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  • il y a 23 minutes
Regardez le débat entre Christophe Barbier, éditorialiste, et Émilie Zapalski, éditorialiste et communicante politique, fondatrice de l'agence Émilie Conseil.
Regardez Les grands esprits se rencontrent avec Anne-Sophie Lapix du 07 octobre 2026.

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Transcription
00:0218h, 20h, c'est RTL Soir.
00:05Ne doutons pas de nous-mêmes. Nous avons des ressources dont nous n'avons pas suffisamment conscience.
00:10Notre jeunesse, nos entreprises, petites comme grandes, nos capacités de production d'électricité, je le disais,
00:15notre agriculture, notre diplomatie, notre armée, nos forces vives.
00:18Appuyons-nous sur elles pour sortir de nos difficultés.
00:22Et j'appelle clairement à l'unité.
00:25C'était le Premier ministre il y a un petit peu moins d'une heure en direct de Matignon.
00:29Sébastien Lecornu ne veut pas donner le sentiment qu'il est totalement dépassé par les événements.
00:33Il a donc pris la parole ce soir au sujet de la crise des lycéens.
00:36Mais pas seulement. Carburant, crise agricole, intérêt de la dette, toutes ces calamités qui nous inquiètent.
00:42Le Premier ministre n'a pas fait vraiment beaucoup d'annonces.
00:46Mais on va quand même les débriefer dans les grands esprits de se rencontrer.
00:49Avec vous Christophe Barbier, éditorialiste. Bonsoir.
00:51Et vous Émilie Zapalski, éditorialiste et communicante politique, fondatrice de l'agence Émilie Conseil.
00:56Bonsoir.
00:57D'abord, Christophe Barbier, Sébastien Lecornu prend la parole parce qu'Emmanuel Macron lui a demandé, si l'on peut
01:03dire.
01:04Oui, on a cru comprendre que la réunion tenue à l'Elysée, au cœur des événements, a été quand même
01:09un cadrage un peu vif pour les ministres concernés.
01:12C'est vrai que cette intervention de Sébastien Lecornu est très tardive.
01:15Voilà presque deux semaines que le mouvement a commencé.
01:18Au moins dix jours qu'il tient le haut du pavé.
01:20On pouvait attendre une prise de parole du Premier ministre plus précoce, d'autant que les autres ministres concernés ne
01:26sont pas des politiques.
01:27Philippe Baptiste à l'enseignement supérieur, Édouard Jeffrey à l'éducation nationale, même Laurent Nunez, ils sont élus nulle part.
01:32C'est lui, Lecornu, l'élu.
01:33Il aurait dû parler un peu plus tôt.
01:35Il a été occupé par le pape d'abord et par le budget ensuite.
01:38Mais enfin, c'est un peu tardif.
01:39Il a tenu des propos qu'un étranger qui ne connaîtrait pas la fonction du Premier ministre aurait pu croire
01:45une intervention présidentielle ce soir.
01:47Ça ressemblait tellement à une allocution d'Emmanuel Macron.
01:50Et d'ailleurs, c'était la première fois qu'on voyait notre Premier ministre installé comme ça, filmé comme ça.
01:54Ça ne lui était jamais arrivé.
01:56Il était toujours sur le péron de Matignon.
01:58Donc quelque chose de très bref, un exercice qu'il n'a pas l'air de trop apprécié.
02:02C'est vraiment le anti-héros de la communication à lui.
02:04Il ne communique que vraiment quand il est obligé.
02:06Là, on sent bien qu'il a été pressé par Emmanuel Macron.
02:09Et je pense qu'en effet, moi, je dirais un petit peu différemment.
02:12Il avait pris la parole, mais exclusivement sur la partie violence.
02:16Et donc, ça pêchait véritablement.
02:18Et dans le vocabulaire qu'il a utilisé, nous devons écouter la jeunesse.
02:24Personne ne peut ne pas entendre...
02:27Enfin, il y avait un moment, il disait exactement ce qu'il a fait pendant 2-3 semaines.
02:31Parce que ça date depuis 17 septembre, quand même.
02:34Et en plus, c'est un mauvais signal.
02:36Moi, j'ai l'impression qu'il y a un copier-coller avec ce qu'Emmanuel Macron a fait
02:39pour les gilets jaunes.
02:40Je ne les regarde pas, je ne les vois pas, je ne les considère pas.
02:42Il y a le feu, il y a la violence.
02:44Et tout d'un coup, je les regarde.
02:45C'est un mauvais signal, quand même, donné.
02:47C'est-à-dire que c'est quand il y a la violence
02:49qu'on commence à ouvrir les yeux et à commencer à parler
02:52et à se concerter.
02:53Parce que là, il nous fait un petit grand débat dans les écoles.
02:56Enfin, en tout cas, dans les lycées.
02:57Le temps d'échange avec les journées banalisées.
02:59Vous disiez ces mots à la colère des jeunes.
03:01Ne vient pas de nulle part.
03:03Prendre les jeunes au sérieux, c'est important.
03:04Il faut répondre à leurs demandes.
03:08Il n'a pas défendu les forces de l'ordre.
03:10Mais si, un peu quand même.
03:11Il a dit qu'elle n'avait pas d'instruction pour affronter les jeunes.
03:15Il y a un petit peu de justification.
03:16Peut-être que c'est Emmanuel Macron qui a justement, lui aussi,
03:19été un peu choqué par les images
03:20et qui craint les répercussions de ces images sur l'opinion publique ?
03:23Oui, bien sûr.
03:24On voyait bien qu'il y avait une inadéquation
03:26entre ce que la police faisait,
03:28elle considérait qu'elle devait le faire,
03:29et puis la population qui était au milieu.
03:31Alors évidemment, les casseurs profitaient de ce bouclier humain,
03:34si j'ose dire, que ce sont les lycéens,
03:35pour commettre les exactions.
03:36Mais la réponse de la police
03:38montrait bien que les outils, les méthodes,
03:40ne sont pas tout à fait adaptés.
03:41D'ailleurs, on a senti un ministre de l'Intérieur un peu désemparé.
03:43Il suspend l'usage des grenades.
03:45Oui, ce matin, il a monté sur RTL.
03:46Voilà, il y a un côté quand même un peu gêne
03:48du côté de la police.
03:50Néanmoins, il a tenu cette ligne quand même de la fermeté.
03:52Tout comme il a tenu une autre ligne de fermeté,
03:54il n'y a pas d'argent.
03:55Il n'y a pas d'argent.
03:55Les finances publiques, il en a profité
03:57pour essayer de contraindre ou de convaincre les oppositions
04:00de voter son budget.
04:02Et donc, on voit bien que c'est un Premier ministre
04:03qui est démuni pour la réponse qui avait été celle
04:06faite aux Gilets jaunes, à l'époque 17 milliards.
04:08Là, les lycéens en réclament 10.
04:09On ne sait pas trop pourquoi 10, d'ailleurs.
04:11Mais non, il n'y a pas d'argent.
04:12Il n'y a pas d'argent.
04:13Il y a déjà 1,2 milliard dans le budget prévu.
04:15Il n'y aura guère plus.
04:16Alors, qu'est-ce qu'il va pouvoir annoncer fin octobre ?
04:18Puisqu'il y a des annonces qui vont tomber.
04:19Oui, alors ce qui est bien,
04:20c'est qu'il y a des annonces qui vont tomber.
04:23Parce que jusqu'à maintenant,
04:24on nous parlait juste d'une loi supplémentaire,
04:26caisseur-payeur, qui allait arriver très très vite.
04:28Donc, c'est quand même un équilibre, en fait,
04:30dans le type de mesures à apporter.
04:32Moi, je crois qu'en effet, les images,
04:33elles ont pu être violentes pour les uns et les autres,
04:37pour Emmanuel Macron, mais pour une partie de la population,
04:39qui semble-t-il, en plus, soutient globalement,
04:43quand même, le mouvement des lycéens.
04:45Donc, ce n'était pas tenable indéfiniment.
04:47Et son autre argument, qu'il a recité, d'ailleurs,
04:49dans son allocution, de dire,
04:50il y a des influences politiques,
04:52en gros, de charger la France insoumise,
04:54d'exciter tout le monde, de souffler sur les braises,
04:57ça ne prend pas totalement.
04:58Parce qu'on voit bien que, comme il l'a dit,
05:01les demandes sont quand même légitimes.
05:02Je pense qu'il y a des parents,
05:04il y a des familles qui voient bien
05:05qu'il y a un problème au lycée,
05:06et que donc, les demandes que font les lycéens
05:09au milieu de toute cette violence
05:10qu'ils ne provoquent pas forcément,
05:12eh bien, elles sont bien là.
05:13Je ne suis pas sûre qu'ils puissent apporter
05:15des réponses concrètes,
05:16parce qu'en effet, le budget est quand même assez contraint.
05:19Mais déjà, commencez à écouter.
05:20La jeunesse.
05:21Parce que, quand on parle de LFI,
05:23je suis désolée qu'on en pense du bien ou du mal,
05:25c'est à peu près le seul parti politique
05:27qui s'intéresse à la jeunesse,
05:28qui en parle.
05:29Les autres parlent plutôt aux personnes plus âgées.
05:32Pourquoi ?
05:32Parce que c'est les personnes qui votent,
05:33et on fabrique souvent les politiques publiques
05:35par rapport aux personnes qui votent.
05:37Donc, il y a ce souci
05:38de commencer à s'intéresser à la jeunesse,
05:40de voir quels sont leurs problèmes,
05:41leurs problématiques.
05:42C'est eux qui, demain, feront ou pas des enfants,
05:44feront ou pas la croissance
05:46et l'activité économique.
05:47Donc, il y a déjà ce regard-là,
05:49un peu temporaire,
05:50parce qu'il va y avoir la campagne politique
05:52qui va arriver.
05:53Il a parlé d'ailleurs des angoisses
05:54de cette génération Covid.
05:56C'était si étonnant.
05:57On n'avait pas encore entendu ces arguments.
05:59Alors, on le disait,
06:00il n'y a pas eu d'annonce réelle
06:02de mesures sur ce dossier-là.
06:04En revanche,
06:06il a évoqué aussi la crise du carburant,
06:09avec les prix, évidemment,
06:10à la pompe qui atteignent des niveaux
06:12très importants.
06:13Et une mesure très concrète,
06:15c'est le déblocage
06:16de 10 millions de barils
06:19de gazole,
06:20qui appartiennent
06:21au stock stratégique.
06:22Et il a même estimé
06:23que ça allait faire baisser
06:25le prix à la pompe
06:26de 12 à 18 centimes
06:28sur un litre.
06:28Alors, on avait un spécialiste,
06:29tout à l'heure,
06:29Nicolas Goldberg,
06:30qui trouvait ça
06:31un petit peu optimiste.
06:33Mais, en fait,
06:34c'est ce qu'on a à offrir aujourd'hui.
06:35C'est ce qui ne coûte pas grand-chose,
06:37en fait, pour le moment.
06:38Oui, ça ne coûte pas grand-chose.
06:39Il n'y a pas tellement
06:40d'autres moyens d'intervenir.
06:41On a du mal à rétablir
06:42la paix dans le golfe
06:43à nous tous seuls.
06:44On l'avait déjà fait,
06:44de libérer des stocks stratégiques.
06:46Je crois que c'était
06:4614 millions de barils.
06:48À l'époque, c'était
06:48au mois de juin, je crois.
06:50Oui, oui.
06:50Et puis, il y avait eu,
06:51dans le temps passé,
06:51dans des moments de pénurie aussi,
06:53notamment parce que
06:53les raffineries étaient bloquées,
06:54ce genre d'initiatives.
06:56Là, ça a l'air d'être
06:56une politique
06:57plus profondément choisie.
06:59Bon, il y a l'aspect prix
07:01et l'espérance
07:02de voir le tarif baisser
07:03en mélangeant
07:04du gazole acheté pas cher
07:05avec du gazole acheté plus cher.
07:06Il faudra surveiller
07:07les distributeurs
07:07et leurs marges quand même.
07:08Et puis, il y a cette idée,
07:10ces stocks servaient
07:11en cas de pénurie.
07:12Nous avons décidé
07:13un usage nouveau.
07:14Comme si, désormais,
07:15l'idée d'utiliser
07:16les stocks stratégiques
07:18comme manœuvre fluctuante,
07:19comme outil
07:20pour faire bouger les prix,
07:22allait être
07:22la politique couramment menée.
07:24Attention, tout de même,
07:25alors on voit bien
07:25qu'il n'y a plus d'argent
07:26dans les caisses
07:26qu'on ne peut pas baisser les taxes,
07:27mais le risque de pénurie,
07:29il n'est pas nul.
07:30On ne sait pas
07:30ce qui peut se passer
07:31en matière géopolitique
07:32ou même en blocage sociaux
07:33dans le pays.
07:34Il ne faut pas non plus
07:35déshabiller Pierre
07:35pour remplir le réservoir de Pôle.
07:37Même si aujourd'hui,
07:38le pétrole sort du Moyen-Orient.
07:40On a vu même
07:40que les exportations
07:42étaient supérieures
07:43au niveau d'avant la crise.
07:44Mais à un coût visiblement
07:45plus élevé.
07:46En cause du transport.
07:47En rusé.
07:47Et puis avec aussi,
07:48sans doute,
07:49des marges au passage
07:50pour une partie
07:50des métiers concernés.
07:52Moi, je ne comprends pas très bien
07:53pourquoi on n'arrive pas
07:54à faire autre chose
07:55qu'une usine à gaz
07:56pour protéger
07:57les plus modestes
07:58dans le cas où, justement,
07:59l'essence flambe
08:00en matière de prix.
08:01Je pense qu'on a déjà eu
08:03cet événement
08:03qui est arrivé précédemment.
08:05C'est aussi la raison
08:07des Gilets jaunes
08:07avec l'augmentation
08:08de la taxe carburant
08:09pour financer
08:10la transition écologique.
08:11On n'arrive pas
08:12à faire un système
08:12qui fait que ceux
08:13qui, globalement,
08:14peuvent se permettre
08:15des centimes de plus
08:16pour le plein
08:17continuent à payer.
08:18Et ceux qui en ont besoin
08:20pour travailler
08:20et qui ne peuvent pas
08:21assumer ce surplus de prix
08:23soient un peu protégés.
08:24Je ne comprends pas
08:25comment l'État
08:26ne soit pas un peu
08:27plus souple,
08:27plus flexible
08:28pour commencer à utiliser ça.
08:30Parce qu'on va en avoir
08:30besoin si on veut
08:31financer la transition écologique.
08:32On ne pourra pas
08:33faire payer tout le monde
08:34de la même façon.
08:36L'État n'est pas encore
08:37assez agile
08:38pour faire face
08:39à des crises
08:39comme ça
08:40qui se répètent.
08:41Tout le monde ne profite pas
08:42de l'aide
08:43aux grands rouleurs.
08:45Ça permet de ne pas dépenser
08:46toutes les sommes
08:46qui devaient être engagées.
08:48Il a également évoqué
08:50la crise agricole
08:52dont il a peur.
08:54A priori,
08:54peut-être que d'ailleurs
08:55il n'avait pas vu venir
08:56les lycéens
08:56et il s'attendait plus
08:57à une explosion de colère
08:58du côté du monde agricole.
08:59Oui, l'attention du pouvoir.
09:00La nôtre aussi d'ailleurs
09:01était sur les usagers
09:02du carberon.
09:03On se demandait
09:03si les gilets jaunes
09:04n'allaient pas revenir.
09:05Il y a le rendez-vous
09:05du 17 octobre
09:06et sur les agriculteurs.
09:08Les agriculteurs vont sortir là
09:09dans quelques jours,
09:10quelques semaines
09:11de la période
09:11où ils sont encore
09:12très au champ,
09:13très à la tâche.
09:14Ils vont rentrer
09:15dans la période
09:16où généralement
09:16ils peuvent manifester
09:17en 2024.
09:18Ça avait été en décembre
09:19et surtout en janvier 2024.
09:21Là, il a senti
09:22en effet ce risque-là.
09:23Il n'a pas fait
09:23d'annonce très concrète.
09:25Il va y avoir
09:25un travail de fond
09:26pour des lois,
09:27des aides.
09:28Mais là, on a senti
09:28plus l'inquiétude
09:29du Premier ministre
09:30que des solutions.
09:33N'oublions pas
09:33que le moment fort
09:34de la campagne présidentielle,
09:35ça sera en février
09:36le salon de l'agriculture.
09:37Rendez-vous obligé.
09:38Si la France agricole
09:39est en colère
09:40entre désespoir et rage,
09:41c'est tout le paysage
09:42démocratique qui se rate.
09:44Alors justement,
09:45est-ce qu'on peut se demander
09:46s'il n'y a pas eu
09:46une petite volonté
09:47de dramatisation ?
09:49Il a fini par évoquer
09:50le budget
09:51qu'il va devoir
09:52faire adopter
09:53avec un déficit
09:54de 5% maximum.
09:56Est-ce que présenter
09:58ce tableau,
09:59prendre la parole,
10:00ce n'est pas une manière
10:00de mettre la pression
10:01pour qu'on soutienne
10:02son budget ?
10:03Oui, il a fait un peu
10:03tous les volets
10:04qui pouvaient détailler
10:05énergie, lycéen,
10:06agriculture,
10:07pour montrer qu'en effet
10:08les crises se multiplient.
10:09On ne peut pas répondre
10:10à toutes les attentes
10:11avec un budget
10:12et un déficit
10:13qui est terrible en ce moment.
10:14Je ne suis pas sûre
10:15que ça permette
10:16de calmer les uns
10:16et les autres
10:17parce que les agriculteurs
10:18sont face à quelque chose
10:19qui est très très compliqué.
10:20Il y a le sommet
10:21de l'élevage aussi.
10:22Je pense que déjà
10:22on va entendre
10:23des voix un petit peu crier.
10:25Je pense qu'il faut
10:26concrètement
10:27pouvoir s'attaquer
10:27au fur et à mesure
10:29à tout ça.
10:29C'est déjà bien
10:30qu'on puisse en parler.
10:31Les agriculteurs,
10:32ça ne date pas d'hier
10:33la crise
10:34et on a l'impression
10:34qu'on ne leur répond
10:35pas complètement.
10:36Il y a des petites lois.
10:37Il y a la loi du plomb,
10:38il y a les lois agricoles
10:39mais il y a besoin
10:41d'un changement
10:42véritablement de paradigme
10:43pour les aider
10:44et pour l'instant
10:44on n'y est pas.
10:45Je l'ai trouvé néanmoins
10:46habile dans son adresse
10:47au parti d'opposition
10:48à la veille du débat budgétaire.
10:49Quand il en appelle
10:50au patriotisme de chacun,
10:51quand il rend hommage
10:52à ceux qui l'ont passé
10:53ont mis l'intérêt général
10:54au-dessus de leur conviction,
10:56on sent l'appel du pied
10:57pour qu'en effet
10:58il y ait un budget.
10:59Alors ça ne sera pas
11:00forcément les mêmes.
11:01L'an dernier,
11:01il a donné beaucoup
11:02aux socialistes,
11:03notamment la suspension
11:03de la réforme des retraites
11:04pour qu'ils ne votent pas
11:05la censure.
11:06On voit bien que cette année,
11:07on a des signes
11:08pour que le Rassemblement National,
11:10à travers l'adage
11:12de Marine Le Pen
11:12je préfère un mauvais budget
11:14à une absence de budget.
11:15Laisse passer le budget.
11:16En attendant de le corriger
11:17s'il gagnent les élections.
11:18Mais laisse passer le budget.
11:19Merci beaucoup
11:20Christophe Barbier
11:21et Émilie Zapalski
11:22d'être venus débattre
11:22dans les grands
11:23et s'ils se rencontrent.
11:24On va retrouver Florian Gazan
11:26qu'on avait perdu.
11:27Il a sélectionné pour vous
11:28le meilleur d'RTL.
11:29C'est sa story.
11:30A tout de suite.
11:31Bonne soirée sur RTL.
11:41RTL

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