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##VV_ECOUTENT_FRANCE-2026-10-07##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Bienvenue dans les vraies voix, écoute la France jusqu'à 20h. Bonsoir Mathéo Lambleau.
00:04Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
00:06Et on va parler encore et toujours des lycées puisque c'est l'actu chaude et que ça vous fait
00:11beaucoup appeler au 0826 300 300.
00:13Mais pas que, c'est connexe au lycée, on va parler des horaires, des cours.
00:19Parce qu'a priori c'est une des revendications des lycéens.
00:2327 heures par semaine en moyenne au lycée, cela vous semble-t-il trop ?
00:27On vous pose la question au 0826 300 300.
00:30Vous parliez justement de cette mobilisation lycéenne.
00:34Le Premier ministre vient de s'exprimer à ce sujet.
00:36Il a rappelé le devoir d'écouter les lycéens.
00:39Et il a aussi indiqué au sujet des violences que les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction
00:43d'affronter les lycéens.
00:44Elles doivent agir de manière proportionnée.
00:47Et commençons justement par la mobilisation des lycéens et de la situation actuelle de la France.
00:52Direction une ville chère à Napoléon puisqu'il a fait ses adieux.
00:56Fontainebleau, bonsoir Philippe.
00:58Bonsoir Cédradio.
01:00Eh bien voilà, vous voulez réagir.
01:01Nous vous écoutons.
01:02Vous pensez quoi de la situation de la France, de la mobilisation des lycéens, etc ?
01:07Catastrophique.
01:09Oui.
01:11Déjà, comme je vais être radical et comme ça au moins ça posera le débat.
01:17Nos chers petits lycéens qui se plaignent d'avoir une semaine tellement chargée qu'il faut aménager leur temps, je
01:24vais leur passer un petit message.
01:26Je vais leur dire que pendant qu'eux cherchent à se glander, à les défiler pour 80%, parce que là
01:33-dedans il y en a quand même, on va dire, 10% qui sont vraiment...
01:36qui mangent la soupe de la LFI et puis les 5 autres pourcents qui viennent pour foutre le bordel.
01:42Et puis de remonter 5% parce que 80, enfin en gros on n'est pas loin du truc.
01:50Donc, je vais juste leur dire quelque chose.
01:52Et d'ailleurs, la petite Louise qui est intervenue hier au LFI...
01:58Et qui est passée vers 18h20 dans les vrais voix d'ailleurs.
02:01Elle a très bien parlé.
02:02Donc maintenant je vais leur dire, moi, ces petits lycéens là, le monde ne va pas s'arrêter.
02:08A l'ère de l'IA, qui arrive à grands pas, dans le monde, les jeunes, ils étudient.
02:17Ils prennent le savoir.
02:19Ils ont envie de réussir.
02:21L'Inde, pour citer l'Inde, parce que tout le monde prend l'exemple de la Chine.
02:25Et moi je vais citer l'exemple de l'Inde.
02:26L'Inde, ça fabrique des ingénieurs à l'appel.
02:29À tour de bras.
02:31À tour de bras.
02:32Les chinois, c'est pareil.
02:33Les asiatiques, japonais, coréens, c'est pareil.
02:36Aux Etats-Unis, ils n'en parlent pas, puisque de toute façon là-bas c'est la culture du résultat.
02:39Et de toute façon, ceux qui réussissent et ceux qui ont envie de se bouger le fion.
02:43Et qui remontent les manches et qui y vont et ils ne perdent pas leur temps à défiler.
02:47Ils n'ont pas accès à faire.
02:48Donc eux, déjà il va falloir qu'ils comprennent ça.
02:51Mais ce n'est pas grave.
02:52Deuxièmement, leurs revendications sur ce qu'on appelle les employés temps chargés.
02:58J'ai été lycéen comme eux.
03:00Vous, j'avais été lycéen.
03:01Oui, il y a très longtemps.
03:03Il y a très longtemps et moi aussi.
03:04Je ne comprends pas.
03:06Moi, ils se plaignent des trous.
03:08Mais moi, quand j'avais des trous, on appelait ça des heures d'études.
03:10Alors plutôt de les glander au bar, au troquet du coin, aller jouer au baby-foot ou alors assécher les
03:15cours.
03:16Parce que je vais vous dire, tous ceux que j'ai vu intervenir là, je peux vous dire un truc.
03:20Je ne veux pas tout mettre, tout le monde, parce que comme elle a dit la petite gamine Louise,
03:23il y en a qui veulent travailler, qui veulent bosser.
03:25Mais c'est la majorité qui est emmerdée par ces petits féniens qui nous cassent tout et qu'on va
03:31raquer.
03:31Et moi, je vais te dire maintenant une chose.
03:33Il y a des heures d'études.
03:34Et bien, ces heures d'études, ils n'ont qu'à aller devant les gens qui sont des surveillants,
03:37qui en général font des études supérieures,
03:39qui ont un savoir et qui peuvent l'aider à faire leurs devoirs.
03:41Et là, ils vont grimper en compétences, ils vont grimper en savoir, ils vont avoir de l'instruction.
03:45Et quand ils arriveront devant leur bac,
03:47ils n'auront pas la boule au ventre, comme j'ai entendu tout à l'heure sur Europe 1.
03:50Parce que soi-disant maintenant, on a une charge mentale tellement énorme
03:53qu'on n'arrête même plus à passer ces diplômes.
03:55Non mais il faut arrêter de se foutre la gueule du monde.
03:57Parce que vous savez, aujourd'hui, quand on se lève le matin à 5 heures,
04:03on travaille sur Paris tous les jours.
04:04Et c'est loin, Fontainebleau, il y a 60-70 kilomètres.
04:07J'ai pas à me plaindre, moi.
04:09J'ai pas à me plaindre.
04:10Parce que moi, j'étais un cancre à l'école.
04:11Par contre, j'ai été levé à coups de pied dans le cul.
04:13Ma mère m'a expliqué un truc.
04:14Toi, gamin, c'est simple.
04:16Soit tu te bouges le fion, tu bosses, t'écoutes tes profs, t'obéis.
04:19Et si en plus, t'es pas content, je vais te tirer l'oreille
04:22et je vais te mettre un coup de manche à balai.
04:24Ça file les droits, elle en a levé 4 comme ça, ma mère.
04:27Donc, je peux vous dire qu'aujourd'hui, on n'a pas des études,
04:29on n'a pas des diplômes supérieurs.
04:30Mais par contre, on bosse tous.
04:31On bosse tous.
04:33On bosse tous.
04:34Mais, Philippe, je voudrais vous poser une question.
04:37Ce que vous dites, c'est vrai, vous avez dû certainement beaucoup travailler.
04:41Mais est-ce que ça, vous avez parlé des ingénieurs indiens ?
04:43Moi, je vais vous dire, je suis hyper inquiet en voyant des jeunes de 15, 16, 17, 18 ans
04:48qui ne veulent pas travailler plus de 27 heures par semaine.
04:51Parce que déjà, en entreprise, c'est 35 heures minimum.
04:54Si vous êtes cadre, c'est en général nettement plus de 35 heures.
04:58Vous savez combien je fais d'heures par semaine ?
04:59Vous savez combien d'heures je fais par semaine ?
05:00Je ne sais pas, 60, 70 ?
05:01Oui, voilà.
05:03Et là, vous savez, ce soir, comme je suis quelqu'un d'engagé,
05:06moi, j'embauche des petits jeunes, là.
05:08Des petits jeunes qui ont envie de travailler.
05:10Là, j'ai un petit gamin que je viens d'embaucher.
05:12Il a un master, le mec.
05:13Il débute dans la vie, là.
05:15Il prend un vendeur parce que moi, je travaille dans le négoce.
05:17D'accord ?
05:18Eh bien, le petit jeune, là.
05:19Moi, je mouille la chemise pour lui parce que j'ai envie de lui faire voir.
05:22Donc là, je vais bosser pour lui ce soir.
05:23Et je vais lui montrer l'exemple, moi.
05:25Et je vais lui dire que, bah oui, mon gars, tu es en train d'en chier.
05:28Oui, tu te lèves à 5 heures et tu dois aller à ton rendez-vous à 7h30 le matin.
05:31Mais oui, tu vas repartir à 18h parce que tu dois te taper le dernier client
05:33parce que ton client, tu ne peux le voir qu'à ce moment-là.
05:36Et oui, c'est ça l'exempleurité.
05:37C'est ça le goût de l'effort.
05:39Et quoi tous ces péquenaux, là, qu'ils sont tous en train d'admirer Mbappé et tout cela,
05:43et qu'ils veulent tous devenir footballeurs ou chanteurs ?
05:45Bah, il faut vous dire un truc, ces gens-là.
05:46Ils ont du talent, mais ils ont du talent, mais ils bossent.
05:48Ah bah, ça, c'est ce que j'ai toujours dit.
05:50Si vous voulez être un des meilleurs footballeurs du monde,
05:53vous devez être un monstre d'égoïsme.
05:55Pensez qu'à votre condition physique, à votre technique,
05:58pour être numéro 1 mondial ou dans les numéros 1 mondiaux au foot, au rugby, au tennis,
06:02c'est ce que vous voulez, il faut bosser, mais comme un dingue.
06:04Maintenant, je vais vous donner un exemple.
06:06Vous savez que la France, on peut s'orgueillir encore d'avoir des gens talentueux.
06:09Là, aujourd'hui, on a eu le prêt Nobel de la Chine, monsieur.
06:12Absolument.
06:12Henri Cagan.
06:13Henri Cagan.
06:14Allez lui demander, lui qui est né en 1930,
06:16combien il a fait d'heures, combien il a sacrifié de temps.
06:18Parce que j'ai entendu des lycéens, soi-disant,
06:20ils n'avaient pas le temps, assez de temps pour voir leurs parents.
06:23Par contre, ils ont assez de temps pour les glander.
06:25Il y a trop de cours.
06:26Non, mais ils se foutent de ma gueule ou quoi ?
06:28Parce qu'en attendant, ça brûle de partout.
06:30Mais c'est moi qui paye des impôts.
06:31C'est eux qui payent des impôts et leurs parents.
06:33Et ces gens-là, aujourd'hui, ils ont des syndicats.
06:36C'est une honte.
06:36J'interdire les syndicats lycéens, moi.
06:38Il y en a ras-le-bol de tous ces gens-là.
06:39Parce que les syndicats, c'est moi qui finance avec mes impôts.
06:42Alors, les syndicats lycéens, théoriquement,
06:44n'ont pas de subvention publique, d'État, du moins.
06:46Alors, ils sont financés par qui ?
06:48C'est la couple LFI.
06:50Non, mais excusez-moi, mais excusez-moi.
06:52Attendez, Philippe.
06:53Les syndicats lycéens, étudiants, etc.
06:56sont souvent des écoles de recrutement
06:58et de formation des partis politiques
07:00qui, en général, sont bienveillants envers eux.
07:03Vous voyez ce que je veux dire ?
07:05À l'époque, la fidèle qui était un syndicat lycéen,
07:11c'était Mme Bateau, Delphine Bateau,
07:13qui est une des premières, voilà, première présidente,
07:15qui a fini députée et ministre à gauche.
07:17C'est un secret pour personne.
07:19Et à droite, pareil.
07:20Vous savez, M. Philippe David,
07:22hier soir, quand j'ai regardé le débat,
07:24on dit qu'il y a deux Frances.
07:25Mais moi, je vais vous dire, il y en a trois de France.
07:27Il y a trois Frances, aujourd'hui, dans cette geste.
07:30Vous avez la France qui est la majorité,
07:32c'est celle de Louise.
07:33Parce qu'il y en a plein qui ont envie de bosser, de réussir.
07:35Et en 25 heures, moi, j'ai deux filles,
07:36elles ont fait deux licences
07:38pour financer leurs licences.
07:40Elles faisaient leur boulot à la fac et tout.
07:41Et en plus, elles faisaient un boulot en dehors.
07:42Elles faisaient des bouts de merde.
07:44Mais parce que je les ai éduquées comme ça avec mon épouse.
07:46Oui.
07:47À exploiter.
07:48Et elles, elles savent ce que c'est de travailler.
07:49Et pourtant, elles ont fait des filières
07:51où moi, je ne voulais pas qu'elles les fassent.
07:52Oui.
07:52Mais j'accepte la volonté de mes enfants
07:54et je les ai toujours accompagnées avec mon épouse.
07:57J'ai ma fille aînée, là.
07:58Elle sort de licences de sociaux.
07:59Ce n'est pas ce que je voulais qu'elle fasse.
08:00Mais elle a fait sa licence.
08:02Elle a fait ce qu'elle a voulu.
08:02Vous savez quoi ?
08:03Moi, j'ai éduqué mes gamins.
08:04Et tous les parents qui m'entendent, là.
08:06Je suis sûr qu'il y a des gens qui sont comme ça.
08:07Ma fille, elle est remontée sur Paris.
08:09Il faut trouver du boulot.
08:10Il faut bouffer.
08:11Elle a commencé à postuler.
08:13Elle commence à voir ce que c'est la réalité.
08:15Mais moi, je suis fier de mes gamins.
08:16Vous savez pourquoi ?
08:16Parce qu'elle m'a appelé l'autre fois.
08:17Elle me dit,
08:18aujourd'hui, quand je vais postuler,
08:19on me dit que j'ai trop de diplômes et machin
08:21et que je n'ai pas d'expérience.
08:22Eh bien, j'étais sur un parking.
08:23J'ai vu un panneau.
08:24Ici, on recherche des aides à domicile.
08:26Eh bien, là, elle s'est postulée.
08:27Elle va commencer à travailler.
08:28Voilà.
08:28Alors, tous les pleureurs, là.
08:29Tous les chialeurs, tous les chialeux
08:31qui, en plus, sont de la chair à canon à LFI
08:33qui sont pris en main par ces gens-là,
08:36qui n'en ont rien à foutre de leur vie.
08:37Eh bien, moi, je vais dire les trois francs ce que c'est.
08:39Je l'ai vu à LFI.
08:40Celle de Louise, la majorité.
08:42Le petit rouquin, là,
08:43qui, lui, finira certainement député
08:44ou j'en sais rien
08:45ou dans un pseudo-syndicat.
08:47Alors, lui, il parlait super bien.
08:48Je ne suis pas inquiet pour lui.
08:49Lui, il s'exprimait bien.
08:50Il commençait à prendre des airs de politicien à 17 ans.
08:53Je lui pourrais encore lui torcher le cul.
08:55Attends, calme, calme, du calme.
08:58Et de l'autre côté, il y a deux pauvres jeunes
08:59qui ne savent même pas faire un sujet,
09:01un verbe, un complément
09:02et qui sont manipulés,
09:04qui essayent de recracher un vomi politicien
09:06qui n'avait même pas la capacité
09:08de comprendre ce qu'ils disaient.
09:09Et plus derrière, vous avez des adultes
09:12représentés FF, CPE
09:13et le proviseur de lycée
09:15qui étaient complètement à côté de ses pompes.
09:17Et bien, la France, elle est morte.
09:18Philippe, Philippe,
09:19on va garder l'espoir.
09:20La France n'est pas morte.
09:21Restez avec nous.
09:23On va reprendre notre calme
09:25parce que vous êtes passionnés.
09:27Nous, on aime les gens qui parlent vrai
09:28et qui sont passionnés sur Sud Radio.
09:30Mais il y a beaucoup d'appels au 0826 300 300.
09:33Tout le monde n'est pas d'accord avec vous.
09:34Et on aime bien que les idées se confrontent, Mathéo.
09:37Eh oui, on continue de vous demander
09:38si 27 ans...
09:39Même si vous, vous n'osez pas me contredire.
09:40Mais si, je plaisante.
09:41Jamais.
09:42On continue de vous demander
09:43si 27 heures de cours par semaine
09:44en moyenne ou lycée,
09:45ça vous semble trop ou pas.
09:47Vous nous dites tous...
09:48Et puis, la mobilisation,
09:49vous en pensez quoi, les mobilisations ?
09:5319h20,
09:54les vraies voix écoutent la France.
09:5919h20,
10:00les vraies voix écoutent la France.
10:03Philippe David.
10:04Retour des vraies voix écoutent la France
10:06en compagnie bien évidemment de Mathéo Lambelot.
10:08Philippe nous a parlé de manière passionnée.
10:10Il est toujours avec nous.
10:12Dans quelques instants,
10:13on va prendre Nicolas de Toulouse
10:14qui veut parler.
10:15Tiens, sa fille est allée manifester.
10:17Mais tout de suite,
10:18ça vous intéresse toutes et tous
10:20les propos que vient de tenir
10:21Sébastien Lecornu sur le gasoil.
10:24Nous mettrons donc 10 millions de barils de gazole
10:27issus de nos stocks
10:28à la disposition des distributeurs en France.
10:32Je signerai prochainement le décret
10:34permettant cette opération
10:35prévue pour durer 3 mois.
10:37Le gazole concerné a été acheté
10:39avant la flambée des cours.
10:40Il sera mis à disposition
10:42au prix de revient de ses stocks,
10:44ce qui permet mécaniquement
10:45de baisser les prix à la pompe
10:46dans un ordre de grandeur
10:47évalué entre 12 et 18 centimes
10:50par litre de gazole.
10:50Alors voilà une bonne nouvelle
10:52pour ceux qui roulent au gazole,
10:54Mathéo.
10:55Et d'ailleurs, si vous voulez réagir
10:56à ces propos,
10:57à ces annonces même du Premier Ministre,
10:59vous nous appelez au 0826 300 300.
11:01Direction Toulouse.
11:02Bonsoir Nicolas.
11:04Bonsoir.
11:05Bah tiens, avant de parler
11:07des problèmes des lycées,
11:09vous nous avez appelé pour ça,
11:10vous roulez au gazole
11:12ou à l'essence ou à l'électrique ?
11:14Je roule au gazole, oui.
11:16Donc les nouvelles du Premier Ministre
11:18vous font certainement plaisir ?
11:20Non, c'est ni chaud ni froid.
11:22Ça ne vous rassure pas.
11:23Si ça baisse de 18 centimes,
11:24c'est quand même pas mal,
11:25on ne va pas bouger de notre plaisir.
11:27Oui, ça pourrait baisser
11:28même de 1 euro même.
11:29Oui, mais là vous voyez,
11:31vous voyez plus grand.
11:33Bah tiens, vous voulez réagir
11:34sur l'annonce des prix des carburants,
11:36vous savez quel numéro appeler ?
11:37Le 0826 300 300.
11:39On vous écoute Nicolas,
11:41vous avez une fille de 16 ans
11:42qui a manifesté,
11:43mais elle a quitté les mobilisations.
11:45Nous vous écoutons.
11:46Alors oui, elle a manifesté,
11:49comme beaucoup de lycéens
11:51avec un grand enthousiasme
11:53parce qu'enfin,
11:54ils avaient la parole.
11:57Du moins, ils sentaient
11:57qu'ils auraient eu la parole.
12:00Mais moi, je l'ai accompagné
12:02pour voir un petit peu
12:03ce qui se passait.
12:04Et en moins de 4 minutes,
12:07c'est parti,
12:09comme on dit dans notre région,
12:11en cacahuètes.
12:11Oui.
12:12Et donc,
12:13je l'ai recontacté
12:15et je lui ai dit
12:16que la manifestation
12:17n'était plus une manifestation
12:19et qu'on rentrait à la maison.
12:21Voilà.
12:22Et donc, du coup,
12:25moi,
12:25le sujet
12:26que je souhaitais aborder
12:27par rapport à ça,
12:29c'était que,
12:30en fait,
12:30les enfants,
12:32puisque ce sont des enfants,
12:33quand on parle de manifestations
12:34de lycéens,
12:35ils n'ont pas d'étudiants.
12:36On va dire d'adolescents.
12:37Des étudiants.
12:38Voilà, d'adolescents.
12:40Ils n'ont pas
12:41une seule revendication.
12:43Ils ont 500 revendications.
12:46Quand on discute avec eux,
12:47ils ont plein,
12:48plein, plein de revendications.
12:51Ça a été vite réduit
12:53à une question d'heures de travail.
12:55Ça fait partie de,
12:56pourquoi pas,
12:57des revendications
12:57qu'ils pourraient avoir.
12:59En tout cas,
12:59leurs conditions de travail.
13:00Moi, ma fille,
13:01elle m'a parlé
13:01assez naïvement aussi
13:03de conditions
13:04qui fait faux
13:06dans les classes
13:06quand il fait chaud,
13:07qui fait froid
13:07quand il fait froid.
13:08Mais bon,
13:09ce n'est pas tellement le propos.
13:11Je pense que les jeunes,
13:12les adolescents,
13:14elle a 16 ans,
13:15pardon,
13:17depuis la moitié de sa vie,
13:19depuis 8 ans,
13:20et c'est valable
13:21pour les jeunes
13:21qui ont 21 ans,
13:2222 ans,
13:24depuis 8 ans,
13:25ils ont été très malmenés
13:26par la société.
13:27Ils ont eu
13:28des épisodes de Covid,
13:30des épisodes de...
13:31On leur parle de guerre,
13:32on leur parle de climat,
13:33on leur parle de tout ça.
13:35Et pour reprendre
13:36une expression
13:39Montessori,
13:39je pense que c'est...
13:41Ils ont une tempête émotionnelle,
13:42tout simplement.
13:44Et vous pensez...
13:44Voilà.
13:45Vous pensez que votre fille,
13:46elle a suivi par effet de mode
13:47sans avoir
13:48de véritables revendications ?
13:50Non, non,
13:50ce n'est pas un effet de mode,
13:51c'est un ras-le-bol général.
13:54C'est un ras-le-bol général,
13:55ce n'est pas un effet de mode,
13:56disons,
13:57elle a plein de choses
13:58à nous raconter.
13:59Ma fille,
14:00comme les autres adolescents,
14:01ont plein de choses
14:02à raconter,
14:02mais s'ils n'arrivent pas
14:04à verbaliser comme il faut,
14:06c'est que pour eux,
14:06c'est...
14:07Il y a un tout,
14:09il y a beaucoup de choses
14:10qui ne leur vont pas.
14:11Mais Nicolas,
14:12il y a un problème
14:13qui se pose,
14:13c'est que comme nos élèves
14:14sont de moins en moins bons
14:16en français,
14:16parce que c'est de moins
14:17vraiment bien enseigné,
14:18ils ont de moins en moins
14:20de mots,
14:20ils n'arrivent plus
14:20à exprimer les choses.
14:22Oui, mais...
14:22Et ça, c'est quand même
14:23le problème du système
14:24scolaire français aussi.
14:26Ce n'est pas tant ça,
14:27parce qu'en fait,
14:28il ne faut pas présumer
14:31d'une moindre capacité
14:34des enfants
14:34à s'exprimer.
14:35Vous le savez,
14:36j'ai entendu juste avant
14:39un petit peu,
14:39vous parliez d'IA,
14:40vous parliez de téléphone,
14:42vous parliez de temps scolaire,
14:44etc.
14:45Il y a plusieurs sujets
14:46là-dedans.
14:49Le temps scolaire,
14:50déjà,
14:50il faut comprendre
14:51que les enfants vont
14:52du matin de 7h30
14:54jusqu'à 18h30,
14:55c'est ça leur amplitude
14:57de travail.
14:58Ils prennent le bus
14:59le matin,
15:00ils rentrent le soir très tard.
15:01Vous habitez,
15:02sans indiscretion,
15:03vous habitez à Toulouse
15:04intra-muros ?
15:05Non, j'habite à Muret.
15:06D'accord.
15:07Et votre fille
15:07va au lycée à Muret,
15:08alors ?
15:09Exactement.
15:10D'accord,
15:10donc là,
15:11ce n'est pas trop loin.
15:11Encore Muret,
15:12c'est étendu,
15:12mais ça va.
15:13Ce n'est pas trop loin,
15:14mais quand on est
15:16un quart d'heure en voiture,
15:17c'est vite fait
15:18une demi-heure en bus
15:19et après,
15:21il y a les temps
15:22mort un petit peu
15:22entre-temps
15:23et attendre le bus,
15:24etc.
15:27quand même des sacrées
15:27amplitudes d'horaires.
15:28Alors, nous aussi,
15:29quand on était...
15:30On les avait.
15:30On les avait.
15:34Mais on avait aussi
15:37une autre organisation,
15:38une autre organisation
15:39à la maison.
15:40Les parents ne travaillaient pas
15:41exactement pareil
15:42que maintenant.
15:43En tout cas,
15:45moi, je sais que
15:46pendant la manifestation,
15:49il y a la CPE
15:50ou en tout cas
15:51quelqu'un que je ne connais pas
15:52du personnel du lycée
15:54qui est sorti,
15:55qui est venu un petit peu
15:56les provoquer.
15:56à mon sens,
15:57en leur disant
15:58mais pourquoi vous revendiquez ?
15:59Les enfants ont vite
16:00sorti la carte de
16:02on travaille trop,
16:03etc.
16:04Et ce à quoi
16:05cette personne a répondu
16:07oui, mais moi,
16:08je travaille aussi
16:0950 heures par semaine
16:11et je ne me plaigne pas.
16:12Moi, j'avais juste
16:13envie de dire à cette personne
16:14mais si, plaignez-vous.
16:18Et moi,
16:19je trouve quand même bizarre
16:20que dans l'éducation nationale
16:21qui est quand même
16:24du service public,
16:27il n'y ait pas
16:27un cadre
16:29mieux,
16:29je dirais,
16:30pour laisser
16:30que les enseignants
16:32soient payés
16:33des heures
16:34qu'ils sont supposés faire.
16:37Ah oui,
16:37mais...
16:37Moi,
16:38si j'ai une proposition
16:40à faire,
16:41je suis même pour que
16:42je crois que vous avez parlé
16:43d'une moyenne nationale
16:44de 27 heures
16:45de...
16:45C'est ça,
16:45au lycée à peu près,
16:47selon les options
16:48ou pas d'options.
16:49Ça peut aller jusqu'à 29 heures
16:50si on prend toutes les options
16:51maths en première.
16:52Avec les options,
16:53voilà.
16:54Mais moi,
16:54je peux vous assurer
16:55que ma fille en fait bien plus
16:56parce que quand elle rentre,
16:58elle a encore des devoirs
16:59et j'ai entendu dire
16:59qu'il n'y avait plus de devoirs
17:00à cause de l'IA.
17:02Mais bon,
17:03moi,
17:03ce n'est pas le cas
17:03pour nous.
17:04Alors,
17:05il n'y a plus les devoirs notés
17:06comme on faisait à l'époque
17:07parce que...
17:08Oui, notés.
17:08Je ne connais pas votre âge.
17:09Si vous avez une fille
17:10de 7 ans,
17:11de 16 ans,
17:11pardon,
17:12vous devez être un peu plus jeune
17:13que moi,
17:14mais à mon époque,
17:15on n'avait même pas Internet.
17:16Quand on devait faire
17:16un devoir à la maison,
17:18si on avait des parents
17:18qui n'avaient pas fait d'études,
17:20on était obligé
17:21de se débrouiller soi-même,
17:22trouver une encyclopédie,
17:23trouver ceci,
17:24trouver cela.
17:25Et c'était,
17:25vous me passez l'expression,
17:26on allait au mastic
17:28pour utiliser un terme
17:29de rugby
17:30ou de foot.
17:31Bien sûr,
17:32mais il y a un vrai fléau,
17:34c'est le téléphone.
17:35Ça, c'est vrai.
17:36C'est clair que c'est...
17:36Ça, c'est un vrai fléau.
17:37C'est notre seule,
17:39presque unique,
17:40source de conflit
17:41à la maison.
17:43Et c'est aussi ce qui...
17:45J'ai entendu parler
17:46de perte d'attention,
17:47etc.
17:47C'est ce qui joue beaucoup.
17:49Mais pourquoi...
17:50Moi, c'est une proposition
17:53provocatrice,
17:53forcément,
17:54que je fais.
17:55Pourquoi ne pas leur faire faire
17:5630, voire 35 heures
17:58en présentiel ?
18:01Et je parle professeurs compris
18:03qui, eux,
18:03ont 17 heures d'enseignement,
18:05qui, disons,
18:0517 heures d'enseignement
18:06en présentiel,
18:07fassent élèves.
18:08Absolument.
18:09Parce qu'il y a,
18:11là aussi,
18:12un flou artistique
18:13sur les 17 heures,
18:15les 18 heures restantes.
18:17Pourquoi ne pas mettre
18:19élèves et professeurs
18:20dans un établissement scolaire
18:23de 8 heures à 17 heures
18:26ou même, pourquoi pas,
18:2718 heures,
18:2935 heures par semaine
18:30ou 30, pourquoi pas,
18:32et qu'ils fassent
18:34les devoirs à l'école,
18:35qu'ils fassent
18:37tout ce qu'il y a à faire
18:38à l'école ?
18:38Mais là,
18:39ça va être très compliqué
18:39parce que, déjà,
18:41les profs disent
18:41qu'ils travaillent 17 heures
18:42mais qu'ils ont 17 heures
18:43de correction
18:44et de préparation,
18:45etc.
18:46qu'ils les fassent,
18:47qu'ils les fassent.
18:49Après,
18:50il y a des heures de permanence
18:51au lycée ?
18:53Pour les élèves ?
18:54Ou ils sont censés
18:55faire les devoirs ?
18:56Elle est en terminale,
18:58oui,
18:58des permanences
18:59pour les élèves.
19:01Oui,
19:01des heures de permanence
19:02C'est ça ?
19:04Pourquoi ne pas mettre
19:05les professeurs disponibles ?
19:07Il y a des locaux.
19:08Pourquoi ne pas les rendre disponibles
19:1135 heures dans l'établissement,
19:13disponibles à faire des cours,
19:14à corriger leurs copies,
19:17à faire tout ce qu'ils ont à faire
19:18et si jamais, d'aventure,
19:20ils faisaient plus que 35 heures,
19:21ils iraient voir leur employeur
19:22en leur disant
19:23vous savez,
19:23j'ai travaillé plus de 35 heures
19:25payées mes heures suivantes.
19:26Ce serait logique.
19:28restez avec nous,
19:29on va s'arrêter quelques instants
19:31parce que dans quelques minutes
19:33on a tiens un prof
19:34en lycée pro
19:35qui veut nous parler
19:35du nombre d'heures par semaine.
19:37C'est Joseph
19:38qui a composé
19:38le 0826 300 300.
19:40Et comme Joseph,
19:41vous nous appelez
19:42au 0826 300 300
19:43si vous voulez parler
19:44de cette mobilisation lycéenne,
19:47on vous pose toujours
19:47et du rythme scolaire aussi bien sûr.
19:49Et du rythme scolaire,
19:49on vous pose toujours cette question
19:50si 27 heures de cours par semaine
19:52en moyenne au lycée,
19:53c'est trop ou non.
19:54A tout de suite.
19:54A tout de suite.
19:59Les vrais voix écoutent la France
20:01jusqu'à 20h en compagnie
20:02de Mathéo Lambelot.
20:03Beaucoup d'appels
20:04pour parler des horaires
20:05des élèves,
20:07des violences devant les lycées.
20:09Mais on passe déjà
20:11pour la matinale de demain.
20:12Bonsoir Clément Barguin.
20:14Bonsoir Philippe,
20:14bonsoir à tous.
20:15On va retrouver bien évidemment
20:17notre ami Jacques Cardos
20:18demain à 7h.
20:18Et que va-t-il se passer
20:19dans cette matinale ?
20:21Eh bien dès 7h10,
20:22on parlera de ces députés
20:23qui veulent s'attaquer
20:24au crédit d'impôt,
20:25de l'emploi à domicile.
20:26Cela concerne la garde d'enfants,
20:28les femmes de ménage par exemple.
20:30Eh bien les entreprises concernées
20:31sont furieuses.
20:32Elles montent au créneau.
20:33On entendra l'un des représentants
20:35de ces entreprises.
20:37A 8h15,
20:38parlons cash.
20:39On va parler des tickets restaurants
20:40qui vont disparaître
20:41pour devenir des tickets repas.
20:4325 euros au restaurant,
20:4510 euros en supermarché.
20:47Qu'est-ce qu'on en pense ?
20:48Est-ce que cela va vous aider ?
20:50Eh bien on en parlera à 8h15
20:51et puis l'invité politique
20:52à 8h30.
20:53Ce sera Agnès Pannier-Runacher,
20:56ancienne ministre,
20:57co-responsable du programme
20:58de Gabriel Attal.
21:00On reviendra bien évidemment
21:01sur ces mobilisations lycéennes
21:03et les annonces
21:03de Sébastien Lecornu ce soir.
21:05Merci beaucoup Clément Barguin.
21:09Et on prend la direction de Pau,
21:10mon cher Mathéo.
21:11Bruno nous attend.
21:12Bonsoir Bruno.
21:13Bonsoir Bruno.
21:14On fait le tour de France.
21:15Fontainebleau, Toulouse, Pau
21:17et après on va partir à Lyon.
21:18Alors, vous voulez témoigner
21:20sur les horaires de cours.
21:21Qu'est-ce que vous en pensez Bruno ?
21:24Mais je suis un peu...
21:25Heureusement que j'étais assis
21:26lorsque vous m'avez annoncé
21:27que c'était 20h et quelques
21:30de cours pour...
21:3227h en moyenne.
21:3327, 29 selon moi.
21:34A mon époque,
21:35on a regardé,
21:36j'ai même été...
21:37Merci Liab,
21:37tu m'as ressorti mes horaires de cours
21:39de 1984.
21:40Vous voyez que ça nous rajeunit pas.
21:42Moi en 92
21:43au lycée Jeanne-du-Puy
21:44à Tarbes,
21:45en terminale,
21:46j'avais 43 heures de cours.
21:48Ah oui.
21:48Ah oui.
21:48C'était autre chose.
21:49Vous faisiez quel terminal ?
21:52F3 électrotechnique.
21:53Ah oui,
21:53bac électrotechnique.
21:54D'accord.
21:55Ah oui,
21:55il y a beaucoup d'heures là,
21:56oui.
21:56Oui,
21:57il y a beaucoup d'heures.
21:58Donc j'avais cours
21:58le mercredi matin,
22:00le samedi matin
22:02et le mardi,
22:03je commençais à 8h,
22:06midi,
22:0713h,
22:0819h.
22:09à la fin de la journée,
22:10vous deviez être un peu,
22:11avoir un peu...
22:13Et j'avais le devoir derrière.
22:15Ah oui.
22:16Et vous étiez interne
22:16ou vous rentriez chez vous ?
22:18J'étais interne.
22:19D'accord.
22:20Et donc c'était 19h,
22:22cantine, douche,
22:23devoir, dodo,
22:24c'est ça ?
22:25Exactement.
22:26Donc ça devait être assez pêché.
22:28C'était dur, oui.
22:29Oui,
22:30mais ça vous a permis
22:31d'avoir une formation.
22:32Aujourd'hui,
22:32vous avez un emploi,
22:33théoriquement en électrothèque,
22:34on arrive à trouver du travail.
22:35Voilà, voilà,
22:37je suis frigoriste,
22:38j'ai continué comme frigoriste
22:40et en recherche du monde
22:42d'un pagaille, quoi.
22:43Et vous n'arrivez pas
22:43à en trouver ?
22:44Voilà,
22:45donc dans ma société,
22:47on a nos propres écoles
22:48de formation
22:49pour recycler des adultes
22:51ou des jeunes.
22:54Et voilà.
22:55Alors, Bruno,
22:56restez avec nous
22:57parce qu'on a un prof
22:58en lycée pro
22:59qui a composé
23:00le 0826 300 300.
23:02Alors,
23:02il est dans une autre ville
23:03de rue de Bille,
23:04Lyon.
23:05Bonsoir, Joseph.
23:08Joseph ?
23:09Ah,
23:09il y a un problème
23:10de musique, là, non ?
23:11Allô, Joseph ?
23:12Ah,
23:13bon.
23:14Ah,
23:14Joseph nous a mis en attente.
23:15On va le retrouver
23:16dans quelques instants.
23:17La musique était sympathique.
23:19Je vais faire réagir
23:21Philippe.
23:22Philippe,
23:23vous êtes toujours là ?
23:24Oui, oui,
23:25je vous écoute attentivement.
23:26Oui,
23:26vous avez entendu Nicolas.
23:28C'est vrai que moi,
23:30il y a une chose
23:30qui m'inquiète
23:31pour la jeunesse.
23:31Vous êtes inquiet
23:32pour l'Avion de la France,
23:33moi, je suis inquiet aussi,
23:34mais pour la jeunesse,
23:34est-ce que vous ne trouvez pas
23:36quand même qu'elle a été
23:36très mal traitée ?
23:37Parce qu'on la gère
23:39par la peur depuis des années.
23:40Il y a eu le Covid
23:41où on a confiné des gamins
23:42qui n'avaient pratiquement
23:43aucun risque
23:44d'avoir une issue fatale
23:45avec le Covid.
23:46On leur répète
23:47que la planète
23:49va disparaître
23:49avec le changement climatique,
23:51etc.
23:51Est-ce que vous ne croyez pas
23:52que notre jeunesse
23:53n'est pas très bien
23:54traitée quand même ?
23:55Déjà,
23:56je vais présenter
23:58mes excuses
23:58à l'antenne
23:59et puis aussi
24:00aux auditeurs
24:01parce que
24:01quand je m'emporte,
24:03il peut y avoir
24:04un peu de vulgarité.
24:05Mais ce n'est pas grave,
24:05ne vous inquiétez pas.
24:06Donc déjà,
24:08je voulais dire
24:08à ce papa de Toulouse,
24:09c'est un bon papa,
24:10comme une grande majorité
24:12de papas et de maman.
24:13Les papas toulousains
24:14sont toujours des bons papas,
24:15je sais de quoi je parle.
24:17J'ai bien compris,
24:18lui,
24:19ce qu'il voulait faire
24:20remonter
24:21comme inquiétude.
24:22Maintenant,
24:22je vais vous dire
24:23une chose.
24:25Notre peuple,
24:26parce que moi,
24:27je ne veux pas faire...
24:28Moi, ce qui m'intéresse,
24:29c'est mon pays,
24:30en fait.
24:31Et notre pays,
24:32il a besoin de quoi ?
24:33Il a besoin d'un avenir.
24:34L'avenir, c'est quoi ?
24:35C'est nos enfants.
24:36C'est nos enfants.
24:37Aujourd'hui,
24:37il faut savoir que
24:39ces gamins-là,
24:41ces gamins qui sont,
24:42pour moi,
24:42je le dis,
24:43manipulés,
24:45ce qu'ils...
24:45Mais d'ailleurs,
24:46c'est...
24:46On est en train
24:47de sacrifier leur avenir.
24:48Je vais vous dire pourquoi.
24:49Et vous avez raison.
24:50Mais c'est qui qui fait ça ?
24:51Vous savez,
24:52je vous le répète,
24:53dans le monde,
24:55on vit la même chose.
24:56Vous croyez que les Chinois,
24:58les Australiens,
24:59les Américains,
25:00les Brésiliens,
25:01les Japonais,
25:02ils ne s'inquiètent pas
25:02pour le réchauffement climatique ?
25:04Ah si ?
25:05En fait,
25:06voilà.
25:07Et est-ce que ça les empêche
25:08d'avoir des gens
25:08de haut talent,
25:09des gens qui travaillent,
25:10des gens qui,
25:12à tout niveau,
25:13il y en a,
25:13ils sont faits pour être cuisinés,
25:14il y en a,
25:14ils sont faits pour être ingénieurs,
25:16il y en a,
25:16ils sont chercheurs.
25:17Mais justement...
25:17Est-ce que ça empêche ?
25:18Mais vous savez à qui c'est
25:19la faute, ça,
25:20aujourd'hui, en France ?
25:21Mais ça ne date pas de maintenant.
25:22Ah non, ça date d'il y a 50 ans.
25:23Alors, je vais vous le dire.
25:24Ça date d'il y a 50 ans
25:25quand on a dévalorisé
25:27tout le travail manuel
25:28en disant que c'était
25:29les filières pour les mauvais,
25:30les ratés, les crétins.
25:31Alors que moi,
25:32je suis très heureux
25:33d'avoir un très bon boucher
25:34pour me couper
25:35de belles côtes de bœuf.
25:36Je suis content
25:37d'avoir un plombier
25:38quand j'ai une fuite d'eau
25:38à la maison.
25:39Je suis content
25:40d'avoir un électricien
25:41quand j'ai un truc...
25:42Vous savez combien ça gagne
25:43aujourd'hui un plombier ?
25:44Ah bah beaucoup mieux
25:45que quelqu'un
25:45qui a un bac plus 5
25:46en sociologie,
25:47ça, j'ai pas de doute là-dessus.
25:48Le monsieur qui fait frigoriste,
25:49j'ai le même niveau que lui.
25:51J'ai le même niveau que lui.
25:52Alors moi,
25:52j'ai choisi une filière différente,
25:54je suis allé dans la vente.
25:55Mais j'ai la même filière,
25:56F3 frigoriste.
25:58Vous savez qu'aujourd'hui,
25:59mes clients, moi,
26:00mes clients à moi,
26:01mes vrais clients,
26:02ceux que je démarche,
26:05aient du boulot.
26:06Ils en ont,
26:07mais ils en cherchent à pagaille.
26:08Là, avec ce qui s'est passé,
26:10des clims,
26:10la climatisation,
26:12ils ne s'en ont jamais vendu
26:12autant que cette année.
26:13Ça, c'est clair
26:13qu'il y en a déjà
26:14qui les commande
26:15pour en avoir
26:17pour l'été prochain.
26:18Voilà.
26:18Et ça, c'est la faute de qui ?
26:19Vous savez,
26:20il y a un monsieur
26:21qui s'appelait le général de Gaulle.
26:22Il avait une vision
26:23à 50 ans.
26:24Vous croyez qu'à l'époque,
26:25il orientait les gens
26:26vers, je ne sais pas moi,
26:29peu importe.
26:30Mais c'est à nous,
26:31c'est nous gouvernants,
26:32en fait.
26:32Ils se sont créés
26:33un système pour eux.
26:34Je vais vous dire un truc.
26:35Ils se sont créés
26:35un système pour eux.
26:37Ils nous font la peur
26:38tous les jours.
26:39Les gamins,
26:39on leur bourre le mou,
26:41la climatisation,
26:43toutes ces âneries,
26:44tout le réchauffement climatique,
26:45tout ça.
26:46On leur pollue la tête,
26:47on les rend malades,
26:48alors qu'on devrait
26:49leur donner un avenir.
26:50Monsieur,
26:50il faut arrêter
26:51les filières à la noix.
26:52Il y a des métiers.
26:54Allez-y les gamins,
26:55foncez, foncez.
26:56Si vous êtes courageux,
26:57foncez.
26:58Philippe,
26:58on va reprendre Bruno
26:59qu'on n'a pas beaucoup entendu.
27:00Bruno,
27:01vous entendez Philippe
27:01qui dit,
27:02vous voyez,
27:02frigoriste.
27:03Mais est-ce que quelque part,
27:04un des drames,
27:05c'est qu'on a dit
27:07les métiers manuels,
27:08c'est pas bien,
27:09c'est mauvais,
27:10ça fait 50 ans,
27:11on vous met dans des cases,
27:12alors qu'on en a besoin,
27:14il le dit lui-même,
27:15on cherche du monde,
27:16vous aussi a priori.
27:18Et comment expliquer ça ?
27:20Parce que moi,
27:20je pense qu'il faut mieux
27:21avoir un bac moins 5
27:22et gagner 4000 balles par mois
27:23comme frigoriste
27:24ou comme plombier
27:25ou comme boucher
27:26qu'avoir un bac plus 5
27:27en sociaux
27:28et être à Pôle emploi.
27:31Je suis entièrement d'accord
27:32avec Nicolas
27:33qu'on a défavorisé
27:35le métier manuel
27:38au détriment
27:42du travail
27:43soi-disant intellectuel.
27:45Il y en faut
27:46mais il y en a trop.
27:48Alors ça,
27:48c'est un vrai sujet
27:49et surtout des filières
27:50qui sont très bouchées.
27:51On a retrouvé Joseph
27:53qui est prof
27:53en lycée pro
27:54direction,
27:55je le dis,
27:55une autre équipe
27:57de rugby
27:57qui s'appelle
27:58Leloup.
27:59Bonsoir Joseph.
28:01Bonsoir l'équipe
28:02de Sud Radio.
28:03Bonsoir Joseph.
28:04Bonsoir.
28:05Qui est en rouge et noir
28:06Sud Radio d'ailleurs
28:07comme Leloup,
28:07c'est amusant.
28:08On vous écoute Joseph.
28:11Vous êtes prof
28:11en lycée pro.
28:13Exactement.
28:14Donc je me permets
28:15de les appeler
28:16par rapport
28:16à tout ce que j'ai entendu
28:18et je me permets
28:19également de rebondir
28:21sur les fameuses
28:2227 heures de cours
28:23qui est bien compris.
28:24Oui,
28:24c'est à peu près
28:25une moyenne
28:25pour les lycéens,
28:26c'est ça.
28:26Une moyenne.
28:28Nous,
28:29comme beaucoup de profs
28:31en enseignement pro,
28:34les 27 heures de cours,
28:35on les frôle.
28:36Oui.
28:37Donc on les frôle.
28:38C'est plus qu'en général
28:39comme disait notamment
28:40Bruno
28:41qui était en bac électrothèque.
28:43Bien évidemment.
28:44Sauf que ce qu'il faut savoir aussi,
28:46c'est que malheureusement,
28:47la conjoncture
28:48et les temps
28:48qui ont évolué,
28:50l'évolution des mœurs,
28:51l'évolution sociétale,
28:52a fait qu'on a aussi réduit
28:53les cours d'enseignement
28:54technique et professionnel
28:55qui ont été divisés par deux.
28:57C'est vrai.
28:57Et c'est un désastre
28:58à mon avis.
28:59Eh bien,
29:00je vous explique.
29:00Moi,
29:01quand j'étais à l'école,
29:02donc quand j'étais en lycée,
29:03j'avais à peu près
29:04pas loin de 16,
29:05entre 16 et 18 heures
29:06de cours d'atelier.
29:07Oui.
29:09Et par la suite,
29:10donc là,
29:11si on a 8 heures de cours
29:12par classe d'élève,
29:13par semaine,
29:14c'est le bout du monde.
29:15D'accord.
29:16Donc,
29:17le delta est assez important.
29:18Ce qu'il fait,
29:19c'est qu'à un moment donné,
29:20les compétences,
29:21donc on ne peut plus
29:22les transmettre,
29:23je dirais,
29:23correctement
29:25aux gamins.
29:26d'autant plus que
29:27les gamins,
29:28maintenant,
29:29sont tous,
29:29je dirais,
29:30contaminés et pollués
29:32par les téléphones portables,
29:33donc qui est le prolongement,
29:35je dirais,
29:35de leurs mains,
29:36de tous les organes
29:36qu'ils ont.
29:37C'est ça.
29:37Et sur lequel,
29:39à date,
29:39ils sont incapables,
29:41si on leur enlève
29:41le téléphone portable,
29:42de pouvoir vivre
29:43et se concentrer.
29:44C'est fou.
29:44Donc là,
29:44c'est un fléau,
29:45ce truc-là.
29:46C'est un fléau.
29:48C'est fou.
29:49C'est fou,
29:49c'est fou.
29:50Oui,
29:51donc moi,
29:51Joseph,
29:52je peux vous poser une question.
29:53Vous enseignez
29:54quelle matière en lycée pro ?
29:55Je suis sur tout
29:56ce qui est le génie mécanique.
29:58Ah oui,
29:58donc génie mécanique,
29:59oui,
29:59là,
29:59c'est vraiment du travail
30:00de précision,
30:00etc.
30:01C'est clair.
30:02Nous,
30:03on applique,
30:03donc on a
30:04semi-hydraulique,
30:05électricité,
30:06du pneumatique,
30:07bien sûr,
30:08du moteur thermique,
30:09du moteur thermique diesel,
30:11du moteur thermique essence,
30:13du GPL,
30:14vous voyez,
30:15et tout ça,
30:17malheureusement,
30:18on arrive,
30:18mais même les bases,
30:19les fondamentaux,
30:20parce qu'on arrive des fois
30:20d'avoir des classes
30:21avec des niveaux supérieurs
30:23sur lesquels
30:23la loi d'Homme
30:24et de la galerie
30:25est encore inconnue
30:26de leur savoir.
30:28C'est quoi comme loi
30:29exactement ?
30:30C'est la loi d'Homme
30:31qui permet,
30:32donc c'est la relation
30:34tension-résistance.
30:35ok.
30:36Grosso modo,
30:37ce que je veux dire par là,
30:38c'est que ça,
30:38déjà on voit ça,
30:39je dirais troisième,
30:40on voit ça donc
30:41sur les enseignements.
30:42D'autant plus qu'on a
30:43d'autres problèmes,
30:43c'est les problèmes
30:44de placement.
30:45C'est-à-dire,
30:45il y a des vœux
30:46qui sont faits.
30:47Les élèves font des vœux
30:48pour pouvoir rentrer
30:49en lycée.
30:50Et certaines fois,
30:51les vœux donc sont modifiés
30:53par divers instituteurs,
30:56je dirais,
30:56ou profs de collège
30:57qui disent
30:58ben non,
30:58on va faire comme ça,
30:59on va faire comme ça,
30:59on va faire comme ça.
31:00Et on se retrouve aussi
31:01avec des gamins
31:02sur lesquels
31:03la mécanique,
31:04c'est pas donc
31:06une science,
31:07je dirais,
31:07minée chez eux.
31:08Ils voulaient faire commerce,
31:10ils se retrouvent en mécanique.
31:11Donc à un moment donné,
31:12le gamin,
31:12il n'est pas motivé,
31:13il n'a pas envie de bosser.
31:13Oui,
31:15ça c'est problématique.
31:16S'il veut faire de la boucherie,
31:17il ne faut pas l'envoyer en mécanique.
31:18Et si il veut faire
31:20du frigoriste,
31:21il ne faut pas l'envoyer
31:22en pâtisserie,
31:22c'est clair.
31:23Exactement.
31:24Le problème qu'il y a aussi,
31:26c'est que bon,
31:27on parlait,
31:28donc il y a le mouvement
31:29des jeunes,
31:30la rébellion des jeunes.
31:31Tout à l'heure,
31:32il y avait un auditeur
31:32qui disait des choses vraies,
31:34mais je n'ai pas retenu son nom,
31:36sur lequel il parlait
31:38des jeunes
31:39qui étaient
31:40les canons,
31:42la chair à canons
31:43du LFIN.
31:44Oui,
31:44c'était Philippe,
31:45de Fontainebleau.
31:46Voilà,
31:46Philippe,
31:47bon,
31:49on ne peut pas lui reprocher
31:50parce qu'il a dit
31:51beaucoup de choses
31:52qui sont justes.
31:53Enfin,
31:54à mes yeux,
31:55je ne vous parle pas
31:56sur le plan politique,
31:57mais je parle sur le plan,
31:58si vous voulez,
31:59des enfants,
32:00des gamins,
32:01de ce qu'ils veulent.
32:02Ils savent ni lire,
32:03ni écrire,
32:04pour certains,
32:05et ils veulent avoir
32:06des revendications
32:08qui sont,
32:09je dirais...
32:09Excusez-moi,
32:11Joseph,
32:11vous êtes la preuve
32:12tout à l'heure
32:12par le micro-trottoir
32:13d'un de nos confrères
32:14qui dit
32:15quelles sont vos revendications ?
32:16Ça veut dire quoi,
32:17des revendications ?
32:18Désolé,
32:19à mon époque,
32:19au lycée,
32:20on savait ce que voulait dire
32:20le mot revendication
32:21parce qu'on regardait
32:22le journal télévisé
32:23avec nos parents
32:24ou qu'on entendait
32:25les revendications
32:26des syndicats
32:27sont qu'une hausse
32:27de 5% des salaires
32:29et la suppression
32:30du plan social.
32:31Mais au moins,
32:31on savait ce que voulait dire
32:32le mot revendication.
32:35C'est pas un mot grec ancien
32:36qui vient du grec ancien
32:38qu'on n'utilise jamais, quoi.
32:39Non, mais oui,
32:40mais ça fait plus partie
32:41de leur vocabulaire
32:42puisque,
32:43si vous voulez,
32:44leur vocabulaire,
32:45il est réduit à néant.
32:45Moi, j'ai des gamins
32:46qui viennent dans le lycée
32:49et qui sont les seuls,
32:51je dirais,
32:51de leur bâtiment
32:53à se lever le matin
32:54pour pouvoir venir au lycée
32:56parce que tout le monde
32:57dans les bâtiments,
32:58il ne travaille pas.
33:00Donc déjà,
33:00il y a un mauvais exemple
33:01qui est montré.
33:02C'est clair, c'est clair.
33:03Ce que je me disais
33:04il y a quelques années,
33:05quelques temps, pardon,
33:06pas quelques années,
33:06peut-être un an ou deux,
33:07un prince qui me dit
33:08comment veux-tu
33:09qu'un gamin ait envie
33:10de se lever
33:10pour aller à l'école
33:11ou au lycée
33:12quand il vit avec des parents
33:15qui n'ont jamais travaillé
33:15de leur vie ?
33:16Ça végète.
33:17Ça végète à la maison
33:18et ça végète
33:19dans la cité,
33:21ça végète
33:21dans les appartements,
33:23ça végète le parcours.
33:24À un moment donné,
33:25il y a le mauvais exemple.
33:25Joseph, restez avec nous.
33:27On a beaucoup d'appels
33:28et on doit s'arrêter
33:29quelques minutes.
33:30On a notamment Antoine
33:31qui veut réagir
33:32sur les mobilisations
33:33depuis Toulouse
33:33et Jean de Biscarros
33:35qui veut réagir
33:36en tant que parent d'élève.
33:3819h-20h,
33:39les vrais voix écoutent la France.
33:41Dernière ligne droite
33:42des vrais voix écoutent la France.
33:43Vous êtes très, très nombreux
33:45à appeler le 0826 300 300
33:47pour ce Tour de France quotidien,
33:48mon cher Mathéo.
33:50On est allé à Fontainebleau,
33:51on est allé à Toulouse,
33:53à Lyon.
33:53Là, on va retourner à Toulouse
33:55et après,
33:56on va partir en bord de mer
33:58du côté de Biscarros.
34:00Bonsoir Antoine.
34:02Bonsoir Antoine.
34:02Bonsoir les vrais voix.
34:03Je vous entends.
34:04On vous entend très bien.
34:05On vous écoute.
34:06Alors, moi,
34:07je vais parler d'un professeur
34:09qui a disparu
34:10il y a longtemps
34:11qui s'appelait
34:12le professeur Choron
34:13et qui disait
34:16les lycéens,
34:17les étudiants,
34:17je paraphrase,
34:18mais vous êtes des petits cons,
34:20vous ne connaissez rien de la vie
34:22et retournez bosser et étudier.
34:24Et à l'époque,
34:25moi, j'étais étudiant,
34:26ça m'avait choqué
34:27et je n'étais pas d'accord avec lui.
34:29Mais maintenant que je bosse
34:30depuis 20 ans,
34:33en fait,
34:33je suis d'accord avec lui.
34:35là,
34:36les lycéens,
34:37pourquoi ils manifestent,
34:38en fait ?
34:39Qu'est-ce qu'ils vont avoir ?
34:40Le temps qu'il y ait des réformes
34:41qui passent,
34:41ils auront déjà des enfants
34:43et une famille.
34:44Rien ne va changer.
34:46Et vraiment,
34:48je veux souligner
34:50la vacuité de ce mouvement.
34:52Et au début,
34:53j'étais quand même assez contre.
34:54Par contre,
34:56ce qui me choque,
34:57c'est la violence policière
34:59auxquelles ils font face.
35:01même si je ne suis pas d'accord
35:02avec leur mouvement,
35:03évidemment,
35:03je ne suis pas lycéen,
35:04donc je ne comprends pas,
35:06mais je me trouve ça
35:07complètement anormal
35:08qu'on balance des explosifs
35:10sur les enfants.
35:10Alors,
35:12ils ont envoyé des grenades
35:13de désencerclement.
35:14En revanche,
35:15on a bien vérifié
35:16pour le lycéen
35:17qui a perdu une main
35:18à Lens,
35:19elle n'avait pas été jetée
35:20vers lui,
35:21il a essayé de la ramasser
35:22et elle a explosé
35:23à ce moment-là
35:23pour être en toute franchise.
35:25Mais en revanche,
35:26il y a eu énormément
35:27de membres des forces
35:28de l'ordre blessés aussi.
35:30C'est vrai,
35:31c'est vrai.
35:32Je suis d'accord.
35:34On a même une femme
35:35qui était passante
35:36à proximité d'une manif
35:37qui a priori,
35:37je crois que c'est Aix-en-Provence,
35:38a perdu un oeil
35:39parce qu'un lycéen
35:40lui a envoyé un projectile
35:41et manque de chance pour elle,
35:43elle l'a pris
35:44en plein dans l'oeil.
35:45Je suis d'accord,
35:46je comprends,
35:46je comprends,
35:47bien sûr,
35:48les deux points de vue,
35:49mais je trouve ça déplorable
35:50qu'en 2026,
35:51là,
35:51on en soit encore
35:52à fracasser des gens,
35:53en fait.
35:55Vraiment,
35:55on en est là,
35:55quoi.
35:55Mais en général,
35:56je veux dire,
35:57en général,
35:57si vous tirez pas,
35:58si vous tapez pas,
36:00les forces de l'ordre
36:01ne ripostent pas.
36:04Si les manifestations
36:04se passent dans le calme,
36:06moi,
36:07j'ai vu quelques manifestations
36:08qui étaient dans le calme,
36:09il y avait des forces de l'ordre,
36:10il ne s'est mais rien passé.
36:12Et le ministère de l'Intérieur,
36:13juste pour ajouter,
36:14a indiqué aujourd'hui
36:15que 18 enquêtes
36:16avaient été ouvertes
36:17par l'IGPN
36:18depuis le début
36:19de cette mobilisation lycéenne.
36:20Et je crois
36:21que c'est 671
36:24personnels
36:25des forces de l'ordre
36:25qui ont été blessés.
36:26Antoine,
36:27restez avec nous.
36:28On n'a plus que deux auditeurs
36:30parce qu'il nous reste
36:304 minutes
36:31et on a Jean
36:31qui veut réagir.
36:33Jean de Biscarros,
36:34bonsoir Jean.
36:35Oui,
36:35bonsoir tout le monde.
36:36On vous écoute,
36:37bienvenue sur Sud Radio.
36:39Voilà,
36:39merci.
36:40Je voulais réagir
36:40pour les heures
36:42des enfants
36:43et des devoirs.
36:44Pour exemple,
36:45j'ai ma fille
36:45qui est en terminale
36:46qui rêve d'être kiné
36:48et qui,
36:49depuis le début de l'année,
36:50fait 8 heures,
36:5118 heures
36:51tous les jours
36:52parce que même
36:52quand elle a des trous,
36:53elle reste pour bosser
36:54avec ses camarades.
36:56Et quand elle rentre
36:57à la maison,
36:57elle a une charge de travail.
36:58Elle travaille jusqu'à
36:5922, 23 heures.
37:01Elle travaille les mercredis
37:01après-midi,
37:02toute l'après-midi
37:03et elle travaille
37:03le samedi, le dimanche.
37:04Tout ça pour faire
37:04les devoirs que le professeur
37:05lui demande
37:06et pour réviser
37:06et pour s'avancer
37:07dans son boulot.
37:07Elle est en quelle filière
37:08votre fille ?
37:10Pour moi,
37:10elle est en terminale
37:11en général.
37:12Elle veut être kiné
37:13donc elle se donne
37:15les moyens de le faire.
37:17Bravo elle.
37:18Oui,
37:19qui arrivera à la fin de l'année
37:20qui sera épuisée
37:20et ce n'est pas la seule.
37:21Je vous garantis
37:22que quand je vois
37:22la somme de devoirs
37:23qu'ils ont,
37:24c'est un vermal en fait.
37:26Alors Jean,
37:27Biscarros,
37:28je vois bien où c'est,
37:29c'est juste au sud
37:30d'Arcachon,
37:30c'est ça ?
37:31Il y a une trentaine
37:33de kilomètres,
37:33c'est ça ?
37:34Il y a un lycée
37:36à Biscarros
37:36ou votre fille
37:37a un long trajet
37:38en bus ou en voiture
37:39pour aller ?
37:39Elle a un lycée
37:41à Parentis.
37:42Parentis en borne,
37:42oui.
37:43Moi,
37:44elle part le matin
37:44à 7h30
37:45quand elle prend le bus.
37:46Elle revient
37:46vers 18h30.
37:48À 19h,
37:49elle est au travail.
37:49Je l'arrête
37:50vers 20h30
37:52pour manger.
37:53Elle prend une petite
37:53demi-heure
37:54et elle rebosse
37:54jusqu'à 22h,
37:5523h.
37:56Et le samedi
37:57et le dimanche,
37:57elle se met le réveil
37:58le matin
37:59pour se lever,
37:59pour bosser.
38:00Et quand elle a fait ça,
38:01elle arrivait à avancer
38:02ses devoirs
38:02jusqu'au mardi
38:03ou au mercredi.
38:04Et dès le lundi,
38:05elle reprend des devoirs.
38:07Déjà,
38:07permettez-moi de vous...
38:08Elle a une charge
38:08de travail qui est énorme.
38:09Alors permettez-moi
38:10de féliciter votre fille
38:11parce que c'est une sacrée
38:12bosseuse.
38:12Mais est-ce que c'est pas bien
38:13de voir des jeunes
38:14comme ça ?
38:15Peut-être qu'elle travaille
38:15un peu beaucoup
38:16et qu'il faudrait
38:17qu'elle profite un peu.
38:17Mais elle a un rêve
38:18de venir kiné
38:20et elle se met
38:21tous les éléments,
38:23toutes les chances.
38:24Elle essaye de prendre
38:25toutes les chances possibles
38:26en travaillant un maximum.
38:27Moi, je suis admiratif.
38:28Bravo.
38:29Moi aussi,
38:30je suis admiratif,
38:31bien sûr.
38:31Je suis très fière d'elle.
38:32Mais je me dis,
38:33elle a quand même
38:34la chance d'avoir
38:35une grande sœur
38:35qui a des capacités
38:36un peu plus importantes
38:37qu'elle,
38:37qui l'aide beaucoup.
38:39Moi, j'ai pas pu
38:40parce qu'au moins 16 ans,
38:41j'ai arrêté l'école
38:41parce que j'étais une médecine
38:42que je suis parti travailler.
38:43Donc, c'est comme ça.
38:44Je l'ai choisi.
38:45J'ai préféré aller bosser.
38:46Moi, à 16 ans,
38:47on faisait de la maçonnerie.
38:49Et ma fille,
38:50je vois comment elle a en Chine,
38:53clairement.
38:54Elle a des matières
38:55où c'est dur.
38:56Elle travaille avec ses copines.
38:57Il y a certains profs
38:58qui les aident.
38:58Il y en a d'autres.
38:59L'année dernière,
38:59il y a une prof de Phénique,
39:00par exemple,
39:00qui lui a dit,
39:01moi, je suis au niveau plus 10,
39:03vous êtes au niveau 5.
39:04Tant que vous ne serez
39:04pas mon niveau,
39:05je ne vous aiderai pas.
39:06Ce qui n'est pas très pédagogue
39:07et encore moins sympa,
39:09si vous voulez,
39:09mon opinion.
39:11Voilà.
39:11Donc, heureusement,
39:13tous les professeurs
39:13ne sont pas comme ça.
39:14Mais je me dis,
39:15quand je vois certains,
39:16je pense qu'il y en a
39:17quand même beaucoup
39:17qui sont dans ce cas-là,
39:18la charge de travail qu'ils ont,
39:20je peux comprendre
39:21certaines revendications.
39:22Je ne suis pas d'accord
39:22avec toutes.
39:23Moi, je préférais
39:23qu'ils fassent 35 ou 39 heures
39:24par semaine,
39:25bosser au lycée
39:26et rentrer le soir,
39:26avoir une petite heure
39:27de révision
39:28et qu'ils puissent finir.
39:29Moi, j'ai des heures
39:30un peu atypiques.
39:31Quand je rentre ce soir,
39:32par exemple,
39:32à 21h,
39:32quand je vais débaucher,
39:33une fois que je rentre chez moi,
39:34je n'ai plus besoin
39:35de passer au travail.
39:35Ah oui, là,
39:36vous dînez,
39:38vous mettez les pieds
39:38en éventail devant la télé.
39:40Et voilà.
39:41Et nos gamins,
39:42moi, ma gamine,
39:42par exemple,
39:43se fait 32, 33 heures
39:44de temps de présence
39:45au lycée
39:46et quand elle rentre,
39:47elle a encore 3, 4 heures
39:48de devoir derrière.
39:48Avec les trous
39:49parce que malheureusement,
39:50de parentis,
39:51évidemment,
39:51elle n'a pas le permis
39:52ou probablement pas,
39:53elle ne va pas rentrer
39:54pour une heure de pause.
39:56Elle est obligée
39:56de rester là-bas.
39:57Mais oui,
39:58mais même,
39:58par exemple,
39:59vous voyez là,
40:00demain,
40:01elle est censée embaucher
40:02à 10h30
40:02et elle prend le bus,
40:03elle va au lycée
40:04à 8h pour travailler.
40:05Vrai,
40:05vrai sujet,
40:06notamment les zones rurales.
40:08Il nous reste 15 secondes.
40:09Merci beaucoup à tous.
40:11Merci Jean-Antoine.
40:11Je ne peux pas tous
40:12vous remercier
40:13parce qu'on n'a pas le temps.
40:14Merci Mathéo,
40:15merci Maxime,
40:16Aude au standard
40:16qui a eu beaucoup
40:17de travail aujourd'hui.
40:18On remercie évidemment
40:20Julien et évidemment
40:21Antonin au web.
40:22Nous,
40:23on se retrouve tout de suite
40:24Anthony Martin-Smith
40:25pour On vous a compris
40:26et nous,
40:27on se retrouve demain
40:28avec Cécile de Ménibus,
40:29Patrick Roger et Les Vraies Voix
40:30à 17h.
40:31A demain.
40:32Sud Radio
40:35Parlons vrai.

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