00:00Nous sommes avec Fabrice Laphine, bien sûr.
00:01Présent, bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:03Et puis, vraiment, je salue le camarade Laurent Tessier,
00:06parce que ce matin, c'était tout à fait intéressant d'écouter Jean-Luc Mélenchon.
00:10La violence de ce qu'il a dit hier soir.
00:14La police tue, ses troupes ne sont pas tenues, a-t-il dit.
00:19Et il était devant des étudiants de HEC,
00:23et c'était effectivement des propos qui peuvent inquiéter.
00:26Alors, des dizaines de milliers de personnes manifestent aujourd'hui dans plusieurs villes de France,
00:30près de 900 lycées sur les 3700 ont vu leur cours suspendu.
00:34Plus de 260 000 manifestants ont été comptabilisés à 13h30 par la CGT dans le pays.
00:39On a 86 000 en Ile-de-France.
00:41Des incidents ont lieu dans les cortèges.
00:43Des slogans de ce type ont été entendus.
00:47« Abat l'État, les flics et les fachos ».
00:49Le bilan, depuis le début du mouvement, c'est 215 élèves blessés,
00:53715 policiers et gendarmes blessés.
00:55Le Premier ministre Sébastien Lecornu a pris plusieurs fois la parole,
00:58il y a quelques minutes, à l'Assemblée nationale.
01:00Nous sommes avec Reda Bellage, qu'il est inutile de présenter,
01:03porte-parole du syndicat de police, unité Ile-de-France.
01:06Je disais que lorsqu'on vous voit beaucoup, forcément,
01:09c'est qu'il y a une grande tension dans le pays.
01:11Merci d'être avec nous.
01:12Bonjour.
01:13Bonjour.
01:14Sébastien Lecornu, écoutons-le, il y a quelques minutes, à l'Assemblée nationale.
01:18Le bilan, 215 élèves blessés, la majorité d'entre eux,
01:24suite à des agressions ou, de manière plus résiduelle, des accidents.
01:2985 personnels éducatifs, dont 34 proviseurs et adjoints.
01:33Mesdames et messieurs les députés,
01:34c'est le bilan le plus lourd depuis des décennies dans l'éducation nationale
01:39en nombre d'agents publics blessés.
01:42Et, je le dis comme vous l'avez dit,
01:44une banalisation de cette violence contre les personnels de l'éducation nationale
01:48n'est pas acceptable.
01:50715 policiers et gendarmes blessés,
01:53et aux blessures s'ajoutent beaucoup d'insultes, d'actes d'intimidation,
01:58y compris contre les magistrats.
02:00On l'a vu avec M. le procureur de la République dans le territoire de Belfort,
02:04et même contre les journalistes.
02:06Sébastien Lecornu, qu'on peut écouter une nouvelle fois,
02:10sur l'ultra-violence devant les lycées.
02:13L'ultra-violence a frappé à la porte de ces lycées, vous l'avez dit.
02:19Et cette ultra-violence, M. le ministre Marc-Angeli, vous l'avez dit aussi,
02:23elle doit être condamnée sans condition.
02:26Dans une démocratie qui fonctionne,
02:28on ne peut pas laisser un espace de tolérance à la violence.
02:32Je rappelle que dans une démocratie qui fonctionne,
02:35la responsabilité individuelle des individus, des citoyens, y compris des mineurs, existe.
02:42Et que brûler un lycée n'améliore pas la situation bâtimentaire des lycées.
02:47Que de lyncher un professeur n'améliore pas le taux de remplacement des professeurs.
02:52Parole ferme de Sébastien Lecornu, et on ne peut être que d'accord, bien sûr, avec lui,
02:56comme lorsqu'il prend la parole pour parler des forces de l'ordre.
03:00Des instructions de proportionnalité ont été données aux forces de l'ordre.
03:06Et donc, il ne saurait qu'il y avoir un défaut de transparence
03:10sur les ordres que le pouvoir politique a pu donner aux forces de sécurité intérieure,
03:14qu'ils soient policiers ou gendarmes.
03:17Deuxième des choses, parce que là aussi des contre-vérités circulent,
03:21ce qui déclenche le maintien de l'ordre,
03:24c'est l'existence de violences urbaines,
03:27résiduellement sur des biens,
03:29mais surtout sur des personnes.
03:32Et dans un autre cas de figure,
03:33lorsqu'un lycée est bloqué,
03:35mais dans lequel le proviseur a demandé un concours de la force publique pour le débloquer.
03:40Il est 16h10, vous êtes sur Antenne d'Europe 1,
03:42évidemment, nous parlons de cette actualité qui nous inquiète
03:44et qui inquiète les Français.
03:46Toujours le Premier ministre, c'était toujours à l'Assemblée nationale,
03:48c'est une prise de parole ferme.
03:50Je voulais vraiment vous faire écouter à plusieurs reprises ce qu'a dit le Premier ministre,
03:53parce qu'il n'y a pas de discussion sur ce qu'il dit,
03:56et notamment sur la police.
03:59Est-ce que des accidents peuvent arriver ?
04:01La réponse est oui.
04:03Et je dis accident, puisque je vois là aussi la terminologie
04:06qui est employée de violences policières.
04:08violences policières suggérerait qu'il y ait des instructions politiques de répression policière.
04:13C'est faux, c'est un mensonge,
04:15et c'est jeter l'opprobre justement sur la police de la République.
04:20Et là où il y a des accidents,
04:22puisque c'est un état de droit,
04:25il doit y avoir enquête,
04:26enquête administrative,
04:28enquête judiciaire,
04:29il doit y avoir transparence,
04:31il doit y avoir la recherche de la responsabilité,
04:34et pardon de le dire,
04:35en être humain, il doit y avoir de l'empathie.
04:38On va marquer une pause, Sébastien Lecornu,
04:41mais on a le sentiment, bien sûr,
04:43qu'aujourd'hui le pouvoir et l'exécutif se réveillent bien tard.
04:46C'est aussi une des conséquences de cette dissolution désastreuse
04:49que nous vivons aujourd'hui,
04:51avec la France Insoumise,
04:53qui a chauffé à blanc toute une partie de la jeunesse,
04:56après les facultés,
04:57maintenant c'est les lycéens et les collégiens,
04:59et on rappellera que cet exécutif a aussi favorisé
05:03l'élection de bon nombre de députés de la France Insoumise.
05:06Donc on récolte toujours ce qu'on sème dans la vie,
05:10et ce que nous récoltons aujourd'hui,
05:13et bien d'une certaine manière,
05:14c'est le bilan d'Emmanuel Macron,
05:16ce qu'a fait Emmanuel Macron de la France,
05:18dans tous les domaines,
05:19nous le vivons aujourd'hui, au quotidien.
05:23Il est 16h12, à tout de suite.
05:2416h18, vous écoutez Pascal Praud et vous sur Europe 1,
05:27et n'hésitez pas à réagir dès maintenant,
05:2901-80-20-39-21,
05:32au standard d'Europe 1, le numéro est donc sur Taxé,
05:34vous envoyez aussi vos témoignages, vos réactions,
05:3601-80-20-39-21 sur WhatsApp.
05:38A tout de suite sur Europe 1.