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  • il y a 7 minutes
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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Transcription
00:00Je m'appelle Olivier de Caronfleck, bienvenue dans 100% Frontières.
00:04Il est 22h sur CNews, le Flash Info, Isabelle Piboulot.
00:10Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:12A la une, troisième session de Pour Parler est direct à Islamabad au Pakistan.
00:17Entre responsables iraniens et américains, selon des médias iraniens,
00:21les Etats-Unis ont des demandes excessives concernant le détroit d'Hormuz
00:24de destroyer de la marine américaine.
00:26ont néanmoins pu franchir le passage pour procéder à un déminage dans le golfe Persique.
00:31Des mines marines avaient été posées par les gardiens de la révolution.
00:35Benyamin Netanyahou affirme qu'Israël a anéanti les programmes nucléaires et balistiques iraniens.
00:41Il ajoute même que l'Iran et ses alliés se battent désormais pour leur survie.
00:45Le Premier ministre israélien assure que sous sa direction,
00:48Israël continuera à combattre le régime terroriste de l'Iran et ses ramifications.
00:53L'État hébreu veut néanmoins un accord de paix avec le Liban qui tiendra sur des générations, dit-il.
00:59Pendant ce temps, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Beyrouth,
01:03devant le siège du gouvernement en soutien au Hezbollah.
01:06Et pour protester contre les futures négociations avec Israël,
01:10elles se tiendront mardi à Washington entre représentants libanais, israéliens et américains.
01:15Opposés à ces Pour Parler directs, le mouvement allié de Téhéran
01:19avait appelé ses sympathisants à éviter de manifester pour préserver la paix civile.
01:24Le pape Léon XIV fustige les vatanguères.
01:28Assez des démonstrations de force, a déclaré le souverain pontife
01:31lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre.
01:35La foi est nécessaire pour affronter ensemble ce moment dramatique de l'histoire, dit-il,
01:40sans citer de responsables politiques et sans désigner de pays.
01:44Enfin, dans le reste de l'actualité, Boalem Sansa l'entend attaquer en justice
01:48le président algérien pour l'avoir condamné.
01:51Une riposte quand ce sera le bon moment, précise l'écrivain,
01:55qui regrette de ne pas avoir eu de vrais procès.
01:57L'auteur franco-algérien avait été incarcéré pendant près d'un an
02:01pour ses prises de position hostile à Alger,
02:04graciée en novembre par Abdelmagie Téboun.
02:06Boalem Sansa lui avait écrit depuis sa prison,
02:09il l'assure, il ira jusqu'au bout.
02:11Merci beaucoup Isabelle. Isabelle Piblouc, nous retrouverons à 23h.
02:14Vous êtes bien dans 100% politique week-end.
02:17Bien sûr, ma langue a fourché il y a un instant,
02:19puisque Hélène Rouet est avec nous, habituée du plateau de 100% frontières.
02:23Bonsoir, monsieur Hélène.
02:24Olivier Benquémoun est avec nous.
02:26Bonsoir Olivier Vial.
02:27Bonsoir.
02:28Et Antranique Kévorkian nous accompagne également.
02:31Bonsoir à tous les quatre.
02:32On va bien évidemment dans 100% politique week-end
02:34s'intéresser particulièrement à l'actualité nationale,
02:37l'actualité en France particulièrement riche.
02:39Mais vous savez, nous restons attentifs à la guerre au Moyen-Orient
02:42et notamment avec ces négociations directes
02:45entre des responsables iraniens et américains
02:47entamées aujourd'hui au Pakistan, à Islamabad,
02:50dans un climat lourd de défiance.
02:52Alors, on vous propose, si vous le voulez bien,
02:54un résumé de la journée avec vous, Olivier Benquémoun.
02:57Olivier, les informations essentielles à retenir ce soir,
03:01quelles sont-elles ?
03:02Bon, d'abord que, pour la première fois,
03:05les Américains et les Iraniens sont entrés
03:07avec le Pakistan dans un genre de négociations.
03:11Ce sont des discussions trilatérales.
03:14Donc, à trois, vous ne verrez pas d'image de ces discussions.
03:18Donc, je ne peux pas vous garantir, à l'heure où on parle,
03:20que G. Devins et les émissaires américains
03:23ont rencontré directement, dans la même pièce,
03:26leurs homologues iraniens.
03:27Mais, en tout cas, vous savez que c'est des gens
03:29qui ne se parlent pas de la révolution de 1979.
03:32Donc, de toute façon, ces réunions sont...
03:34Alors, il y a eu déjà deux randes de négociations.
03:36Il y a un troisième qui va démarrer dans la nuit
03:38ou dans les prochaines heures de demain matin.
03:40C'est très important.
03:41Pour l'instant, on n'est pas tombé d'accord, semble-t-il.
03:43Quelles étaient les principales demandes des Iraniens ?
03:47La poursuite du programme balistique,
03:49la poursuite du programme d'enrichissement de l'uranium
03:53et donc nucléaire,
03:54et la paix dans toute la région,
03:58la fin des bombardements de toute la région,
04:01inclut le Liban.
04:02Enfin, le point le plus important, Hormuz.
04:05Et là, Hormuz, aujourd'hui,
04:06il y a vraiment un hiatus sur Hormuz.
04:10Donc, pour les Iraniens,
04:13certains disent que ça a été trop excessif.
04:15Les demandes américaines,
04:17puisque chacun arrive avec sa petite feuille de demandes
04:19pour fixer le cadre des discussions,
04:22les demandes américaines seraient trop excessives.
04:24Que s'est-il passé aujourd'hui à Hormuz ?
04:26Parce que vraiment, c'est le plus important.
04:28Les Iraniens continuent à dire et à demander
04:31« Maintenant, Hormuz, c'est à nous,
04:33il faut un droit de passage.
04:34Chaque bateau qui va passer,
04:35on contrôle, on regarde,
04:37on donne l'accord,
04:37ils payent et on laisse passer. »
04:40Les Américains, de leur côté,
04:41qu'ont-ils fait ?
04:42Eh bien, vous allez voir les...
04:43Alors, quelques images d'illustrations.
04:45Mais à Hormuz, ils ont envoyé deux destroyers.
04:49Donc, des vaisseaux de la marine armée
04:53pour préparer une mission
04:56pour enlever l'éventuel déminage,
04:59mines, en tout cas,
05:00les mines qui ont été placées
05:01dans ce détroit d'Hormuz.
05:02Parce que la raison pour laquelle
05:03les Iraniens disent
05:04« Il faut passer dans le petit coin
05:07qui est contrôlé par nous. »
05:08C'est que le reste,
05:09ils prétendent qu'ils ont mis des mines.
05:12Et les Américains,
05:14en envoyant leurs destroyers
05:15passer d'un côté et de l'autre,
05:17leur objectif, c'est de dire
05:18« Mais non, pas du tout,
05:19il n'y a pas de mine chez nous. »
05:20On va faire une opération de déminage,
05:21on la prépare,
05:22mais il n'y a pas de mine chez nous.
05:23Donc, elle est là,
05:26ce qui se passe vraiment là.
05:28La pression aujourd'hui,
05:29elle est là.
05:30Parce qu'a priori,
05:30les bombardements, c'est terminé.
05:32Les Israéliens continuent,
05:34mais ils ont arrêté
05:34de bombarder Beyrouth.
05:35Donc, c'est concentré
05:37sur le sud-limand.
05:38Donc, c'est là-dessus
05:38que c'est très important.
05:39Alors, certainement,
05:42au cœur des négociations,
05:43il y a cette question
05:44de l'uranium.
05:45L'uranium enrichi iranien.
05:46Benyamin Netanyahou,
05:47il s'est exprimé, justement,
05:48il y a quelques minutes.
05:49Et Israël qui affirme
05:50avoir anéanti, justement,
05:52ce fameux programme nucléaire
05:54et balistique iranien.
05:55Je vous propose de l'écouter.
05:57« Nous avons réussi
05:58à anéantir le programme nucléaire
06:00et à anéantir
06:01le programme de missiles
06:02et écraser le régime.
06:04Nous avons une alliance
06:05sans précédent
06:05avec notre grand ami,
06:07le président des Etats-Unis,
06:08entre Tzahal
06:09et l'armée américaine. »
06:13Donc, déclaration importante,
06:14bien évidemment, Olivier,
06:15en pleine négociation
06:16entre l'Iran et les Etats-Unis.
06:18« Oui, alors,
06:19ça veut dire,
06:20puisque c'était l'objectif,
06:22c'est l'objectif même d'une vie,
06:23a dit Benyamin Netanyahou,
06:24que les Iraniens
06:26n'aient pas l'arme nucléaire.
06:29Bon, ça veut dire
06:30qu'on peut considérer
06:31que les objectifs de guerre
06:32ont été atteints.
06:33C'est ce que je comprends précisément.
06:36Donald Trump a dit
06:37à peu près la même chose.
06:37De toute façon,
06:38s'il y a encore
06:38de l'uranium enrichi,
06:40ça va être enseveli
06:41sous des mètres
06:43et des mètres de terre
06:45et de cailloux, etc.
06:46Tout le monde ne dit pas
06:47tout à fait la même chose
06:48d'ailleurs du côté de Washington.
06:51Mais ce soir,
06:52ce que dit ce soir
06:53Benyamin Netanyahou,
06:54c'est que si,
06:56a priori,
06:57l'uranium enrichi
06:59et le programme nucléaire
07:00a été anéanti,
07:01c'est qu'au moins
07:02un but de guerre
07:04important
07:04a été atteint.
07:06Ça ne veut pas dire
07:06qu'ils ont terminé le boulot,
07:07c'est d'ailleurs ce qu'a dit
07:09Benyamin Netanyahou,
07:09on n'en a pas fini,
07:10mais il y a un but de guerre
07:12très important
07:12qui a été atteint,
07:14anéantissement du programme
07:14nucléaire iranien.
07:15Peut-être cette dernière question
07:16Olivier Benkémoun,
07:18majeure d'ailleurs,
07:18puisqu'il y a d'autres négociations
07:20qui vont avoir lieu
07:21mardi à Washington,
07:22cette fois Israël et Liban.
07:24Historique d'ailleurs.
07:25Oui, ça aussi,
07:26parce qu'Israël ne fait pas partie
07:27des discussions
07:28qui ont lieu en ce moment
07:29à Islamabad,
07:30évidemment,
07:30pourtant ils sont parties
07:31prenantes du conflit.
07:32Donc mardi, rendez-vous.
07:34Alors au niveau le plus bas
07:35des rencontres,
07:37c'est-à-dire au niveau
07:38des ambassadeurs
07:40à Washington,
07:41là aussi,
07:42il n'y a pas eu de discussion,
07:43il n'y a jamais eu de discussion,
07:44de toute façon,
07:45c'est interdit
07:45pour un Libanais
07:47de discuter directement
07:48avec un Israélien.
07:50Mais là,
07:50il y a une volonté.
07:51Alors attention,
07:53les Israéliens
07:54ne partent pas au Hezbollah.
07:55Ceux qui sont en train
07:57de faire la guerre aujourd'hui
07:58contre Israël,
07:59c'est le Hezbollah.
08:00Encore une fois,
08:01ceux qui continuent
08:01à envoyer des roquettes
08:02et qui sont visées
08:03par l'armée israélienne,
08:04c'est le Hezbollah.
08:05Ce n'est pas eux.
08:06C'est le pouvoir libanais
08:08que rencontre aujourd'hui,
08:10c'est l'État libanais
08:10que va rencontrer mardi
08:11à Washington,
08:13Israël.
08:13Donc on va discuter
08:14avec une volonté,
08:16a dit Benemmite Neu,
08:17de trouver des accords,
08:18de faire la paix.
08:19Et l'intérêt d'Israël,
08:21c'est d'avoir un pouvoir
08:23au Liban,
08:24très fort,
08:24à Beyrouth,
08:25très fort,
08:26pour pouvoir contrer
08:27et s'assurer
08:28que ce cancer
08:29que représente le Hezbollah
08:30arrête de s'étendre
08:31et voire soit complètement éteint.
08:33Voilà où nous en sommes ce soir.
08:34Voilà ce qu'il fallait retenir
08:36sur cette guerre
08:36au Moyen-Orient.
08:37Peut-être un mot
08:38entre Annick Kervo-Okihan
08:39puisque vous suivez
08:40également cela de près.
08:41Au début,
08:41on parlait du brouillard
08:42de la guerre.
08:43Est-ce qu'on n'est pas
08:43dans une sorte du brouillard
08:45de la diplomatie ?
08:46Puisqu'une chose est certaine,
08:47les diplomates iraniens,
08:49eux, sont arrivés
08:50avec le couteau entre les dents,
08:51si je puis dire,
08:52à ces négociations,
08:53avec une méfiance totale
08:54envers les États-Unis.
08:55Est-ce qu'effectivement,
08:57des négociations
08:58qui mènent à la paix aujourd'hui,
09:00c'est bien trop tôt,
09:01pour le savoir ?
09:02En tout cas,
09:03elles existent.
09:05Qui est-ce qui a les cartes
09:06entre les mains ?
09:07On voit bien que chaque camp,
09:10finalement,
09:10dit que cette revendique
09:11sa victoire.
09:13Et lui,
09:13Donald Trump,
09:14met en avant le détroit d'Hormuz,
09:16seul levier,
09:17au fond,
09:17aujourd'hui,
09:18pour la République islamique d'Iran.
09:19Est-ce que c'est le cas ?
09:20Oui,
09:20vous avez tout à fait raison.
09:21En fait,
09:22le point important,
09:22c'est que chacun avance ses pions.
09:25Mais vous avez mentionné,
09:27et Olivier aussi,
09:27un point très important,
09:28c'est les discussions
09:29qu'il y aura
09:31à Washington
09:31entre Israël
09:33et le gouvernement libanais
09:34d'ici quelques jours.
09:35Mais il faut savoir
09:36que l'armée régulaire libanaise,
09:38par définition,
09:38elle est moins forte
09:39que le Hezbollah.
09:40Ce qui fait que,
09:41d'un point de vue stratégique,
09:43je ne sais pas si c'est un bon choix.
09:44Mais ça,
09:45c'est le premier point.
09:45Et le deuxième point,
09:46entre-temps,
09:47pour les négociations,
09:48on a une dissymétrie,
09:49je pense,
09:49entre l'Iran et les États-Unis.
09:51Le détroit d'Hormuz,
09:52on verra comment ça se passe
09:53pour le déminage,
09:53sachant qu'il y a eu
09:55des centaines de mines
09:56à minima
09:56qui ont été déposées
09:57dans des opus
09:58du moins superficielles
09:59ou pas.
10:00Ça reste à discuter,
10:00mais en tout cas,
10:01les annonces divergent.
10:02En tout cas,
10:02ce qui, moi,
10:03m'inquiète un petit peu,
10:03c'est que l'Iran
10:04a une carte en main.
10:05Actuellement,
10:06c'est le point de vue israélien.
10:08Je vous explique.
10:09Donc, Netanyahou a dit,
10:10effectivement,
10:10que le Liban est hors
10:11des accords
10:13liés à la trêve actuelle,
10:14donc hors des tractations.
10:16Rien n'empêche,
10:16demain ou après-demain,
10:17lors du troisième round
10:18des négociations
10:19dans le cadre
10:20de ces discussions au Pakistan,
10:21rien n'empêche à l'Iran
10:23de dire, par exemple,
10:25on est hors,
10:26le Liban,
10:27donc, indirectement,
10:28le Hezbollah
10:29est hors des accords
10:30en question.
10:30Ça veut dire
10:31que les outils au Yémen
10:32sont également
10:33hors de ces accords-là.
10:34Et si, d'aventure,
10:35il y avait des attaques
10:36de la part des outils
10:39vis-à-vis des Américains
10:40ou des Israéliens,
10:41ce ne serait pas
10:41la responsabilité
10:42des Iraniens,
10:43en l'occurrence.
10:44Ça reste sujet à interprétation.
10:45On suit, bien évidemment,
10:46tout ça très près.
10:47S'il y a une déclaration,
10:48que ce soit côté américain,
10:50côté israélien,
10:51vous le pourrez,
10:52le suivre en direct
10:53sur notre antenne.
10:54Mais je vous propose
10:55à présent de revenir
10:56sur l'actualité nationale,
10:57l'actualité française
10:58et plus précisément
10:59l'actualité politique,
11:01marquée par ce mépris
11:02très profond,
11:04affiché une nouvelle fois
11:05vis-à-vis d'une partie
11:07des citoyens français.
11:08Cette fois,
11:08ce sont les Blancs
11:09ouvriers catholiques
11:10dans le viseur
11:11du leader
11:12de la France insoumise,
11:13Jean-Luc Mélenchon.
11:14En tout cas,
11:15une partie des Français
11:17qui n'a pas sa place
11:18dans cette nouvelle France
11:19voulue par Jean-Luc Mélenchon.
11:21Puisque regardez
11:22ce qu'il a déclaré
11:23à l'école de la formation
11:24de la France insoumise,
11:25c'était avant-hier.
11:27Un mouvement,
11:28il a toujours une direction.
11:30Et de même dans les élections.
11:31Si nous sommes nuls,
11:32nous perdrons.
11:33On perdra peut-être quand même,
11:34tout en n'étant pas nuls.
11:35Mais ce que je veux dire,
11:36c'est que si nous ne savons pas
11:37trouver le point de passage,
11:39il ne faut pas rejeter
11:40la responsabilité
11:41sur tous les autres.
11:41Où est le point de passage ?
11:43Par quel chemin ?
11:44Par exemple,
11:45l'identification
11:45des acteurs de l'histoire.
11:47C'est fondamental.
11:48Si vous comptez
11:49sur les ouvriers blancs catholiques
11:50pour faire le socialisme
11:51en France,
11:52vous allez attendre un moment,
11:54parce que ça n'aura pas lieu.
11:56Il faut donc savoir
11:57quel va être le support
11:59de cette...
12:00Qui est l'acteur de l'histoire ?
12:01A quelles conditions
12:02peut-il être l'acteur de l'histoire ?
12:04Quelle place occupe
12:05la démocratie
12:06dans la mobilisation populaire ?
12:08On ne peut pas simplement
12:09compter sur les barricades
12:10et les kilomètres de mobilisation
12:11avec des drapeaux rouges.
12:12Parce que ça,
12:13c'est du folklore.
12:14Bien sûr que ça passe
12:15par des moments comme ça.
12:16Mais en tant que stratégie de combat
12:18pour abattre un système mondial,
12:20pardon,
12:21c'est un peu limité.
12:22Et ça ne se fera pas comme ça.
12:23Nous en avons la certitude.
12:25Alors,
12:25s'il ne faut pas compter
12:26sur les ouvriers catholiques blancs
12:28pour faire le socialisme en France,
12:30j'ai envie de lui poser la question
12:31et d'envoyer sur qui
12:32faut-il compter ?
12:33En tout cas,
12:34dans cette déclaration
12:35si méprisante,
12:36pas véritablement de surprise.
12:38Du côté de Jean-Luc Mélenchon,
12:39pour ceux qui suivent
12:41ces déclarations
12:41depuis maintenant plusieurs années.
12:42Non,
12:43aucune surprise.
12:44Maintenant,
12:44j'irais même plus loin
12:45que méprisant.
12:46Moi,
12:46j'ai le sentiment vraiment
12:47qu'on ressent la haine.
12:48C'est les ouvriers catholiques,
12:50si vous voulez,
12:51c'est la France
12:51qui le déteste.
12:52Mélenchon,
12:52il est dans une stratégie
12:53où de toute façon,
12:54là,
12:55il est en train de mettre
12:55les Français
12:56les uns contre les autres.
12:57Donc,
12:57il respecte absolument
12:58cette stratégie-là
12:59et il continue de mettre,
13:00et alors ça,
13:01c'est une nouveauté,
13:03je dirais,
13:03à la France insoumise,
13:04c'est maintenant
13:04de mettre vraiment
13:05des cibles dans le dos,
13:06alors soit sur des personnes
13:08très spécifiques,
13:08soit sur des catégories
13:09de personnes.
13:10Là,
13:10en l'occurrence,
13:10c'est la catégorie de personnes.
13:11Quand on a vu,
13:12rien que cette semaine,
13:13quand on voit le député LFI,
13:14Thomas Porte,
13:15qui a mis une cible dans le dos
13:16du porte-parole
13:17du ministère de la Justice,
13:18qui du coup s'est pris,
13:19il y a eu en plus
13:20une vague d'antisémitisme
13:22avec tous les soutiens,
13:23notamment sur Internet
13:25de Thomas Porte,
13:26c'était cette semaine.
13:28Il y a également
13:28Rima Hassan
13:29qui a fait un tweet
13:29contre un journaliste du Parisien
13:31où elle le nomme.
13:32Donc,
13:32on est vraiment dans la stratégie
13:34du bruit et de la fureur
13:35de Jean-Luc Mélenchon.
13:36En revanche,
13:37je me dis,
13:38quand est-ce qu'il va s'arrêter ?
13:39Est-ce qu'il y a un moment donné
13:40où il va se calmer
13:41un petit peu
13:42dans sa stratégie
13:42du bruit et de la fureur
13:43et peut-être qu'il va se calmer
13:45à la seconde
13:45où on va vraiment rentrer
13:46dans la campagne présidentielle
13:47en 2027 ?
13:48Parce qu'il se rend bien compte
13:49quand même
13:49que sa stratégie
13:50de mettre les Français
13:50les uns contre les autres,
13:52il y a un moment donné,
13:52ça commence à ne pas plaire,
13:53surtout dans une campagne présidentielle.
13:55C'est effectivement cette stratégie
13:55qui se poursuit.
14:03l'écologiste Cécile Duflo aussi,
14:05ils ont tous fait
14:06leurs premières armes
14:08au sein de la jeunesse
14:09ouvrière chrétienne.
14:11Est-ce que c'est cette France-là,
14:13selon vous,
14:14que Jean-Luc Mélenchon vise
14:15en disant finalement
14:16tous ces profils-là,
14:17Sophie Binet,
14:19Laurent Berger,
14:21Cécile Duflo,
14:22j'en veux plus,
14:22je les mets de côté.
14:23Est-ce qu'on peut imaginer
14:24qu'ils visent ces personnalités-là
14:25qui viennent de la jeunesse
14:26ouvrière chrétienne ?
14:26En fait, il y a deux choses.
14:27On pourrait croire
14:28que simplement
14:28c'est un amour déçu
14:29parce qu'effectivement,
14:30Jean-Luc Mélenchon
14:31a essayé de séduire
14:32cet électorat-là,
14:33notamment l'électorat du Nord
14:34en 2012
14:35en se présentant
14:36à Hénin-Beaumont.
14:36Il s'est pris
14:37une calotte électorale
14:39et il a dédié
14:40une carrière lui-même.
14:41C'était la pire campagne électorale
14:43qu'il ait jamais vécue
14:44et qu'il s'est senti très mal.
14:45Et là, il a été très méprisant
14:47avec l'électorat
14:48puisqu'il a même parlé
14:48de gens qui avaient une tendance
14:50à l'alcool, etc.
14:52Donc ça, effectivement,
14:53c'est quelque chose
14:53qui est dans son trait d'esprit.
14:56Mais c'est beaucoup plus profond
14:57ce qu'il dit là.
14:58En fait,
15:01là où on voit bien
15:02qu'il est dans une logique
15:03aujourd'hui réellement révolutionnaire,
15:05c'est qu'il est en train
15:06de nous établir
15:07une vraie stratégie.
15:08Et il parle en vrai marxiste.
15:10Quand il parle
15:10de quel est l'acteur de l'histoire
15:12sur lequel on va pouvoir s'appuyer,
15:14c'est une vraie logique
15:15de stratégie marxiste.
15:16Et là, c'est extrêmement intéressant
15:18parce qu'effectivement,
15:19il a bien conscience
15:20que ce n'est plus
15:21les classes populaires
15:23qui sont pour lui
15:24l'acteur historique.
15:25Et c'est là
15:26que c'est intéressant
15:27parce que pendant très longtemps
15:28et dans l'imaginaire
15:29encore d'une grande partie
15:30des Français,
15:30l'extrême gauche
15:31et la gauche
15:32et les ambassadeurs
15:34des classes populaires
15:35et celles
15:36qui les défendent.
15:37Or non,
15:38Jean-Luc Mélenchon,
15:39il rappelle bien
15:39que leur premier objectif,
15:41c'est la révolution.
15:42Ce n'est pas la défense
15:43des classes populaires.
15:44Et si les classes populaires
15:44ne sont plus
15:45un élément important
15:48pour la révolution,
15:49il faut changer d'acteur.
15:51Et donc,
15:51il faut trouver
15:52quels sont ceux
15:53qui détestent
15:54assez la France,
15:55assez nos institutions
15:56pour être les facteurs
15:57de cette révolution.
15:58Et il a bien conscience
15:59que ce n'est pas
15:59le peuple français.
16:00Et un mépris
16:01qui vient de loin.
16:02Je vous donne la parole,
16:03Olivier,
16:03mais avant,
16:04nous parlions de ce mépris
16:05pour les ouvriers
16:06blancs catholiques.
16:07Mépris d'ailleurs
16:08pour tous les blancs
16:09en général,
16:09les tous gros,
16:10tous moches,
16:11tous blancs,
16:12tous moches.
16:14Mépris du monde rural,
16:15je le disais,
16:15qui vient de loin.
16:16On va voir ces déclarations
16:17de Jean-Luc Mélenchon
16:18avec Augustin Donadieu
16:20depuis quelques années
16:21maintenant.
16:21Écoutez.
16:22Il dit défendre
16:23les oubliés,
16:24mais sûrement pas
16:25ceux qui vivent
16:26hors des villes.
16:27Depuis plusieurs années,
16:28le leader de la France
16:29insoumise affiche,
16:30diront certains,
16:31un mépris
16:31à l'égard
16:32de la France rurale.
16:33En 2024,
16:34lors des universités
16:35d'été de son parti,
16:36Jean-Luc Mélenchon
16:37avait alors lancé
16:38une pique
16:38contre les habitants
16:39de la Lauserre.
16:40Vous savez que la Martinique
16:42est un lieu
16:43assez spécial,
16:44parce que c'est un tout petit endroit
16:45quand même,
16:46malgré tout,
16:46ils sont 300 000.
16:47Mais ils ont toujours cultivé
16:49un certain sentiment
16:51d'élite intellectuelle.
16:52Et la vérité,
16:53c'est qu'ils le sont.
16:54Et bah oui,
16:55parce que quand vous faites
16:57à la fois Césaire,
16:59François Non,
17:00Glissant et Chamoiseau,
17:02bon bah,
17:02vous pouvez pas dire
17:03on est n'importe où.
17:04En Lauserre,
17:05vous avez pas ça.
17:06Bon.
17:06Alors bah oui,
17:07vous avez juste
17:08qu'à vous en rendre compte.
17:09Une phrase que son audience
17:11prend avec humour,
17:12mais les sorties
17:12comme celle-ci
17:13sont nombreuses.
17:13En mars dernier,
17:14voici comment il s'adresse
17:16à ces militants blancs
17:17en grande majorité.
17:18Il y a même bien fallu
17:20qu'il y en ait un jour
17:20un ou une
17:21qui se mette debout
17:22sur ses pattes
17:23à l'autre bout
17:23du continent africain
17:24pour qu'à la fin,
17:25ici,
17:26vous soyez en train
17:26de faire les malins.
17:27Tout blanc,
17:28tout moche que vous êtes.
17:29Bon.
17:29Alors.
17:30En 2012,
17:31Jean-Luc Mélenchon
17:32est interpellé
17:32par un militant
17:33du Front National
17:34au sujet
17:34de ses indemnités.
17:36Sa réponse,
17:37véhémente,
17:37est accompagnée
17:38d'une menace physique.
17:40Regardez-moi
17:40ce gros imbécile.
17:41« Tu es un crétin
17:42et c'est tout.
17:43Vous avez un pois chiche
17:43à la place du cerveau. »
17:45À force de caricatures,
17:46la ruralité
17:47semble être devenue
17:48pour Jean-Luc Mélenchon
17:49un angle d'attaque
17:50presque assumé.
17:51Dans le fond,
17:52un argument de campagne
17:53pour convaincre
17:54ses électeurs des villes.
17:57Et nous aurions pu rappeler
17:58aussi cette déclaration.
17:59« Je ne peux pas survivre
18:00quand il n'y a que des blonds
18:01aux yeux bleus,
18:02quand il parle des normands
18:03comme des alcooliques,
18:04une France extraordinairement
18:06arriérée
18:06par rapport aux villes
18:08du Maroc. »
18:09On voit bien
18:09que ce mépris,
18:10il vient de loin.
18:11Cette obsession
18:12pour la couleur de peau
18:13aussi,
18:13Olivier Benkemoun.
18:14Le blanc des campagnes,
18:15il est alcoolique,
18:15il est arriéré,
18:16il est raciste,
18:17il est obèse.
18:18C'est un rejet théorisé
18:20en fait,
18:20dans ce concept
18:21de Nouvelle-France.
18:23Vous parliez,
18:24la première fois
18:24que vous avez cité,
18:26il parlait des normands.
18:27La Normandie,
18:28ce n'est pas n'importe où,
18:29c'est l'endroit,
18:30ça a été son point de chute
18:31en rentrant du,
18:32en arrivant du Maroc.
18:33Parce qu'il a dû quitter
18:35comme tous les pieds noirs
18:37l'Afrique du Nord
18:38et le Maroc en particulier.
18:39Et au Maroc,
18:40il vivait dans une grande mixité
18:42comme tous les pieds noirs
18:43d'ailleurs,
18:44avec les musulmans,
18:45les juifs, etc.
18:47Tout le monde vivait ensemble.
18:48Quand il arrive en Normandie,
18:49il retrouve que des gens
18:50avec des yeux bleus,
18:51blancs.
18:51C'est comme ça,
18:52c'est la Normandie.
18:53Alors, il manque un truc,
18:54il ne trouve pas ça bien,
18:55ça lui déplait
18:56et il va trouver
18:57par la suite,
18:58plus tard,
19:00ce qu'il cherche,
19:01cette mixité
19:01qu'il va trouver
19:02dans les grandes villes
19:02et pas à la campagne.
19:03Donc,
19:04le hiatus
19:05entre Mélenchon
19:06et les blancs
19:07tout moches
19:08comme l'a dit Hélène
19:09aux yeux bleus
19:10et blonds,
19:11ça existe depuis longtemps
19:13en réalité.
19:14Mais c'est vrai
19:15que le déclencheur,
19:16me semble-t-il,
19:17c'est Nimbomont.
19:18En tout cas,
19:18la bascule.
19:192022.
19:19La bascule.
19:212012, pardon.
19:22législative.
19:23En tout cas,
19:24il va affronter
19:26directement Marine Le Pen
19:27et il s'aperçoit
19:28que ceux
19:29qu'il cherche
19:30à convaincre,
19:31c'est-à-dire
19:31les prolétaires,
19:32les ouvriers,
19:33ceux qui pensent
19:34convaincre,
19:35ils ne votent pas pour lui,
19:36ils votent pour
19:36le Rassemblement National
19:37et qu'un prolétaire,
19:38aujourd'hui,
19:39ça ne veut pas
19:39devenir un révolutionnaire,
19:41ça veut devenir
19:41quelqu'un de la classe moyenne,
19:43ça veut changer.
19:44Donc,
19:44on ne peut pas
19:44s'appuyer sur
19:45ces prolétaires-là,
19:46blancs,
19:47pour faire la révolution.
19:48Comme il le dit,
19:49il l'a été héroïsé,
19:50il l'a dit depuis longtemps.
19:51Mais est-ce qu'on peut
19:51parler, selon vous,
19:53d'un racisme anti-blanc,
19:54très clair,
19:54à suivre Jean-Luc Mélenchon ?
19:56Hélène,
19:56est-ce qu'on peut
19:56le voir comme ça ?
19:57Quand il dit
19:59tout blanc,
20:00tout moche,
20:01en tout cas,
20:02d'un très profond mépris,
20:04d'une haine
20:05envers les blancs,
20:05ça c'est sûr.
20:06Maintenant,
20:06est-ce qu'il la pense vraiment ?
20:07Je ne pense pas.
20:07Comme vous l'avez dit,
20:08en fait,
20:09on est 15 ans après 2012,
20:11on est 15 ans après 2012,
20:12il a complètement
20:13changé sa stratégie.
20:14Maintenant,
20:14il a très bien compris,
20:15effectivement,
20:15que les ouvriers catholiques,
20:16précisément,
20:17ne voteraient plus pour lui,
20:18que les prolétaires,
20:19comme on les appelle,
20:20ne voteraient plus pour lui.
20:21Et maintenant,
20:22il se focalise,
20:23il se concentre
20:24sur un électorat
20:25arabo-musulman
20:26qui a une origine.
20:27Il se focalise là-dessus
20:28en les mettant
20:28sur un piédestal,
20:30en revenant précisément
20:31en permanence
20:32sur la couleur de peau
20:33et en faisant croire,
20:34bien sûr,
20:35que les Français de souche,
20:36évidemment,
20:37ne comptent absolument plus.
20:39Il a complètement
20:39changé de stratégie.
20:40Il veut dominer la gauche
20:41grâce à cet électorat
20:42arabo-musulman,
20:43comme d'ailleurs,
20:44le PCF a voulu,
20:45au XXe siècle,
20:46dominer la gauche
20:46avec précisément
20:47cette classe ouvrière.
20:48Parce qu'en 2020,
20:50il ne parlait pas comme ça,
20:50Jean-Luc Mélenchon,
20:51dans le sias de George Floyd,
20:52vous vous souvenez ?
20:53Il ne parlait pas comme ça.
20:54C'est vraiment
20:55quelque chose d'opportuniste
20:56chez lui,
20:57mais c'est un opportuniste
21:00extrêmement clinique.
21:01Je veux dire,
21:01c'est très clinique.
21:02Je ne suis pas sûr,
21:03effectivement,
21:03qu'il y croit réellement,
21:05qu'il ait de l'émotion.
21:07Il est simplement clinique
21:08et effectivement,
21:09c'est un vrai soldat
21:09de la Révolution.
21:10Ce qu'il faut arriver
21:11à comprendre,
21:11et là,
21:14il parle à ses cadres
21:16et il leur explique
21:17très cliniquement
21:18comment il faut faire
21:19pour renverser le système.
21:20Et donc,
21:21en leur disant,
21:21oubliez tout ce qu'on vous a appris avant.
21:23Vous n'êtes pas
21:24les défenseurs
21:24des classes populaires.
21:25Vous êtes d'abord
21:26les soldats de la Révolution.
21:28Avec qui vous allez mener
21:29cette Révolution-là ?
21:30Et ça donne beaucoup de choses.
21:31Ça permet d'éclairer
21:32beaucoup de choses
21:32sur ce qu'il dit
21:33sur la France.
21:34Parce qu'en réalité,
21:35il faut qu'il attise
21:37cette haine-là
21:38pour avoir
21:40les cendres
21:41qui vont créer
21:42cette Révolution.
21:42L'objectif,
21:43c'est la première fois
21:46que c'est dit aussi clairement.
21:47Avant,
21:47il le murmurait.
21:48Cette fois-ci,
21:48on voit que maintenant,
21:49il l'assume
21:49et il l'assume publiquement
21:50devant tout le monde.
21:52C'est qu'effectivement,
21:53l'objectif,
21:53c'est d'arriver
21:54à créer le chaos.
21:56On n'est plus
21:56dans la conflictualisation,
21:57on est dans le chaos
21:58pré-révolutionnaire.
21:59Il le dit de plus en plus
22:00et là,
22:00il l'assume
22:01de devant ses cadres.
22:02entre Anigues.
22:03Oui,
22:03ce que j'aurais juste
22:04à rajouter,
22:05parce que je partage
22:05les propos
22:06qui ont été dits,
22:07c'est que son approche
22:08à la fois raciale
22:09et sociologisante,
22:11si je puis dire,
22:12ça l'amène
22:12à une nouvelle stratégie
22:13qui, pour moi,
22:14relève plus de la mobilisation
22:15que du rassemblement.
22:17Et quoi qu'il en soit,
22:18on est en plein dedans
22:19et c'est ça
22:19qui m'inquiète un peu
22:20parce que c'est un personnage
22:22clivant, certes,
22:23mais in fine,
22:24il dévite son objectif initial
22:26pour les raisons
22:27qu'on vient de mentionner
22:28tous ensemble.
22:28Il radicalise finalement
22:30son discours
22:30pour consolider.
22:31Il montre les Français
22:32les uns contre les autres.
22:33Voilà, mais jusqu'à quand ?
22:34C'est-à-dire qu'on va arriver
22:36dans cette séquence
22:37de la présidentielle de 2017 ?
22:38Il a compris
22:39qu'il y a très peu de chances
22:41qu'il arrive
22:42à gagner les élections.
22:44De toute manière,
22:45il a deux...
22:46Pour gagner les élections,
22:47soit il arrive
22:47à continuer
22:48cette conflictualisation
22:49et à tuer la gauche,
22:51ce qu'il essaie de faire,
22:52de tuer tout ce qui pourrait
22:54être à côté de lui à gauche.
22:55C'est pour ça qu'on a vu
22:57au rassemblement
22:58à Saint-Denis.
22:59Ils insultaient
22:59ce racisme,
23:00il eut le Parti Socialiste
23:02et tout ça,
23:03c'est un objectif,
23:04c'est essayer
23:04d'être les seuls.
23:05Mais s'ils ne sont pas les seuls,
23:06ils savent qu'ils ne peuvent pas gagner.
23:07Sauf que ce n'est pas son objectif.
23:09L'objectif,
23:09c'est d'avoir des endroits
23:11où il est en capacité
23:12de contester par la rue
23:15ce que serait un résultat
23:16des élections
23:16qui ne lui plairait pas.
23:17Et ça, je pense qu'effectivement,
23:18c'est en ça
23:18qu'on a une vraie logique
23:20pré-révolutionnaire
23:20et c'est en ça
23:21qu'il peut parler,
23:22comme le peut parler Marx,
23:23d'acteurs de la révolution.
23:24Et en tout cas,
23:25la France insoumise,
23:26on le constate chaque jour,
23:28qui s'appuie sur la couleur de peau
23:30des uns et des autres
23:31pour faire de la politique.
23:32Ça aussi,
23:32c'est une révolution.
23:35Mépris également
23:36et un phénomène grandissant
23:37dans la société.
23:38Cette fois,
23:38nous avons des chiffres.
23:40Il y a un sondage IFOP
23:42qui a décidé
23:43d'intégrer les Blancs
23:45dans son état des lieux
23:46sur le racisme en France.
23:48On va en parler
23:48dans un instant
23:49puisque, au fond,
23:51c'est vrai que
23:51cette volonté
23:52d'intégrer les Blancs
23:54sur la question du racisme
23:55permet aujourd'hui
23:56de faire taire
23:57le fantasme victimaire.
23:59C'est peut-être
23:59l'un des premiers enseignements.
24:00On va en dire un mot
24:01dans un instant.
24:02Très courte pause.
24:03A tout de suite.
24:07Nous avons des chiffres
24:09sur ce phénomène
24:10grandissant en France.
24:12L'institut de sondage IFOP
24:13a fait le choix,
24:13je vous le disais tout à l'heure,
24:14d'intégrer les Blancs
24:16dans son dernier état des lieux
24:17sur le racisme en France.
24:1839%
24:20des personnes perçues
24:21comme Blanches
24:22déclarent avoir été victimes
24:23d'agressions
24:24ou de discriminations
24:25à caractère raciste
24:26au cours de leur vie.
24:27Ce taux représente
24:28un nombre absolu
24:29de victimes
24:30finalement très important.
24:32Les précisions
24:33de Maema,
24:33la vie,
24:34et on en parle ensuite.
24:36Le résultat est sans appel.
24:38Si les minorités
24:39ethniques ou religieuses
24:40sont les plus touchées
24:41par les discriminations,
24:42le racisme anti-blanc
24:43est aussi une réalité
24:44en France.
24:45D'après un sondage IFOP
24:47pour la LICRA,
24:4739% des personnes
24:49perçues comme Blanches
24:50déclarent avoir été victimes
24:51d'agressions
24:52ou de discriminations
24:53au cours de leur vie.
24:5417% ces cinq dernières années.
24:57L'hostilité envers les Blancs
24:58est donc un phénomène réel
24:59mais structurellement différent
25:00de ce que vivent les minorités.
25:02Reconnaître l'existence
25:03de cette hostilité
25:04n'implique en rien
25:05de relativiser
25:05la spécificité
25:06et la gravité
25:07du racisme
25:07subi par les minorités.
25:09Une réalité qui se traduit
25:10par une modification
25:11des comportements.
25:13Parmi les personnes Blanches
25:14victimes de discriminations,
25:1543% disent avoir
25:17évité de fréquenter
25:18certaines zones.
25:1911% ont déjà déménagé
25:20en raison du risque
25:21d'agression.
25:2216% ont même envisagé
25:24de quitter la France.
25:25Il existe des territoires
25:27où des personnes perçues
25:28comme Blanches
25:28se sentent exposées
25:29à une hostilité
25:30liée à ce qu'elles sont.
25:31Ces chiffres viennent
25:32contredire le discours
25:33d'une partie
25:34de la classe politique
25:35qui conteste l'existence
25:36même d'un racisme anti-blanc.
25:39Pour démarrer,
25:39ce qui est intéressant,
25:40c'est l'intention d'IFOP.
25:42C'est François Croce
25:43et Léo Majeur
25:44qui sont à la tête
25:44de cette étude
25:45qui ont voulu apporter
25:46l'antidote
25:47à l'instrumentalisation
25:48de la notion
25:49de racisme anti-blanc
25:50qui est suspecte
25:52et ça c'est vrai
25:52dès qu'elle est prononcée.
25:53C'est une décision
25:54loin d'être anodine
25:55Olivier Vial finalement.
25:56Elle permet enfin
25:57de poser des chiffres
25:58sur une réalité
25:59qu'on peut qualifier
26:01de tabou.
26:01Oui mais en fait
26:02tout simplement
26:03ça dépend de ce qu'on appelle
26:04racisme.
26:05Dans le langage commun
26:06le racisme
26:07c'est quand quelqu'un
26:09qui a eu une discrimination
26:10ou a des propos racistes.
26:11Et donc quand on a
26:12cette définition
26:13qui est commune
26:14effectivement on ne peut
26:14que constater
26:15qu'effectivement
26:16il y a des blancs
26:17qui sont victimes
26:18de racisme.
26:19Mais les sociologues
26:20et toute la gauche
26:21nous dit que non
26:22le racisme c'est pas ça.
26:24C'est pas le fait
26:24qu'il y ait des personnes
26:25qui sont auteurs
26:28d'actes racistes
26:28mais c'est qu'une société
26:30c'est la notion
26:30de racisme économique
26:31c'est la société
26:32qui elle-même est raciste.
26:33Et donc on ne pourrait
26:34pas avoir de racisme
26:35anti-blanc
26:36puisqu'on est dans
26:37une société
26:37qui aurait été construite
26:38par les blancs.
26:39C'est ça la vraie excuse.
26:41Et c'est finalement
26:42quelque chose
26:42qui est extrêmement profond
26:44parce que c'est la même chose
26:45qui fait que ça dédouane
26:47les personnes
26:48qui commettent
26:49des actes racistes
26:49et quelqu'un comme
26:50Indra Kenda Kendi
26:52qui est un des penseurs
26:53de l'antiracisme woke
26:54va jusqu'à dire
26:56qu'il est plus raciste
26:57quelqu'un
26:57qui prétend ne pas l'être
26:59que quelqu'un
26:59qui avoue qu'il l'est
27:01et qui du coup
27:01va se déconstruire.
27:03Donc c'est bien là
27:04où on a quelque chose
27:04qui est totalement fou
27:05et là au moins
27:06avec cette étude-là
27:07on revient à la vraie définition
27:09de ce qu'est le racisme
27:09c'est-à-dire quelqu'un
27:10qui commet un acte raciste
27:12et dans ce cas-là
27:12c'est évident
27:13qu'il y a des blancs
27:14qui sont victimes
27:14d'actes racistes.
27:15Et cela nous permet de rappeler
27:16qu'à au moins trois reprises
27:17la justice a reconnu
27:19le caractère raciste
27:20des injures et des adressions
27:21lorsque les mots
27:22« sale blanc »
27:23étaient prononcés.
27:24On peut rappeler aussi
27:25je ne sais pas si vous vous souvenez
27:26d'Emmanuel Petit
27:26champion du monde
27:27de football
27:28en 1998
27:29il avait dénoncé
27:31aussi ce problème
27:31dans sa discipline
27:32il y a près de deux ans
27:33des joueurs professionnels
27:35il y avait eu
27:35Lucas Chevalier
27:36Hugo Lioris
27:37gardien de foot
27:38qui avait été traité
27:39de « sale gouère »
27:40de « sale blanc »
27:41je pense aussi à Moustapha El Atrassi
27:45qui fait du stand-up
27:46sur les planches
27:46et qui se plaît
27:47à dire assez régulièrement
27:49que les « gouères »
27:50donc les blancs
27:51« pudu »
27:52vous compléterez
27:53le reste
27:54il y a quand même
27:55dans cette situation
27:56Les condamnations
27:57dont vous parlez
27:58elles datent de quand ?
28:00C'est début 2010
28:02en réalité
28:03et depuis
28:04il n'y a plus
28:04parce que ça ne passe pas
28:05devant les tribunaux
28:06ça ne fonctionne pas
28:07vous ne pouvez pas
28:07poursuivre quelqu'un
28:09vous pouvez toujours essayer
28:10mais ce n'est pas
28:11ce n'est pas instruit
28:12en réalité
28:13mais comme l'a défini
28:14Olivier
28:15exactement
28:16ça n'existe pas
28:17on n'est pas dans une société
28:18où on accepte
28:19ce racisme-là
28:20ce n'est pas possible
28:21c'est le colon
28:21de toute façon
28:22qui est le raciste
28:23donc le colon
28:24c'est le blanc
28:24donc on ne peut pas
28:25inverser les choses
28:26cette inversion
28:27elle n'existe pas
28:28donc effectivement
28:29c'est tout à fait nouveau
28:30de pouvoir
28:32faire une étude
28:33comme celle-là
28:33c'est tout à fait nouveau
28:35c'est tout à fait intéressant
28:36et il y a des gens
28:37qui peuvent au moins dire
28:38ça existe
28:39voilà
28:40je ne suis pas victime
28:41d'hallucinations
28:42ça existe
28:43quand on me traite
28:43de sale blanc
28:44c'est une réalité
28:45avec effectivement
28:47une différence
28:48sur le caractère
28:50structurellement différent
28:52les auteurs de l'étude
28:54insistent
28:55sur le rejet des blancs
28:57qui n'est pas la même
29:00systématicité institutionnelle
29:01je reprends le mot
29:01à l'école
29:02l'emploi
29:02par exemple
29:03ni la même épaisseur historique
29:05ni le même effet de cumul
29:06c'est une autre forme
29:08de racisme
29:09aussi
29:09soulignons-le
29:10oui mais c'est un racisme
29:11qui existe
29:12et qu'on a occulté
29:13pendant de nombreuses années
29:14le plus grand exemple
29:15aussi de ce racisme
29:16anti-blanc
29:16c'est toute l'affaire Thomas
29:17où non seulement
29:18la classe médiatique
29:19mais la classe politique
29:20et sans parler de la justice
29:21les procès-verbaux
29:22qui sont mis sous le tapis
29:23où précisément
29:24on n'a absolument pas retenu
29:25l'intégralité des insultes
29:27contre les blancs
29:27qui avaient été proférés
29:29ce soir-là
29:29qui a mené à la mort
29:30de Thomas Perrotto
29:31donc là
29:32c'était le plus grand exemple
29:33criant
29:33il y a même des journalistes
29:34qui ont écrit un livre
29:37en disant que le racisme
29:38anti-blanc
29:38n'avait strictement
29:39rien à voir dans cette histoire
29:39donc je pense que cette étude
29:41cette enquête
29:42elle est majeure
29:43elle est très importante
29:44moi j'aimerais aussi dire
29:45et par ailleurs
29:46le chiffre de 32%
29:48c'est énorme
29:49moi je trouve ça énorme
29:50de personnes qui en plus
29:51ont déjà vécu cela
29:52il y avait eu un sondage
29:53CSA il y a quelques semaines
29:54maintenant
29:54qui disait
29:55qu'il y avait 60%
29:57des français
29:57qui jugeaient
29:58que le racisme anti-blanc
29:59était une réalité
30:00mais évidemment
30:01pas du tout
30:01qu'ils en étaient victimes
30:02mais au moins
30:03qu'ils disaient
30:03que c'était une réalité
30:04qu'il fallait qu'elle soit prise en compte
30:07maintenant édifiante
30:07en plus elle vient
30:09d'un institut extrêmement sérieux
30:11l'IFOP
30:11donc je pense qu'aujourd'hui
30:12on a quand même brisé
30:13si vous voulez
30:14une espèce de glace
30:15on ne pourra pas dire
30:16que ça n'existe pas
30:17le racisme anti-blanc
30:18aujourd'hui
30:18non seulement
30:19on refuse de le voir
30:20mais ça va encore plus loin
30:21c'est-à-dire que
30:22quand vous dites
30:22qu'il y a du racisme anti-blanc
30:24il y a une inversion accusatoire
30:25qui se forme
30:26dans la majorité
30:26de la classe politique
30:27et dans la classe médiatique
30:28et on vous accuse
30:29et on dit que c'est vous le raciste
30:30donc non seulement
30:31on ne veut pas le voir
30:31mais en plus
30:32on vous accuse de raciste
30:34en même temps
30:34et alors c'est François Bousquet
30:35qui a largement travaillé
30:37sur ces sujets
30:37lui il parle de racisme
30:39quand il dit
30:39de racisme anti-blanc
30:40il parle des 3D
30:41du déni
30:42du délit
30:43et du délire
30:43et c'est effectivement
30:44toutes les personnes
30:45qui aujourd'hui parlent
30:46de racisme anti-blanc
30:46sont malheureusement
30:47victimes de ces 3D
30:48et puis ça nous dit quoi
30:49ça nous dit que le vivre ensemble
30:50ça ne fonctionne absolument plus
30:52plus les années passent
30:53plus l'entre-soi se développe
30:55entre Annick et Vorkian
30:56les personnes vivant
30:58sur le sol français
30:59aujourd'hui
31:00quelles qu'elles soient
31:01d'ailleurs
31:01elles se mélangent
31:02de moins en moins
31:03et ce n'était pas la promesse
31:05promesse républicaine
31:06ce n'est pas la promesse
31:07de notre pays
31:07alors comment on fait
31:08pour y remédier
31:09aujourd'hui
31:10il va falloir trouver
31:10des solutions
31:11retrouver finalement
31:13cet amour commun
31:14de la patrie
31:15une des solutions
31:16c'est effectivement
31:17ce qu'essaie de traduire
31:18le rapport
31:18c'est-à-dire
31:18ici on a quand même
31:19un échantillon
31:20de 14 000 personnes
31:21qui ont été sondées
31:22donc c'est quand même
31:23relativement massif
31:23c'est le premier point
31:25à dire je pense
31:27ensuite on a des illustrations
31:28qui sont à la fois
31:29théoriques et pratiques
31:30on a le cas effectivement
31:31du racisme anti-blanc
31:32mais également racisme anti-juif
31:34qui est relativement développé
31:35dans le papier
31:38puisqu'ils font référence
31:39en fait à
31:40un économiste américain
31:41des années 70
31:42qui s'appelle Hirschman
31:43et donc théoriquement
31:44lui il parlait
31:44de l'exit stratégie
31:45c'est-à-dire que si on parle
31:46de la stratégie juive
31:47en France par exemple
31:48le rapport mentionne
31:49enfin le sondage mentionne
31:51par exemple
31:51que finalement
31:52c'est l'exil géographique
31:54que certaines personnes
31:55notamment des juifs de France
31:56choisissent
31:57dû au racisme
31:58avéré
31:59et le dernier point
32:00que je souhaiterais mentionner
32:01c'est ce que vous dites
32:02fait écho
32:03au livre aussi
32:05d'Alexandre Devecchio
32:06vous savez
32:07itinéraire d'un petit blanc
32:08de France
32:09nous vivions côte à côte
32:10et Alexandre Devecchio
32:11a fait une petite
32:13un petit aparté
32:14dans un théâtre
32:15à Versailles
32:15il n'y a pas très longtemps
32:16et il disait effectivement
32:18qu'il y a la France
32:18de 30-40 ans
32:19on vivait côte à côte
32:20maintenant on vit face à face
32:21c'est exactement
32:22ce que vous disiez tout à l'heure
32:23prophétie de Gérard Collomb
32:25donc in fine
32:26voilà
32:26dont acte
32:27on va rester attentif
32:28peut-être que Donald Trump
32:29depuis la Maison Blanche
32:31va s'exprimer
32:31d'ici quelques instants
32:33me dit-on
32:34à l'oreillette
32:34bien évidemment
32:35ce sera à suivre
32:36en direct
32:37sur notre antenne
32:37mais avant peut-être
32:38un mot sur cette école
32:39l'école de la République
32:40l'école devenue
32:41Orange Mécanique
32:42une nouvelle agression
32:43d'un professeur
32:45à Montpellier
32:45a eu lieu hier
32:46dans les couloirs
32:47du lycée Jules Gued
32:48une altercation
32:50a opposé
32:50plusieurs élèves
32:51à un professeur
32:52une agression d'ailleurs
32:54d'une violence inouïe
32:55une agression
32:56hautement inquiétante
32:57on fait le point
32:58sur ce qui s'est passé
32:59avec Nicolas Roger
33:00et on en parle ensuite
33:02un professeur
33:04jeté au sol
33:05par des lycéens
33:08l'agression
33:10filmée
33:10se déroule
33:11dans les couloirs
33:12d'un lycée Montpellier
33:13les images montrent
33:15le professeur
33:16s'avancer vers un élève
33:17téléphone à la main
33:18selon les informations
33:20d'un quotidien régional
33:22le professeur
33:23aurait fait une demande
33:24à des élèves
33:25face à leur refus
33:26d'obéir
33:27le professeur
33:28les aurait sommés
33:29de décliner leur identité
33:30mais une fois encore
33:31les élèves refusent
33:33le professeur
33:34saisit alors son téléphone
33:35pour les identifier
33:36en les photographiant
33:37c'est à ce moment là
33:38que l'un des élèves
33:40concernés
33:40tente d'arracher
33:41le téléphone
33:42de l'enseignant
33:43en réponse
33:44le professeur
33:45assène une gifle
33:46au lycéen
33:46plusieurs élèves
33:48se jettent alors
33:48sur l'enseignant
33:49lui infligeant des coups
33:50et le projetant au sol
33:52le syndicat national
33:54des lycées
33:54et collèges
33:55demande des sanctions
33:57fortes
33:57à l'encontre de tous
33:58les élèves présents
33:59dans la vidéo
34:00il faut que ce soit
34:01l'institution
34:02qui porte plainte
34:02et pas l'enseignant
34:04parce que je commence
34:05à avoir des parents
34:06qui commentent
34:07en disant
34:07oui il n'avait pas
34:08à se défendre
34:08à mettre une gifle
34:09il est par terre
34:10on a des gamins
34:11qui sont en train
34:12de filmer
34:12qui rigolent
34:13il faut que ces élèves
34:14aussi soient sanctionnés
34:15pour complicité
34:17ils sont en train
34:17de filmer
34:18alors qu'on a un professeur
34:19de l'éducation nationale
34:20représentant de l'état
34:21qui est à terre
34:23et qui se fait frapper
34:24les services
34:25de l'éducation nationale
34:26ont ouvert une enquête
34:28à l'heure actuelle
34:29deux élèves
34:30ainsi que le professeur
34:31sont temporairement
34:32écartés de l'établissement
34:34jusqu'à vendredi inclus
34:38il y a des choses à dire
34:40sur la réaction du rectorat
34:41notamment
34:41mais c'est vrai
34:42qu'on a longtemps entendu
34:43Olivier Benkeemoun
34:44cette fameuse phrase
34:45l'école doit rester
34:46un sanctuaire
34:47voilà bien longtemps
34:48que ça n'est plus le cas
34:50on se souvient de Mélanie
34:51cette surveillante
34:51c'était à Nogent
34:52sur Haute-Marne
34:53qui est morte
34:53le 10 juin 2025
34:54ce drame à Sanary-sur-Mer
34:56où un adolescent
34:57de 14 ans
34:58poignard
34:59sa professeure
35:00d'art plastique
35:01là nous sommes
35:01d'ailleurs dans un schéma
35:02assez différent
35:03de violences
35:04et ce qui est
35:05tout à fait choquant
35:06c'est à la fois
35:07ce professeur
35:08qui est agressé
35:09tapé
35:09et en même temps
35:10les autres élèves
35:10qui rigolent
35:11qui filment
35:13voilà
35:13à part un
35:16de ces élèves
35:17qui ceinture
35:18celui qui est en train
35:19de frapper
35:20vous voyez
35:20avec une tueuse blanche
35:21là un t-shirt blanc
35:22qui l'empêche
35:23de continuer
35:24parce qu'il sent
35:25que ça va être
35:25un massacre
35:27s'il continue
35:27et puis on a des élèves
35:28qui au lieu
35:29de s'interposer
35:30ont un mouvement
35:31de recul
35:31mais regardez
35:32ils sont grands
35:32ces élèves
35:33ils dépassent tous
35:33d'une tête
35:34ce professeur
35:35c'est important
35:36de souligner ça
35:36et donc il y a
35:38juste cet élève
35:38qui ceinture
35:39celui qui frappe
35:41mais je veux dire
35:41enfin moi
35:42c'est insupportable
35:44ces images
35:45c'est insupportable
35:45je ne pensais pas
35:46qu'on puisse
35:47en arriver là
35:48dans un établissement
35:49c'est pas un établissement
35:50de ZEP
35:51c'est pas un établissement
35:52d'une zone difficile
35:53c'est un réputé d'ailleurs
35:53c'est un établissement
35:55réputé
35:56et enfin je veux dire
35:58le rapport
35:59le rapport au professeur
36:00le rapport à l'enseignant
36:02je crois qu'il est
36:03les professeurs
36:03de sciences
36:04et les vies de la terre
36:06c'est quand même fou
36:08de penser
36:09qu'on puisse
36:10en arriver là
36:11je ne comprends pas
36:13cette violence
36:14je ne comprends pas
36:15qu'on puisse
36:16s'en prendre
36:16de cette manière
36:17à ses professeurs
36:18je ne comprends pas
36:19qu'après
36:21on s'étonne
36:22que ces enseignants
36:23ne veulent plus
36:24ne veulent plus faire
36:25il n'y a plus personne
36:27pour vouloir enseigner
36:28c'est à dire
36:28là on est dans un environnement
36:29qui est censé être
36:31tranquille
36:31pour les enseignants
36:33et ce que je ne comprends
36:34pas non plus
36:35c'est la réaction
36:36du directeur académique
36:38une altercation
36:38une altercation
36:39il faudra faire toute l'allumière
36:42sur les circonstances
36:42de cet incident
36:43donc un il parle d'incident
36:45et deux il rappelle
36:46que des mesures conservatoires
36:48sont prises à l'encontre
36:48des élèves
36:49et du professeur
36:51impliqué dans ces violences
36:52ils sont renvoyés
36:53deux ados
36:53altercation
36:54dit le rectorat
36:54ça ressemble à une altercation
36:56ça
36:56c'est vrai que c'est là dessus
36:57où en fait on voit
36:58qu'il y a une forme
36:59d'impunité quand même
37:00et surtout d'isolement
37:01les professeurs sont
37:02de plus en plus isolés
37:03parce que très souvent
37:04malheureusement
37:05il n'y a pas le soutien
37:06de la hiérarchie
37:06là on le voit
37:07il n'y a pas le soutien
37:08des élèves
37:09puisqu'on apprend même
37:09qu'il y a sans doute
37:11ils envisagent de faire
37:12une manifestation
37:13de soutien aux élèves
37:14qui risquent d'être sanctionnés
37:16pour avoir agressé
37:17le professeur
37:17et il y a de moins en moins
37:19le soutien des parents d'élèves
37:20qui très souvent
37:20et ça c'est ce qui a changé
37:22sur les 20 dernières années
37:23c'est qu'avant
37:23quand il y avait
37:24une action comme ça
37:25les parents étaient
37:26du côté des professeurs
37:27aujourd'hui
37:27ils sont quasi systématiquement
37:29du côté de leurs enfants
37:30et donc on a
37:31une rupture
37:32de la chaîne des adultes
37:33face à cette violence là
37:34et je crois que c'est
37:35ce qui aujourd'hui
37:36encourage
37:37et crée ce sentiment
37:39d'impunité
37:39et d'extrême isolement
37:41des professeurs
37:41et ce professeur
37:43vous voyez
37:43qu'est-ce qui lui est reproché
37:44c'est-à-dire qu'il prend
37:45trois coups
37:46deux ou trois coups
37:47dans son téléphone portable
37:48et il se défend
37:49il a un geste d'autodéfense
37:50mais d'autres disent une gifle
37:51et c'est pour ça
37:52qu'il est aussi
37:53mis à cause
37:54or
37:54et c'est très important
37:55Hélène ce que disait Olivier
37:56ce sont des individus
37:57qui ont la même corpulence
38:00il est entouré
38:02et c'est lui
38:03qui va être pointé du doigt
38:04bien sûr
38:05mais cette vidéo
38:06enfin je veux dire
38:06si ça ce n'est pas
38:07une société
38:08qui se déshumanise
38:09je ne sais pas
38:10ce que c'est
38:10petit point
38:11sur la violence juvénile
38:12parce que le vrai sujet
38:13il est là
38:14si vous voulez
38:15on est face
38:16véritablement aujourd'hui
38:17à une génération
38:18qui à mon sens
38:19est sacrifiée
38:20et ce pour énormément
38:21de raisons
38:21c'est Marie-Estelle Dupont
38:22qui produit de nombreux
38:23écrits là-dessus
38:24qui est tous les jours
38:25sur Europe 1
38:25et qui est psychologue
38:27et qui parle justement
38:28de cette violence juvénile
38:29et qui essaye d'en analyser
38:30les causes
38:30parce qu'aujourd'hui
38:31on a des jeunes
38:32vous avez évoqué
38:32Sanary-sur-Mer
38:33on aurait pu évoquer aussi
38:34Agnès Lassalle
38:35qui a été tuée
38:36professeure d'art plastique
38:37et moi je me rappelle
38:38il y a eu une interview
38:39très récemment
38:40d'ailleurs malheureusement
38:41à cause de Sanary
38:42l'ancien compagnon
38:43d'Agnès Lassalle
38:44avait dit
38:44elle est morte pour rien
38:46sauf qu'en fait
38:46aujourd'hui
38:47si vous voulez
38:47nos élites
38:48ne voient pas
38:49à quel point
38:49on a une génération sacrifiée
38:51on est vraiment
38:52véritablement assis
38:55Marie-Estelle Dupont
38:56elle le développe extrêmement bien
38:58et elle le fera mieux que moi
38:59mais pour énormément de raisons
39:01on a enlevé l'intégralité
39:02de la verticalité
39:03à l'école
39:04aujourd'hui il y a
39:05de nombreux professeurs
39:05qui ne se comportent plus
39:06en professeur
39:07ils se comportent en animateur
39:09et ce pour des raisons démagogiques
39:11pendant de nombreuses années
39:12aujourd'hui peut-être aussi
39:13pour des raisons de peur
39:14tout simplement
39:15ils ont peur aujourd'hui
39:16d'être autoritaires
39:17parce que vous avez vu
39:17comment ça se termine
39:18à la seconde
39:19où il y a une altercation
39:20comme dit le rectorat
39:21et il y a énormément
39:22de sujets comme ça
39:23vous rajoutez le Covid
39:24qui a laissé des séquelles
39:25absolument énormes
39:26sur un nombre d'enfants
39:27qui aujourd'hui
39:28précisément ont 14-15 ans
39:29sauf qu'ils étaient
39:30beaucoup plus jeunes
39:30au moment du confinement
39:31où on leur a demandé
39:32de rester chez eux
39:33sans avoir aucun lien social
39:34parfois dans des familles
39:36aussi violentes
39:36sauf qu'ils ont été confrontés
39:37à cette violence
39:38à cause justement du Covid
39:39et vous rajoutez par-dessus ça
39:41les écrans
39:42l'exposition à la violence
39:43grâce aux réseaux sociaux
39:44qui est accessible
39:45si vous voulez
39:45à tous ces jeunes là
39:46et en fait vous avez
39:47une génération sacrifiée
39:48et avec le fameux pas de vague
39:50de l'éducation nationale
39:51qui visiblement se poursuit
39:52en tout cas
39:53on l'entend
39:54avec les termes employés
39:55par le directeur du rectorat
39:57on y reviendra
39:58bien évidemment
39:59puisque c'est profondément grave
40:00mais je voulais aussi revenir
40:02sur une information
40:03qui est passée
40:04quasiment sous les radars
40:06ou alors
40:06lorsqu'elle a été traitée
40:08elle a été présentée
40:09finalement
40:09comme un simple fait divers
40:10or
40:11or ce n'est pas le cas
40:12cette semaine
40:13dans le chair
40:14trois installations électriques
40:15alimentant deux usines
40:17fleurons
40:18de notre industrie
40:19de défense
40:19ont été incendiées
40:20près de Bourges
40:21des millions de dégâts
40:22transformateurs incendies
40:23installations électriques dégradées
40:25alors selon la préfecture
40:26le préjudice
40:27est estimé
40:28à plusieurs millions d'euros
40:29avec des travaux
40:30qui pourraient durer
40:30plusieurs mois
40:313000 foyers
40:32privés d'électricité
40:34mais surtout
40:35sur place
40:35un tag
40:35qui attire
40:37l'attention
40:38des enquêteurs
40:38action
40:39contre la guerre
40:41signe donc
40:41d'une menace
40:42anti-militariste
40:43et Olivier Vial
40:43c'est vous
40:44qui avez alerté
40:45cette semaine
40:46sur ce phénomène inquiétant
40:47dans une lettre publiée
40:48par votre observatoire
40:49et c'est vous
40:50qui affirmez
40:51non
40:51erreur des journalistes
40:52n'est pas ici
40:53un fait divers
40:54mais bel et bien
40:55une menace récurrente
40:56et très inquiétante
40:57oui parce qu'en fait
40:58on suit avec la lettre
40:59des radicalités
41:00la montée de l'anti-militarisme
41:01en France
41:02depuis quelques mois
41:04il y a un collectif
41:05qui s'appelle
41:05guerre à la guerre
41:06qui est monté
41:06par les soulèvements
41:07de la terre
41:07donc normalement
41:08des militants écologistes
41:09donc on connaît
41:10la radicalité
41:11c'est eux qui étaient
41:12les principaux opposants
41:14aux bassines
41:14à Sainte-Seline
41:15et aujourd'hui
41:16ils ont multiplié
41:17les actions
41:17ils donnent des sites
41:19par exemple
41:20là ils viennent
41:20de publier
41:21à l'instant
41:22un mot d'ordre
41:23pour s'attaquer
41:24au chantier
41:25de Saint-Nazaire
41:25le 8 mai prochain
41:26pour lutter justement
41:28contre la création
41:28du nouveau porte-avions
41:29mais on voit
41:31depuis
41:31depuis 2023
41:33une augmentation
41:34assez importante
41:35du nombre
41:35de sabotages
41:36et là
41:37ce qui s'est passé
41:37dans le chair
41:38c'est effectivement
41:38des sabotages
41:40des réseaux
41:41en fait l'idée
41:42c'est
41:42ils savent
41:42qu'attaquer
41:43des sites militaires
41:44ou attaquer
41:45des industries militaires
41:46c'est compliqué
41:47parce que c'est très protégé
41:48mais s'ils attaquent
41:49quelques centaines
41:51de mètres
41:51plus tôt
41:52les sites électriques
41:53il y a à la fois
41:54des dégâts considérables
41:56beaucoup moins de risques
41:57juridiques
41:57et beaucoup moins de risques
41:59de se faire attraper
42:00et c'est ce qu'ils ont fait
42:01et là on a deux usines
42:02dont une
42:03qui est celle
42:05qui crée les munitions
42:06pour les canons César
42:07qui a été mise
42:08hors d'état
42:09de fonctionner
42:09pendant quelques moments
42:10très inquiétant
42:11au moment où la France
42:11tente de se réarmer
42:13et ça effectivement
42:14on voit ces montées
42:15de sabotages
42:15il y en a de plus en plus
42:16et il y a un autre phénomène
42:17qui est extrêmement inquiétant
42:19c'est qu'à Toulouse
42:20comme à Lyon
42:20il y a maintenant
42:21des formations
42:22qui sont données
42:23pour cartographier
42:24à la fois
42:24les sites militaires
42:26les sous-traitants
42:27et multiplier
42:28et les désigner
42:29comme des cibles
42:30au public
42:31ce qui est inquiétant
42:32c'est que c'est des cibles
42:33pour les militants activistes
42:34mais c'est aussi des cibles
42:35pour nos adversaires
42:36pour nos ennemis
42:37puisque maintenant
42:37c'est des militants
42:39d'ultra-gauche
42:40qui sont en train
42:40de faire du renseignement
42:42pour nos ennemis
42:43donc c'est d'ultra-gauche
42:44encore
42:45aujourd'hui
42:46et ça effectivement
42:46on a voulu insister là-dessus
42:48parce qu'après avoir rencontré
42:50certains politiques
42:50personne ne s'en inquiétait
42:52la direction du renseignement militaire
42:54elle est très inquiète
42:55et voit effectivement
42:56qu'il y a une montée
42:57extrêmement importante
42:58des tensions
42:58et des menaces
42:59sur notre système de défense
43:01et notamment
43:02notre système industriel
43:03de défense
43:04et ça malheureusement
43:05ça n'a pas été traité
43:06pendant plusieurs années
43:07et on voit que ça augmente
43:08et là il y a au moins
43:09deux nouveaux
43:11ce week-end
43:12il y a des attaques
43:12qui sont prévues
43:13contre certaines entreprises
43:14et il y a déjà
43:15deux dates nouvelles
43:16le 8 mai
43:17à Saint-Nazaire
43:18et le salon d'eurosatorique
43:21qui est lui aussi menacé
43:22d'action violente
43:24Information majeure
43:25très importante
43:25on est au courant
43:26en amont
43:27c'est-à-dire qu'ils en font
43:28la pub en fait
43:29ils en font la pub
43:30ils sont structurés
43:31on les connaît
43:32et effectivement
43:33vu que c'est les soulèvements
43:34de la terre
43:34qui sont derrière
43:35autant dire qu'on sait
43:36que c'est sérieux
43:37c'est pas des petits
43:39c'est pas des gens rigolos
43:40c'est des gens
43:41qui ont déjà été
43:42extrêmement efficaces
43:43dans des actions de sabotage
43:44Boilem Sansal
43:45Boilem Sansal
43:46gracié en novembre
43:47par le président algérien
43:50Abdelabjintéboun
43:50après un an de prison ferme
43:52affirme samedi
43:53donc aujourd'hui
43:54qu'il entend l'attaquer en justice
43:55quand ce sera le bon moment
43:56et Boilem Sansal
43:58qui fait la une
43:59du JDD
44:00une à découvrir
44:01en exclusivité
44:02dans 100% politique week-end
44:03avec vous
44:04Hélène Roy
44:04du JDD
44:05oui absolument
44:05donc ces deux grands hommes
44:08ces deux grands amis
44:09se sont vus
44:09à Paris
44:10récemment
44:11ils ont été interrogés
44:12par Geoffroy Lejeune
44:13dans un très très grand entretien
44:15où ils reviennent
44:16sur énormément de sujets
44:17ils reviennent
44:17sur l'avenir de la France
44:19la francisation
44:19en l'occurrence
44:20qui fait l'objet
44:20de plusieurs questions
44:22des menaces existentielles
44:23qui peuvent
44:24qui peuvent
44:25qui peuvent
44:25occurer dans notre pays
44:26mais également
44:27avec aussi une question
44:28sur l'espoir
44:29et leur vision
44:30effectivement
44:30pour la France
44:31c'est un très très bel entretien
44:33il faut savoir
44:33que les deux hommes
44:34ne s'étaient pas revus
44:34depuis que Boilem Sansal
44:35était rentré en France
44:36et pourtant
44:37une très grande amitié
44:38les lie
44:38donc c'est un entretien
44:39très intéressant
44:40et c'est à découvrir
44:40bien évidemment
44:41demain dans le JDD
44:42nous y reviendrons
44:43largement
44:44notamment dans
44:44100% politique
44:45week-end
44:46demain soir
44:47je voulais qu'on se quitte
44:48avec cette bonne nouvelle
44:49Olivier Benkemon
44:50puisque vous avez
44:50vous m'avez alerté
44:52tout à l'heure
44:52je suis content
44:53d'apporter une bonne nouvelle
44:54mais bien sûr
44:54un succès
44:55succès en France
44:56470 000 entrées en salle
44:58et le film Sacré-Cœur
44:59qui désormais continue
45:00de toucher les spectateurs
45:02du monde entier
45:03alors c'est 492 000 entrées
45:07en France
45:07et plus de 850 000 entrées
45:10dans le reste de l'Europe
45:12c'est formidable
45:13pour un film
45:14qui est parti
45:15personne n'en voulait
45:17quasiment
45:17il y a eu un boycott
45:18des salles
45:18il y a surtout eu
45:19un boycott
45:20de l'affiche
45:22jusque dans le métro
45:23vous vous en souvenez
45:24puisqu'on en avait parlé
45:25on avait été les premiers
45:25à en parler
45:26il poursuit son chemin
45:27preuve que son sujet
45:29c'est-à-dire Jésus
45:30touche évidemment
45:31et le Sacré-Cœur
45:31et le film va sortir
45:33aux Etats-Unis
45:33c'est ce que nous dit
45:34Steven
45:35que j'ai eu tout à l'heure
45:37il va sortir aux Etats-Unis
45:38dans 1500 cinémas
45:39c'est-à-dire 1000 salles
45:40c'est une sortie
45:41énorme
45:42énormissime
45:43en Europe
45:44là où il a été
45:44le plus vu
45:45c'est en Pologne
45:45à part la France
45:47évidemment
45:47et puis il va sortir
45:48également en Amérique
45:50du Sud
45:51donc Costa Rica
45:53Nicaragua
45:54etc
45:54et même dans d'autres
45:55endroits en Europe
45:57donc à mon avis
45:58il va dépasser le million
45:59voire faire plusieurs millions
46:00ce film
46:01donc je trouve ça formidable
46:02aux Etats-Unis
46:03il va être distribué
46:04aux Etats-Unis également
46:05dans de nombreuses
46:06je vous ai dit
46:06mais vous ne m'écoutez pas
46:07sinon je vous dis
46:07alors vous savez pourquoi
46:09parce qu'il y a Donald Trump
46:10Donald Trump
46:12qui est en train de s'exprimer
46:13donc ce sera chez
46:14Michael Dos Santos
46:15dans le meilleur de l'info
46:17est-ce qu'il s'est exprimé
46:18sur la guerre en Iran
46:19ou pas
46:20et bien restez avec nous
46:21pour le savoir
46:22un grand merci
46:22à tous les quatre
46:24merci à Sarah Gaudron
46:25de m'avoir aidé
46:26à préparer cette émission
46:27on se retrouve demain
46:27à 16h
46:28leur inter
46:28excellente nuit
46:29sur notre antenne
46:30le meilleur de l'info
46:31Michael Dos Santos
46:32c'est tout de suite
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