- il y a 9 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00L'actualité marquée par une violence politique sans précédent du jamais vu en France ces dernières années.
00:05On en parle dans un instant. 100% politique week-end. Bienvenue, il est tout juste 21h.
00:09Isabelle Piboulot, le Flash Info. Isabelle, bonsoir.
00:14Bonsoir Olivier, bonsoir à tous. Attentat des jouets à Paris.
00:18Laurent Nunez souligne un lien avec la guerre au Moyen-Orient.
00:21Première fois depuis le début du conflit que des intérêts américains sont visés en France.
00:26Mais des opérations ont été menées ces derniers jours dans d'autres pays européens, rappelle le ministre de l'Intérieur.
00:32Un homme a été placé en garde à vue après avoir ciblé le siège de l'enseigne Bank of America.
00:38Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête.
00:41Deux drones lancés sur l'ambassade américaine de Bagdad ont été interceptés par la défense antiaérienne irakienne.
00:47Emmanuel Macron appelle à tout faire pour éviter une escalade impliquant l'Irak dans la guerre au Moyen-Orient.
00:53La souveraineté du pays et du Kurdistan en son sein sont indispensables à la stabilité régionale,
00:59a souligné sur X le président français après un appel avec son homologue du Kurdistan irakien.
01:06Des accords ont été signés entre l'Ukraine et les pays du Golfe comme le Qatar et l'Arabie saoudite.
01:12Une coopération lancée pour 10 ans selon Volodymyr Zelensky dans le domaine de la défense,
01:17notamment un engagement visant à mettre en place des chaînes de production conjointes pour lutter contre les menaces liées aux
01:24missiles et aux drones.
01:26Kiev espère conclure un accord aussi avec les Émirats.
01:30Un homme abattu par plusieurs balles hier soir à Vaud-en-Velin près de Lyon.
01:34La victime âgée de 29 ans était connue de la police et de la justice.
01:38Une enquête a été ouverte pour meurtre en bande organisée.
01:41Et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée.
01:46Il s'agit de la troisième victime touchée par arme à feu en une semaine après un mort à Vénitieux
01:52et un blessé grave à Villeurbanne.
01:54Et puis ce déplacement historique du souverain pontife à Monaco.
01:58Un voyage éclair sous haute sécurité à une semaine de Pâques.
02:02Depuis la principauté catholique, le pape Léon XIV a dénoncé les abîmes qui se creusent entre pauvres et riches.
02:09Une messe exceptionnelle a été célébrée au stade Louis II devant 15 000 fidèles.
02:14Merci beaucoup Isabelle Piboulot.
02:16Le général Bertrand Cavalier nous accompagne ce soir.
02:19Mon général, bonsoir.
02:19Bonsoir.
02:20Le général Philippe Sidos également, bonsoir.
02:22Bonsoir.
02:22Le général ancien chef du bureau de la liaison de la Finu, l'avocat de Raphaël Stainville du JDD.
02:26Raphaël, bonsoir.
02:27Bonsoir Olivier.
02:27Et le fidèle au poste, Olivier Benquémoun, bonsoir.
02:29Bonsoir Olivier.
02:30Nous ne sommes pas loin d'un sentiment pré-révolutionnaire électoral.
02:34Alors ce ne sont pas mes mots, ce sont ceux du ministre de la Justice Gérald Darmanin ce soir dans
02:39les colonnes du Parisien.
02:40Puisque la violence politique du moment, c'est un constat, elle est effrayante.
02:44Tout au long de la semaine, il y a eu des scènes tout bonnement hallucinantes, des maires sortants, victimes d
02:49'intimidation.
02:50Et la nuit dernière, un cap a été franchi.
02:53Dans ce contexte-là, c'est la mairie de Fresnes.
02:55Elle a été attaquée en pleine nuit.
02:57Elle a leur défait à la veille du conseil municipal d'installation du nouveau maire Les Républicains.
03:02Il s'appelle Christophe Carlier.
03:03Et il succède à la gauche, dans la ville du Val-de-Marne.
03:07Une atteinte à notre République a condamné le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
03:12Les explications signées Tancrede, Guy Hôtel et Maëva Lamy.
03:16On en parle ensuite.
03:19Il est 22h quand les caméras de vidéosurveillance filment l'intrusion.
03:24A coups de pied et à l'aide de mortiers d'artifice, une vingtaine de personnes encagoulées enfoncent la porte
03:30de la mairie de Fresnes.
03:32Les faits se sont produits la nuit dernière.
03:35D'après les forces de l'ordre, les individus ont saccagé le bâtiment avant de prendre la fuite.
03:39Ils étaient munis de barres de fer et de bâtons.
03:44Et en une minute maximum, ils ont saccagé dans tout le rez-de-chaussée.
03:48A savoir, ils ont cassé les ordinateurs, les bureaux, une grande baie vitrée également à l'intérieur.
03:55Ainsi que de la vaisselle servant aux réceptions à la mairie.
04:00Des actes dénoncés par Christophe Carlier, le maire LR de la ville nouvellement élu.
04:04J'ai évidemment déploré ces violences, ou en tout cas ces dégâts, cette intrusion.
04:13Et l'opposition également, par le biais de plusieurs personnes de l'opposition municipale,
04:18ont condamné ces agissements.
04:22Donc on a une condamnation qui est unanime sur les membres du conseil municipal.
04:27Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a dénoncé une atteinte à la République.
04:30Il a indiqué que tout était mis en oeuvre pour identifier et interpeller les auteurs de ces faits.
04:37Alors il est vrai Raphaël Stainville, l'enquête devra déterminer la motivation de ces délinquants.
04:42En tout cas l'intention.
04:43On l'a vu, c'était quoi ? C'était de tout casser.
04:46Effort c'est de constater que ce saccage, il n'intervient pas dans n'importe quel contexte.
04:49Puisque je le disais, il intervient dans une semaine post-électorale ultra tendue.
04:56On verra s'il y a un lien, bien évidemment.
04:58Mais aujourd'hui, Gérald Darmanin parle tout de même d'un sentiment pré-révolutionnaire électoral.
05:05Est-ce que nous y sommes ?
05:07Moi je comprends les propos de Gérald Darmanin.
05:10C'est-à-dire que si on replace les choses dans leur contexte,
05:13on a assisté ces derniers jours, d'une part, à l'expulsion, les menaces auprès d'élus sortants
05:23qui ont été battus et remplacés par une nouvelle majorité composée essentiellement de LFistes.
05:30Et lorsque ces gens de gauche sont battus, ils continuent à menacer, à intimider.
05:37Alors si ce n'est pas eux, ce sont leurs relais.
05:40En tout cas, ça marque et ça souligne la fin de la démocratie.
05:45Lorsque l'alternance devient impossible, sans que ça se traduise par des violences, des brutalités,
05:53que les sortants, les battus, on leur promet quasiment le goudron et les larmes,
05:58sinon la tonte pour leur passé droitier, c'est absolument insupportable.
06:06Oui, le climat, il est mauvais, il est nauséeux.
06:11Et effectivement, on peut craindre pour les lendemains dans ces municipalités,
06:18mais dans d'autres municipalités qui ont vu une alternance avec des maires de droit
06:22qui ne sont pas revenus à se faire élire, mais qui sont désormais menacés par des bandes dans leur propre
06:28ville.
06:29Ça, on y reviendra, puisqu'on a des extraits à vous montrer.
06:31En tout cas, on voit bien à l'antenne Général Bertrand Cavalier,
06:33ces images absolument glaçantes, ces images de saccages, mortiers d'artifices, dégradations, pillages,
06:40des scènes que l'on a connues, alors contexte, rien à voir, mais lors des émeutes de Naël,
06:44on se souvient très bien la mort de Naël, les émeutes qui ont suivi.
06:48Une chose semble claire, déjà rien n'a changé, mais l'enquête va être déterminante.
06:51Je le disais, l'intention qui est derrière, pourquoi, pourquoi ces délinquants,
06:55là que nous sommes en train de voir, s'en prendraient gratuitement comme cela à une mairie générale ?
07:01Je crois qu'il faut prendre de la hauteur et s'interroger sur ce qui se passe aujourd'hui.
07:05Quand le président de la République a dit qu'il n'y a pas de sélection possible dans les communes
07:08de la République,
07:10en disant cela, en fait, il exprime d'une certaine manière un constat
07:15qui renvoie à ce que disait notamment François Hollande sur la partition,
07:20sur ce qu'avait dit également Gérard Collomb sur le face-à-face.
07:23Nous sommes actuellement dans une mécanique qui est parfaitement orchestrée, structurée,
07:29de construction d'un face-à-face.
07:31Parce que là, on est sur une alternance LR.
07:34Et ce qui est intéressant, c'est qu'il y a eu des phénomènes très comparables
07:37s'agissant d'élus sortants socialistes.
07:40Je cite Mme Doury-Laner, qui a été traitée de mécréante,
07:45qui a créé, et maintenant est sous protection,
07:47et a été occupée d'un bipère qui l'a reliée au commissariat en permanence.
07:50Donc, ça signifie quoi, ce qui se passe ?
07:54C'est que cette alliance entre LFI et les salafistes, les islamistes,
08:02elle est très structurée et elle vise à utiliser le jeu démocratique,
08:06mais elle est dans une perspective beaucoup plus importante,
08:10qui est de s'emparer de territoire et, au travers du chaos, d'instaurer un nouvel ordre.
08:16Mais justement, quand vous voyez ces images, je le disais,
08:19on va revenir sur l'enquête, il y a effectivement des hypothèses,
08:23mais est-ce qu'on peut imaginer des donneurs d'ordre qui disent
08:27aller mettre le bazar dans cette mairie pour terrifier ?
08:31Parce qu'on n'a jamais connu ça en France.
08:33Mais on n'a pas connu cela.
08:35Disons qu'on assiste à une génération de faits,
08:38puisque le ministre a parlé de 120 faits qui relèvent,
08:41donc d'enquêtes pénales, qui doivent être judiciarisées.
08:44Donc il y a une orchestration.
08:46Mais mettez relié, d'une part, le discours LFiste,
08:50qui est très clair, d'instaurer le chaos,
08:53et à côté de ça, des insultes comme celles dont a fait l'objet
08:57Mme Dury-Blener, de traité de mécréante.
09:01Ça, c'est à Creil, la mère se retourne.
09:03On va peut-être pouvoir l'entendre également dans un instant.
09:05De toute évidence, aujourd'hui, on est au-delà du jeu politique classique.
09:11On est sur une sorte de fracture du corps social
09:14et sur cette dynamique de face-à-face
09:17qui a été évoquée par François Hollande il y a quelques années.
09:20On va revenir, Olivier Benkemoun, avec vous,
09:22sur ce qui s'est passé dans un instant dans les mairies, justement.
09:26Mais vous vouliez ajouter un élément, peut-être sur les faits.
09:30On va revoir ces images, Olivier.
09:31Christophe Carlier, qui vient de prendre la mairie de Freyne,
09:35il est LR, c'est un fonctionnaire, il a 60 ans,
09:38et c'était sans doute sa première prise de parole devant des médias nationaux.
09:42En fait, il n'y a rien qui justifie une telle violence qui semble téléguidée.
09:47C'est comme si on avait envoyé une vingtaine de ces jeunes gens-là,
09:50hyper violents, cagoulés, faire un saccage,
09:53et que c'était télécommandé. Pourquoi ?
09:55Peut-être, comme le disait Général Carlier il y a un instant,
09:58dans le but d'une prise de territoire,
10:01ou en tout cas d'une bagarre de territoire.
10:03C'est-à-dire qu'il arrive dans une mairie qui a été tenue pendant un siècle,
10:07un siècle par la gauche.
10:08Il y a plus de 100 ans, près de 100 ans,
10:10que c'est la gauche qui tient la mairie de Freyne, un élu LR.
10:14Je ne sais pas ce qui a été fait avec les caméras.
10:17Je crois qu'ils sont équipés en caméra.
10:18D'ailleurs, de toute façon, il n'y a plus rien qui effraie personne,
10:21puisque là, ça a été filmé.
10:22Il y a de caméras à l'extérieur, caméras à l'intérieur.
10:23Il y a une police municipale qui est efficace.
10:26Ils n'ont peur de rien.
10:27Mais là, ce que vous voyez, c'est un avertissement.
10:31Il n'y a pas d'autre mot.
10:32C'est-à-dire que ça dure moins de 50 secondes.
10:35J'ai calculé tout à l'heure, il y a à peine plus de 30 secondes,
10:38vous avez un déchaînement de violences, de casses, etc.
10:41Ça semble tellement gratuit que c'est compliqué à comprendre.
10:45Donc la seule explication, c'est qu'ils s'est télécommandé.
10:48C'est pour faire peur.
10:49C'est quasiment du terrorisme.
10:51C'est de la terreur.
10:52Pour dire attention, attention à ce que tu fais, monsieur le maire.
10:54Tu viens d'être élu, attention, nous aussi.
10:56Alors, ce n'est peut-être pas à Frennes, c'est peut-être à Lélé-Rose.
10:59C'est juste à côté de Lélé-Rose.
11:00C'est une terre de drogue, de trafic, etc.
11:04Frennes, je ne savais pas tout à fait.
11:06Il y a peut-être cette dimension des narcotrafiquants derrière
11:08qui se disent où là, on va être gêné par la nouvelle mairie.
11:11Et puis, effectivement, on alerte.
11:13L'enquête devra le déterminer.
11:15En tout cas, pendant la révolution dont se réclame la France insoumise,
11:19cela s'est fini avec des têtes sur des pics.
11:21Et peut-être que cela a commencé comme ça.
11:23En tout cas, si c'est ça la nouvelle France, effectivement, c'est...
11:26Alors, en tout cas, ce n'est pas très grave pour Mathilde Panot.
11:29Je vous donne la parole, mais on va écouter Mathilde Panot, si vous voulez.
11:31Parce que ça me semble important.
11:33Elle a réagi à tout ce qui s'est passé cette semaine dans les différentes mairies.
11:36Pour elle, pas de problème, rien n'est grave.
11:39Écoutez-la.
11:40Alors, l'autre polémique, ce seraient les violences
11:43qui auraient été exprimées contre des maires sortants,
11:47notamment parce que certains des maires sortants
11:49se sont fait hués par des habitants.
11:51Alors, déjà, première chose, ces attaques viennent à la fois de l'extrême-droite
11:55jusqu'à là aussi Gabriel Attal et Yael Brun-Pivet,
11:57en qualifiant des maires d'insoumis parce qu'ils sont noirs de peau,
12:02alors que ce ne sont pas des maires insoumis à certains endroits.
12:05Donc ça, c'est la première chose, preuve d'un racisme là aussi crasse.
12:09Et puis, la deuxième chose, c'est qu'ils devraient regarder un peu dans l'histoire.
12:12Par exemple, Valéry Giscard d'Estaing,
12:14lors de la passation de pouvoir en mai 1981,
12:16lui aussi a été hué en quittant l'Élysée.
12:20Et donc, je veux dire, il n'y a rien de grave
12:23dans le fait qu'un maire soit hué à un moment
12:27sans aucune violence physique.
12:29Et par ailleurs, ce sont des mensonges qui sont répétés
12:31les uns après les autres.
12:32Il n'y a rien de grave, ce sont des mensonges.
12:36Ces intimidations de Thierry Meignan au Blanc-Méli,
12:38l'Hélène Geoffroy à Voix-en-Velin,
12:39Jean-Claude Villemin à Creil,
12:40ou encore Raphaël Cogné à Mante-la-Jolie.
12:42Même sa fillette de 14 ans, d'ailleurs,
12:43a été la cible de propos hors durier.
12:45Et pour Mathilde Panot, ce n'est pas grave.
12:47Et il y a un instant, nous parlions de ce qui s'est passé
12:49à la mairie de Fresnes.
12:50Là, un cap a été franchi.
12:52La mairie totalement saccagée.
12:54On voit bien, de toute façon,
12:56et on l'a décrypté, cette stratégie,
12:58depuis très longtemps, cette stratégie,
12:59cette volonté du chaos de la France insoumise,
13:01Raphaël Stainville.
13:02En fait, derrière les propos de Mathilde Panot,
13:06dans la manière dont elle relativise absolument
13:08les violences dont ont été victimes
13:11nombre de mères sortants de la part de l'entourage
13:15ou du public ou des personnes
13:17qui étaient venues soutenir ces mères LFistes,
13:20on comprend la manière dont elle relativise les choses.
13:23Mais la question n'est pas la couleur de peau
13:25de ces mères LFistes.
13:28Ce n'est pas ça, le sujet.
13:28Mais absolument pas.
13:30La question, c'est la violence qu'instille
13:33dans la politique LFistes.
13:36C'est la manière de tout conflictualiser.
13:37C'est la manière de trier les gens.
13:40Souvenez-vous, il n'y a encore pas si longtemps,
13:42Jean-Luc Mélenchon, s'adressant aux hommes blancs,
13:46expliquait qu'ils étaient tout blancs, tout moches.
13:49C'est un discours général qui vise justement
13:52à diviser.
13:53Et ces mères-là, pour beaucoup,
13:55ils se font le porte-voix de Jean-Luc Mélenchon.
13:59Et ils imposent une sorte de terreur.
14:03Lorsque vous avez le maire de Saint-Denis
14:04qui demande à ses administrés
14:06et à ceux qui voudraient venir s'installer à Saint-Denis
14:09de faire allégeance,
14:11il y a quelque chose de problématique.
14:13Oui, idéologique.
14:14Vous savez, lors de notre émission hier,
14:16nous avons parlé notamment de la mairie de Saint-Denis
14:19et Mme Ségolène Royal, sur les réseaux sociaux,
14:22nous a insultés de délinquants racistes.
14:24Donc moi-même et les personnes autour du plateau.
14:27À aucun moment, il n'était question de la couleur de peau.
14:29Ce n'est pas ça le problème.
14:31Tout le monde s'en fiche de la couleur de peau.
14:33Tout le monde s'en fiche.
14:34On est des citoyens français,
14:35sauf la France insoumise.
14:36Et effectivement, ils veulent diviser.
14:38Pour évacuer le débat, c'est absolument insupportable.
14:41Ça, c'était la parenthèse.
14:42Mais vous faites bien de le rappeler.
14:44Ce n'est pas une histoire de couleur de peau.
14:47Non.
14:47En revanche, il y a quelque chose qui est intéressant,
14:50mais qui est aussi absolument glaçant.
14:52C'est de pouvoir définir ce qu'ils promeuvent
14:55lorsqu'ils parlent de cette nouvelle France.
14:57On a l'impression que cette nouvelle France
14:59dont ils parlent à longueur de temps aujourd'hui,
15:03ce sont des Français qui aujourd'hui, finalement,
15:06sont mûs par une détestation
15:08de la France.
15:09C'est là où ça devient problématique.
15:11C'est que lorsque Bruno Rotaillot,
15:13dans les colonnes du JDD à l'Irdemain,
15:15explique que cette nouvelle France,
15:16c'est la fin de la France,
15:18ça dit quelque chose.
15:19Et je pense qu'il touche du doigt une réalité.
15:22C'est-à-dire que les us et coutumes,
15:26l'histoire profonde qui a permis à la France
15:30d'être ce qu'elle est,
15:31elle est en train d'être défait, déconstruite,
15:34avec une alliance assez surprenante,
15:37assez surprenante, mais assez efficace,
15:39entre ce que Philippe de Villiers appelle
15:40le Woukistan et l'Islamistan.
15:42Alors, Olivier Benkémoun,
15:43il y a aussi un autre phénomène,
15:44c'est la disparition de cette courtoisie
15:46à la française,
15:47qu'on a longtemps connue dans la sphère politique.
15:49Vous avez identifié plusieurs...
15:51On va peut-être les voir.
15:51Expliquez-nous, il y a Roubaix, il y a Marseille,
15:53me semble-t-il, vous avez identifié cela
15:55dans les conseils municipaux ?
15:55Effectivement, mais simplement,
15:57il n'y a plus de courtoisie,
15:58tout le monde l'a constaté.
15:58Vous montrez le point et vous criez
16:01et vous insultez votre adversaire.
16:04Au moment où il quitte la mairie,
16:06qui est un moment normalement
16:07d'une passation de pouvoir,
16:08moi, je n'avais jamais vu ça.
16:09Je n'ai jamais vu ça dans une mairie.
16:11Donc, vous montrez le point.
16:12Le problème, c'est que ça ne sera pas judiciarisé.
16:15Il n'y aura pas de poursuite.
16:16De toute façon, c'est le même genre de choses
16:18qu'on a vu et auxquelles on a assisté
16:19à l'Assemblée nationale.
16:21Vraiment, les invectives, la violence,
16:23les cris, etc.
16:25Mais tout ça n'est pas poursuivi.
16:26Alors, effectivement,
16:27il y a un certain nombre de passations
16:30aujourd'hui qui se sont déroulées
16:33dans les mairies.
16:34Donc, les maires étaient aujourd'hui
16:38prenaient leur fonction.
16:40Il y a un vote,
16:41quelque chose d'un peu officiel,
16:43le conseil municipal.
16:44Et alors, il y a plusieurs cas
16:45assez étonnants.
16:47Vous parliez de courtoisie,
16:48mais je crois que ce soir,
16:49on peut dire adieu
16:50à toute courtoisie républicaine.
16:52Donc, Roubaix,
16:53vous allez voir ce qui s'est passé.
16:54Et puis, je vous décrypte la séquence
16:56à Marseille qui est assez hallucinante.
16:58C'est la doyenne qui va prendre la parole.
17:00C'est l'usage.
17:00La doyenne de l'hémicycle
17:02du conseil municipal.
17:04Il se trouve qu'à Marseille,
17:04elle est renne
17:05et on l'a carrément censurée.
17:09Madame Céline Saillard.
17:12Applaudissements
17:22Je souhaite également exprimer une vigilance
17:24sur la manière dont vous,
17:26chers collègues de gauche,
17:27qui avez emporté la majorité des suffrages,
17:30conduiraient à l'action publique.
17:33Vous ne devez pas ignorer
17:34l'espoir qui s'est levé
17:36pour 121 310 marseillais,
17:39ceux qui ont fait le choix de Franck Alizio.
17:41Il porte aussi...
17:42Oui, attendez, je suis la présidente,
17:44j'en ai encore pour une minute.
17:45Je peux...
17:46Ce n'est pas de la politique.
17:47Ce n'est pas de la politique.
17:52Vous référez à ce qu'on doit vous lire.
17:53Oui, ça va.
17:56Attendez, je vais quand même dire au revoir.
17:58Voilà, voilà, voilà.
18:00Attendez.
18:01Alors, au travail tous pour Marseille
18:03et pour les Marseillais.
18:04Je vous remercie.
18:06On en est à venir,
18:07à prendre la feuille.
18:09C'est des gens,
18:09des élus du printemps racé.
18:11On prend votre discours.
18:12Voilà, vous allez dire ça
18:13et uniquement ça.
18:14On considère que vous avez
18:15un discours politique,
18:16ce n'est pas la place, etc.
18:17Censure.
18:18Bon, Franck Alizio, ce soir,
18:19a fait une vidéo
18:19pour dire que c'est honteux.
18:21C'est plus qu'incorrect.
18:23Donc, vous disiez,
18:24la courtoisie républicaine...
18:25La courtoisie à la française !
18:27Et ce soir, il demande à Benoît Payan,
18:29qui était ceux qui sifflaient,
18:31selon Franck Alizio,
18:32qui était sur place.
18:33Il lui demande de s'excuser
18:34auprès de cette dame
18:35qui est donc la doyenne de l'hémicycle.
18:37Et donc, ça,
18:37général Bertrand Cavalier,
18:38c'est inédit,
18:39tout comme cette mère PS
18:41sortante de Creil,
18:42qui a été traitée
18:43de mécréante
18:44et qui, aujourd'hui...
18:46Eh bien, c'est vrai,
18:47on peut le dire,
18:48ces mères PS,
18:49ils ont usé et abusé
18:50du clientélisme
18:51à une certaine époque.
18:53Et aujourd'hui,
18:54ils en font la cruelle expérience,
18:56finalement.
18:57Ça s'est retourné contre eux.
18:59Je crois qu'il n'y a pas
19:00que les élus PS
19:01qui ont abusé du clientélisme.
19:02Il y a eu,
19:04de la part de beaucoup d'élus,
19:06une forme d'accommodement,
19:07notamment avec
19:09ces mouvances islamistes,
19:10si on évoque
19:11les mouvances islamistes.
19:13Non, moi, je crois que,
19:15là, c'est révélateur
19:16de cette dynamique
19:18enclenchée par LFI
19:20depuis quelques années
19:21et d'instrumentaliser
19:22notamment les islamistes.
19:24En fait, tout le monde sait
19:25que ce sont les islamistes
19:26qui l'emporteront
19:27parce que l'histoire
19:28est déjà écrite
19:29de ce point de vue.
19:30Moi, je vois plutôt,
19:31au-delà de ces aspects
19:32de courtoisie
19:33qui n'existent plus,
19:34une violence
19:35totalement assumée,
19:37une désinhibition
19:38dans une volonté
19:39de prendre le pouvoir,
19:40d'utiliser
19:41la mécanique électorale
19:43démocratique localement
19:44pour prendre des mairies
19:46s'emparer,
19:47s'emparer de territoire
19:48et progressivement
19:49imposer une autre vision
19:52de la société.
19:53Si vous voulez,
19:54il n'y a rien d'étonnant
19:55dans ce qui se passe.
19:56Quand vous voyez
19:57le comportement
19:58de l'Assemblée nationale
19:58depuis des années,
19:59quand on a parlé
20:00de violence,
20:00de bordélisation,
20:02quand on voit également
20:02le comportement
20:05de Mélenchon,
20:06toute sa dialectique,
20:07toute sa rhétorique
20:08qui est très violente,
20:10qui en plus
20:11est ce qui est
20:12qui est essentialiste,
20:14vous avez une logique
20:16vous avez une logique
20:17sur le terrain,
20:18qui conduit quand même,
20:20moi je dis,
20:21alors que même
20:22que ce président
20:24a fait un discours
20:26récemment
20:26en disant
20:26qu'il fallait être craint
20:27quand il est allé
20:28à l'île Longue
20:29quand il a parlé
20:29de la dissuasion,
20:30il évoque quand même,
20:32quand je le cite,
20:33ça vous prouve bien
20:34qu'il y a un problème
20:34de fond,
20:35il n'y a pas de sédition
20:36possible dans les communes
20:37de la République.
20:38Cette sédition,
20:39les temps marchent,
20:40c'est une sédition politique,
20:42mais c'est surtout
20:42une sédition culturelle.
20:43Il parlait de séparatisme,
20:45c'était en 2020,
20:47on a vu que le séparatisme
20:48n'était,
20:49il voulait lutter
20:50contre le séparatisme
20:50et c'était des mots
20:51puisqu'il était déjà
20:52en marche.
20:53Peut-être un dernier mot,
20:53Raphaël Stainville,
20:54c'est vrai que c'est aussi
20:54la disparition
20:56à l'Assemblée nationale
20:57de ces députés,
20:58quel que soit leur bord,
20:59qui échangeaient,
21:00qui partageaient un café,
21:01qui partageaient un verre
21:02le soir
21:03avec une certaine fraternité,
21:06si je puis dire,
21:06ça s'est terminé.
21:07Ah oui,
21:08maintenant il y a
21:08un sectarisme
21:09qui est assumé,
21:11c'est assumé par les politiques,
21:12c'est assumé aussi
21:13par un certain nombre
21:14d'intellectuels de gauche
21:15qui considèrent que finalement
21:16on ne peut débattre
21:18que dans l'entre-soi,
21:20qu'on ne peut pas débattre
21:21avec quelqu'un de droite
21:21et pire encore
21:23avec quelqu'un
21:24du Rassemblement national.
21:25Mais juste une petite remarque
21:26par rapport à ce que disait
21:28Bertrand Cavalier.
21:29Très court,
21:29puisque la musique
21:30avant la pause.
21:31Vous avez raison,
21:32mais vous citiez
21:33François Hollande
21:34lorsqu'il évoquait la partition,
21:35c'était dans un livre,
21:37un président ne devrait pas dire ça.
21:38Là où j'en veux beaucoup
21:39à François Hollande,
21:40c'est que quand il le disait,
21:41c'était dans le silence
21:43feutré de son bureau
21:44à deux journalistes
21:45sans que ses propos
21:45ne soient destinés
21:47à être répétés.
21:48Mais il fallait déjà alerter
21:49dès l'époque de François Hollande
21:51sur cette partition
21:52qui s'installait sur le territoire.
21:53Et aujourd'hui,
21:53malheureusement,
21:54dans certains nombres
21:54de ces territoires,
21:55c'est déjà trottoir,
21:56ce ne sont plus
21:57la partition,
21:58elle est achevée.
21:59Général Sidos,
22:00on va vous entendre
22:00dans un instant
22:01puisque pendant ce temps-là,
22:02les bombardements
22:03tout azimuts
22:04se poursuivent au Moyen-Orient.
22:05Effet très important,
22:07les outils,
22:07jusque-là très discrets,
22:09entrent dans la danse.
22:10On en parle tout de suite
22:11sur CNews.
22:15La guerre contre l'Iran
22:16et cette alerte en France.
22:18Les intérêts américains
22:19sont dans le viseur
22:20dans le monde entier
22:21et sur le territoire français
22:22puisque le parquet national
22:24antiterroriste
22:24se saisit
22:25après une tentative d'attentat
22:27contre la Bank of America.
22:29C'est à Paris,
22:29dans le 8e arrondissement.
22:30Le ministre de l'Intérieur,
22:32Laurent Nunes,
22:33ce soir,
22:33il est très clair,
22:34il fait le lien
22:35donc entre cette tentative
22:36d'attentat
22:37et la guerre au Moyen-Orient.
22:38Un homme a été interpellé,
22:40la nuit dernière.
22:40On va voir
22:41toutes les informations
22:43concernant cette tentative
22:45d'attentat
22:46et on en parle ensuite.
22:48C'est dans la nuit
22:49de vendredi à samedi
22:50qu'un homme a été interpellé
22:52devant le siège
22:53de Bank of America.
22:55Selon les premiers éléments,
22:56il venait de déposer
22:57un engin explosif artisanal
22:59et s'apprêtait à l'allumer
23:01avant d'être interpellé
23:02par les forces de l'ordre.
23:04Le parquet national
23:05antiterroriste
23:06s'est immédiatement
23:07saisi de l'enquête.
23:08Un deuxième suspect
23:09est toujours en fuite
23:11et l'inquiétude
23:12d'une menace terroriste
23:13est toujours bien présente.
23:15Je n'y pense pas
23:16tous les jours non plus
23:17parce qu'après
23:17le temps a fait que
23:19mais on y pense,
23:20on n'est pas non plus
23:21à ne pas y penser du tout.
23:22Il faut y penser,
23:23il faut rester un peu
23:24aux aguets.
23:25Ça nous inquiète
23:26parce qu'on est confronté
23:27à ça souvent
23:29parce qu'il y a des choses
23:30qu'on ne veut pas nous dire
23:31mais qui sont bien présentes.
23:33et c'est vrai
23:33qu'avec la guerre
23:35qui se passe en Iran
23:36au Moyen-Orient,
23:37il peut y avoir des risques.
23:39Selon une source policière,
23:40le suspect aurait été
23:42recruté via Snapchat
23:43pour 600 euros,
23:44des méthodes
23:45qui inquiètent
23:46les spécialistes.
23:47Pour le moment,
23:48on est au niveau
23:48de ce que les terroristes
23:50et les services de renseignement
23:51appellent
23:51de la propagande armée,
23:53c'est-à-dire
23:53c'est un signal
23:54qu'on envoie
23:54aux pays européens.
23:56Nous pouvons frapper,
23:57nous sommes là,
23:58d'ailleurs nous frappons.
23:58Il est facile
23:59de recruter
24:01des petits truands
24:01pour poser une bombe
24:02la nuit
24:03sans faire de victime
24:04parce que le tarif
24:05à l'arrivée
24:05ne sera pas très élevé
24:07s'ils sont pris.
24:08Le ministre de l'Intérieur,
24:10Laurent Nunez,
24:11a salué l'intervention
24:12des forces de l'ordre
24:13et a appelé
24:14à une vigilance maximale.
24:17Sujet donc
24:18d'Inès Alican,
24:19Malo Steiner
24:19et Audrey Legret.
24:20On va écouter
24:20le ministre de l'Intérieur,
24:21il s'est exprimé
24:22il y a quelques minutes.
24:24Pourquoi le parquet national
24:26antiterroriste
24:27se saisit ?
24:27Il se saisit
24:28parce que cette affaire
24:30elle nous fait
24:31vraiment penser
24:32à d'autres types
24:33d'actions
24:33exactement similaires
24:35qui se sont déroulées
24:36dans d'autres pays
24:37ces jours derniers,
24:38en tout cas depuis
24:38le déclenchement du conflit
24:39aux Pays-Bas,
24:40en Belgique,
24:42au Royaume-Uni.
24:43On a eu aussi
24:44la Norvège
24:45avec l'ambassade
24:46des Etats-Unis
24:46à Oslo
24:47qui a été touchée.
24:48Sans faire de victime
24:49mais effectivement
24:50avec le même mode opératoire.
24:52Un engin explosif
24:53improvisé
24:54qui est déposé
24:55par des individus
24:56qui sont soit des mineurs
24:57soit des jeunes hommes
24:58qui appartiennent plutôt
24:59à la délinquance
25:00de droit commun
25:00et qui sont rétribués
25:02pour mener ces actions.
25:04Et d'ailleurs,
25:05dans les pays européens
25:06que je cite,
25:06il y a eu en plus
25:07une revendication
25:08par un groupuscule
25:09dont on le connaît.
25:10on ne s'est pas vraiment identifié
25:13mais un groupuscule identique
25:14qui revendique ces actions.
25:16Général Philippe Sidos,
25:18vous observez donc
25:19depuis la guerre
25:21au Moyen-Orient
25:22et tous ces développements
25:23et là on voit finalement
25:24que cela semble se rapprocher.
25:26Plusieurs enseignements,
25:27les intérêts américains
25:29et pas seulement d'ailleurs
25:30peuvent être ciblés
25:32partout dans le monde
25:32par les mollas.
25:34Les mollas qui peuvent
25:35frapper n'importe où donc
25:36et pour pas cher.
25:37Oui, effectivement.
25:38Alors, au niveau
25:41des gardiens de la Révolution,
25:42il y a une cellule Al-Khodz.
25:45L'ancien détenteur,
25:46l'ancien chef de cette cellule,
25:47Soleimani,
25:48avait été déjà tué.
25:49Il a été remplacé
25:50par quelqu'un
25:50qu'on a soupçonné
25:51à un moment
25:51parce qu'il disparaissait.
25:52Il était très discret.
25:54On a soupçonné
25:54qu'il était un espion d'Israël.
25:56En fait, il est réapparu
25:57il y a quelque temps,
25:57il n'y a pas très longtemps.
25:59Et en fait,
25:59il y avait le concept
26:00de l'unité des fronts.
26:01Alors, en fait,
26:02cette idée-là était bien sûr
26:04entre l'Iran,
26:05le Hezbollah,
26:06le Hamas
26:06et les outils.
26:07Mais,
26:09il est tout à fait probable
26:11que ce système
26:12des gardiens de la Révolution,
26:13ce système,
26:14cette cellule,
26:16cette organisation Al-Khodz,
26:17cherche des objectifs faciles.
26:19Cherche des objectifs
26:20bien au-delà
26:21de la zone d'opération,
26:22bien évidemment.
26:23Alors, on ne peut pas l'affirmer,
26:24mais dans toute grande stratégie moderne,
26:27depuis des années,
26:27on a connu ces attentats.
26:29Il y a eu des attentats iraniens
26:30en France
26:31qui ont tué
26:32des opposants iraniens.
26:34Donc, on ne peut pas
26:36échapper à l'idée
26:37d'y penser.
26:38On est obligé d'y penser.
26:39Et on peut voir
26:39une alerte aussi.
26:41C'est une alerte.
26:41C'est un signal d'alerte.
26:43Sur le territoire européen.
26:44le ministre de l'Intérieur
26:45qui est monté tout de suite
26:46au créneau,
26:47l'a bien dit
26:48et a bien dit
26:48qu'il avait pris
26:49toutes les mesures
26:50depuis le début de la guerre
26:51pour protéger
26:52des cibles potentielles iraniennes
26:54en France
26:55et d'autres cibles.
26:56Il a bien dit
26:57que les policiers
26:59qui ont intercepté
27:01cet attentat,
27:02qui l'ont arrêté,
27:03étaient en patrouille
27:04justement pour protéger
27:05les intérêts américains
27:06et d'autres.
27:08Donc, tout ça,
27:08ça rentre effectivement
27:09dans un cadre.
27:10Alors, bien évidemment,
27:11le ministre de l'Intérieur
27:12rassure en disant
27:14et effectivement,
27:15nous avons des services
27:16de sécurité,
27:16des services d'information,
27:17des services secrets
27:18qui sont particulièrement
27:19compétents.
27:20Bien évidemment
27:21et malheureusement,
27:22il y aura toujours
27:22des trous dans la raquette.
27:24Mais,
27:25c'est effectivement
27:26un signal d'alerte.
27:27Il y avait eu un rapport
27:28d'ailleurs commandé
27:28par le think tank
27:29France 2050
27:30qui avait dénoncé
27:31ce phénomène
27:32d'infiltration
27:33en France
27:33par les Mollahs,
27:34Bertrand Cavalier,
27:34des dignitaires iraniens,
27:36aurait pour objectif
27:37de faire notamment
27:38avancer l'islam
27:40dans l'hexagone
27:40en exportant
27:42la révolution islamique
27:43d'Iran.
27:43Et puis,
27:43il y a aussi ce phénomène,
27:44ce lien entre
27:46les réseaux délinquants
27:48et effectivement,
27:50ces islamistes.
27:51C'est-à-dire que,
27:52on l'a vu ici,
27:53très peu d'argent,
27:54finalement,
27:54ils peuvent embaucher
27:55des jeunes délinquants.
27:57Le régime des Mollahs
27:59a développé,
28:00ça a été dit,
28:01un concept très élaboré
28:04de guerre globale
28:06qui inclut
28:07les actions indirectes.
28:09C'est-à-dire que,
28:10là,
28:10on assiste
28:11à un affrontement conventionnel,
28:12même s'ils sont
28:12des nouveaux armements,
28:14la généralisation
28:14des drones,
28:15drones contre drones
28:16d'interception,
28:17missiles balistiques.
28:18Mais,
28:19il y a un autre terrain,
28:21il y a un autre mode d'action
28:22qui est très important.
28:24C'est, d'une part,
28:24la guerre informationnelle
28:25et, deuxièmement,
28:26l'action indirecte
28:27par le terrorisme
28:28et, comme ça a été souligné,
28:30qui n'est pas nouveau.
28:31Or,
28:32en Europe,
28:33il y a quand même
28:35soit le recours
28:36à des hommes de main,
28:37c'est quasiment
28:38le procès des aides mafias,
28:39c'est-à-dire qu'on va
28:40payer,
28:40rétribuer des jeunes
28:41qui ne savent même pas
28:42quelle est la cause
28:44qu'ils vont défendre
28:44mais qu'ils vont agir
28:46et qu'ils sont totalement
28:47désinhibés
28:47en termes d'usage
28:48de la violence.
28:49Mais,
28:50il y a également
28:51des mouvances
28:51qui sont infiltrées,
28:52des gens qui sont acquis
28:53à l'idéologie
28:55des mots-là.
28:56Donc,
28:56c'est vrai que
28:58il faut être
28:59d'une très,
28:59très grande vigilance
29:01sachant que
29:01le ministre l'a rappelé
29:03ce qui s'est passé
29:03en Grande-Bretagne,
29:04ce qui s'est passé
29:05aux Pays-Bas,
29:06en Suède,
29:07etc.,
29:07révèle qu'ils sont capables
29:09de mener le combat
29:10comme ils l'ont déjà fait
29:12sur le terrain européen.
29:13Donc,
29:13sur le territoire européen.
29:14Et il n'y a pas
29:15d'ailleurs,
29:15il n'y a pas que l'Europe.
29:16Moi,
29:16je suis très souvent en Afrique
29:17qui sont également
29:18très, très actifs
29:19sur d'autres continents.
29:20Réaction Olivier Benkémoun,
29:22Raphaël Steinville.
29:22Ensuite,
29:22nous prendrons la direction
29:23de Tel Aviv
29:24puisque un tournant,
29:25peut-on dire aujourd'hui
29:26dans la guerre au Moyen-Orient,
29:27c'est les outils
29:27qui entrent dans la danse.
29:28Ils étaient jusque-là
29:29plutôt discrets.
29:30Olivier Benkémoun,
29:31sur cette tentative
29:32d'attention ?
29:32Très, très rapidement.
29:33Depuis le premier jour,
29:34la France le dit,
29:35le répète,
29:35nous ne sommes pas en guerre
29:36contre l'Iran.
29:37Et nous ne sommes pas en guerre.
29:38Pourquoi on dit ça ?
29:39Justement parce que
29:40depuis le premier jour,
29:41il y a une crainte absolue,
29:42c'est qu'il y ait
29:43l'exportation
29:44du terrorisme iranien.
29:46On sait qu'il peut frapper.
29:47Ça a été déjà une menace.
29:48Ça a été déjà le cas.
29:50On regarde évidemment
29:51ce qui se passe tous les jours
29:53du côté de l'ambassade d'Iran
29:55qui peut abriter des gens
29:56qui connaissent des cibles,
29:57etc.
29:58On craint un peu
29:59les gens qui sont d'ailleurs
30:00dans cette ambassade,
30:02qui sont très implantés.
30:04On a déjà eu affaire
30:05à certains d'entre eux.
30:07Donc, il y a une crainte.
30:08Maintenant,
30:09ce qui a été ciblé,
30:10bon, ça a été ciblé,
30:11il est 3h30 du matin,
30:12il y a une petite charge,
30:13c'est arrêté,
30:14c'est visiblement fait
30:15par des bras cassés quand même.
30:17Ce n'est pas des gens,
30:18ce n'est pas une intelligence absolue
30:19qui a fait ça sans doute.
30:21Ça n'a pas exposé tant mieux,
30:22etc.
30:22Mais la banque américaine,
30:23c'est symbolique.
30:25La rue de la Boétie,
30:26c'est dans un quartier
30:27où il y a plein de,
30:27il y a des endroits de pouvoir.
30:30Évidemment,
30:30on n'est pas très loin
30:31de l'Elysée.
30:32C'est ce qu'on appelle
30:33un avertissement.
30:34On peut frapper
30:34quand on veut,
30:35où on veut.
30:36Pour l'instant,
30:37on a fait comme si
30:37on pouvait frapper.
30:38On vous a montré
30:39qu'on pouvait le faire.
30:40Attention.
30:41Et c'est intéressant d'ailleurs.
30:42C'est vrai,
30:42la communication politique
30:44depuis le début
30:44de cette guerre de l'Elysée,
30:46on parle beaucoup
30:46de posture défensive.
30:48La ministre...
30:49Simplement,
30:49vous me permettez,
30:50je rappelle qu'il s'est passé
30:51à peu près la même chose
30:52à Oslo.
30:53Ça n'arrive pas n'importe quand.
30:54Là,
30:54on est à un mois
30:55du début de la guerre.
30:56Donc symboliquement,
30:56là aussi,
30:58on est à un mois
30:58de campagne.
31:01L'autre fait
31:02qui ressemble à celui-ci,
31:03c'est celui qui s'est passé
31:04à Oslo.
31:05Évidemment,
31:05c'est trois frères,
31:06c'est une fratrie
31:07d'origine irakienne
31:08qui ont mis une bombe
31:11américaine,
31:12qui ont fait sauter la porte,
31:12etc.
31:14On va tout de suite prendre,
31:15si vous le voulez bien,
31:16la direction de Tel Aviv.
31:17Nous avons notre envoyé spécial
31:18sur place
31:19qu'on ne peut pas laisser
31:20trop longtemps,
31:20vous le comprendrez bien,
31:21pour des raisons de sécurité.
31:22Merci beaucoup,
31:23Valentin Rouillon,
31:24d'être avec nous.
31:24Je le disais,
31:25les outils jusque-là,
31:26discrets,
31:26ils sont rentrés dans la guerre.
31:28On le rappelle,
31:29ils sont basés au Yémen.
31:31Ce sont aussi des proxys d'Iran,
31:33comme le Hazmas,
31:33comme le Hezbollah.
31:35Et ils ont revendiqué
31:36aujourd'hui une attaque
31:37et c'est la première
31:38contre Israël.
31:43Oui, absolument, Olivier.
31:44Dans le même temps,
31:45on apprend,
31:45il y a quelques minutes,
31:46qu'ils viennent de revendiquer
31:48une deuxième attaque
31:50contre Israël.
31:51Donc, c'est vrai qu'ici,
31:51on parle d'un élargissement
31:53du conflit,
31:54un nouveau tournant
31:55dans cette guerre
31:56qui dure depuis
31:58près d'un mois.
31:59Ici, ce matin,
32:01vous l'avez dit,
32:02les rebelles outils au Yémen,
32:03soutenus par l'Iran,
32:04ont tiré un missile
32:05en direction d'Israël.
32:07L'armée israélienne
32:08qui avait identifié
32:09d'abord ce matin
32:11un missile envoyé
32:12depuis le Yémen.
32:13C'est ensuite
32:13le porte-parole
32:15des outils
32:15qui a revendiqué
32:16l'attaque
32:17qui, selon lui,
32:17visait des sites
32:18militaires sensibles
32:20israéliens
32:20à l'aide de missiles
32:22balistiques.
32:23Il a été intercepté
32:24par les systèmes
32:25de défense israéliens.
32:26Et c'est vrai
32:27que c'est un signal
32:27très fort
32:28parce que c'est la première fois,
32:30vous l'avez dit,
32:30que les outils
32:32interviennent directement
32:33dans cette guerre.
32:33Ils affirment agir
32:34en soutien aux alliés
32:36de l'Iran
32:36dans la région,
32:37ce qui confirme
32:38un élargissement.
32:39Je vous le disais,
32:40c'est ce mot
32:40qu'on utilise ici
32:41à Tel Aviv
32:42et dans le pays,
32:44un élargissement du conflit
32:45avec désormais
32:45plusieurs fronts actifs
32:47autour d'Israël, Olivier.
32:49Merci beaucoup,
32:50Valentin Rouillon
32:50avec Fabrice Elsner
32:52derrière la caméra.
32:53Et un grand merci
32:54pour votre engagement
32:55également sur le terrain.
32:57Vous nous faites vivre
32:57au plus près
32:58cette guerre.
33:00Général Philippe Sidos,
33:01c'est un tournant finalement.
33:03Alors c'est assez,
33:04déjà,
33:04cette interrogation.
33:05pourquoi les outils
33:05étaient jusque-là
33:07relativement discrets,
33:08même très discrets ?
33:09Effectivement,
33:10parce qu'ils n'ont rien
33:10à gagner à s'engager
33:11dans l'affaire.
33:12Ils ont déjà été frappés
33:13par les Américains
33:14dans le conflit précédent
33:15puisqu'ils étaient intervenus
33:17en soutien du Hamas
33:19pour Gaza,
33:19par solidarité,
33:20comme le Hezbollah
33:21l'avait fait.
33:22Et ils avaient attaqué
33:23des navires
33:24et ils avaient essuyé
33:25des ripostes américaines.
33:26Ils avaient quand même
33:26été frappés.
33:27Alors je ne pense pas
33:28que les outils
33:28aient un système de défense
33:29aussi élaboré
33:31que les Iraniens.
33:32Donc ils sont,
33:32a priori, je pense,
33:33moins protégés.
33:34Donc ils peuvent
33:36prendre beaucoup plus de coups,
33:37être beaucoup plus vulnérables
33:39aux coups portés
33:39par les Américains.
33:40C'est une première hypothèse.
33:42Là,
33:43ils vont prendre des coups
33:44mais ils le font
33:44par ordre.
33:45Ils sont commandités
33:46comme le Hezbollah
33:47au Liban.
33:48Ils le font par ordre
33:49parce que les Iraniens
33:51souffrent quand même
33:52des frappes.
33:53Ils souffrent des frappes.
33:54Les Israéliens,
33:55même le porte-parole
33:56de l'armée israélienne
33:56a déclaré
33:57qu'il avait encore besoin
33:58de quelques jours
33:59pour porter des coups
34:00définitifs
34:00au système industriel
34:02et énergétique
34:03iranien.
34:04Donc on est un petit peu
34:05dans une course de vitesse.
34:06On est dans une course de vitesse
34:07avec les potentielles négociations.
34:09Tout le monde en parle.
34:10Même le secrétaire d'État
34:11en a parlé.
34:12Même les Iraniens
34:13en ont parlé.
34:13Ils ont dit
34:14mais pourquoi
34:15les Israéliens nous frappent
34:16alors qu'on a demandé
34:17quasiment un cessez-le-feu ?
34:18Qu'est-ce que c'est
34:19que cette accélération
34:20où on est obligé
34:20d'annuler le cessez-le-feu
34:21ou la négociation
34:22parce que les Israéliens
34:23frappent ?
34:24Donc les outils
34:24sont engagés.
34:26Oui, alors bon,
34:27la menace,
34:28elle a été interceptée.
34:33C'est la mer Rouge.
34:35Alors on va voir la carte.
34:36On va voir la carte.
34:37Vous parlez de ce fameux
34:38détroit de Babel-Mandeb.
34:39C'est bien cela,
34:40mon général,
34:41c'est dans le golfe d'Aden.
34:42On le voit très bien.
34:43Et ça, c'est un passage stratégique.
34:44Il relie l'Asie
34:45à la mer Rouge
34:45et au canal de Suez.
34:47Est-ce que ça veut dire
34:47puisque dans le même temps
34:48vous avez 2500 marines
34:50à bord de l'USS Tripoli
34:51qui arrivent au Moyen-Orient,
34:54l'une des dernières informations.
34:56Donc est-ce qu'on peut imaginer
34:57finalement que
34:57si les outils
34:58se réveillent aujourd'hui,
35:00c'est peut-être
35:00pour aller bloquer
35:03en réponse à ces troupes,
35:05à cette éventualité
35:06d'opérations militaires
35:08terrestres américaines
35:09en général ?
35:09Tout à fait.
35:10Alors, le premier groupe
35:12amphibie américain
35:14autour de l'USS Tripoli
35:15qui vient du Japon
35:18attend le deuxième groupe
35:19qui vient de Californie.
35:21Bon déjà,
35:22même avec ses effectifs,
35:23ce n'est pas gigantesque.
35:24Le détroit d'Ormuz
35:25c'est quand même un gros morceau.
35:26La défense iranienne
35:27c'est quand même
35:28très très solide.
35:29Mais là,
35:30avec cette intervention
35:30des outils,
35:31c'est ça qui paraît surprenant
35:32parce que
35:33la première idée
35:34qui vient en tête
35:35que vous commenciez à évoquer,
35:36ce groupe amphibie,
35:38lui,
35:38me semblerait
35:39plus en mesure
35:41d'intervenir
35:42dans cette zone-là.
35:43Je le trouve
35:44plus à la mesure
35:44pour affronter
35:45les outils.
35:47Alors,
35:47il faudrait voir
35:47le volume de force
35:48des outils.
35:49Ça,
35:50c'est assez intéressant.
35:51Quand on fait débarquer
35:512500 marines,
35:53parce que c'est vrai
35:53qu'on entend,
35:55on les voit,
35:56on les entend
35:57au cinéma
35:57les fameux marines,
35:58quand vous les déployez,
36:00c'est pour quel type
36:01d'opérations,
36:02ça vous semble
36:03effectivement...
36:03C'est une prise
36:05de territoire.
36:062500,
36:07ce n'est pas énorme.
36:08Enfin,
36:08il faut savoir
36:08qu'autour,
36:09ce n'est pas énorme.
36:09L'effectif en personnel
36:11n'est pas énorme.
36:11Par contre,
36:12le bâtiment,
36:14c'est déjà une belle force.
36:15Ce sont des avions
36:15à décollage,
36:17quasiment pas exactement
36:18ce qu'on voit
36:18sur la photo,
36:19mais c'est un peu ça.
36:20C'est quand même
36:20la version à décollage
36:22court,
36:22vertical,
36:23du F-35,
36:24donc la version,
36:25l'appareil de combat
36:26américain
36:27le plus moderne.
36:28Ensuite,
36:29les Américains
36:29ont déjà frappé
36:30sur la zone.
36:30Les Saoudiens
36:31avaient attaqué
36:31les outils déjà.
36:33Donc,
36:33il pourrait y avoir
36:33cet engagement
36:34contre les outils.
36:36Ça détournerait,
36:37ça obligerait
36:38l'Arabie Saoudite
36:38à s'engager
36:39si ça dégénérait.
36:41Arabie Saoudite
36:42qui traîne
36:42à s'engager
36:43contre l'Iran.
36:44Est-ce que ça créerait
36:45un autre front ?
36:46Est-ce que l'Iran
36:47a intérêt à créer
36:47un autre front ?
36:48Ça,
36:49il faudrait être
36:49dans la tête
36:50de l'état-major iranien
36:50pour le savoir,
36:51mais c'est tout à fait possible.
36:53Alors,
36:53il faut savoir déjà
36:54qu'il y a une mission
36:55européenne
36:56dans le Golfe.
36:58Une mission européenne
36:59et le président français
37:00a dit,
37:01on avait déjà un bâtiment,
37:02il a dit au début du mois
37:03qu'on enverrait
37:04une deuxième frégate.
37:05Alors,
37:06il y a un bâtiment allemand,
37:07un italien,
37:07un espagnol,
37:08de mémoire,
37:08et un grec.
37:10Donc,
37:11ils ont déjà combattu,
37:12ils avaient déjà intercepté
37:13des drones.
37:13Alors,
37:14ils ont une mission,
37:14alors là,
37:15typiquement défensive.
37:16Alors,
37:16ça a discuté à l'Union européenne
37:18s'il fallait aller plus loin.
37:20C'est en cours de discussion
37:21et ce n'est pas encore fait,
37:22en particulier avec les Allemands
37:23qui peuvent être
37:23toujours un peu réticents
37:25devant ces missions offensives.
37:26Mais effectivement,
37:27là,
37:27on a un scénario
37:28intéressant à observer.
37:29On a un scénario
37:30intéressant à observer
37:31avec un déploiement
37:32de forces,
37:33notamment ces fameux Marines,
37:34nous l'évoquions à l'instant,
37:35et dans le même temps,
37:36alors c'est intéressant,
37:37Olivier Benkemoun,
37:38vous m'avez alerté
37:39sur une prise de parole.
37:41C'est celle du vice-président
37:42américain J.D. Vance.
37:44Et finalement,
37:45elle ne va pas tellement
37:45dans le sens d'une opération
37:46qui pourrait durer.
37:48Non,
37:48J.D. Vance,
37:49il dit,
37:49ça va être rapide.
37:51Les Américains
37:52vont se retirer
37:53assez rapidement.
37:54C'est un peu lui
37:55qui prend la main
37:56en ce moment,
37:57me semble-t-il,
37:57sur le discours général.
38:00Je rappelle que
38:01Donald Trump a dit
38:02que ça n'allait pas durer.
38:03Ça n'allait pas durer
38:03plus de 4 à 6 semaines.
38:05Donc,
38:05on est toujours
38:05dans un discours
38:06où il y a une fin
38:07qui est prévue.
38:08La fin américaine
38:09n'est pas tout à fait
38:10la fin des Israéliens.
38:11On n'est pas sur les mêmes...
38:12Vous avez remarqué
38:12qu'on n'est pas
38:13sur les mêmes calendriers.
38:14On n'est pas...
38:14On a l'impression,
38:15et aujourd'hui,
38:16ça apparaît de plus en plus
38:17qu'on n'est pas du tout
38:18sur les mêmes objectifs.
38:20Les Israéliens jouent
38:21une guerre existentielle.
38:23Ils ont en face d'eux
38:25un régime
38:25qui veut leur suppression,
38:27leur éradication.
38:28Le Hezbollah
38:29est encore là
38:30à tirer des roquettes.
38:31C'est un autre front.
38:33Gaza,
38:33ce n'est pas terminé.
38:34Si les Houthis,
38:34en plus,
38:35s'emmêlent,
38:35aujourd'hui,
38:36c'est un quatrième front.
38:37C'est assez compliqué.
38:40Mais les Américains
38:41ne sont pas tout à fait
38:41sur la même chose.
38:43Simplement,
38:44on a vu la carte tout à l'heure,
38:45en face du Yémen,
38:46vous avez Djibouti,
38:47Djibouti,
38:48il y a quand même du monde.
38:50Il n'y a même pas besoin
38:51finalement de faire venir
38:52des tas de destroyers.
38:55Vous avez des Américains,
38:56vous avez des Chinois,
38:57vous avez des Français,
38:57vous avez 1500 soldats français.
39:00Donc,
39:01ils y vont vraiment,
39:02vraiment avec prudence.
39:03Mais ce qui est important
39:04effectivement ce soir,
39:05ce sont les mots
39:05de Jay Devins,
39:06ce qu'il a dit,
39:07sur une chaîne YouTube
39:09d'un YouTuber
39:11très connu.
39:12On va l'écouter.
39:14Le prix de l'essence
39:15a flambé très certainement
39:17à cause de la situation
39:18au Moyen-Orient.
39:18Mais il va se stabiliser.
39:20C'est une réaction
39:21très temporaire
39:22à ce qui ne sera
39:23qu'un conflit
39:23de courte durée.
39:25Le président a été
39:26très clair à ce sujet.
39:27Nous n'avons aucune envie
39:28de rester en Iran
39:29un ou deux ans.
39:30Nous nous occupons
39:31de nos affaires,
39:31nous serons bientôt
39:32sortis de là.
39:33Et en ce qui concerne
39:34le prix de l'essence,
39:35nous allons revenir
39:35à la normale.
39:37Général Bertrand Cavalier,
39:39Général Sidot,
39:39je vous poserai
39:40la même question
39:41pour clore cette émission.
39:43Les États-Unis
39:44vont se retirer,
39:45nous dit Jay Devins.
39:47Effectivement,
39:47on a plutôt le sentiment
39:48parfois d'un enlisement
39:49en tout cas militaire.
39:51Un enlisement,
39:52je pense qu'il y a
39:53une course de vitesse
39:53pour les israéliens.
39:54Cette affaire
39:55a démontré
39:56la capacité,
39:57indépendamment
39:58du nucléaire,
40:00du régime de Mola,
40:01de détruire Israël,
40:03également d'imposer
40:04sa volonté
40:05aux pays de la région.
40:06Donc,
40:07de mettre à zéro,
40:08d'anéantir
40:10l'essentiel
40:11des capacités militaires
40:12du régime de Mola,
40:14c'est quelque chose
40:14d'impératif.
40:15Il y avait un deuxième objectif,
40:16bien sûr,
40:17c'est renverser ce régime.
40:19Avoir maintenant
40:20le tempo
40:20entre les Américains
40:21et Israël,
40:22mais vraiment
40:23à la place des Israéliens,
40:24là,
40:24il y avait une fenêtre
40:26stratégique,
40:26il y avait une fenêtre
40:27historique
40:27qu'ils devaient utiliser
40:29parce qu'ils allaient
40:29de leur survie
40:30face à un régime
40:31qui avait nettement
40:32déclaré
40:34sa volonté
40:35d'anéantir Israël.
40:36Et qu'il y avait
40:36avec tous ces drones
40:37et ces missiles balistiques,
40:39la question nucléaire
40:40est une question
40:40à la limite
40:41qui devient marginale.
40:42On devrait d'ailleurs
40:42se poser
40:43de la mutation
40:44de la menace
40:46avec la montée en puissance
40:47de l'IA
40:48et de ces nouveaux armements.
40:50Est-ce que,
40:51général Sidos,
40:52peut-être pour conclure,
40:53il n'y va pas,
40:54à un moment donné,
40:55il va y avoir aussi
40:56la question des stocks,
40:58peut-être,
40:58de munitions.
41:00Il faut l'avoir en tête.
41:01On en parle beaucoup,
41:02effectivement.
41:02On parle des tomahouks.
41:03Je crois qu'il y a
41:04850 tomahouks
41:05qui ont été tirés.
41:07Alors,
41:08le problème,
41:08effectivement,
41:09c'est que ça oblige
41:11à désengager
41:12du matériel.
41:13Je ne vais pas parler
41:14de front,
41:15mais de la zone
41:16de dissuasion
41:17asiatique
41:18face à la Chine,
41:19face à la Corée du Nord.
41:20On en a parlé
41:20pour des missiles antériens,
41:22éventuellement,
41:22face à des...
41:23Et pour les tomahouks
41:24et puis le système
41:25de production.
41:26Alors,
41:26à côté de ça,
41:27les 850 qui ont été tirés,
41:28il faut voir
41:29quel est le stock
41:30réel américain.
41:31Le stock réel américain,
41:32c'est quand même
41:32plusieurs milliers.
41:34Alors,
41:34effectivement,
41:35l'hypothèse...
41:36Alors,
41:36le problème,
41:37c'est qu'on parle
41:37de guerre avec la Chine.
41:38C'est quand même
41:38le vocabulaire qui apparaît.
41:40Oui.
41:40C'est quand même
41:41extraordinaire
41:41de parler de ça.
41:42Alors,
41:42le problème,
41:43c'est que
41:43c'est difficile
41:44de l'envisager.
41:45Enfin,
41:46pendant toute la guerre froide,
41:47on a eu des milliers
41:47de chars en Europe
41:49qu'on n'a jamais utilisés.
41:51L'armement existe
41:52pour dissuader,
41:54pour y rentrer
41:55dans le jeu
41:55de la grande diplomatie.
41:57Donc,
41:57les Américains
41:58ont quand même
41:58besoin d'avoir
41:59une force de frappe
42:00classique
42:01face à la Corée du Nord,
42:03face à la Chine
42:03pour Taïwan,
42:04face à d'autres endroits.
42:05Donc,
42:05effectivement,
42:06la baisse des stocks
42:06de munitions
42:07est un argument.
42:08Je pense que pour l'instant,
42:09ce n'est pas
42:10la même alerte.
42:11Messieurs,
42:11un grand merci
42:12d'avoir décrypté
42:13pour cette première partie
42:14de 100% politique
42:15l'actualité.
42:16On va se retrouver
42:16à minuit,
42:18comme ça,
42:19pour décrypter
42:19toute l'actualité
42:20de la journée.
42:21Mais dans un instant,
42:21Olivier Benkemoun,
42:22un documentaire
42:24sur l'Oana,
42:25puisque c'est vrai
42:25que la mort de l'Oana,
42:27elle a marqué profondément
42:29beaucoup de Français.
42:30Effectivement.
42:31On est tous concernés
42:32parce que ça fait 25 ans
42:34que l'Oana
42:34accompagne d'une manière
42:35ou d'une autre
42:36nos vies.
42:38Certains ont été répugnés,
42:39certains trouvent ça fascinant,
42:41mais en tout cas,
42:41elle a été là
42:42et ce qui nous marque
42:43de toute façon,
42:44c'est la solitude absolue
42:45dans laquelle disparaît
42:47cette jeune femme
42:49qui a été aussi marquée
42:51dans la vie,
42:52a été marquée
42:52par la stagérification,
42:54par les excès,
42:55par l'alcool,
42:55par la drogue,
42:56par les médicaments,
42:57mais surtout la solitude.
42:58C'est quelque chose de...
42:58De la splendeur
42:59à la misère,
43:00l'Oana,
43:00un prénom finalement
43:01qui incarne aussi
43:02un phénomène de société.
43:04C'était les premières
43:05télé-réalités.
43:07Restez avec nous,
43:08c'est dans un instant
43:08sur CNews.
43:09On se retrouve après
43:11à minuit.
43:12Excellente soirée
43:13sur Deux-Trentaines.
43:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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