- il y a 10 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00:01Bonsoir, je m'appelle Olivier de Caranfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end.
00:00:05Pour vous accompagner ce samedi soir, Caroline Tominet est avec nous.
00:00:09Bonsoir, analyste en géopolitique, à vos côtés Olivier Babeau, économiste et séise.
00:00:13Bonsoir, Marc Baudrier est avec nous également.
00:00:16Bonsoir, mon cher Marc, journaliste.
00:00:18Fabrice Akoun, entrepreneur, auditeur à l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale, va nous rejoindre dans un instant.
00:00:23Alors, vous venez de suivre sur CNews ce grand reportage.
00:00:26Les Français déclassés, le constat est fait, les perspectives économiques, elles sont mauvaises.
00:00:31Le moral des Français, il est en berne.
00:00:34Est-ce irréversible ?
00:00:35Eh bien, il semble que non, puisque l'Argentine, est-ce qu'elle n'a pas finalement démontré au monde
00:00:40entier que le déclin d'un État, ce n'est pas une fatalité ?
00:00:44Et derrière, il y a un homme, c'est Ravier Millet.
00:00:47Il arrive au pouvoir en 2023, taux d'inflation 211%.
00:00:51Défi abyssaux, pauvreté de masse.
00:00:53Deux ans plus tard, l'inflation est à 31%.
00:00:56La pauvreté a reculé de 21 points.
00:00:59Et c'est un phénomène sans précédent.
00:01:01Et c'est même un miroir pour la France.
00:01:03On va en parler.
00:01:04L'analyste économique et politique, Michael Miguer, qui vient de sortir un ouvrage, La Révolution Millet, était l'invité de
00:01:10Thierry Cabane cet après-midi.
00:01:11On va l'écouter, justement.
00:01:14La situation a été bien améliorée.
00:01:16Le taux de pauvreté a drastiquement baissé.
00:01:20La balance du déficit commercial s'est inversée.
00:01:22Maintenant, ils sont en surplus.
00:01:23Ils sont aussi en surplus fiscal.
00:01:25Et ce qui est très intéressant, c'est que c'est, entre le moment où il est élu, il a
00:01:29une minorité au Parlement argentin.
00:01:31Il fait un déficit zéro qu'il vote en un mois seulement.
00:01:34Et évidemment, quand vous coupez le robinet des dépenses publiques, il y a des ajustements.
00:01:39Et donc, il y a une toute petite régression du PIB.
00:01:42Et ça, ce sont des chocs qui ont eu lieu pendant huit mois.
00:01:44Et après huit mois, il y a eu une croissance très forte qui est revenue aux alentours de 3,5
00:01:48-4%.
00:01:49Alors, Olivier Babaut, je me tourne vers vous, bien évidemment.
00:01:52Vous êtes économiste.
00:01:53Ravier Millet, c'est une stratégie choc.
00:01:55Ça, c'est clair.
00:01:56On le comprend bien.
00:01:56Mais très concrètement, ça veut dire quoi, cette stratégie choc ?
00:01:59Quelles mesures il a pris pour, aujourd'hui, relever l'Argentine ?
00:02:03C'est un cas vraiment intéressant.
00:02:05Ça a commencé il n'y a pas très longtemps.
00:02:06C'était en décembre 2023.
00:02:07Ça veut dire que ça ne fait même pas trois ans.
00:02:09Trois ans à l'échelle d'un redressement d'un pays, c'est extrêmement peu.
00:02:12Mais il y a déjà des chiffres encourageants qui ont été cités.
00:02:14Alors, qu'est-ce qu'il a fait en arrivant ?
00:02:15En effet, une méthode de choc.
00:02:17La première, quelque chose qu'on ne peut pas faire d'ailleurs, c'est une dévaluation.
00:02:20C'est-à-dire que ta monnaie vaut moins, ce qui te permet en général d'améliorer tes exportations.
00:02:24Donc, une dévaluation extrêmement forte.
00:02:26La deuxième chose, une suppression massive de ministères.
00:02:29C'était le fameux Afuera.
00:02:30Et on se souvient de cette vidéo qui avait circulé, qui faisait rêver beaucoup de Français sans doute,
00:02:35avec l'idée que vous supprimiez toutes ces secrétaires d'État et ces ministères qui n'avaient pas tellement d
00:02:40'importance.
00:02:41Il est réduit de 18 à 9 quand même.
00:02:43Vous voyez l'action qui est impressionnante.
00:02:47Autre chose, une dérégulation du marché immobilier et une suppression de l'encadrement des loyers, en particulier dans la capitale.
00:02:56Autre élément important, une suppression de normes, mais par grands paquets.
00:03:01Même s'il y avait des paquets qui étaient plus grands prévus, il n'a pu en passer qu'une
00:03:04partie.
00:03:05Mais même avec cette partie-là, c'était une partie assez importante.
00:03:07Et puis, des incitations à l'investissement aux capitaux étrangers.
00:03:10Tout ça fait extrêmement vite dans une sorte d'action extrêmement massive qui a donné des résultats dont on a
00:03:17parlé,
00:03:17effectivement, sur le plan budgétaire, sur la balance extérieure, sur la croissance, sur la pauvreté.
00:03:23Et il faudrait le citer aussi sur les loyers, car les loyers ont baissé suite à la fin de l
00:03:28'encadrement des loyers à Buenos Aires.
00:03:30Donc, ça marche, visiblement.
00:03:32On continue d'en parler.
00:03:32Fabrice Akoun, nous a rejoint.
00:03:34Mon cher Fabrice, bonsoir.
00:03:35Merci d'être avec nous dans 100% Politique.
00:03:37On va accueillir Pierre Clairé.
00:03:39Il est directeur adjoint des études du millénaire.
00:03:43Et Pierre Clairé a produit une étude sur Ravier Mileï en octobre 2025 intitulée « Pourquoi Ravier Mileï gagne ?
00:03:50»
00:03:50Eh bien, je vous pose la question, mon cher Pierre.
00:03:52Pourquoi il gagne ?
00:03:53C'est quoi l'idéologie mileïste, au fond ?
00:03:58Écoutez, déjà, bonsoir.
00:04:00C'est un plaisir d'être avec vous ce soir.
00:04:02Donc, je dirais, pourquoi est-ce que ça marche ?
00:04:04Déjà, ce qu'il faut dire, c'est que Mileï adopte ce qu'on appelle une doctrine ultralibérale assumée.
00:04:11C'est quoi ?
00:04:12C'est, en fait, l'école autrichienne, si je peux me permettre, qui voit l'État comme, en fait, un
00:04:17prédateur structurel.
00:04:18En fait, donc, la méthode, Mileï, c'est un choc absolu, un équilibre budgétaire qui est non négociable, une dérégulation
00:04:25massive.
00:04:26Et il faut dire ce qu'il en est.
00:04:28Les résultats, ils sont là.
00:04:30Et c'est indiscutable.
00:04:31C'est-à-dire que l'inflation, quand il est arrivé, elle était de 211 %.
00:04:35On l'a ramenée aujourd'hui à 31,8 %, donc en deux ans, ce qui est quand même pas
00:04:40mal.
00:04:40Après, on a eu un excédent budgétaire en 2024 et en 2025.
00:04:45Donc, deux ans de les consécutifs.
00:04:46C'est le jamais vu depuis le retour de la démocratie en 1983 en Argentine.
00:04:50Et après, on a une croissance quand même qui est élevée.
00:04:53C'est-à-dire que l'année dernière, les chiffres l'attestent et c'est confirmé.
00:04:56On a eu 4,4 % de croissance, qui est la croissance la plus forte d'Amérique latine, alors qu
00:05:03'on partait de très, très loin.
00:05:04Et 2026 s'annonce comme ça.
00:05:06Après, voilà, pour ces méthodes, c'est assez dur.
00:05:10C'est-à-dire qu'on a 56 000 fonctionnaires qui ont été licenciés, 13 ministères qui ont été supprimés
00:05:16ou fusionnés.
00:05:17On a 13 500 mesures de régulation qui ont été prises.
00:05:22Et surtout, parce que la surie sur le gâton, on va dire, c'est que la pauvreté, elle a été
00:05:27réduite.
00:05:27On passe de 57 % au plus haut à 28 % aujourd'hui en Argentine.
00:05:33Donc, voilà, personne ne croyait que c'était possible à son déjeuner.
00:05:36Si vous le voulez bien, parce qu'il fait l'objet de critiques,
00:05:39comme tout homme politique, bien évidemment.
00:05:41Alors, sur sa personnalité, mais ça, peu importe, ça ne nous concerne pas, on parle économie pour le moment.
00:05:46Les coupes budgétaires brutales pour la gauche ont eu un impact sur le pouvoir d'achat
00:05:50et donc sur la pauvreté, sur la précarité.
00:05:53La gauche qui dit les retraités et les classes moyennes durement touchées,
00:05:56on lui reproche une politique qui impacte davantage les plus vulnérables
00:06:00et qui, finalement, profiterait davantage aux riches.
00:06:03Alors, est-ce que c'est le cas ?
00:06:06C'est plus complexe que cela, en fait.
00:06:09Et donc, pour avoir une approche réaliste, il faut reconnaître que c'est un peu vrai.
00:06:13Mais après, il faut dire en Argentine, Émilie part de très, très loin.
00:06:18Comme je l'ai dit, il a hérité quand même d'une inflation de 211 %,
00:06:22ce qui n'est pas imaginable en France.
00:06:25Et donc, voilà.
00:06:26Donc, aujourd'hui, certains disent, comme vous,
00:06:28que justement la désinflation et la croissance économique ont été obtenues
00:06:32par compression de la demande, c'est vrai.
00:06:36Mais c'est aussi précisément la phase numéro un de son plan.
00:06:40C'est-à-dire qu'il y a eu des années et des années de péronisme de gauche populiste en
00:06:46Argentine.
00:06:47Donc, il fallait donc avoir une politique contre tout ça
00:06:50et casser les anticipations inflationnistes.
00:06:53Et maintenant, on est dans une deuxième phase, une phase d'investissement.
00:06:57Et on a aujourd'hui, par exemple, un plan qui a été annoncé à Miami,
00:07:01donc il y a quelques semaines, de 85 milliards de dollars de projets d'investissement dans la zone.
00:07:06Donc, c'est l'effet.
00:07:08C'est comme tout.
00:07:09Ce n'est pas magique.
00:07:11Émilie n'a pas une baguette magique.
00:07:12Mais bon, il faut donner du temps au temps.
00:07:15Et pour l'instant, ce que je vois, c'est plus qu'intéressant, on va dire.
00:07:21Merci beaucoup, Pierre Cléret, directeur adjoint des études Le Millinaire.
00:07:24Je rappelle que vous avez donc publié une étude sur Ravier Mileï.
00:07:28Quand il arrive au pouvoir, Olivier Babeau, Ravier Mileï,
00:07:31est-ce que l'État de l'Argentine est similaire à celui de la France aujourd'hui ou pas ?
00:07:35C'est comparable ou pas du tout ?
00:07:36Non, vraiment pas.
00:07:37L'Argentine est dans un État beaucoup, beaucoup plus dégradé.
00:07:40Cette hyperinflation, évidemment, n'a absolument rien de commun avec ce qu'on peut vivre aujourd'hui en France.
00:07:45D'ailleurs, j'ai de la famille en Argentine et l'un d'eux qui est retraité me racontait
00:07:48que sa retraite, qui n'avait pas été indexée sur l'inflation, lui permettait à peine de payer maintenant l
00:07:54'électricité de sa maison,
00:07:55la retraite de toute sa vie.
00:07:56Donc, en fait, ces gens-là étaient dans un État de désespoir, de désespérance,
00:08:00qui est la seule chose, d'ailleurs, qui peut justifier et faire comprendre
00:08:04le fait qu'il se tourne vers quelqu'un comme Mileï, qui était une personnalité,
00:08:08avec un programme qui était assumé.
00:08:09Il ne l'a pas caché, il ne l'a pas tout d'un coup montré au moment où il
00:08:13a été élu.
00:08:13C'est un programme qui était clair depuis le début, qui était radicalement différent.
00:08:17Et il faut noter qu'aux législatives tout récentes d'octobre 2025, il a été conforté,
00:08:23car malgré plus de deux ans, deux ans juste, il y avait deux ans juste de pouvoir et de remède
00:08:29de cheval,
00:08:30il a gagné, son parti a gagné, donc il a été plébiscité par les Argentins.
00:08:35Est-ce que c'est duplicable en France, puisqu'elle est là ?
00:08:37La question, on pense bien évidemment à la situation française,
00:08:39française, avec un record mondial de dépenses publiques,
00:08:43enfin un record de défenses publiques, des déficits chroniques depuis 50 ans,
00:08:46une dette tout à fait explosive.
00:08:48Alors du coup, on cherche des solutions.
00:08:50Est-ce que l'alternative Mileï, elle est à regarder de près pour la France ?
00:08:54Il y a une part qu'on peut essayer de prendre, par exemple le côté méthode du typhon.
00:08:59Si on veut pouvoir réformer profondément, il faut réformer avec...
00:09:04Ce que d'ailleurs Donald Trump a un petit peu fait, c'est que vous faites beaucoup de choses
00:09:06à beaucoup de moments, à très peu de moments, pardon,
00:09:09et donc vous n'avez pas le temps pour vos adversaires de s'armer.
00:09:12Donc vous faites ça très vite, au moment où vous êtes à un maximum de légitimité.
00:09:15En revanche, du côté de la monnaie, il n'y a rien à faire.
00:09:17Nous, avec l'euro, on ne la maîtrise pas, donc il n'y a pas d'évaluation possible.
00:09:21Et une autre chose, c'est que paradoxalement, la part de l'État,
00:09:23la part des dépenses publiques dans le PIB des Argentins,
00:09:27était moins forte que chez nous. Pourquoi ?
00:09:29Parce qu'on a une grande partie de notre économie qui est publique,
00:09:31à travers notamment la sécurité sociale, j'ai nommé la maladie et les retraites.
00:09:35Et ça, c'est quelque chose que vous ne pouvez pas changer du jour au lendemain,
00:09:38puisque ça correspond à des engagements.
00:09:39Les engagements que vous avez en faveur des gens qui sont à la retraite
00:09:42ou qui vont partir à la retraite, vous ne pouvez pas les supprimer d'un coup de plume.
00:09:46La seule chose qu'on pourrait imaginer, ce sont des réformes structurelles
00:09:49du point de vue du fonctionnement de l'État, par exemple.
00:09:51En tout cas, une leçon à Fabrice Akoun, c'est qu'aujourd'hui,
00:09:57le déclin n'est pas une fatalité.
00:09:58On le voit en Argentine, et donc ça peut donner aussi de l'espoir pour la France.
00:10:02Et je pense que c'est encore moins une fatalité en France
00:10:04qu'en Argentine, on a des fondamentaux qui restent, malgré tout, très solides.
00:10:08La difficulté qu'on a en France, c'est que les contre-pouvoirs...
00:10:11Vous savez que la gauche ne reste jamais durablement majoritaire dans l'opinion.
00:10:14Donc quand elle arrive et qu'elle devient majoritaire,
00:10:16la première chose qu'elle fait, c'est de poser les graines
00:10:18pour ne plus jamais perdre le pouvoir.
00:10:20Et donc elle l'a fait en noyautant l'éducation nationale,
00:10:22en noyautant la magistrature, en noyautant la presse.
00:10:25Or aujourd'hui, ce qui se passe en France,
00:10:26c'est que les contre-pouvoirs sont devenus plus puissants que le pouvoir.
00:10:29Aujourd'hui, les socialistes représentent 1,5%
00:10:31et ils tiennent le Conseil constitutionnel,
00:10:33ils tiennent le Conseil d'État
00:10:34et grâce à ça, déjà, ils empêchent l'expression démocratique nationale.
00:10:39Ça, c'est la première chose.
00:10:40Après, vous avez les syndicats.
00:10:41Les syndicats qui représentent 5% des salariés aujourd'hui
00:10:43et qui ont cette faculté de bloquer le pays.
00:10:45On se rappelle quand Juppé avait voulu mettre la sécurité sociale
00:10:48sous tutelle de l'Assemblée nationale,
00:10:51ce que ça avait donné, alors qu'il fallait le faire.
00:10:53Et là, c'est pareil.
00:10:54Donc on a cette difficulté parce qu'après, il y a deux points.
00:10:56Il y a le point social et le point réglementation.
00:10:58La déréglementation en France, elle est obligatoire.
00:11:01Elle est indispensable, elle est urgente
00:11:02parce qu'on étouffe sous les normes et les charges.
00:11:05Je monte une entreprise en ce moment, par exemple,
00:11:07pour un restaurant, c'est 4 mois pour obtenir un crédit,
00:11:11des normes à n'en plus finir, etc.
00:11:12Donc ça empêche l'activité.
00:11:14En fait, la France, c'est un pays qui est un peu,
00:11:16entre guillemets, excusez-moi l'expression schizophrène,
00:11:18c'est-à-dire qu'on veut d'un côté redistribuer,
00:11:20mais on ne veut pas créer le gâteau des richesses.
00:11:21En fait, je veux bien qu'on distribue,
00:11:23mais plutôt que de partager la pénurie,
00:11:24laissons libre cours à la création de richesses
00:11:26en déréglementant et d'un autre côté,
00:11:28faisons du social avec ce gâteau et cette richesse qu'on crée.
00:11:31Marc Baudry, on connaît tous cette image
00:11:33de Ravière Milley avec la tronçonneuse
00:11:35pour symboliser les coupes budgétaires.
00:11:38Il y a Éric Ciotti.
00:11:39Éric Ciotti à la tête de la mairie de Nice
00:11:40qui tente, qui tente des choses
00:11:42puisqu'il a présenté, c'était jeudi,
00:11:44un plan d'économie pour financer des baisses d'impôts.
00:11:47Il veut supprimer la sécurité personnelle du maire,
00:11:50ses frais de représentation,
00:11:52le magazine municipal,
00:11:53certains événements sportifs,
00:11:55un plan d'économie annuel de 60 millions d'euros.
00:11:58C'est ça le milléisme, Éric Ciotti ?
00:12:01Il marche dans les pas de Ravière Milley, c'est le coup ?
00:12:03Oui, oui, je crois, évidemment.
00:12:05Il a supprimé bien d'autres choses.
00:12:07Éric Ciotti a supprimé des voitures de fonction,
00:12:09il a supprimé un appartement
00:12:10qui appartenait à la mairie à Paris.
00:12:13Et oui, je pense qu'il se met vraiment
00:12:15dans les pas de Ravière Milley.
00:12:17Il a la conscience, il le dit.
00:12:19Et d'ailleurs, il a pas mal d'arguments.
00:12:21Il dit que la France est écrasée d'impôts
00:12:24et qu'elle vit au-dessus de ses moyens.
00:12:27Et il le dit aussi, il le montre aussi à Nice.
00:12:30Donc c'est vrai qu'il fait de Nice un petit laboratoire
00:12:33de ce que pourrait être un gouvernement
00:12:36beaucoup plus, un peu milléiste, en tout cas,
00:12:38beaucoup plus libéral et beaucoup plus soucieux
00:12:40des dépenses de l'État ou de la puissance publique
00:12:43ou de la mairie que ce qu'on fait aujourd'hui
00:12:47ou en tout cas ce que faisait son prédécesseur
00:12:49qui pourtant n'était pas socialo-communiste.
00:12:52Donc voilà, il y avait du gras, il le montre,
00:12:55il le prouve, mais c'est vrai qu'il y a très peu
00:12:58d'hommes politiques et de partis politiques
00:13:01qui soient sur la ligne d'Éric Ciotti aujourd'hui.
00:13:03Je ne sais pas si on y reviendra.
00:13:04C'est ça, on a le sentiment aujourd'hui
00:13:07qu'effectivement, le politique est en manque de solutions
00:13:11et ne veut surtout pas couper dans les coupes budgétaires.
00:13:13On le voit, il y a plein d'exemples,
00:13:14je pense notamment à l'audiovisuel public.
00:13:15Par exemple, on voit à quel point ça suscite
00:13:17un tollé dans la société.
00:13:19On voit à quel point la question de couper
00:13:21dans certains budgets est compliquée aujourd'hui en France.
00:13:24Oui, bien sûr, c'est très difficile.
00:13:26Mais c'est aussi ce qui me frappe, moi, beaucoup,
00:13:28c'est qu'on a quelques candidats
00:13:30qui sont sur cette ligne-là.
00:13:31Il y a Dupont-Aignan, il y a Lysnard,
00:13:34il y a Marion Maréchal,
00:13:35il y a évidemment Éric Ciotti en a parlé.
00:13:38Mais ils ont, en fait, des intentions de vote
00:13:41qui sont faibles ensemble.
00:13:43Même tous, prises tous ensemble.
00:13:45Donc, en fait, est-ce que ce sont les hommes politiques
00:13:47qui ne sont pas prêts
00:13:48ou est-ce que ce sont les Français
00:13:49qui ne sont pas prêts à cela ?
00:13:51Et qui se protègent,
00:13:53qui ont envie encore de s'appuyer
00:13:55sur la maman État
00:13:56qui va les cajoler, les border
00:13:58et les empêcher de tomber dans les trous.
00:14:01C'est une vraie question.
00:14:03Et je pense que, de fait,
00:14:04le peuple français mature,
00:14:06mais qu'il n'est pas encore arrivé.
00:14:09En tout cas, c'est ce que montrent les sondages,
00:14:10au point de se dire qu'il faut couper les branches
00:14:12comme le fait Milley.
00:14:12En tout cas, il y a une personne aujourd'hui
00:14:14qui semble booster l'économie française.
00:14:17Je vous dis qui c'est dans un instant.
00:14:18Vous vouliez réagir à un mot ?
00:14:19Oui, juste pour dire une chose,
00:14:20c'est qu'en France, ça va être compliqué
00:14:21parce que vous n'avez plus d'un Français sur deux
00:14:23qui vit au crochet, entre guillemets, de l'État.
00:14:26Excusez-moi l'expression.
00:14:26Soit parce qu'il est fonctionnaire,
00:14:28soit parce qu'il touche des subsistions.
00:14:29Voilà, vous avez tout dit.
00:14:31Plus de 5 millions de fonctionnaires.
00:14:33Bon, savez-vous qui va booster l'économie française,
00:14:36visiblement ?
00:14:36Eh bien, je vous le donne en mille.
00:14:37Ce n'est pas le ministre dédié qui est à Bercy,
00:14:40mais c'est Céline Dion.
00:14:41Puisque les 16 concerts qu'elle donne à Paris
00:14:43à l'automne prochain vont attirer des touristes
00:14:46du monde entier.
00:14:47Conséquence, eh bien, ces touristes,
00:14:48ils pourraient bien doper notre croissance.
00:14:51Est-ce que c'est le cas ?
00:14:51Olivier Babaud, je vous pose la question dans un instant.
00:14:54Mais avant, on va voir ce sujet de Maéva Lamy.
00:14:58Les estimations ont de quoi donner le sourire.
00:15:02D'après Natixis, filiale du groupe BPCE,
00:15:05les concerts de Céline Dion pourraient générer
00:15:07entre plus 0,04 et plus 0,07 points de PIB
00:15:12au troisième et quatrième trimestre 2026.
00:15:15Des retombées dont devrait profiter
00:15:17l'ensemble des métiers liés au tourisme.
00:15:20En premier lieu, l'hôtellerie,
00:15:23mais pour une clientèle provinciale
00:15:25ou une clientèle internationale,
00:15:27bien évidemment, ils en profitent aussi
00:15:29pour faire des visites de sites,
00:15:32pour faire du shopping,
00:15:33pour aller au restaurant.
00:15:35À cela s'ajoute aussi toute la logistique
00:15:38des concerts,
00:15:38le recours à des fournisseurs de la région.
00:15:42Autre indication, celle de l'organisme
00:15:43qui promeut la région Île-de-France.
00:15:45Il espère entre 300 et 500 millions d'euros
00:15:48d'impact économique total.
00:15:50Des chiffres liés notamment
00:15:51à l'avenue de touristes internationaux.
00:15:54En moyenne, un francilien dépense 200 euros
00:15:57pour les concerts,
00:15:59un provincial 500 euros
00:16:02et les clientèles étrangères 1200 euros.
00:16:05Donc on démultiplie ces dépenses par spectateur.
00:16:10Une aubaine dans une période difficile
00:16:12pour le secteur du tourisme
00:16:14en raison notamment du contexte international.
00:16:17Bon, Olivier Babaud,
00:16:18hôtel-restauration, shopping,
00:16:19on l'a compris,
00:16:20tout le monde pourrait profiter
00:16:21de l'avenue de Céline Dion à Paris.
00:16:23Ça pourrait effectivement doper notre croissance
00:16:26un peu de manière significative,
00:16:27visible en tout cas ou pas ?
00:16:29Les évaluations peut-être effectivement
00:16:30autour de 0,04
00:16:32sont probablement autour de ça.
00:16:34Malheureusement, ça ne compense pas du tout
00:16:36la baisse liée à la circulation,
00:16:37à la situation géopolitique.
00:16:39Mais enfin, c'est quand même mieux
00:16:40que si ça n'existait pas.
00:16:41On a un problème,
00:16:41on a une très grande nation touristique,
00:16:44si ce n'est la plus grande,
00:16:45mais il y a des débats là-dessus
00:16:45parce qu'on a une partie des gens
00:16:46qui sont là, qui sont comptés,
00:16:47mais qui le font passer, n'est-ce pas ?
00:16:48Par exemple, pour aller en Espagne.
00:16:50Mais on a un problème,
00:16:51c'est que nous,
00:16:51nos touristes dépensent assez peu.
00:16:53On a un panier moyen du tourisme
00:16:54qui n'est pas très fort.
00:16:55Et donc, un des enjeux,
00:16:56c'est de le faire dépenser plus.
00:16:57Donc oui, c'est formidable,
00:16:58ça fait travailler des gens,
00:16:59ça fait travailler localement
00:17:01beaucoup de corps de métier.
00:17:02Il ne faut pas oublier
00:17:02qu'il y a quand même une bonne part
00:17:03des bénéfices de tout ça
00:17:04qui est répatrié ailleurs
00:17:05parce que ça reste quand même
00:17:07une production internationale.
00:17:09Mais c'est mieux
00:17:09que ça se passe chez nous.
00:17:11Ça aurait pu être ailleurs en Europe
00:17:12et ne vous donnent pas notre plaisir.
00:17:14Voilà, c'est une bonne nouvelle.
00:17:15Et puis, il y a plein de gens
00:17:15qui seront ravis d'aller l'écouter.
00:17:16Information positive, certes,
00:17:17mais un constat,
00:17:18ce n'est pas grâce à l'action de l'État.
00:17:19Pardonnez-moi d'être abat-join,
00:17:21mais c'est Céline Dion
00:17:22qui permet ce petit surplus de croissance.
00:17:25Ce n'est pas notre ministre de l'Économie.
00:17:26Oui, voilà, c'est des affaires.
00:17:28C'est une initiative privée, de fait.
00:17:31Et c'est comme ça
00:17:31qu'on fait croître l'économie.
00:17:33Bon, cela dit, voilà,
00:17:34je crois qu'Olivier a bien résumé la situation.
00:17:37C'est merveilleux pour le moral des Français.
00:17:39C'est enfin une bonne nouvelle.
00:17:41C'est un truc dans lequel
00:17:42ils vont pouvoir oublier
00:17:43les soucis, les angoisses de l'avenir, etc.
00:17:47Ça va rapporter un petit peu
00:17:48à plein de gens en France et ailleurs.
00:17:51Enfin, en France, à Paris et ailleurs,
00:17:52je veux dire, surtout à Paris.
00:17:55Mais bon, voilà,
00:17:56je ne pense pas que ça retourne complètement
00:17:58l'économie française, malheureusement.
00:17:59Mais pour faire une réflexion,
00:18:00parce qu'il est incontestable,
00:18:01vous serez tous d'accord autour de cette table
00:18:03que nous avons le plus beau pays au monde.
00:18:05Donc, nous devrions en profiter.
00:18:07Que le tourisme est un atout pour notre pays.
00:18:09Faut-il encore, effectivement,
00:18:12bichonner nos touristes ?
00:18:13Je pense aux questions de l'insécurité.
00:18:15Je pense aux questions d'immigration,
00:18:17bien évidemment,
00:18:17qui ont changé la carte postale France.
00:18:19C'est une évidence.
00:18:21Et là, il y a peut-être aussi des pertes
00:18:23ces derniers temps en France,
00:18:24dans ce secteur.
00:18:26J'étais souvent étonné
00:18:27combien un pays aussi touristique que nous
00:18:28soit mal organisé pour l'accueil du tourisme.
00:18:30Oui, exactement.
00:18:31Quand on voyage à l'étranger,
00:18:32dans tous les grands aéroports,
00:18:33vous avez un métro express,
00:18:36un train express qui vous amène
00:18:38au centre-ville de la mégapole mondiale
00:18:41où vous allez.
00:18:42À Paris, à ma connaissance,
00:18:44on n'a pas vraiment toujours
00:18:46ce même train express.
00:18:48Je crois qu'au dernier nouvel,
00:18:48il avait été refusé
00:18:49parce qu'il aurait dit un député
00:18:51un train pour les riches, n'est-ce pas ?
00:18:53C'est-à-dire celui qui va directement au centre
00:18:54depuis l'aéroport international.
00:18:58Malheureusement, c'est un accueil
00:18:59qui commence mal.
00:18:59Et souvent, on a l'impression
00:19:01que ça n'est pas à la hauteur.
00:19:03Alors, on a, grâce à Dieu,
00:19:04heureusement, une histoire extraordinaire,
00:19:06des monuments formidables,
00:19:07une culture, un climat
00:19:08qui fait venir des gens.
00:19:09Il faudrait faire attention
00:19:10car la confiance se gagne par gouttes
00:19:13mais se perd par litres.
00:19:13Voilà ce que nous pouvions dire
00:19:15sur les questions économiques ce soir.
00:19:17Quoi qu'on va continuer
00:19:18à parler d'économie,
00:19:18économie de défense,
00:19:19dans un instant.
00:19:20Mais avant, il est presque 23h
00:19:22si vous nous rejoignez sur CNews.
00:19:23Le Flash Info avec Isabelle Piboulot.
00:19:25Isabelle, bonsoir.
00:19:29Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:19:31À la une, le déplacement au Pakistan
00:19:33des émissaires américains
00:19:34annulé par Donald Trump.
00:19:36Steve Witkoff et Jared Kushner
00:19:38ne se sont pas rendus à Islamabad.
00:19:40Selon le média Axios,
00:19:42cela ne signifie pas
00:19:43une reprise de la guerre avec l'Iran,
00:19:45pays dont personne ne sait
00:19:46qui est aux commandes,
00:19:47pointe le président américain.
00:19:49Donald Trump soutient cependant
00:19:51que les Iraniens peuvent l'appeler
00:19:52quand ils le souhaitent.
00:19:54Le chef de la diplomatie iranienne,
00:19:56lui, a quitté Islamabad dans la journée,
00:19:58mais il compte revenir au Pakistan
00:20:00avant de se rendre en Russie.
00:20:02En visite actuellement
00:20:03dans la capitale omanèse,
00:20:04Abbas Arachis est entretenu
00:20:06un peu plus tôt
00:20:07avec de hauts responsables pakistanais.
00:20:09Une partie de sa délégation
00:20:10est rentrée à Téhéran
00:20:12pour des consultations liées
00:20:13à la fin de la guerre.
00:20:14Elle rejoindra le ministre iranien
00:20:16à Islamabad demain soir.
00:20:19Nouvelles attaques israéliennes
00:20:20dans le sud du Liban.
00:20:22Benyamin Netanyahou a ordonné
00:20:23de frapper avec force
00:20:25le Hezbollah pro-iranien.
00:20:27Tsaal ayant signalé
00:20:28une série de violations
00:20:30du cessez-le-feu
00:20:31en dépit de sa prolongation
00:20:32pour trois semaines.
00:20:34Des frappes ont sévi
00:20:35dans la journée
00:20:35dans le sud du pays
00:20:36où des membres du mouvement
00:20:38pro-iranien ont été éliminés.
00:20:40Au Mali,
00:20:41les djihadistes du Jnim
00:20:42revendiquent des attaques
00:20:43coordonnées avec la rébellion
00:20:45Touareg,
00:20:46les rebelles du FLA,
00:20:48le front de libération
00:20:49de l'Azawad
00:20:49affirment avoir pris
00:20:51le contrôle
00:20:51de la ville clé de Kidal.
00:20:53Des combats d'ampleur
00:20:54ont frappé
00:20:55dès l'aube
00:20:56la périphérie de Bamako
00:20:57et plusieurs villes
00:20:58importantes du pays.
00:21:00La situation serait
00:21:01désormais sous contrôle.
00:21:03Et puis ce drame
00:21:04à Clermont-Lérault.
00:21:05Un homme armé
00:21:06a été abattu
00:21:07ce matin
00:21:08par des gendarmes
00:21:09contre qui il avait
00:21:10ouvert le feu.
00:21:11L'individu cagoulé
00:21:13venait d'essayer
00:21:14de braquer une boulangerie.
00:21:15Les circonstances exactes
00:21:17restent à éclaircir.
00:21:18Deux enquêtes
00:21:19ont été ouvertes.
00:21:20L'une pour vol
00:21:21à main armée,
00:21:22la seconde pour usage
00:21:23d'armes par les gendarmes
00:21:24en patrouille.
00:21:26Merci beaucoup Isabelle.
00:21:27Nous vous retrouvons
00:21:27à minuit
00:21:28pour l'édition de la nuit.
00:21:29A tout à l'heure.
00:21:29Dans un instant,
00:21:30on va revenir bien évidemment
00:21:31sur les derniers rebondissements
00:21:32liés à la guerre
00:21:33au Moyen-Orient
00:21:34et contre l'Iran.
00:21:35Mais avant,
00:21:35ça chauffe
00:21:36entre les pays
00:21:37de l'OTAN.
00:21:38Emmanuel Macron
00:21:38a d'ailleurs répondu
00:21:39à Donald Trump
00:21:40cet après-midi.
00:21:41Face à face tendue
00:21:44Donald Trump,
00:21:44puisque le président américain,
00:21:46c'est vrai qu'il est amer.
00:21:47Il est amer
00:21:47puisqu'il reproche
00:21:48à ses alliés
00:21:49de ne pas être au rendez-vous
00:21:50de la solidarité
00:21:51dans cette guerre
00:21:52au Moyen-Orient.
00:21:53Une rancœur particulièrement
00:21:54forte vis-à-vis de l'Espagne,
00:21:56de la France
00:21:57et du Royaume-Uni.
00:21:58Emmanuel Macron
00:21:59qui d'ailleurs plaide
00:21:59pour une souveraineté totale
00:22:01de la défense européenne.
00:22:03Dans ce contexte,
00:22:03on va y revenir
00:22:04mais avant,
00:22:05retour sur les dernières déclarations
00:22:07avec Maéva Lavie.
00:22:11C'est depuis la Grèce
00:22:12qu'Emmanuel Macron
00:22:13s'est exprimé
00:22:13au sujet de l'OTAN.
00:22:15Il a d'abord tenu
00:22:16à saluer le rôle
00:22:17de l'organisation.
00:22:18L'OTAN apporte des choses
00:22:20et nous n'avons jamais considéré
00:22:21que nos alliances,
00:22:23nos partenariats
00:22:23ou l'Union européenne
00:22:24étaient une alternative
00:22:25à l'OTAN
00:22:26ou quelque chose
00:22:26pour supprimer l'OTAN.
00:22:28L'OTAN,
00:22:29c'est une alliance plus large
00:22:30qui apporte
00:22:30l'interopérabilité
00:22:31qui avait évidemment
00:22:32notre allié américain.
00:22:34Et donc nous,
00:22:35notre responsabilité,
00:22:37c'est de ne jamais rien faire
00:22:38pour affaiblir l'OTAN.
00:22:39Des propos
00:22:40dans un contexte tendu.
00:22:41Ces derniers mois,
00:22:42l'administration Trump
00:22:43a multiplié les critiques
00:22:44envers l'Alliance,
00:22:45dénonçant un manque
00:22:46de soutien
00:22:47dans la guerre
00:22:47contre l'Iran.
00:22:48Dernier exemple en date,
00:22:50un article de l'agence Reuters
00:22:51a évoqué des discussions
00:22:52aux Etats-Unis
00:22:53pour peut-être
00:22:54suspendre l'Espagne
00:22:55de l'OTAN
00:22:56en raison de son opposition
00:22:57au conflit.
00:22:58D'autres pays
00:22:59pourraient aussi être sanctionnés
00:23:00pour la même raison.
00:23:02Face à ces accusations,
00:23:03Emmanuel Macron
00:23:04a ensuite insisté
00:23:05sur l'importance
00:23:05de renforcer
00:23:06la coopération européenne.
00:23:08Ce qui est demandé
00:23:09parfois gentiment,
00:23:10parfois moins gentiment
00:23:11par les Américains
00:23:12aux Européens,
00:23:13c'est au fond
00:23:14de faire quoi ?
00:23:15De s'occuper
00:23:15de leur sécurité.
00:23:16Quand on nous dit
00:23:17ou nous secoue aujourd'hui
00:23:18un peu en menaçant
00:23:19un tel ou tel,
00:23:20la leçon qu'on doit en tirer
00:23:22ne soyons plus dépendants.
00:23:25Et donc on doit oui
00:23:26investir davantage
00:23:27mais nous Européens,
00:23:28on doit renforcer
00:23:29ce pilier européen
00:23:30de l'OTAN,
00:23:31on doit renforcer
00:23:32cette Europe de la défense.
00:23:33Le chef de l'État
00:23:34a également affirmé
00:23:35que la clause
00:23:35d'assistance mutuelle
00:23:37entre pays
00:23:37de l'Union Européenne
00:23:38en cas d'attaque
00:23:39était solide.
00:23:41Alors ne soyons plus dépendants.
00:23:43Plein de chefs de l'État,
00:23:43on va s'intéresser
00:23:44à cette phrase
00:23:45dans un instant
00:23:46mais avant on va accueillir
00:23:47le général Jean-Paul Palomé-Ros.
00:23:49Mon général,
00:23:50bonsoir,
00:23:51merci d'être avec nous
00:23:52dans 100% politique week-end.
00:23:54Expliquez-nous,
00:23:55alors on a bien compris
00:23:56que le président américain
00:23:57reproche à ses alliés
00:23:59notamment européens
00:24:00de ne pas s'engager
00:24:01dans la guerre
00:24:01contre l'Iran,
00:24:02notamment pour débloquer
00:24:04le détroit d'Hormuz
00:24:05pour bien comprendre
00:24:06dans ce cas qui nous occupe,
00:24:08c'est-à-dire la guerre
00:24:08au Moyen-Orient,
00:24:09nous ne sommes pas
00:24:10dans un cas
00:24:11où les pays de l'OTAN
00:24:13devraient intervenir
00:24:14en aide aux Américains,
00:24:15très clairement.
00:24:17On est en dehors
00:24:18de la zone de responsabilité
00:24:19de l'OTAN
00:24:21et c'est ça
00:24:22que Donald Trump
00:24:23ne veut pas accepter
00:24:25parce qu'il n'a pas
00:24:27accepté
00:24:28l'essence même
00:24:29de ce qui est l'OTAN,
00:24:30c'est-à-dire une alliance
00:24:32défensive
00:24:32avec comme objectif
00:24:34une défense collective
00:24:35pour assurer
00:24:36sa sécurité
00:24:37et une alliance
00:24:39où chacun
00:24:40amène son écho
00:24:41pour que cette défense
00:24:43et cette défense
00:24:45collective
00:24:45soient la meilleure possible.
00:24:47Il se trouve
00:24:47que les Européens
00:24:48étaient absents
00:24:49à l'appel
00:24:49pendant de très
00:24:50nombreuses années
00:24:51qu'en ce moment
00:24:53nécessité
00:24:54faisant loi
00:24:55ils sont en train
00:24:56de remettre
00:24:57au panier
00:24:58mais pour répondre
00:24:59très clairement
00:25:00à votre question
00:25:00c'est une opération
00:25:02hors zone de responsabilité
00:25:04pour mener
00:25:05une opération
00:25:05de ce type
00:25:06il faut que les 32 pays
00:25:08de l'OTAN
00:25:08aient voté
00:25:09au consensus
00:25:09une participation
00:25:11commune
00:25:12comme ça a été le cas
00:25:13en Afghanistan
00:25:13certains y participent
00:25:14pas ou non
00:25:15mais en tout cas
00:25:15l'idée même
00:25:17que l'OTAN
00:25:17soit impliquée
00:25:19c'est évidemment pas le cas
00:25:20je rappelle
00:25:21qu'en 2003
00:25:24le président Bush
00:25:26dans sa guerre
00:25:27contre l'Irak
00:25:28la France avait refusé
00:25:30on s'en souvient
00:25:30parfaitement
00:25:31de rentrer
00:25:32dans la guerre
00:25:32contre l'Irak
00:25:33à aucun moment
00:25:33s'est posé la question
00:25:35de savoir
00:25:35si la France
00:25:36devait sortir
00:25:37de l'OTAN
00:25:37ou non
00:25:37c'était tout à fait
00:25:39dissociable
00:25:40en disant
00:25:40ça c'est autre chose
00:25:41l'alliance doit garder
00:25:43sa pureté
00:25:44en quelque sorte
00:25:45en termes défensifs
00:25:46et elle ne peut s'engager
00:25:48que si les 32
00:25:48membres sont d'accord
00:25:49et on voit même
00:25:51qu'aujourd'hui
00:25:52Donald Trump
00:25:53souhaite sanctionner
00:25:54certains membres
00:25:55de l'alliance atlantique
00:25:56dont l'Espagne
00:25:57est-ce que cette guerre
00:25:58cette guerre au Moyen-Orient
00:26:00elle peut marquer
00:26:00un tournant
00:26:01dans l'alliance atlantique
00:26:03voire sa rupture
00:26:04on voit que le monde
00:26:05se redessine
00:26:06avec ces nouvelles guerres
00:26:08est-ce que
00:26:08ça peut sonner
00:26:09la fin de l'OTAN
00:26:10selon vous
00:26:12alors par étape
00:26:14il est clair
00:26:15que les Etats-Unis
00:26:16de Donald Trump
00:26:17je le souligne
00:26:20voient l'OTAN
00:26:21d'une manière
00:26:22très transactionnelle
00:26:23et pervertissent
00:26:26en quelque sorte
00:26:27l'idée même
00:26:27de ce qu'était
00:26:28l'alliance
00:26:28c'est une grosse différence
00:26:30avec les présidents précédents
00:26:31les présidents américains
00:26:32qui certes demandaient
00:26:33aux européens
00:26:35de faire plus
00:26:35mais qui étaient
00:26:36totalement engagés
00:26:37dans cette alliance
00:26:39qui a garanti
00:26:39la paix
00:26:40et la sécurité
00:26:40dans sa zone
00:26:41de responsabilité
00:26:42et en particulier
00:26:43en Europe
00:26:44depuis 1949
00:26:45excusez du peu
00:26:46donc
00:26:47et avec des pays
00:26:49qui sont venus
00:26:49spontanément
00:26:50parce que
00:26:52cette idée
00:26:52d'une défense collective
00:26:53les intéressait
00:26:54pour continuer
00:26:54pour prospérer
00:26:55et là
00:26:56le contrat
00:26:57semble-t-il
00:26:58est cassé
00:26:59parce que
00:27:01Trump
00:27:01c'est sa philosophie
00:27:03c'est sa manière
00:27:04de faire
00:27:05lui
00:27:06pour lui
00:27:07tout est transactionnel
00:27:08alors
00:27:08il n'a pas
00:27:09complètement tort
00:27:10d'un côté
00:27:10comme je l'ai dit
00:27:11les européens
00:27:12n'ont pas fait le job
00:27:13pour être à la hauteur
00:27:15d'une défense collective
00:27:16crédible
00:27:17aujourd'hui
00:27:17dans un monde
00:27:18incertain
00:27:18où il y a
00:27:20des vrais rapports
00:27:20de puissance
00:27:21maintenant
00:27:22il y a des efforts
00:27:22qui sont faits
00:27:23mais si on prend
00:27:26par exemple
00:27:27le cas de l'Espagne
00:27:28qui est très intéressant
00:27:29parce que
00:27:29l'Espagne a refusé
00:27:31a refusé
00:27:32de s'engager
00:27:32à dépenser
00:27:333,5
00:27:34voire 5%
00:27:35de son PIB
00:27:36pour la défense
00:27:37là on est dans un cas
00:27:38qui est
00:27:39où les alliés
00:27:41de l'OTAN
00:27:41doivent s'interroger
00:27:42pourquoi un des pays
00:27:44de l'OTAN
00:27:44est en train
00:27:45de faiblir
00:27:45alors que
00:27:46notre charte
00:27:48c'est de s'engager
00:27:48ensemble
00:27:49et pour s'engager
00:27:50ensemble
00:27:50d'investir
00:27:52ensemble
00:27:53quelque part
00:27:53donc je pense
00:27:54que le cas
00:27:54le plus intéressant
00:27:55c'est quand même
00:27:56l'Espagne
00:27:57qui est
00:27:58en ce moment
00:27:59le maillon faible
00:28:01Merci beaucoup
00:28:02Général Jean-Paul Paloméros
00:28:03pour vos éclairages
00:28:05alors en tout cas
00:28:06un enseignement
00:28:07très clair
00:28:07après ces propos
00:28:09de Donald Trump
00:28:10Caroline Tominet
00:28:11ne soyons plus
00:28:12dépendants
00:28:13voilà ce que dit
00:28:14aujourd'hui Emmanuel Macron
00:28:15concrètement
00:28:16est-ce que l'Europe
00:28:17elle peut être
00:28:18totalement autonome
00:28:19en matière de défense
00:28:20alors quand je dis
00:28:21totalement autonome
00:28:22je pense aux chaussures
00:28:24des militaires
00:28:24en passant par les avions
00:28:26en passant par les drones
00:28:27puisqu'on sait que c'est
00:28:28aussi un enjeu
00:28:29aujourd'hui
00:28:30est-ce que l'Europe
00:28:31pourrait être autonome
00:28:32et produire tout cela
00:28:33alors la France
00:28:35est autonome
00:28:36elle n'a pas
00:28:37assez investi
00:28:39dans une défense
00:28:40massive
00:28:41mais par contre
00:28:42tout ce qu'elle produit
00:28:43aujourd'hui
00:28:43lui permet
00:28:45d'être autonome
00:28:45donc avec un éventail
00:28:47très large
00:28:48jusqu'au sous-marin
00:28:50nucléaire
00:28:51et donc nous
00:28:52de ce côté-là
00:28:53on est aussi
00:28:55avec une force
00:28:55importante
00:28:56côté industriel
00:28:58c'est un des derniers
00:28:59fleurons qui nous reste
00:29:00et vu l'actualité
00:29:02il est important
00:29:03de le développer
00:29:04donc ça
00:29:05c'est clé
00:29:05aujourd'hui
00:29:06par contre
00:29:06les pays européens
00:29:07ont fait le choix
00:29:08de la dépendance
00:29:10aux Etats-Unis
00:29:11en particulier
00:29:12l'Angleterre
00:29:13la Pologne
00:29:13l'Allemagne
00:29:14mais aussi
00:29:15d'autres pays d'Europe
00:29:16ils sont à 70%
00:29:17équipés
00:29:18avec du matériel
00:29:19américain
00:29:20avec une dépendance
00:29:22aussi
00:29:22sur d'autres matériels
00:29:24et à partir du moment
00:29:25où ils avaient fait
00:29:25le choix
00:29:26d'acheter américain
00:29:27les Américains
00:29:28peuvent bloquer
00:29:29en fait
00:29:29toutes les interventions
00:29:31des pays
00:29:33d'Europe
00:29:34donc Emmanuel Macron
00:29:35leur dit aujourd'hui
00:29:36acheter français
00:29:37finalement
00:29:37pour faire court
00:29:38il faut qu'on dise
00:29:39acheter français
00:29:40il faut acheter aussi
00:29:42européen
00:29:43et la compétition
00:29:44pour la France
00:29:44elle est au sein
00:29:46de l'Europe
00:29:46pour ces pays européens
00:29:47mais on est évidemment
00:29:49très très bien placé
00:29:50avec des produits
00:29:51qui sont très compétitifs
00:29:52réellement
00:29:54d'ailleurs la DGA
00:29:55a fait d'énormes
00:29:59investissements
00:29:59et puis
00:30:00des avancées
00:30:02fulgurantes
00:30:03ces dernières années
00:30:04avec les terrains de guerre
00:30:06qui se développent
00:30:07il y a autre chose
00:30:08c'est que
00:30:09la Chine
00:30:10se développe
00:30:12de manière exponentielle
00:30:13en matière de défense
00:30:15l'état-major
00:30:16qui est construit
00:30:17le bâtiment d'état-major
00:30:18chinois
00:30:19aujourd'hui
00:30:19fait dix fois
00:30:20l'état-major américain
00:30:22avec aussi
00:30:23des constructions
00:30:24en sous-sol
00:30:25sans parler
00:30:26de leur flotte
00:30:27qui est la plus puissante
00:30:28en termes de construction
00:30:30dans le monde
00:30:31et on a de quoi
00:30:32s'inquiéter
00:30:32ils sont en train
00:30:33d'affaiblir
00:30:34avec l'axe
00:30:35Iran-Russie
00:30:36ils sont en train
00:30:36d'affaiblir
00:30:37les trumpistes
00:30:38les américains
00:30:40sur le Moyen-Orient
00:30:41il y a une stratégie
00:30:42derrière
00:30:43et ça
00:30:44c'est très inquiétant
00:30:45et il est hors de question
00:30:46que l'Europe
00:30:47et la France en particulier
00:30:50on doit respecter
00:30:51nos engagements
00:30:52mais quand il n'y en a pas
00:30:53on n'a pas à y aller
00:30:53et il faut absolument
00:30:55défendre nos intérêts
00:30:56nos intérêts
00:30:57c'est de savoir
00:30:58défendre
00:30:58notre pays
00:30:59d'abord
00:31:00avec du matériel
00:31:01défendre l'Europe
00:31:02et nos engagements
00:31:04militaires
00:31:05faut-il encore avoir
00:31:06ce matériel
00:31:07est-ce qu'on a
00:31:08les capacités
00:31:09de production
00:31:09aujourd'hui
00:31:10pour ne plus acheter
00:31:11nos équipements
00:31:12en Corée du Sud
00:31:13aux Etats-Unis
00:31:14par exemple
00:31:15voilà aussi la question
00:31:16il va falloir accélérer
00:31:17notre processus
00:31:17de production
00:31:18en matière militaire
00:31:19me semble-t-il
00:31:19comme à son habitude
00:31:21le président Macron
00:31:23est dans un décalage total
00:31:24entre le déclaratif
00:31:25et la réalité
00:31:26moi je veux bien
00:31:27qu'on dise qu'il faut
00:31:28que l'Europe
00:31:28soit totalement européenne
00:31:29pourquoi on vend LMB
00:31:30à une boîte américaine
00:31:31LMB fabrique
00:31:32les ventilateurs
00:31:34de refroidissement
00:31:35des sous-marins nucléaires
00:31:36lanceurs d'engin
00:31:37de porte-avions
00:31:38et des rafales
00:31:40on a vendu
00:31:41avec prétendument
00:31:42une golden share
00:31:43c'est-à-dire qui donne
00:31:43un droit de vote
00:31:44un peu supérieur
00:31:45s'il y a des décisions stratégiques
00:31:46ça c'est absolument
00:31:48catastrophique
00:31:48parce que vous savez
00:31:49si un jour
00:31:49il y a un conflit
00:31:50avec les américains
00:31:51je peux vous dire
00:31:52qu'ils ne se gêneront pas
00:31:52malgré la golden share
00:31:53pour interdire
00:31:55la vente de ventilateurs
00:31:57qui clouera au sol
00:31:58nos avions
00:31:59donc vous voyez bien
00:32:00qu'il y a toujours
00:32:01370 millions d'euros
00:32:02on a bradé
00:32:03une pièce essentielle
00:32:04de notre défense
00:32:05et de notre
00:32:06comment dire
00:32:07de notre arme nucléaire
00:32:08parce que vous savez
00:32:09que vous avez
00:32:09les deux composantes
00:32:10c'est navale
00:32:10les deux composantes
00:32:11c'est les composantes navales
00:32:12et les composantes aériennes
00:32:13de l'arme nucléaire
00:32:15on les a vendues
00:32:16pour 370 millions d'euros
00:32:18donc moi j'aimerais bien
00:32:19comprendre
00:32:19j'aimerais bien
00:32:20l'avoir en face de moi
00:32:21pour lui poser la question
00:32:22et le deuxième élément
00:32:23c'est qu'avant de parler
00:32:23de défense européenne
00:32:24vous avez 3 avions européens
00:32:26vous avez le Rafale
00:32:27vous avez le Typhoon
00:32:27et vous avez l'Eurofighter
00:32:28et déjà ils n'arrivent pas
00:32:29à se mettre d'accord
00:32:30le SCAF
00:32:30en ce moment
00:32:31donc le système
00:32:32de combat aérien
00:32:34du futur
00:32:35il est à l'arrêt
00:32:36donc je veux bien
00:32:37qu'on nous parle
00:32:37de cette défense européenne
00:32:38mais ils n'arrivent même pas
00:32:39à se mettre d'accord
00:32:39Caroline Tominet
00:32:40c'est vrai que c'est intéressant
00:32:42ce que vous soulevez
00:32:42Caroline Tominet
00:32:43Olivier Babaut
00:32:43peut-être votre réaction
00:32:44puisque c'est vrai
00:32:45que l'actualité nous montre
00:32:46qu'on a davantage
00:32:47aujourd'hui
00:32:48d'entreprises françaises
00:32:49qui sont vendues à l'étranger
00:32:50notamment aux américains
00:32:51plutôt que d'entreprises françaises
00:32:52qui investissent
00:32:53dans la défense
00:32:54ou qui investissent
00:32:55dans les composantes
00:32:56les américains
00:32:57sont en train d'attaquer
00:32:58le marché européen
00:32:59évidemment
00:32:59sur le domaine
00:33:00de la défense
00:33:01après la vente
00:33:03qui a été faite
00:33:03a été en partie démantelée
00:33:05mais je pense qu'effectivement
00:33:06c'est pas dans notre intérêt
00:33:07ça c'est évident
00:33:08et ils sont en train
00:33:09de mettre la main
00:33:09sur des industries
00:33:10et des start-up
00:33:11en Allemagne
00:33:13en particulier
00:33:13donc ils vont pas se gêner
00:33:15mais défendons nos intérêts
00:33:16et on souhaite
00:33:17réindustrialiser la France
00:33:18c'est le moment
00:33:19à travers la défense
00:33:20parce que de toutes les façons
00:33:21on sait très bien
00:33:22que la production
00:33:25industrielle
00:33:25en Russie
00:33:26en Chine
00:33:27est phénoménale
00:33:28et le problème
00:33:30aussi des Etats-Unis
00:33:31c'est qu'ils ont pas
00:33:32les capacités aujourd'hui
00:33:33d'augmenter la production
00:33:35donc ils vont être
00:33:36face à un réel problème
00:33:37avec la guerre du Moyen-Orient
00:33:38entre le déclaratif
00:33:39d'Emmanuel Macron
00:33:40et la réalité
00:33:41oui alors il faut dire
00:33:42qu'on peut lui rendre justice
00:33:44d'avoir parlé
00:33:45de l'autonomie stratégique
00:33:46européenne
00:33:46dès 2017
00:33:47c'est déjà pas mal
00:33:48sur la Sorbonne
00:33:49donc c'est déjà
00:33:49une prescience
00:33:51qu'il avait eue
00:33:51parce qu'il faut souvenir
00:33:52que ses prédécesseurs
00:33:54parce qu'il faut toujours
00:33:54se rappeler
00:33:55qu'il n'a pas commencé
00:33:55l'histoire de France
00:33:56et qu'il y a
00:33:57notamment dans la Ve République
00:33:58d'autres présidents
00:33:59que ses prédécesseurs
00:34:00à un moment donné
00:34:01imaginaient qu'on était
00:34:02dans un monde
00:34:02où la paix perpétuelle
00:34:03à la pente
00:34:04avait été mise en place
00:34:06et que c'était plus la peine
00:34:07de dépenser autant d'argent
00:34:08dans la défense
00:34:09et donc il avait senti ça
00:34:10mais il n'a pas su
00:34:11à l'époque
00:34:12entraîner l'Europe
00:34:13et aujourd'hui
00:34:14il faut dire
00:34:14qu'Emmanuel Macron
00:34:15a le problème
00:34:16de la France
00:34:17de façon générale
00:34:18qui est que
00:34:18nos beaux conseils
00:34:20et nos bonnes idées
00:34:21se heurtent toujours
00:34:22à l'image
00:34:23que nous donnons aujourd'hui
00:34:24d'un pays
00:34:24qui n'a pas su mettre
00:34:25de l'ordre
00:34:26dans ses dépenses
00:34:27quand vous n'avez pas
00:34:27les moyens
00:34:28de votre politique
00:34:29et bien on ne vous écoute pas
00:34:30mais vous voyez
00:34:31le général Bertrand Cavalier
00:34:33qui nous regarde
00:34:33me dit
00:34:33tout l'armement individuel
00:34:35est désormais acheté
00:34:35à l'étranger
00:34:36idem munitions
00:34:37petits calibres
00:34:38je pense notamment
00:34:39à l'arme
00:34:39à la gendarmerie
00:34:40c'est très simple
00:34:40pour monter à 3 points
00:34:42ou 3 points et demi
00:34:43en pourcentage du PIB
00:34:44des défenses
00:34:46pour la défense
00:34:47il faudrait qu'on ait
00:34:48des marges budgétaires
00:34:49qu'on a tout simplement plus
00:34:50en fait
00:34:50alors à quoi pense-t-il
00:34:51Emmanuel Macron
00:34:52Marc Baudrier
00:34:53avant d'aller retrouver
00:34:54Ramzi Malouki
00:34:55à Los Angeles
00:34:55puisqu'on va s'intéresser
00:34:56au dernier rebondissement
00:34:57dans la guerre
00:34:58au Moyen-Orient
00:34:58il pense finalement
00:34:59davantage à réindustrialiser
00:35:01la France
00:35:02pour qu'on soit
00:35:03davantage mieux protégé
00:35:04ou autonome
00:35:05ou il pense
00:35:06davantage à une armée
00:35:07européenne
00:35:08on a eu ce débat
00:35:09c'est la bonne question
00:35:10je sais que vous avez
00:35:10écrit là-dessus
00:35:11c'est pour ça que je me
00:35:12tourne vers vous
00:35:12mais oui
00:35:13mais c'est évident
00:35:14qu'on suit son regard
00:35:15Emmanuel Macron
00:35:16c'est un européiste
00:35:17convaincu
00:35:18et donc
00:35:18toutes les crises
00:35:21finalement
00:35:21et tout ce qui peut
00:35:22permettre de faire avancer
00:35:24son idée
00:35:24d'une Europe
00:35:25supranationale
00:35:26est bon à prendre
00:35:27en l'occurrence
00:35:28l'armée européenne
00:35:30c'est l'armée
00:35:31la défense
00:35:32d'un pays
00:35:33c'est vraiment
00:35:33on est vraiment là
00:35:35au coeur du régalien
00:35:36une armée
00:35:38des frontières
00:35:39c'est une armée
00:35:41pour défendre
00:35:42les frontières
00:35:42c'est vraiment
00:35:43on est là vraiment
00:35:44au coeur
00:35:45de la mission
00:35:45de l'Etat
00:35:46à partir du moment
00:35:48où nous avons
00:35:49donné nos frontières
00:35:50confié nos frontières
00:35:52aux autres pays
00:35:53aux pays de l'extérieur
00:35:54de l'Europe
00:35:55et à Frontex
00:35:55notamment
00:35:56pour les défendre
00:35:57on a vu le résultat
00:35:58là on est en train
00:35:59de faire la même chose
00:36:00avec la défense nationale
00:36:01on est en fait
00:36:02en train de solder
00:36:03notre souveraineté
00:36:04donc en fait
00:36:05la question
00:36:06c'est ça
00:36:06souveraineté oui
00:36:07mais souveraineté de l'Europe
00:36:08ou souveraineté de la France
00:36:09c'est tout l'enjeu
00:36:09et on aura l'occasion
00:36:10on aura l'occasion
00:36:12d'en débattre à nouveau
00:36:13puisque un mot
00:36:14avant de retrouver
00:36:15Ramzi Malou
00:36:15qui vouliez ajouter
00:36:16Caroline Tominet
00:36:17c'est important
00:36:18de soutenir
00:36:19les pays d'Europe
00:36:20pour qu'ils gagnent
00:36:21en souveraineté
00:36:21en vendant notre matériel
00:36:23on a l'éventail
00:36:25du matériel
00:36:25et c'est stratégique
00:36:27et c'est important
00:36:28de communiquer là-dessus
00:36:30et il faut absolument
00:36:31qu'on mette en avant
00:36:32nos points positifs
00:36:33et là on en a un
00:36:34c'est comme le luxe
00:36:35et il faut absolument
00:36:36avancer
00:36:36puisque les pays européens
00:36:38sont en demande
00:36:38exactement
00:36:39et produire davantage
00:36:40et mettre tout en place
00:36:41et pas vendre aux américains
00:36:42nos entreprises
00:36:43notamment
00:36:43commençons par cela
00:36:45aucun espoir
00:36:46de pourparler
00:36:47entre les américains
00:36:47et les gardiens
00:36:48de la révolution
00:36:49aujourd'hui
00:36:49puisque Donald Trump
00:36:51a fait annuler
00:36:51cet après-midi
00:36:52le déplacement
00:36:53de ses émissaires
00:36:54au Pakistan
00:36:55pour les négociations
00:36:56avec l'Iran
00:36:56alors Ramzi Malouki
00:36:58est en direct
00:36:58avec nous
00:36:59depuis Los Angeles
00:37:00mon cher Ramzi
00:37:01bonsoir
00:37:02une déclaration
00:37:03donc de Donald Trump
00:37:04cet après-midi
00:37:05sur la chaîne
00:37:05Fox News
00:37:06me semble-t-il
00:37:11oui absolument
00:37:12alors
00:37:12vous savez
00:37:13Washington assume
00:37:14on ne négocie pas
00:37:15pour rien
00:37:16donc c'est pas la peine
00:37:16d'y aller
00:37:17mais dans les faits
00:37:18en fait
00:37:18il y a un changement
00:37:19de méthode
00:37:19je m'explique
00:37:20en fait
00:37:21Trump
00:37:21ce qu'il dit
00:37:22clairement à Téhéran
00:37:23c'est à vous
00:37:23de faire le premier pas
00:37:25et d'accepter
00:37:25nos conditions
00:37:26les trois dormous
00:37:27nucléaires
00:37:27et etc
00:37:28il y a une deuxième chose
00:37:30c'est que c'est une posture
00:37:31politique aussi
00:37:32c'est lui qui impose
00:37:33son tempo
00:37:34il veut donner l'image
00:37:35d'un président
00:37:36qui ne va pas négocier
00:37:36tout à tout prix
00:37:37et puis
00:37:38troisième chose
00:37:39très importante
00:37:40il met la pression
00:37:40non pas sur Téhéran
00:37:41mais sur les divisions
00:37:43internes
00:37:43au sein du régime
00:37:44iranien
00:37:45et vous savez quoi Olivier
00:37:46ça a l'air de marcher
00:37:47parce qu'on a appris
00:37:48il y a quelques minutes
00:37:49que les ministres iraniens
00:37:50ont appelé le Pakistan
00:37:51ont dit
00:37:52vous savez quoi
00:37:52on part pour Islamabad
00:37:53alors qu'est-ce qui va se passer
00:37:55maintenant
00:37:55est-ce qu'il va répondre
00:37:56en tout cas
00:37:56quelque chose
00:37:57nous dit que cette méthode
00:37:59de mettre la pression maximale
00:38:01alors que cesser le feu
00:38:01est fragile
00:38:02on le sait
00:38:03le moindre incident
00:38:04et tout peut basculer
00:38:05ça a l'air de fonctionner
00:38:06depuis le début des frappes
00:38:10fin février
00:38:11Donald Trump s'appuie
00:38:11sur un texte
00:38:12sous votre contrôle
00:38:13qui date de 1973
00:38:14vous nous en direz
00:38:15peut-être un peu plus
00:38:16qui lui permet
00:38:17d'engager des opérations militaires
00:38:18pendant 60 jours
00:38:20alors sans autorisation
00:38:21du congrès
00:38:23or
00:38:23cette échéance
00:38:24c'est maintenant
00:38:25alors est-ce que
00:38:26Donald Trump
00:38:26peut encore agir seul
00:38:31oui exactement
00:38:32vous l'avez dit
00:38:32Olivier
00:38:33donc 60 jours
00:38:34sans autorisation
00:38:34du congrès
00:38:35même s'il a outrepassé
00:38:36on le sait
00:38:37l'autorisation du congrès
00:38:38c'est vrai que
00:38:39jusqu'ici
00:38:40alors il était un petit peu
00:38:41dans les clous
00:38:42c'est-à-dire qu'en fait
00:38:43vous savez
00:38:43vous vous souvenez
00:38:44à chaque fois
00:38:44c'est la fin est proche
00:38:45dans quelques semaines
00:38:46dans deux semaines
00:38:47dans quatre semaines
00:38:48mais là
00:38:48effectivement
00:38:49on arrive à 60 jours
00:38:50alors il y a deux options
00:38:51soit
00:38:51il demande
00:38:52l'autorisation du congrès
00:38:54ce qui est peu probable
00:38:56soit
00:38:56il se retrouve
00:38:57face à un risque
00:38:57à la fois politique
00:38:59et juridique
00:39:01sauf que
00:39:01on va être réaliste
00:39:03quand même
00:39:03le congrès est dominé
00:39:04par les républicains
00:39:05on le sait
00:39:06toutes les tentatives
00:39:07jusqu'à présent
00:39:07de la part des démocrates
00:39:08ou même des frondes
00:39:10au sein même
00:39:10du parti républicain
00:39:11qui ont essayé
00:39:12de limiter le pouvoir
00:39:13du président
00:39:13pour les frappes militaires
00:39:15toutes ces tentatives
00:39:16ont échoué
00:39:17donc en fait
00:39:18les républicains
00:39:19sont derrière
00:39:20Donald Trump
00:39:20Donald Trump
00:39:21juridiquement
00:39:22a les mains libres
00:39:23il est un petit peu
00:39:23dans une zone grise
00:39:24maintenant il y a
00:39:25un facteur clé
00:39:26qu'il ne faut pas négocier
00:39:27oui il peut agir seul
00:39:28mais le facteur clé
00:39:29c'est quoi
00:39:29c'est l'opinion américaine
00:39:30l'opinion américaine
00:39:31est fatiguée
00:39:32de cette guerre
00:39:33qui dure
00:39:34et l'opinion américaine
00:39:35ce qui l'intéresse
00:39:36surtout
00:39:37c'est qu'on ait
00:39:38une porte de sortie
00:39:39elle n'a aucune sympathie
00:39:41attention pour le régime
00:39:41de Téhéran
00:39:42non c'est pas le problème
00:39:43c'est l'impact
00:39:44de cette guerre
00:39:45sur le coût de la vie
00:39:47le pouvoir d'achat
00:39:48l'inflation
00:39:48l'essence
00:39:50à la pompe
00:39:51et ça
00:39:51ça fatigue les américains
00:39:52parce que ça touche
00:39:53à leur portefeuille
00:39:54enfin au portefeuille
00:39:55du consommateur américain
00:39:56la question Olivier
00:39:57et je terminerai là-dessus
00:39:59c'est
00:39:59est-ce que Trump
00:40:00va agir seul
00:40:01ou bien est-ce qu'il va agir
00:40:03contre l'humeur
00:40:04des américains
00:40:05merci beaucoup
00:40:06Ramzi
00:40:07c'est toujours très clair
00:40:07Ramzi Malouti
00:40:08en direct de Los Angeles
00:40:09Caroline Tominet
00:40:10alors on voit bien
00:40:11que
00:40:11question diplomatie
00:40:13ça ne cesse
00:40:13de bouger
00:40:14ça doit d'ailleurs
00:40:15énormément échanger
00:40:16peut-être dans la coulisse
00:40:18vraisemblablement
00:40:19on ne sait pas tout
00:40:19puisque le ministre iranien
00:40:21des affaires étrangères
00:40:22va donc retourner
00:40:23au Pakistan
00:40:24voilà la dernière info
00:40:25après avoir dit
00:40:26eh bien on ne négocie pas
00:40:27peut-être que
00:40:28la pression américaine
00:40:29de Donald Trump
00:40:30fonctionne
00:40:31comme le disait Ramzi Malouti
00:40:32les deux camps
00:40:33les deux camps
00:40:33en fait ont intérêt
00:40:34à laisser traîner
00:40:36mais pour les américains
00:40:37il y a quand même
00:40:37des coûts là
00:40:38qui sont importants
00:40:39même s'il n'y a que
00:40:4050 000 hommes
00:40:41qui vont être sur place
00:40:42il y a toute la partie
00:40:43logistique
00:40:44et on sait aussi
00:40:45qu'au niveau des tirs
00:40:47ça a été quand même
00:40:48très coûteux
00:40:49pour les américains
00:40:49qui n'ont pas
00:40:50des stocks phénoménaux
00:40:51derrière vous avez
00:40:52quand même un axe
00:40:53la Chine veut devenir
00:40:55première puissance mondiale
00:40:56donc elle a intérêt
00:40:58à pousser l'Iran
00:40:59à fatiguer les américains
00:41:00il est rentré
00:41:02dans un conflit
00:41:04dont il a fixé
00:41:05de manière assez vague
00:41:07les objectifs
00:41:08mais en tous les cas
00:41:08ce qui est sûr
00:41:09c'est qu'il ne peut pas
00:41:10repartir avec un échec
00:41:12il n'a pas envoyé
00:41:13les troupes au sol
00:41:15volontairement
00:41:15parce qu'il a conscience
00:41:16vraiment du risque
00:41:18pour les américains
00:41:21mais il est dans une posture
00:41:23qui est compliquée
00:41:24emmenée par les israéliens
00:41:26qui l'ont séduit
00:41:27qui avaient en fait
00:41:28fait la même chose
00:41:29auprès des présidents
00:41:31d'avant
00:41:31en essayant de les emmener
00:41:33sur le conflit iranien
00:41:34et les iraniens
00:41:35ça fait 40 ans
00:41:35qu'ils préparent ça
00:41:36on raconte aujourd'hui
00:41:38que maintenant
00:41:38on se rend compte
00:41:39qu'il y a 60%
00:41:40des missiles
00:41:41en fait
00:41:41qui sont encore
00:41:42sous terre
00:41:44en fait
00:41:44avec évidemment
00:41:45des drones
00:41:47qui sont en stock
00:41:49très important
00:41:50et le conflit
00:41:52ne s'arrête pas
00:41:53donc il a le problème
00:41:55aussi des mid-terms
00:41:55qui vont arriver
00:41:56et beaucoup
00:41:58beaucoup
00:41:58de complications
00:41:59on savait bien
00:42:00que le Moyen-Orient
00:42:01ça ne se présente pas
00:42:03forcément
00:42:04comme on l'avait
00:42:05prédit
00:42:05mais en tous les cas
00:42:06ça peut être vite
00:42:06rapidement
00:42:07un vrai conflit
00:42:09qui peut devenir
00:42:09international
00:42:10avec derrière
00:42:11la Russie
00:42:12et la Chine
00:42:13qui peuvent aussi
00:42:14alimenter le conflit
00:42:15brouillard de la guerre
00:42:17brouillard diplomatique
00:42:18donc nous continuons
00:42:19de suivre tout cela
00:42:20sur CNews
00:42:21on va marquer une pause
00:42:22on ira faire un détour
00:42:23au Mali
00:42:24puisque je ne sais pas
00:42:24si vous avez vu
00:42:25les djihadistes
00:42:26sont de retour
00:42:27en ce moment même
00:42:28et sont pas loin
00:42:29de la capitale
00:42:30de Bamako
00:42:30on en parle
00:42:31dans un instant
00:42:32sur CNews
00:42:36la France est partie
00:42:37et aujourd'hui
00:42:38les djihadistes
00:42:39sont de retour
00:42:40au Mali
00:42:41les djihadistes
00:42:42du groupe de soutien
00:42:42à l'islam
00:42:43et aux musulmans
00:42:44alors ils sont affiliés
00:42:45à Al-Qaïda
00:42:45ont revendiqué
00:42:46aujourd'hui
00:42:47une série d'attaques
00:42:48contre des positions
00:42:49stratégiques
00:42:50de la junte
00:42:50au pouvoir
00:42:51au Mali
00:42:52en périphérie
00:42:53de Bamako
00:42:54notamment
00:42:55et dans plusieurs villes
00:42:56importantes du pays
00:42:56explication de Célia Judah
00:42:58et ensuite on trouvera
00:42:59Claude Moniquet
00:43:00qui sera en liaison avec nous
00:43:03ça continue encore
00:43:06ça continue encore
00:43:08les petits djihadistes
00:43:09la résistent
00:43:10c'est par ces détonations
00:43:12que plusieurs villes
00:43:13du Mali
00:43:13ont été réveillées
00:43:14ce matin
00:43:15des attaques
00:43:16ont visé
00:43:16plusieurs localités
00:43:17du pays
00:43:18notamment la capitale
00:43:19Bamako
00:43:20mais aussi
00:43:21Sévaré, Gao,
00:43:22Kidal
00:43:23ou encore Kati
00:43:24à proximité
00:43:25de la principale
00:43:26base militaire
00:43:27de la junte au pouvoir
00:43:29des échanges de tirs
00:43:30ont opposé
00:43:31des combattants
00:43:31djihadistes
00:43:32et rebelles
00:43:33Touareg
00:43:33aux forces
00:43:34de l'armée malienne
00:43:35le front de libération
00:43:36de l'Azawa
00:43:37d'une coalition
00:43:38de groupes armés
00:43:39du nord
00:43:39affirme d'ailleurs
00:43:40avoir pris le contrôle
00:43:42de la ville stratégique
00:43:43de Kidal
00:43:44territoire revendiqué
00:43:45par les rébellions
00:43:46Touareg
00:43:47et tenu jusque-là
00:43:48par l'armée malienne
00:43:49à Bamako
00:43:50la situation
00:43:51reste tendue
00:43:52plusieurs hélicoptères
00:43:53militaires
00:43:54survolaient toujours
00:43:55la ville
00:43:55à la mi-journée
00:43:56selon les autorités
00:43:58plusieurs assaillants
00:43:59ont été neutralisés
00:44:00et la situation
00:44:01serait sous contrôle
00:44:02bien que certains habitants
00:44:04évoquent toujours
00:44:05des combats en cours
00:44:06en proie aux attaques
00:44:08djihadistes
00:44:08depuis 2012
00:44:09le Mali a pu compter
00:44:11sur les forces militaires
00:44:12françaises
00:44:12jusqu'à leur retrait
00:44:14en août 2022
00:44:18Claude Moniquet
00:44:19est en liaison
00:44:19avec nous
00:44:20spécialiste des questions
00:44:21de renseignement
00:44:22et de terrorisme
00:44:23mon cher Claude
00:44:24bonsoir
00:44:24peut-être un mot
00:44:25pour démarrer
00:44:26qu'est-ce qu'on sait
00:44:27de ce groupe de soutien
00:44:28à l'islam
00:44:28et aux musulmans
00:44:29qui semblerait
00:44:31être à l'origine
00:44:31de ces attaques
00:44:33le jenim
00:44:34en fait
00:44:34c'est si on peut dire
00:44:36la filiale d'Al-Qaïda
00:44:37dans le Sahel
00:44:38c'est un des groupes
00:44:40terroristes
00:44:41les plus importants
00:44:42de la région
00:44:43sur l'ensemble du Sahel
00:44:44présent sur le Mali
00:44:46essentiellement
00:44:46sur le Mali
00:44:47mais également
00:44:47sur le Niger
00:44:49et sur le reste
00:44:50de la région
00:44:52et ce qu'il y a
00:44:53très étonnant
00:44:53dans cette attaque
00:44:54c'est
00:44:54d'étonnant en tout cas
00:44:56le tournant stratégique
00:44:58un des tournants stratégiques
00:44:59de cette attaque
00:45:00c'est l'alliance
00:45:01entre le jenim
00:45:02qui est un groupe
00:45:03purement islamiste
00:45:04et le FLA
00:45:06le Front de Libération
00:45:06de l'Azawad
00:45:08qui eux
00:45:08sont des séparatistes
00:45:10pardon
00:45:10Touareg
00:45:11ils n'ont pas du tout
00:45:12le même projet politique
00:45:13ils n'ont pas du tout
00:45:13leur combat
00:45:14n'a pas la même finalité
00:45:15et pourtant
00:45:16ils se sont coordonnés
00:45:17pour mener ces attaques
00:45:19voilà 4 ans
00:45:20que l'armée française
00:45:21a quitté le Mali
00:45:22l'armée française
00:45:23qui elle
00:45:24avait contenu
00:45:25avait réussi à contenir
00:45:27ces djihadistes
00:45:29oui
00:45:29il faut se rappeler
00:45:30que quand la France
00:45:31est intervenue
00:45:32au Mali
00:45:33les djihadistes
00:45:34c'était à quelques dizaines
00:45:35de kilomètres
00:45:36de Bamako
00:45:37on a vraiment
00:45:38la France
00:45:39a sauvé
00:45:41le pays
00:45:41à cette époque
00:45:42et puis
00:45:43elle a été remerciée
00:45:4410 ans plus tard
00:45:45comme on le sait
00:45:45en étant littéralement
00:45:47éjectée
00:45:48du Mali
00:45:49et de l'ensemble
00:45:49du Sahel
00:45:50d'ailleurs
00:45:50et remplacée
00:45:51par les Russes
00:45:52et on voit
00:45:53que c'était
00:45:54en 2022
00:45:54il y a 4 ans
00:45:55enfin 3 ans et demi
00:45:56c'était en août
00:45:572022
00:45:57et on voit très bien
00:45:59que cette alliance
00:46:01entre la junte militaire
00:46:02les jantes militaires
00:46:04qui ont pris le pouvoir
00:46:05dans la région
00:46:05et les Russes
00:46:07ne donnent aucun résultat
00:46:08parce que les attaques
00:46:09qui ont été menées
00:46:10aujourd'hui
00:46:10outre cette alliance
00:46:13assez contre nature
00:46:16et certainement opportuniste
00:46:17mais réelle
00:46:18entre islamistes
00:46:19et séparatistes
00:46:20ce sont des attaques
00:46:21qui se sont produites
00:46:22quand même
00:46:23dans 4 villes différentes
00:46:24au moins
00:46:25donc à Bamako
00:46:26la capitale
00:46:27à Gao
00:46:27à Sévaré
00:46:29à Kidal
00:46:29ce sont des villes
00:46:30qui sont distantes
00:46:31les unes des autres
00:46:32de 1000 kilomètres
00:46:35les villes
00:46:36les plus proches
00:46:37c'est Kidal
00:46:38et Gao
00:46:38qui sont quand même
00:46:39séparées par 350 kilomètres
00:46:41sinon ce sont des villes
00:46:42qui sont séparées
00:46:43souvent par un petit
00:46:44millier de kilomètres
00:46:45et pourtant
00:46:46il était possible
00:46:47de coordonner
00:46:48ces attaques
00:46:49et d'attaquer
00:46:49au même moment
00:46:50dans ces différentes villes
00:46:51et dans ces villes
00:46:53de cibler
00:46:54des lieux
00:46:56hautement stratégiques
00:46:57pas loin de Bamako
00:47:00la résidence
00:47:01du chef de la junte
00:47:03Assimi Goïta
00:47:04le ministère de la défense
00:47:05à Bamako
00:47:06l'aéroport international
00:47:07de Bamako
00:47:09Kidal a été
00:47:10disait-on
00:47:11dans l'après-midi
00:47:12prise
00:47:13en tout cas
00:47:13c'est ce que dit
00:47:14le FLA
00:47:14les séparatistes
00:47:15disent ça
00:47:16ils ont repris Kidal
00:47:17alors ça reste à démontrer
00:47:19ça reste à prouver
00:47:20mais en tout cas
00:47:21c'est un coup
00:47:21très très dur
00:47:22pour le régime
00:47:23et le pouvoir
00:47:24putschismalien
00:47:25donc aidé
00:47:25par des unités russes
00:47:27est-ce qu'ils peuvent
00:47:28s'effondrer
00:47:29c'est une perspective
00:47:30possible aujourd'hui ?
00:47:32ce qui est intéressant
00:47:33aussi c'est la réaction
00:47:34ou la non réaction
00:47:36d'ailleurs
00:47:36des russes
00:47:37il semblerait
00:47:38que dans leurs
00:47:39dans leurs attaques
00:47:40à la fois
00:47:41le Jnim
00:47:41et le FLA
00:47:44et je dis
00:47:45il semblerait
00:47:46parce que c'est encore
00:47:46en train de se dérouler
00:47:47donc il faut être très prudent
00:47:49dans l'analyse
00:47:50mais il semblerait
00:47:51que ces deux mouvements
00:47:53aient évité au maximum
00:47:55de toucher les russes
00:47:56et d'ailleurs
00:47:57dans un communiqué
00:47:58ils disent
00:47:58on n'a pas voulu
00:47:59s'attaquer aux russes
00:48:00parce que
00:48:01peut-être que dans l'avenir
00:48:03nous pourrons discuter
00:48:04d'une alliance
00:48:05d'une alliance
00:48:06avec eux
00:48:06donc c'est essentiellement
00:48:08ce sont essentiellement
00:48:09les forces du régime
00:48:09qui ont été
00:48:10qui ont été visées
00:48:12les russes apparemment
00:48:13n'ont pas vraiment
00:48:14pris part au combat
00:48:15et les forces du régime
00:48:16se sont effondrées
00:48:17à peu près partout
00:48:18où elles étaient
00:48:20attaquées
00:48:20dans les quatre villes
00:48:21qu'on voit sur la carte
00:48:22elles se sont effondrées
00:48:24en quelques dizaines
00:48:26de minutes
00:48:26Merci beaucoup
00:48:28Claude Moniquet
00:48:28pour toutes ces précisions
00:48:30spécialistes
00:48:30terrorisme et renseignements
00:48:32on va peut-être
00:48:32revoir la carte
00:48:33Caroline Tominet
00:48:34parce que j'étais
00:48:35interpellé par
00:48:37on voit qu'il y a
00:48:38le Sénégal
00:48:39la Guinée
00:48:40et peut-être
00:48:41que les djihadistes
00:48:42aussi il peut y avoir
00:48:43finalement
00:48:44une épidémie
00:48:45et est-ce que ces pays
00:48:46eux aussi peuvent un jour
00:48:47se retrouver
00:48:48s'il n'y a pas d'action
00:48:50et notamment
00:48:50est-ce que la France
00:48:51elle a encore une voie
00:48:52aujourd'hui en Afrique
00:48:53pour empêcher
00:48:55une épidémie
00:48:56de djihadistes
00:48:57sur le continent africain ?
00:48:59Au Mali
00:48:59en fait
00:49:00les Wagner
00:49:01donc les russes
00:49:03les troupes russes
00:49:03il y avait à peu près
00:49:041500 Wagner
00:49:05qui avaient été déployés
00:49:07soit disant
00:49:08pour protéger
00:49:10le Mali
00:49:11des troupes djihadistes
00:49:14en fait
00:49:14sont partis
00:49:16durant l'été
00:49:172025
00:49:19en partie
00:49:20et puis accusés
00:49:21de beaucoup
00:49:22d'innomnie
00:49:23des viols
00:49:24des pillages
00:49:24la protection
00:49:26des états
00:49:28de Centrafrique
00:49:29en fait
00:49:30est souvent
00:49:31l'occasion
00:49:32de pillages
00:49:32évidemment
00:49:33pillages aussi
00:49:34évidemment
00:49:35des minerais
00:49:35c'est des contreparties
00:49:36les civils
00:49:38ne sont pas du tout
00:49:39protégés
00:49:40et effectivement
00:49:42on a mis
00:49:42l'Afrique
00:49:44à sang
00:49:45au fur et à mesure
00:49:46en faisant partir
00:49:47aussi
00:49:48les occidentaux
00:49:49au profit
00:49:50en grande majorité
00:49:52de l'armée russe
00:49:53qui ne les protège pas
00:49:55aujourd'hui
00:49:57effectivement
00:49:58ils se retrouvent
00:49:58maintenant
00:49:59face aux problèmes
00:50:01avec
00:50:02l'islamisme
00:50:03qui se développe
00:50:04on peut se rappeler
00:50:05effectivement
00:50:06Marc Baudrier
00:50:07que la France
00:50:08était présente
00:50:09on a eu 58 militaires
00:50:11morts
00:50:12au Mali
00:50:13et au Sahel
00:50:14on voit
00:50:15peut-être
00:50:15avec le recul
00:50:16l'efficacité
00:50:17et notamment
00:50:17des forces spéciales
00:50:18dans cette zone
00:50:19est-ce qu'aujourd'hui
00:50:21la France
00:50:21elle aurait une voix
00:50:23au Mali
00:50:23ou non
00:50:24c'est une interrogation
00:50:25qu'on peut avoir
00:50:26ça paraît étonnant
00:50:26je n'imagine pas
00:50:28le chef de l'État
00:50:30essayer d'intervenir
00:50:31au Mali
00:50:32mais ça paraît difficile
00:50:33c'est vrai que la France
00:50:34a eu là-bas
00:50:35des militaires
00:50:37qui ont fait leur devoir
00:50:38qui ont même versé
00:50:39parfois le prix du sang
00:50:40et qui ont été
00:50:42assez héroïques
00:50:43au Mali
00:50:44pendant de très longues années
00:50:45et on voit
00:50:46que le retrait
00:50:47laisse la place
00:50:48à d'autres influences
00:50:49on croit toujours
00:50:50que
00:50:51c'est une vision
00:50:52d'une certaine partie
00:50:53de l'opinion
00:50:53plutôt à gauche
00:50:54que lorsque la France
00:50:55se retire
00:50:56ce pays colonialiste
00:50:58épouvantable
00:50:59les peuples
00:51:00seront heureux
00:51:01libres
00:51:01et fiers
00:51:02en réalité
00:51:03ils se basculent
00:51:05sous d'autres influences
00:51:06et là en l'occurrence
00:51:07ce sont les influences
00:51:08russes
00:51:08qui ont du mal
00:51:09à s'installer
00:51:09si j'en crois
00:51:10ce que dit
00:51:10Claude Moniquet
00:51:11et djihadistes
00:51:13qui eux
00:51:14gagnent du terrain
00:51:15et peut-être
00:51:15pour clore
00:51:16alors très intéressant
00:51:17le général Bertrand Cavalier
00:51:18qui nous regarde
00:51:19et qui connaît très très bien
00:51:20cette région
00:51:20et qui précise
00:51:21que lorsque la France
00:51:23y était
00:51:23c'était uniquement
00:51:24des opérations militaires
00:51:25par les forces spéciales
00:51:26les français
00:51:27qui privilégiaient
00:51:28les opérations spéciales
00:51:30mais le terrain
00:51:31n'était pas tenu
00:51:32et les djihadistes
00:51:33finalement ont pris
00:51:33l'ascendant
00:51:34sur la population
00:51:35il y a également
00:51:35cette réalité là
00:51:37à avoir en tête
00:51:38on va suivre
00:51:39bien évidemment
00:51:40tout cela
00:51:41de très près
00:51:41sur CNews
00:51:43revenons
00:51:43à l'actualité française
00:51:45avec Boalem Sansal
00:51:46je ne sais pas
00:51:46si vous avez suivi
00:51:47Boalem Sansal
00:51:48particulièrement blessé
00:51:49par les insultes
00:51:51conséquence
00:51:51il songe
00:51:52à quitter la France
00:51:53alors l'écrivain
00:51:54franco-algérien
00:51:54est entré aujourd'hui
00:51:56à l'Académie royale
00:51:57de langue
00:51:57et de littérateur
00:51:58française de Belgique
00:51:59et à cette occasion
00:52:00il a déclaré hier
00:52:01à l'AFP
00:52:02et ça a fait beaucoup réagir
00:52:04vouloir quitter la France
00:52:05il a expliqué
00:52:06les raisons
00:52:07de cette prise de parole
00:52:08auprès du Figaro
00:52:08regardez
00:52:11Boalem Sansal
00:52:12s'apprête à quitter la France
00:52:13depuis Bruxelles
00:52:15l'écrivain a fait part hier
00:52:16de sa volonté
00:52:17de s'exiler
00:52:18je reste quelques mois
00:52:19à tirer dans ce pays
00:52:20et je me tire
00:52:21j'ai quelques années
00:52:22à vivre
00:52:23tranquille
00:52:23je vais aller
00:52:24je ne sais pas où
00:52:26si les Belges
00:52:27ils veulent de moi
00:52:28ou ailleurs
00:52:28je vois que depuis
00:52:30ces derniers temps
00:52:30je n'ai plus aucun appui
00:52:31je suis rajouté de partout
00:52:32même en France
00:52:34je dirais presque
00:52:35que c'est pire qu'en Algérie
00:52:36on fait mon procès
00:52:37matin et soir
00:52:38traître ingrat
00:52:39truc
00:52:39il faut me chasser
00:52:40dans un entretien au Figaro
00:52:42l'écrivain a expliqué
00:52:43ne plus supporter
00:52:44les critiques
00:52:45pourquoi rester en France
00:52:47avec toutes ces attaques
00:52:48que je subis matin et soir
00:52:49ce sont des insultes
00:52:50ce n'est plus de la critique
00:52:52on me fait passer
00:52:53pour un criminel
00:52:54il faut que je m'évade
00:52:55c'est pire que la dictature
00:52:56en Algérie
00:52:57ils sont en train
00:52:58d'exercer sur moi
00:52:59une dictature de la pensée
00:53:00parce qu'ils veulent
00:53:01me faire taire
00:53:02ils veulent me faire peur
00:53:04nationalisé français
00:53:05en 2024
00:53:06l'auteur rappelle
00:53:07cependant son attachement
00:53:08à la France
00:53:09et précise que
00:53:10ses détracteurs
00:53:10sont une minorité
00:53:11les français sont
00:53:13adorables
00:53:13moi j'ai l'impression
00:53:14que je fais presque
00:53:15l'unanimité
00:53:16mais c'est le problème
00:53:17d'une poignée
00:53:18d'oligarques
00:53:18de la pensée
00:53:19de petits dictateurs
00:53:20de bureaux
00:53:21Boalem Sansal
00:53:22a ainsi précisé
00:53:23sa volonté
00:53:24de s'exiler
00:53:25vers la Suisse
00:53:26ou la Belgique
00:53:27ces attaques
00:53:28à l'encontre
00:53:30de Boalem Sansal
00:53:31elles ont continué
00:53:32visiblement
00:53:33puisque Noël Lenoir
00:53:34qui fait partie
00:53:35du comité de soutien
00:53:35de Boalem Sansal
00:53:36a donc partagé
00:53:39cette actualité
00:53:40on était venu
00:53:41célébrer l'élection
00:53:42de Boalem Sansal
00:53:43à l'Académie Royale
00:53:44de Belgique
00:53:44et on a assisté
00:53:45à un discours
00:53:45mettant en accusation
00:53:46Boalem pour son changement
00:53:48d'éditeur
00:53:48et ses interviews
00:53:49dans certains médias
00:53:50déplacé
00:53:51et insupportable
00:53:52je suis sorti
00:53:54Arnaud Benedetti
00:53:55également a réagi
00:53:56un auteur Gallimard
00:53:57chargé d'accueillir
00:53:59Boalem Sansal
00:54:00à l'Académie Royale
00:54:00de Belgique
00:54:01se transforme
00:54:01en commissaire politique
00:54:02quand on accueille
00:54:04on ne donne pas
00:54:04de leçon
00:54:05surtout à celui
00:54:06qui n'a pas
00:54:07à en recevoir
00:54:08alors il est la cible
00:54:10d'une poignée
00:54:10d'oligarques
00:54:11de la pensée
00:54:12c'est ça la réalité
00:54:13Marc Baudrier
00:54:15aujourd'hui
00:54:16et toutes ces déclarations
00:54:19la déclaration
00:54:20de Boalem Sansal
00:54:21en tout cas
00:54:22devrait être
00:54:23un électrochoc
00:54:24une interrogation
00:54:25pour tout le monde
00:54:25comment se fait-il
00:54:26que cet homme
00:54:27qui a été emprisonné
00:54:27en Algérie
00:54:28aujourd'hui
00:54:29je ne supporte plus
00:54:31je veux quitter la France
00:54:32oui il dit
00:54:33c'est pire en France
00:54:34c'est pire en France
00:54:36qu'en Algérie
00:54:36non mais c'est vrai
00:54:37que c'est un écrivain
00:54:39plein de
00:54:39comme beaucoup d'écrivains
00:54:41qui est plein de sensibilité
00:54:42de délicatesse
00:54:43Boalem Sansal
00:54:44plein de
00:54:45comme très
00:54:46très sensible
00:54:47évidemment
00:54:48et qui donc
00:54:49prend mal
00:54:50cette espèce
00:54:51de déchaînement
00:54:52de haine
00:54:53contre cet homme
00:54:55qui a eu l'audace
00:54:56de ne pas
00:54:56penser
00:54:57comme la plupart
00:54:58des écrivains en France
00:54:59c'est-à-dire
00:55:00de penser
00:55:00à l'extrême gauche
00:55:02c'est ça qu'on lui reproche
00:55:03en réalité
00:55:03c'est pas plus que ça
00:55:05parce qu'on lui reproche
00:55:06pas la qualité de sa prose
00:55:07on lui reproche pas
00:55:09même pas
00:55:09d'être devenu français
00:55:10on lui reproche
00:55:12simplement
00:55:12d'avoir
00:55:13s'être exprimé
00:55:14dans certains médias
00:55:15ça en dit long
00:55:16ça en dit long
00:55:17et donc c'est vrai
00:55:17qu'il quitte une dictature
00:55:19qui est quand même
00:55:20assez emblématique
00:55:21la dictature algérienne
00:55:23il arrive en France
00:55:24et il trouve que c'est pire
00:55:25je trouve que ça devrait
00:55:26nous interroger tous
00:55:27et notamment
00:55:28le milieu littéraire
00:55:29on va l'écouter d'ailleurs
00:55:30Boalem Sansal
00:55:31qui s'est exprimé
00:55:32également cet après-midi
00:55:33depuis la Belgique
00:55:34regardez
00:55:35la situation est magnifique
00:55:38et pour moi
00:55:40c'est
00:55:41ben je sais pas
00:55:42je sors d'un trou
00:55:45donc tous les honneurs
00:55:48les attentions
00:55:48tout ça
00:55:49me touche beaucoup
00:55:50je suis en manque
00:55:51d'affection
00:55:53et là
00:55:54la reconnaissance
00:55:55la gentillesse des gens
00:55:56ça touche beaucoup
00:55:57bon mais
00:55:58alors il y en a qui passent
00:55:59de leur journée
00:56:00à m'insulter
00:56:01Fabrice Aconevou
00:56:02qui avait écrit
00:56:03rallumons les lumières
00:56:04on voit bien que la liberté
00:56:05d'expression
00:56:06elle est mise à mal
00:56:06aujourd'hui
00:56:07dans notre pays
00:56:08qui sont ceux
00:56:09qui veulent faire taire
00:56:10Boalem Sansal
00:56:11alors d'abord
00:56:13ce qu'il vit aujourd'hui
00:56:14est à l'image
00:56:14de ce qu'il a vécu
00:56:15de la part de la France
00:56:17pendant la période
00:56:17où il était incarcéré
00:56:18je rappelle quand même
00:56:19que c'était
00:56:19un écrivain français
00:56:22un libre penseur
00:56:23incarcéré en Algérie
00:56:24la mobilisation
00:56:25a été extrêmement faible
00:56:26parce que la gauche
00:56:27ne s'est pas du tout mobilisée
00:56:28et bien au contraire
00:56:29en fait
00:56:31de quoi
00:56:31Boalem Sansal
00:56:32est-il le nom ?
00:56:33Il est le nom
00:56:34de tout ce qu'une partie
00:56:36de l'extrême gauche
00:56:37et de l'Algérie
00:56:40anticoloniale
00:56:40décoloniale
00:56:40etc.
00:56:42déteste
00:56:42c'est-à-dire
00:56:43l'intégration parfaite
00:56:45à la culture
00:56:45et à la société française
00:56:47voilà ce qu'il incarne
00:56:48et ça
00:56:48ça n'est pas supportable
00:56:49parce que c'est le contre-exemple
00:56:51vous savez que les décoloniaux
00:56:53détestent
00:56:54tout ce qui peut représenter
00:56:55l'intégration
00:56:56vous savez qu'un noir
00:56:57par exemple
00:56:57qui est intégré
00:56:57dans la société française
00:56:58les décoloniaux
00:56:59l'appellent un bounti
00:57:00noir dehors
00:57:01blanc dedans
00:57:01vous voyez à quel niveau
00:57:03on est de haine
00:57:03donc en fait
00:57:04c'est tout à fait
00:57:05cohérent et logique
00:57:06ils subissent
00:57:07ce que subissent aujourd'hui
00:57:08tous les libres penseurs
00:57:09dans ce pays
00:57:10vous rappeliez que j'ai écrit
00:57:11Rallumons les Lumières
00:57:12qui est un livre
00:57:13qui normalement
00:57:13aurait dû être encensé
00:57:14par la gauche
00:57:15puisqu'il fait le
00:57:18comment dire
00:57:19vraiment
00:57:20j'essaye de promouvoir
00:57:22au maximum
00:57:22l'universalisme
00:57:24et c'est tout le contraire
00:57:25j'ai été complètement
00:57:26blacklisté par l'ensemble
00:57:26de la gauche
00:57:27et la France
00:57:28qui est prisonnière
00:57:28d'une police
00:57:29de la pensée
00:57:30c'est vrai
00:57:30de quelques-uns
00:57:31puisqu'il l'ajoute
00:57:32tous les français
00:57:33effectivement
00:57:33sont sympathiques
00:57:34je n'ai absolument rien
00:57:35contre les français
00:57:36je les aime
00:57:36c'est vraiment
00:57:37une poignée de Lumières
00:57:38Caroline Tomine
00:57:40imaginez
00:57:40l'influence étrangère
00:57:42qu'il peut y avoir
00:57:43sur les réseaux sociaux
00:57:43c'est très facile
00:57:45derrière tout ça
00:57:46et donc effectivement
00:57:47il y a une majorité
00:57:48de gens
00:57:49qui vont le soutenir
00:57:50dans son combat
00:57:51dans son combat
00:57:52de liberté
00:57:53et après
00:57:54c'est très facile
00:57:55c'est très facile
00:57:56et il a de l'empathie
00:57:57et sûrement une fragilité
00:57:59après tout ce qu'il a vécu
00:58:00et donc
00:58:00c'est d'une facilité
00:58:02énorme
00:58:02derrière
00:58:03les manipulations
00:58:04c'est pas forcément
00:58:05des individus
00:58:06qui expriment
00:58:07leur pensée
00:58:08mais ça peut être
00:58:09aussi des états
00:58:10ou effectivement
00:58:12des réseaux
00:58:13politiques
00:58:14qui peuvent être
00:58:15introduits aussi
00:58:16il y a une manipulation
00:58:17aussi notamment
00:58:18via les réseaux sociaux
00:58:19aujourd'hui
00:58:19et manipulation
00:58:20aussi peut-être
00:58:21d'agents de l'étranger
00:58:22ou en tout cas
00:58:23de pays extérieurs
00:58:24est-ce que c'est la même galaxie
00:58:26d'ailleurs qui s'en prend
00:58:27à Boilem Sansal
00:58:28qui s'en prend
00:58:28à Charles Aloncle
00:58:29vous savez
00:58:31Charles Aloncle
00:58:31qui a fait
00:58:33cette commission d'enquête
00:58:34sur l'audiovisuel
00:58:35il y a ces fuites
00:58:36qui interrogent
00:58:37depuis quelques heures
00:58:38pourtant strictement interdits
00:58:40les préconisations
00:58:41supposées de Charles Aloncle
00:58:42rapporteur
00:58:43de la commission d'enquête
00:58:44sur l'audiovisuel public
00:58:45inonde ces dernières heures
00:58:47alors la presse
00:58:47et ce alors que lundi
00:58:49les députés doivent voter
00:58:50pour savoir
00:58:51s'il faut rendre public
00:58:52ou non
00:58:53ce rapport
00:58:54les précisions
00:58:55de François Tiskevitch
00:58:56et on en dit un mot derrière
00:58:58Ces dernières heures
00:58:59la presse a multiplié
00:59:01les articles
00:59:01révélant les propositions
00:59:03supposément préconisées
00:59:04par le député
00:59:05Charles Aloncle
00:59:06rapporteur
00:59:07de la commission d'enquête
00:59:08sur l'audiovisuel public
00:59:09des fuites
00:59:10qui posent question
00:59:11car l'accès au rapport
00:59:12est soumis
00:59:13à un protocole strict
00:59:14seuls les députés
00:59:15de la commission
00:59:16ont accès aux 300 pages
00:59:17du rapport
00:59:18sous la surveillance
00:59:19d'huissiers
00:59:19avec interdiction
00:59:20de les photographier
00:59:21ou de les photocopier
00:59:22des actes punis
00:59:24par la loi
00:59:25C'est puni
00:59:26par l'ordonnance
00:59:26de 58
00:59:27sur le fonctionnement
00:59:28des assemblées
00:59:28le délit prévoit
00:59:30un an d'emprisonnement
00:59:31ferme
00:59:31et 15 000 euros
00:59:32d'amende
00:59:32et je crois même
00:59:33que le recel
00:59:34pourrait être poursuivi
00:59:35des divulgations
00:59:37rapidement condamnées
00:59:38par Charles Aloncle
00:59:39rapporteur
00:59:39de la commission d'enquête
00:59:40qui dénonce
00:59:42de fausses informations
00:59:43et des fuites organisées
00:59:44Beaucoup de fausses informations
00:59:46circulent depuis hier
00:59:47concernant le contenu
00:59:48de mon rapport
00:59:49dont la divulgation
00:59:50est strictement interdite
00:59:51jusqu'à sa publication
00:59:52La manœuvre
00:59:53de certains députés
00:59:54et médias complaisants
00:59:55et grossières
00:59:55diffusées des fake news
00:59:57pour discréditer le rapport
00:59:58et justifier ainsi
00:59:59un vote défavorable lundi
01:00:01Si le texte est censuré
01:00:02plus personne ne pourra
01:00:04alors vérifier
01:00:04ce qu'il contenait réellement
01:00:06ni les révélations
01:00:07qu'il portait
01:00:07Le président de la commission
01:00:09d'enquête
01:00:09le député Jérémy Patriel Etus
01:00:11a appelé samedi
01:00:12ses membres
01:00:13à la plus grande retenue
01:00:14avant le vote de lundi
01:00:15Pour que ce rapport
01:00:16soit rendu public
01:00:17il doit recueillir
01:00:18un vote favorable
01:00:19des 30 députés membres
01:00:20de la commission d'enquête
01:00:23En tout cas
01:00:24Charles Aloncle
01:00:26seul contre tous
01:00:27ça c'est une évidence
01:00:28on voit bien des manœuvres
01:00:30rondement menées
01:00:31finalement
01:00:31qui a intérêt
01:00:33à qui profitent
01:00:35ces fuites
01:00:35finalement aujourd'hui
01:00:36qui a intérêt
01:00:37à ce que ces fake news
01:00:39puisque Charles Aloncle
01:00:40dénonce des fake news
01:00:41et bien soient relayés
01:00:42dans la presse
01:00:43qui veut discréditer
01:00:44ce rapport de Charles Aloncle
01:00:45C'est assez facile
01:00:46de répondre à la question
01:00:48ce sont tous ceux
01:00:49qui militent
01:00:50pour le statu quo
01:00:51à France Télévisions
01:00:52pour que rien ne change
01:00:53pour que ça continue
01:00:54comme avant
01:00:55pour que les 4 milliards
01:00:57d'euros
01:00:57qui sont dépensés
01:00:59par l'Etat
01:00:59et par l'ensemble
01:01:00des Français
01:01:00dans la télévision publique
01:01:02continuent d'arroser
01:01:03les mêmes personnes
01:01:04les mêmes sociétés
01:01:05de production
01:01:06les mêmes gabegies
01:01:09un peu partout
01:01:10les mêmes personnes
01:01:11qui parfois
01:01:12touchent un salaire
01:01:13à France Télévisions
01:01:14et un autre salaire
01:01:16à plein temps
01:01:16à la mairie de Paris
01:01:18par exemple
01:01:19et tout ce qu'a révélé
01:01:22Charles Aloncle
01:01:23donc il y a besoin
01:01:24de secouer cette maison
01:01:26qui est devenue
01:01:27absolument énorme
01:01:29et ventripotente
01:01:30à un point inimaginable
01:01:32en plus
01:01:33de ces dérapages
01:01:34sans parler
01:01:35de ces dérapages
01:01:37idéologiques
01:01:38et tout cela
01:01:40évidemment
01:01:41ça provoque
01:01:41des oppositions
01:01:43frontales
01:01:44et extrêmement vives
01:01:45et qu'on voit là
01:01:45se manifester
01:01:46enterrer ce rapport
01:01:47est-ce que ce ne serait pas
01:01:47Olivier Babaud
01:01:48une faute démocratique
01:01:49parce qu'il y a
01:01:49un enjeu économique
01:01:50bien évident
01:01:51et ça les téléspectateurs
01:01:52français l'ont compris
01:01:53lundi ce sera vraiment
01:01:54un moment de vérité
01:01:55alors il y a un précédent
01:01:56on se souvient du rapport
01:01:57de Nicolas Peruchot
01:01:58sur le fonctionnement
01:02:00et le financement
01:02:01des syndicats
01:02:01qui avait été en 2011
01:02:03interdit de publication
01:02:04et le journal Le Point
01:02:05l'avait quand même
01:02:06finalement publié
01:02:07si bien qu'il est consultable
01:02:09et donc on en a vu
01:02:10le caractère explosif
01:02:12c'est un sujet
01:02:13qui est assez
01:02:14comment dire
01:02:16symétriquement explosif
01:02:16on comprend bien
01:02:17ça fait partie
01:02:18d'un des statu quo
01:02:20d'un des systèmes
01:02:21en France très lourds
01:02:21dont on sait qu'il existe
01:02:22et sur lequel on ne veut pas
01:02:23tout à fait faire la lumière
01:02:25on a assisté quand même
01:02:26on était quelques-uns
01:02:26à avoir un petit peu
01:02:28des boules
01:02:28j'en ai vu que des bribes
01:02:29des prises de parole
01:02:31et puis ce qui a pu se raconter
01:02:32parce qu'il y a eu quand même
01:02:32pas mal d'articles
01:02:34sur le sujet
01:02:34donc même si on n'a pas
01:02:35tout à fait le rapport
01:02:36on a une petite idée
01:02:37quand même de ce qu'on a vu
01:02:38on a vu trois choses
01:02:39des problèmes de conflits d'intérêts
01:02:41qui sont dans le cadre
01:02:42d'utilisation de l'argent public
01:02:43quand même extrêmement gênants
01:02:44la deuxième chose
01:02:45c'est qu'on a vu
01:02:46une orientation politique
01:02:47qui pose problème
01:02:48pour une autre individuelle publique
01:02:51et puis la troisième chose
01:02:52évidemment
01:02:52c'est un gâchis dans les dépenses
01:02:54une utilisation des dépenses
01:02:55qui pourrait être
01:02:56pour le dire rapidement
01:02:57plus efficace
01:02:57ça mériterait quand même
01:02:59qu'on publie ce rapport
01:03:00et qu'il soit discuté
01:03:01un grand merci à tous les quatre
01:03:02d'avoir décrypté brillamment
01:03:04l'actualité du soir
01:03:06l'actualité qui se poursuit
01:03:07demain matin
01:03:07dans le GILet News
01:03:08on va peut-être voir la une
01:03:09en exclusivité
01:03:10et c'est Jordan Bardella
01:03:11qui fait la une du journal
01:03:12du dimanche
01:03:13nous voulons libérer
01:03:15les entreprises
01:03:16sujet économique
01:03:18donc à suivre
01:03:19demain
01:03:20sur notre antenne
01:03:21Isabelle Piboulot
01:03:22tout de suite
01:03:23excellente nuit
01:03:24sur notre antenne
01:03:25à très vite
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