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  • il y a 8 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:00Je ne voudrais au loin jamais quitter les bons lévénés, nos deux rois et les sains.
00:13Adjudant-chef Arnaud Frion, éternel respect. Bienvenue sur CNews, il est 22h.
00:20Tout de suite, le rappel des titres avec Isabelle Pibou.
00:25Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:27Le Hezbollah dit mener des affrontements directs avec les forces israéliennes dans une ville du sud du Liban.
00:34Pendant ce temps, des négociations sont à l'ordre du jour, indique une source officielle à l'agence France Presse.
00:40Le Liban forme une délégation pour négocier avec Israël et tenter de mettre fin à la guerre.
00:45Aucune date et aucun lieu n'ont été fixés à ce stade pour organiser de telles discussions.
00:50Paris et Chypre étant tout de même envisagés.
00:53La France n'a pas de plan pour arrêter la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban.
00:59Contrairement à ce qu'a annoncé un site américain, Paris a soutenu l'ouverture de pourparlers directs avec Israël et
01:05a proposé de les faciliter.
01:07Mais le ministère français des Affaires étrangères insiste qu'il appartiendra seulement aux partis de définir l'ordre du jour
01:14de ces discussions.
01:15Enfin, l'aéroport international de la capitale du Koweït frappé par plusieurs drones ce soir.
01:21Le système radar de surveillance a été touché sans faire de blessés.
01:26À cela s'ajoute au Koweït une attaque de deux drones qui a causé des dégâts sur une base militaire
01:31proche d'un important site américain.
01:34Trois militaires koweïtiens ont été légèrement blessés.
01:37Merci beaucoup Isabelle, Isabelle Piboulot que nous retrouverons à 23h.
01:40Pour vous accompagner ce soir autour de ce plateau, le colonel Bruno Cézac, mon colonel bonsoir, ancien commandant de la
01:46section de recherche de Nancy.
01:47À vos côtés, Raphaël Steinville du JDD, bonsoir Raphaël.
01:51Richard Haddad, historien, politologue, nous accompagne également, bonsoir.
01:54Et Olivier Vian, bonsoir cher Olivier, directeur du CRU.
01:58La ville de Vars, donc, les chasseurs alpins, l'armée, la France, pleurent l'adjudant-chef Arnaud Frion.
02:04Ce soir, ce sous-officier du 7e bataillon de chasseurs alpins, touché lors de l'attaque sur la base de
02:10Malakara, au sud-est de Mossoul, en Irak, jeudi.
02:14Marié, père d'un enfant, militaire exemplaire, il est MS et il était aimé de ses camarades.
02:19Comme trop souvent, il est vrai que nous attendons que nos soldats tombent pour dire qu'ils sont grands.
02:24Et sa mort nous rappelle que la guerre défensive, eh bien, cela reste la guerre.
02:28Six de ses camarades ont été rapatriés et hospitalisés la nuit dernière en France.
02:32Pensons à eux, à leur famille, ce soir, à Vars, commune où est installé le 7e bataillon.
02:38Eh bien, aujourd'hui, c'était l'émotion, l'émotion qui était grande.
02:42Écoutez.
02:43On côtoie les militaires tout le temps, à Intermarché, quand on fait les courses.
02:48J'aime bien parler avec eux, même ici, là.
02:51Parfois, quand ils font des...
02:53Et quand je les vois aussi faire leur footing, tout ça, ça nous touche.
02:58C'est normal qu'on fait une commémoration pour ces gens-là, quoi.
03:02Parce que c'est la France, ils sont là pour nous protéger.
03:05C'est vrai que ça m'a doublement touchée parce que, ben voilà, moi, j'habite sur Echirol, je ne
03:10suis pas loin.
03:11J'ai des enfants jeunes et ça m'a voulu être tristement peinée.
03:16De savoir, voilà, qu'effectivement, c'était quelqu'un de la région, des communes à côté.
03:21Et voilà, ça fait doublement de la peine.
03:2322 ans de service de la France, commandos de montagne, 4 citations, croix de la valeur militaire.
03:29Les militaires le savent, mon colonel, c'est un parcours exemplaire, l'adjudant-chef Frion,
03:34qui révèle des qualités hors normes.
03:36Et comme trop souvent, je le disais tout à l'heure, on attend que nos soldats tombent pour dire ô
03:40combien ils étaient grands.
03:42La France est aussi cela, c'est aussi ce visage, c'est aussi ce militaire robuste
03:49et qui, dans l'ombre, défendait nos valeurs, défendait notre drapeau.
03:54Oui, il y a une présence en formation pour être allé au Kurdistan irakien,
04:00il y a quelques années, dans un autre cadre professionnel.
04:03Depuis l'incursion profonde d'Isis qui avait pris Mossoul
04:06et qui s'était approchée de façon très dangereuse du Kurdistan,
04:09il y a des relations de formation assez fortes entre la France et le Kurdistan.
04:14Donc la présence de l'adjudant-chef Frion n'est pas du tout anormale, de ce que j'en savais,
04:21même si les circonstances de sa mort restent pour l'instant relativement confidentielles,
04:26pour des raisons que tout le monde pourra comprendre.
04:28Mais ce qui est certain, c'est que quand on voit le parcours de ce sous-officier supérieur,
04:32on est admiratif de ce qu'il a pu faire au sein de son unité et au service de notre
04:37pays.
04:38C'est encore un des meilleurs fils de France qui s'en va,
04:40dans des conditions malheureusement répétitives depuis quelques années dans la lutte contre le terrorisme.
04:45Il avait d'ailleurs participé au sauvetage et à l'évacuation des forces spéciales américaines
04:49tombées dans l'embuscade meurtrière de Tongo-Tongo.
04:53Il a permis ainsi de sauver des vies sous le feu ennemi.
04:56C'était un héros finalement, ces héros de l'ombre qu'on ne connaît pas,
05:00qu'on découvre là, aujourd'hui.
05:03C'était cela aussi l'adjudant-chef Raphaël Steinville, l'adjudant-chef Frion.
05:08Oui, c'est malheureusement le triste destin de ces militaires d'être connus et reconnus une fois morts malheureusement.
05:18Effectivement, elles comptaient un certain nombre de citations pour sa bravoure, son courage sous le feu.
05:27Oui, ça nous rappelle que la France est engagée sur un certain nombre de territoires extérieurs,
05:32en l'occurrence le Kurdistan, où depuis 2014, avec l'opération Chamal, un certain nombre de Français se relaient,
05:41notamment pour s'assurer que Daesh ne reprenne pas racine dans ces territoires.
05:48C'est donc un combat contre le terrorisme qui se poursuit,
05:53et dont malheureusement Arnaud Frion a payé la vie.
05:58Arnaud Frion, qui a été tué dans cette attaque par un drone de militaire français,
06:03le chef de l'État l'a dit « c'est inacceptable »,
06:05et en même temps Emmanuel Macron, qui a rappelé la posture défensive de la France dans cette guerre.
06:11Et on voit bien, Olivier Vial, peut-être l'embarras de l'Elysée dans cette mort,
06:16puisqu'on le voit bien que la France évite toute escalade dans cette guerre qui embrase aujourd'hui le Moyen
06:22-Orient,
06:22et elle se retrouve en même temps directement menacée.
06:25Donc l'interrogation aujourd'hui, c'est quelles réponses proportionnées politiquement
06:30après la mort de l'allusion-chef Arnaud Frion ?
06:33En tout cas, c'est vrai que c'est toujours un peu le problème dans ce genre de conflit,
06:39c'est qu'en fait, ce n'est pas nous qui choisissons si on est belligérant ou pas belligérant,
06:42c'est quand quelqu'un vous attaque, vous devenez finalement de facto impliqué dans le conflit.
06:49Là maintenant, effectivement, il va falloir savoir comment on renforce nos protections,
06:54il va falloir aussi savoir comment on réagit,
06:57parce que la mort d'un militaire, ça ne doit pas être un crime impuni.
07:02Il faut effectivement qu'on soit en capacité, alors il n'y a peut-être pas d'urgence,
07:06quelquefois il faut mieux prendre son temps,
07:08mais il faut espérer que la France saura venger cette mort-là,
07:13saura faire en sorte que ce crime ne soit pas impuni,
07:17et ça, effectivement, malheureusement, on en parlait un petit peu avant,
07:21on a eu dès précédent l'attentat contre le Drakkar,
07:25il n'y a pas eu de mesure de rétorsion,
07:27et quand on voit ce que font d'autres pays quand ils sont attaqués,
07:32il faudrait espérer effectivement que la voix de la France et les militaires français
07:36puissent savoir que si un jour ils sont prisonniers, ils sont tués,
07:42il y ait une réponse qui soit à la hauteur du sacrifice qu'ils ont fait.
07:46Et justement, quel mode opératoire pourrait opter la France ?
07:50C'est-à-dire qu'à la fois, dire à l'ennemi,
07:53attention, on ne touche pas à un soldat français,
07:56et en même temps, ne pas donner le signe que la France deviendrait belligérant dans cette guerre,
08:02alors que même déjà peut-être que l'ennemi nous considère,
08:05la République islamique d'Iran, nous considère déjà belligérant et ennemi dans cette guerre.
08:09C'est aussi toute l'interrogation et l'équilibre politique particulièrement délicat, Raphaël Stainville.
08:14Et moi, je comprends très bien qu'un certain nombre de nos concitoyens
08:17puissent s'interroger sur la réaction que pourrait apporter le chef de l'État.
08:23Pourtant, il y a quand même quelque chose de rassurant
08:26à voir Emmanuel Macron finalement tenir sur sa position
08:30et de ne pas finalement d'un coup d'un seul, sans préparation,
08:36réagissant aux événements, s'aventurer dans une guerre
08:39dont on voit à quel point elle peut être coûteuse en hommes, en argent
08:45et en conséquences plus ou moins lointaines.
08:48Donc, ce n'est pas la première fois, et il faut le rappeler,
08:51que la France perd des hommes en opération extérieure.
08:56Pour autant, ça ne suppose pas que dès lors que l'un des nôtres
08:59est tué par un ennemi, en l'occurrence un groupe djihadiste,
09:04une milice pro-iranienne installée en Irak,
09:09que la France déclenche une troisième guerre mondiale
09:12ou s'invite dans un conflit qui, pour l'instant, n'est pas le nôtre,
09:15quand bien même nous en sommes des spectateurs actifs
09:22avec ces accords de coopération de défense avec nombre de pays arabes.
09:28Et effectivement, nous y reviendrons largement tout à l'heure,
09:30peut-être pour le clore de cette première partie sur la guerre contre l'Iran.
09:34Richard Haddad, je me tourne vers vous.
09:35Vous parliez de ce groupe, Achab al-Khaf,
09:41qui avait pourtant revendiqué, déjà menacé,
09:43mais alors, information, selon vous, vous nous dites
09:45qu'il ne semblerait que ce ne soit pas forcément...
09:48Non, c'est un proxy similaire.
09:49C'est ça, un proxy similaire, proxy pro-iranien.
09:51Les Hezbollah iraquens, les Kataheb Hezbollah,
09:53c'est à peu près, c'est plus ou moins la même chose.
09:55Tout ça est issu de Hachd al-Sharbi,
09:58qui est un groupe qu'on appelle proxy de l'Iran.
10:01Donc tout ça, c'est un peu...
10:02Il y a plusieurs groupes...
10:02On considère la France comme ennemi, de toute façon.
10:05Oui, mais moi je reviens, on ne choisit pas ses ennemis.
10:08Donc Emmanuel Macron n'arrête pas de répéter
10:10que nous ne sommes pas en guerre.
10:11Il nous le rappelle à chaque fois qu'il prend la parole,
10:13il dit « nous ne sommes pas en guerre ».
10:14De facto, on l'est.
10:15Parce que si on n'est pas en guerre, on ne nous attaquerait pas.
10:17Vous voyez, donc nous ne sommes pas en guerre,
10:19on n'est pas censé être attaqué par un groupe pro-iranien,
10:22alors que notre président n'arrête pas
10:27d'essayer d'intervenir comme conciliateur,
10:31de demander des négociations.
10:33Dès le début, il a précisé que la France
10:35n'est pas favorable à cette guerre.
10:37Et malgré cela, on est attaqué.
10:39Ça veut dire que nous sommes...
10:41Ce n'est pas nous de choisir, c'est comme ça.
10:42On nous a choisis comme ennemis.
10:45Et donc, il faut assumer.
10:46Alors je ne dis pas qu'il faut rentrer dans une guerre
10:48sans préparation, bien évidemment,
10:49et déclencher une Troisième Guerre mondiale.
10:51Il ne s'agit pas de ça.
10:52D'où la question de la réponse proportionnelle.
10:53Il s'agit de se faire respecter.
10:54Il s'agit de se faire respecter.
10:56Je peux vous dire que la France n'est pas respectée
10:58dans cette région,
10:59parce que vous avez rappelé l'attentat du Drakkar
11:02où nous n'avons rien fait,
11:03mais à plusieurs reprises, nous ne réagissons pas beaucoup.
11:06Et l'image que nous avons dans cette région,
11:09c'est une puissance qui ne se fait plus respecter,
11:12n'est plus une puissance.
11:13Nous ne faisons rien pour nous faire respecter.
11:15Alors, on va y revenir tout à l'heure,
11:16puisque Donald Trump appelle à une coalition,
11:19justement, pour aller déminer le détroit d'Hormuz,
11:21ou plus précisément, aller dégager le détroit d'Hormuz,
11:24qui est l'arme stratégique des Mola,
11:26vous le savez bien.
11:27Mais pendant ce temps-là,
11:28alors il est vrai que la guerre au Moyen-Orient
11:31a éludé ces derniers jours une autre guerre.
11:33Et cette information qui est majeure,
11:35qui est même un tournant.
11:37Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette alerte
11:39des magistrats marseillais
11:40qui parlaient d'une guerre perdue contre le narcotrafic.
11:43On se souvient aussi des mots de Bruno Retailleau,
11:45Gérald Darmanin,
11:45qui parlait de la nécessité de faire la guerre au narcotrafic.
11:49Eh bien, semble-t-il, aujourd'hui,
11:50un pas a été franchi,
11:52puisque le procureur de Marseille a annoncé
11:54la mise en examen de 26 personnes
11:56appartenant à la DZ Mafia.
11:58Ces mises en examen qui font suite à l'opération Octopus,
12:01qui veut dire pieuvre,
12:03visant à décapiter ce groupe criminel marseillais,
12:06cette véritable mafia qui s'étend sur tout le territoire.
12:09On en a tellement parlé.
12:11Une opération inédite et historique, même peut-être.
12:16On va vous expliquer pourquoi dans un instant.
12:18Mais avant, retour sur cette conférence de presse
12:20avec Viviane Erlitz.
12:22Sur ces images fournies par la gendarmerie,
12:25on se rend compte des moyens déployés
12:27lors de l'opération Octopus.
12:29Pas moins de 900 personnes, dont le GIGN,
12:32ont permis de frapper au cœur de la DZ Mafia,
12:36cette organisation criminelle basée à Marseille,
12:38mais qui a essaimé bien au-delà.
12:40Le coup de filet s'est déroulé dans 6 départements.
12:43Sur les 42 personnes interpellées,
12:4526 ont été mises en examen.
12:47Parmi elles, 15 ont été placées en détention provisoire,
12:50dont l'avocat de l'un des trois chefs présumés
12:53du réseau de narcotrafic.
12:55Il était ainsi détecté que des proches
12:58d'un cadre dirigeant de la DZ
13:00détenaient depuis plusieurs mois
13:02une ligne frauduleusement enregistrée
13:05auprès de l'opérateur et de l'administration pénitentiaire
13:07comme étant celle d'un avocat.
13:10Parmi les personnes mises en cause,
13:12figurent 9 femmes témoignant,
13:14selon le procureur,
13:15d'une véritable féminisation du narcotrafic.
13:17L'autre fait marquant,
13:18c'est la diversification des activités
13:20de la DZ Mafia.
13:21Afin de blanchir l'argent,
13:23l'organisation avait pris le contrôle
13:25de sociétés spécialisées
13:27dans les véhicules de luxe,
13:28mais aussi dans le rap.
13:30C'est l'utilisation de sociétés
13:33dont ils avaient pris le contrôle
13:34de véhicules de luxe
13:36qui leur permettaient naturellement
13:39d'investir leurs avoirs criminels,
13:42mais également une émixion
13:43dans le monde du rap,
13:45qui est là aussi très clairement documenté.
13:48Deux rappeurs ont été mis en cause,
13:50l'un placé sous contrôle judiciaire
13:52et l'autre en détention provisoire.
13:54Alors un tournant
13:55et une opération tout à fait inédite,
13:58exemplaire, historique.
13:59On parle de près d'un millier de gendarmes.
14:00Vous voyez à l'écran,
14:02donc on a ces fameux véhicules Centaure,
14:04la gendarmerie,
14:06on le rappelle,
14:06l'institution militaire,
14:07la vraisemblablement des hommes du GIGN,
14:10une force qui a une force de feu
14:12pour combattre en zone de guerre,
14:14très clairement,
14:14des hélicoptères.
14:16Bref,
14:16ce n'est pas,
14:17mon colonel,
14:17à Odin,
14:18que ce soit la gendarmerie
14:19qui soit engagée sur une telle opération.
14:22Ce n'est pas à Odin,
14:23car on parle de guerre depuis longtemps,
14:26et là,
14:26c'est vraiment la gendarmerie
14:28qui est appelée par les magistrats
14:31pour enquêter
14:32et ensuite interpeller
14:33les têtes de réseau
14:35de cette DZ Mafia.
14:37Il est certain
14:38que face à des organisations criminelles
14:40telles que la DZ Mafia,
14:42la réponse apportée par la gendarmerie
14:44qui, comme vous l'avez rappelé,
14:45est un corps militaire,
14:46avec son organisation,
14:47son fonctionnement,
14:48la synergie de ses moyens
14:50dans les trois dimensions,
14:51puisqu'on a vu que des moyens aériens
14:53ont été engagés,
14:54est un outil irremplaçable.
14:56Il faut remonter un peu dans l'histoire
14:58quand même
14:58pour se rendre compte
15:00à quel point la gendarmerie
15:02a anticipé
15:03et préparé ce type d'opérations.
15:07Je vois deux points d'intérêt.
15:10Le premier,
15:11c'est la création du PJGN en 2011,
15:13qui commence déjà,
15:14si vous voulez...
15:15Alors, PJGN, rappelez-nous.
15:16Pardon pour l'acronyme.
15:18Le pôle judiciaire
15:19de la gendarmerie nationale,
15:20qui, en 2011,
15:22relie sous une même tête
15:23le nouveau service central
15:26de renseignement criminel,
15:27l'Institut de recherche criminel
15:29de la gendarmerie
15:34et d'autres structures,
15:36dont des structures de lutte
15:37contre la cybercriminalité,
15:39qui commençaient à monter en puissance.
15:41Et petit à petit,
15:41cette structure, si vous voulez,
15:43elle commence à mettre en place
15:45les synergies de moyens
15:46de travail dans la profondeur.
15:48C'est-à-dire...
15:49Et là, on est sur une bascule
15:51méthodologique.
15:52C'est le deuxième point d'intérêt.
15:53C'est qu'on ne s'intéresse plus
15:55de façon prioritaire aux faits,
15:58mais on s'intéresse de façon prioritaire
16:00aux gens, aux personnes.
16:02Et donc, là, on a, si vous voulez,
16:04le résultat de cette opération,
16:06c'est l'aboutissement
16:08d'une restructuration profonde
16:10de la gendarmerie
16:11dans la mission de police judiciaire
16:13de façon générale,
16:14mais dans la façon dont elle décide
16:16de s'attaquer au haut du spectre,
16:17qui aboutit à la création
16:20de l'unité nationale de police judiciaire
16:22au 1er septembre 2025
16:25et qui donne aujourd'hui
16:26cette capacité phénoménale
16:28à coordonner une action
16:29qui engage 1 000 sous-officiers
16:32et officiers de gendarmerie
16:33sur l'ensemble du territoire national.
16:35Il y a eu aussi d'autres unités de recherche
16:36qui ont été engagées,
16:38c'est ce qui est dans les communiqués,
16:39notamment la section de recherche de Caen.
16:40Donc, on n'est pas confinés
16:42dans le sud-est de la France.
16:44Et, alors, on le rappelle,
16:45il fallait au moins un minima
16:47ces moyens pour lutter
16:48contre la DZ mafia,
16:49puisqu'elle s'étend sur tout le territoire
16:52et c'est vraiment un réseau criminel
16:54ultra structuré,
16:56implanté au cœur de la société
16:58et ultra dangereux.
16:59Et on le voit bien, finalement,
17:00avec les résultats de l'enquête
17:02puisque c'est trafic de drogue,
17:03blanchiment d'argent,
17:05bref, c'est tout un réseau tentaculaire,
17:08finalement.
17:08Oui, en fait, c'est derrière la difficulté.
17:10Quand vous dites que c'est très organisé,
17:12malheureusement,
17:13ce n'est pas organisé
17:13comme on le pensait il y a quelques années
17:16avec un réseau très hiérarchique,
17:18on s'aperçoit qu'il y a plusieurs têtes,
17:21qu'il y a des nébuleuses,
17:23qu'il y a une grosse organisation
17:25qui se passe beaucoup
17:26par les réseaux sociaux
17:27et par les messageries.
17:28Donc, ils ont finalement créé
17:31une sorte de nébuleuse
17:33qui est extrêmement...
17:35qui ressemble d'ailleurs beaucoup
17:36à ce qu'on retrouve
17:37chez les mouvements activistes,
17:38c'est-à-dire qu'on parle
17:39de structure rhizomique,
17:40c'est-à-dire qu'on coupe une branche,
17:41il peut y avoir un autre endroit
17:43qui s'ouvre.
17:44Et notamment, effectivement,
17:46ils se sont aussi ouverts,
17:47ils sont passés du trafic de drogue
17:49qui continue à avoir
17:50quel centre,
17:51mais on a effectivement
17:52de plus en plus
17:54d'activités criminelles
17:55dans d'autres secteurs
17:56et puis des activités
17:57de blanchiment
17:58très importantes.
17:59Donc, tout ça, effectivement,
18:00ça fait qu'on a en face
18:01de nous une Hydre
18:03qui, en plus,
18:04utilise à fond
18:05à la fois nos faiblesses
18:06dans le droit.
18:07Ils ont recrété
18:08ces dernières années,
18:09je pense que c'est
18:09la grande nouveauté aussi
18:11des jeunes,
18:12de plus en plus jeunes.
18:13Cette fois-ci,
18:13on a des jeunes
18:14de 13 ou 14 ans
18:15qui peuvent avoir
18:16des missions d'assassinat,
18:18ce qui n'était pas du tout
18:20ce qu'on avait
18:21il y a une vingtaine d'années.
18:23Et puis,
18:23on a,
18:24c'est aussi peut-être
18:25une nouveauté,
18:26en tout cas,
18:26quelque chose
18:26qu'on a repéré
18:27dans ces arrestations,
18:31c'est qu'on a
18:31de plus en plus
18:32de femmes
18:33qui sont mises
18:35dans le bain.
18:37Vous avez la femme,
18:38avocat,
18:38alors ça,
18:38c'est peut-être pas nouveau,
18:39mais on pourra y revenir,
18:40mais peut-être,
18:40pour que les téléspectateurs
18:41comprennent bien,
18:42on est bien loin
18:43des opérations XXL
18:45ou d'une simple
18:45opération judiciaire
18:46de saisie.
18:47Là,
18:48c'est toute l'organisation
18:50qui a été attaquée,
18:51finalement,
18:51avec le dispositif
18:52mis en place,
18:53tout l'édifice
18:54et son fonctionnement
18:56global,
18:57en fait,
18:57et c'est ça
18:58qui est assez nouveau
18:58pour bien comprendre.
18:59Oui,
18:59mais les opérations XXL,
19:01elles ont préparé,
19:03je parle avec le recul
19:04de mon expérience
19:05et pas dans la connaissance
19:06fine du dossier
19:07que je n'ai pas,
19:08mais les opérations XXL,
19:10elles ont le mérite
19:10de mettre un coup de pied
19:11dans la fourmilière
19:12et de réveiller un petit peu,
19:14de faire bouger le système
19:16et de voir comment
19:17il s'articule.
19:18Donc,
19:18ça nous permet
19:19de commencer à travailler
19:20sur l'organisation elle-même
19:22et puis après,
19:23derrière,
19:23de voir comment elle fonctionne.
19:24et un des leviers
19:25très intéressants
19:26dans cette affaire,
19:27c'est que d'emblée,
19:28les enquêteurs
19:29se sont attachés
19:30à comprendre
19:31dans le fonctionnement
19:33non seulement
19:33comment ils agissaient
19:34au cœur
19:35de leur activité criminelle
19:36mais comment derrière,
19:38ils procédaient
19:39comme dans une entreprise
19:40à un certain nombre
19:41d'investissements
19:41et alors,
19:42pas comme les entreprises
19:44pour le coup,
19:45mais comment ils blanchissaient
19:46le bénéfice
19:48de leurs activités criminelles.
19:49Et c'est cette action
19:51combinée
19:51qui vise à bien comprendre
19:53comment le fait criminel
19:54se pratique
19:55et comment il est exploité
19:57derrière
19:58qui a permis
19:58à la gendarmerie
20:00d'attaquer
20:00tous les points clés
20:02de fonctionnement
20:03de la structure.
20:03Lieutenants,
20:04tenanciers de points de deal,
20:06collecteurs,
20:06fournisseurs de moyens,
20:07logisticiens,
20:08prêts de noms,
20:08investisseurs,
20:09blanchisseurs,
20:10le capot a été ouvert.
20:11Je reprends une expression
20:12de Pascal Praud
20:13mais là,
20:13clairement,
20:13la gendarmerie
20:14a ouvert le capot.
20:15En fait,
20:15ce qui est intéressant
20:16c'est qu'effectivement,
20:17non seulement
20:17ils ont au gré
20:19de leur enquête
20:20cartographié
20:22tout le système
20:23qui permettait
20:24à la DZ Mafia
20:25de fonctionner
20:26et ils sont attaqués
20:28de manière assez inédite
20:29finalement,
20:30non pas aux stupéfiants
20:32en tant que tels
20:33mais aux nerfs de la guerre,
20:35à l'argent
20:37qu'ils blanchissent
20:39et qui leur permet
20:40de poursuivre leur activité
20:42de manière continue
20:45et répétée
20:46avec justement
20:47cette capacité
20:48à grossir toujours plus
20:50à mesure qu'ils parviennent
20:51à blanchir
20:52cet argent.
20:53Mais j'ai une question
20:54pour vous d'ailleurs
20:55parce que
20:56je m'interroge
20:57le procureur de Marseille
20:59initialement
20:59il avait confié
21:01cette enquête
21:02à la police.
21:03Qu'est-ce qui explique
21:04que le procureur
21:06se soit tourné
21:06vers les gendarmes ?
21:08Est-ce que c'est parce
21:08que les moyens
21:09dont dispose la gendarmerie
21:11permettaient,
21:11c'est ce que vous développiez
21:12tout à l'heure,
21:13d'aller au bout
21:14et d'aller taper
21:16et de placer
21:17en garde à vue
21:19de manière simultanée
21:2042 personnes ?
21:21Ou est-ce que,
21:22et on en revient
21:23d'ailleurs au profil
21:25d'un certain nombre
21:25de personnes
21:26qui ont été interpellées,
21:27est-ce que parmi
21:28les raisons
21:31qui ont fait
21:32que le procureur
21:33se soit tourné
21:33vers la Jordanie,
21:34il n'y a pas le risque
21:35que l'information
21:36de cette enquête
21:38et des interpellations
21:39qui allaient être réalisées
21:40ne fuitent
21:41et donc se pose
21:42la question
21:43de la corruption
21:44qui est au cœur
21:44en tout cas
21:45de l'un des points
21:49cruciaux
21:50dans le narcotrafic,
21:51la corruption
21:52de fonctionnaires,
21:53de magistrats,
21:54de...
21:55Alors,
21:55colonel Bruno Cézac,
21:56j'ajoute à cette interrogation
21:57de Raphaël Steinville,
21:59la mienne,
21:59c'est qu'est-ce qu'on peut
22:00imaginer aussi,
22:01pourquoi pas,
22:02une dimension politique
22:03puisqu'on a entendu parler
22:04de guerre contre le narcotrafic
22:06et là,
22:06on fait appel
22:06à une institution militaire
22:09avec des moyens militaires,
22:10avec une puissance
22:11de feu militaire.
22:13C'est peut-être
22:13un peu de tout ça,
22:14d'ailleurs,
22:15je ne sais pas,
22:15peut-être que vous avez
22:16une clé de lecture
22:16à nous livrer.
22:18La clé de lecture
22:19de l'atout
22:20de l'organisation militaire
22:22de la gendarmerie
22:22face à ce type
22:23d'organisation criminelle,
22:25ça j'en suis convaincu
22:25mais je suis forcément
22:27un peu de parti pris.
22:28Mais ce qui est intéressant
22:29de noter,
22:30c'est la façon
22:34dont cette enquête
22:35depuis plus de 18 mois
22:37a été conduite
22:38dans le respect
22:39du secret
22:39le plus absolu
22:40pour arriver
22:41à ce résultat
22:41parce que si
22:42malheureusement
22:43il y avait eu des fuites
22:44d'une façon
22:44ou d'une autre,
22:45on n'aurait pas,
22:46quand vous arrivez
22:47et que vous tapez
22:4742 personnes en même temps
22:49et que vous les tapez toutes,
22:51c'est-à-dire qu'il n'y a pas
22:51de trou dans la raquette,
22:53toutes les personnes
22:53qui ont été visées
22:54ont été interpellées,
22:55ça,
22:56ça veut dire quand même
22:56que le travail...
22:58Alors c'est notable,
22:59la confidentialité absolue
23:01pendant plus de deux ans
23:02est quand même aussi,
23:03là aussi,
23:03assez étonnante.
23:04Donc ça c'est un point
23:05et alors juste
23:06une petite correction,
23:07ce sont deux magistrats
23:08instructeurs de la GIRS
23:09qui avaient initialement...
23:10Alors la GIRS,
23:11on va peut-être
23:11rappeler,
23:11juridiction interrégionale
23:13spécialisée
23:14qui avaient effectivement
23:15dans un premier temps
23:17sur des faits particuliers
23:21saisis la police judiciaire
23:22de Marseille
23:22et qui après
23:23ont choisi
23:25certainement
23:25à la lecture
23:25des résultats
23:28de la police nationale,
23:30c'est-à-dire
23:30les premiers éléments
23:31d'investigation
23:32fournis aux magistrats
23:33instructeurs
23:33et compte tenu
23:34de l'évolution structurelle
23:36qu'offrait la gendarmerie
23:38avec la création
23:39de l'unité nationale
23:40de police judiciaire
23:41de septembre 2025
23:42a offert
23:43une autre perspective
23:45que les magistrats
23:46ont souhaité
23:47tester,
23:48entre guillemets,
23:48donc on peut imaginer
23:50qu'ils soient satisfaits
23:51du résultat
23:52dont on peut penser
23:53que ce n'est que le premier,
23:55en tout cas
23:55à titre personnel,
23:57je l'espère
23:58et j'en suis convaincu.
23:59Mais c'est une bonne nouvelle
24:00enfin puisqu'on s'interroge
24:01souvent sur ces news
24:03sur ce que fait le politique,
24:04là on voit
24:05que ça fait deux ans
24:06on n'était pas informés
24:07mais là ça a fonctionné.
24:08Pardonnez-moi
24:09mon cher régime.
24:09Non, je vous en prie.
24:10Oui, juste
24:11il faut noter
24:11que ces gens-là,
24:13la DZ Mafia
24:14fait vivre énormément
24:14de familles
24:15et en plus de ça
24:16c'est une organisation
24:18en partie étrangère
24:19puisque je rappelle
24:20que DZ
24:21ça veut dire
24:21Jazael
24:22ça veut dire l'Algérie
24:23donc elle est en partie
24:25étrangère
24:25et le fait
24:27qu'elle fonctionne un peu
24:29alors je ne dis pas
24:29qu'ils sont frères musulmans
24:30mais ils fonctionnent un peu
24:31comme les frères musulmans
24:32ou d'autres organisations politiques
24:33c'est-à-dire qu'ils font du social
24:35ils font vivre
24:36d'ailleurs on l'a vu
24:37dans d'autres organisations
24:38mafieuses
24:39en Amérique du Sud
24:40par exemple
24:40ils font vivre
24:42beaucoup de gens
24:42qui les soutiennent
24:43ça leur permet d'avoir
24:44une certaine logistique
24:45et je pense
24:46je ne sais pas si le colonel
24:47est d'accord
24:47si on a mobilisé
24:481000 gendarmes
24:49ce qui est énorme
24:51pour arrêter 42 personnes
24:53ce n'est pas juste
24:54contre les 42 personnes
24:55j'imagine que
24:56parce qu'on craignait
24:56des réactions
24:57mais une opération
24:59de cette nature
24:59ça n'est pas simplement
25:00déjà il faut tenir 96 heures
25:02les gardes à vue
25:03donc ça ne se fait pas
25:03avec deux enquêteurs
25:05et en plus
25:06face à des malfaiteurs
25:07qui pour la plupart
25:08très probablement
25:09étaient des malfaiteurs
25:10chevronnés
25:11oui d'ailleurs
25:11on voit le matériel
25:13mais même le matériel
25:14qui est mobilisé
25:15et puis
25:15les centaures
25:16le GIGN
25:17et puis derrière
25:17vous avez aussi
25:18toutes les opérations
25:19connexes de perquisition
25:20par exemple
25:21qui demandent d'autres moyens
25:22qui sont injectés
25:23parce que vous ne pouvez pas
25:24déshabiller
25:25les unités
25:26qui sont en charge
25:27des gardes à vue
25:27pour les injecter
25:28sur des opérations
25:30de perquisition
25:31par exemple
25:31mais vous savez bien
25:32que ce genre de mafieux
25:36sont en général
25:38noyés
25:38dans une population
25:39qui leur est favorable
25:40pas totalement
25:41bien sûr
25:41et donc
25:42aller les interpeller
25:43vous avez vu
25:44à plusieurs reprises
25:45la police
25:46avoir des difficultés
25:47à pénétrer
25:48dans certains endroits
25:50à cause de la réaction
25:51des habitants
25:52elle leur est favorable
25:54souvent par la crainte
25:55qu'ils auraient inspiré
25:56par un partenaire
25:57et là
25:58les moyens
25:59on l'a vu
25:59ont été mis en place
26:00on va marquer
26:01une très courte pause
26:02le général Bertrand Cavalier
26:03que nous s'allumons
26:04habitués
26:04des plateaux
26:05et qui nous regardent
26:06qui dit effectivement
26:06que la France
26:07a cet atout
26:08de force de sécurité
26:09police gendarmerie
26:10de force de sécurité intérieure
26:12l'Etat
26:13peut s'appuyer
26:14ainsi
26:14sur les atouts
26:15de chacune
26:16de ces institutions
26:17ça aussi
26:18c'est une force
26:19ça souligne aussi
26:19cette force
26:21que nous avons
26:21en France
26:22très courte pause
26:23dans un instant
26:24on va s'intéresser
26:25au détroit d'Hormuz
26:26parce que si effectivement
26:27vous avez vu
26:28que le prix à la pompe
26:28a augmenté
26:29ces derniers jours
26:30ça vient de là-bas
26:31on en parle tout de suite
26:36les frappes se poursuivent
26:38donc tout azimut
26:38dans la guerre
26:39au Moyen-Orient
26:40la guerre contre l'Iran
26:41à 15 jours
26:42du début de la guerre
26:43les conséquences
26:44se font fortement ressentir
26:46dans le monde entier
26:47à commencer
26:48par le prix
26:49de l'essence du gasoil
26:50vous l'avez sans doute
26:51remarqué
26:52chers amis téléspectateurs
26:53puisque les Molas
26:54ont cette arme stratégique
26:55c'est le détroit d'Hormuz
26:56c'est leur dernière carte
26:58en temps normal
26:59c'est environ un cinquième
27:00de pétrole transporté
27:01par voie maritime
27:02qui transite chaque jour
27:04mais le nouveau guide
27:05suprême iranien
27:06a donné l'ordre
27:07au gardien de la révolution
27:08de le laisser bloquer
27:10Donald Trump
27:11lui de son côté
27:11appelle aujourd'hui
27:12à une coalition d'alliés
27:14pour aller le débloquer
27:15les précisions
27:16d'Adrien Fontenot
27:17et on en parle ensuite
27:20plus d'une vingtaine
27:21de navires commerciaux
27:22ont été attaqués
27:23depuis le début du conflit
27:24les gardiens
27:26de la révolution iranien
27:27ont annoncé
27:28qu'il ne permettrait
27:29plus l'exportation
27:29d'un seul litre
27:30de pétrole
27:31de la région
27:31vers les pays ennemis
27:33sur les ondes radio
27:34un message est adressé
27:36aux marins
27:51Pourtant
27:52selon une société anglaise
27:53de données maritimes
27:5477 navires
27:56sont parvenus
27:57à franchir le détroit
27:58depuis le 1er mars
27:59contre 1229
28:00l'an dernier
28:01sur la même période
28:02ils appartiennent
28:03en grande majorité
28:04à la flotte fantôme
28:05mais des pays
28:06comme la Turquie
28:07ont aussi négocié
28:08le passage de leurs navires
28:09une navigation
28:10qui pourrait devenir impossible
28:12si l'Iran
28:12met en oeuvre
28:13une autre menace
28:14celle de poser
28:15des mines navales
28:15dans le détroit
28:16Les Iraniens n'ont pas intérêt
28:17à mettre des mines
28:19dont on sait bien
28:20quel que soit
28:20le type de mines utilisées
28:22qu'elles peuvent être dangereuses
28:23quel que soit
28:23le bateau
28:24qui passera dessus
28:26donc en réalité
28:27les Uraniens
28:28n'utiliseront
28:29qu'en dernier recours
28:32ce système
28:32Selon le quotidien
28:34britannique
28:34Financial Times
28:36des pays européens
28:37dont la France
28:37et l'Italie
28:38négocieraient avec l'Iran
28:39pour bénéficier
28:40d'un accès
28:41de leurs navires
28:41au détroit d'Hormuz
28:44Diplobatie
28:45donc du côté
28:45de la France
28:45mais dans le même temps
28:46je vous le disais
28:46Donald Trump
28:47qu'est-ce qu'il demande
28:48il demande à d'autres pays
28:49dont nous
28:49d'envoyer des navires
28:51pour sécuriser
28:52le détroit d'Hormuz
28:53alors avant de s'interroger
28:54sur la posture éventuelle
28:55du chef de l'Etat
28:57on va essayer de comprendre
28:59s'il y a intérêt ou pas
29:01je vous propose
29:02d'accueillir
29:04le général
29:07Henri Rour
29:08pardonnez-moi
29:08j'avais perdu mes fiches
29:10mon général
29:11bonsoir
29:11merci d'avoir accepté
29:12notre invitation
29:14on le comprend bien
29:16le détroit d'Hormuz
29:17on l'a vu tout à l'heure
29:18sur la carte
29:19c'est pas bien large
29:21donc
29:21quelques mines
29:23rustiques
29:24ou même
29:25sophistiquées
29:27suffisent
29:27à le paralyser
29:28ce détroit
29:29et finalement
29:30le bloquer le monde
29:31cela tout le monde
29:32l'a compris
29:33est-ce que la France
29:34pourrait
29:35selon vous
29:36déployer
29:37des moyens militaires
29:38est-ce que nous avons
29:38des moyens militaires
29:40capables justement
29:41de venir en aide
29:42aux américains
29:44oui alors
29:45permettez-moi
29:47auparavant
29:47de rendre hommage
29:48à l'adulant-chef
29:49Arnaud Friand
29:50qui est un camarade
29:52et qui est mort
29:54mort pour la France
29:55en Irak
29:56j'ai un sentiment
29:59de sympathie
30:00pour sa famille
30:01évidemment
30:02et puis pour tous
30:03ses camarades
30:04du 7ème BCA
30:05alors pour répondre
30:07maintenant
30:07et pardonnez-moi
30:08mon général
30:09pensons également
30:10aux blessés
30:11les six blessés
30:12qui ont été rapatriés
30:13vous avez parfaitement raison
30:15vous avez parfaitement raison
30:16je crois que
30:17il faut voir
30:18dans cet appel
30:20de monsieur Trump
30:20une sorte d'appel
30:21au secours
30:22il a fait appel
30:24à un ensemble
30:25de pays
30:26assez hétéroclite
30:27en apparence
30:28il s'est adressé
30:29à la France
30:30et au Royaume-Uni
30:31à la Grande-Bretagne
30:32qui sont ses alliés
30:34traditionnels
30:35et les plus fidèles
30:35finalement
30:36mais qui ont été
30:38écartés
30:38de l'engagement
30:40de ce conflit
30:41c'est assez curieux
30:43c'est assez curieux
30:44or pour dégager
30:47ce détroit
30:48il est certain
30:50qu'il ne peut pas
30:50le faire lui-même
30:51et qu'il aura besoin
30:52d'alliés
30:53alors techniquement
30:55c'est toujours possible
30:56mais politiquement
30:58c'est un peu plus risqué
31:00géopolitiquement
31:00ça l'est
31:01je crois que
31:02non seulement
31:03il s'est adressé
31:04à ses alliés traditionnels
31:05ce qui d'une certaine manière
31:07est
31:07bon
31:08ils ne savent pas ce que c'est
31:09mais
31:09allez à Kanosa
31:11et puis d'autre part
31:12il s'est adressé
31:14à la Chine
31:15à la Chine
31:16au Japon
31:17et à la Corée du Sud
31:18alors ça peut paraître
31:20étonnant
31:20mais la Chine
31:22est partie prenante
31:23dans ce conflit
31:24peut-être pas directement
31:25tout comme la Russie
31:26et c'est d'une certaine manière
31:29demander à ces pays
31:31qui sont dépendants
31:32enfin pour la Chine
31:34le Japon
31:35la Corée
31:35du Sud
31:36qui sont dépendants
31:37du pétrole
31:38du pétrole du Moyen-Orient
31:40c'est leur demander
31:41d'intervenir
31:43politiquement
31:44je crois
31:45plus que techniquement
31:47pour déminer
31:48éventuellement
31:50ce détroit
31:51c'est là qu'il y a
31:52quelque chose
31:53qui me paraît
31:54nouveau
31:55c'est d'une certaine manière
31:57la reconnaissance
31:59de l'échec
32:00de cette opération
32:02M. Trump
32:03essaie
32:04d'une certaine manière
32:06là aussi
32:06d'internationaliser
32:08la solution
32:09pour masquer
32:11ce qui est
32:12après tout
32:12il faudra le reconnaître
32:13un jour
32:14mais ça c'est peut-être
32:15des historiens
32:15qui le feront
32:17un véritable échec
32:19face à un Iran
32:20qui avait été
32:21très probablement
32:22sous-estimé
32:23au point de vue militaire
32:24alors techniquement
32:26oui bien sûr
32:26on peut
32:27mais on ne peut pas seul
32:28et c'est pour ça
32:29qu'il faut davantage
32:31s'orienter
32:31vers une coopération
32:33avant que ce détroit
32:36soit miné
32:37et s'il est miné
32:39de toute façon
32:40il faudra
32:40il faudra
32:41si on arrive
32:42à
32:43si on ne peut pas
32:44éviter le minage
32:45qui est extrêmement
32:46dangereux
32:47le lieutenant-colonel
32:49que vous avez interrogé
32:49a dit exactement
32:51ce qu'il fallait dire
32:53les mines ne connaissent
32:54ni amis
32:55ni ennemis
32:55donc il faudra
32:57une coopération
32:57pour enlever
33:00tous ces engins
33:01et ça
33:02ça pourrait prendre
33:03un peu de temps
33:04donc il faut
33:05à mon avis
33:05éviter
33:06d'en arriver là
33:08ce que je peux dire
33:10actuellement
33:10merci beaucoup
33:12mon général
33:13pour votre éclairage
33:14d'avoir intervenu
33:14alors effectivement
33:16donc on l'a compris
33:17militairement
33:17la France
33:18elle est capable
33:20d'aller
33:21très concrètement
33:22déminer le détroit
33:23d'Hormuz
33:23mais c'est davantage
33:24la question politique
33:25on a bien compris
33:25c'est
33:26l'objectif
33:27des mots là
33:27c'est pas forcément
33:28de vaincre
33:29la flotte supérieure
33:31mais de perturber
33:32durablement
33:32le trafic maritime
33:34dans le monde
33:34de là
33:35à se dire
33:36que ça révèle
33:38l'échec
33:38de Donald Trump
33:39c'est une interrogation
33:40c'est un point de débat
33:41aussi Richard Haddad
33:42ça a été souligné
33:43par le général
33:44à l'instant
33:45est-ce que peut-être
33:46effectivement
33:47les conséquences
33:48du blocage
33:48du détroit d'Hormuz
33:49il aurait été minimisé
33:51par les américains
33:52ça semblerait
33:53peu probable
33:55mais c'est ce qu'on peut
33:56lire ici ou là
33:56bon je ne pense pas
33:57qu'il a été minimisé
33:58d'ailleurs il n'est pas
33:59totalement bloqué
34:00vous voyez bien
34:01qu'il y a des bateaux
34:01qui passent
34:01donc si les iraniens
34:04avaient les moyens
34:05de bloquer totalement
34:06le détroit d'Hormuz
34:07leur propre navire
34:09ne passerait pas
34:10donc il n'est pas
34:10totalement bloqué
34:11en fait il perturbe
34:12les iraniens perturbent
34:14le passage du détroit
34:15et Donald Trump
34:16il faut décoder
34:18un peu
34:18ce qu'il dit
34:19comme toujours
34:20il s'adresse
34:21à la France
34:22au Royaume-Uni
34:22mais il s'adresse
34:23surtout à la Chine
34:24et son message
34:25à la Chine
34:25est clair
34:26si vous voulez
34:27que les bateaux
34:28qui passent
34:30que les iraniens
34:30laissent passer
34:31pour vous emmener
34:32le pétrole
34:32continuent à passer
34:33et bien il faudrait
34:35faire pression
34:36sur les iraniens
34:36pour qu'ils arrêtent
34:37de perturber
34:38on peut mettre ça
34:39en parallèle
34:40avec ces frappes
34:41sur l'île de Karg
34:42à quelques kilomètres
34:43des côtes iraniennes
34:44finalement
34:44c'est ça
34:45il n'a pas frappé
34:45le message américain
34:46est très clair
34:47si vous perturbez
34:48aux iraniens
34:49si vous perturbez
34:50le passage du détroit
34:52à tous les bateaux
34:53à ceux qui ne vous sont
34:55pas favorables
34:56et bien nous perturberons
34:57vos bateaux à vous
34:59et encore plus
35:00le port duquel
35:01sort 90%
35:03de votre pétrole
35:03donc il est en train
35:05de leur dire
35:05nous aussi
35:05on peut bloquer
35:06le détroit
35:07contre vos navires
35:08vous voyez
35:08donc ce n'est pas du tout
35:11là ça démontre
35:12que tout ça
35:12est prévu
35:13vous imaginez bien
35:14que les américains
35:15ont prévu
35:15que le détroit
35:16de Hormuz
35:16peut être bloqué
35:18c'est impensable
35:18qu'il n'ait pas
35:19pensé à ça
35:20on en revient toujours
35:21à la Chine finalement
35:22en fait je pense
35:23que je suis assez d'accord
35:25le vrai sujet
35:26c'est qu'ils ont prévu
35:27ils savaient
35:28qu'effectivement
35:28le détroit de Hormuz
35:30ça pouvait être
35:30un point de faiblesse
35:31le moyen effectivement
35:32d'essayer de neutraliser
35:34ce point de faiblesse
35:35c'est de renchérir
35:37le coût
35:37de ce blocage
35:39le coût politique
35:39pour l'Iran
35:40et le coût politique
35:42ça serait effectivement
35:42d'obliger la Chine
35:44à intervenir
35:45parce que si
35:45l'Iran est obligé
35:47de se mettre
35:47en belligérant
35:50contre la Chine
35:50ou en tout cas
35:51d'empêcher
35:53des bateaux chinois
35:54d'intervenir
35:54sur le détroit
35:56c'est un vrai coût
35:58pour l'Iran
35:58l'Iran a besoin
35:59quand même
36:00d'avoir quelques alliés
36:01et la Chine
36:02même si on sait
36:02que c'est un allié discret
36:04on sait qu'ils ont fourni
36:07certains missiles
36:08certaines bases arrières
36:10donc il y a besoin
36:11d'avoir ça
36:12donc quand il fait
36:13ce discours-là
36:14Donald Trump
36:15je ne pense pas
36:16que c'est un appel au secours
36:18c'est plutôt
36:19assez habile
36:20d'essayer
36:20de les mettre
36:21de les obliger
36:22à venir
36:24dans le conflit
36:25sachant qu'en plus
36:26il y a un rendez-vous
36:27qui est prévu
36:28dans les prochains jours
36:29entre Donald Trump
36:30et la Chine
36:30donc on sent bien
36:32qu'il y a une volonté
36:33aujourd'hui
36:34de préparer ça
36:35d'essayer de les impliquer
36:36ça ne veut pas dire
36:37que la Chine va s'impliquer
36:38mais ils en ont besoin
36:40le Japon aussi
36:41en a besoin
36:41donc il y a quand même
36:42toute cette partie-là
36:43qui pourrait être amenée
36:44en se disant
36:45bon vous continuez la guerre
36:46mais vous ne touchez pas
36:47au détroit d'Hormuz
36:48si Donald Trump
36:49obtient ça
36:50il s'enlève
36:50une épine du pied énorme
36:52puisque ça voudrait dire
36:53qu'en gros
36:54on neutralise
36:56le détroit d'Hormuz
36:57en mettant des alliés
36:58de l'Iran
36:58au milieu du détroit
37:00ce qui fait que là
37:01ils ne peuvent plus miner
37:02ils ne peuvent plus
37:03attaquer le détroit
37:04sous peine d'attaquer
37:05certains de leurs alliés
37:06c'est une bonne stratégie
37:08c'est pas sûr
37:08qu'elle arrive au bout
37:09mais en tout cas
37:09c'est une bonne stratégie
37:11et c'est loin d'être
37:12un appel au secours
37:13je pense que c'est plutôt
37:13de la bonne stratégie
37:14c'est la stratégie de Donald Trump
37:15et d'ailleurs
37:16est-ce que la France irait
37:17puisque nous l'entendions
37:18dans le sujet
37:18il y a un instant
37:19la France visiblement
37:20elle choisit
37:21la voie davantage
37:22de la diplomatie
37:23pour essayer
37:24de laisser passer
37:24c'est ce qu'il se dit
37:28donc la France
37:30qui resterait
37:30en posture défensive
37:31Emmanuel Macron
37:32dans une de ses prises
37:34de parole
37:34est-ce que c'était
37:36à l'île longue
37:38a évoqué
37:39me semble-t-il
37:39la constitution
37:41d'une flotte
37:44avec d'autres nations
37:45pour sécuriser
37:47alors je ne sais plus
37:48s'il parlait
37:49du détroit d'Ormuse
37:50mais en tout cas
37:52il a évoqué
37:53il évoquait déjà
37:54la possibilité
37:56de participer
37:57à des opérations
37:57de sécurisation
37:58de ces détroits
37:59parce qu'en plus
38:01pour la France
38:02c'est plus confortable
38:03puisque le fait
38:04d'interdire la circulation
38:05c'est une atteinte
38:06au droit international
38:07et vu que la France
38:07veut rester dans un cadre
38:09de droit international
38:11effectivement
38:12empêcher la fermeture
38:13ça peut se justifier
38:15sur le droit international
38:16il a dit
38:17lorsque les choses
38:18se seront apaisées
38:20c'est-à-dire
38:21oui
38:21ceci dit
38:24je pense qu'on ne peut pas
38:25s'interdire
38:25de penser
38:27sans avoir
38:30un jugement
38:30définitif
38:31sur l'opération
38:32menée par
38:33Donald Trump
38:34et Israël
38:36que peut-être
38:37les Etats-Unis
38:38pensaient
38:39qu'en décapitant
38:40le régime
38:41des Mola
38:42en éliminant
38:43Khomeini
38:48que l'affaire
38:49s'est réglée
38:49en quelques jours
38:50parce que Donald Trump
38:51il a dit
38:51que c'est défini
38:52alors il est très optimiste
38:53on connaît
38:54l'optimisme
38:54je ne dis pas
38:55que le blocage
38:57des droits
38:57de Dormuz
38:58n'ait pas été anticipé
38:59ceci dit
39:00on ne peut pas
39:00non plus exclure
39:01qu'ils sont passés
39:03dans une deuxième
39:04séquence
39:05un peu contraints
39:07et obligés
39:07par
39:08finalement
39:09la force
39:09la capacité
39:10de réaction
39:11de l'Iran
39:12qui depuis 20 ans
39:14s'était préparé
39:15à cette confrontation
39:17et en délocalisant
39:18ses centres
39:19de commandement
39:21continue finalement
39:22à mener
39:23un combat
39:26alors même
39:27qu'une partie
39:28de son appareil
39:28a été éliminée
39:31on a 5000 soldats
39:33Marines
39:33Marines
39:34qui vont être envoyés
39:36effectivement
39:37et en même temps
39:39vous avez Donald Trump
39:39qui dit
39:40les Molas
39:41c'est terminé
39:42ils ont été
39:43neutralisés
39:45on est encore
39:46dans le brouillard
39:46de la guerre
39:47finalement
39:48on parle souvent
39:49de guerre asymétrique
39:50la première asymétrie
39:52c'est l'asymétrie
39:53du temps
39:54parce qu'en fait
39:55on a vraiment l'impression
39:56et tout ce qu'on voit
39:57depuis quelques temps
39:58et là dessus
39:58c'est que
39:59la guerre n'a commencé
40:01depuis 15 jours
40:02déjà les opinions
40:04publiques occidentales
40:05trouvent que c'est
40:06extrêmement long
40:07alors que finalement
40:07les régimes des Molas
40:08qui jouent sa survie
40:09lui a tout intérêt
40:11à ce que ça dure
40:11donc en fait
40:12on voit bien
40:13qu'on n'a pas le même
40:14dans l'asymétrie
40:15il n'y a pas qu'une asymétrie
40:16de moyens
40:16il y a une asymétrie
40:17sur le coût
40:18de la vie
40:18c'est-à-dire
40:19chez nous effectivement
40:20quand un militaire français
40:21est tué
40:22on est sincèrement ému
40:24et à raison
40:26le peuple
40:27les régimes iraniens
40:28il a pu tuer
40:2935 000 de ses concitoyens
40:31en 48 heures
40:32sans que ça l'émeuve
40:33plus que ça
40:33de l'autre côté
40:34on a
40:35donc ça effectivement
40:36c'est deux asymétries là
40:37et ça peut-être
40:38que c'est peut-être
40:38le seul truc
40:39que les états-majors
40:41maîtrisent moins
40:42c'est l'acceptation
40:44dans la politique intérieure
40:45d'une guerre
40:46qui dure
40:47même s'ils avaient prévu
40:48qu'elle durerait
40:49sur 4 semaines
40:49c'est ce qui avait été annoncé
40:52peut-être qu'ils n'imaginaient pas
40:53que plus on aurait
40:54des images
40:55de corps qui revient
40:57plus on aurait des images
40:58de queue
40:59dans les stations-service
41:00plus effectivement
41:01on aurait cette
41:03impatience
41:04de l'opinion publique
41:05et cette impatience-là
41:06effectivement
41:06avec Donald Trump
41:07ça peut être une faiblesse
41:08Richard Haddad
41:08et puis on ira ensuite
41:09à Beyrouth
41:09vous voyez ces images
41:10il n'y a pas que ça
41:11il y a aussi
41:11qu'il y a contre Donald Trump
41:14ses opposants à l'intérieur
41:15c'est-à-dire
41:16il y a une sorte de défaitisme
41:17les médias américains
41:19dans leur majorité
41:20passent leur temps
41:21à dire que
41:22cette guerre
41:23est perdue d'avance
41:24vous savez le défaitisme
41:25en fait ils font de la politique
41:26contre lui en réalité
41:27mais ça excite aussi
41:29l'opinion publique
41:29contre
41:30contre
41:30mais juste cette semaine
41:31sur les deux derniers jours
41:32les sondages
41:34dans la base MAGA
41:36ont augmenté
41:37contrairement à ce qu'on disait
41:38ça c'est intéressant
41:39l'audience
41:40l'effet de rappeux
41:41commence à jouer
41:42avec un peu de retard
41:43dans sa base même
41:44même si les leaders MAGA
41:45sont plutôt hostiles
41:47à l'intervention
41:48la base MAGA
41:49pour l'instant tient
41:50alors je voulais qu'on aille
41:51sur un autre front
41:52il nous reste un peu plus de 6 minutes
41:53si cela ne vous convient
41:55c'est le Liban
41:55nouvelle frappe israélienne
41:57au nord de Beyrouth
41:58et dans le sud du Liban
41:59Israël qui a annoncé
42:01c'était hier
42:01avoir mené plus de 1100 frappes
42:03contre le Hezbollah
42:04et ce depuis le 2 mars
42:06alors des opérations
42:07qui ont notamment visé
42:08des quartiers généraux
42:08et des positions du Hezbollah
42:10des membres du Hezbollah
42:11qui aujourd'hui
42:12bien évidemment
42:12se mêlent à la population
42:14tout cela
42:14il y a des difficultés majeures
42:15sur place d'ailleurs
42:16Richard Haddad
42:16vous avez des informations
42:17à ce sujet
42:18mais avant on va écouter
42:21Naïm Kassem
42:22qui s'est exprimé
42:22à la télévision
42:23c'est le patron
42:24des terroristes du Hezbollah
42:25le secrétaire général
42:27écoutez-le
42:29nous nous sommes préparés
42:31à un affrontement long
42:33et si Dieu le veut
42:34les Israéliens seront surpris
42:36sur le champ de bataille
42:38les menaces de l'ennemi
42:39ne nous effraient pas
42:45détermination donc
42:46du Hezbollah
42:46face à la riposte israélienne
42:49on a quand même vu
42:49des attaques coordonnées
42:51entre la république islamique d'Iran
42:53et le Hezbollah
42:54ça montre
42:54il y a quand même
42:55encore de l'énergie
42:57du côté du Hezbollah
42:58pour riposter
43:00vous croyez que ça va
43:01dire combien de temps ?
43:02il y a des officiers
43:03des gardiens de la révolution
43:04qui sont présents au Liban
43:05et qui donnent les ordres
43:07parce que le Hezbollah
43:08a perdu énormément
43:09de ses cadres
43:09après l'affaire des Viper
43:11après l'attaque
43:12de l'année dernière
43:12où il a perdu
43:13son secrétaire général
43:14et vous voyez
43:14ce monsieur qui parle
43:16le secrétaire général actuel
43:17c'est le quatrième
43:18depuis l'élimination
43:20de l'Astrala
43:20mais si vous parlez
43:23aux sympathisants
43:24et aux combattants
43:25du Hezbollah
43:25ils ne parlent pas de lui
43:26ils parlent toujours
43:27de Nasrallah
43:28ils disent nous sommes
43:28les enfants de Nasrallah
43:30lui il est inexistant
43:31il n'a aucune autorité
43:32il n'a pas de charisme
43:33et donc
43:34comme ils n'ont plus
43:35beaucoup de cadres
43:36ce sont les Iraniens
43:37en direct
43:38qui dirigent les opérations
43:39si bien que
43:40le gouvernement libanais
43:41le ministre des affaires étrangères
43:43libanais
43:43a convoqué avant-hier
43:45l'ambassadeur d'Iran
43:46au Liban
43:47parce que
43:48l'Iran a déclaré
43:49officiellement
43:49comme vous venez de le dire
43:51d'une opération
43:53conjointe avec le Hezbollah
43:54donc il l'a convoqué
43:55parce qu'à partir
43:56de cette déclaration
43:57il a considéré
43:58que l'Iran
43:59se mêle
44:00de la politique intérieure
44:01libanaise
44:02et avec aussi
44:03une armée libanaise
44:04qui est dans le viseur
44:05à la fois des Américains
44:06et des Israéliens
44:06puisqu'on s'interroge
44:07que font-ils face à Hezbollah
44:08et c'est intéressant
44:10vous pourriez partager
44:11ce que nous disions
44:12hors antenne
44:12tout à l'heure
44:13puisque vous avez
44:14des retours directs
44:15notamment du Liban
44:16et c'est très intéressant
44:17de comprendre
44:18ce qui est en train
44:18de se passer
44:19c'est-à-dire que
44:19ces membres du Hezbollah
44:22qui fuient
44:22qui se retrouvent
44:23avec d'autres populations
44:24libanaises
44:25racontez-nous
44:25au moins on voit la réalité
44:27les populations
44:29du chiite
44:31qui ont quitté
44:32le sud du Liban
44:32et la banlieue sud
44:33sont installées
44:36en vrac
44:37comme ça je dirais
44:38dans les quartiers
44:39sunnites de Beyrouth
44:40musulmans sunnites
44:41et dans les quartiers
44:42chrétiens
44:42dans les quartiers
44:43chrétiens
44:43ils sont de plus en plus
44:44rejetés
44:44pour deux raisons
44:45d'une part
44:47il y a parmi eux
44:48des éléments du Hezbollah
44:49ce qui provoque
44:50des frappes israéliennes
44:51sur les hôtels
44:52où ils pourraient loger
44:53ou dans les appartements
44:54où ils pourraient louer
44:55et d'autre part
44:56il faut le dire
44:58la plupart de ces immigrés
44:59de ces immigrés
45:00ce ne sont pas des immigrés
45:01de ces réfugiés
45:03pardon
45:03ces réfugiés chiites
45:04d'abord la plupart
45:05ont voté Hezbollah
45:06et continuent à soutenir
45:08le Hezbollah
45:08du moins verbalement
45:09ils se comportent très mal
45:11là où ils sont reçus
45:11c'est-à-dire
45:12ils accusent les chrétiens
45:13et les autres
45:14en fait tout ce qui n'est pas
45:15en faveur du Hezbollah
45:17est sioniste
45:17vous voyez donc
45:18ils arrivent
45:18et ils sont arrogants
45:19donc ils agressent
45:21et puis il y a des bagarres
45:22dans les rues
45:22tous les jours
45:23ils agressent
45:24ceux qui les accueillent
45:25ils les mettent en danger
45:26et ils continuent
45:27à brandir le drapeau
45:28du Hezbollah
45:28donc ça se passe très mal
45:29quant à l'armée libanaise
45:31vous voyez ça fait
45:31deux semaines
45:32que le gouvernement libanais
45:33dit qu'il n'a pas
45:35les moyens
45:35de désarmer le Hezbollah
45:36alors il a décrété
45:37l'arrestation immédiate
45:38de toute personne
45:40transportant des armes de guerre
45:41ou utilisant des armes de guerre
45:42alors un exemple rapide
45:44ils ont arrêté
45:45trois personnes
45:46sur un barrage
45:47de l'armée libanaise
45:49qui transportait
45:49des roquettes
45:50donc elles ont été
45:51transférées
45:52au tribunal militaire
45:53le juge
45:54deux jours après
45:55les a libérées
45:55tenez-vous bien
45:56avec une caution
45:57de 20 dollars
45:58alors ça
45:59ça fait un scandale
46:00énorme au Liban
46:00bon on voit bien
46:01effectivement
46:02que le Liban
46:03est en train de sombrer
46:04dans le chaos
46:05en tout cas
46:06d'ailleurs Emmanuel Macron
46:07sur les réseaux sociaux
46:08a dit tout doit être
46:09pour empêcher que le Liban
46:10ne sombre dans le chaos
46:11on va voir la posture
46:12de la France
46:12vous vouliez réagir
46:13il nous reste quelques secondes
46:14Raphaël Stainville
46:15parce que l'incapacité militaire
46:17de l'armée libanaise
46:18à désarmer le Hezbollah
46:20a de lourdes conséquences
46:21pour le Liban
46:22parce que d'une part
46:24il y a cette opération
46:25de l'armée israélienne
46:26mais il y a aussi
46:27la menace syrienne
46:28avec Aljou Lani
46:30qui peut-être
46:31et d'ailleurs
46:33il a pris langue
46:34avec Israël
46:35et probablement
46:36avec les Américains
46:37pour réagir de concert
46:38pour essayer
46:40d'éradiquer
46:41du Liban
46:43le Hezbollah
46:44il a de vieux comptes
46:45à régler
46:45ils se sont fait
46:48la guerre
46:48en Syrie
46:49et donc ça
46:50je pense que c'est
46:51une perspective
46:51absolument cauchemardesque
46:53pour le reste
46:54de la population
46:54libanaisne
46:55de voir le retour
46:58des Syriens
46:59sur le sol
47:00libanais
47:01d'être à nouveau
47:02occupés
47:03je pense que c'est
47:04absolument
47:04un scénario terrible
47:06merci en tout cas
47:08à tous les quatre
47:09d'avoir analysé
47:10décrypté
47:11cette actualité
47:12actualité qui continue
47:14avec le meilleur de l'info
47:15Mickaël Dorian
47:16dans un instant
47:17merci à Coralie
47:19de Laplace
47:19de m'avoir aidé
47:19à préparer cette émission
47:21et pour clore cette émission
47:22nous allons réentendre
47:23le chant des chasseurs alpins
47:24Sylvie
47:25en hommage
47:25à l'adulte en chef
47:26Arnaud Frion
47:27du 7ème bataillon
47:28des chasseurs alpins
47:29je le rappelle
47:3022 ans de service
47:30commandos de montagne
47:314 citations
47:33croix de la valeur militaire
47:34médaille militaire
47:36nos pensées vont à sa famille
47:37ses proches
47:38ses frères d'armes
47:39nous pensons également
47:40à ses six camarades
47:41qui ont été rapatriés
47:42aujourd'hui à Paris
47:44adjudant chef
47:45Arnaud Frion
47:45éternel respect
47:46il ne voudrait au grand jamais
47:52quitter les monts
47:55les bévés
47:57nos deux rois
48:00les essais
48:01quelques flots
48:05comptent dans les mains
48:23Sous-titrage MFP.
48:27Sous-titrage MFP.
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