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NewsTranscription
00:00Emmanuel Macron ne devait donc pas assister à aucune messe pendant la visite de Léon XIV.
00:06Changement de programme à la demande du pape, finalement.
00:08Il s'est rendu à la cathédrale de Metz avec cette question du soir.
00:13Le pape a-t-il raison d'inviter Macron ? 0826 300 300. Vous dites quoi ?
00:17Eh bien moi je dis bien évidemment, vous savez, le catholicisme c'est le pardon.
00:21Ils avaient un différent sur la loi fin de vie qui est passée en France maintenant, il y a deux
00:26mois.
00:26Bah écoutez, il donne l'absolution, il va à la messe, ça ne me paraît absolument pas scandaleux.
00:32Eh bien...
00:33Non, que disent nos auditeurs ?
00:35Moi je dis que les auditeurs ne sont pas d'accord avec Philippe puisqu'il répond non à 72%.
00:39Donc il y en a 28% d'accord avec moi.
00:41Ça ne fait pas beaucoup, désolé Philippe.
00:43On a Catherine qui ironise mais qui ne semble pas si loin du compte et qui nous dit qu'il
00:47ne l'a pas invité, il s'est invité lui-même.
00:49Et puis il y a Joanne qui semble du coup se rapprocher un peu de votre avis Philippe et qui
00:52nous dit
00:53Oui, c'est quand même le président, qu'on l'aime ou qu'on n'aime pas, il représente notre
00:56pays. Voilà ce que disent les auditeurs.
00:58Emmanuel Macron sur le pape à Metz, on écoute sa voix.
01:03Quatre jours en France.
01:05Vous avez senti, je l'espère, une nation fervente, unie et heureuse.
01:10Et je vous en remercie infiniment.
01:12Et nous avons voulu vous voir heureux aussi.
01:15Alors nous dirons désormais, en mémoire de ces quatre jours, heureux comme Léon XIV chez nous.
01:21Alors merci pour cela.
01:25Il essaie de se rattraper quoi.
01:28Un petit peu après ce qui s'est passé.
01:31Finalement, on avait déjà eu un débat, rappelez-vous Cécile et Philippe, sur le...
01:36Est-ce qu'il avait bien fait de ne pas assister aux messes ?
01:39Et je ne crois pas que l'invitation du pape relève d'une forme de pardon chrétien.
01:45Je pense que c'est plutôt un acte de délicatesse.
01:49Parce qu'il a compris que le président de la République, pour des raisons qui lui étaient personnelles et propres
01:56à une conception peut-être excessive de la laïcité,
02:01n'avait pas participé aux messes précédentes.
02:04Et là, avec beaucoup de grâce et de...
02:07Il l'invite.
02:09Mais je ne crois pas que c'est dans le cadre d'un contentieux.
02:14Je ne crois pas.
02:15C'est au contraire quelque chose de très religieusement huilé.
02:20C'est magnifique.
02:21Bon, non mais alors, la réponse à la question, le pape a-t-il eu raison d'inviter Emmanuel Macron
02:27?
02:27Évidemment.
02:28Mais tout ça est délibéré.
02:29Non mais attendez, parce que je rappelle que c'est un procès, mon cher Philippe Gilles.
02:32Oui, mais non mais...
02:33Non mais il est là pour réunir le pape, évidemment.
02:36Aucun n'est pas...
02:37Philippe a tout à fait raison qu'il ne soit pas venu aux premières messes.
02:39Là, c'est la messe finale, et c'est le moment final.
02:42C'est normal que le chef de l'État, qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas, soit
02:45présent, protocolairement même,
02:46pour remercier le pape de sa venue en France.
02:48C'est ça, c'est-à-dire qu'on se fait la gueule pendant 2-3 jours et puis...
02:51Oh je ne sais pas, non, Patrick Roger.
02:53Non, vous êtes excessif, vous n'êtes pas excessif.
02:56C'est parce que vous n'avez pas été évité, Patrick Roger, c'est tout.
02:59Non mais je ne suis pas excessif, mais je suis réaliste.
03:01Vous êtes un peu...
03:02Puisqu'il y avait une première messe, où Emmanuel Macron n'est pas allé.
03:09C'est qu'il y avait un problème, quoi.
03:10Deux, mais Paris et Londres.
03:12Non mais surtout une, où le président aurait pu être bien sûr présent.
03:17Non mais je vous rappelle aussi qu'il y avait auparavant le projet de Notre-Dame.
03:21Et que le Vatican a dit, pas question d'aller là.
03:25Parce qu'il y avait quand même ce conflit.
03:27Parce qu'il y avait...
03:28Il faut voir les choses.
03:30Mais non, mais non, mais non.
03:31Mais non, vous êtes voté, Patrick Roger, moi je suis sûr.
03:34Non, non, non.
03:34Il y avait le premier ministre qui était là, qui représentait le gouvernement.
03:37Dans toutes les parties, évidemment.
03:38Mais bon, ok.
03:40Et moi je vous dis que le pape, certes,
03:44parce qu'il est dans son rôle de rassembleur,
03:48donc à ce niveau-là, peut-être qu'il a eu raison.
03:50Mais en revanche, il y a quand même un problème.
03:52Il y a une divergente.
03:53Il l'a souligné, il l'a bien souligné, le pape-parti.
03:56Vous exagérez, je vous rapportez du conflit.
03:59Il n'y a pas eu une bisbille.
04:02Non, arrêtez.
04:03Mais non, vous êtes naïf, mais non.
04:05Mais vous êtes naïf.
04:06Mais vous êtes une naïf.
04:08Non, mais il y a une chivée des médias.
04:12Il y a une chose non.
04:13Qui ont une version complète.
04:15Bien sûr, mais je comprends Patrick Roger,
04:17je pense très sincèrement que Patrick Roger est vexé,
04:19parce qu'il n'a pas été invité.
04:20Non, mais moi, je suis sérieusement.
04:22À 23h, tout à coup, tout se déclenche.
04:28C'est bizarre quand même.
04:29Vous savez, excusez-moi, Cécile,
04:32un miracle peut avoir lieu à 23h dans la religion.
04:35Il n'y a pas d'heure pour le miracle.
04:36Vous êtes médisant.
04:37Vous êtes médisant.
04:37Non, mais je crois qu'il y a quand même une chose.
04:40D'autant plus qu'il a été encore plus...
04:42Si on suivait Patrick,
04:44il a encore été plus vif à Lourdes.
04:46Donc, ça n'a aucun rapport avec le contentieux
04:50qui pouvait exister entre le...
04:53Il n'y a pas de contentieux, tout va bien.
04:54Mais des choses peuvent aller mal, mon cher Patrick.
04:58Dans le micro.
04:59Sans ne pas aller chercher des choses
05:01pour expliquer la présence à la messe.
05:03Eh bien, moi, je vais demander son avis à Frédéric
05:05qui est avec nous de Saint-Jean-Dillac.
05:07Bonsoir, Frédéric.
05:09Oui, bonsoir.
05:10Frédéric, vous penchez plutôt du côté de Philippe Bilger,
05:13ou de Patrick Roger ?
05:17Je vais simplement donner ce que je pense.
05:28Je pense que le fait que, à la limite,
05:30Macron, j'ai envie de dire, on s'en fout un peu,
05:33ce n'est pas le sujet.
05:34Macron, on sait qu'il fait de la politique,
05:36qu'il politise tout, c'est son rôle.
05:38Le but, ce n'est pas ça,
05:39c'est la fonction présidentielle
05:41qui est à côté de l'État.
05:43C'est ça qui est à côté du pape, de l'Église.
05:47Parce que, pour moi, je pense qu'on est profondément chrétien
05:49de par nos racines,
05:51et que même si on a décidé de faire la séparation
05:54des pouvoirs et de l'Église,
05:55on est profondément chrétien dans nos justes,
05:57nos coutumes, nos racines, nos mœurs.
06:00Et c'est très important que la fonction
06:02qui représente l'État soit à côté
06:05de la fonction religieuse,
06:07qui est le christianisme.
06:08Ça, pour moi, c'est fondamental.
06:10Donc, que ce soit Macron ou un autre,
06:12le fait que le chef d'État soit à côté,
06:14je trouve ça très important.
06:15Après, qu'il y ait des malversations politiques,
06:19on sait bien que Macron essaye de politiquer,
06:21faire du rattrapage, j'ai entendu ça,
06:23mais c'est tout à fait vrai, je le pense aussi.
06:25Mais au-delà de ça,
06:26pourtant, ces quatre jours-là,
06:28ça a été un rassemblement,
06:30ça s'est passé dans la paix,
06:33dans le calme, pour une fois.
06:35C'est rare, en France.
06:36Ça ne s'est pas fait.
06:37Bien sûr.
06:38Les policiers applaudis par le public
06:40qui est assisté.
06:41Pensons à ça, et puis voilà.
06:43C'est une parenthèse de quatre jours.
06:45L'État était présent.
06:46On a mis en devant nos racines aussi,
06:49ce qu'on est, ce qu'on est français,
06:51ce qu'on est au fond de nous aussi,
06:53et qui nous construit,
06:54qui nous a construits.
06:56Et ça, c'est très important.
06:58Et surtout, ce rassemblement.
06:59Parce qu'il y avait des musulmans, quand même.
07:01Il y avait de tout.
07:02Donc, franchement, c'était un rassemblement.
07:05Et pourtant, je pourrais dire
07:08que je pourrais haïr l'Église,
07:11parce que, tout comme Bétarame,
07:13moi, je fais partie d'un collectif
07:15où j'ai été victime aussi.
07:16Donc, je pourrais avoir aussi
07:19des griefs contre l'Église.
07:20Et pourtant, il a dit des belles paroles,
07:23il a reçu les collectifs,
07:25il a reçu beaucoup de choses.
07:26Il y a beaucoup d'apaisements
07:27qui se sont mis de ce côté-là,
07:29même si ça ne suffit pas encore, bien évidemment.
07:31Mais il y a eu beaucoup d'apaisements.
07:32Et pourtant, je pourrais haïr l'Église.
07:35Mais non, je ne le fais pas
07:37parce que l'Église,
07:38c'est plus que certains moments
07:40qui sont passés.
07:42Si rien n'est parfait,
07:43c'est comme ça.
07:43Il y a eu des casseroles
07:45au niveau de l'Église, oui.
07:47Il faut les réparer, bien évidemment.
07:49Mais il n'y a pas de ça.
07:51C'est plus que l'Église.
07:53C'est une culture qu'il y a derrière.
07:55C'est vous qui pardonnez.
07:56Non, mais Frédéric,
07:57c'est vous qui pardonnez.
07:59Non, je ne pardonne pas.
08:00Je ne pardonne pas.
08:01Je fais partie du collectif
08:02et je lutte.
08:03Je ne pardonne pas.
08:04Par contre,
08:05le fait d'admettre,
08:06le fait de, comment dire,
08:10d'avouer et d'admettre
08:11qu'il y a eu des malversations
08:13et de lutter contre ça
08:15auprès des collectifs,
08:16là, franchement, c'est bien.
08:18D'ailleurs, je crois
08:19qu'il y a des présidents
08:20de collectifs
08:21qui se sont manifestés
08:24qui l'ont dit clairement aussi
08:26et qui ont été
08:28quand même assez étonnés
08:29de voir la position du pape
08:32quand il les a reçus.
08:34Tout à l'heure, Frédéric,
08:35vous resterez...
08:36Il faut aussi regarder
08:39ce côté rassemblement
08:41avant de politique et tout ça.
08:43Vous resterez avec nous, Philippe,
08:45parce que Frédéric,
08:46tout à l'heure, à 18h20,
08:48avec le Français du jour,
08:50comme chaque jour,
08:50nous appelons un Français
08:52qui est à l'honneur chez nous.
08:54C'est Jean-Marie Delbos
08:55qui sera avec nous.
08:56Il a rencontré le pape.
08:57Ça a été la première personne
08:58à avoir parlé des violences
09:00qu'il a subies à Bétharame.
09:03Et il a pu, avec le collectif,
09:06rencontrer le pape.
09:07Je crois que lui-même
09:08n'est plus croyant.
09:10Ça ne l'a pas empêché.
09:11On lui posera la question.
09:12Mais j'ai cru voir une vidéo
09:13où il fait quand même
09:14le signe de croix.
09:15Oui.
09:16Moi, je voudrais redire une chose
09:17que Philippe Bilger
09:18m'a coupé la parole
09:19et je n'ai pas pu...
09:20Non, je ne me permettrai pas.
09:22Ce que je trouve quand même fou,
09:23c'est qu'on dit
09:24Emmanuel Macron
09:25ne doit pas y aller
09:26pour la laïcité.
09:27Bon, cependant,
09:27il y avait quand même
09:28Brigitte Macron
09:29qui était à la messe-place
09:30de la Concorde.
09:31Et ce qui m'amuse
09:32quand même particulièrement,
09:33je ne vais pas dire qui c'est,
09:34c'est un ancien président
09:35de la République
09:37qui a osé dire
09:38que s'il y avait eu la messe,
09:39il y serait allé
09:40s'il était président.
09:41Sans coup.
09:41Oui.
09:42Seul problème, en 2008,
09:43quand Benoît XVI est venu,
09:44il avait refusé d'y aller
09:45au nom de la laïcité,
09:46il avait envoyé
09:47François Fillon.
09:48Alors, ce que j'aimerais bien,
09:49c'est que les gens
09:50aient un peu de cohérence
09:52dans leurs propos
09:52et ne soient pas en plus.
09:54C'est rare que je défende
09:55Emmanuel Macron.
09:56Alors, pour une fois
09:56que je le fais...
09:57Et on a le droit
09:57de changer d'avis peut-être ?
09:59Oui, mais alors,
10:01on a le droit
10:01de changer d'avis,
10:02mais vous savez,
10:02comme disait Edgar Ford,
10:04ce ne sont pas les jarouettes
10:04qui tournent,
10:05c'est le vent.
10:05Mais venant de Sarkozy,
10:07ça ne demande quand même
10:08pas de sel,
10:08vu qu'il n'avait pas
10:09toujours à la messe
10:10au nom de la laïcité,
10:11désolé.
10:12Bon.
10:13Verdict, alors,
10:13puisque c'était un procès.
10:15Ah ben, c'est les comptes,
10:16c'est notre ami Antonin
10:17qui les tient.
10:18Oui.
10:18Le comptable,
10:19c'est pas vrai.
10:20Oui, mais pas petit
10:20raison d'inviter
10:21Emmanuel Macron.
10:23Eh ben, moi,
10:24je suis les auditeurs
10:25qui répondent oui
10:25à 78%.
10:26Oui, à 78%.
10:27Bon, donc, j'ai perdu.
10:28J'étais finalement
10:29le seul.
10:30Oui, à 78%.
10:31J'aimais les couches
10:32désespérées.
10:33Non, non, mais...
10:34Non, non,
10:34c'est pas le résultat,
10:35non, non.
10:36Ah non.
10:36C'est non à 78%.
10:37Ah oui.
10:40Merci, Philippe.
10:40Donc, ce n'est pas
10:41une cause désespérée,
10:42vous voyez,
10:43Philippe Bilger,
10:43que vous pensiez avoir raison
10:44en tant qu'avocat général.
10:46La chance a changé de camp.
10:46Oui, non, non.
10:47Avec la loi,
10:48on a eu tort.
10:49Oui, mais je pense
10:50qu'on n'est pas compris.
10:51Il y a de graves
10:51erreurs médiatiques.
10:53Oui, oui, c'est ça.
10:54Allez, dans un instant,
10:55les amis,
10:56Thomas Serafine
10:56avec la cage au fou.
10:58Vous restez avec nous,
10:58on est au 0826 300 300.
11:00On a envie de vous entendre
11:01ici à Sud Radio
11:02Parlons Vrai
11:03jusqu'à 20h.
11:04Parlons Vrai.
11:05Les Vraies Voix Sud Radio