- il y a 13 heures
Les principaux experts et représentants du monde de l'économie sociale et solidaire (ESS) se sont retrouvés au Village dédié de la Fête de l’Humanité pour se pencher sur son avenir, qui se conjugue avec l’intérêt général.
Martine Pinville, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, chargée du Commerce,de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire ; Marie-Martine Lips, Présidente du Conseil national des chambres de l’économie sociale, Roger Belot, Président de la chambre française de l’économie sociale et solidaire et Jérôme Saddier, président de l'agence de valorisation des initiatives socio-économiques (l'Avise) ont contribué au débat avec un public majoritairement composé de militants, animé par Paule Masson, Rédactrice en chef de l’Humanité. Réalisation : Abrahim Saravaki
Martine Pinville, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, chargée du Commerce,de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire ; Marie-Martine Lips, Présidente du Conseil national des chambres de l’économie sociale, Roger Belot, Président de la chambre française de l’économie sociale et solidaire et Jérôme Saddier, président de l'agence de valorisation des initiatives socio-économiques (l'Avise) ont contribué au débat avec un public majoritairement composé de militants, animé par Paule Masson, Rédactrice en chef de l’Humanité. Réalisation : Abrahim Saravaki
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00:00:02Musique
00:00:18Nous avons deux motivations pour programmer ce débat.
00:00:22On est en fait partie d'une question.
00:00:24Alors que toutes les crises s'accentuent, connaissant les subitions appelées une crise économique
00:00:30qui met en cause d'une certaine façon le modèle libéral, une crise démocratique
00:00:35très importante qui affecte la relation du travail et du travail lui-même, une crise
00:00:40du travail qui déconcelle les salariés et d'une certaine façon du sens de leur travail,
00:00:46une crise écologique aussi qui s'approfondit, qui est très importante, pourquoi l'économie
00:00:52sociale et solidaire qui apporte des réponses pertinentes à toutes ces crises, nous allons
00:00:57les explorer et les explorer ensemble, pourquoi a-t-elle encore du mal à parvenir à changer
00:01:03les chambres ? Vous savez que parmi les motifs de la loi de l'économie sociale et solidaire
00:01:09qu'on appelle couramment la loi Hamon, c'est plus rapide, il y a cet objectif de parvenir
00:01:14à changer les chambres. Donc on avait une question et on a effectué aussi un constat
00:01:21qui est que la France fait partie de ces pays en Europe et dans le monde, et on n'a
00:01:25pas
00:01:25comme ça, qui se sont votés d'une loi, une fameuse loi Hamon qui a été votée il y a
00:01:30deux ans, en juillet 2014. Cette loi fixe cinq ambitions économie sociale et solidaire
00:01:36que je rappelle rapidement. Reconnaître l'ESS comme un mode d'entreprendre difficilement,
00:01:42donc il y a de l'entrepreneuriat dans l'ESS, c'est pas toujours un bon mot, mais il faut
00:01:46qu'on regarde ce qu'il a derrière comme conception de l'entrepreneuriat. Consolider le réseau,
00:01:52la gouvernance et les outils de financement des acteurs de l'économie sociale et solidaire,
00:01:58redonner du pouvoir d'agir aux salariés, qui peut être un des moyens de commencer à s'appliquer
00:02:04à la crise du travail dont je parlais tout à l'heure, provoquer un choc coopératif,
00:02:09peut-être que là on a quelques avancées qui sont pas ailleurs intéressantes, on en a parlé
00:02:13tout à l'heure à l'heure beaucoup, à explorer et renforcer les politiques de développement
00:02:18local, normal qu'on a là, l'ESS qui est une économie et des territoires. Donc on pourrait
00:02:25presque dire que l'économie sociale et solidaire qui représente déjà 10% du salariat
00:02:30à tout l'avenir de Montréal. Elle sera dans le cas, c'est ce que nous allons voir maintenant
00:02:35avec nos invités. Je remercie vraiment chaleureusement d'avoir accepté de participer,
00:02:41parce que je crois qu'on a une très très haute gamme, si je peux l'exprimer comme ça,
00:02:46depuis la représentation de l'économie sociale et solidaire, à commencer par Martine Pamby.
00:02:50Merci beaucoup Madame la Ministre d'être parmi nous. Vous êtes secrétaire
00:02:54d'État chargé de l'économie sociale et solidaire, du commerce et de la consommation,
00:02:59tout ça en même temps. Je vais vous dire tout de suite que Martine Pamby,
00:03:04elle vient pour la deuxième année de suite à la fête de l'Université,
00:03:07visiter le village de l'ESS. Elle va commencer avec nous à débattre et puis,
00:03:12c'est tout à fait normal, elle va lui prendre du temps pour rendre visite à tous les stands
00:03:17et à tous les acteurs qui sont là. On vous expliquera d'avance de vous quitter un petit peu plus
00:03:22tôt.
00:03:23Donc, Martine Pamby, Marie-Marie Martinique, qui m'a présenté tout à l'heure,
00:03:27qui est présidente du Conseil national de la Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire,
00:03:33et à ce titre d'organisation, qui organise le mois de l'économie sociale et solidaire,
00:03:38qui a lieu tous les ans, le mois de novembre.
00:03:41Monsieur Pelo, qui est juste à ma gauche, vous êtes président de la Chambre française de l'économie sociale et
00:03:46solidaire,
00:03:47c'est l'instance de représentation qui a été créée par la loi, un autre,
00:03:50j'en avais un peu plus, et Jérôme Sadié, qui est président, ou bientôt président,
00:03:56je ne peux pas prendre, en fait, de la LISE, qui est un centre de ressources qui agite
00:04:00pour le développement de l'économie sociale et solidaire.
00:04:05Donc, écoutez, on va commencer peut-être avec vous, Madame la Ministre.
00:04:10La première question que j'ai envie de vous poser, c'est qu'en fait,
00:04:13en reconnaissant un manque dans la mode d'entreprendre spécifique,
00:04:17sur les termes employés de l'économie sociale et solidaire,
00:04:21la loi de juillet 2014 a permis de donner de la visibilité à cette économie.
00:04:28Deux ans après, alors que les crises se sont approfondies,
00:04:32économiques, démocratiques, écologiques, on a le sentiment que l'écolage est lent,
00:04:37est ceci le vôtre ou je me trompe ?
00:04:41Merci. Tout d'abord merci pour votre invitation.
00:04:43Je dois dire que je suis ravie d'être présente ici,
00:04:48de venir voir dans la deuxième année ce village de l'économie sociale et solidaire.
00:04:53Alors, je veux tout d'abord saluer la loi, la loi qui a été mise en place,
00:04:58la loi de l'économie sociale et solidaire, qui a été votée en juillet 2014,
00:05:03et la loi de Benoît Hamon, parce que, je le dis très fréquemment, c'est une belle loi.
00:05:09Nous avions besoin d'une loi, c'est une volonté que nous avions de faire cette loi,
00:05:16et en fait, peut-être de donner un cadre, de donner encore plus de sens
00:05:22à ce qu'était l'économie sociale et solidaire.
00:05:25Et je le dis fréquemment, cette économie-là est un modèle économique apparentien,
00:05:32un modèle économique complémentaire du modèle économique classique,
00:05:36mais qui doit prendre sa place, et sans doute encore plus de place.
00:05:41Alors, la loi, elle sert à cela, elle sert à acter une gouvernance,
00:05:48elle sert à mieux organiser, à définir un périmètre de l'économie sociale et solidaire.
00:05:55On avait les fondations, les mutuelles, les coopératives, et il y a maintenant l'entreprise, les associations,
00:06:02et on a maintenant l'entrepreneuriat, l'entrepreneuriat social,
00:06:06qui est aussi partie de cette économie sociale et solidaire.
00:06:11Et ça, nous devons encore, par l'organisation, avec le CNCRES,
00:06:16avec les chambres régionales de l'économie sociale et solidaire,
00:06:21avec l'ESS France, la chambre française qui travaille à la promotion de l'ESS,
00:06:29et bien nous devons encore plus travailler à la promotion, à promouvoir ce modèle.
00:06:35Parce que je suis, je partage. Il faut qu'il y ait une dynamique plus forte.
00:06:41Elle n'est pas encore, mais la loi est quand même récente.
00:06:46Quand j'ai échangé tout à l'heure avec les lauréats du CNCRES,
00:06:51de l'année dernière, le secteur qui s'est organisé en scope d'amorçage,
00:06:58on a sans doute à être plus présent,
00:07:09et je dis ça pour tous ceux qui sont entrepreneurs de cette économie sociale et solidaire,
00:07:15être plus présent dans les réseaux,
00:07:17et savoir être plus fortement, impacté plus fortement,
00:07:21être plus présent et faire la promotion de ce modèle économique,
00:07:27parce qu'en termes de gouvernance,
00:07:29il est extrêmement valorisant et important.
00:07:33Ce n'est pas qu'une économie de la réparation,
00:07:36comme bien souvent on peut l'entendre,
00:07:38c'est un modèle économique à l'intérieur.
00:07:42Merci. J'ai envie de vous relancer sur quelque chose que vous avez dit,
00:07:46vous avez dit, c'est un modèle économique complémentaire.
00:07:50Est-ce que ça ne peut pas devenir le modèle économique ?
00:07:55Bien évidemment, quand je dis, j'ai pas pour habitude d'opposer,
00:07:59c'est pour ça, c'est plus ma manière de parler,
00:08:02mais je pense qu'il faut que ce soit un modèle économique qui se développe,
00:08:05qui se développe beaucoup plus fortement.
00:08:08Si cela peut devenir le modèle économique, tant mieux,
00:08:12et je le préfère, et je le souhaiterais,
00:08:14parce qu'on voit bien comment dans les associations, dans les scopes,
00:08:19comment chaque employé, chaque ouvrier peut être associé.
00:08:23Je vois demain matin, je reçois demain matin les salariés des Coplas.
00:08:29J'ai vu, le jour où je suis allée à la Belle Aude,
00:08:31ou à la compagnie Alpine d'Aluminium.
00:08:34Ce sont des étudiants qui, à un moment, se sont organisés sous l'endoscope,
00:08:40et on peut reprendre que ce sont des entreprises industrielles pour certaines,
00:08:44qui fonctionnent, qui fonctionnent vraiment bien.
00:08:47Donc c'est un modèle économique vraiment pertinent,
00:08:50quand il y a la volonté, la dynamique et l'économie.
00:08:55Et je vous dirais, ce modèle économique est parfaitement viable.
00:08:59Donc, pourquoi pas ?
00:09:01D'ailleurs, on constate souvent, on ne parlait que des scopes,
00:09:05mais on pourrait prendre d'autres exemples,
00:09:07que ce sont souvent des entreprises qui vivent plus longtemps,
00:09:10et qui ont une durée de vie plus longue que d'autres entreprises,
00:09:14dans les PME notamment. C'est important ça ?
00:09:16Ce sont, la plupart du temps d'ailleurs, des entreprises beaucoup plus solides,
00:09:20qui économiquement sont plus solides.
00:09:23Et on l'a vu, dans un moment où on a traversé une période difficile,
00:09:28dans ce modèle économique-là, il y a eu très peu,
00:09:33il y a même eu des créations d'emplois depuis plusieurs années.
00:09:37Donc c'est un modèle économique en par-affaire et solide.
00:09:41La loi, un mot invitée aussi fortement, mais je sais que toutes les entreprises,
00:09:47l'ESS aussi, parce que vraiment je l'entends partout,
00:09:50je l'entends, tout le monde s'accorde sur le fait qu'il faut que l'ESS parvienne à changer
00:09:57l'échelle.
00:09:58Existe-t-il une stratégie pour le parvenir ?
00:10:01Qui est ministre ? Qu'est-ce que vous mettez en œuvre ?
00:10:03Alors, si vous voulez, ce que l'on a fait, ce qui était prévu de par la loi,
00:10:06c'est d'abord que nous avons installé, c'est tout le système de gouvernance,
00:10:11le conseil supérieur de l'ESS, on a un travail aussi avec le CNES
00:10:17et les chambres régionales de l'ESS.
00:10:20Il y a également dans les schémas SRDE,
00:10:23les schémas économiques régionaux, il doit y avoir,
00:10:27qui se construisent actuellement, il doit également y avoir un volet
00:10:32concernant l'économie sociale et solidaire,
00:10:35donc toute cette mise en place, cette dynamique,
00:10:38la promotion également par l'ESS,
00:10:41donc toute cette dynamique-là doit aider à ce que l'ESS, l'économie,
00:10:47l'ordre des entrepreneurs sociaux,
00:10:49et bien soit plus présent et qu'en fait on change de chaise.
00:10:53Si vous êtes d'accord, en fait j'aimerais bien poser cette même question aux autres invités,
00:10:57sur la question de la stratégie du changement de chaise,
00:10:59comment parvenir à faire en sorte que, d'une certaine façon,
00:11:03l'économie sociale et solidaire parvienne à sortir de sa coquille
00:11:08ou à sortir de certaines confidentialités, je ne sais pas si le mot est juste,
00:11:13mais beaucoup de gens qui sont dans l'ESS, qui travaillent dans l'ESS,
00:11:17n'ont pas forcément conscience, c'est le cas des associations,
00:11:20de faire partie de cette économie,
00:11:22peut-être qu'on pourrait définir en deux mots,
00:11:24avec du point de vue de ses avantages et ses atouts,
00:11:28Marie-Marie-Marie.
00:11:30L'économie sociale et solidaire, pour moi c'est déjà le collaboratif et le coopératif,
00:11:36c'est faire ensemble, déjà le pouvoir du collectif,
00:11:41c'est aussi l'intérêt général,
00:11:44c'est-à-dire vraiment une économie impliquée dans son environnement,
00:11:48et qui prend en compte son environnement,
00:11:49prend en compte l'utilité sociale,
00:11:51et c'est également une économie qui répartit mieux les richesses sur le territoire.
00:12:00Je crois que vraiment, évidemment, je présentais les valeurs, la gouvernance,
00:12:06mais tout ça, ça fait un tout qui la rend à la fois efficiente,
00:12:10mais aussi parfaitement en réponse aux problématiques
00:12:13et aux attentes des citoyens dans les territoires.
00:12:17Merci.
00:12:19Quel projet de l'eau ?
00:12:20Sur stratégie pour changer d'échelle,
00:12:22est-ce que ça fait partie, j'imagine, le rôle de la Chambre ?
00:12:26Oui, bien sûr, ça fait partie de notre rôle à tous.
00:12:28Je crois qu'on a tous envie d'avoir cette économie sociale et solidaire se développer, grandir.
00:12:35En même temps, je reprends les propos de la ministre,
00:12:40je crois qu'il faut aussi considérer que l'économie sociale et solidaire, aujourd'hui,
00:12:45c'est déjà une économie à part repère.
00:12:48Et, deuxième chose que je reprends, ce n'est pas une économie de réparation,
00:12:53c'est une vraie économie, avec de vraies entreprises.
00:12:57Et donc, peut-être aussi qu'il faudrait arrêter de dire,
00:13:00« Ah, finalement, l'économie sociale et solidaire,
00:13:03c'est comme un petit enfant qui est encore petit,
00:13:06puis il faudrait lui donner des vitamines et beaucoup de vitamines pour qu'il continue à grandir,
00:13:10et puis on ne sait pas si ça va marcher et quelle est la recette. »
00:13:14Je crois que ce n'est pas ça.
00:13:16On a vraiment, aujourd'hui, un modèle économique qui fonctionne.
00:13:20On l'a vu, on l'a prouvé.
00:13:23Au travers des crises, on a montré que l'économie sociale et solidaire,
00:13:27c'était elle qui résistait le plus, qui résistait le mieux.
00:13:31Donc, l'économie sociale et solidaire, aujourd'hui, c'est déjà une ressource.
00:13:37Voilà.
00:13:37C'est déjà une ressource à disposition de tous ceux qui veulent changer le monde,
00:13:44changer la société, avoir une autre façon, une autre façon de vivre.
00:13:48Et je crois que ça, il faut l'aborder aussi de cet aspect positif.
00:13:52Et la deuxième chose que je veux dire, justement, en lien avec ma petite image
00:13:56sur l'enfant qui voudrait soigner pour le faire grandir,
00:14:00c'est que, certes, l'économie sociale et solidaire,
00:14:02elle a besoin de soutien, de l'aide des pouvoirs publics.
00:14:06Mais ce n'est pas uniquement une économie assistée.
00:14:10Ça ne doit pas être ça.
00:14:11Ça doit être une économie qui est portée par la société civile.
00:14:15Et si la société civile humaine ne porte pas ce projet,
00:14:21on n'en dira pas, quelle que soit la volonté, la meilleure volonté d'un gouvernement.
00:14:26Ce gouvernement, là, aujourd'hui, on ne sait pas ce qu'il sera demain.
00:14:29Donc, il faut s'approprier.
00:14:31Et c'est là que notre mission à tous, elle est de faire davantage, de connaître,
00:14:36donc de faire cette promotion de l'économie sociale et solidaire
00:14:40pour que ce modèle soit mieux connu et reconnu.
00:14:44Merci.
00:14:45J'ai renseigné peut-être sur la question.
00:14:48Et puis, est-ce que vous, de votre point de vue,
00:14:52vous avez le sentiment que c'est une économie qui est en développement ?
00:14:56Et de quelle manière, peut-être ?
00:14:58Elle est assurément en développement.
00:15:00Mais je vais quand même renchaîner sur ce que l'a dit Roger Delot.
00:15:04D'abord, pour dire que c'est un peu paradoxal,
00:15:06parce que la question de départ, c'est par rapport à la loi.
00:15:09Moi, je crois qu'il ne faut pas tout attendre de l'institutionnalisation de l'économie sociale, à vrai dire.
00:15:13Mais pas parce qu'elle a été reconnue, parce qu'elle devient ici une forme d'institutionnalisation,
00:15:17qu'on va la développer, en fait.
00:15:20Au contraire, même la spécialité de l'économie sociale, c'est tout de même.
00:15:23C'est lui qui ne dépend pas des institutions.
00:15:25Il y a 10.7% citoyenne avec un fonctionnement citoyen et une finalité citoyenne.
00:15:31Donc, par définition, la loi ne peut pas répondre à tout à la matière.
00:15:34Mais la difficulté qu'on a, c'est qu'elle se définit par son loi d'entreprendre
00:15:38plus que par la diversité des activités qu'elle représente.
00:15:42Donc, c'est très compliqué de communiquer sur un vote d'entreprendre
00:15:44quand on agit sur des dizaines de domaines différents
00:15:47qui ne sont pas identifiables facilement par le grand public.
00:15:51Ça, c'est la première chose.
00:15:51La deuxième chose, la loi, et pas que la loi,
00:15:56ont créé des outils pour développer l'économie sociale et solidaire.
00:15:59Encore faut-il les utiliser.
00:16:01C'est-à-dire, pour commencer, l'agrément d'équité sociale qui est dans la loi,
00:16:07aujourd'hui, n'a pas connu un essor fabuleux,
00:16:10mais ça a été commencé, donc c'est normal.
00:16:11Mais il est clair que, que ce soit pour les petits structures des clés du social,
00:16:15mais même aussi, je dirais, pour les plus grosses structures des clés du social,
00:16:18l'utilisation de cet agrément sera stratégique.
00:16:21Parce que cela fera les fondements même de la reconnaissance de leur différence par rapport à d'autres,
00:16:26y compris sur les facultés totalement marchandes,
00:16:29soumises à la concurrence.
00:16:30Donc il faut qu'on utilise les outils prévus par la loi,
00:16:33les outils financiers également,
00:16:35qui ont été créés par la loi,
00:16:37ou finalement inspirés par la loi,
00:16:39parce que les outils qui sont créés maintenant au-delà de la loi,
00:16:42il faut les utiliser, mais ils ne suffisent pas non plus.
00:16:45Parce que les outils qui ont été créés sont des outils qui permettent d'investir dans l'économie sociale,
00:16:50de renforcer les fonds propres, surtout l'économie sociale,
00:16:53mais ça laisse de côté un grand point de l'économie sociale,
00:16:56qui est notamment l'entreprise associative,
00:17:00qui elle dépend encore pour beaucoup des marchés publics,
00:17:03des subventions de l'État, notamment par les collectivités territoriales,
00:17:06qui elles-mêmes ont d'autres problématiques.
00:17:08Donc il faut qu'on continue à créer des outils,
00:17:10au-delà d'utiliser ce qui est dit que nous avions.
00:17:12Puisqu'il y a une question de la promotion,
00:17:15dans la partie promotion, il y a le fait déjà de faire savoir ce que nous sommes.
00:17:20Effectivement, à part les initiés,
00:17:22il n'y a pas grand monde qui sait que ça représente 10% du PIB,
00:17:26et même plus des emplois maintenant.
00:17:27C'est-à-dire que le PIB trouve d'ailleurs une valeur fière,
00:17:31on va dire, enfin bon,
00:17:33il y a encore faut-il déjà le faire savoir,
00:17:35mais je renvoie au premier point que j'évoquais,
00:17:38dire ça, 10% de PIB,
00:17:40c'est quelques pourcents ou 13% des emplois maintenant,
00:17:43et ça pour le coup c'est ton développement,
00:17:45ça c'est vérifié,
00:17:46ça ne doit pas nécessairement illustrer qu'il y a quelque chose
00:17:48qui est dans la vie quotidienne de nos beaux citoyens.
00:17:51Donc là, on a un vrai travail de promotion sur ce que nous faisons,
00:17:54mais ça veut dire aussi qu'il faut qu'on arrive à casser les frontières
00:17:56entre les différentes familles de l'économie sociale,
00:17:59les petits, les gros, les mutuelles, les coopératives, etc.
00:18:02Et ça, casser les frontières dans l'économie sociale,
00:18:04c'est pas, comme M. le Président, la chose la plus simple qu'on soit.
00:18:08Et puis après, il faut proposer aussi à ceux qui veulent créer, porter des projets,
00:18:12une assistance, une ingénierie,
00:18:14adaptés à leurs besoins, promouvoir auprès des jeunes,
00:18:17et ça pour le coup, sans faire de promotion pour la paroisse,
00:18:20la ville a été créée précisément pour ça, par l'équipe des défauts,
00:18:23pour assister ceux qui ne pensaient pas nécessairement à des solutions
00:18:27de structuration sous forme d'économie sociale,
00:18:29pour ne pas l'ingénierie suffisant,
00:18:32on pourra le faire pour les accompagner au début d'un projet.
00:18:35Mais assurément, personne ne peut aujourd'hui qu'il y ait loi ou pas loi
00:18:39que l'économie sociale se développe et a aujourd'hui un bel avion de l'entréement.
00:18:44Merci, alors peut-être avant que Martin parmi nous quitte,
00:18:47est-ce qu'il y en a qui souhaiterait poser des questions ?
00:18:52Il nous explique exactement ce qu'est le concept d'une lucrativité limitée,
00:18:58puisque maintenant, dans la loi Hamon, l'économie sociale peut accepter
00:19:05et peut recevoir dans ses bras des entreprises dont la lucrativité est limitée.
00:19:12Alors, quand Total, par exemple, perd de l'argent parce qu'il y a un pétrolier qui se chouille,
00:19:19et donc ses bénéfices diminuent, cette lucrativité peut bien diminuer.
00:19:23Est-ce que Total peut participer à l'économie sociale et solidaire ?
00:19:29Je sais que j'exagère, mais malheureusement, le passé a pris le métier d'un certain nombre de choses.
00:19:39Donc ça, c'est une première question.
00:19:42Et deuxièmement, la loi confère un certain nombre d'applications presse
00:19:49aux Chambres Régionales et de l'économie sociale et solidaire.
00:19:53Pourtant, elles n'ont toujours pas le statut de chambre.
00:19:55Monsieur, est-ce que vous pourriez nous expliquer les raisons de ce choix,
00:20:01sans obligatoirement que le statut de chèque personnelle soit une femme assez bien ?
00:20:06C'est évident.
00:20:08Et deuxièmement, est-ce que, hors la BPI, il ne faudrait pas que le gouvernement,
00:20:15tout simplement les banques dites privées, a aidé les stocks à se monter ?
00:20:23Parce que quand même, quelque soit la banque, c'est normal qu'elle apporte des investissements
00:20:29pour aider à la création et le maintien d'entreprise. Merci.
00:20:33La question est simple.
00:20:35Le gouvernement ne pourrait plus pas communiquer plus sur le mot « score ».
00:20:43Je sais qu'il existe un groupe de travail monté par différents ministères dont l'un autre
00:20:50sur la reprise d'entreprise.
00:20:53Quelle place accordez-vous dans ce groupe de travail à l'économie sociale et solidaire,
00:20:58connaissant les enjeux que représente la possibilité pour des entreprises,
00:21:03pour des salariés d'entreprises, de reprendre leur entreprise en coopération ?
00:21:09Qui revient aussi, en fait, à rediscuter du champ,
00:21:13de la définition de l'économie sociale et solidaire.
00:21:16Sur cette question-là, je pense qu'un certain nombre d'entre nous s'attentent.
00:21:21Alors, peut-être que je terminerai par cette question,
00:21:25mais je voudrais revenir sur un certain nombre et sur cette dynamique, en fait,
00:21:30et cette dynamique entrepreneuriale.
00:21:32Moi, je pense qu'effectivement, en dehors de ce qu'était l'économie sociale et solidaire,
00:21:38que je dirais classique,
00:21:41ce qu'a permis la loi ESS, c'est effectivement d'ouvrir un champ entrepreneurial.
00:21:51Et ça, c'était extrêmement important.
00:21:53C'est comme ça qu'à un moment, on peut changer dans un périmètre mieux défini
00:21:59et plus, voilà, mieux défini.
00:22:03Et parce que, je dirais qu'on a besoin, dans notre économie, d'avoir ce modèle économique-là.
00:22:15Et je crois que, et je veux savoir, à nouveau cela, on voit de plus en plus de jeunes,
00:22:21de jeunes diplômés, par exemple, qui se lancent dans le modèle entrepreneurial,
00:22:26parce qu'il est défini dans les modèles entrepreneuriales, notamment social.
00:22:32Et ça, je pense que nous devons le soutenir fortement et le pouvoir encore plus.
00:22:41Sur les chambres régionales et le fait qu'elles deviennent,
00:22:47qu'elles aient, qu'elles aient cette possibilité peut-être de devenir une chambre consulaire.
00:22:54Je ne sais pas si c'est dans cet esprit-là qu'il faut le voir
00:22:59ou le fait que des chambres consulaires s'ouvrent à l'économie sociale et solidaire.
00:23:06Moi, je pense que cette dynamique-là, et quand j'évoquais souvent le modèle,
00:23:12ce modèle économique, je parlais de complémentarité du modèle classique,
00:23:18mais je crois qu'on aura sans doute réussi le développement de l'économie sociale et solidaire
00:23:24quand un jeune voudra créer ou reprendre une entreprise
00:23:27et qu'on lui proposera un modèle économique différent,
00:23:32y compris ce modèle de l'économie sociale et solidaire.
00:23:38J'avais aussi une question sur la reprise et la transmission.
00:23:43Reprise et transmission d'entreprises, effectivement, des travaux que nous menons au ministère.
00:23:51Il y a un représentant, il me semble, de SS France qui est présent autour de la table.
00:24:00Toutes les parties prenantes sont là.
00:24:02Roger Belot est là pour qu'effectivement, nous puissions voir ensemble les propositions.
00:24:09Je rappelle que les travaux sont là pour être force de propositions,
00:24:14pour qu'il puisse y avoir, dans les propositions que nous allons faire,
00:24:21des réponses adaptées aux entreprises et y compris dans l'économie sociale et solidaire.
00:24:27Nous ne sommes pas allés au bout de ces travaux.
00:24:32Pour revenir sur l'entrepreneuriat et sur la gouvernance et sur le fait que la majorité des bénéfices,
00:24:42pour pouvoir avoir ce label d'économie sociale et solidaire,
00:24:46que cette majorité des bénéfices soient réinvestis dans l'entreprise.
00:24:51Et bien, c'est ce qui donne, je crois, du sens à ces entrepreneurs,
00:24:57à ces entrepreneurs sociaux et à leur engagement dans un modèle économique de l'ESS.
00:25:03Merci.
00:25:04On est dans un moment où le modèle entrepreneurial de la nouvelle économie,
00:25:10on va dire, c'est plus le modèle auto-entrepreneur,
00:25:13l'UBER avec cette économie numérique qui vient et qui bouscule tout,
00:25:18ou alors l'autre version du modèle, c'est le grand patron, financier, entrepreneur, etc.
00:25:24Donc, est-ce qu'on pourrait prendre un moment pour parler de l'entrepreneuriat dans l'économie sociale,
00:25:30comment rester dans un entrepreneuriat social et qui ne se fasse pas à paix, on va dire,
00:25:37en fait, par les modèles libéraux ?
00:25:40Qui d'entre vous sur cette question, Roger Bellot ?
00:25:44Je vais bien commencer, le camarade pour Simon.
00:25:49Moi, je voudrais rebondir sur la question de Total, un petit peu quand même,
00:25:53parce qu'il nous a fait de la provocation, donc il faut lui répondre.
00:25:57Je crois que la loi, elle a voulu être une loi d'ouverture,
00:26:02c'est-à-dire de reconnaître qu'il y avait d'autres types de structures
00:26:06qui n'avaient pas le statut opératif d'une association, fondation,
00:26:10mais qui pouvaient porter aussi les valeurs de l'économie sociale et solidaire.
00:26:14En soi, personnellement, je pense que c'est une bonne chose, parce que, effectivement, ça existe,
00:26:18et que si on s'enferme trop, c'est pas comme ça qu'on arrivera à développer le SS.
00:26:24Donc, les nouvelles formes qui existent permettront, effectivement,
00:26:28à ce changement, enfin, contribueront, du moins, à ce changement d'échelle.
00:26:32Pour autant, la loi, elle encadre bien les conditions.
00:26:37Et en dehors de l'aspect de la lucrativité limitée, il y a un certain nombre d'autres critères à
00:26:46respecter
00:26:47pour pouvoir être reconnus, enfin, de cette grande famille de l'ESS,
00:26:54des critères qui touchent à la gouvernance, des critères qui touchent à la part des participants.
00:27:01Et c'est vrai que je pense que le consommateur qui va faire son plein d'essence chez Total
00:27:06n'est pas beaucoup impliqué dans la gouvernance de Total et dans ce qui s'y passe.
00:27:11Donc, c'est quand même assez bordé, et je trouve que c'est une bonne chose que l'on soit
00:27:19ainsi.
00:27:19Une autre chose que la Ministre n'a pas eu tant d'évoquer, sans doute,
00:27:24c'est le guide de bonnes pratiques de l'économie sociale et solidaire.
00:27:29Le Conseil supérieur de l'économie sociale et solidaire,
00:27:33qui regroupe à la fois toutes les composantes de l'ESS,
00:27:37mais aussi les représentants des organisations syndicales,
00:27:42du Sénat, de l'Assemblée, enfin, toute une variété de ce que l'économie française,
00:27:49a adopté récemment, avant l'été, un guide d'amélioration des bonnes pratiques.
00:27:55D'ailleurs, amélioration, c'est bien, parce qu'il y avait déjà des bonnes pratiques
00:27:59dans l'économie sociale et solidaire, heureusement,
00:28:02pas toujours, pas partout, parce que je vois que vous faites l'amour,
00:28:05et c'est pour ça qu'on disait que statut n'est pas vertu,
00:28:08c'est pas parce qu'on est forcément intitulé coopératif
00:28:12que l'on a un comportement exemplaire.
00:28:14Donc, ce guide des bonnes pratiques et d'amélioration des bonnes pratiques
00:28:18vient bien compléter ce que l'on est bon, c'est-à-dire qu'il s'appliquera à tout le
00:28:25monde,
00:28:26il s'appliquera à toutes les structures de l'économie sociale,
00:28:29et, y compris parce qu'une musuelle pourrait aussi ne pas être exemplaire dans tel ou tel domaine,
00:28:37et bien, grâce à ce guide et grâce au fait que, dans les assemblées générales
00:28:43de nos organisations, de l'ESS, il devra être rendu compte, il devra être décrit
00:28:51ce qui a été fait pour améliorer les pratiques et pour être de plus en plus en concordance
00:28:57avec les valeurs de l'ESS, on a là un outil qui va se mettre en place,
00:29:02maintenant, il existe, ça y est, il va pouvoir se mettre en place,
00:29:05qui sera une garantie que, il fallait dire, n'importe qui ne viendra pas rejoindre
00:29:10les familles de l'ESS.
00:29:13Voilà, je pourrais dire d'autres choses, mais je vais laisser à mes camarades,
00:29:17sur ce point-là, au moins, je sais qu'il fallait répondre.
00:29:22Les martiniques, peut-être, garanties, sont-elles suffisantes ou pas ?
00:29:27Oui, c'est d'accord à ce que disait Jérôme tout à l'heure, la loi du don de la
00:29:31visibilité,
00:29:32la loi du don de la légitimité, la loi du don des outils, mais si on ne s'en part
00:29:35pas,
00:29:35ça ne donnera pas grand-chose.
00:29:37Moi, je crois aussi beaucoup au fait de convaincre, par exemple, au-delà du vide des bonnes pratiques,
00:29:43je pense que mettre en avant les réflexions qu'il y a dans l'économie sociale et solidaire,
00:29:47et justement, des pratiques innovantes et intéressantes,
00:29:51je me tourne vers l'Eltameka, parce que vers la Nouvelle-Évolution,
00:29:54on a deux exemples, nous, dans nos lauréats de l'année dernière,
00:29:57qui sont sur ces thématiques-là.
00:29:59Le fait de pouvoir faire connaître, partager, partager ces réflexions, avancer là-dessus,
00:30:04ça va tous nous faire aller dans une dynamique qui ne peut être que positive.
00:30:09et c'est le rôle de presque de travailler à cette promotion, par exemple, de l'économie sociale et solidaire,
00:30:18d'aller retirer des initiatives intéressantes sur les territoires.
00:30:23On parlait, on a deux lauréats qui sont là, mais le prix de l'ESS tous les uns,
00:30:28c'est 400 dossiers qui remontent, c'est des territoires.
00:30:30400 dossiers, c'est l'année dernière, 400 dossiers, c'est la famille.
00:30:32C'est dire que des énergies qui se développent, des super projets sur les territoires, on en a.
00:30:39énormément.
00:30:40Et donc notre rôle à nous, il est de les aider à faire système.
00:30:43C'est d'arriver à repérer, à faire échanger, à faire réseau,
00:30:47et à développer un écosystème, un terreau, qui va permettre d'avancer dans la bonne direction.
00:30:52Je crois vraiment à la force de ces exemples-là, qui vont pouvoir faire pêche d'huile
00:30:58et nous aider à avancer ensemble vers cette amélioration dont on parlait aujourd'hui tout à l'heure.
00:31:05Jérôme Salier, je crois que vous avez été très très au cœur de la construction de la loi,
00:31:15la loi Hamon qui a défini, en fait de même manière, le champ de l'ESS.
00:31:19Sur le loi de votre propre rang, sur la loi Hamon qui a été très au cœur de la loi.
00:31:30La loi Hamon qui a été très au cœur de la loi.
00:31:30Donc dans la loi Hamon, effectivement, plus que je leur parlais de l'immunité,
00:31:34le nom de la loi Hamon, le nom de la loi Hamon qui a été très au cœur de la
00:31:41loi Hamon.
00:31:43ou de la visibilité, en fait, n'existe pas.
00:31:47C'est une définition politique, la non-lucrativité.
00:31:51Elle n'existe pas en droit français, c'est-à-dire ce que pour ces États-Unis
00:31:55et elle n'existe pas non plus en droit européen.
00:31:57Ou alors, si elle existe en droit européen, c'est plutôt pour évoquer seulement les services gratuits.
00:32:04Or, c'est là qu'on a un vrai problème, c'est que dans le droit européen qui nous régit,
00:32:08qu'on le veuille ou pas aujourd'hui, la non-lucrativité n'est pas un concept applicable
00:32:12à l'essentiel des activités que nos structures d'économie sociale rendent.
00:32:16Parce qu'on ne fait pas, malheureusement pas là aussi, des services gratuits pour tout le monde.
00:32:21On en fait, mais pas que.
00:32:22Et donc, si on a les nouvelles frontières en quelque sorte,
00:32:25c'est de faire en sorte que dans les traités qui aujourd'hui régissent l'Union européenne,
00:32:30on ait la reconnaissance de la non-lucrativité au-delà de cette question du service gratuit.
00:32:35Et pour en connaître derrière un de nos entreprises, que ce soit spécifique,
00:32:39et qui nous permettra, par ailleurs, dans les deux ou trois sujets qu'on a sur le statut d'habituel
00:32:43européen, par exemple,
00:32:44parce que, de ce point de vue-là, c'est de l'activité qui l'emporte, c'est de l
00:32:48'activité concurrentielle,
00:32:49ça ne justifie pas un statut particulier pour l'entreprise qui rend cette activité.
00:32:54Et donc là, on a un vrai sujet, et on s'est débattu avec ce sujet-là dans la définition
00:33:00de la loi.
00:33:00Et pour autant, il s'est lié à la question de l'entrepreneuriat,
00:33:04la question est de savoir aussi comment on incluait toutes sortes de choses qui, au niveau local,
00:33:08se fourmillent, en fait, au niveau local, à la création de l'activité,
00:33:13et qui ne correspondent pas nécessairement, en première intention,
00:33:17ou parce que c'est objectivement plus compliqué,
00:33:20à une forme juridique existante de l'économie sociale.
00:33:23Aujourd'hui, on ne peut pas créer une équipe.
00:33:26C'est quasiment impossible.
00:33:27Créer les coopératives, oui, pardonnez-moi, par contre,
00:33:30et là, la multiplicité de cette équipe coopérative,
00:33:32c'est qu'on peut créer assez précisément un an des coopératives,
00:33:36et il y a des outils qui permettent de le faire.
00:33:38On peut créer toutes sortes d'associations pour régérer des activités,
00:33:41mais on se horte après à d'autres choses.
00:33:43Et donc, l'idée qu'il y a placée dans la loi,
00:33:45c'est de reconnaître le fait que, au-delà des questions juridiques,
00:33:49il y avait la question de la reconnaissance de la capacité à entreprendre dans l'économie sociale,
00:33:53et qu'il fallait pour ça, néanmoins, fixer un certain nombre de critères à définition,
00:33:57qu'on a voulu, certes, inclusif,
00:34:00mais en même temps, suffisamment précis,
00:34:02pour que ça ne parte pas dans tous les sens, non plus.
00:34:05Et je crois que l'équilibre aujourd'hui,
00:34:06par rapport à l'existant, il est satisfactionnant,
00:34:09ça ne veut pas dire que c'est un sujet qu'on a pour des années plus sûr.
00:34:12Il faudra que ça évolue en fonction de la réalité.
00:34:15Les socios de l'époque d'un, c'est un outil, effectivement,
00:34:19qui mérite de tout ce moment-là en discute,
00:34:21par rapport, justement, à cette notion de limite,
00:34:26à cette dangereuse entête qu'il y a peut-être à imaginer
00:34:29de partenariats privés ou de partenariats avec nous autres privés.
00:34:33Je voudrais, d'abord, sur les socios de l'époque d'un groupe,
00:34:36dire qu'il s'agit d'une sorte de transmission
00:34:41sur le financement associatif du modèle des partenariats publics privés.
00:34:45C'est-à-dire que les États délèguent à des organismes privés
00:34:51le financement des initiatives associatives,
00:34:55sauf que ce financement n'est pas véritablement désintéressé
00:34:58puisque l'État doit payer ensuite des intérêts qui peuvent être considérables.
00:35:03Donc, effectivement, on se demande, véritablement,
00:35:05l'intérêt de transposer sur l'économie sociale
00:35:09une des PPP, dont le Sénat, toute tendance continue,
00:35:15a dit que c'était une bombe à retardement.
00:35:17Et ce n'est pas tant là-dessus que je voudrais poser des questions.
00:35:21C'est sûr, je suis d'accord avec vous que, pour l'essentiel,
00:35:26l'économie sociale, c'est l'agrégat des associations,
00:35:29des nouvelles et des coopératives,
00:35:31ou des modèles coopératifs.
00:35:35Simplement, quand on parle de l'avenir de l'économie sociale,
00:35:38je voudrais me référer à l'invitation qu'a faite hier
00:35:42Jean-Pascal Naby, secrétaire général de Solidarisme
00:35:46et de l'économie socialiste belge,
00:35:48d'une économie sociale qui oeuvre à la transformation sociale.
00:35:54Et je voudrais simplement poser la question,
00:35:56est-ce que toutes les forces,
00:35:58et à l'intérieur de chaque famille,
00:35:59ce n'est pas telle ou telle famille qui est plus ou moins,
00:36:02qui est plus concernée que d'autres,
00:36:05est-ce que, véritablement, aujourd'hui,
00:36:07toutes les forces de l'économie sociale
00:36:09ont conscience que le modèle dans lequel nous vivons
00:36:13est insoutenable, comme on l'a dit,
00:36:14la question de conscience,
00:36:17ont intérêt au changement de modèle
00:36:20de développement économique,
00:36:22et ont véritablement la volonté
00:36:24d'une transformation sociale.
00:36:26Merci.
00:36:27La loi à l'ombre à l'ombre de l'ADREL,
00:36:31c'est de propulser cette économie
00:36:33qui est très très pas mal connue,
00:36:34sur le devant de la scène,
00:36:36et puis de faire conclusion à ces acteurs de l'ESS
00:36:39de leur utilité sociale,
00:36:41et de l'importance qu'il peut avoir dans la société,
00:36:43et notamment,
00:36:44on a vu que l'ESS,
00:36:46l'ombre de l'ESS s'est expérimenté,
00:36:48a écrit,
00:36:49tous ces événements récents,
00:36:51ainsi que le long but de l'ESS,
00:36:55et justement,
00:36:56a sorti un peu
00:36:58de l'espèce
00:36:59de méconnaissance
00:37:04dans laquelle il se trouvait,
00:37:05pour aller devant.
00:37:06J'ai été amené à participer
00:37:07à des réunions des scopes
00:37:09dans un pays d'endroits,
00:37:11et j'ai senti de la part
00:37:12des acteurs et des actrices
00:37:16une volonté de porter de ça en avant.
00:37:19Effectivement,
00:37:20c'est un enjeu énorme,
00:37:22cet enjeu de l'éducation à l'ESS,
00:37:25avec, pour l'ESS,
00:37:26son partenaire de l'ESPEL
00:37:27sur l'ESS à l'école,
00:37:29mais au-delà,
00:37:30il y a vraiment un énorme travail à faire,
00:37:32il y a aussi la scène de l'ESS
00:37:34en université,
00:37:35qui est très importante,
00:37:36et on a à cœur
00:37:37d'élargir le champ,
00:37:39et de travailler aussi
00:37:41sur les territoires,
00:37:42il y a pas mal de dispositifs
00:37:43dans les légions
00:37:45de partenariat avec les lycées,
00:37:47et on met en place
00:37:50de plus en plus
00:37:52de choses dans ces dispositifs
00:37:53d'après-rentrer l'ESS
00:37:55qui souvent n'y étaient pas,
00:37:56parce que souvent,
00:37:57ce sont des partenariats
00:37:58avec des grosses entreprises
00:37:59qui peuvent agilibrer les stagiaires,
00:38:00et ce qu'on répondait,
00:38:01c'était,
00:38:02oui, mais l'ESS,
00:38:04vous n'avez pas total,
00:38:06vous n'avez pas...
00:38:07Donc on a travaillé les choses
00:38:09autrement pour qu'on puisse
00:38:13accueillir des lycéens
00:38:14dans les entreprises de l'ESS,
00:38:16en accompagnant un peu différemment.
00:38:19On essaye aussi
00:38:19de travailler beaucoup
00:38:20avec des services civiques
00:38:21qui deviennent
00:38:22des ambassadeurs de l'ESS
00:38:23pour les faire intervenir
00:38:25un peu partout.
00:38:27Je pense qu'on aura
00:38:28des choses à faire
00:38:28avec les maisons des lycéens aussi.
00:38:30Il y a vraiment
00:38:31des partenariats à nouer,
00:38:32et je crois que c'est
00:38:33un enjeu énorme,
00:38:34parce qu'il y a une appétence
00:38:36chez les jeunes
00:38:36pour l'économie sociale
00:38:37et solidaire,
00:38:38et donc c'est vraiment
00:38:40un chantier,
00:38:40il faut qu'on investisse
00:38:42au maximum,
00:38:43et je pense que c'est
00:38:44en train de se faire,
00:38:45et que ça fait partie
00:38:47de la promotion de l'ESS,
00:38:48et il y a un enjeu énorme
00:38:50là-dessus,
00:38:50et vraiment une demande.
00:38:52Avec un petit peu
00:38:53de difficulté quelquefois
00:38:54par rapport
00:38:55aux professeurs d'économie,
00:38:58pour lesquels
00:38:58l'économie sociale et solidaire
00:39:00ne rentre pas
00:39:00dans leur programme,
00:39:01et où il faut qu'on trouve
00:39:02le moyen
00:39:03de travailler ce sujet quand même.
00:39:05Voilà.
00:39:06Dans les collèges,
00:39:06on peut le faire
00:39:07dans les enseignements
00:39:11interdisciplinaires,
00:39:12mais sur les lycées,
00:39:13on y arrive aussi.
00:39:15Merci.
00:39:15Une intervention encore ?
00:39:17Au détail,
00:39:18on a une bonne réconciliation
00:39:20non lucrative
00:39:20avec la situation
00:39:21à 1901,
00:39:23mais,
00:39:24je veux dire,
00:39:25c'est très souvent,
00:39:27ça peut être détourné
00:39:28très facilement.
00:39:29On a des exemples
00:39:31dans l'éducation,
00:39:32on va être évoqués
00:39:33par un scolaire,
00:39:34où les parents
00:39:36sont membres de l'association,
00:39:38sont aux administrations
00:39:39de l'association,
00:39:39et en fait,
00:39:40l'association est dirigée
00:39:41par un directeur
00:39:42qui est, lui,
00:39:44rémunéré,
00:39:45parfois très bien rémunéré,
00:39:46et donc,
00:39:48la lucrativité,
00:39:48elle s'adresse où ?
00:39:50Donc, ça,
00:39:50c'est un premier exemple.
00:39:51On reflose,
00:39:52c'est la même chose
00:39:52dans tout ce qui est
00:39:53dépendance.
00:39:55Les associations
00:39:56qui font de l'aide
00:39:57à la personne,
00:39:58on a des élus,
00:40:00on a des ordres de volonté
00:40:01qui sont,
00:40:01au sein de l'administration,
00:40:02et derrière,
00:40:03après,
00:40:03il y a une direction
00:40:04qui, effectivement,
00:40:05fait le travail,
00:40:07mais avec une absence
00:40:10totale de contrôle,
00:40:11et évidemment,
00:40:12ça sert d'état
00:40:13des engagements
00:40:15sur la dépense,
00:40:16c'est la délégation
00:40:17à ce type
00:40:17de l'association
00:40:19et la solution
00:40:20de facilité.
00:40:21Donc, derrière,
00:40:22on a des repas
00:40:24qui sont portés
00:40:25aux gens
00:40:25à domicile
00:40:26chez un mangard,
00:40:28mais personne
00:40:30n'intervient,
00:40:30il n'y a aucun
00:40:31contrôle sanitaire,
00:40:32il n'y a rien.
00:40:32Donc, je pense
00:40:33qu'il y a,
00:40:34dans les détails,
00:40:36l'intergratibilité,
00:40:37la non-intergratibilité,
00:40:39il faut quand même
00:40:39avoir des gardes
00:40:40aussi qui soient hautes
00:40:41que ceux qui existent
00:40:42déjà aujourd'hui.
00:40:45Quelle est la place
00:40:46de l'économie sociale
00:40:47et solidaire
00:40:48dans le développement
00:40:50fulgurant
00:40:51de l'économie numérique,
00:40:53de l'économie
00:40:54collaborative,
00:40:55dont on sent bien
00:40:56aujourd'hui
00:40:57qu'elle peut,
00:40:57en fait,
00:40:59basculer
00:41:00entre l'humain
00:41:00de grandes sociétés
00:41:01financières,
00:41:02alors que ses principes
00:41:03même,
00:41:04c'est précisément
00:41:05la coopération,
00:41:06la collaboration,
00:41:07l'échange,
00:41:08la gratuité,
00:41:09ou est-ce que
00:41:10l'économie sociale
00:41:11et solidaire
00:41:11est en capacité,
00:41:13en fait,
00:41:14d'attraper
00:41:15toutes ces valeurs
00:41:15très positives
00:41:16et d'en faire
00:41:18économie,
00:41:19d'en faire
00:41:19création de richesses,
00:41:20mais qui sont
00:41:21des créations de richesses
00:41:21qui profitent à tous
00:41:23plutôt que de profiter
00:41:24à quelques grands géants
00:41:25comme Uber,
00:41:26Airbnb,
00:41:27etc.
00:41:27Peut-être qu'on peut aussi
00:41:28explorer la question posée
00:41:30à travers ce champ-là.
00:41:31Je sais qu'on parle
00:41:32beaucoup d'innovation sociale
00:41:34dans l'économie sociale
00:41:35et solidaire,
00:41:36qu'il y a eu
00:41:36beaucoup de financements
00:41:37qui vont,
00:41:39mais on s'en faut
00:41:40qu'on sache
00:41:41finalement
00:41:41ce qui part présent
00:41:43et ce qu'il y a
00:41:43derrière.
00:41:44Alors,
00:41:46Jérôme ?
00:41:46Juste devant
00:41:47sur les contraintes
00:41:47à impact social
00:41:48parce que
00:41:49le nom français,
00:41:50on peut le dire
00:41:50en français
00:41:51si ça marche,
00:41:52le social impact bon
00:41:53c'est donc des contraintes
00:41:53à impact social
00:41:54c'est pas une idée française
00:41:56c'est un nom français
00:41:56et c'est pas parce que
00:41:57c'est pas une idée française
00:41:58que c'est forcément
00:41:59une mauvaise idée non plus.
00:42:01Donc,
00:42:01moi j'ai pas
00:42:02personnellement
00:42:03d'avis définitif
00:42:04sur la question.
00:42:05Ça va être expérimenté,
00:42:07on verra bien
00:42:08si ça marche,
00:42:09je crois pas
00:42:09qu'on puisse comparer ça
00:42:10aux partenarières
00:42:11que du privé par ailleurs
00:42:12pour une seule bonne raison
00:42:13c'est qu'il y a
00:42:13l'économie sociale
00:42:14n'est pas de l'économie publique
00:42:15au passage.
00:42:16Donc on se disait
00:42:17c'est de l'économie privée.
00:42:19Et donc
00:42:19la question de savoir
00:42:20comment on assure
00:42:21la pérennité du financement
00:42:22voire cette diversité
00:42:24n'est pas nécessairement
00:42:25une mauvaise question
00:42:26pour l'économie sociale.
00:42:27Je sais que c'est parce
00:42:28que c'est des autres.
00:42:29Donc
00:42:31je pense que ça dérive
00:42:32de voir un peu plus loin.
00:42:33Deuxième fois
00:42:34sur la promotion
00:42:35chez eux
00:42:35mais après je viens
00:42:36avec une économie collaborative.
00:42:38Je vous avais quand même
00:42:38vous intéresser
00:42:39parce qu'on va pas
00:42:40faire de l'auto-promotion
00:42:41en permanence
00:42:42mais le projet de l'ESS
00:42:43porte déjà énormément de choses.
00:42:45On aimerait bien
00:42:46parce que cela dit
00:42:46ce que l'opérateur
00:42:47portait encore plus de choses
00:42:49avec plus de partenaires
00:42:50c'est encore mieux
00:42:51bien évidemment.
00:42:52Cela dépend du gouvernement
00:42:53et des quelques partenaires
00:42:55mais si on pouvait le faire plus
00:42:56on serait encore plus
00:42:57bien évidemment.
00:42:58Et l'autre
00:42:59il y a même une plateforme
00:42:59dédiée à tout ça
00:43:00sur le site de l'ADS.
00:43:04Après
00:43:04sur la question
00:43:05de l'économie collaborative
00:43:06je crois qu'il faut prendre ça
00:43:08de manière assez décontractée.
00:43:11Le fait
00:43:12à mon sens
00:43:12c'est que les petits
00:43:14collaboratifs
00:43:14s'engoufflent
00:43:16d'abord
00:43:16dans les secteurs
00:43:17ou dans les activités
00:43:18que l'équilibre sociale
00:43:20n'a pas pris en charge.
00:43:23Rien n'est interdit
00:43:24à l'équilibre sociale
00:43:24par principe
00:43:25mais s'il y a
00:43:26autant de gens
00:43:27qui s'engoufflent
00:43:28sur certains secteurs
00:43:29sur certains types de services
00:43:30avant la population
00:43:30c'est parce que
00:43:31les différents acteurs
00:43:32aux familles
00:43:33de l'équilibre sociale
00:43:33n'ont pas réussi
00:43:34ou n'ont pas pensé
00:43:36à le faire.
00:43:37Et donc
00:43:37il y a une définitive
00:43:38qui fait ça
00:43:39je pense qu'il faut y aller
00:43:41avec nos spécificités
00:43:43nos façons d'entreprendre
00:43:44par contre
00:43:45ça peut peut-être
00:43:46nous stimuler
00:43:48mais je ne pense pas
00:43:49qu'on doit
00:43:50croquer les techniques
00:43:50collaboratifs
00:43:51et encore moins
00:43:52nous confondre.
00:43:53Les techniques collaboratifs
00:43:54pour moi
00:43:54n'ont pas grand chose
00:43:55d'avoir
00:43:55avec les techniques sociales
00:43:56et ne souci
00:43:58ni de la finalité
00:43:59du service
00:44:00à la personne
00:44:01ni de la façon
00:44:02dont le service est rendu
00:44:03et pour moi
00:44:04c'est des deux différences
00:44:06fondamentales
00:44:06que nous sommes
00:44:07je ne dis pas
00:44:08que ce n'est pas utile
00:44:09et qu'à la fin
00:44:09ce n'est pas bien
00:44:11personnellement
00:44:11j'utilise très peu l'hiver
00:44:12par exemple
00:44:13mais vraiment pas du tout
00:44:14au fait
00:44:14mais cela dit
00:44:16j'imagine bien
00:44:17que ça puisse être pratique
00:44:18que d'être moins cher
00:44:19etc
00:44:19mais néanmoins
00:44:20ça n'a rien à voir
00:44:21pour moi
00:44:21avec la famille sociale
00:44:23donc la question
00:44:24de toi
00:44:24quelle est votre stratégie
00:44:25si nous admettons
00:44:26d'abord le fait
00:44:27qu'on n'a pas de frontières
00:44:28pas de limites
00:44:29déjà on sera un peu plus
00:44:30décontracté
00:44:30par rapport à la question
00:44:32si on se donne vraiment
00:44:33les moyens
00:44:33à travailler ensemble
00:44:35au sein de l'économie sociale
00:44:36pour le faire
00:44:37je pense que ça nous permettra
00:44:38aussi d'aller
00:44:40un peu plus loin
00:44:41de ce que nous faisons
00:44:41aujourd'hui
00:44:42et puis d'aller
00:44:43pour à mon sens
00:44:43c'est qu'il ne faut pas
00:44:44être fasciné non plus
00:44:45par ces entrepreneurs
00:44:47et sans doute pas
00:44:48nécessairement
00:44:48leur donner notre argent
00:44:49et je vois aussi
00:44:51la tentation
00:44:51qui peut exister
00:44:52dans certaines
00:44:53grands structures
00:44:53de l'économie sociale
00:44:54d'aller finalement
00:44:56être à la remorque
00:44:57de l'économie collaborative
00:44:59en finançant
00:45:00tel ou tel start-up
00:45:01pour financer
00:45:02un autre point d'aime
00:45:02que le nôtre
00:45:03et on n'a aucune raison
00:45:05de ne pas développer
00:45:06nos propres modèles
00:45:07parfois il faut être plus
00:45:08intelligent qu'on l'aime
00:45:09mais c'est pas
00:45:09à mon avis
00:45:10peine perdue
00:45:11on peut être tout à fait
00:45:11plus intelligent
00:45:12qu'aujourd'hui
00:45:13un fort souris
00:45:14mais toujours
00:45:14à faire ensemble
00:45:16merci
00:45:16Roger Bellot
00:45:18là je ne me suis pas
00:45:19trouvé
00:45:19oui
00:45:20non merci
00:45:21bon
00:45:22beaucoup de choses
00:45:24revenir sur
00:45:25peut-être reprendre
00:45:26au départ
00:45:26est-ce que tout le monde
00:45:27la conscience
00:45:28se met dans un modèle
00:45:29insoltenable
00:45:29bon bah je ne sais pas
00:45:30il y a un boutin de votes
00:45:31qu'on va dire
00:45:32prochainement
00:45:33si on est
00:45:34si on n'est pas
00:45:35à ce moment
00:45:36et la volonté
00:45:38de transformation
00:45:39moi je
00:45:40je remercie
00:45:41l'intervenant
00:45:42tout à l'heure
00:45:43qui a
00:45:45indiqué tout ce qui se faisait
00:45:46au niveau de l'ESPER
00:45:47parce que
00:45:48ça rejoint
00:45:49je ne vais pas le dire
00:45:50s'il ne l'avait pas fait
00:45:51ça rejoint
00:45:52je crois
00:45:52quelque chose
00:45:53pour moi
00:45:53de fondamental
00:45:54il disait tout à l'heure
00:45:57il faudrait que le jeune
00:45:59réponde
00:45:59on va lui proposer
00:46:01d'exercer son activité
00:46:03dans le cadre
00:46:03de l'économie
00:46:04sociale et solidaire
00:46:05moi j'attends mieux que ça
00:46:07j'attends que grâce à l'éducation
00:46:09qu'on a eu
00:46:10très en amont
00:46:11il ait envie
00:46:13il ait envie
00:46:14tout seul
00:46:15de créer
00:46:16son entreprise
00:46:17de créer
00:46:18cette culture
00:46:18dans le cadre
00:46:20de l'économie sociale
00:46:21et solidaire
00:46:21parce qu'il saura
00:46:22que ça existe
00:46:23parce qu'il saura
00:46:24que c'est une économie
00:46:25qui a du sens
00:46:26qui apporte
00:46:27quelque chose
00:46:28qui est celle de l'économie
00:46:30mais qui n'est pas
00:46:31la recherche
00:46:31du profit
00:46:32etc
00:46:32vous connaissez ça
00:46:35donc je fais là
00:46:36le lien
00:46:36avec l'éducation
00:46:38je pense que dans le chemin
00:46:39d'avenir
00:46:40de l'ESS
00:46:41il faut compter
00:46:43beaucoup
00:46:43sur l'éducation
00:46:45sur ceux
00:46:46qui sont
00:46:46les concitoyens
00:46:48de demain
00:46:49et qu'ils puissent
00:46:50se faire le lien
00:46:51il existe
00:46:52plein de manifestations
00:46:53de gens
00:46:54les nuits debout
00:46:55etc
00:46:56mais est-ce que ces gens-là
00:46:57font le lien
00:46:58avec l'économie sociale
00:46:59et solidaire
00:47:00est-ce qu'ils se disent
00:47:01que parallèlement
00:47:02avec leur opposition
00:47:04ils pourraient soutenir
00:47:06ils pourraient s'engager
00:47:07dans des structures
00:47:08qui sont celles
00:47:09de l'économie sociale
00:47:10et solidaire
00:47:11pour apporter des réponses
00:47:13à ce qu'ils dénoncent
00:47:14c'est bien
00:47:14de dénoncer
00:47:15les gens même temps
00:47:16c'est qu'ils vont s'engager
00:47:17pour apporter
00:47:19des réponses
00:47:20donc voilà
00:47:21à cette volonté
00:47:22de transformation
00:47:22de cultiver ces différences
00:47:24je crois qu'il faut
00:47:26la retrouver
00:47:27là
00:47:29quant à l'économie
00:47:30collaborative
00:47:32je suis pas sûr
00:47:33d'être 100%
00:47:33d'accord
00:47:34avec ce que dit
00:47:35ce que dit
00:47:36Jérôme
00:47:38ce que dit Jérôme
00:47:39parce que
00:47:40je crois quand même
00:47:41à l'envoi plus
00:47:42je ne suis jamais
00:47:43l'éducateur
00:47:43parce que justement
00:47:44j'ai conscience
00:47:46que ce n'est pas
00:47:47l'économie sociale
00:47:48et solidaire
00:47:49malheureusement
00:47:50avec les mots
00:47:51c'est toujours pareil
00:47:52quand on parle
00:47:53de collaboratif
00:47:54quand on parle
00:47:55de partage
00:47:56de partage
00:47:58tout ça
00:47:58ça plaît bien
00:47:59on a l'impression
00:48:01on peut avoir l'impression
00:48:02qu'on aide
00:48:03avec l'économie sociale
00:48:04et solidaire
00:48:05on peut y être
00:48:06parfois
00:48:07c'est pour ça
00:48:07ma petite nuance
00:48:08c'est qu'on peut
00:48:09y être parfois
00:48:11malheureusement
00:48:12tous les grands
00:48:13dont on parle aujourd'hui
00:48:15les blablakas
00:48:16les rbm
00:48:18les uber
00:48:19n'en sont pas
00:48:20ils utilisent
00:48:22c'est des rôles
00:48:23que la lumière
00:48:23de partage
00:48:24ils utilisent
00:48:25des besoins
00:48:26non couverts
00:48:26des besoins
00:48:27qui existent
00:48:29pour en faire
00:48:30une finalité
00:48:32capitalistique
00:48:34capitalistique
00:48:34avec de grosses
00:48:35capitalisations
00:48:36qui ne sont pas
00:48:37en France d'ailleurs
00:48:38qui se débrouillent
00:48:39pour se faire défiscaliser
00:48:40enfin c'est tout le contraire
00:48:42tout le contraire
00:48:43de l'économie sociale
00:48:44et solidaire
00:48:45il existe
00:48:46et c'est là
00:48:47pour si je devrais
00:48:48le droit
00:48:48de dire ça
00:48:49il existe
00:48:50des structures
00:48:53de l'économie
00:48:54collaborative
00:48:54qui ont envie
00:48:56de fonctionner
00:48:58elles
00:48:58sous l'origine
00:48:59de l'économie sociale
00:49:01et solidaire
00:49:02avec cette idée
00:49:03de pouvoir
00:49:04de consommateur
00:49:05de pouvoir
00:49:06de l'adhérant
00:49:06avec cette idée
00:49:08que ce n'est pas
00:49:08la recherche de profit
00:49:10qui les anime
00:49:11mais bien
00:49:11la satisfaction
00:49:12d'un service
00:49:15et compte tenu
00:49:16des enjeux
00:49:17capitalistiques
00:49:18qu'il y a
00:49:18je crois
00:49:19que les entreprises
00:49:22de l'économie sociale
00:49:23qui en ont les moyens
00:49:24elles ont intérêt
00:49:25à soutenir
00:49:27un certain nombre
00:49:28de ces entreprises là
00:49:29sinon
00:49:30elles ne survivront pas
00:49:32parce que vous voyez
00:49:32la quantité
00:49:33d'entreprises
00:49:34de structures
00:49:35qui se créent
00:49:36aujourd'hui
00:49:36il faut se dire
00:49:38qu'il y en a beaucoup
00:49:38qui ne survivront pas
00:49:39il n'y aura pas de la place
00:49:40pour tout le monde
00:49:41et si on ne les aide pas
00:49:43c'est les grands
00:49:44les gros
00:49:45ceux qui ont le capital
00:49:46qui l'emporteront
00:49:47donc je pense
00:49:49que là c'est un point
00:49:50de vigilance
00:49:50nous avons beaucoup
00:49:51de choses à faire
00:49:52nous avons à communiquer
00:49:53pour faire en sorte
00:49:55que les gens
00:49:55ne croient pas
00:49:56que cette économie sociale
00:49:57est solidaire
00:49:58et ne se fassent pas
00:49:59bernet
00:49:59ne soient pas trompés
00:50:00par ça
00:50:01mais en même temps
00:50:02je crois que
00:50:03il est de notre responsabilité
00:50:04d'aider ceux
00:50:05qui ont envie
00:50:05d'occuper ce terrain
00:50:08à le faire
00:50:09voilà
00:50:13merci beaucoup
00:50:14Marie-Marie
00:50:15parquet-lips
00:50:15oui
00:50:17je pense que
00:50:18l'économie collaborative
00:50:19elle s'est aussi
00:50:19beaucoup développée
00:50:20sur des avancées
00:50:22technologiques
00:50:23sur le numérique
00:50:24et qu'on n'a pas
00:50:26à être absent
00:50:26de cette réflexion là
00:50:27alors
00:50:28d'accord
00:50:30identifier
00:50:31les structures
00:50:32de l'économie sociale
00:50:33et solidaire
00:50:33qui sont dans le collaboratif
00:50:34et privilégier
00:50:35celles-là
00:50:35et ne pas connaître
00:50:36et avancer avec elles
00:50:37bien évidemment
00:50:38puis il y a aussi
00:50:39tout un travail
00:50:40qui se fait
00:50:41toute une réflexion
00:50:42qui se fait
00:50:42dans les Fab Labs
00:50:43là on a des valeurs
00:50:45qui sont très proches
00:50:46les créatifs communes
00:50:47si les logiciels libres
00:50:48on est sur des gens
00:50:50qui créent
00:50:50qui créent des choses
00:50:52et qui ne les brevettent pas
00:50:54donc là aussi
00:50:55le rapprochement
00:50:56avec eux
00:50:56il peut être extrêmement intéressant
00:50:58je pense que
00:50:58l'économie sociale et solidaire
00:51:00ne doit pas
00:51:01louper le tournant
00:51:02du numérique
00:51:03parce que ça peut
00:51:03nous aider aussi
00:51:04nous aussi
00:51:05à avancer sur nos pratiques
00:51:06et à pouvoir développer
00:51:08de nouveaux services
00:51:09de nouvelles actions
00:51:09et il faut qu'on nous fasse
00:51:11en capacité de le faire
00:51:12avec ce qui fait notre ADN
00:51:14avec nos valeurs
00:51:15et nos statuts
00:51:16ça c'est pas du tout
00:51:18pas du tout
00:51:18du tout incompatible
00:51:19je pense
00:51:20et je pense
00:51:20qu'il faut absolument
00:51:21qu'on y a
00:51:21sur l'économie circulaire
00:51:23sur
00:51:23on a
00:51:24on a vraiment
00:51:26nous des atouts énormes
00:51:27il faut qu'on les joue
00:51:28donc tous ces champs-là
00:51:30il faut surtout pas
00:51:31qu'on en soit absent
00:51:32parce qu'il y a beaucoup
00:51:34de choses à dire
00:51:35à propos de l'économie
00:51:36collaborative
00:51:39quand vous dites
00:51:40qu'il y a un risque
00:51:41de mainmise
00:51:43de grande société
00:51:45moi je pense que
00:51:46vous êtes complètement
00:51:46dans l'illusion
00:51:47c'est déjà fait
00:51:48et c'est déjà trop tard
00:51:50comment
00:51:51on pourra
00:51:52vu que l'Europe
00:51:53a décidé
00:51:53de la libéralisation
00:51:54des transports
00:51:55comment pourra-t-on
00:51:56empêcher
00:51:57Uber d'exister
00:51:58ben Blackard
00:51:59il a monopolisé
00:52:01le covoiturage
00:52:02c'est trop tard
00:52:03il a pris
00:52:04il a pris le marché
00:52:05il ne pourra plus le prendre
00:52:06Uber c'est pareil
00:52:09dans le taxi
00:52:11j'ai un problème
00:52:11avec Uber
00:52:13concrètement
00:52:13moi j'ai eu
00:52:14j'ai eu une licence
00:52:15gratuite
00:52:16distribuée par l'Etat
00:52:18j'ai arrêté
00:52:19de travailler
00:52:19parce que
00:52:21la concurrence
00:52:21est tellement
00:52:25tellement forte
00:52:26que
00:52:27j'ai décidé
00:52:29d'outils de travail
00:52:30en gestion
00:52:31à d'autres personnes
00:52:32parce que
00:52:33c'est plus intéressant
00:52:34dans ces cas là
00:52:35donc
00:52:36je m'inquiète
00:52:37que
00:52:38ça n'a pas été
00:52:39il y a des endroits
00:52:41en France
00:52:41où il y a des projets
00:52:43de système
00:52:44de taxi
00:52:46qui remplacent
00:52:47le service
00:52:48public
00:52:48de transport
00:52:51en commun
00:52:52là où
00:52:52ça n'existe pas
00:52:53et au lieu
00:52:54de mettre
00:52:55des transports
00:52:55en commun
00:52:55ils font des rembourses
00:52:56aux taxis
00:52:57qui fonctionnent
00:52:59avec des stations
00:52:59comme les bus
00:53:01etc
00:53:03nous on est tout à fait
00:53:04on fait partie
00:53:04de l'économie
00:53:05de l'économie
00:53:05de l'économie
00:53:05a priori
00:53:06sans savoir
00:53:07et on est tout à fait
00:53:09optimistes
00:53:09et on a une vision
00:53:11tout à fait
00:53:13belle
00:53:14de l'avenir
00:53:14des entreprises
00:53:15à condition
00:53:15de l'économie
00:53:16de changer
00:53:16le système
00:53:17socio-économique
00:53:18socio-économique
00:53:19on en est la fois
00:53:20vivant
00:53:21que même
00:53:22dans l'industrie
00:53:25industrie
00:53:25qui a été
00:53:27depuis 30-40 ans
00:53:28mise à bord
00:53:29dans notre pays
00:53:30on peut effectivement
00:53:31relever
00:53:32se révéler
00:53:33innocent
00:53:34quelque part
00:53:34et on crée
00:53:35que des systèmes
00:53:36économiques
00:53:37alternatifs
00:53:37sont tout à fait
00:53:38possibles
00:53:38et on peut généraliser
00:53:41l'ensemble
00:53:41des technologies
00:53:43surtout
00:53:44les numériques
00:53:46etc
00:53:46donc c'est une histoire
00:53:48de volonté
00:53:48et ce qui nous manque
00:53:50effectivement
00:53:50aujourd'hui
00:53:51c'est la promotion
00:53:52la promotion
00:53:53des politiques
00:53:54la promotion
00:53:55d'une milieu associatif
00:53:57de manière
00:53:58à montrer
00:53:59qu'effectivement
00:53:59il y a des exemples
00:54:00qui marchent
00:54:00et qui sont prometteurs
00:54:01par rapport à l'avenir
00:54:02voilà
00:54:03c'est tout
00:54:04c'est un témoignage
00:54:05de sympathie
00:54:07en même temps
00:54:07je vais faire un reportage
00:54:09avec 4 jeunes étudiants
00:54:10qui sont des élèves
00:54:11qui sortent de l'école
00:54:12culinaire
00:54:13ferme au digne
00:54:13c'est une grande école
00:54:14de la cuisine ferme
00:54:15ils ont des enseignements
00:54:19d'entrepreneuriat
00:54:19à un moment donné
00:54:20et ils apprennent vraiment
00:54:21enfin du commerce
00:54:22tout à fait classique
00:54:23etc
00:54:23et ces 4 jeunes
00:54:25ils sont en train de monter
00:54:26un restaurant
00:54:26anti-gaspillage
00:54:27donc ils sont en train de monter
00:54:29une initiative de restauration
00:54:30où ils vont récupérer
00:54:32des invadis
00:54:32pour faire un restaurant
00:54:34gastronomique
00:54:34je discute avec eux
00:54:35et quand je vis par leur demander
00:54:37bon mais quelle forme
00:54:38d'entreprise vous prenez
00:54:39ils me répondent
00:54:40que vous on fait le scope
00:54:41et bien c'est pas bon
00:54:42mais pourquoi vous faites le scope
00:54:43parce que nous notre problème
00:54:44c'est pas qu'on me met les défis
00:54:46nous notre problème
00:54:46c'est qu'on veut se rendre utile
00:54:48qu'on veut défendre
00:54:49l'intérêt général
00:54:50qu'on veut partager
00:54:51les bénéfices
00:54:51donc ça abonde un peu
00:54:52dans votre sens
00:54:53cela n'est pas un raz-de-marée
00:54:54j'ai fait la première surprise
00:54:56ils ont 20 ans
00:54:56et ils vont monter
00:54:57leur scope de restauration
00:54:58à Bordeaux
00:54:59il y a comme ça
00:55:00des petits cailloux
00:55:01qui sont semés
00:55:02et effectivement
00:55:02c'est l'objet du notre débat aussi
00:55:04c'est vraiment
00:55:05où on pousse
00:55:05pour que tout ça grandisse
00:55:06je vous en prie
00:55:07dernière question
00:55:07et on fait un dernier tour de table
00:55:10quand on critique l'économisation
00:55:12en particulier par exemple
00:55:14les associations de prise en charge
00:55:16des élèves en scolarité
00:55:19répondent à des abeus d'offres
00:55:21des municipalités
00:55:22et deviennent de fait
00:55:24des acteurs de délégation
00:55:26de services publics
00:55:28et des fois de fait
00:55:29remplacent le travail
00:55:32d'employés municipaux
00:55:34ce qui veut dire
00:55:35que là
00:55:36l'ESS n'est pas concurrent
00:55:38de l'économie classique
00:55:40de l'économie capitaliste
00:55:41parce qu'il y a aussi une chose
00:55:43c'est qu'il peut dans l'ESS
00:55:45utiliser le mot
00:55:47économie capitaliste
00:55:48et ne pas toujours se cacher
00:55:49derrière l'économie classique
00:55:51ce qui veut dire
00:55:52d'ailleurs que l'ESS
00:55:53ne serait pas classique
00:55:56mais donc
00:55:57les associations
00:56:00et non des moindres
00:56:02dans l'économie populaire
00:56:04deviennent des concurrents
00:56:06et des fois des acteurs
00:56:08de suppression de postes
00:56:10de fonctionnaires territoriaux
00:56:12donc ce sont des positions
00:56:14qui évidemment
00:56:16ne permettent pas
00:56:18réellement
00:56:19une publicité favorable
00:56:22à l'ESS
00:56:23et moi je dirais
00:56:25on parle d'économie collaborative
00:56:27on parle de tout ça
00:56:28mais enfin
00:56:29pendant certaines années
00:56:32je vois que
00:56:33la ministre de l'éducation nationale
00:56:35qui était je crois
00:56:36monsieur Jospin à l'époque
00:56:38a reçu un grand compte
00:56:39du PES
00:56:40pour lui montrer
00:56:42que
00:56:43c'était
00:56:44l'avenir de l'éducation nationale
00:56:47alors que les logiciels libres
00:56:50existaient encore
00:56:52il me semble
00:56:53se dire
00:56:54que l'ESS
00:56:55et les représentants
00:56:57des logiciels libres
00:56:59et de l'économie
00:57:00autre
00:57:00ont été quand même
00:57:02un silence assurdiçant
00:57:03donc
00:57:04je dirais
00:57:05nous battons-nous
00:57:07un peu plus
00:57:08et
00:57:09quand on lit
00:57:10par exemple
00:57:10les bulletins
00:57:13des CCI
00:57:14elles défendent
00:57:15l'économie capitaliste
00:57:16et elles offrent
00:57:17des solutions
00:57:18de façon un peu plus
00:57:20arnieuse
00:57:21et
00:57:21logique
00:57:23les bulletins
00:57:23des CRESS
00:57:25bon je pense
00:57:26qu'on a pas fini
00:57:27avec les débats
00:57:27sur l'ESS
00:57:28on a encore
00:57:29de grands jours
00:57:29devant nous
00:57:30ce qui est certain
00:57:31c'est que
00:57:33pour être
00:57:34les CRESS
00:57:34bon
00:57:35on a pas la force
00:57:36de frappe des CCI
00:57:37je vous l'accorde
00:57:38on a pas leurs moyens
00:57:42on est pas consulaires
00:57:43on l'a dit tout à l'heure
00:57:45on est donc du coup
00:57:46obligé de jambler
00:57:48pour avoir un modèle
00:57:49économique
00:57:49qui tienne la route
00:57:50et on essaye
00:57:52de le faire
00:57:53le mieux possible
00:57:54et en passant
00:57:55je dirais
00:57:56ok on peut travailler
00:57:58avec les consulaires
00:57:58seulement il y a
00:57:59un grand champ
00:57:59d'économie sociale
00:58:00et solidaire
00:58:01sur lequel les consulaires
00:58:01sont forts
00:58:02c'est les associations
00:58:04les entreprises associatives
00:58:06et celles-là
00:58:06elles ont vraiment
00:58:07besoin de nous
00:58:08pour qu'on puisse travailler
00:58:09notamment à ce que
00:58:11il y ait des politiques
00:58:12de l'ESS
00:58:12sur les collectivités
00:58:13territoriales
00:58:14qui est de l'achat responsable
00:58:15qui est le recours
00:58:18à la subvention
00:58:19car la subvention
00:58:20et heureusement
00:58:21elle est dans la loi ESS
00:58:22c'est le moyen
00:58:23de financer
00:58:24une association
00:58:25là où on fait un marché
00:58:27là où on achèterait
00:58:28des voitures
00:58:29auprès de Renault
00:58:29et bien c'est une association
00:58:30qu'on met en passion politique
00:58:31et pas sur une subvention
00:58:32et ça c'est légitime
00:58:34c'est légitime
00:58:34c'est la façon
00:58:35d'être financée
00:58:38des associations
00:58:39après
00:58:42sur le grand débat
00:58:43service public
00:58:45ou dans l'économie sociale
00:58:47et solidaire
00:58:47je pense que
00:58:48une des grandes particularités
00:58:49de nos territoires
00:58:50ce qu'on voit un peu partout
00:58:51c'est que les gens
00:58:52se prennent en charge
00:58:53et essayent de trouver
00:58:54des solutions
00:58:55aux problématiques
00:58:56qu'ils ont
00:58:57sur leur territoire
00:58:58ça passe très souvent
00:59:00par une bagarre
00:59:01pour pouvoir maintenir
00:59:02leur service public
00:59:03seulement dans certains cas
00:59:04ça passe aussi
00:59:04par le fait
00:59:05de mettre en place
00:59:06quelque chose
00:59:06quand il y a plus rien
00:59:07et là l'économie sociale
00:59:08et solidaire
00:59:09heureusement qu'on est là
00:59:09voilà
00:59:10c'est tout
00:59:11j'y crois beaucoup
00:59:12je me bats tous les jours
00:59:13là-dessus
00:59:13les presse sont sur le terrain
00:59:14et se battent auprès des entreprises
00:59:16je crois qu'on a
00:59:18on a un énorme
00:59:20un énorme challenge à porter
00:59:21c'est de créer
00:59:22un écosystème favorable
00:59:23pour qu'effectivement
00:59:24l'économie sociale et solidaire
00:59:26se développe
00:59:27le mieux possible
00:59:28en tenant
00:59:29en prenant en compte
00:59:31les leçons
00:59:31de ce qui s'est passé
00:59:32avant nous
00:59:33et le fasse
00:59:34le mieux possible
00:59:36dans un esprit
00:59:37de transformation sociale
00:59:39merci beaucoup
00:59:41madame Martinique
00:59:42Roger Venot
00:59:45oui
00:59:46écoutez
00:59:46ma conclusion
00:59:47je peux dire
00:59:48ça aussi
00:59:49tourner vers
00:59:49un message
00:59:50plus optimiste
00:59:51comme
00:59:53l'intervenant précédent
00:59:55l'a fait
00:59:55je pense
00:59:57qu'il n'est jamais
00:59:58trop tard
00:59:59la question
00:59:59a été posée
01:00:00tout à l'heure
01:00:01il n'est jamais
01:00:01trop tard
01:00:02moi dans
01:00:03dans ma vie
01:00:04antérieure
01:00:05vous savez
01:00:06peut-être
01:00:06j'étais militant
01:00:07en dirigeant
01:00:08les grandes mutuelles
01:00:08d'assurance
01:00:09la maïf
01:00:09on ne peut pas
01:00:10la nommer
01:00:11et quand je connais
01:00:12bien l'histoire
01:00:12de la création
01:00:13de la maïf
01:00:15si en 1934
01:00:16les instituteurs
01:00:17qui ont constaté
01:00:18qu'il n'y avait
01:00:18qu'un seul système
01:00:20pour s'assurer
01:00:21c'était le système
01:00:22capitaliste
01:00:23je ne suis pas peur
01:00:23du mot
01:00:23c'était le système
01:00:25capitaliste
01:00:25et vu qu'ils n'avaient
01:00:27rien fait
01:00:28aujourd'hui
01:00:29on n'aurait pas
01:00:30la maïf
01:00:30on n'aurait peut-être
01:00:31pas les autres mutuelles
01:00:32puisqu'elle a donné
01:00:33l'exemple
01:00:34donc à l'époque
01:00:35on ne pouvait pas
01:00:36s'assurer
01:00:36pour s'assurer
01:00:37ailleurs
01:00:37que dans une société
01:00:39capitaliste
01:00:39aujourd'hui
01:00:40les mutuelles
01:00:43représentent
01:00:4350%
01:00:44du marché
01:00:4550%
01:00:46ils ont gagné
01:00:4750%
01:00:48du marché
01:00:49donc je prends
01:00:50ce petit exemple
01:00:50pour dire
01:00:51que non seulement
01:00:52il n'est pas trop tard
01:00:53mais qu'il faut se battre
01:00:54qu'il faut avoir
01:00:55des forces de conviction
01:00:56qu'il faut avoir
01:00:57des messages
01:00:58et des valeurs
01:00:59à porter
01:00:59nous les avons
01:01:00donc à partir de là
01:01:02on doit pouvoir
01:01:03effectivement
01:01:03gagner encore
01:01:05des parts
01:01:07et surtout
01:01:08en investissant
01:01:09alors l'idée
01:01:10a avancé tout à l'heure
01:01:11en investissant
01:01:13de nouveaux territoires
01:01:14sur lesquels
01:01:14on n'est pas
01:01:15parce que c'est vrai
01:01:16qu'aujourd'hui
01:01:16on a investi fortement
01:01:18dans les domaines
01:01:19de la banque
01:01:20de l'assurance
01:01:20pas mal
01:01:22des services
01:01:22à la personne
01:01:23mais il y a
01:01:24notamment
01:01:24le domaine industriel
01:01:26monsieur la vie
01:01:27a été très peu
01:01:28investi
01:01:29à ce jour
01:01:30or on a aussi
01:01:31de belles capacités
01:01:32quelques belles réussites
01:01:34ça commence
01:01:35qui peuvent être illustrés
01:01:37la transition énergétique
01:01:39la transition énergétique
01:01:41est vraiment
01:01:42un sujet
01:01:42pour les années
01:01:44les dizaines d'années
01:01:45à venir
01:01:46est un domaine
01:01:47où il y a une place
01:01:49à prendre
01:01:50on a déjà des acteurs
01:01:51certains ont des stands ici
01:01:53comme Eniacop
01:01:54on a des acteurs
01:01:55qui se sont engagés
01:01:56dans ce domaine là
01:01:57il y a des places
01:01:58à prendre
01:01:58et c'est vrai
01:01:59qu'il faut les prendre
01:02:00le plus tôt possible
01:02:01donc voilà
01:02:02conclusion
01:02:03les chemins de l'avenir
01:02:05de l'ESS
01:02:06ils peuvent être très beaux
01:02:08à condition
01:02:09qu'il y ait cette force
01:02:10cette mobilisation
01:02:11ce partage
01:02:12et
01:02:13comme me disait
01:02:14quelqu'un
01:02:15qui m'a formé
01:02:16je dirais
01:02:17quand j'ai commencé
01:02:17à méditer la naïf
01:02:18ce sont toujours
01:02:20des choix
01:02:21politiques
01:02:22on est dans l'économie
01:02:24on est aussi
01:02:25dans la politique
01:02:26merci
01:02:27Jérôme Salier
01:02:28vous m'applique
01:02:31rapidement également
01:02:32et
01:02:32je vais appeler
01:02:33ma conclusion
01:02:34sur
01:02:34la question
01:02:36telle l'idée
01:02:36de l'antilipinésie
01:02:37sur la coagence
01:02:38entre
01:02:39l'économie sociale
01:02:40et l'économie sociale
01:02:44je ne me sens pas
01:02:45que ça reste
01:02:45que je vais répondre
01:02:48je crois
01:02:48qu'il y a
01:02:49plusieurs dimensions
01:02:50à ça
01:02:51mais que je regrouperai
01:02:52sous une seule
01:02:54pour moi
01:02:55la vraie différence
01:02:56entre ce que nous faisons
01:02:57nous et ce que font
01:02:57nos concurrents
01:02:59qu'ils soient des concurrents
01:03:00capitalistes
01:03:00ou capitalistes
01:03:01et pas avoir peur du monde
01:03:02c'est comme ça
01:03:03lorsque entre eux
01:03:04ils se désignent
01:03:05donc il n'y a pas de raison
01:03:05que les désignes
01:03:06c'est comme ça
01:03:06à vrai dire
01:03:07donc c'est surtout
01:03:08que nous ne confondons pas
01:03:09les fins et les moyens
01:03:11je ne juge pas mon métier
01:03:13je suis le directeur
01:03:13de l'inviteur de santé
01:03:15pour moi
01:03:16le fait de l'assurance
01:03:16ce n'est pas la finalité
01:03:18c'est le moyen
01:03:19pour remplir
01:03:20un objectif social
01:03:21qui n'est pas rempli
01:03:22par ailleurs
01:03:22ou imparfaitement
01:03:23par d'autres
01:03:24donc la différence
01:03:26entre les loups
01:03:26c'est qu'on ne confond pas
01:03:29la fin et les moyens
01:03:30à condition qu'on ne l'oublie pas
01:03:32et c'est là que parfois
01:03:33dans ce qu'elles font
01:03:35telle ou telle famille
01:03:37ou acteurs
01:03:37des communes sociales
01:03:38et ça sert à rien
01:03:38sur le débat
01:03:39un débit de l'amuser
01:03:40mais on a parfois tendance
01:03:42derrière la stratégie
01:03:43d'un tel ou tel tel autre
01:03:44à ne pas voir
01:03:47la finalité de tout ça
01:03:50est-ce que c'est seulement
01:03:51qu'on vient de départ
01:03:52de marcher sur les autres
01:03:53d'un comme les autres
01:03:54en se faisant comme les autres
01:03:55ou est-ce que c'est
01:03:56dans un autre objectif
01:03:58et pour parler un peu
01:03:59une fois de ma boutique
01:04:00les victimes de santé
01:04:02on crève depuis des années
01:04:03de cette nous-mêmes
01:04:05un plus complémentaire santé
01:04:08mais au fond
01:04:09les victimes de santé
01:04:11des politiques d'aujourd'hui
01:04:12n'ont pas été historiquement
01:04:13des complémentaires
01:04:14elles ont précédé tout le reste
01:04:16elles ont inventé
01:04:17ce qui s'est fait
01:04:19avant les sécrimes
01:04:19parfois
01:04:20et donc du coup
01:04:21s'auto-nutiler
01:04:22en quelque sorte
01:04:23en disant qu'on était
01:04:24complémentaire
01:04:24à quelque chose d'autre
01:04:25et qu'on soit préjudiciable
01:04:27à la bonne conclusion
01:04:29ce qu'on veut faire
01:04:29une fois que l'on a dit ça
01:04:30on ne sait pas tous les problèmes
01:04:31mais ça veut dire
01:04:32que néanmoins
01:04:33il faut qu'on redécouvre
01:04:35et c'est pour ça
01:04:35que la loi aussi mentionne
01:04:37toutes les familles
01:04:38de l'économie sociale
01:04:39ont intérêt à redécrire
01:04:40l'esprit d'entrepreneuriat
01:04:42d'entreprise
01:04:43l'esprit d'entreprendre
01:04:44quelque chose
01:04:45de vouloir créer
01:04:46sur la baisse
01:04:46de besoins de nos jours
01:04:47ou avec des technologies nouvelles
01:04:49comme c'était dit
01:04:50par les articles tout à l'heure
01:04:51parfois c'est vrai
01:04:52qu'on a un peu
01:04:54d'odeur de fond
01:04:54dans l'économie sociale
01:04:56mais on est aussi
01:04:56parfois un peu feignant
01:04:58et on a parfois
01:04:59un peu de mal
01:04:59à réfléchir
01:05:00autour de nos cadres
01:05:01et c'est vrai aussi
01:05:02qu'on doit s'interroger
01:05:03sur la façon
01:05:04dont nous fonctionnons
01:05:05parce que
01:05:06le fait de dire
01:05:07qu'on est par exemple
01:05:08du support démocratique
01:05:11c'est bien
01:05:11à mettre
01:05:12sur nos plaquettes
01:05:12de présentations
01:05:13c'est pas toujours
01:05:14clair
01:05:15dans la façon
01:05:16dont on fonctionne
01:05:16réellement
01:05:17à vrai dire
01:05:17et pour des rèvres
01:05:18qui d'ailleurs
01:05:19peut parfaitement
01:05:19s'expliquer
01:05:20le gigantisme
01:05:21de certains
01:05:21de nos organismes
01:05:22le mépotiste
01:05:24dans certains
01:05:24de petits organismes
01:05:25aussi
01:05:26ça existe
01:05:26donc
01:05:28il faut aussi
01:05:28se regarder en face
01:05:29et ce qui est clair
01:05:30par contre
01:05:30dans les défis
01:05:31qu'on a qu'en nous
01:05:32je ne sais pas
01:05:33si ça convergera
01:05:34avec des conditions
01:05:34liées au mouvement social
01:05:35mais par contre
01:05:36l'intuition du
01:05:37en tout cas
01:05:38c'est que pour citoyen
01:05:39ils ont une envie
01:05:41très très forte
01:05:42de s'influquer
01:05:43dans ce qui les consomme
01:05:44en direct
01:05:44et que la démocratie
01:05:46romantative
01:05:46qu'elle soit politique
01:05:47ou pas
01:05:49elle a quand même
01:05:49un peu plan dans elle
01:05:50au long du
01:05:51et si nous
01:05:52on n'est pas capables
01:05:52avec ce que sont
01:05:53nos spécificités
01:05:54nos forces
01:05:55notre histoire
01:05:55de leur proposer
01:05:57des cadres
01:05:57d'engagement
01:05:58de délibération
01:05:58d'intervention
01:05:59sur les choses
01:06:00qui sont faites
01:06:00ce n'est pas nous
01:06:01à faire ça
01:06:02je pense que d'autres
01:06:03on s'engouche
01:06:04dans l'affaire
01:06:05quelque soit
01:06:06le temps que ça prendra
01:06:06les produits collaboratifs
01:06:07parce que c'est
01:06:08quelque part
01:06:09à l'intention du départ
01:06:10ou les produits
01:06:11qui partagent
01:06:11etc
01:06:11si nous on n'est pas
01:06:13capables de aller là-dedans
01:06:14il va y avoir
01:06:15des très très bons problèmes
01:06:16effectivement derrière
01:06:17et pour finir
01:06:18sur un propos
01:06:19positif
01:06:21moi je crois que
01:06:23pour à peu près
01:06:23bien cerner
01:06:24comme beaucoup d'autres
01:06:25les limites
01:06:26du modèle
01:06:26de l'économie sociale
01:06:27du statut
01:06:28de l'économie sociale
01:06:29néanmoins
01:06:30moi je ne vais pas oublier
01:06:30que ce que nous faisons
01:06:32nous l'avons toujours
01:06:33compris sur les autres
01:06:36quand on dit
01:06:36qu'on n'a que
01:06:37x% par marché
01:06:38qu'on n'a que
01:06:39x% pour un PIP
01:06:40etc
01:06:41à vrai dire
01:06:41c'est toujours ça
01:06:42que les autres n'ont pas
01:06:43et c'est toujours ça
01:06:44qu'on a construit nous-mêmes
01:06:45il n'y a pas de raison
01:06:46que ça s'arrête
01:06:46on a tout ce qu'il faut
01:06:47pour y arriver
01:06:48donc il n'y a pas de raison
01:06:49de se flageller en permanence
01:06:51on peut sans aucun outil
01:06:52arriver
01:06:53à condition d'être plus sûr
01:06:54de ce que nous sommes
01:06:55d'être sans complexe
01:06:56par ailleurs
01:06:57et je crois que
01:06:58c'est pour le coup
01:06:59pas dans la définition
01:07:00de l'économie sociale
01:07:01que les autres économiques
01:07:02n'ont pas de complexe
01:07:03à avoir vis-à-vis des autres
01:07:04et doivent s'assumer
01:07:05en tant que fait
01:07:06merci beaucoup
01:07:08merci
01:07:08je crois comprendre
01:07:10dans votre conclusion
01:07:11respectif
01:07:12que l'économie sociale
01:07:13est un fondement
01:07:15qui est en fondement
01:07:16et qui a encore besoin
01:07:18de développer des arguments
01:07:20pour convaincre
01:07:21merci à vous
01:07:23à