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  • il y a 2 jours
François Longérinas, directeur général de l’EMI-CFD, et Olivier Crus, directeur général de Reprotechnique, se sont trouvés autour du thème "Scop : des espoirs pour la reprise » lors des dernières Matinales de l'économie sociale et solidaire de l’Humanité, animées par Jean-Philippe Milesyce ce jeudi 5 mars. Ils nous ont répondu sur l’évolution des Scop dans la société.

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Transcription
00:00...
00:10Lors de ce débat, vous nous avez dit que vous sentiez un renouveau de la forme de la scope.
00:18Comment vous l'expliquez, ce renouveau et ce regard d'intérêt pour cette forme d'entreprise ?
00:24Alors je l'explique à mon avis pour plusieurs raisons.
00:27C'est que d'une part, il y a beaucoup plus d'entreprises qui sont annoncées comme en difficulté
00:35et les salariés se rendent compte qu'elles ne le sont pas tant que ça.
00:37C'est-à-dire qu'il y a une espèce de mensonge des actionnaires et les salariés sont plus avertis
00:42de ce côté-là.
00:43Et que l'idée de la scope fait son chemin, c'est-à-dire que c'est plus visible.
00:49C'est-à-dire que quand même, il y a eu la loi sur l'économie sociale et solidaire.
00:52Et puis on en parle. Pour dire une anecdote, il y a 10 ans, de notre côté, on ne montrait
01:00pas.
01:01Nous qui sommes le MI du scope, on ne le montrait pas dans notre communication.
01:04Maintenant on l'affiche. Avant on avait un peu honte de trouver ça un peu ringard.
01:08Maintenant ça fait chic d'être du scope.
01:11Donc il y a aussi ces mieux connus.
01:13Et donc du coup, les salariés qui peuvent y réfléchir sont un peu au courant.
01:19C'est quand même un élément très important.
01:21Et pour autant, il y a toujours un effort de conviction et d'explication du mouvement pour qu'il prenne
01:28de l'ampleur.
01:29Oui, alors il y a une vraie difficulté. C'est parce que c'est quand même très compliqué.
01:33C'est-à-dire qu'on ne devient pas gestionnaire responsable d'une entreprise le jour au lendemain.
01:39C'est-à-dire qu'on apprend.
01:40Le mouvement fait beaucoup d'efforts de ce côté-là, de formation à la gestion, au management, etc.
01:45À la démocratie, parce que ça ne s'invente pas.
01:47Pour nous, c'est beaucoup plus intéressant de fonctionner en scope parce que c'est une volonté démocratique.
01:54Mais c'est parfois, admettons-le, plus compliqué.
01:57Mais c'est ça qui est intéressant comme défi.
01:59C'est que c'est plus compliqué, mais parce que plus intéressant.
02:01Et donc, soit dit, ça demande des formations.
02:03Et c'est vrai que le mouvement nous permet de nous former à ça.
02:07Mais parce que ce n'est pas facile.
02:09C'est ça qui freine aussi les transformations.
02:12Olivier Cruss, bonjour.
02:13Vous menez actuellement une grande aventure de reprise d'activité.
02:17Est-ce que le format de société coopérative et participative,
02:22est-ce que c'est une sorte de remède miracle pour reprendre une activité ?
02:27Je pense, moi, personnellement, qu'il n'y a pas de remède miracle, malheureusement.
02:30Ça fait partie des solutions, effectivement.
02:33Mais ça reste une solution qui est compliquée par contre, effectivement.
02:38Donc, ça change fondamentalement le fonctionnement de l'entreprise.
02:43Et donc, je pense que c'est des solutions qui sont intéressantes.
02:47Pour intégrer les salariés, tous les parties prenantes, c'est ça du projet ?
02:52Tout à fait.
03:00Merci.
03:00Merci.

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