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##VV_ECOUTENT_FRANCE-2026-09-30##

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News
Transcription
00:00Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
00:01Vous êtes en forme, comme d'habitude.
00:03Comme d'habitude, ça ne bouge pas.
00:03Vous avez gardé la tenue d'été, vous les manches courtes, ça vous va très bien.
00:06Oui, la pluie ne m'effraie pas.
00:09On va parler notamment d'un endroit où vous étiez, il n'y a pas si longtemps que ça, les
00:13lycées.
00:14Les lycées, ça remonte déjà, ça fait déjà 6 ans.
00:17Oui, ne parlez pas de bois pour combien de temps ?
00:21On va parler des blocus dans les lycées qui continuent depuis le début de la semaine,
00:25mais on va parler de plein d'autres sujets, des sujets dont on a déjà parlé,
00:30lors des deux premières heures des vraies voix, mais des sujets qui font parler,
00:33comme Robert Ménard qui est actuellement au tribunal de Montpellier
00:37pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF.
00:41On va parler également de retraite avec cette proposition d'Edouard Philippe
00:44de repousser l'âge de départ à 65 ans, mais même de porter la durée des cotisations à 65%.
00:50Et on parlera également de tous ces coups tordus en politique,
00:53comme vous en avez parlé tout à l'heure.
00:56Et un seul numéro pour réagir, le 0826 300 300.
01:01Et ce sont les lycées qui vous font réagir.
01:04On prend la direction du Rhône.
01:06Bonsoir Hugo.
01:07Bonsoir.
01:08Bienvenue sur Sud Radio.
01:09Vous êtes enseignant, c'est ça, en lycée ?
01:11Tout à fait.
01:12Prof d'anglais ?
01:13Professeur d'anglais.
01:14C'est bien.
01:14On va faire quand même...
01:15On va parler en français.
01:17Aucun problème.
01:18On est sur Sud Radio, pas sur South Radio.
01:20Vous voyez ce que je veux dire.
01:23Et vous, alors, vous voyez le conflit.
01:25Votre lycée, il est bloqué ?
01:26Il n'est pas bloqué ?
01:28Comment ça se passe chez vous ?
01:30En fait, pendant la journée de grève des fonctionnaires, il y a eu un blocus lycéen qui a été organisé.
01:38Donc, oui, le lycée, il a été bloqué.
01:42Et aujourd'hui, les cours étaient banalisés parce que c'était difficile, en fait, de reprendre après ces journées de
01:48mobilisation.
01:49Et moi, je voudrais juste dire, en fait, que notre lycée, donc Gilbert et Pierre Brossolette à Villeurbanne,
01:53on appartient au collectif des lycées d'éducation prioritaire.
01:55C'est-à-dire qu'en fait, on demande la réintégration des lycées dans l'éducation prioritaire
02:01pour bénéficier de plus de moyens, en fait, des moyens personnels, une réduction des effectifs des classes
02:08parce qu'en fait, nos classes sont surchargées.
02:10Je veux dire, par exemple, on a 35 élèves par classe au lycée.
02:14Enfin, voilà, ce n'est pas rare d'enseigner dans ces conditions.
02:16Donc, ce sont des conditions qui sont assez difficiles.
02:18Sachant qu'en plus, si vous voulez, notre lycée, on a 42% d'élèves très défavorisés.
02:24On a 400 élèves qui sont boursiers, en fait.
02:28Donc, on accueille beaucoup d'élèves des quartiers populaires.
02:32Et à ce titre, en fait, on demanderait plus...
02:34Voilà, on estime avoir droit à plus de moyens, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
02:38Et en fait, ces revendications, si vous voulez, elles convergent avec celles des lycéens,
02:44celles qui ont été exprimées pendant le blocus lycéen,
02:47qui, eux aussi, en fait, dénoncent le manque de moyens, le manque de personnel,
02:52les classes surchargées et aussi tous les problèmes d'emploi du temps.
02:56Parce que, par exemple, je vous illustre par un exemple ce qui s'est déroulé dans notre lycéen.
03:02On a eu des nominations très tardives, en fait, du personnel de direction.
03:06Donc, notre proviseur adjoint est arrivé juste avant la rentrée.
03:09Et en fait, ça a entraîné, si vous voulez, vraiment beaucoup de problèmes
03:13dans la création des emplois du temps.
03:15Et du coup, il y a eu des emplois du temps, j'allais dire,
03:19qui n'étaient pas satisfaisants, que ce soit pour les personnels et pour les élèves.
03:22Et ça a rajouté, en fait, j'allais dire, du gras à moudre dans le mécontentement, si vous voulez.
03:27Mais le problème, il est où ? Parce que vous dites au manque d'enseignants.
03:31Mais est-ce que le ministère de l'Éducation, c'est le plus gros ministère en France,
03:36qui a plus d'un million de fonctionnaires ?
03:38Il n'y a pas trop d'administratifs ?
03:40Et qu'il faudrait baisser le nombre d'administratifs pour mettre plus d'enseignants ?
03:44En fait, si vous voulez, je trouve qu'il y a trop de hauts fonctionnaires, en fait.
03:47Je trouve que les gens du rectorat ne nous aident vraiment pas, en fait.
03:50Et moi, ce que je pense, c'est qu'il faut plus de personnes sur le terrain
03:55et moins, justement, de bureaucratie, en fait,
03:58qui nous pondent des réformes complètement inutiles,
04:01qui, justement, déjà suppriment des postes d'enseignants.
04:04On a quand même perdu des billets de postes d'enseignants,
04:08donc, dans la dernière décennie.
04:10Donc, le quinquennat, les mandats du président Macron
04:13étaient quand même assez dévastateurs, en fait,
04:16pour le service de l'éducation nationale.
04:18Et le problème, c'est que c'est toujours les mêmes qui prennent, en fait.
04:20C'est toujours les gens qui sont sur le terrain
04:21qui doivent écoper, en fait, de cette politique d'austérité.
04:26Je vous donne un exemple.
04:27L'année dernière, par exemple, nous n'avions pas d'infirmière au lycée.
04:30Oui.
04:31Et donc, c'est quand même, je veux dire,
04:33c'est quand même une situation qui est assez dangereuse,
04:36dans la mesure où, par exemple, on accueille des élèves
04:39qui sont parfois handicapés,
04:41des élèves qui ont telle ou telle maladie.
04:43Et, en fait, du coup, il n'y a pas d'infirmière pour les soigner
04:46s'il y a un problème.
04:47Et, si vous voulez, c'est l'avis scolaire qui s'en charge
04:50et nos surveillants, en fait, n'ont pas de formation médicale.
04:53Mais, Hugo, une question quand même.
04:55Le drame, c'est qu'on manque d'infirmières à l'hôpital,
04:58qu'on manque d'infirmières libérales.
05:00C'est peut-être le problème, c'est qu'on ne forme pas assez d'infirmières, non ?
05:02En fait, j'allais dire, le problème,
05:04il est plus large que ça.
05:07Ça concerne, en fait, comme on est de le dire,
05:09tous les services publics.
05:11Je crois qu'il faudrait une grande remise à plat.
05:14Eh bien, moi, je pense que c'est surtout
05:18un plan d'investissement, en fait,
05:19dont on a besoin.
05:20Parce que, si vous voulez, on est un pays
05:21qui est capable de lancer des missiles nucléaires,
05:23qui est capable d'investir énormément d'argent
05:25dans son armée.
05:26Mais, par exemple, dans un lycée,
05:28il nous manque un demi-poste de documentaliste.
05:32Vous voyez, il y a un peu une gestion, si vous voulez.
05:34La politique d'éducation nationale manque beaucoup d'ambition,
05:37en fait, pour les élèves et aussi pour les personnels, en fait.
05:42Et, du coup, ça entraîne des difficultés sur le terrain
05:46parce que les élèves, ils voient bien, en fait, ce qui se passe.
05:49Je veux dire, ce mécontentement, ce ras-le-bol généralisé
05:52qui saisit la France, il ne sort pas de nulle part, en fait.
05:55Ça fait depuis quelque temps que ça couvre.
06:00Et, malheureusement, l'éducation nationale n'y répond pas.
06:02Et, d'ailleurs, n'y répond que par la répression, en fait.
06:05Et, Hugo, vous n'avez pas peur que toutes ces revendications,
06:08finalement, soient instrumentalisées à des fins politiques ?
06:12C'est-à-dire ?
06:13C'est-à-dire que certains partis, justement, comme la France Insoumise, actuellement,
06:19on a parlé tout à l'heure de Bali Bagayoko,
06:22pouvaient se servir de...
06:23Ou Clémence Guettet, la vidéo tranquille.
06:25Exactement.
06:26Pourraient se servir, justement, de ce qui se passe actuellement
06:28pour faire un peu campagne, à l'approche des présidentielles, notamment.
06:33Ça, si vous voulez, pour moi, ça, c'est des choses que je ne maîtrise pas.
06:36En fait, si vous voulez, je suis élu au conseil d'administration de mon lycée.
06:39Ce qui m'intéresse, en fait, c'est le bien-être des élèves et des personnels.
06:43Ce que les partis politiques font, moi, personnellement, ça ne me concerne pas.
06:46Si nos revendications convergent, je veux dire, ça ne me pose pas de problèmes particuliers.
06:51Mais, en fait, moi, si vous voulez, je ne m'occupe pas de ce que font les politiques.
06:55Je me préoccupe vraiment de ce qui se passe dans l'éducation nationale, si vous voulez.
06:59Alors, Hugo, je voudrais juste faire une remarque.
07:02Vous dites qu'on a baissé le nombre d'enseignants, mais il y a aussi un paramètre qui s'est
07:04posé.
07:05On parlait des administratives, c'est la démographie.
07:08Et comme il y a moins d'enfants, s'il y a moins d'enfants, il y a moins d
07:10'élèves aussi.
07:11Tout à fait. Alors, ça, je vais vous dire, c'est une...
07:13C'est une réalité, la thématique.
07:15Tout à fait, mais je vais vous répondre.
07:16On a eu plusieurs audiences, en fait, avec le rectorat, justement, pour présenter nos demandes de moyens.
07:21Parce que nous, on essaie toujours d'être, justement, dans la négociation.
07:24Même si on n'est pas d'accord avec ce que fait l'administration, on essaie toujours, quand même, de
07:27leur présenter nos demandes.
07:33Le problème, c'est que, si vous voulez, justement, ça pourrait être un tournant, en fait, pour l'éducation nationale
07:38française.
07:39C'est-à-dire qu'on pourrait bénéficier de cette baisse démographique, justement, par exemple, pour faire baisser les effectifs
07:45dans les classes
07:45et qu'on puisse, si vous voulez, traiter les usagers du service public comme des êtres humains.
07:53Parce que, si vous voulez, quand ils sont 35 dans une classe, c'est un petit peu compliqué d'individualiser
07:58les enseignements.
07:59Et c'est une des missions qu'on nous demande, en fait.
08:01On nous demande vraiment de prendre en compte la personne de chaque élève.
08:05Et c'est compliqué quand vous voyez.
08:06Par exemple, moi, j'ai une classe, attendez, je termine juste.
08:08J'ai une classe, donc, c'était il y a quelques années, quand je travaillais à Bois-en-Velin,
08:11j'ai eu une classe de 38 élèves.
08:13C'est une classe de ST2S, donc des sanitaires et sociales.
08:15Donc, si vous voulez, ça complique énormément nos missions.
08:21Et, en fait, le problème aussi, le deuxième problème avec le tournant démographique,
08:23c'est que c'est le secteur privé, en fait, qui en bénéficie.
08:26Il y a beaucoup d'élèves qui vont...
08:27Il y a des files d'attente assez importantes pour le secteur privé.
08:31Et à terme, en fait, si vous voulez, ça va créer quand même une école à deux vitesses.
08:36D'un côté, un service public où il n'y aura plus que les catégories populaires qui viendront.
08:41Et de l'autre côté, un secteur privé qui n'a pas forcément plus de ressources que nous.
08:44Par ailleurs, mais un secteur privé où il y aura des enfants beaucoup plus favorisés.
08:48Alors, Hugo, restez avec nous, parce qu'on doit faire une petite respiration, on va dire ça comme ça.
08:54On va continuer de parler de ces blocus dans les lycées, mais également de d'autres sujets,
09:07comme cette proposition d'Edouard Philippe de repousser l'âge de la retraite à 65 ans,
09:13de porter la durée des cotisations à 45 ans.
09:15Mais on peut aussi parler, si vous le souhaitez, venir réagir de cet épisode de Sévenol
09:20qui touche actuellement le Gard et les Roux.
09:22Donc, si vous êtes victime, justement, de cet épisode, que vous êtes sinistré,
09:26vous nous appelez au 0826 300 300.
09:3019h20, les vraies voix écoutent la France.
09:33Les vraies voix écoutent la France.
09:35Philippe David.
09:38Retour des vraies voix écoutent la France.
09:40On est en train de se faire des appels de balle avec Mathéo Lambleau.
09:43On part.
09:44Trop de politesse.
09:45Oui, exactement.
09:46Vous savez, comme vous qui êtes amateur de foot, Maxime, il l'attendait dans le zig et il lui a
09:50mis dans le zag.
09:51Vous connaissez la formule.
09:52Thierry Roland, non ?
09:54Absolument.
09:55On continue sur Sud Radio de parler de ces blocus dans les lycées depuis le début de deux semaines.
10:01Mais on parle également de tous les sujets, comme Robert Ménard,
10:04qui est aujourd'hui devant le tribunal de Montpellier.
10:07Et ça va se finir très tard.
10:08A priori, on est loin de la fin.
10:10Voilà, exactement, qui a refusé de célébrer le mariage d'un OQTF.
10:14On parle aussi de retraite avec cette proposition d'Edouard Philippe de repousser l'âge de départ à 65 ans.
10:20Vous continuez de nous appeler si vous souhaitez réagir sur tous ces sujets au 0826 300 300.
10:26Et on avait Hugo de Villeurbanne, prof d'anglais, qui est toujours avec nous.
10:30Direction le Gers, direction Hoche.
10:32Bonsoir, Benoît.
10:34Bonsoir.
10:34Vous, vous nous avez appelé parce que votre fils est lycéen.
10:38C'est comment à Hoche ?
10:40C'est calme ?
10:42Le lycée de votre fils est bloqué ? Comment ça se passe ?
10:45Alors, mon fils est lycéen, il est en première.
10:48Et ce matin, je l'ai déposé à 8h.
10:51Et le lycée était bloqué.
10:53Et puis, on a reçu un mail qui informait du blocage.
10:55On n'a pas reçu de mail qui nous informait du déblocage.
10:58De fait, le lycée, il a été libéré à 11h30.
11:01Donc, il n'y a pas eu cours.
11:03Il n'y a pas eu cours jusqu'à midi ?
11:05Il y a eu cours cet après-midi, donc ?
11:08Non, mercredi.
11:09Ah ben oui, c'est vrai, on est mercredi.
11:10Autant pour vous.
11:10Mercredi.
11:11Oui.
11:11Je croyais qu'on était jeudi, désolé.
11:13Non, pas cours de la journée, donc.
11:16Moi, j'ai un fils qui regarde ça de près, en fait.
11:18Il ne participe pas, même s'il cautionne.
11:20Il comprend.
11:21Il est en mesure de construire quelque chose d'un raisonnement autour de ça.
11:26Donc, il suit, il écoute, il regarde.
11:28Il ne participe pas, je ne sais pas pourquoi.
11:30Par, peut-être par timidité, enfin voilà.
11:33Une chose est sûre, c'est que, je le dis, lui, ses copains, parce que j'en ai vu quelques
11:38-uns,
11:39sont en mesure d'en raconter quelque chose.
11:41Et moi, ça me paraît intéressant, ça.
11:43Et je trouve un peu dommage que ça, là, une mâchoire blessée, là, un œil, machin.
11:49Et je trouve, je rejoins beaucoup l'intervenant avant, sur les conditions.
11:54Non, Hugo, je partage, ouais, quasiment tout ce qu'il a pu nous dire.
12:01Je trouve vraiment dommage qu'on n'écoute pas plus cette jeunesse.
12:03Je trouve qu'elle tente de me dire quelque chose.
12:04Elle est dans un contexte qui n'est pas évident, non plus.
12:06Elle grandit dans un contexte qui n'est pas facile.
12:09Et le fait qu'elle ne soit pas écoutée m'embête un petit peu.
12:13Ça rejoint de très près les revendications enseignantes.
12:15Hugo nous l'a dit.
12:17Et vraiment, mon fils me dit,
12:20papa, si je participais, est-ce que ça te gênerait ?
12:24Il est grand, 17 ans, 16 ans, pardon.
12:27Il peut participer s'il veut.
12:28Mais finalement, j'en aurais presque peur, moi, de ma place,
12:32qu'il puisse participer à une manifestation, à un blocage,
12:36à provoquer l'échange.
12:37J'aurais presque peur d'une mâchoire cassée, je le dis,
12:40ou d'une arcade très allumée par un LBD.
12:43Et ça, c'est vraiment quelque chose qui me choque.
12:45Il y a eu des violences à Hoche ?
12:48Ou ça, un simple blocage ?
12:49Parce que Hoche, c'est une ville relativement calme, quand même.
12:52C'est une petite ville.
12:53On est à 20 000, 23 000 habitants.
12:55C'est une petite préfecture.
12:57Alors, des violences, non.
12:58Les forces de l'ordre étaient là.
12:59Ils ont cherché un peu à faire cesser la chose,
13:01si j'en crois les dire des lycéens.
13:03Mais il n'y a pas eu de violence.
13:06Mais ces lycéens-là vivent,
13:08avec tout ce qui circule,
13:09forcément, très connecté avec ce qui se vit ailleurs.
13:12Moi, je partage.
13:14Quand je vois le nombre d'heures de profs nous remplacer,
13:19Hugo parlait des classes surchargées,
13:23les emplois du temps.
13:24Moi, j'ai un fiston qui n'a pas cours le vendredi matin,
13:25mais qui finit à 6 heures plusieurs fois dans la semaine.
13:28Moi, je pensais que c'était à la fac, ça.
13:31Vraiment, je trouve que ça manque d'ambition.
13:34Quand je dis que ça manque d'ambition,
13:35je ne parle pas des enseignants.
13:36Mettons-nous d'accord.
13:37Je parle du projet politique des enseignants.
13:39J'en couteille pas mal dans mon cadre professionnel.
13:42Et je trouve des gens pas mal dévoués
13:45qui font tout ce qu'ils peuvent dans le cadre
13:46qu'ils auraient proposé.
13:47Mais politiquement, on manque d'ambition, en fait.
13:50Alors, c'est les moyens.
13:51Oui.
13:53Allez-y, allez-y, Benoît.
13:55Non, non.
13:55L'ambition, c'est à la fois les moyens,
13:57mais c'est ce qu'on veut faire.
13:57On ne va pas sortir ici les classements PISA, compagnie.
14:00Mais quand j'entends 38 élèves...
14:01Mais c'est quand même une réalité.
14:03Ben, c'est quand même une réalité.
14:04Quand j'entends 38 élèves...
14:05Alors moi, je me dis que ça doit être dur
14:07d'être devant 30 gus
14:08qui ont plus ou moins envie
14:09d'être en philo, d'être en physique.
14:11Mais 38, enfin, que veut-on, en fait ?
14:14Je vais vous avouer, moi, je suis un vieux de la vieille.
14:17J'ai quitté le lycée en 1984,
14:19donc ça fait plus de 40 ans.
14:20On était 40.
14:23Et je peux vous dire qu'il n'y avait personne
14:24qui mouffetait en classe.
14:26Donc...
14:26Mais quand vous dites ça, vous dites quoi ?
14:28Ben, ça veut dire que peut-être
14:30qu'il y a un problème d'éducation des enfants aussi.
14:33Si vous voulez dire
14:34que les jeunes d'aujourd'hui
14:35ne sont pas ceux que vous étiez
14:36ou que j'étais,
14:37parce que j'ai un âge
14:38qui n'est pas trop éloigné du vôtre,
14:40incontestablement,
14:42alors ça veut dire quoi ?
14:43Un policier en chaque classe
14:44pour faire tenir l'ordre ?
14:45Ou ça veut dire qu'on essaye
14:46d'amener la génération qui est là
14:48un peu plus loin ?
14:50Quelle est la mission ?
14:51Quelle est la mission de l'éducation nationale ?
14:52Qu'est-ce qu'on lui donne comme mission ?
14:53Quand je dis qu'il y a un problème politique,
14:54le projet politique,
14:55c'est ça en fait.
14:56Parce que si on dit
14:58oui, vous prenez peut-être
14:59des coups de règle sur les doigts,
15:01mais c'est plus autorisé.
15:03Benoît, vous prenez quel modèle,
15:05vous, pour les jeunes,
15:06un modèle à l'espagnol
15:07avec des cours qui termineraient plutôt...
15:10Ou à l'Allemande.
15:10Oui, à l'Allemande.
15:11Qu'est-ce que vous,
15:12vous prenez comme modèle ?
15:12Attention, par contre,
15:13en Allemagne,
15:13vous réduisez les vacances scolaires.
15:15C'est vrai.
15:16Je ne suis pas un spécialiste.
15:18Je ne saurais pas vous dire.
15:19J'entends bien ce que vous dites
15:20du côté des allégements.
15:22Que les vacances scolaires
15:23soient un peu longues.
15:25Le papa que je suis,
15:26j'aime bien les vacances
15:27pour mes enfants,
15:27mais en même temps,
15:28je veux bien envisager
15:29qu'elles soient un peu longues.
15:30Je pense que c'était le sens,
15:31d'ailleurs,
15:32du passage à cinq jours du primaire,
15:34cette espèce de répétition
15:35de sollicitation.
15:37Je ne suis pas expert,
15:38je ne saurais pas vous dire.
15:39Moi, je dis juste qu'aujourd'hui,
15:40ce que je vois au collège
15:41pour ma petite
15:43et au lycée pour mon grand,
15:44je ne pense pas être élitiste.
15:46J'ai des enfants
15:46qui fonctionnent assez bien scolairement,
15:48ce qui fait que je me moque bien
15:49qu'il ait raté les courses
15:50matin ou pas.
15:52Mais je dis juste
15:53qu'on manque d'ambition.
15:55Alors, on va faire réagir Hugo.
15:57Qu'est-ce que vous voulez répondre
15:57à Benoît, Hugo ?
15:59Oui, moi,
16:00je suis assez d'accord
16:01avec ce que Benoît dit.
16:04Le problème, en fait,
16:05si vous voulez,
16:05c'est qu'il y a une colère
16:07dans la jeunesse
16:09et il n'y a pas
16:09de dispositif institutionnel,
16:11justement,
16:12qui permettrait
16:14de transformer
16:14cette colère
16:15en revendication
16:16à l'intérieur
16:17de l'institution,
16:18si vous voulez.
16:18Donc ça,
16:19c'est extrêmement problématique
16:22et même de manière générale,
16:23je dirais,
16:24il y a un manque
16:25quasi absolu
16:26de démocratie,
16:27en fait,
16:27dans l'éducation nationale
16:28alors qu'on aurait plein,
16:29en fait,
16:30il y aurait plein de choses
16:30à faire.
16:32Par exemple,
16:32les enfants,
16:33ils sont assommés,
16:34en fait,
16:34par leurs emplois du temps.
16:35On pourrait très bien imaginer,
16:37par exemple,
16:37des cours
16:38de 45 minutes
16:40ou commencer peut-être
16:41un peu plus tard
16:42le matin
16:42ou peut-être prévoir
16:43justement un budget
16:45participatif
16:45dans les collèges
16:46et les lycées
16:47pour leur donner
16:47un petit peu,
16:48j'allais dire,
16:49un peu de prise
16:49sur leur quotidien
16:50parce qu'en fait,
16:51le problème,
16:52c'est qu'ils ont très,
16:53très peu de prise
16:54et de pouvoir
16:55sur ce qui leur arrive
16:56dans l'éducation nationale.
16:57Et c'est pour ça
16:58qu'ils se mobilisent aujourd'hui
17:00parce qu'en fait,
17:01ils n'ont voix à rien,
17:02ils n'ont pas voix au chapitre,
17:03en fait.
17:04Mais Hugo,
17:04vous qui êtes prof,
17:05est-ce qu'on parlait,
17:07c'était Benoît
17:08qui parlait du système allemand
17:09par exemple,
17:10où on finit l'école
17:11à 15h,
17:11grosso modo,
17:12et après,
17:13on va qu'à ses occupations,
17:14on fait du sport,
17:15de la musique,
17:16ses devoirs,
17:16etc.
17:17Mais avec des vacances scolaires
17:18plus courtes,
17:19ça vous paraîtrait
17:19une bonne solution
17:20ou pas ?
17:21En fait,
17:22moi,
17:22je pense qu'il y a plein de choses
17:25à tester.
17:27Il faut voir un petit peu
17:28qu'est-ce que ça veut dire
17:30en fait aussi.
17:31Parce que si ça implique
17:33par exemple des suppressions,
17:34si une réforme implique
17:36des suppressions de postes,
17:37moi,
17:37je ne suis pas forcément
17:38favorable à ça.
17:39En fait,
17:39le truc,
17:40c'est,
17:40moi,
17:41je pense,
17:41si vous voulez,
17:42les deux axes
17:43qui m'apparaissent
17:44les plus importants
17:44pour résoudre un petit peu
17:46finalement cette crise,
17:47parce que c'est un peu
17:47une crise.
17:48Là,
17:48nous,
17:48par exemple,
17:49on a reçu la cellule
17:50d'écoute et de crise
17:52du rectorat
17:52qui est venue nous voir
17:54pour essayer de faire
17:55le service après-vente,
17:57j'allais dire,
17:58du désastre.
17:59Parce que c'est ça,
17:59on peut parler de désastre
18:00dans l'éducation nationale.
18:02En fait,
18:02le truc,
18:03c'est qu'il y a vraiment
18:04un problème.
18:05Il faut démocratiser,
18:06en fait,
18:06l'éducation nationale
18:07et il faut aussi
18:08une politique d'investissement
18:09à la hauteur.
18:10Sinon,
18:13on se contente,
18:14en fait,
18:14d'avoir un service public
18:15de plus en plus dégradé
18:17et qui n'est pas à la hauteur,
18:18en fait,
18:19j'allais dire,
18:20du projet d'égalité républicaine
18:22qui est porté par la France.
18:23On va laisser le mot de la fin
18:24à Benoît Doche
18:25parce qu'après,
18:26on va parler des retraites.
18:27Benoît,
18:28le mot de la fin ?
18:29Je ne sais pas
18:30si c'est le mot de la fin.
18:31Je souscris au propos d'Hugo.
18:33Je dis aussi,
18:34je reviens sur ce que je disais,
18:36vous disiez,
18:37nous étions 40,
18:38nous,
18:39la génération d'avant
18:40et on ne mouffetait pas.
18:42C'est vrai.
18:43Mais il y a peut-être
18:4430 ou 40 ans,
18:45on se projetait
18:46sûrement très différemment
18:47dans un monde.
18:48On m'a dit,
18:49contrairement à ton père,
18:50tu changeras deux ou trois fois
18:51de métier.
18:51C'est tout.
18:52Et moi,
18:53je me suis dit,
18:53bon,
18:53je changerai de métier,
18:54pourquoi pas.
18:55Mais il n'y avait pas
18:56cette insécurité
18:56qui pèse aujourd'hui.
18:58Je vous parle des cours,
19:00étudiantes autour du climat,
19:02de la guerre machin,
19:03de l'emploi,
19:03de l'intelligence artificielle.
19:05Le monde auquel nous devons
19:07préparer nos adolescents
19:08est un mode,
19:09je crois,
19:09beaucoup plus complexe
19:10que celui dans lequel,
19:11peut-être vous,
19:12moi en tout cas.
19:12Enfin,
19:13moi je ne sais pas,
19:13mais vous savez,
19:14mon adolescence,
19:15c'était la guerre froide
19:17qui s'est terminée
19:19en 89.
19:20Là,
19:20j'avais quitté le lycée
19:21depuis 5 ans.
19:22C'était le SIDA
19:23qui arrivait,
19:24c'était le chômage de masse
19:25parce qu'on s'était pris
19:26deux chocs pétroliers
19:2773 et 79.
19:29Ce n'était pas très reluisant
19:30non plus,
19:30non ?
19:31Bon,
19:31en 89,
19:32j'étais en 3ème.
19:33Oui.
19:34Moi,
19:34j'étais au service militaire
19:35donc on a un petit écartage.
19:37Non,
19:37la guerre froide
19:37ne m'a pas impacté.
19:38Non,
19:39je trouve qu'on est,
19:41peut-être plus idéologiques
19:43et plus accrochées.
19:43Aujourd'hui,
19:44je trouve que pour donner sens
19:45à cette jeunesse,
19:47la tâche est quand même ardue.
19:49L'éducation nationale
19:50est chargée
19:51de la laïcité,
19:52de tout un tas de choses
19:53que les parents
19:53assument plus ou moins.
19:55C'est un fait.
19:56Et souvent moins que plus ?
19:57Alors,
19:58il arrive que ce soit
19:59moins que plus,
19:59mais en tout cas,
20:00la charge
20:00de l'éducation nationale
20:01à chaque drame,
20:02c'est à l'éducation nationale
20:02qu'on confie la chose
20:04sur les abus,
20:05sur tout un autre chose.
20:08Il faut pouvoir
20:09mettre en oeuvre
20:10plus d'ambition.
20:11L'ambition est souvent énoncée
20:13et je ne sais pas
20:14si c'est que des moyens.
20:15Peut-être qu'il y a une histoire
20:16de moyens,
20:16mais peut-être pas que.
20:17Un vaste programme.
20:19Il y a une corrélation
20:20quand même qui ne se fait pas bien
20:20entre ce qu'on énonce
20:21et ce qu'on met réellement.
20:22Et je redis,
20:23écouter cette jeunesse
20:24quelque part,
20:25ça peut être quand même
20:25un peu intéressant.
20:26Je pense qu'il faudra revoir
20:27également le problème
20:28des moyens
20:28parce que moi,
20:29je crois qu'il n'y a pas
20:29que les moyens.
20:30Merci à vous,
20:31Hugo et Benoît,
20:32de vos témoignages.
20:33Les lycées,
20:34ça fait réagir,
20:35mais alors,
20:35il y a un autre sujet
20:36qui vous gratouille,
20:37mon cher Matoir.
20:38Vous,
20:38vous êtes proche du lycée,
20:40mais vous en êtes très loin,
20:41c'est les ?
20:41Les retraites.
20:42Parce que vous,
20:43si 45 ans de cotisation,
20:45ça vous met en retraite
20:45à quel âge ?
20:46Je n'ai pas le temps
20:47de calculer,
20:48je le fais pendant
20:48la petite pause.
20:51On va parler,
20:52oui,
20:53donc des retraites
20:53avec cette proposition
20:54d'Edouard Philippe
20:55de repousser l'âge
20:56de départ à la retraite
20:56à 65 ans.
20:57Pour ou contre
20:58cette proposition,
20:59vous réagissez
21:00au 0826 300 300.
21:0265 ans avec...
21:03Sud Radio.
21:07Dès votre réveil,
21:08écoutez le grand matin
21:09Sud Radio.
21:11Et en compagnie
21:12de Mathéo Lomblot,
21:13on est très heureux
21:14de vous écouter
21:15tous les soirs
21:16puisque les vrais voix
21:17écoutent la France
21:17On vous écoute,
21:19on écoute ce que vous avez à dire
21:20et il y a quelqu'un
21:21qu'on va écouter
21:21comme tous les soirs
21:22aux alentours de 19h30.
21:24Bonsoir Louis de Cargourlet.
21:25Bonsoir Philippe
21:26et bonsoir Mathéo.
21:27Vous,
21:27ce n'est pas pour parler
21:28des retraites,
21:28ce n'est pas pour parler
21:29des lycées,
21:30c'est pour parler
21:30de la matinale
21:31de Jacques Cardos
21:32demain à partir de 7h
21:33sur Sud Radio.
21:34Exactement.
21:35On va évidemment revenir
21:36sur les intempéries
21:37qui touchent actuellement
21:39l'Hérault et le Gard.
21:39Nous aurons deux maires
21:40à 7h10.
21:42Le maire de Kissac
21:43dans le Gard
21:43et la maire de Lunel
21:44dans l'Hérault.
21:46L'actualité,
21:46c'est aussi le procès
21:47de Robert Ménard
21:48du côté de Bézé
21:49pour avoir refusé
21:50de marier une personne
21:52sous OQTF.
21:53Christine Bouillaud,
21:54notre reporter,
21:54a suivi le procès
21:56tout au long de la journée.
21:56Vous la retrouverez demain matin
21:57dans les journaux
21:58de Clara Piernay.
22:00Et puis,
22:00parlons cash,
22:01cette inhumaine,
22:01terrible décision
22:02du laboratoire AstraZeneca
22:04qui refuse de rembourser
22:06un médicament
22:06contre les cancers du sein
22:07et de la prostate.
22:08Ils ne seront plus remboursés.
22:09On sera avec Pierre-Olivier Vario,
22:11président de l'Union
22:11des syndicats
22:12des pharmaciens d'officine.
22:14Merci beaucoup,
22:15Louis de Cargoralet.
22:16C'est demain à partir
22:17de 7h
22:18avec Jacques Cardos.
22:20Et tout de suite,
22:22on parle de cette proposition
22:24d'Edouard Philippe
22:25de repousser l'âge de départ
22:27à la retraite à 65 ans
22:28et de porter la durée
22:30des cotisations à 45 ans.
22:31Mais vous continuez également
22:32de nous appeler
22:33sur d'autres sujets
22:34comme l'épisode Sévénol
22:36qui touche actuellement
22:37le Gard et l'Hérault.
22:38Un seul numéro,
22:39le 0826 300 300.
22:41Et on prend la direction
22:42de l'Essonne.
22:43Bonsoir, Eric.
22:44Bonsoir.
22:45Alors, vous voulez réagir
22:46sur cette proposition
22:48d'Edouard Philippe.
22:49La retraite à 65 ans
22:50mais moyennant 45 admittés.
22:53Alors, bon,
22:54je ne suis pas un financier.
22:57Donc, effectivement,
22:59la retraite à 65 ans,
23:00elle avait été mise en place
23:01initialement,
23:02on le sait tous,
23:03avec une démographie
23:05qui était favorable.
23:06De nos jours,
23:07c'est différent.
23:08Et elle a été abolie
23:08en 1982
23:09pour passer à la retraite
23:11à 60 ans.
23:12Voilà.
23:12Et maintenant,
23:13on voit les résultats,
23:13malheureusement.
23:15Bon,
23:16ce que je voulais dire,
23:17c'est que
23:17le volant démographique,
23:20il est quand même essentiel.
23:21parce que même si
23:22on augmente
23:23la durée,
23:24à un moment donné,
23:25de toute façon,
23:26la population vieillissante
23:27refait quelque chose.
23:29Alors, moi,
23:29ce que je pensais,
23:30parce que je sais que ça existe
23:31dans la fonction publique,
23:32ce que je vais vous dire,
23:34si vous avez
23:35trois enfants
23:36dans la fonction publique,
23:37vous avez un bonus
23:37de votre retraite
23:39de 10%.
23:40Alors, moi,
23:41la question,
23:41c'est de savoir
23:42si on ne pourrait pas,
23:44pour pallier
23:45tous ces problèmes,
23:46parce que la démographie,
23:47ça se projette sur 20 ans.
23:49Ou même parfois plus,
23:50oui.
23:51Même parfois plus.
23:52Pourquoi pas mettre en place
23:53un système de bonus-malus
23:56pour les gens
23:57qui ont,
23:59par exemple,
23:59deux enfants,
24:00ils renouvellent les générations,
24:01trois enfants,
24:02ils ont un bonus.
24:04Donc,
24:04à deux enfants,
24:05ils ont leur retraite normale
24:06et à trois enfants,
24:07ils ont un bonus.
24:07Et ceux qui,
24:09par décision personnelle,
24:10je dis bien personnelle
24:11et non pas médical,
24:12j'insiste bien.
24:13Oui, mais excusez-moi,
24:14on ne va pas faire
24:14des tests de stérilité
24:16sur les gens.
24:17Non, mais par contre,
24:18s'il y a des difficultés
24:19de fécondité,
24:22on peut très bien avoir
24:25une attestation,
24:26quelque chose de médical
24:27montrant qu'il y a
24:27une difficulté.
24:28Mais ça,
24:30ce ne sera pas possible
24:31parce que c'est une violation
24:32du secret médical.
24:33Donc, on ne peut pas.
24:33Il faut peut-être revoir
24:34certaines choses
24:34à ce niveau-là.
24:36C'est votre avis,
24:37c'est votre avis.
24:37C'est mon avis.
24:38Ah ben oui,
24:39parce qu'il faut que ça
24:39va ce qu'on veut.
24:41Mais à ce moment-là,
24:42les gens qui font le choix,
24:43j'ai bien le choix,
24:44de ne pas avoir d'enfants,
24:46c'est un choix.
24:48Ok,
24:48ils ont le droit.
24:49Mais la société,
24:50il y a aussi des devoirs.
24:51Et pour moi,
24:53le fait d'avoir
24:54deux enfants,
24:55trois enfants,
24:56il ne faut pas faire
24:57de l'élevage non plus,
24:58vous êtes d'accord ?
25:00Bon, c'est un choix,
25:01c'est un droit,
25:01mais ceci,
25:02c'est un devoir.
25:02Un devoir pour la société
25:04parce que si on veut
25:04que le système soit pérenne,
25:06il faut prendre en compte
25:07ce paramètre.
25:08Ah mais la démographie,
25:09c'est le paramètre majeur.
25:11Rappelez-vous d'ailleurs,
25:12je revois,
25:13ça tourne beaucoup
25:14sur les réseaux sociaux
25:15ces derniers temps,
25:16François Mitterrand
25:16qui a été interviewé
25:17à la télévision
25:18en fin de mandat
25:19et qui,
25:19on lui disait,
25:20mais la démographie,
25:21ce n'est pas tenable
25:21à retraite à 60 ans
25:22et qui répond
25:23à la manière
25:24de ponce-pilat
25:25en s'en lavant les mains,
25:26ce sera à mes gestionnaires
25:27de gérer le problème.
25:29En clair,
25:30je vous refile
25:30la patate chaude,
25:31j'ai fait ça en 82
25:33pour être réélu en 88,
25:35j'ai été réélu en 88
25:36et maintenant,
25:37débrouillez-vous.
25:38Voilà,
25:38voilà.
25:39Alors,
25:39vous voyez,
25:40ce genre de choses,
25:41bon,
25:41pour moi,
25:42c'est un paramètre
25:42qui est quand même
25:43vachement important,
25:44excusez-moi d'être
25:44un peu direct,
25:45mais je pense que c'est
25:46quand même,
25:46il faut le dire.
25:48Il faut le dire.
25:48Ah mais je vous arrête,
25:49le système par répartition
25:51ne repose que
25:52sur la démographie
25:53parce que les gens croient
25:54qu'ils cotisent
25:55pour leur retraite,
25:56ils ne cotisent pas
25:57pour leur retraite,
25:57ils cotisent pour la retraite
25:59des retraités
26:00et leurs enfants
26:01cotiseront pour leur retraite
26:02à eux
26:03mais ceux qui croient
26:04qu'ils cotisent
26:04pour leur retraite,
26:05on ne cotise pas
26:06pour sa retraite,
26:06on cotise pour la retraite
26:07de ceux qui sont
26:09en ce moment même
26:09en retraite.
26:10Voilà.
26:10C'est pour ça que je parle
26:12de devoir.
26:13C'est ça.
26:14Alors Eric,
26:15restez avec nous,
26:16on va mettre le cap au sud
26:17parce que vous êtes
26:18dans l'Essonne,
26:18le sud de l'Île-de-France,
26:20là on va aller carrément
26:21dans le sud de la France,
26:23direction Laveyron,
26:23bonsoir Michel.
26:25Oui,
26:26bonsoir à tout le monde.
26:27Eh bien,
26:28vous venez de nous appeler
26:28au 0826 300 300
26:30parce que vous avez
26:31votre mot à dire
26:31sur les retraites,
26:32vous avez entendu Eric,
26:33on vous écoute.
26:34Oui,
26:34tout à fait.
26:35Moi,
26:36ce qui me chiffonne,
26:37c'est que donc
26:37Edouard Philippe
26:38a proposé éventuellement
26:40de mettre la retraite
26:41à 65 ans
26:42avec 45 annuités.
26:44Alors,
26:45on ne parle jamais
26:46des annuités.
26:47Mais les annuités,
26:48ça voudrait dire
26:48qu'un gamin
26:49qui commence à travailler
26:51à 20 ans,
26:52il a la retraite à 65.
26:53Mais un gamin
26:53qui commence à travailler
26:54à 25 ans
26:55ou à 26 ans,
26:56à quel âge
26:56il a la retraite ?
26:57Ah ben,
26:57il aura 70
26:58ou 71
26:59si c'est 26 ans.
27:01Voilà.
27:05On en parlait tout à l'heure
27:06pendant le débat
27:07avec Patrick Rogy,
27:08mais Philippe,
27:08tu prends un cas extrême
27:09pour les médecins,
27:10mais ils commencent
27:11à cotiser
27:11quand ils sont internes.
27:12C'est vrai,
27:13mais en général,
27:14ils redoublent au moins
27:15la première année.
27:16C'est rare
27:17ceux qui ont la première année
27:18du premier coup.
27:20Ils vont attaquer
27:21la deuxième année,
27:22ils auront 20 ans
27:23en général.
27:24S'ils auront eu le bac
27:25à l'heure,
27:25parce que c'est plus
27:26de gens qui ont le bac
27:27à 18 ans
27:29qu'à 16 ou 17,
27:30d'accord ?
27:30Et c'est sûr
27:31que ça...
27:31Je vais vous prendre
27:32des exemples.
27:33Vous avez des ingénieurs
27:35ou des têtes
27:36qui font des bacs
27:37plus 7,
27:37plus 8,
27:38plus 9,
27:38eux,
27:39ça va les mettre
27:39à 75 ans,
27:40s'ils ne travaillent pas...
27:41Tout à fait,
27:42tout à fait.
27:43Voilà,
27:43c'est pour ça
27:45que je voulais intervenir,
27:47parce qu'on parle toujours
27:48du date butoir
27:50à 65 ans,
27:5165 ans,
27:52d'accord,
27:53mais par contre,
27:54c'est cette histoire
27:54des 45 ans,
27:55parce que,
27:56comme vous dites,
27:56quelqu'un qui participe
27:57à 28 ans
27:59à la retraite,
28:00ça lui fait quand même
28:0073 ans.
28:02Ah oui,
28:02c'est le masque.
28:03Non,
28:03mais c'est un vrai sujet.
28:04Et puis,
28:04permettez-moi
28:05de vous dire une chose.
28:06si vous mettez
28:0645 années de cotisation,
28:08quelqu'un qui,
28:09lui,
28:09ne fait pas d'études,
28:11qui fait un CAPBEP
28:12d'électricien,
28:13par exemple,
28:14je veux dire
28:15que quand vous êtes
28:16électricien,
28:16que vous êtes les bras
28:17en l'air
28:17à monter des encastrés
28:18plafonds
28:19ou des pavés
28:21d'éclairage
28:21dans des bureaux
28:22ou à monter
28:23de l'éclairage public
28:25qui pleuvent,
28:25qui neige,
28:26qui vente dehors,
28:27je peux vous dire
28:27que tenir 45 ans,
28:29je ne sais pas
28:29ce que vous en pensez,
28:30ça me paraît
28:30un peu compliqué,
28:31non ?
28:32Ben voilà,
28:33exactement.
28:34Un gars qui a
28:34un travail
28:36difficile
28:36qui ne sera pas reconnu
28:37comme travail difficile,
28:39c'est sûr
28:39qu'à 75 ans,
28:41moi j'en ai 72,
28:43bon mais j'ai eu
28:44des soucis de santé,
28:45je ne me vois pas
28:47là en ce moment,
28:48je ne sais pas,
28:48aller faire
28:48de la maçonnerie
28:49ou voilà,
28:51des boulots
28:51qui ne sont quand même
28:52pas faciles,
28:53déjà quand on est jeune
28:54mais quand on est plus âgé,
28:55c'est encore pire.
28:56Mais Eric,
28:57Michel,
28:57il y a une question
28:58qui se pose quand même
28:59que je me pose,
29:00on n'est jamais arrivé
29:01à se mettre d'accord
29:02sur la pénibilité.
29:03vous Michel,
29:04vous êtes retraité
29:05depuis combien de temps ?
29:07Moi ça fait,
29:08ça fait 62,
29:10ben 10 ans.
29:1010 ans,
29:11vous aviez un métier
29:12très pénible
29:13sans indiscrétion ?
29:14Non,
29:15pas du tout,
29:15pas du tout,
29:16j'ai fait pas mal de boulot
29:17mais j'ai surtout
29:17travaillé dans l'informatique.
29:19D'accord,
29:19ok.
29:19Et vous Eric,
29:20vous êtes retraité
29:22également ou pas ?
29:23Non,
29:23non,
29:23pas du tout.
29:24Mais moi j'ai travaillé
29:25dans différents domaines.
29:26J'ai travaillé dans le bâtiment,
29:29j'ai travaillé dans le secteur tertiaire
29:31et dans le transport aérien.
29:32Donc si vous voulez,
29:33j'ai vu certaines choses.
29:35Alors,
29:35pour les métiers pénibles,
29:36effectivement,
29:37c'est un vrai sujet.
29:39Moi,
29:39j'ai une idée,
29:40alors on va voir ce qu'elle vaut.
29:42C'est vrai qu'à 55 ans,
29:43il ne faut pas se leurrer,
29:44en général,
29:45notamment dans le bâtiment
29:46parce que moi je l'ai vu,
29:48bon,
29:48très souvent,
29:48les gens sont rincés quoi.
29:50Mais ils sont cassés,
29:50mais même avant 55 ans.
29:52Vous prenez le type,
29:53vous prenez le type qui est maçon,
29:55qui porte des parpaings,
29:56etc.
29:57Même à 50 ans,
29:58il est cassé.
29:59Exactement.
30:00Alors moi,
30:00pour les gens qui ont dit,
30:01mes types pénibles comme ça,
30:02mais qui ont une vraie expérience terrain.
30:05Moi,
30:05je pense que ces gens,
30:06il faudrait plutôt,
30:08ils arrêtent dans le chantier classique,
30:11mais les réorienter
30:12vers des centres de formation
30:13parce que tout le monde se plaint
30:15d'un manque de qualité
30:16de la main d'oeuvre.
30:16Quand on fait tous les travaux,
30:17tout le monde râle,
30:18machin.
30:19Bon,
30:20là,
30:20on a un vivier de seniors
30:22compétents,
30:24formés,
30:24et qui sont tout à fait capables
30:26de transmettre aux nouvelles générations
30:28leur expérience.
30:29Bien sûr.
30:30Et là,
30:31les gens,
30:31pour le coup,
30:32bon,
30:32ils ne vont pas aller sur les chantiers,
30:34mais s'ils vont dans les écoles,
30:36ça va aider à former les jeunes bien.
30:39Alors,
30:40ça,
30:40c'est un vrai sujet également,
30:42l'emploi des seniors,
30:43parce qu'on veut que les gens travaillent
30:44jusqu'à 65 ans,
30:45mais à 45,
30:46ils sont considérés comme seniors.
30:48Alors,
30:48comment on fait ?
30:48Moi,
30:48je pose la question.
30:50C'est pour ça que je dis,
30:52les réorienter à ce moment-là,
30:54à la fin,
30:54à un certain âge,
30:55alors ça,
30:55il faut le déterminer,
30:56bien sûr,
30:57mais on le détermine,
30:58mais après,
30:59on les réoriente
31:00vers des centres de formation.
31:03Voilà.
31:03Et là,
31:04pour le coup,
31:04d'abord,
31:05ils vont bosser,
31:06alors ils vont bosser,
31:07ils vont former des jeunes,
31:08évidemment,
31:08ils ne vont pas se tuer,
31:09mais les jeunes seront bien formés,
31:11encore un coup,
31:12et là,
31:12on va repartir avec des générations
31:14qui seront au top.
31:16Après,
31:16juste pour reprendre ce que vous venez de dire,
31:19ça deviendra un autre métier,
31:21c'est peut-être pas ce qu'ils ont envie de faire,
31:22en fait,
31:22faire de la formation.
31:24Ah oui,
31:24mais il y a quand même,
31:26après,
31:26un paramètre,
31:27c'est le paramètre financier,
31:28il ne faut pas se mentir.
31:28C'est clair.
31:29Il faut savoir.
31:29C'est clair.
31:30On ne peut pas être partout,
31:32alors moi,
31:33il y a des gens,
31:33autant les utiliser,
31:34on les balancer,
31:35après,
31:35à rien faire.
31:36Ah,
31:36mais évidemment.
31:37Finalement,
31:38voilà,
31:39il y a des trucs,
31:41après,
31:41il y a des régions spéciaux,
31:42des choses comme ça,
31:43qui sont à voir aussi.
31:44Éric et Michel,
31:45on doit marquer une petite respiration,
31:47on a beaucoup d'appels,
31:49restez avec nous,
31:50parce qu'on va continuer en débattre
31:51jusqu'à 20h,
31:52au 0826,
31:53300,
31:53300,
31:53de ce sujet des retraites.
31:55Cette proposition,
31:56oui,
31:56d'Edouard Philippe,
31:57donc,
31:57de repousser le départ à la retraite
31:59à 65 ans,
32:00et surtout,
32:01de porter la durée des cotisations
32:02à 45 ans.
32:03Eh bien,
32:03on se retrouve dans quelques instants.
32:0619h20,
32:07les vrais voix écoutent la France,
32:09la France,
32:10Philippe David.
32:12Les vrais voix écoutent la France
32:13jusqu'à 20h,
32:14et Mathéo,
32:14le sujet des retraites
32:16déclenche beaucoup d'appels,
32:17au 0826,
32:18300,
32:19300,
32:19on fait un peu le tour de France,
32:20là.
32:20C'est le moins qu'on puisse dire.
32:21Il passionne ce sujet,
32:22cette proposition d'Edouard Philippe
32:23de porter l'âge de départ
32:25à la retraite
32:26à 65 ans,
32:27et même la durée des cotisations
32:29à 45 ans.
32:30Alors,
32:31vous avez calculé,
32:31vous,
32:31ça vous mettrait très tard.
32:3269 ans.
32:3369 ans.
32:34Et,
32:34alors,
32:35on était allé de l'Essonne
32:37à l'Aveyron,
32:38et maintenant,
32:38on va dans un département limitrophe,
32:40direction le Tarn.
32:41Bonsoir,
32:41Daniel.
32:43Oui,
32:43bonsoir.
32:44Et vous,
32:44vous avez voulu réagir,
32:45et vous avez quand même un métier
32:47dont on a souvent besoin,
32:48mais qui fait souvent peur,
32:50on peut dire votre métier ?
32:52Oui,
32:52oui,
32:52je suis dentiste,
32:54mais je ne fais plus peur
32:55parce que je suis à la retraite.
32:56D'accord.
32:56Et quel est votre avis sur les retraites ?
32:58Alors,
32:58vous avez entendu Michel et Eric.
33:00Alors,
33:01je ne sais pas si c'est Michel ou Eric,
33:03mais l'un des deux a dit que,
33:06en ce qui concernait les médecins,
33:08il n'imaginait pas que un médecin
33:10qui finissait à 30 ans,
33:11qui démarrait à 30 ans,
33:13avec 45 années de cotisation arriverait à...
33:16C'était qui ?
33:16C'était,
33:17je crois que c'est moi qui l'ai dit.
33:19Ah,
33:19très bien.
33:20Donc,
33:20en réalité,
33:22depuis quelques années,
33:23mais je ne sais plus combien,
33:25c'est le cas de mon épouse,
33:27là,
33:27enfin,
33:28depuis quelques années,
33:29on commence à cotiser,
33:31à comptabiliser les trimestres,
33:32dès la quatrième année.
33:33C'est ça,
33:34ce que j'ai dit.
33:35C'était dès l'externat.
33:36Oui.
33:36Donc,
33:36ça veut dire que,
33:38par exemple,
33:38ma fille,
33:39qui est également dentiste,
33:40elle a commencé à cotiser à 21 ans.
33:43D'accord.
33:43Donc,
33:44vous voyez,
33:44elle ne finira pas à 70 ans ou plus.
33:47Mais,
33:48par contre,
33:49excusez-moi,
33:49dentaire,
33:50c'est combien d'années ?
33:51Alors,
33:51dentaire,
33:52c'est 6 ans,
33:53plus la thèse,
33:54et du coup,
33:54à quoi on s'installe,
33:56donc souvent,
33:57les gens ont
33:58digit plus 7,
33:5925,
33:5926,
34:0027 ans.
34:00Quand il démarre,
34:01mais la cotisation commence
34:03dès l'externat,
34:04la quatrième année.
34:05Mais médecin,
34:05c'est un peu plus long.
34:06Alors,
34:07médecin,
34:07c'est sensible,
34:09c'est plus long,
34:09mais il commence à cotiser
34:11dès la quatrième année.
34:12C'est-à-dire à peu près
34:13à 24 ans,
34:14grosso modo.
34:15Non,
34:15non,
34:15la quatrième année,
34:16c'est 21 ans.
34:17Non,
34:18parce que vous avez le bac à 18.
34:19Oui,
34:20Oui,
34:21mais en général,
34:22vous n'avez pas toujours
34:22la première année
34:23du premier coup.
34:24Oui.
34:25Et même parfois,
34:26après avoir redoublé
34:26la première année,
34:27certains redoublent la seconde.
34:29Oui,
34:29mais avec le nouveau système,
34:32ça a un peu changé.
34:34Donc,
34:35classiquement,
34:3521,
34:3622,
34:37ils commencent à cotiser,
34:38tous.
34:38Mais ça l'aimant,
34:39ces cas-là,
34:39à 67,
34:4068,
34:4145 ans.
34:42Voilà.
34:43Mais vous,
34:43vous avez pris votre retraite
34:44à quel âge,
34:44Daniel ?
34:45Alors,
34:46du coup,
34:46moi,
34:46j'étais dans un ancien système.
34:48J'ai commencé à travailler
34:49à 24 ans et demi.
34:51Oui.
34:51À l'époque,
34:51on nous faisait cadeau
34:53des deux premières années
34:54en termes de cotisation
34:56de trimestre,
34:58mais on payait quand même
34:58les points.
34:59Du coup,
35:00les deux premières années,
35:01on l'avait un peu
35:02dans le baba,
35:03donc on n'a pas
35:04le trimestre.
35:05Ce qui fait que,
35:07classiquement,
35:08moi,
35:08j'aurais eu,
35:09alors que j'ai commencé
35:10à 24 et demi,
35:11j'ai monté au plein
35:12à 67.
35:13D'accord.
35:14mais j'ai choisi
35:17de m'arrêter
35:17à 62 et demi.
35:19Oui.
35:20Et donc,
35:20du coup,
35:21je perds...
35:21De racheter des trimestres ?
35:22Non,
35:23je n'ai pas racheté,
35:24je perds 30%.
35:25Ah oui,
35:25d'accord,
35:25mais ça,
35:25c'est un choix après.
35:26Et j'ai une retraite,
35:27je peux vous dire.
35:28Oui.
35:28J'ai une retraite
35:29avant l'impôt
35:30de 2500.
35:31Oui,
35:32ce qui n'est pas énorme
35:32pour quelqu'un
35:33de l'offre
35:33qualifié
35:34qu'un dentiste.
35:34c'est...
35:35Non,
35:35c'est énorme.
35:36Mais les professions libérales
35:38et les dentistes
35:39ont la possibilité
35:41de par leur revenu
35:42de faire un peu
35:43de capitalisation
35:44à côté.
35:45Bien sûr.
35:45Et donc,
35:46c'est pour ça
35:47que ça rentre un peu
35:47dans le débat,
35:48vous voyez.
35:50Mais 67 ans,
35:51on a considéré,
35:52mon épouse,
35:52c'est pareil,
35:53s'arrêter à 62 et demi.
35:56Mais moyennant
35:56une grosse décote.
35:58Non,
35:58elle n'avait pas de décote
35:59parce qu'elle a eu le bac
36:00et elle avait un an d'avance.
36:01Ah oui.
36:02Et elle avait,
36:03elle a eu le concours
36:04au premier coup.
36:04Elle avait travaillé
36:05un peu à côté.
36:06Donc,
36:07elle n'a pas de décote du tout.
36:08Plus trois enfants.
36:09Alors,
36:10une question,
36:11Daniel.
36:11Est-ce que vous avez arrêté
36:12à 62 ans ?
36:13Vous en avez 67 aujourd'hui,
36:14c'est ça ?
36:15Non.
36:15Aujourd'hui,
36:16j'ai 65.
36:1765.
36:17Vous pensez que vous auriez
36:18la même acuité manuelle
36:20et visuelle,
36:21par exemple,
36:21si vous étiez encore dentiste ?
36:23Je pense que oui.
36:24Je pense que oui.
36:26Je vois la plupart
36:27de mes confrères
36:28qui continuent.
36:29La seule chose,
36:30c'est que dans nos métiers
36:32où l'on travaille courbé
36:34sur les patients,
36:35où on respire mal,
36:36où on est assis,
36:39assis mais tordus,
36:40souvent,
36:41eh bien,
36:42on ne sera pas
36:44la même personne
36:45si on s'arrêtait à 62
36:46et si on fait du sport
36:47derrière,
36:48ou à 67
36:49et si on commence
36:50le sport à 67 ans.
36:52Autrement dit,
36:53il y a une perte de chance
36:54physiquement,
36:55dans mon cas,
36:56si vous continuez
36:57à travailler très tard.
36:58Parce que la fatigue
36:59s'accumule
37:00et vous n'êtes pas
37:01le même homme
37:01à 67 qu'à 62.
37:03Vous voyez ?
37:04Daniel,
37:04restez avec nous
37:05parce qu'on est
37:06à l'île de Millau
37:06à Albi.
37:07Maintenant,
37:08on prend la direction
37:08de l'Île-de-France,
37:09un peu au nord de l'Essonne.
37:11Bonsoir Aurélien
37:12du Val-de-Marne.
37:14Bonsoir Philippe David
37:15et puis tous les auditeurs.
37:17Oui,
37:17je me permets d'intervenir.
37:18Alors moi,
37:19j'ai une vision
37:19un peu différente,
37:22peut-être marginale.
37:23Je pense qu'il est temps
37:25à arrêter d'infantiliser
37:26l'ensemble des personnes.
37:28Je crois que le départ
37:30en retraite,
37:30c'est un choix personnel.
37:32Il faut laisser aux gens
37:33le choix de partir
37:35quand ils sont prêts
37:36pour partir.
37:37Et pour cela,
37:38moi je dis que
37:39ça ne sert à rien
37:40de parler d'âge.
37:41Les gens,
37:41ils partent à l'âge
37:42qu'ils veulent.
37:43Par contre,
37:45ils partiront
37:46en fonction
37:46du nombre
37:47d'années de cotisation.
37:49D'accord.
37:49Et par contre,
37:50par rapport à l'auditeur,
37:51je crois que...
37:52Je crois que c'est
37:52une des propositions
37:53de Gabriel Attal,
37:54soit dit en passant.
37:55Oui,
37:56il a le droit
37:57de faire des propositions.
37:58comme tout le monde.
37:59Je vais faire ça.
38:00Tant mieux pour lui.
38:01Mais par ailleurs,
38:02je crois que c'est
38:02un des auditeurs
38:03qui a parlé de la pénibilité.
38:04Et moi,
38:04je serais tout à fait pour
38:05qu'on ait un coefficient
38:07de pondérateur
38:08par rapport
38:08aux années d'attuité
38:09qui intègrent réellement
38:11la pénibilité.
38:12Alors la pénibilité,
38:13peut très bien se mesurer
38:15ou c'est par branche
38:15ou par typologie
38:16d'activité
38:17en fonction
38:18du nombre
38:19d'actions de travail,
38:20d'une maladie professionnelle
38:21dans la branche.
38:22Et ça peut
38:23intégrer directement
38:25un coefficient
38:26de pondération.
38:26Également,
38:27pour l'auditeur
38:27qui a parlé tout à l'heure
38:28de la fonction publique,
38:29pour des familles
38:31qui avaient deux
38:31ou trois enfants,
38:32avoir aussi
38:32ce coefficient
38:33de pondération.
38:34Après,
38:35après,
38:36ils pensent
38:36qu'il faut laisser
38:37chacun agir.
38:38Il y a des gens
38:39qui veulent partir
38:39à 60 ans,
38:41dont acte.
38:43Comme Daniel
38:43qui est parti
38:44à 62.
38:45Mais ils auront
38:46la retraite
38:47qu'ils auront.
38:48Après,
38:49il y a d'autres possibilités.
38:51Le vrai souci,
38:52c'est qu'à force
38:53de vouloir
38:53tout gérer,
38:55je pense que ça devient
38:56tellement infernal
38:57qu'on a des cas
38:58par des cas.
38:59Et en même temps,
39:00je pense qu'un vrai sujet
39:01serait aussi
39:03le nivellement
39:04de l'ensemble
39:05des systèmes de retraite.
39:06Parce que,
39:07pour le coup,
39:08ce serait bien
39:08qu'on soit tous
39:09sur le même niveau
39:10d'égalité.
39:10Entre le public
39:11et le privé, oui.
39:11Mais il y a une chose,
39:12une question que je me pose.
39:13Je vais vous la poser,
39:14Aurélien,
39:14vous parliez d'annuité.
39:16On peut mettre
39:17tout le monde
39:17en ligne.
39:18Il nous reste à peine
39:18trois minutes.
39:20Moi, il y a une question
39:21que je me pose.
39:21Je prenais tout à l'heure
39:22l'exemple d'un électricien
39:23ou d'un maçon
39:24qui porte des parpaings
39:25ou qui a les mains en l'air
39:26à monter des éclairages.
39:28C'est très pénible.
39:29Mais vous avez des métiers
39:30où il y a des gros stress
39:32également
39:33parce que vous avez
39:34des objectifs de résultats,
39:35etc.
39:36Quelqu'un qui est agent commercial,
39:37il ne prend pas de commande,
39:38il n'a rien à manger
39:38à la fin du mois.
39:39Et puis,
39:40vous prenez un métier extrême.
39:41Vous prenez les gens
39:42qui travaillent sur,
39:43par exemple,
39:44les longs courriers
39:45qui se prennent.
39:45Moi, j'ai parlé souvent
39:47avec des hôtesses,
39:47des stewards
39:48qui faisaient ce métier
39:49quand je prenais régulièrement
39:50des longs courriers.
39:51Ils me disaient,
39:52vous voyez là,
39:52je reviens de Hong Kong,
39:54j'ai 6 heures de plus,
39:55je me repose 2 jours à Paris,
39:57je pars ensuite à Los Angeles,
39:58je vais avoir 9 heures de moins.
40:00Mais c'est aussi une pénibilité.
40:02Mais ça,
40:02comment est-ce qu'on va
40:03la quantifier,
40:04la pénibilité ?
40:04Parce que c'est deux pénibilités
40:06totalement différentes.
40:08Oui,
40:08mais c'est ce que je vous disais
40:09tout à l'heure.
40:10Il y a des éléments de mesure
40:11dans des branches professionnelles,
40:13dans des secteurs d'activité
40:14pour lesquels
40:14on peut mesurer
40:16le taux d'action de travail
40:17et les maladies professionnelles.
40:18Là, déjà,
40:19on a un véritable élément,
40:21un indicateur
40:22précis.
40:23Et par ailleurs,
40:24en effet,
40:25vous parliez des commerciaux,
40:26il peut y avoir aussi
40:27en fonction des uns
40:28et des autres
40:29parce qu'on est tous différents.
40:30On n'a pas tous
40:32la même réaction
40:33face à la pénibilité,
40:34face à...
40:34Ah, mais c'est clair.
40:35Et donc,
40:36peut-être pour là,
40:37il faudrait peut-être
40:37intégrer pour le coup,
40:40individuellement,
40:41un indicateur spécifique
40:43qui permettrait
40:44de pondérer.
40:45Mais est-ce que sincèrement,
40:47il faut arrêter
40:47avec l'âge ?
40:48Il faut laisser les gens
40:49leur libre arbitre.
40:52On doit rendre l'antenne.
40:54Je présente mes excuses
40:55aux auditeurs
40:56qu'on n'a pas pu prendre.
40:57On risque certainement
40:58d'en redébattre
40:59demain soir.
41:00Dans quelques instants,
41:01vous retrouvez notre ami
41:02Anthony Martin-Smith
41:03pour On vous a compris.
41:04Merci Mathéo Lambelot.
41:05Merci Philippe.
41:06Merci à toute notre équipe
41:07et rendez-vous demain 17h
41:09pour Les Vrais Voix
41:09avec Cécile de Ménibus
41:10et Patrick Roger.

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