44de l'Europe
01:03:45qu'avons-nous
01:03:46comme alliés
01:03:47je veux dire
01:03:48quand il y a un conflit
01:03:48qui commence avec
01:03:49quelque chose
01:03:50de mondial
01:03:50parce que ça touche
01:03:51l'économie mondiale
01:03:52on voit les Pakistanais
01:03:53on voit les Indiens aussi
01:03:55parce que comme
01:03:55les Pakistanais bougent
01:03:56les Indiens sont là
01:03:57les Turcs
01:03:58face aux Perses
01:04:00se réveillent
01:04:01l'Iran
01:04:02avec Moscou
01:04:04et puis il y a la Chine
01:04:05et l'Europe
01:04:06cette Europe puissance
01:04:08qu'on nous décrivait
01:04:08en disant
01:04:09votez Maastricht
01:04:10vous verrez ce que vous allez voir
01:04:11on voit un nain
01:04:12qui est abandonné partout
01:04:13c'est qu'il n'a pas d'allié
01:04:14et alors c'est vrai
01:04:15que Vincent Arbaretti
01:04:17et cette semaine
01:04:17vous avez eu cette réunion
01:04:18à l'Elysée
01:04:19on a vu Georgia Meloni
01:04:20on a vu Emmanuel Macron
01:04:23notamment pour proposer
01:04:25de l'aide
01:04:28pour débloquer
01:04:29ou déminer
01:04:29le détroit d'Hormuz
01:04:30on le rappelle
01:04:31c'était vendredi
01:04:32il était débloqué
01:04:33sauf que
01:04:34réponse de Donald Trump
01:04:35je n'ai pas besoin de vous
01:04:37au moment où j'avais besoin de vous
01:04:38il n'y avait personne
01:04:39donc
01:04:40on se débrouillera sans vous
01:04:41et c'est vrai que
01:04:42et bien ça fait un peu mal
01:04:43c'est comme cette fameuse
01:04:44coalition des volontaires
01:04:45face à l'Ukraine
01:04:46tout le monde s'en fiche
01:04:48sur le plan international
01:04:50en fait
01:04:50la présupposition
01:04:52des Européens
01:04:52comme toujours
01:04:54les missions
01:04:55des armées européennes
01:04:56ont été définies
01:04:57depuis fort longtemps
01:04:58depuis les années
01:05:0080-90
01:05:01c'est ce qu'on a appelé
01:05:03à un moment
01:05:04les missions
01:05:04de Petersberg
01:05:05c'est-à-dire
01:05:05ce sont des missions
01:05:06de maintien de la paix
01:05:08pas de rétablissement
01:05:09de la paix
01:05:09mais de maintien de la paix
01:05:11et d'interposition
01:05:11là effectivement
01:05:13pour faire du déminage
01:05:14dans le golfe d'Hormuz
01:05:15il vaut bien
01:05:16il vaut mieux
01:05:16ne pas avoir d'obus
01:05:18qui éclatent à côté
01:05:18quand vous voyez
01:05:19en France
01:05:20le déminage terrestre
01:05:22là dans la région
01:05:24parisienne
01:05:24ou dans le nord
01:05:25je ne sais plus exactement
01:05:25le temps que ça a pris
01:05:27le nombre d'habitants
01:05:28qu'il a fallu évacuer
01:05:29donc là
01:05:30les Européens ont raison
01:05:31on ne fait pas de déminage
01:05:32je dirais
01:05:33sous le feu
01:05:34ça ça n'existe pas
01:05:35que ce soit en mer
01:05:36ou à terre
01:05:37donc là
01:05:38les Européens ont raison
01:05:39en fait le problème
01:05:40des Européens
01:05:41c'est d'être
01:05:42au bon moment
01:05:43si vous voulez
01:05:43effectivement
01:05:44il n'y a toujours pas
01:05:44de cesser le feu
01:05:45entre l'Ukraine et la Russie
01:05:46donc l'Europe
01:05:47ne peut pas intervenir
01:05:48pour faire cette mission
01:05:49d'assurance
01:05:52ou de réassurance
01:05:53vis-à-vis des Ukrainiens
01:05:55et là encore
01:05:56l'Europe joue
01:05:57pour les Ukrainiens
01:05:58contre les Russes
01:05:59on a bien compris
01:05:59dans cette affaire
01:06:01c'est un peu différent
01:06:01il faudrait
01:06:02dans le cadre
01:06:03de la mission européenne
01:06:04avoir l'assentiment
01:06:04à la fois des Iraniens
01:06:06et des Américains
01:06:07alors évidemment
01:06:07les Américains ne la donnent pas
01:06:08parce qu'eux
01:06:09ils sont embarrassés
01:06:10ils sont dans une action offensive
01:06:11ils ne veulent personne
01:06:12pour les gêner
01:06:13mais il y a un acteur
01:06:14qui est important
01:06:15et ça a été cité
01:06:17par un monsieur
01:06:17c'est la Chine
01:06:20la Chine
01:06:20la Chine
01:06:21elle a mis son
01:06:23je dirais
01:06:24son masque d'agneau
01:06:25bon on sait que c'est un loup
01:06:26les Chinois
01:06:27ne sont pas des sentimentaux
01:06:28ni des poètes
01:06:29enfin il y a des grands poètes chinois
01:06:30mais pas ceux
01:06:31qui sont au gouvernement
01:06:32de la Chine
01:06:32et qu'est-ce qu'ils veulent faire
01:06:33la Chine
01:06:34ils veulent déstabiliser
01:06:35des Occidentaux
01:06:35un peu comme les Russes
01:06:36ils veulent faire en sorte
01:06:37que les Américains
01:06:38et les Européens
01:06:39soient sur deux portées différentes
01:06:41et qu'à la fin
01:06:41l'OTAN éclate
01:06:42et que eux
01:06:43quand ils voudront
01:06:44s'occuper du cas
01:06:45de Taïwan
01:06:46ils puissent le faire
01:06:47tranquillement
01:06:48donc là
01:06:48ils vont aider les Européens
01:06:50dans leur mission
01:06:51on ne sait pas exactement
01:06:52il n'y a pas eu
01:07:05il doit les Américains
01:07:05mais aussi l'Iran
01:07:06il les a renvoyés
01:07:07dos à dos
01:07:08c'était assez intéressant
01:07:09une diplomatie assez ambiguë
01:07:10mais effectivement
01:07:11c'est Chinois
01:07:12qui ont intérêt aussi
01:07:13à la paix
01:07:13il y a une question
01:07:14que je ne vous ai pas posée
01:07:15Philippe de Gestas
01:07:17il y a des négociations
01:07:18donc entre Donald Trump
01:07:20les Etats-Unis
01:07:21et les gardiens de la Révolution
01:07:23est-ce qu'on négocie
01:07:24avec des dictateurs ?
01:07:25Est-ce que c'est possible
01:07:25de trouver un accord
01:07:26avec des dictateurs ?
01:07:27Alors tout dépend
01:07:28du type d'accord
01:07:29qu'on veut obtenir
01:07:30si c'est pour rétablir
01:07:31je ne sais quoi
01:07:31les libertés publiques
01:07:32ou la démocratie
01:07:33dans le pays d'un dictateur
01:07:35non il n'y a pas de négociation
01:07:36et d'ailleurs
01:07:36les Américains l'ont bien montré
01:07:38ils sont allés chercher
01:07:39M. Maduro
01:07:39au palais présidentiel
01:07:41et ils l'ont ensuite
01:07:42déféré
01:07:43ou vont le déférer
01:07:44devant un tribunal
01:07:45en revanche
01:07:47quand les intérêts
01:07:49de mon pays
01:07:51sont menacés
01:07:52par un dictateur
01:07:53et qu'on n'a pas
01:07:54les moyens autres
01:07:55que de négocier
01:07:56je crois qu'il est normal
01:07:58de négocier
01:07:59parce qu'il y a
01:08:00une espèce de vision
01:08:02romantique
01:08:03qui est parfois
01:08:03américaine
01:08:04et parfois pas
01:08:04qui consiste à vouloir
01:08:06avoir un rôle
01:08:06de rétablir la démocratie
01:08:08partout dans le monde
01:08:08et les français
01:08:09sont très forts
01:08:10d'ailleurs
01:08:10notamment diplomatiquement
01:08:12pour faire la leçon
01:08:13au monde entier
01:08:13sur ce qu'ils convainiraient
01:08:14de faire ceci et cela
01:08:15en réalité
01:08:16le rapport
01:08:16c'est un rapport
01:08:17de force
01:08:17et bien il y a
01:08:18parfois un rapport
01:08:19de force
01:08:19qui rend nécessaire
01:08:22de négocier
01:08:23avec ce que vous appelez
01:08:24ce que nous appelons
01:08:25ici un dictateur
01:08:27pour défendre
01:08:28les intérêts
01:08:28de notre pays
01:08:28moi ça ne me choque pas
01:08:29on va marquer
01:08:30une très courte pause
01:08:32on va parler
01:08:33de ces fameux banquets
01:08:34les canons français
01:08:35je ne sais pas
01:08:36si vous connaissez
01:08:37ces fameux banquets
01:08:38qui rassemblent énormément
01:08:40de monde
01:08:40dans un esprit
01:08:41très festif
01:08:42mais cela
01:08:42aujourd'hui
01:08:44c'est devenu politique
01:08:44puisque ça ne plaît pas
01:08:46à l'extrême gauche
01:08:46on va décrypter tout cela
01:08:48puis on reviendra
01:08:48avant
01:08:49sur
01:08:51Bruno Retailleau
01:08:52Bruno Retailleau
01:08:53donc élu
01:08:54par les adhérents
01:08:55comme représentant
01:08:57des républicains
01:08:58pour la prochaine présidentielle
01:08:59à tout de suite
01:09:02l'affiche de campagne
01:09:04de Bruno Retailleau
01:09:05dévoilée
01:09:06ce soir
01:09:07vous allez la découvrir
01:09:08à l'antenne
01:09:08alors Bruno Retailleau
01:09:09qui a été largement élu
01:09:11par les adhérents
01:09:12des républicains
01:09:13c'est donc
01:09:14aujourd'hui
01:09:15ce soir
01:09:16le candidat officiel
01:09:17alors
01:09:17plus de 73%
01:09:19d'entre eux
01:09:20ont désigné
01:09:20le sénateur
01:09:21de la Vendée
01:09:22comme leur champion
01:09:23pour 2027
01:09:24Elodie Huchard
01:09:25réagissait sur notre antenne
01:09:27après donc
01:09:28cette information
01:09:29on l'écoute
01:09:30Pour cette consultation
01:09:32qui a été effectuée
01:09:34ce dimanche
01:09:35Bruno Retailleau
01:09:36était le seul candidat
01:09:37il y avait trois choix
01:09:39sauf
01:09:39si on ne votait pas
01:09:41pour Bruno Retailleau
01:09:41c'était une primaire
01:09:42fermée aux adhérents
01:09:43ou ouverte
01:09:44aux sympathisants
01:09:45à comprendre
01:09:46le seul candidat officiel
01:09:47était Bruno Retailleau
01:09:48si on s'en tient
01:09:50à ce qu'on sait
01:09:50ce dimanche soir
01:09:52Bruno Retailleau
01:09:52est donc le candidat officiel
01:09:54pour les républicains
01:09:55en 2027
01:09:57Agnès Évren
01:09:57à la mi-journée
01:09:58sur CNews
01:09:59expliquait qu'il y avait
01:10:00deux étages à la fusée
01:10:01premier étage
01:10:02officiellement
01:10:03Bruno Retailleau
01:10:04est donc le candidat
01:10:05de LR
01:10:06étage suivant
01:10:07et sans doute
01:10:08le plus compliqué
01:10:08c'est de savoir
01:10:09comment départager
01:10:10tous ces candidats
01:10:11ces candidats
01:10:12qui appartiennent
01:10:13ou appartenaient à LR
01:10:14Laurent Wauquiez
01:10:15David Lissnard
01:10:15Xavier Bertrand
01:10:16et puis surtout
01:10:17également les candidats
01:10:18du bloc central
01:10:19parmi lesquels
01:10:20Edouard Philippe
01:10:21notamment
01:10:21alors le parti promet
01:10:23qu'il pourrait y avoir
01:10:23une sorte de sélection
01:10:25naturelle
01:10:25en fonction par exemple
01:10:26des sondages
01:10:27et que les candidats
01:10:28qui seraient les moins
01:10:29en avance dans les sondages
01:10:31pourraient se retirer
01:10:32parce que les LR
01:10:34comme Edouard Philippe
01:10:34comme d'autres
01:10:35savent très bien
01:10:36que s'il y a plusieurs candidats
01:10:37issus du bloc central
01:10:38ils ne pourraient pas
01:10:39se qualifier
01:10:40au second tour
01:10:41c'est une première victoire
01:10:42pour Bruno Retailleau
01:10:43sans doute
01:10:44pour lui en réalité
01:10:45la plus facile
01:10:46l'étape d'après
01:10:47ce deuxième étage
01:10:48de la fusée
01:10:49en revanche
01:10:49va être beaucoup plus
01:10:50compliqué à passer
01:10:51pour les Républicains
01:10:52On va parler
01:10:54de ce deuxième étage
01:10:55de la fusée
01:10:56donc pour les Républicains
01:10:57il faut bien comprendre
01:10:58la Rachecoq
01:10:58que les adhérents
01:11:00ils ont également
01:11:01choisi Bruno Retailleau
01:11:02bien évidemment
01:11:03mais ils ont aussi
01:11:04choisi
01:11:05de ne pas avoir recours
01:11:06à une primaire
01:11:07pour nommer
01:11:09leur chef de file
01:11:10pour 2027
01:11:11Oui parce qu'ils ont
01:11:12désigné en effet
01:11:13de manière plutôt massive
01:11:15Bruno Retailleau
01:11:17à plus de 73%
01:11:19ce soir
01:11:19je rappelle
01:11:20qu'il y a plus de 60%
01:11:21des adhérents
01:11:22qui ont donné
01:11:23leur avis ce soir
01:11:24et que Bruno Retailleau
01:11:25peut entrer en campagne
01:11:26sans se soucier
01:11:27d'une quelconque primaire
01:11:29que voulait
01:11:30d'ailleurs
01:11:31Laurent Wauquiez
01:11:32je rappelle que
01:11:32Laurent Wauquiez
01:11:33voulait une grande primaire
01:11:35de la droite
01:11:36parce que selon lui
01:11:37la droite française
01:11:38est faite
01:11:39de trois grandes familles
01:11:42les libéraux
01:11:42les conservateurs
01:11:43et les gaullistes
01:11:44il était même prêt
01:11:45à ouvrir
01:11:46cette primaire
01:11:48jusqu'à Sarah Knaffot
01:11:50jusqu'à Reconquête
01:11:51il l'avait dit
01:11:51lui-même
01:11:52le fait est que
01:11:53Laurent Wauquiez
01:11:54n'a pas réagi
01:11:55ce soir
01:11:56à l'élection
01:11:58de Bruno Retailleau
01:12:00mais on peut imaginer
01:12:01que
01:12:02étant donné
01:12:02qu'il avait déclaré
01:12:03il n'y a pas longtemps
01:12:03qu'il y avait
01:12:04beaucoup trop de candidats
01:12:05à droite
01:12:06et qu'on fonçait
01:12:07droit dans le mur
01:12:08que sa réaction
01:12:09ne sera pas
01:12:10certainement pas
01:12:12positive
01:12:13parce qu'il n'arrêtait pas
01:12:14de dire que c'était
01:12:15un scrutin
01:12:15pour rien
01:12:16et on sait que
01:12:17les relations
01:12:17entre les deux hommes
01:12:19qui se sont affrontés
01:12:20pour la présidence
01:12:21des républicains
01:12:24sont coupées
01:12:25il ne s'adresse plus
01:12:26la parole
01:12:27donc la question
01:12:27c'est aussi
01:12:27de savoir
01:12:28qui va soutenir
01:12:30Laurent Wauquiez
01:12:31dans les prochaines semaines
01:12:33Peut-être
01:12:34Philippe de Gestas
01:12:35est-ce qu'il a un atout
01:12:37Bruno Retailleau
01:12:37c'est-à-dire qu'on voit bien
01:12:38qu'aujourd'hui
01:12:39les électeurs
01:12:39ils sont tentés
01:12:40par des mesures
01:12:42par des offres
01:12:43plus radicales
01:12:45des offres
01:12:46plus solides
01:12:47on le voit bien
01:12:48dans les différentes demandes
01:12:49et ça c'est une chance
01:12:50de Bruno Retailleau
01:12:51puisqu'il s'est déjà
01:12:52effectivement positionné
01:12:53sur plusieurs sujets
01:12:54et des sujets
01:12:56notamment je pense
01:12:57à l'immigration
01:12:58l'insécurité
01:12:59qui préoccupent
01:13:00les français
01:13:00je pense que les français
01:13:03attendent probablement
01:13:04deux choses
01:13:05ils attendent
01:13:06de la cohérence
01:13:08de la part de ceux
01:13:09qui vont se présenter
01:13:10devant leur suffrage
01:13:11et de ce point de vue là
01:13:14je pense que l'on peut
01:13:16quelle que soit
01:13:16la position
01:13:17qu'on puisse avoir
01:13:18par ailleurs
01:13:18reconnaître que
01:13:19Bruno Retailleau
01:13:20est une cohérence complète
01:13:21pratiquement
01:13:22je dirais tout au long
01:13:23de sa carrière
01:13:24de sa carrière politique
01:13:25et ça je pense
01:13:26que les français
01:13:27y sont sensibles
01:13:28même si
01:13:30Bruno Retailleau
01:13:31quelqu'un qui n'est pas
01:13:32connu depuis très longtemps
01:13:32des français
01:13:35ce qu'il a mis
01:13:35un peu dans la lumière
01:13:36évidemment
01:13:37c'est d'avoir été
01:13:37ministre de l'intérieur
01:13:38jusque là
01:13:39il était relativement
01:13:39inconnu des français
01:13:40donc de ce point de vue là
01:13:42les français
01:13:42attendent une forme
01:13:43de clarté
01:13:44et puis je pense
01:13:46que les électeurs
01:13:47de droite
01:13:47vous avez parlé
01:13:48de radicalisation
01:13:49moi je pense
01:13:50qu'en réalité
01:13:51incarnent
01:13:52ce qu'on peut appeler
01:13:52un espèce de conservatisme
01:13:54mais à la française
01:13:55non pas à l'anglaise
01:13:57ou à l'allemande
01:13:57ou à l'italienne
01:13:58un conservatisme
01:13:59à la française
01:13:59qui est un mélange
01:14:00si vous voulez
01:14:02de soucis
01:14:03de conserver
01:14:04ce qui fonctionne
01:14:05et les français
01:14:07de droite
01:14:07en l'occurrence
01:14:08sont fatigués
01:14:09des réformes
01:14:10qui s'empilent
01:14:11et puis des discours
01:14:12qui ne débouchent
01:14:13sur rien
01:14:13et puis une forme
01:14:15d'audace
01:14:15dans les mesures
01:14:17qui doivent être
01:14:17prises demain
01:14:18pour redresser
01:14:19notre pays
01:14:20qui est en train
01:14:20de s'effondrer
01:14:21dans le domaine
01:14:22économique
01:14:23dans le domaine
01:14:23moral
01:14:24dans le domaine
01:14:24diplomatique
01:14:25nous en parlions
01:14:25tout à l'heure
01:14:26dans le domaine
01:14:28politique
01:14:28même dans le domaine
01:14:29des institutions
01:14:30et de ce point de vue-là
01:14:31également
01:14:32Bruno Retailleau
01:14:33a un atout
01:14:34très net
01:14:35dans la mesure
01:14:35où il a été
01:14:36ministre de l'Intérieur
01:14:37et qu'il a donné
01:14:38beaucoup de mal
01:14:39et les français le savent
01:14:41même s'il n'a pas eu
01:14:42les résultats
01:14:42qu'il attendait forcément
01:14:43pour essayer
01:14:44de redresser
01:14:45la situation
01:14:46sécuritaire
01:14:47de la France
01:14:48et notamment
01:14:48dans le domaine
01:14:49de l'immigration
01:14:49il y a déjà
01:14:50beaucoup de monde
01:14:50aujourd'hui
01:14:51sur les rangs
01:14:51Joseph Tounel
01:14:52on a donc
01:14:53Bruno Retailleau
01:14:54ce soir
01:14:55vous avez
01:14:55Edouard Philippe
01:14:56on a également
01:14:57Xavier Bertrand
01:14:58peut-être
01:14:59pourquoi pas
01:14:59Michel Barnier
01:15:00c'est une option
01:15:01qui est sur la table
01:15:02également
01:15:04David Lysnard
01:15:05également
01:15:05il va falloir
01:15:07rassembler
01:15:09la difficulté
01:15:10pour les français
01:15:12c'est
01:15:12quelles sont
01:15:13les lignes idéologiques
01:15:14des uns et des autres
01:15:15ils veulent quoi
01:15:16alors ils veulent le pouvoir
01:15:18mais quand on nous fait
01:15:19LR et ses satellites
01:15:20et qu'on a grandi
01:15:21jusqu'au bloc central
01:15:23ce que j'appelle
01:15:24l'extrême centre
01:15:25parce que
01:15:27Bruno Retailleau
01:15:28effectivement
01:15:29il a été dans la lumière
01:15:30et comme ministre
01:15:31de l'Intérieur
01:15:32sur la sécurité
01:15:33sur l'immigration
01:15:34mais ça a quand même
01:15:35été
01:15:36ministre
01:15:37d'Emmanuel Macron
01:15:38il a soutenu
01:15:40des ministres
01:15:42de l'extrême centre
01:15:43des premiers ministres
01:15:44de l'extrême centre
01:15:45et ça pour les français
01:15:47ça reste une tâche
01:15:48et comment se définir
01:15:50alors peut-être
01:15:50que les programmes
01:15:52arriveront
01:15:53à mieux faire sentir
01:15:54les choses
01:15:54et il y a un élément
01:15:56qui le démarque
01:15:58quand même
01:15:58que Philippe de Gestas
01:16:00vient d'évoquer
01:16:01c'est la morale
01:16:02c'est peut-être
01:16:03le seul
01:16:04dans ce magma
01:16:06centre-centre-droite
01:16:07centre-gauche
01:16:08qui pourra sortir
01:16:09quelque chose
01:16:10en disant
01:16:10d'accord
01:16:10il y a l'économie
01:16:11qui est essentielle
01:16:12on a la protection
01:16:13de la nation
01:16:14qui est aussi essentielle
01:16:15et on peut penser
01:16:16à la sécurité
01:16:17à l'immigration
01:16:18mais les vertus morales
01:16:19c'est pas neutre
01:16:20pour le redressement
01:16:21d'un pays
01:16:22et je vois mieux
01:16:25je le vois mieux
01:16:26lui en parler
01:16:27qu'un Édouard Philippe
01:16:27par exemple
01:16:29quand on regarde
01:16:30un peu les votes
01:16:31qui sont faits
01:16:31à l'Assemblée nationale
01:16:32sur tout ce qui touche
01:16:34un peu à la morale
01:16:36en tout cas
01:16:36on verra bien
01:16:38effectivement
01:16:38la stratégie
01:16:39de Bruno Retailleau
01:16:42à venir
01:16:43on sait en tout cas
01:16:44qu'il a fait le plus facile
01:16:45sans aucun doute
01:16:47débattons
01:16:47dans les roues à venir
01:16:48je vous repose la question
01:16:49Philippe de Gestas
01:16:50on connaît
01:16:51notamment la droite
01:16:52qu'on appelle
01:16:53la droite la plus bête du monde
01:16:54d'ailleurs en France
01:16:55souvignons-le
01:16:56moi ce qui m'inquiéterait
01:16:57le plus
01:16:58c'est qu'au fond
01:17:00cet élan
01:17:03débouche sur des accords
01:17:04d'appareil
01:17:05entre personnalités
01:17:06qui en réalité
01:17:07on classe à droite
01:17:08et on parfois
01:17:08on se demande bien pourquoi
01:17:09qui au fond
01:17:10ne partagent pas grand chose
01:17:11vous parliez tout à l'heure
01:17:13des expressions
01:17:14un peu journalistiques
01:17:14des bébés Chirac
01:17:16donc on se demande
01:17:16au fond
01:17:17à part Chirac
01:17:17ce qu'ils ont
01:17:18ce qu'ils ont
01:17:19comme colonne vertébrale politique
01:17:21et donc moi
01:17:22ce que je trouverais inquiétant
01:17:23si vous voulez
01:17:24pour l'avenir politique
01:17:25de la France
01:17:26c'est que
01:17:28ça débouche
01:17:29sur des accords
01:17:29d'appareil
01:17:30pourquoi ?
01:17:30parce que les français
01:17:31clairement ne veulent plus
01:17:33de ces accords d'appareil
01:17:34très clairement
01:17:34on l'a revu
01:17:36en grande partie
01:17:37au moment des élections
01:17:38des élections municipales
01:17:40rappelons-nous
01:17:41ces fameux accords
01:17:42techniques de la honte
01:17:43entre le parti socialiste
01:17:44et les filles
01:17:45dans certaines communes françaises
01:17:47qui ont débouché
01:17:47sur un échec
01:17:48pour le parti socialiste
01:17:49les français
01:17:50ne veulent plus
01:17:51de ces
01:17:52appelons-le
01:17:52comme par un mot
01:17:53très clair
01:17:54de ces magouilles
01:17:55d'appareil
01:17:56et donc
01:17:57la crainte
01:17:58que j'exprime là
01:17:59serait que
01:18:01finalement
01:18:02la droite française
01:18:03dans cette définition
01:18:05en tout cas LR
01:18:06se finisse par se noyer
01:18:08dans des accords
01:18:09d'appareil
01:18:09au motif qu'il faut faire
01:18:10alliance avec le centre
01:18:12pour obtenir
01:18:13les suffrages des français
01:18:14on a le sentiment
01:18:14d'ailleurs
01:18:14on va voir peut-être
01:18:15quelques réactions
01:18:16pour clore ce dossier
01:18:17qu'il y a une volonté
01:18:19notamment chez Valérie Pécresse
01:18:20de se rapprocher
01:18:21de ce fameux extrême centre
01:18:23que nous avons évoqué
01:18:24ce soir
01:18:25puisqu'elle dit
01:18:26maintenant tout reste
01:18:27à construire
01:18:27d'abord bâtir
01:18:28un puissant projet
01:18:29de rupture
01:18:30pour redresser la France
01:18:31et rendre l'espoir
01:18:31aux français
01:18:32ensuite rassembler
01:18:33la droite
01:18:34et le centre
01:18:34pour desserrer
01:18:36l'étau des extrêmes
01:18:38voilà ce que dit
01:18:39Valérie Pécresse
01:18:40ce soir
01:18:40telle est notre mission
01:18:42c'est à cette double condition
01:18:43que nous pourrons incarner
01:18:44un vrai chemin
01:18:45pour la France
01:18:45j'y mettrai toute mon énergie
01:18:46peut-être une autre réaction
01:18:47celle de David Lysnard
01:18:49qu'on va pouvoir revoir
01:18:51rien n'est changé
01:18:52voilà comme prévu
01:18:53la droite est ce soir
01:18:54dans la même situation
01:18:55d'un pass électoral
01:18:56il est temps de sortir
01:18:57des logiques
01:18:57des partis
01:18:58et de permettre
01:18:59une proposition nouvelle
01:19:00d'émerger
01:19:01de proposer un choix populaire
01:19:02il est temps d'organiser
01:19:03la grande confrontation
01:19:04ouverte à tous
01:19:05pour désigner le candidat
01:19:07qui pourra gagner
01:19:07la présidentielle
01:19:08non aux divisions
01:19:09qui font perdre
01:19:10les élections
01:19:11non aux compromis
01:19:12de notables
01:19:12qui font perdre la France
01:19:14oui au grand choix
01:19:15des français
01:19:16oui à l'alternative
01:19:17forte et indépendante
01:19:18oui à la nouvelle énergie
01:19:20pour que la France gagne
01:19:21et voyez Olivier
01:19:22quand Valérie Pécresse
01:19:24parle de l'étau des extrêmes
01:19:25que pense-t-elle
01:19:27de la grande réussite
01:19:28de François-Xavier Bellamy
01:19:29qui au niveau européen
01:19:31a réussi à rassembler
01:19:32toutes les droites
01:19:32pour faire enfin voter
01:19:34un texte
01:19:35qui pourra être efficace
01:19:36s'il est voté
01:19:37définitivement
01:19:38sur l'immigration
01:19:39pour faire repartir
01:19:40des immigrés condamnés
01:19:41dans leur pays
01:19:42qu'est-ce qu'elle en pense
01:19:43lui il a desserré
01:19:44un véritable étau
01:19:45il a fait voter
01:19:46toutes les droites
01:19:46sur un texte
01:19:48qui me semble
01:19:49être raisonnable
01:19:50la présidentielle
01:19:52ce n'est que le début
01:19:53et comptez sur ces news
01:19:55pour décrypter
01:19:56tout cela
01:19:57de très près
01:19:58à la une
01:19:58de l'actualité
01:19:59à Caen
01:20:00le banquet
01:20:01organisé par le canon français
01:20:02on vous en a déjà parlé
01:20:04a de nouveau
01:20:05suscité la polémique
01:20:06une pétition
01:20:07réclamait
01:20:08son annulation
01:20:09une initiative
01:20:10défendue
01:20:11par l'eurodéputé
01:20:12LFI
01:20:12Emma Fourreau
01:20:13alors Emma Fourreau
01:20:14elle dénonce
01:20:15une mainmise
01:20:16du milliardaire
01:20:17Pierre-Edouard Terrain
01:20:18alors il est actionnaire
01:20:19de l'entreprise
01:20:20un contre-rassemblement
01:20:21alors ça vous fait rire
01:20:22Philippe de Gestas
01:20:23un contre-rassemblement
01:20:24s'est tenu
01:20:25en face de la mairie de Caen
01:20:26on voit le sujet
01:20:27et puis
01:20:28je vous donne la parole ensuite
01:20:32du cochon grillé à la broche
01:20:34des bérets
01:20:34et des chansons
01:20:35du répertoire français
01:20:36plus de 4000 personnes
01:20:37sont venues faire la fête
01:20:39au banquet normand
01:20:40organisé à Caen
01:20:41par le canon français
01:20:42mais depuis plusieurs semaines
01:20:43cet événement
01:20:44suscite la polémique
01:20:45certains dénoncent
01:20:46une instrumentalisation politique
01:20:48en marge de l'événement
01:20:49un pique-nique
01:20:50a d'abord rassemblé
01:20:51vers 11h
01:20:52une cinquantaine de personnes
01:20:53pour manifester
01:20:54contre l'organisation
01:20:55de ce banquet normand
01:20:56selon la préfecture
01:20:57puis un contre-rassemblement
01:20:59de 120 personnes
01:21:00qui s'est tenue
01:21:01dans l'après-midi
01:21:02devant l'hôtel de ville de Caen
01:21:03une initiative défendue
01:21:05par l'eurodéputé
01:21:06La France Insoumise
01:21:07Emma Fourreau
01:21:08qui dénonce
01:21:09une mainmise
01:21:09du milliardaire
01:21:10Pierre-Edouard Sterrain
01:21:11actionnaire du canon français
01:21:12ce type de banquet
01:21:13organisé un peu partout en France
01:21:15n'est pas un repas anodin
01:21:16mais bien un outil de propagande
01:21:18utilisé par celui
01:21:18qui se décrit lui-même
01:21:19comme étant plus à droite
01:21:21que l'extrême droite
01:21:21Les fondateurs du canon français
01:21:23Giraud de la Tour
01:21:24et Pierre-Alexandre de Bois
01:21:25se défendent
01:21:26de toute instrumentalisation politique
01:21:28et revendiquent uniquement
01:21:29une célébration
01:21:30de la convivialité
01:21:31et du terroir
01:21:34Alors c'est vrai que je chantais
01:21:35du Charles Aznavour
01:21:37déguster un bon camembert
01:21:38aujourd'hui c'est un acte
01:21:40considéré par l'extrême gauche
01:21:41comme politique
01:21:42c'est ce qu'on a entendu
01:21:43dans la voix d'Emma Fourreau
01:21:45Déjà ce qui me change
01:21:45c'est qu'on fait une grande publicité
01:21:46à madame
01:21:47comment on dit déjà
01:21:48oui madame Fourreau
01:21:48qui était parfaitement
01:21:49inconnue des français
01:21:50jusqu'à ce jour
01:21:51et je pense qu'elle a
01:21:52dans sa carrière
01:21:52elle aurait pu continuer
01:21:53à s'occuper
01:21:54de faire adopter
01:21:54des animaux de compagnie
01:21:57maltraités
01:21:57comme c'était au début
01:21:57de sa carrière
01:21:58parce qu'elle serait
01:21:58beaucoup plus efficace
01:21:59d'abord parce que je l'invite
01:22:00d'abord à interroger
01:22:02les dirigeants
01:22:02du canon français
01:22:04pour savoir si réellement
01:22:05monsieur Pierre-Edouard
01:22:06Cetain est actionnaire
01:22:08ce qui en l'occurrence
01:22:09n'est pas ou plus le cas
01:22:10donc déjà c'est une
01:22:11contre-vérité
01:22:12d'autre part
01:22:12madame Fourreau
01:22:13finalement parle pour combien
01:22:15pour 30 personnes
01:22:16on l'a regardé
01:22:16ou peut-être
01:22:17allez allons jusqu'à 50
01:22:19on est dans un système
01:22:20démocratique en fait
01:22:21là le peuple
01:22:21il vote avec ses pieds
01:22:23en fait vous avez d'un côté
01:22:234000 personnes
01:22:24qui se marrent
01:22:25qui se marquent
01:22:26comme des bons français
01:22:26et puis de l'autre côté
01:22:27on a 50 grincheux
01:22:28qui ont probablement
01:22:29dépassé 70 ans
01:22:30et qui soutiennent
01:22:31madame Fourreau
01:22:32donc elle a vu là
01:22:33son électorat
01:22:34je pense que si elle était
01:22:35loup aujourd'hui
01:22:35c'est à cause justement
01:22:36de ces mélanges
01:22:37de ces accords d'appareils
01:22:39qui font honte
01:22:40à la vie politique
01:22:42par ailleurs
01:22:43l'extrême gauche
01:22:44montre son vrai visage
01:22:45c'est un visage
01:22:46qui déteste
01:22:47la vie
01:22:48voilà
01:22:48en fait qu'est-ce que c'est
01:22:49que le canon français
01:22:50c'est une manifestation
01:22:52totalement spontanée
01:22:53de gens qui ont envie
01:22:54de vivre ensemble
01:22:55alors il nous parle
01:22:55de vivre ensemble
01:22:56toute la journée
01:22:57alors avec eux
01:22:57on vit ensemble
01:22:58mais dans un camp
01:22:59de concentration
01:22:59dans lequel on est enfermé
01:23:01on est écrasé
01:23:02d'impôts
01:23:03et on n'a aucune liberté
01:23:04là on a des gens
01:23:05qui sont mélangés
01:23:07de toute la population française
01:23:08et qui viennent simplement
01:23:10exprimer leur joie
01:23:10et moi ça me met
01:23:11si vous voulez en colère
01:23:12parce que
01:23:13c'est un dévoiement
01:23:15c'est un dévoiement
01:23:16de la politique
01:23:17la politique c'est pas ça
01:23:18la politique c'est pas ça
01:23:19la politique c'est
01:23:20c'est s'occuper
01:23:21c'est protéger
01:23:22les français
01:23:22c'est des dangers
01:23:24qui les menacent
01:23:25c'est avoir une vision
01:23:26pour l'avenir
01:23:26c'est construire des liens
01:23:28c'est bâtir
01:23:29c'est bâtir un pays
01:23:30c'est certainement pas
01:23:31réunir 50 clans
01:23:33pas pour protester
01:23:34contre un banquet
01:23:35mais ces empêcheurs
01:23:36de banquets
01:23:36sont les mêmes
01:23:37qui interdisent
01:23:38des conférences
01:23:39ces gens qui n'aiment pas
01:23:40voir les gens échanger
01:23:41s'amuser ensemble
01:23:42sont les mêmes
01:23:43qui ne supportent pas
01:23:44que certains débattent
01:23:46prennent la parole
01:23:46dans les universités
01:23:47ce sont les mêmes
01:23:48ce sont les ennemis
01:23:49de la liberté
01:23:49parce qu'on a la liberté
01:23:51de participer aux banquets
01:23:52ou pas
01:23:53si on n'aime pas
01:23:54le concho grillé
01:23:55les chansons de Sardou
01:23:56ou d'Aznavour
01:23:57on n'y va pas
01:23:58personne n'y oblige
01:23:59et bien c'est exactement
01:24:00la même chose
01:24:01ils veulent nous obliger
01:24:02à ne pas y aller
01:24:03alors que moi
01:24:04je ne les oblige pas
01:24:04à ne pas y aller
01:24:05ils font ce qu'ils veulent
01:24:06voilà s'ils veulent être tristes
01:24:07entre pleurer
01:24:08entre qu'adieu
01:24:09en se disant
01:24:10qu'il faut manger
01:24:11que de la laitue
01:24:12c'est leur droit après tout
01:24:14mais c'est la même chose
01:24:15dans nos facultés
01:24:16où ils vont interdire
01:24:17la parole est des gens
01:24:18aussi dangereux
01:24:19que Sylvia Nagazanski
01:24:20qui je rappelle
01:24:21Sylvia Nagazanski
01:24:21c'est quelqu'un de gauche
01:24:24voilà ces gens
01:24:25c'est à dire
01:24:25qu'on a de nouveau
01:24:26des chefs d'îlot
01:24:27qui apparaissent
01:24:28et c'est là
01:24:28où ils sont très dangereux
01:24:30moi je n'ai pas envie
01:24:31de vivre
01:24:31avec un chef d'îlot
01:24:32qui vient me dire
01:24:33à quelle heure je dois manger
01:24:34ce que je dois manger
01:24:35est-ce que j'ai le droit
01:24:35de chanter
01:24:36est-ce que je n'ai pas
01:24:36le droit de chanter
01:24:37j'ai besoin d'espace
01:24:38de liberté
01:24:39et cette brave dame
01:24:40je conseillerais
01:24:41d'aller dans nos bistrots
01:24:42traditionnels
01:24:42où on va s'engueuler
01:24:48c'est cette idée de la France
01:24:50que défend le canon français
01:24:52Lara Chekhov
01:24:53cette idée de la liberté
01:24:54mais c'est cette idée là
01:24:55aussi que l'extrême gauche
01:24:57ne supporte pas
01:24:58aujourd'hui
01:24:58c'est sûr que
01:24:59aimer la France
01:25:00en 2026
01:25:01ça ne plaît pas
01:25:02et à chaque fois
01:25:03qu'on dit
01:25:04qu'on aime la France
01:25:04on est taxé de fachos
01:25:06par une certaine catégorie
01:25:08de gens un peu bobos
01:25:09un peu intellectuels
01:25:10ou alors par les LFI
01:25:11en tout cas
01:25:12je pense que
01:25:13l'initiative du canon français
01:25:15est à saluer
01:25:16et je leur dis
01:25:17bravo
01:25:18parce qu'il y a
01:25:18une volonté
01:25:19de censure
01:25:19effectivement
01:25:20autour d'eux
01:25:23ils sillonnent
01:25:24les régions de France
01:25:25ils travaillent
01:25:26avec des artisans locaux
01:25:27c'est une entreprise
01:25:28qui est déclarée
01:25:29et 100% légale
01:25:31mais c'est vrai
01:25:31qu'aujourd'hui
01:25:32quand on parle
01:25:32de tradition
01:25:33de terroir
01:25:34de France
01:25:34ça peut créer
01:25:35des réactions épidermiques
01:25:36et c'est à déplorer
01:25:37donc je pense que
01:25:39c'est beaucoup de bruit
01:25:40pour pas grand chose
01:25:43c'est une association
01:25:45qui rassemble
01:25:46qui promeut
01:25:47le vivre ensemble
01:25:48donc je pense
01:25:48qu'on peut saluer
01:25:49l'initiative
01:25:51Vincent Arbaretti
01:25:52dans l'histoire
01:25:52je m'adresse
01:25:53à l'historien
01:25:54cette fois
01:25:54est-ce qu'il y a eu
01:25:55cette idée de banquet
01:25:56dans l'histoire
01:25:57elle a suscité
01:25:58la polémique
01:25:58déjà ou pas ?
01:25:59sous la troisième république
01:26:00il y avait les banquiers
01:26:00républicains
01:26:01pour les élections locales
01:26:02pour les élections cantonales
01:26:04pour les élections nationales
01:26:05Edouard Heriot
01:26:08tous les présidents
01:26:09de la république
01:26:10ont bâti
01:26:11parce qu'il n'y avait pas
01:26:11de médias
01:26:12à l'époque
01:26:13donc ils ont bâti ça
01:26:13sur le contact
01:26:14avec la population
01:26:16mais qui était
01:26:16c'est vrai
01:26:17beaucoup plus rural
01:26:18qu'urbaine
01:26:19il y a ça aussi
01:26:20qui a changé
01:26:21et c'est une tradition
01:26:22républicaine
01:26:23française
01:26:23et qui existait
01:26:25même depuis toujours
01:26:26on parle du banquet
01:26:27d'Astérix
01:26:28d'Uderzo
01:26:29donc c'est une tradition
01:26:30gauloise
01:26:31alors là
01:26:32historiquement
01:26:33on ne sait pas
01:26:33s'il y avait
01:26:33ce genre de banquet
01:26:34mais ça voulait dire
01:26:35que Uderzo et Goscinny
01:26:37ont pensé aussi
01:26:39à la tradition
01:26:40qu'ils pensaient
01:26:41comme étant française
01:26:43de se réunir
01:26:44convivialement
01:26:45et de s'engueuler
01:26:46comme vous le disiez
01:26:46de ne pas être d'accord
01:26:48et voilà
01:26:48donc c'est quelque chose
01:26:50qui entraîne
01:26:51la convivialité
01:26:52et qui empêche
01:26:52les gens au contraire
01:26:53de se détester
01:26:54On va écouter
01:26:55Géraud Latour
01:26:55l'un des cofondateurs
01:26:57du canon français
01:26:58qui s'exprimait
01:26:58sur notre antenne
01:26:59justement cet après-midi
01:27:01Nous en fait
01:27:02ça fait 4 ans
01:27:03qu'on sillonne
01:27:03toutes les régions
01:27:04de France
01:27:05avec nos tables
01:27:06on pose nos tables
01:27:07dans chaque région
01:27:09évidemment on travaille
01:27:09toujours avec des artisans locaux
01:27:11pour mettre en valeur
01:27:12les produits littéraires
01:27:13mais aussi ceux
01:27:14qui les font
01:27:15donc on travaille
01:27:16toujours en local
01:27:18et après l'idée
01:27:19de l'événement
01:27:19ce sont des grandes tablées
01:27:20ce sont des centaines
01:27:22et des milliers
01:27:22d'inconnus
01:27:23qui se sont inscrits
01:27:24via des billetteries en ligne
01:27:25n'importe qui peut s'inscrire
01:27:26encore une fois
01:27:28et ils se retrouvent
01:27:29à table
01:27:29pour faire la fête
01:27:30on a le droit
01:27:31de ne pas aimer
01:27:32le thème
01:27:33de nos événements
01:27:35mais cette volonté
01:27:36de le censurer
01:27:37on trouve ça extrêmement
01:27:37liberticide
01:27:39si on n'aime pas
01:27:40il suffit juste
01:27:41de passer son chemin
01:27:41on s'est installé
01:27:42dans le jardin de personnes
01:27:44et c'est vrai
01:27:44et c'est vrai qu'il partageait
01:27:46aussi
01:27:46au début
01:27:47c'était marrant
01:27:48de se faire critiquer
01:27:48ça nous passait
01:27:49un petit peu
01:27:49au dessus de la tête
01:27:50maintenant ça commence
01:27:51à faire beaucoup
01:27:52puisqu'ils ont été
01:27:55insultés
01:27:56de fachos
01:27:57de nazis
01:27:57et je crois que cette fois-ci
01:27:58ils ne vont pas laisser passer
01:27:59parce que c'est vrai
01:28:00qu'il y a un moment
01:28:01vous en avez ras-le-bol
01:28:02si vous voulez
01:28:03ça va au début
01:28:04et puis
01:28:05on peut reconnaître
01:28:05au moins
01:28:06à l'EFI
01:28:07ou à l'extrême-gauche
01:28:07une forme de continuité
01:28:08dans l'action
01:28:09puisqu'effectivement
01:28:10au fur et à mesure
01:28:11que le canon français
01:28:12se déplace en France
01:28:13on trouve toujours
01:28:14un obscur
01:28:16élu locaux
01:28:17je me souviens
01:28:18je crois que c'est Annecy
01:28:19qui était
01:28:19un conseil municipal
01:28:21de la région
01:28:22qui avait fait appel
01:28:23et d'ailleurs
01:28:24si vous voulez
01:28:24je proteste un peu
01:28:27contre le fait
01:28:28qu'on dise
01:28:28que le canon français
01:28:29fait polémique
01:28:30en fait le canon français
01:28:30ne fait aucune polémique
01:28:31ce sont des polémiques
01:28:32qui sont montées
01:28:33toutes pièces
01:28:33en général
01:28:34par des revues locales
01:28:36des journaux locaux
01:28:37ou des élus locaux
01:28:38de peu d'envergure
01:28:39qui ne mobilisent personne
01:28:40on l'a encore vu
01:28:41dans le pique-nique
01:28:42où il y avait 50 personnes
01:28:44et donc
01:28:45on ne peut pas appeler ça
01:28:46une polémique
01:28:47s'il y avait une polémique
01:28:48il y aurait 4000 personnes
01:28:49d'un côté
01:28:49et 4000 de l'autre
01:28:50en réalité
01:28:51c'est quelque chose
01:28:51qui est monté en épingle
01:28:53et ça montre aussi
01:28:54et c'est d'ailleurs
01:28:54là aussi
01:28:55c'est intéressant
01:28:55pour la période électorale
01:28:57qui va commencer
01:28:58qu'on fasse bien attention
01:28:59à ce qui nous est présenté
01:29:01comme des polémiques
01:29:02qui ne sont en fait
01:29:03montées de toute pièce
01:29:04avec des gens
01:29:05qui se parlent entre eux
01:29:06des associations
01:29:07locales
01:29:08qui sont extrêmement
01:29:09de gauche
01:29:09qui sont extrêmement mobilisées
01:29:11et qui essaient
01:29:12de faire croire
01:29:13qu'il y a une opposition
01:29:14alors qu'en réalité
01:29:15comme on le disait
01:29:16là les français votent
01:29:17avec leurs pieds
01:29:17ou plus exactement
01:29:18ils votent avec leurs fourchettes
01:29:20merci à tous les quatre
01:29:21en tout cas
01:29:21d'avoir décrypté
01:29:23l'actualité
01:29:23merci à Coralie
01:29:24de la place
01:29:24de m'avoir aidé
01:29:25à préparer cette émission
01:29:26actualité qui se poursuit
01:29:27dans un instant
01:29:28c'est Augustin Donadieu
01:29:29pour l'édition de la nuit
01:29:30pour terminer
01:29:32je souhaitais rendre hommage
01:29:33au sergent-chef
01:29:34Florian Montorion
01:29:35donc qui a perdu la vie
01:29:38en mission hier
01:29:39sergent-chef du 17ème
01:29:42régiment du génie
01:29:43parachutiste
01:29:44excellente soirée
01:29:45sur CNews
01:29:46toujours prêt
01:29:48au combat
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