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  • il y a 10 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:01Bonsoir à tous, je me présente Olivier de Caronfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end,
00:0523h sur CNews, le Flash Info avec Adrien Fontenot. Adrien, bonsoir.
00:13Bonsoir Olivier, bonsoir à tous. Ce drame arène après la découverte du corps sans vie d'un garçon de 12
00:19ans, une serviette de bain mouillée, nouée autour de son cou.
00:22L'enfant a été retrouvé sur les rives de la Vilaine, non loin du centre-ville. Une enquête pour meurtre
00:26a été ouverte et confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée de Rennes.
00:31La prudence de Donald Trump sur un potentiel accord imminent avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au
00:36Moyen-Orient.
00:36Le président américain a demandé à ses représentants, je cite, de ne pas se précipiter car le temps joue en
00:41notre faveur.
00:42Autre précision sur son réseau social, le blocus imposé par son pays aux ports iraniens restera en vigueur jusqu'à
00:48ce qu'un accord soit conclu, certifié et signé.
00:50Les négociations pourraient encore prendre plusieurs jours.
00:54Un accord, c'est aussi ce qu'espère le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, qui souhaite également que le Liban
00:58soit inclus.
00:59Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait indiqué plutôt ce dimanche le soutien de Donald Trump quant au droit d
01:05'Israël à se défendre contre le mouvement libanais.
01:07Le Hezbollah qui continue de refuser son désarmement total.
01:11L'épidémie d'Ebola continue de ravager la République démocratique du Congo.
01:14Déjà 204 décès ont été comptabilisés sur les 867 cas suspects.
01:19Les autorités sanitaires mettent en garde contre un risque de propagation dans 10 pays africains.
01:24Ce variant, contre lequel il n'existe aujourd'hui ni vaccin ni traitement spécifique, présente un taux de létalité allant
01:29jusqu'à 50%.
01:30Et puis le week-end de Pentecôte, des milliers de fidèles ont célébré cette fête avec le pèlerinage de Paris
01:35à Chartres.
01:36Ils étaient plus de 20 000 pour cette édition avec une moyenne d'âge très basse, d'une vingtaine d
01:40'années, près de Rambouillet dans les Yvelines.
01:42Ils se sont retrouvés pour la Grand-Messe, une cérémonie que vous avez pu suivre en direct sur CNews.
01:46Rien, merci beaucoup. On vous retrouve à minuit pour l'édition de La Nuit.
01:49Et pour vous accompagner ce soir, Hélène Rouet, bonsoir.
01:52Bonsoir Olivier.
01:52C'est heureux de vous retrouver.
01:54Naïma M. Fadel nous accompagne également.
01:55Bonsoir Naïma.
01:56Bonsoir Olivier.
01:57Essayis, chargée de mission politique de la ville.
01:59Et Axel Ronde, président CFTC Police.
02:02Bonsoir.
02:02Bonsoir Olivier.
02:03Merci à tous les trois de venir commenter l'actualité.
02:06C'est vrai, une actualité qui nous amène trop souvent à commenter les fractures et les tensions qui traversent notre
02:11société, qui traversent notre monde.
02:14Mais ce soir, cette actualité, elle va nous permettre de parler de cette France qui se rassemble sans heurts, sans
02:20violences, avec une ferveur, une joie communicative.
02:23Cette France qui veut rester la France.
02:25Des milliers de supporters l'ençoit ont envahi la place des héros à Lens, après la victoire de leur club
02:32en Coupe de France, dans une nièce populaire intense.
02:35Dans une nièce populaire joyeuse et sans la moindre violence.
02:38Pas de voitures brûlées, pas de policiers caillassés, visés, pas de scènes de pillage.
02:43Juste un peuple, au fond, qui célèbre une victoire.
02:46Une joie familiale héritée des corons et de la solidarité ouvrière.
02:51On va en parler, mais si vous ne vous croyez pas, regardez plutôt.
02:59Ils étaient des milliers à célébrer la première victoire de leur équipe en Coupe de France.
03:04Une marée sans heurts a déferlé ce samedi dans les rues de Lens.
03:07Écharpe, drapeau et maillot sur le dos, cette journée s'est rapidement transformée en véritable fête populaire.
03:16Depuis le bus à Impérial, les joueurs ont présenté le nouveau trophée devant une foule en extase,
03:21avant d'entonner plusieurs chants mythiques.
03:29Après des années d'attente sans trophée, ce moment restera à jamais gravé dans le cœur des supporters.
03:37On est très fiers d'être l'Ansois, tout le monde est fiers d'être l'Ansois, un peuple l
03:40'Ansois, c'est une France qui est l'Ansoise.
03:42Ça fait plaisir d'enfin connaître ça, cette joie. Hier, on a pleuré, évidemment.
03:46Le RC Lens, un club unique en son genre, à l'histoire et aux valeurs si particulières.
03:50Comme le rappelle Guillaume Varmuse, gardien des sangs et hors pendant plus de dix ans.
03:54Cette tradition, elle vient de longue date, c'est familial, c'est populaire.
03:59Et à la base de cette identité, depuis 1906, la création du club,
04:03ces générations n'ont cessé de vivre à travers justement ce sang des mineurs et l'or qui représente l
04:09'espoir.
04:10La journée s'est achevée dans une ambiance bon enfant. Aucun trouble à l'ordre public n'a été signalé.
04:16Qui ne s'en veut pas des paris en soi ?
04:19Alors nous entendrons bien évidemment cette chanson, les corons de Pierre Bachelet,
04:23qui provoque beaucoup d'émotions quand elle est chantée par ses milliers de supporters.
04:26Et voilà la France du stade populaire. Cette France généreuse, Hélène Roué,
04:31qui rencontre un match, qui transforme un match de foot en une fête collective.
04:36C'est cette France qui veut rester la France finalement, qui s'appuie sur une tradition,
04:41sur des chansons populaires. C'est tout simplement magique.
04:44Ah oui, bien sûr, ça fait du bien de voir ces images-là. C'est extrêmement rafraîchissant.
04:47On pourrait citer aussi Bordeaux qui a gagné au rugby avec l'UBB.
04:51Et bien sûr, c'est tellement rafraîchissant de voir ces images-là.
04:56C'est tellement beau. Et surtout, c'est tellement rare en fait.
05:00Parce qu'on vient sur ces plateaux toujours pour commenter à quel point il y a effectivement des problèmes, etc.
05:05Et là, ça n'est pas du tout le cas.
05:07Je pense que Lens aussi bénéficie d'une véritable, si vous voulez, appartenance régionale
05:12que manifestement on n'a pas vraiment en région parisienne.
05:15C'est-à-dire que ce sont des personnes qui sont extrêmement attachées à leur territoire, à leur terroir.
05:20Évidemment, à leur référence musicale. Ils ont les mêmes références musicales.
05:23Les corons, j'entendais Eric Nolo tout à l'heure dans l'heure des pros dire
05:26que c'est vrai que cette musique, elle touche tout le monde.
05:29C'est-à-dire qu'on a vraiment, on a les larmes à chaque fois qu'ils montent avec les
05:32corons.
05:32Eh bien, écoutons-la.
05:33Écoutons-la. On continue la discussion. On va l'écouter.
05:36Et Naïma Mfadel, Axel Ronde, je vous donnerai la parole ensuite.
05:38On va écouter les corons chantés par les supporters de l'Anse.
06:22Voilà, les corons, Naïma Mfadel, c'est cette franche attachée à son héritage.
06:29L'héritage chez les mineurs de fond, bien évidemment, cette identité très forte autour de valeurs très fortes.
06:34Les valeurs collectives, la combativité, l'attachement au terroir, c'est tout ça, cette chanson.
06:40Il y en avait qui portaient des casques aussi de mineurs, précisément.
06:45Il y en a un très fort.
06:46Il y en a un très fort, effectivement.
06:48C'est aussi un bassin minier qui était très difficile.
06:52Les conditions de travail étaient extrêmement difficiles.
06:54Il y avait déjà une solidarité très forte entre les ouvriers.
06:59Mais moi, ce que je vois là-dedans, c'est aussi, ça exprime aussi une fierté d'être français,
07:04et une fierté d'être dans son identité.
07:07Et c'est ça, moi, que je vois.
07:08C'est cette publique populaire qui est fière de ce qu'ils ont fait,
07:13qui chante avec fierté un hymne à la gloire aussi de leur terroir
07:18et qui l'assume, j'allais vous dire.
07:22Parce que cette fierté d'être français dans son identité, dans ses racines, dans sa culture,
07:27malheureusement, depuis quelques décennies, on l'a perdue.
07:30Certains ont voulu le déconstruire.
07:32Et à travers ce public l'en-soi, c'est toute cette fierté qui ressurgit
07:39et qui nous donne envie d'être parmi eux.
07:42Alors, c'est intéressant de souligner que ces milliers de descendants de gueule noire,
07:46il y a des descendants de gueule noire, Dominique.
07:48Beaucoup sont issus de l'immigration polonaise.
07:52Et c'est une immigration qui s'est totalement assimilée.
07:54Et donc, ça peut aussi nous donner des clés de lecture pour une autre immigration
07:59qui, vraisemblablement, aujourd'hui, a beaucoup plus de mal à s'assimiler.
08:03Donc, c'est possible.
08:04On sait faire.
08:05Vous voyez ce que je veux dire ?
08:05Mais il faut qu'il y ait une identité commune.
08:07Exactement.
08:08Mais vous savez, on sait faire.
08:10Je voudrais juste rappeler qu'il y a eu des Belges, des Polonais, des Italiens, des Portugais,
08:15mais aussi des Marocains.
08:16Par exemple, vous avez eu beaucoup de Marocains.
08:18Mais c'est vrai que ces Marocains se sont aussi, j'allais dire, complètement assimilés
08:23parce qu'ils étaient en nombre.
08:26Vous savez, vous vous assimilez, vous vous intégrez, vous épousez les codes socioculturels
08:30quand vous êtes minoritaire.
08:33L'intégration et l'assimilation ne peuvent pas se faire si vous arrivez en masse.
08:37C'est impossible.
08:39Et si vous voulez épouser, encore une fois, ces codes socioculturels,
08:42être dans la fierté d'être français,
08:43c'est aussi dans une période où la France était fière de ce qu'elle était.
08:48Rappelons-le, depuis les années 80, souvent j'en parle, Olivier,
08:51malheureusement, on a eu de cesse de déconstruire ce qu'est la France
08:55et du coup de faire du mal non seulement aux Français de souche
08:58ou aux migrants européens qui se sont parfaitement assimilés,
09:02mais aussi aux immigrés hors Europe
09:04parce qu'on ne leur a pas rendu service en déconstruisant cette France
09:07et en étant aussi dans une espèce de posture victimaire.
09:12Et parce qu'on peut se rassembler autour de couleurs,
09:14on voit les couleurs sang et or,
09:16on peut se rassembler autour du drapeau bleu-blanc-rouge,
09:19on peut se rassembler autour de chants d'un hymne,
09:23la marseillaise pour la France
09:24et puis Pierre Bachelet, les corons
09:26et Michel Delpèche aussi.
09:28Regardez.
09:44Sous-titrage Société Radio-Canada
10:17autour d'une mélodie « Voilà la France populaire ».
10:20Ils sont des milliers et des milliers,
10:23ils veulent rester cette France populaire,
10:25donc c'est possible.
10:26Tout n'est pas foutu, c'est aussi ça ce soir,
10:29ce week-end de la Pentecôte qu'on a envie de dire,
10:31quand on voit ces rassemblements festifs et populaires.
10:34Non, tout n'est pas foutu.
10:36Et d'ailleurs, quand j'écoutais l'édito d'Eliott Deval ce matin,
10:38ça m'a fait penser à une phrase que Philippe Devilliers
10:40utilise à de nombreuses reprises dans son livre « Memoricide ».
10:44Il dit « Tout est perdu, tout est sauf ».
10:46Et en fait, c'est un exemple qu'il prend,
10:47c'est-à-dire qu'il dit à chaque fois que la France tombe dans l'abîme,
10:50quand on est un vieux pays aussi vieux que la France,
10:54la France parviendra toujours à trouver des ressources,
10:56notamment dans les leçons du passé,
10:58précisément pour se relever.
11:00Et puis l'importance de montrer, l'importance de revenir,
11:02ça c'est une actualité marquante,
11:04montrer ces rassemblements d'Aïmaëlle,
11:07cette France-là, et cette France qui est très nombreuse.
11:09Et on en parle finalement assez jamais de cette France qui marche.
11:12Voilà, mais c'est vrai ce que dit Hélène en citant M. Philippe Devilliers.
11:17La France, elle a les ressources en elle.
11:19C'est un pays magnifique, c'est un pays extrêmement…
11:22Les Français sont un peuple extrêmement généreux,
11:25extrêmement accueillant.
11:26C'est une culture formidable, la gastronomie,
11:29tout ce que vous voulez.
11:30Mais malheureusement, il faut qu'on puisse nous réagir
11:33à ceux qui veulent justement la déconstruire,
11:37qui veulent justement ne pas permettre cette unité
11:41autour du drapeau, autour de l'hymne national.
11:44Moi, j'ai ce souvenir aussi, encore une fois,
11:46l'hymne national qui est…
11:47À un moment, les discours, c'est ringard,
11:50le fait de parler de la nation,
11:54le fait de parler peuple, c'est ringard, c'est facho.
11:57Il faut ressusciter ça, parce qu'il n'y a pas plus beau
12:01que de faire peuple ensemble,
12:03d'être dans l'unité d'une nation.
12:04La nation, c'est effectivement le besoin aussi
12:07de nos frontières et le peuple.
12:10Le peuple, c'est les frontières,
12:11c'est le fait d'une unité ensemble et du commun ensemble.
12:14On ne peut pas vivre ensemble si on a des communautés
12:18qui se zuxaposent.
12:19Et moi, j'en veux beaucoup à ceux
12:21qui ont fait du mal à cette France,
12:23parce qu'ils ont fait du mal aux Français.
12:25Aux Français, mais je m'inclus aussi dedans,
12:29à ceux qui sont venus d'ailleurs,
12:30qui avaient cette envie de France,
12:33qui avaient envie d'épouser ces mœurs,
12:35ces cultures, etc.,
12:36mais qu'on a, pour certains, empêchées,
12:39parce que malheureusement,
12:40il y a eu tous ces discours, etc.
12:42Tout ce qui rassemblait, effectivement,
12:44a été détruit, ne serait-ce que le drapeau français.
12:47Vous aviez le drapeau français,
12:49vous étiez, à un moment donné,
12:51taxé de fasciste.
12:52C'est quand même hallucinant, et toujours.
12:54C'est absolument hallucinant.
12:55Mais, Axel Ronde,
12:57vous représentez les forces de l'ordre ce soir,
12:59et on imagine que, eh bien, ça fait du bien.
13:01Ça fait du bien de se dire qu'un rassemblement
13:03n'est pas toujours hostile aux forces de l'ordre.
13:06Et c'est ça aussi,
13:08l'enseignement de ce moment si festif et populaire,
13:10puisqu'on imagine que vos collègues,
13:12lorsqu'ils sont à un match de foot
13:13et à un rassemblement comme ça,
13:15ils sont présents, ils sont là,
13:17et ça fait du bien aussi
13:18de ne pas avoir des cailloux sur le coin du casque
13:21dès qu'il y a une rencontre de foot
13:23et de se faire insulter.
13:24Oui, bien sûr.
13:24Ça fait chaud au cœur, on y met aussi.
13:25Oui, parce que vous avez affaire
13:27à des vrais supporters, c'est ça la réalité.
13:29On voit bien que les Lensois,
13:31ce sont des supporters
13:33qui aiment leur ville déjà,
13:37qui respectent aussi leurs policiers,
13:38puisque de toute façon,
13:39vous savez, les policiers Lensois aussi
13:41supportent l'équipe de foot.
13:43Donc forcément, ils sont aussi
13:44dans cette euphorie généralisée.
13:47Donc on est sur un service d'ordre au final.
13:51Mes collègues ont juste aidé
13:52et à secourir les personnes
13:54qui pouvaient avoir des difficultés.
13:57Mais au-delà de ça,
13:57ça s'est extrêmement bien passé.
13:59Mais dans le Nord,
14:00ils ont l'habitude, si vous voulez,
14:02à faire des fêtes.
14:03Vous savez, les carnavals,
14:05ça se passe en général plutôt bien.
14:07Il y a très peu d'incidents,
14:09alors qu'il y a certaines zones
14:10où c'est plus compliqué
14:12quand vous avez d'autres rassemblements.
14:13Mais on voit bien que sur Lens
14:16et les autres villes aux alentours,
14:21ça se passe relativement bien
14:22quand ils font la fête.
14:24Après, les difficultés,
14:25c'est bien évidemment dans certaines zones
14:28où on va être bien sûr
14:29accueillis à coup de pierre.
14:32Mais ça, c'est malheureusement...
14:34Mais parce que là,
14:35cette passion autour du RC Lens,
14:36c'est pas une posture,
14:39c'est une identité.
14:39Bien sûr, mais ça coule dans leur veine.
14:41Moi, j'ai des amis,
14:41des collègues qui sont là-bas à Lens.
14:44Je peux vous dire
14:45qu'ils ont fait le déplacement à Paris
14:47et ils étaient vraiment animés.
14:50Si vous voulez,
14:51c'est très familial d'ailleurs.
14:53Ils aiment tout petit
14:54supporter leur équipe de foot.
14:56C'est culturel chez eux.
14:58Meilleur public de France dès 1975
15:00et à l'inverse.
15:02Alors voilà,
15:02c'est la petite parenthèse noire de la soirée.
15:05Regardez ce qui se passe ailleurs.
15:06On se souvient de cette demi-finale
15:08de la Ligue des champions du PSG,
15:09victoire contre le Bayern.
15:11Les célébrations qui dégénèrent.
15:13127 interpellations dans la région parisienne,
15:16107 à Paris,
15:1711 blessés dont un grave,
15:1923 policiers touchés,
15:20véhicules incendiés,
15:21feux d'artifice
15:22sur les forces de l'ordre dégradation.
15:25Bref, regardez.
15:39A-U-M-I-B-E, A-U-M-E, A-U-M-E, A-U-M-E, A-U
15:47-M-E.
15:57Et vous avez eu aussi jeudi soir
16:00ces supporters de Niçois qui débarquent à Paris
16:03Arme Blanche, Yagoul, Gancocquet
16:05on était plus dans l'univers du hooliganisme
16:07si blessés dans un grave
16:08voilà ces images impressionnantes
16:1065 interpellations
16:12la préfecture qui a parlé
16:15de personnes cherchant manifestement à en découdre
16:17bref c'est vrai que ce ne sont pas
16:19des accidents isolés
16:21il y a une fracture derrière qui est révélée
16:23une fracture entre une ferveur populaire enracinée
16:25et on va continuer d'en parler
16:26de cette ferveur populaire enracinée
16:28et puis cette culture de violence opportuniste
16:31gratuite
16:32d'individus qui détestent la France
16:35Oui bien sûr
16:36c'est ce qui se passe en Ile-de-France
16:38dès qu'on a un match maintenant du PSG
16:41on sait que Beauvau est extrêmement inquiet
16:43de ce qui va se passer samedi soir
16:45on sait qu'il va y avoir un très grand plan
16:46qui va être organisé
16:47mais manifestement
16:48ils vont faire exactement la même chose
16:49que l'année dernière
16:50et on se souvient que ça s'est très très mal passé
16:51ce qui est en fait
16:52je pense qu'il y a plusieurs raisons pour ça
16:54la première
16:55bon déjà en Ile-de-France
16:56en l'occurrence
16:56on est dans des régions
16:57qui sont beaucoup plus criminogènes
16:59notamment à Lens
17:00donc en fait si vous voulez
17:01vous pouvez avoir des populations
17:02qui sont issues des quartiers
17:03qui vont venir effectivement
17:05pour mettre le bazar
17:05et qui en l'occurrence
17:06n'ont rien à voir avec le PSG
17:08mais je regardais dans vos images
17:09c'est intéressant aussi
17:09parce qu'il n'y a pas non plus
17:12si vous voulez
17:12que des hordes de jeunes de quartier
17:14qui veulent en découdre
17:15il n'y a pas que ça
17:16il y a aussi effectivement
17:18un état d'esprit aussi
17:19je pense parmi certains supporters
17:21du Paris Saint-Germain
17:21sur vos images
17:22en l'occurrence
17:23il y en avait un
17:23qui participait au débordement
17:25et qui précisément
17:26avait aussi un drapeau du PSG derrière
17:27donc on ne peut pas non plus dire
17:28que ce n'est absolument pas lié au foot
17:31on voit très bien quand même
17:31quand on regarde
17:32dans les autres sports
17:33on n'a absolument pas
17:35ces débordements là
17:36en l'occurrence
17:36dans les autres clubs
17:37on n'a absolument pas
17:38ces débordements là non plus
17:39je pense qu'il y a une autre raison aussi
17:40c'est je veux dire
17:40Paris et sa couronne
17:42de manière générale
17:43n'a pas du tout
17:44la même ferveur régionale
17:45qu'un club comme Lens
17:47qu'un club comme Bordeaux
17:48avec le rugby et l'UBB
17:49ça n'a strictement rien à voir
17:50parce que là
17:50ce n'est pas des supporters au final
17:51Paris ce n'est pas des vrais supporters
17:53non mais parce que Paris aussi
17:54Paris et couronne pareil
17:55c'est une addition aussi
17:57de personnes
17:57qui sont originaires
17:58déjà des quatre coins de la France
18:00quand elle n'est pas originaire
18:01notamment pas de la France
18:02c'est-à-dire que Paris
18:03ça n'a rien à voir
18:04si vous voulez
18:05en termes de mémoire collective
18:06il y a beaucoup moins
18:07d'enracinement
18:07et vous ajoutez aussi
18:09ces quartiers
18:10qu'on appelle le difficile
18:11et c'est vrai
18:12ce qui fait qu'aujourd'hui
18:13les forces de l'ordre
18:14elles se trouvent un jour
18:15face à des rassemblements
18:16qui ne sont absolument pas hostiles
18:18et on va parler plutôt
18:18de services d'ordre
18:19et le lendemain
18:20se demander comment
18:21on va préparer le 30 mai
18:23la finale de la Coupe d'Europe
18:24et comment le dispositif
18:26va pouvoir être efficace
18:28pour cesser
18:29et on le sait déjà
18:29Laurent Nunez a dit
18:30de toute façon ça va péter
18:32donc voilà
18:32vous avez affaire
18:33à ces deux Frances
18:34ces deux Frances
18:35Tout à fait
18:36et malheureusement
18:37on préférerait
18:38rester sur un service d'ordre
18:40puisque nous
18:41c'est notre but
18:42c'est notre rôle
18:43c'est canaliser la foule
18:45pour éviter des drames
18:46mais malheureusement
18:47trop souvent
18:48on bascule
18:49en maintien de l'ordre
18:50parce qu'on est attaqué
18:52parce que vous avez
18:52des individus
18:53qui ne cherchent
18:54qu'à en découdre
18:55et qui finalement
18:56veulent faire passer
18:58la fête
18:58enfin gâcher la fête
19:00par des actions
19:02de criminels
19:04pillés
19:04cassés
19:04vous savez
19:06dans l'imaginaire
19:07on s'est dit
19:07en 1998
19:08ça s'était bien passé
19:10au final
19:10non ça s'était déjà
19:11pas bien passé
19:11en 1998
19:12il y avait eu un mort
19:14à Paris
19:15à Paris
19:15il y avait eu un mort
19:16parce qu'il y avait
19:17une automobiliste
19:18qui avait été prise
19:18à partie
19:20justement
19:20il y avait eu
19:21une centaine de blessés
19:22donc il y a eu
19:23des incidents
19:24même en 1998
19:25vous voyez
19:25ça fait à peu près
19:26plus de 30 ans
19:27c'est à peu près
19:28la date où je suis rentré
19:28dans la police nationale
19:29et j'ai vu
19:30que ça a augmenté
19:32au fur des années
19:33des années
19:33et là
19:34on se retrouve
19:35avec des scènes
19:36de guérilla urbaine
19:37et on s'y attend
19:39puisque même
19:39Laurent Nunez
19:40le ministre de l'Intérieur
19:41qui est pourtant
19:43quelqu'un de très
19:44si vous voulez
19:46rationnel
19:46sait qu'il va y avoir
19:48des débordements
19:50injustifiés
19:50c'est ça moi
19:51qui m'interpelle
19:52à chaque fois
19:53on est bien d'accord
19:55pour aller dans votre sens
19:56Axel
19:56c'est qu'on s'y attend
19:58et celui de l'Intérieur
19:59il sait
20:00que ça va se passer
20:01donc moi
20:02c'est hallucinant
20:03la lecture que j'en fais
20:04c'est qu'on est
20:05dans une espèce
20:06de fatalisme
20:07et qu'on a du mal
20:08enfin l'État
20:09l'État
20:09le fameux État de droit
20:10a du mal
20:11à imposer
20:12son autorité
20:13bien sûr
20:14terrifiquement
20:14regardez
20:15il y a 30 ans
20:16mais je suis d'accord
20:17avec vous
20:17moi-même
20:18j'ai connu
20:18les premières émeutes
20:19etc
20:19et en fait
20:20ça passe
20:21ça passe
20:22et on a le sentiment
20:23que finalement
20:23on ne peut plus gérer
20:25qu'il y a une espèce
20:25de fatalisme
20:26et que jusqu'à la prochaine
20:29les prochaines émeutes
20:30d'ailleurs
20:31comme vous le savez
20:32dernièrement
20:33ils ont été même
20:34jusqu'à vouloir
20:35proposer une assurance
20:36parce qu'ils ont
20:37accepté qu'il y aura
20:38toujours des émeutes
20:39qu'il y aura toujours des actes
20:40et c'est là
20:41que je vais vous poser
20:41la question de l'éducation
20:43parce qu'on voit
20:43alors c'est très intéressant
20:44de voir d'un côté
20:45les supporters de Lens
20:46et de l'autre
20:47ces casseurs
20:48qui profitent
20:48d'un événement footballistique
20:50pour aller tout casser
20:51sans aucune raison
20:52il faudrait éduquer
20:53aujourd'hui aussi
20:53à faire la fête
20:54moi je pense que les petits gamins
20:55l'en soit
20:55ils sont éduqués par leurs parents
20:57pour faire la fête
20:58dans la joie
21:00dans un état d'esprit festif
21:02les autres
21:03non
21:03l'idée de fête
21:04c'est très loin d'eux
21:06écoutez
21:06dans les dernières émeutes
21:07que notre pays
21:09a connues
21:10avec près de 2 milliards
21:11de dégâts
21:12il y a eu quand même
21:13plus de 30%
21:15de mineurs
21:16qui étaient impliqués
21:17ça interroge
21:18mais aujourd'hui
21:18moi j'entends pas
21:19le gouvernement
21:20acter cette situation
21:22et avoir des réponses
21:23extrêmement fermes
21:25notamment
21:25sur la question
21:26de la parentalité
21:27mais parce qu'un gamin
21:29arrière petit-fils
21:30de mineur
21:31il n'est pas plus avantageux
21:32qui habite dans le nord
21:33il n'est pas plus avantageux
21:34qu'un gamin
21:35il est même désavantagé
21:37parfois
21:38donc voilà
21:39et pourtant
21:40dans les tribunes
21:41il rit
21:42il chante
21:42et il se tient bien
21:43donc il y a un vrai sujet
21:44ce que je trouve
21:45vraiment le plus fou
21:46on a commencé à le dire
21:47c'est Laurent Nunez sait
21:48Beauvau sait
21:50tout le plateau sait
21:51tous les téléspectateurs
21:52savent que ça va faire
21:53n'importe quoi samedi
21:55on est tous au courant
21:56et on est aujourd'hui
21:56face à un état
21:57où on est incapable
21:58de l'anticiper
21:59et je trouve ça dingue
22:00mais après ça poserait
22:01évidemment la question
22:02de la justice
22:03c'est que malheureusement
22:04quand vous voyez
22:04les résultats
22:05des interpellations
22:07qu'on a fait par exemple
22:08la police fait le job
22:10on interpelle à outrance
22:11et le problème
22:13c'est qu'après
22:13ils sont remis en liberté
22:14donc il faut que
22:15les lois changent
22:16je ne sais pas
22:17le législateur
22:18change les choses
22:19pour donner finalement
22:20des moyens à la justice
22:21je vous propose
22:21de marquer une pause
22:22on continue d'en parler
22:23je vous rassure
22:24on va réécouter
22:25les corons
22:26chantés par les supporters
22:28l'ençoit
22:28et nous serons
22:29avec Guillaume Varmuse
22:31gardien emblématique
22:32du RC Lens
22:33il va nous raconter
22:34cet état d'esprit
22:35justement
22:35qu'est-ce qui coule
22:37dans le sang
22:38de ces supporters
22:38de ces gens du Nord
22:40à tout de suite
22:41sur CNews
22:45et pendant que certains
22:46célèbrent les victoires
22:47en brûlant des voitures
22:48et en chargeant
22:49les forces de l'ordre
22:50et bien on parle ce soir
22:51de la vraie ferveur
22:53populaire française
22:54à Lens
22:55dans le bassin minier
22:55pas de cagoule
22:56pas de barre de fer
22:57pas de haine
22:59juste des milliers
22:59de supporters
23:00écharpes sans éhors
23:01autour du coup
23:02qui reprennent en chœur
23:04à l'unisson
23:04les corons
23:05et on le disait
23:06ce n'est pas un simple chant
23:07c'est l'hymne d'une France
23:08qui refuse de disparaître
23:10finalement
23:10écoutez ces voix
23:12écoutez cette émotion
23:13authentique
23:22chanteau
23:32la terre
23:35c'est l'heure
23:37chanteau
23:39le ciel
23:56Et cette ferveur unique, cette ferveur que nous avons souhaité mettre en avant ce soir,
24:02on va la partager avec Guillaume Varmus.
24:04Guillaume Varmus, ancien gardien de football emblématique du RC Lens.
24:08Bonsoir Guillaume, merci d'avoir accepté notre invitation et pourtant tardive.
24:13Vous avez connu cette ferveur lançoise dans les années 90 avec le titre de champion en 1998.
24:20Qu'est-ce qui explique selon vous cette passion populaire qui reste aussi intense encore aujourd'hui ?
24:28En fait, je pense qu'il faut partir du premier principe, c'est la naissance et la création.
24:33Il faut remonter aux origines, le club a 120 ans.
24:35Et en 1906, quelques gens se sont mis dans l'idée de créer un petit peu un club.
24:46Et derrière, il y a eu jusqu'à la Première Guerre mondiale, il y a Félix Bollard, après la Première
24:50Guerre mondiale,
24:51héros de la Première Guerre mondiale, qui a décidé de créer parce qu'il y avait une richesse minière, les
24:58Houillères.
24:58Et donc, il a créé, dans ce lieu du Nord, une industrie où il a pris en charge complètement les
25:05personnes.
25:06C'est-à-dire qu'il a créé les Houillères, il a créé les Corons, il a créé tous les
25:10espaces publics, il y a eu des chapelles.
25:14Et le cœur de la cité a été le football.
25:17Et à la suite de la Deuxième Guerre mondiale, le football est devenu professionnel et c'est devenu identitaire.
25:22C'est-à-dire que les Corons et cette mine ont été le rassemblement de tout ce peuple qui s
25:29'est identifié.
25:30Et à l'intérieur même de cette cité complètement unique et un peu sur elle-même, mais pas tant que
25:36ça,
25:36puisqu'il y avait les purs locaux et il n'y a eu pas beaucoup de gens venus de l
25:41'extérieur, notamment de l'Est.
25:43Pas que de l'Est aussi, mais particulièrement de l'Est, où il y a eu un maillage.
25:47Et à partir de là, s'est construit le professionnalisme.
25:50Et d'ailleurs, le club a eu son identité.
25:53Et au fil du temps, en fait, les gens que l'on voit là, cette identité populaire s'est conservée
26:02depuis 120 ans, j'ai envie de dire.
26:03Rien n'a changé.
26:04Alors évidemment, tout a évolué dans la société, mais la mentalité, les papas, les grands-pères,
26:09alors la mine n'existe plus, mais dans la mentalité, il y a toujours cet esprit mineur,
26:13il y a toujours l'esprit du grand-père, il y a toujours, voilà, qui nous rappelle sans cesse ce
26:17lieu.
26:17Et donc aujourd'hui, la plus grande, et on le voit à l'image, la plus grande fierté pour ces
26:23gens,
26:24c'est comme j'aime le dire, nous les joueurs, on est comme à la mine, on sort des gaillettes,
26:29des gros morceaux de charbon,
26:30et quand on met la Coupe de France, la gaillette de la Coupe de France sur le toit de France,
26:35je crois que les gens du peuple du Nord sont les plus heureux du monde.
26:39Donc c'est vrai que c'est une ferveur populaire qui est très enracinée, finalement, dans la région,
26:46c'est une transmission, c'est un héritage qui se transmet d'année en année.
26:51Oui, exactement.
26:53Vous l'avez souligné, 98, ça commence quand même à tourner.
26:56Je suis assez proche du club, évidemment, on a un petit peu discuté avant le match.
27:01L'idée, c'était de transmettre, mais quand je retourne à Lens, c'est comme si j'étais quasiment encore
27:07joueur.
27:07C'est ça qui est assez étonnant, en fait, c'est-à-dire qu'ils n'oublient pas tout ce
27:11qu'on a pu faire,
27:11et ils ont vraiment cette soif et cette quête d'absolu, de cette représentation,
27:17ils ne veulent pas perdre leur identité.
27:19Et c'est pour ça que quand on est néophyte, ou quand on aperçoit un peu ces couleurs sang et
27:25or,
27:26ou les gens qui ne connaissent pas du tout le football, qui sont carrément hors de ça,
27:28qui voient arriver cette horde sang et or qui débarquent sur Saint-Denis,
27:3250 000 personnes se disent, mais qu'est-ce que c'est que ces gens, d'où ils sortent ?
27:36Et en fait, c'est toute une histoire, cette histoire-là qui, en fait, est comme une, j'ai envie
27:40de dire,
27:40des gens humbles qui étaient dans la mine, au fond de la terre,
27:44et puis qui, finalement, sont restés, ont conservé leur état d'esprit simplement, humbles,
27:47et que nous, les joueurs professionnels de nos générations,
27:50et aussi encore plus celles d'aujourd'hui, mettons à l'honneur, et c'est pour nous une grande fierté.
27:55Et comment le RC Lens, en fait, a réussi à continuer à transmettre aux plus jeunes générations
28:02cette ferveur populaire, cette histoire, cet héritage ?
28:05Parce qu'on voit le monde du football, vous l'avez dit, il s'est professionnalisé,
28:09alors pour de bonnes choses, et puis parfois, et malheureusement trop souvent, pour de mauvaises choses.
28:15On voit bien que c'est un univers qui a particulièrement évolé, mais pas au RC Lens.
28:19Cet héritage est resté. Vous l'expliquez comment, ça, Guillaume ?
28:22Je crois que c'est en partie avec ce qu'on vient d'expliquer.
28:27Alors, il y a eu, au fil du temps, des difficultés,
28:29mais ce sont des gens issus de ces houillères, de cette racine du Pas-de-Calais,
28:35que ce soit les présidents, et avant le président Martel, jusque dans les années 80,
28:40c'était compliqué, le club est descendu, enfin c'est l'histoire d'un club,
28:43mais les dirigeants ont toujours essayé de faire vivre et de faire survivre le club
28:46avec les moyens qui étaient les leurs.
28:47Et la bascule, c'est le président Martel et notre génération qui avons introduit,
28:53pour vous donner une image, moi quand je suis arrivé au club,
28:55on n'avait pas encore tout à fait, c'était, bon, le monde professionnel était là,
28:58mais on s'entraînait encore avec nos affaires et on est partis, on a laissé la Gaillette,
29:02la Gaillette qui est le centre aujourd'hui technique,
29:04où sont les professionnels qui viennent de gagner la Coupe de France.
29:07Donc, le président Martel a été vraiment le précurseur du football moderne,
29:12et avec notre titre, il a pu enraciner le club et ça a perduré.
29:18Et aujourd'hui, ce qu'il faut rendre hommage, c'est au président Ougourdiant,
29:22qui lui vient de l'extérieur, mais qui a vite compris que ce club était particulier.
29:26Et l'image symbolique qu'on a pu voir avant hier, c'est que justement,
29:31le président Martel qui a eu son temps, et qui a été un passage où nous,
29:35on a eu notre passage, et bien aujourd'hui, le président Ougourdiant n'était pas obligé
29:38de prendre le président Martel, bras dessus, bras dessous, pour aller soulever le trophée,
29:43et il l'a fait, et donc, il y a eu une grande émotion.
29:46Et le président Martel nous a, comment dire, représenté, nous, les anciens,
29:50pour transmettre justement ce flambeau, donc c'était remarquable au niveau de la transmission.
29:54Et c'est une fraternité qui fait un bien fou dans un monde bousculé,
29:58dans une société fracturée.
30:00Et je vous propose de rester avec nous, Guillaume Varmus,
30:03puisque dans un instant, on va parler d'un autre rassemblement ce week-end.
30:06Alors, le pèlerinage de Chardes, vous allez me dire,
30:08entre le nord ouvrier sportif et la tradition catholique millénaire,
30:13peut-être qu'il n'y a aucun lien.
30:14Et bien, ce sont peut-être des mondes différents,
30:16mais une même capacité à se fédérer autour d'une appartenance.
30:20Et me semble-t-il, cela vous parle, Guillaume Varmus,
30:24restez avec nous, avant tour de table,
30:26mais on va écouter les voix sauvages, chantées par les supporters du R-Séquence.
31:05Sous-titrage Société Radio-Canada
31:11On a vu Guillaume Varmus qui chantait, mon cher Guillaume.
31:15Hélène Roy, cette chanson, je me tourne vers vous,
31:17parce qu'elle incarne aussi le canon français.
31:20Et là encore, des rassemblements,
31:22alors certains les détestent,
31:24mais où, effectivement, vous avez une vraie ferveur populaire,
31:27un sens de la fête,
31:29bon enfant,
31:30et voilà, ça me faisait penser à ça.
31:32Mais ça, aujourd'hui, finalement,
31:34c'est la France, mais c'est la France qui est pointée du doigt.
31:37C'est ça qui est insupportable.
31:38Parce qu'on la laisse être pointée du doigt,
31:43excusez-moi de le dire ainsi,
31:44mais moi, j'ai toujours connu cette France-là.
31:46Encore une fois, si je me permets encore de rappeler,
31:48moi, je suis arrivée à l'âge de 8 ans,
31:49donc j'ai connu cette France-là.
31:51France des tiroirs, des fêtes, des guinguettes,
31:54des grands rassemblements où on fait la fête,
31:56autour des traditions françaises,
31:58c'était quelque chose.
31:58Au contraire, c'était la France,
32:01et c'est la France qu'on aimait.
32:03Mais malheureusement, aujourd'hui,
32:04elle est pointée du doigt
32:05parce qu'il y a des complices à la pointée du doigt.
32:08Il y en a, encore une fois,
32:09ceux qu'on a cités tout à l'heure,
32:11qui piétinent ce qu'est la France
32:12et qui ne veulent plus de cette France.
32:15Monsieur parlait tout à l'heure de la transmission.
32:17Moi, j'adore ce mot-là, de transmission,
32:19parce que cette France-là,
32:21des terroirs, des traditions,
32:22de la culture, de la gastronomie,
32:24d'une façon de faire la fête,
32:26c'est cette France-là
32:27qu'on devait petit à petit transmettre
32:29aux nésarrivants
32:31et qu'ils puissent l'assimer
32:33et en faire les leurs.
32:36Moi, c'est ce que j'ai eu le bonheur,
32:39en fait, de rencontrer
32:40et de m'acculturer à cette France.
32:43Mais c'est vrai qu'Hélène Rouet,
32:45finalement, on la montre ce soir, cette France.
32:47Mais c'est bien.
32:47Mais elle existe,
32:48elle est là,
32:50et on en parle assez peu.
32:52C'est d'ailleurs la France majoritaire.
32:53C'est juste qu'elle est davantage silencieuse
32:55et qu'elle fait la fête en silence
32:56quand on lui permet de faire la fête.
32:58Parce que c'est précisément
32:59ce que vous avez dit
33:00sur le canon français.
33:01Alors, juste une aparté
33:02sur la chanson de Michel Delpech,
33:03elle a fait un vrai regain de popularité.
33:06Je peux vous dire que dans ma génération,
33:07il n'y a pas une personne
33:08qui ne la connaît pas.
33:10Donc, ça, c'est évident
33:11pour cette chanson-là.
33:12Maintenant, oui,
33:12sur le canon français,
33:13en fait, il faut tout faire
33:14vraiment pour préserver
33:16ce genre de moment.
33:17Il faut tout faire
33:18pour préserver justement
33:19cette fête si française,
33:20pour préserver notre gastronomie,
33:22notre terroir,
33:23la manière dont on fait la fête,
33:24la manière dont on célèbre
33:25les victoires.
33:26Il faut vraiment tout faire
33:27pour la préserver.
33:28Parce qu'aujourd'hui,
33:29elle est attaquée en permanence.
33:30Elle est attaquée,
33:31on le voit, par l'extrême-gauche,
33:32l'LFI qui s'en prend en permanence
33:34au canon français.
33:35Je parle de LFI,
33:36même le Parti Socialiste.
33:37Souvenez-vous du député
33:38Arthur Delaporte
33:39qui veut, lui aussi,
33:40qui a écrit à Laurent Nunez
33:41pour interdire le canon français.
33:42Je veux dire,
33:43on parle quand même de personnes
33:44qui partagent des produits
33:45du terroir français.
33:46Demain, on interdira
33:47les supporters de l'Anse
33:48de lancer...
33:48Écoutez, franchement,
33:50demandez à la France Insoumise,
33:51à tout moment,
33:52il y a un texte de loi
33:52qui est préparé.
33:53C'est vraiment possible.
33:53Oui, mais je pense
33:54que beaucoup de Français,
33:55vous avez eu raison
33:57de signaler
33:57que beaucoup de Français
33:58sont attachés à leur culture,
33:59à leur tradition
34:00et à leur identité.
34:01C'est à ces Français-là
34:02qu'ils doivent aussi
34:03se réveiller
34:04pour dire à ces personnes-là
34:07qui veulent tout déconstruire
34:08qu'on ne les laissera pas faire.
34:10Parce qu'encore une fois,
34:11tout peuple a le droit
34:12à sa souveraineté,
34:13tout peuple a le droit
34:14à son identité.
34:14Et à sa fierté.
34:15C'est ça qui fait
34:16que la diversité des pays,
34:18des peuples,
34:19des traditions
34:19et des cultures...
34:20Vous imaginez si...
34:22Enfin, en tout cas,
34:22moi, je serais...
34:24Comme vous le savez,
34:25je suis attentive à tout ça.
34:26Alors, on va continuer
34:27avec cette France
34:28qui n'est pas foutue
34:29puisqu'il y a eu un autre...
34:32Et il y a,
34:32il se déroule en ce moment même,
34:34un autre rassemblement marquant
34:35ce week-end.
34:37A priori,
34:38pas de lien
34:39avec la liesse populaire à Lens.
34:41Et pourtant,
34:42on va en parler,
34:43il y a beaucoup de points communs.
34:44On va le voir.
34:45C'est un record d'affluence
34:46encore cette année
34:47pour le pèlerinage de Chartres.
34:49Pèlerinage qui s'était lancé
34:50hier depuis Paris.
34:51Les pèlerins
34:52et beaucoup de jeunes,
34:53d'ailleurs,
34:53vont arriver demain à Chartres
34:55après une centaine de kilomètres.
34:57On va voir les détails
34:58avec Anaïs Bauchet,
34:59Sarah Varni
34:59et Coralie Auberti.
35:01On en parle ensuite.
35:07C'est en chantant
35:08que les fidèles
35:08ont débuté leur pèlerinage
35:10après d'ultimes recommandations
35:11de leur chef de groupe.
35:12On peut mettre son sac sur son dos
35:14et il faut deux porteurs
35:16pour les jolis.
35:18Petits et grands
35:18sont regroupés
35:19parmi 420 équipes
35:20appelées chapitres.
35:21Chacune marche
35:22sous la bannière
35:22d'une figure sainte
35:23et apprennent
35:24à se connaître sur la route.
35:25Le but du jeu,
35:26c'est qu'il y ait une cohésion
35:27dans le chapitre,
35:28qu'on se connaisse tous
35:29et qu'on fasse
35:30cette espèce
35:31de petite chrétienté
35:32à notre niveau.
35:33Les enfants se présentent,
35:34certains vont donner
35:35des intentions de prière,
35:36on va prier,
35:36on va chanter.
35:37C'est une audience
35:38qui est hyper familiale.
35:40Une participation en hausse
35:41depuis une dizaine d'années.
35:43Quelques 20 000 pèlerins
35:44sont partis sur les routes.
35:45Sur le chemin,
35:46les chansons nombreux
35:47ainsi que les enseignements religieux.
35:49C'est quoi le mot
35:50le plus important
35:50dans le jeu
35:51entre Paris et Chartres,
35:53il faut compter
35:53une centaine de kilomètres.
35:55Alors certains
35:55se font un peu aider.
35:56On est un peu trop étalés.
35:58Ils sont petits,
35:58donc nous on fait un pas,
36:00ils en font deux,
36:00mais c'est surtout
36:01qu'on n'est pas seuls.
36:02Un pèlerinage familial
36:03qui compte plus de 1500 enfants.
36:06Il y a beaucoup d'ambiance
36:07et on prie beaucoup.
36:10Et du coup, c'est bien.
36:11Il y a une transmission
36:12et puis on essaie
36:13de leur transmettre
36:15cette idée
36:16de prier pour les autres.
36:18330 messes seront célébrées
36:19tout au long du pèlerinage.
36:21Celui-ci s'achèvera
36:22par une messe de clôture
36:23à la cathédrale Notre-Dame
36:24de Chartres,
36:24demain après-midi.
36:26Bon voyage
36:27pour tous les gars !
36:29Alors,
36:30Guillaume Varmus
36:31est toujours avec nous.
36:32Et il me semblait intéressant
36:33que vous restiez
36:34puisque, on le sait,
36:35vous êtes un énorme
36:36gardien de football,
36:37un grand footballeur
36:38et peut-être que
36:39les téléspectateurs
36:40et les Français
36:40le savent un peu moins.
36:41Vous êtes aussi
36:41aumônier bénédictin
36:43en Bourgogne
36:44et vous incarnez,
36:46en fait,
36:46nos deux sujets de ce soir,
36:47c'est-à-dire
36:47ce foot populaire
36:49et cette foi catholique
36:51enracinée aussi en France.
36:53Deux éléments
36:53qui font notre pays.
36:55On a vu,
36:56et on voit ce week-end,
36:57cette capacité française
36:58à rassembler
36:59dans une fraternité
37:01authentique
37:01et joyeuse.
37:02Voilà,
37:02c'est un peu ça
37:04qui est en train
37:04de se jouer également.
37:07Je veux juste
37:08une petite rectification.
37:10J'étais responsable
37:11en aumônerie
37:14par un principe
37:16qui a été purement personnel
37:17et non pas,
37:18parce qu'il y a eu
37:19souvent une confusion
37:20par rapport à tout cela,
37:21par rapport juste
37:21à l'engagement,
37:22j'ai envie de dire,
37:23où j'avais mon temps libre
37:25et j'ai donné de mon temps
37:26gratuitement.
37:27Évidemment,
37:27quand un footballeur
37:28fait cela,
37:29il y a eu un peu
37:29un amalgame
37:30en pensant que
37:30j'étais devenu
37:31un professionnel
37:32de la religion.
37:33Non pas du tout,
37:33c'était simplement
37:34en tant que laïc,
37:35je me suis engagé.
37:36Il n'en reste pas moins
37:37que dans cette foi
37:38qui est la mienne,
37:39il y a un lien,
37:40évidemment,
37:42avec la tradition
37:43et de ce qu'on a pu vivre
37:45tout au long du week-end,
37:47à savoir que
37:49le club de l'Anse
37:50existe depuis 120 ans
37:52et notre foi,
37:53pardon,
37:55la France est chrétienne
37:57depuis maintenant
37:58un long moment,
37:59depuis le baptême de Clovis.
38:01Donc,
38:01il y a un regain
38:02de la foi
38:03qui se recréait,
38:05mais j'ai envie de dire
38:05qu'il n'y a rien de nouveau
38:06sous le soleil
38:07au niveau du pèlerinage
38:08de Chartres
38:09dans le sens où
38:09la France est chrétienne
38:11millénaire.
38:12Ça veut dire que
38:14ce que l'on appelle
38:15laïc
38:16et non religieux,
38:18donc dans le sens
38:19où les laïcs,
38:20que nous ne sommes pas
38:21des professionnels
38:21de la religion,
38:23chacun,
38:24chaque Français,
38:25j'ai envie de dire,
38:25laïc,
38:27a son idée propre,
38:29a son envie propre,
38:30a son libre arbitre propre,
38:31d'adhérer ou non
38:32à la doctrine
38:33de la foi catholique
38:34ou chrétienne.
38:35Mais il est libre,
38:36mais il n'en reste pas moins vrai
38:38que cet enracinement chrétien
38:41est millénaire.
38:42Et il y a une analogie,
38:43effectivement,
38:44avec le Club de Lens
38:45où ça ne changera jamais,
38:46les supporters seront fidèles
38:48à ce patrimoine.
38:49Eh bien, évidemment,
38:49la France,
38:50même si la révolution a eu lieu,
38:52même si d'autres cultures
38:53viennent se mélanger
38:55avec ce peuple de France,
38:56il n'en reste pas moins
38:57que la France est chrétienne
38:59dans son origine,
38:59en tout cas,
39:00depuis le baptême de Clovis.
39:03Elle est belle à Lens,
39:04elle est belle au pèlerinage
39:06de Chartres
39:06quand elle retrouve
39:08ce qui la fonde,
39:09c'est cette identité transmise,
39:11cet attachement
39:11à quelque chose
39:12qui la dépasse.
39:13Voilà,
39:15les jeunes qui étaient
39:16dans les gradins,
39:17eh bien,
39:18c'est l'histoire du club,
39:19ça les dépasse tout cela.
39:20Et puis là,
39:20les plus jeunes qui marchent,
39:22ça les dépasse aussi.
39:23Voilà,
39:24c'est un sens du collectif,
39:26tout cela.
39:27dans ce sens
39:28que c'est vraiment
39:29une transmission.
39:31Alors après,
39:32je pense que c'est,
39:34comment dire,
39:35de tradition,
39:36il ne faut pas mélanger,
39:38comment je pourrais dire ça,
39:39de perdre son libre arbitre,
39:41de savoir,
39:42d'avoir une adhésion
39:43purement personnelle,
39:44une rencontre
39:45purement personnelle
39:46dans sa foi,
39:47mais par contre,
39:48d'avoir cette tradition
39:49dans laquelle
39:50on a été enraciné,
39:52où la France
39:54est millénaire
39:55en ce sens.
39:55Je crois que ça,
39:56c'est important.
39:57Et d'ailleurs,
39:57je crois qu'il y a
39:58beaucoup,
39:58beaucoup de Français
39:59qui,
39:59que ce soit,
40:00on parle du pèlerinage
40:01de Chartres,
40:02mais on voit bien
40:03qu'il y a tout
40:04ce qui fait vraiment
40:06la France profonde,
40:07que ce soit par l'agriculture
40:09ou même la culture,
40:10on voit bien
40:11que la France,
40:12on a une identité forte
40:13et que le monde
40:14nous regarde
40:15quand on est Français,
40:16quand on se déplace,
40:17moi, footballeur,
40:17quand je me déplace
40:18à l'étranger,
40:19eh bien forcément,
40:20culturellement,
40:20on représente quelque chose.
40:21Donc c'est très important,
40:23et vous avez raison,
40:23de souligner que cette identité
40:25n'arrive pas d'aujourd'hui,
40:26mais qu'elle est millénaire.
40:27Merci beaucoup,
40:28Guillaume Varmus.
40:29C'était vraiment une joie
40:30de vous avoir avec nous.
40:31Merci à vous.
40:32Dimanche soir,
40:32de week-end de Pentecôte.
40:34Et voilà,
40:34on voit finalement
40:35dans ces deux événements
40:36une La France des références,
40:38transmise la tradition familiale.
40:40C'est tout cela,
40:41des repères identitaires,
40:42la joie,
40:43la fête.
40:44Des valeurs,
40:44oui.
40:44Des valeurs.
40:45Le pèlerinage de Chartres,
40:47j'irais même,
40:47je pense que ça va
40:48encore même plus loin
40:49parce qu'évidemment,
40:50la religion est au centre
40:51du pèlerinage de Chartres.
40:52Tous les ans,
40:54le nombre de jeunes
40:55augmente
40:56qui participent
40:56au pèlerinage de Chartres.
40:57Ils sont 20 000 pèlerins
40:59cette année.
40:59Encore d'affluence encore.
41:01Et il y a même
41:01deux chapitres désormais
41:03consacrés cette année
41:04précisément
41:05aux primo
41:06arrivant au pèlerinage de Chartres.
41:08C'est-à-dire,
41:08pour véritablement
41:09leur apprendre,
41:09il faut savoir
41:09que le pèlerinage de Chartres,
41:11il se fait autour
41:12du rite tridentin aussi,
41:13c'est-à-dire
41:14vraiment les rites
41:15traditionnalistes,
41:16la messe en latin.
41:17Je ne sais pas
41:17si vous avez déjà eu l'occasion
41:18de faire une messe en latin.
41:19C'est absolument sublime,
41:20mais c'est un petit peu différent
41:21de des messe en français.
41:23Et le rite tridentin,
41:25véritablement,
41:25aujourd'hui,
41:26galvanise beaucoup
41:27les jeunes.
41:27Et en fait,
41:28il y en a énormément
41:28qui même se convertissent
41:30grâce à la beauté
41:31du rite tridentin.
41:32Et précisément,
41:33c'est vrai que c'est
41:33très intéressant.
41:34Dans une société
41:36où il y a de plus en plus
41:37d'individualisme,
41:38il y a un véritable retour,
41:40notamment chez les jeunes,
41:41au sacré,
41:42à la transcendance.
41:43Et évidemment,
41:43ça va encore plus loin,
41:44si vous voulez,
41:45que juste le collectif
41:46et on partage quelque chose.
41:47Je pense que le pèlerinage
41:48de Chartres dit vraiment
41:49que c'est le besoin de sacré,
41:51le besoin de transcendance
41:52dans une société
41:52qui, véritablement,
41:53se délite un peu
41:54de toutes parts.
41:55En réalité,
41:56ça apporte vraiment
41:57quelque chose
41:58à notre âme.
41:59On arrive, malheureusement,
41:59au terme de cette émission.
42:01Mais c'est vrai
42:02que Naïma Imfadel,
42:03comment le politique,
42:04il peut s'inspirer
42:05de ces événements,
42:06si vous voulez,
42:06ces événements
42:07qui fédèrent,
42:08plutôt qu'ils ne divisent
42:09dans une société,
42:11aujourd'hui,
42:11on le voit fracturer.
42:13Cette France,
42:13bientôt face à face,
42:15comme disait...
42:17Écoutez,
42:17il y a eu
42:19beaucoup,
42:19beaucoup d'alertes.
42:20Malheureusement,
42:21on n'a pas le sentiment
42:22que nous gouvernements,
42:25enfin,
42:25que nous gouvernants,
42:26pardon,
42:26nos élites politiques
42:28prennent conscience
42:29de l'état actuel du pays,
42:32de ce délitement
42:33des liens
42:34et malheureusement,
42:36aussi,
42:36de l'unité nationale
42:38et de la cohésion.
42:39Donc,
42:39c'est extrêmement inquiétant.
42:41Une chose simple,
42:42j'entendais tout à l'heure
42:43M. Varmus.
42:44Oui,
42:45Guillaume Varmus.
42:45qui disait quelque chose
42:46d'important,
42:47il disait,
42:47mais la France,
42:48c'est 1 500 ans
42:50de chrétienté,
42:52elle est façonnée
42:53par le christianisme.
42:54Elle est tout,
42:55tout,
42:56tout rappelle,
42:57rappelle ce qu'est la France,
42:59son identité chrétienne,
43:01etc.
43:01et malheureusement,
43:03on laisse faire ce piétinement
43:06de ce pays.
43:07C'est pour ça que,
43:08moi,
43:08quand je vois
43:09que ces jeunes
43:10renouent avec la foi,
43:12je me dis,
43:14enfin,
43:14ils se libèrent
43:15de cette laïcité dévoyée.
43:18Il y a eu,
43:20pendant des années,
43:20c'est vrai,
43:21effectivement,
43:22une espèce de pression
43:24causée par les laïcs.
43:24Mais que nous,
43:25on l'a eu,
43:26vous savez,
43:26la CFTC,
43:27c'est la Confédération française
43:29des travailleurs chrétiens
43:30et souvent,
43:31on nous l'a reproché,
43:32alors même que c'est laïc,
43:34mais au-delà,
43:35ce sont les valeurs
43:35de la France,
43:36tout simplement.
43:37C'est ça qui est
43:38dans notre syndicat
43:40et c'est ce que nous
43:41transmettons,
43:42d'ailleurs,
43:42quand on va défendre
43:43nos collègues,
43:44par exemple,
43:45ou d'autres salariés.
43:46En tout cas,
43:47un grand merci
43:47à tous les trois.
43:48On arrive malheureusement
43:49au terme de cette émission,
43:50émission qu'on a voulu,
43:53et bien positive,
43:54ce soir,
43:55et ça fait du bien.
43:57Demain,
43:57alors,
43:58ne manquez pas
43:59de nouveau rendez-vous.
44:00Alors,
44:00après le football,
44:01le tennis,
44:01la quinzaine de Roland-Garros,
44:03ça démarre demain
44:03et à cette occasion,
44:04nouveau rendez-vous
44:05sur CNews
44:06dans la matinale
44:06de Romain Desarbres,
44:077h40,
44:09Nelson Monfort
44:10vous raconte Roland-Garros.
44:11Les plus beaux moments,
44:12les plus belles victoires,
44:13la coulisse aussi.
44:15Nelson Monfort
44:15vous raconte Roland-Garros.
44:17C'est demain
44:18à 7h40 sur CNews.
44:20Merci à Samuel Vasselin,
44:21Coralie de Laplace
44:22de m'avoir aidé
44:23à préparer cette émission.
44:24Un grand merci
44:25à tous les trois.
44:26Tout de suite,
44:27Adrien Fontenot,
44:27l'édition de la nuit.
44:29Excellente semaine
44:30sur CNews, bien sûr.
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